‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 91 sur 259 · BADEN (SUISSE · texte numérisé non relu

BADEN (SUISSE

soin d’habituer peu à peu le malade à leur influence, mais, en général, la durée de trois heures, le matin, et de deux heures, le soir, est atteinte et continuée jusqu’à ce que les effets de la poussée se manifestent [voy. Poussée]. Ordinairement ce phénomène, auquel on attache là une grande importance, a lieu vers le vingt et unième jour de la cure. Eu moyenne, on compte cinq semaines pour le cycle entier de la poussée]; rarement elle s’achève en moins de temps, et elle se prolonge plutôt, par une lente desquamation, jusque dans la sixième semaine (Minnich). Les douches, soit descendantes, soit ascendantes^ ainsi que les bains de vapeur, servent d’adjuvants au mode bahiéatoire, et l’ensemble de ces moyens concourt à amener une forte réaction, ou localement, ou le plus souvent de la part de toute l’économie. Quant aux inhalations, elles passent pour exposer l’appareil respiratoire à un mélange d’azote et de gaz acide carbonique. Les résultats thérapeutiques qu’on signale de cette pratique ne sont pas encore suffisamment concluants pour asseoir notre opinion. Un certain nombre de malades y ont recours, même pendant l’hiver, grâce aux douceurs du climai, et à la bonne installation des établissements. Nous devons encore noter l’usage très populaire et très fré quent, à Baden, comme en d’autres lieux thermaux, des ventouses scarifiées [voy. ce mot].

Il r essorl de la méthode de traitement qui vient d’être décrite et des bases de la minéralisation même des eaux de Baden, que ces eaux conviennent aux affections rhumatismales et aux états névropathiques par excellence. On ne saurait admettre que ce n’est pas le bain lui-même, mais la spécialité de ces thermes, qui provoque la poussée et ses conséquences, comme on l’a prétendu. A une certaine époque, les eaux de Baden étaient réputées dans la cure de la goutte et des maladies^ arthritiques. On conçoit que, chez les sujets irritables, elles puissent devenir utiles, à la condition de beaucoup de prudence dans le maniement de leur thermalité. Mais rien ne justifie leur analogie avec les sources minérales qui conviennent, d’un commun accord, au traitement de la diathèse goutteuse. Nous en pensons autant de l’herpétisme, dont on cite peu de cures et que réclame davantage la proximité de Schinznach [voy. Sghinznach]. Au contraire, les rhumatalgies, les névralgies, les névroses, particulièrement celles qui occupent les viscères abdominaux, offrent, d’une manière générale, une grande prise à la médication thermale, telle qu’elle est appropriée à Baden. Un état alonique, torpide, peut être convenablement relevé par cette excitation graduelle des fonctions de la peau. Les maladies dépendant de la sphère sexuelle chez les femmes, selon l’expression allemande, rentrent dans cet ordre de faits. Mais si, dans quelques cachexies, scrofule, syphilis,

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