‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 90 sur 259 · BADEN (SE1S8E · texte numérisé non relu

BADEN (SE1S8E

SOUS forme d’un mucilage Iranspareut , qui preud , lorsqu’il esi d’un certain volume, une apparence cellulaire, mais sans niaments quelconques. Plus tard, il s’organise plus visiblement. On en trouve jusque sur les parois des étuves (iMinnich).

On compte un grand nombre de sources à Baden, la plupart exploitées par des particuliers. Elles sont considérées avec une certaine vraisemblance, en raison de leurs rapports de tbermalité et de propriétés chimiques, comme provenant d’une même origine. On leur assigne à cet égard le point d’affaissement le plus profond de la chaîne de montagnes calcaires renversées et bouleversées, qui traveise la vallée de Baden, sur la ligne où les couches redressées de gypse et de lias se louchent.

Peu de stations thermales ont été mieux aménagées pour attirer les étrangers par le bien-être et par l’emi)loi facile des eaux. Les hôtels des

grands bains sont sur la rive gauche du torrent de la Limmat; chaque hôtel possède sa source ou sa portion de source, et ses salles de baijis. En outre, sur la rive droite, il y a les petits bains {Ennertbader) , la plupart publics, et frétiuentés surtout par les malades pauvres, qui sont soignés gratuitement. Deux buvettes restent également ouvertes au public. Les douches et les bains de vapeur sont diversement installés dans chaque hôtel. Toutefois, en ce qui concerne l’emploi des gaz qui se dégagent des sources, il est d’usage de les concentrer dans des espèces de boîtes ou cellules, construites de manière à recevoir une moitié ou la totalité du corps. Il y a enfin ce qu’on appelle à Baden la cure d'inhalation et qui consiste à faire respirer aux malades dans les corridors ou les antichambres des salles la vapeur s’élevant de l’eau qui jaillit à pleins tuyaux pour la préparation des bains.

Prises en boisson en petite quantité, les eaux de Baden facilitent la sécrétion urinaire; à plus fortes doses, elles stimulent la transpiration et provoquent les évacuations alvines. On remarque que, pour obtenir ce dernier effet, elles doivent être bues chaudes pluiôt que refroidies. Cependant leur nature séléniteuse les rend peu supportables pour beaucoup d’estomacs, et, dans ce cas, les médecins de la localité leur associent avec avantage l’eau amère de Birmenstorf, qui se rencontre aux environs de Baden [voy. Birmenstorf] . En présence d’affections scrofuleuses, ils prescrivent aussi à titre d’auxiliaire la boisson de l’eau iodurée de

Wildegg [voy. ce mot].

Les bains constituent, au contraire, la partie la plus essentielle du traitement de Baden. Leur température ne dépasse qu’exceptionnelle ment, et pour quelques affections locales, 31"à 37° cent. C’est une tradi lion assez ancienne en cet endroit que celle des bains prolongés. On a le

Page 1