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(Gandehax ft Hosièue.)
182 BAGNÈRES-T)E-RIGORRE.
M. Filhol, tout en reconnaissant la confiance qu’inspirent les analyses (le MM. Ganderax et Rosière, ne pense pas que la proportion de fer signalée ilans les eaux de Bagnères-de-Bigorre soit aussi considérable ; mais il est zl’avis que l’on doit maintenir la division des sources en ferrugineuses et non ferrugineuses, car les premières fournissent des dépôts ferrugineux que l’on ne rencontre pas dans les secondes.
Toutes les sources de cette station laissent dégager un gaz composé d’acide carbonique, d’azote et d’oxygène : celui de la source du Dn.uphin et de la Reine a été trouvé ainsi constitué par M. Rosière :
Acide carbonique . . • • 38
Azote . 54
TÔÔ
Il y a encore dans cette station quelques sources bicarbonoiées qui portent les noms ^ Angoulême, de Braunhaubant et de Rousse, Voici leur composition :
Eau : un litre.
Angoulême.
Braunhaubant.
Rousse.
Acide carbonique libre .
0lit,48
petite quantité.
1/4 du vol. eny
Gram.
Gram.
Gram.
Bicarbonate de soude . |
traces
— de potasse . (
JJ
— de magnésie. . . j
de peroxyde .
Crénate et apocrénate de fer. .
Grénate et carbonate de fer. .
Chlorure de sodium .
Sel de potasse .
Sulfate de soude . ’
— de chaux . i
Silice .
Alumine . 1
Matière organique .
traces
traces
Arsenic trouvé dans le dépôt.
IJ
indices
non cherché
L’analyse de la source d’Angoulême datant de l’année 18ô3, ses auteurs, MM. Boullay et O. Henry, ne se sont pas livrés à la recherche de l’arsenic qui existe très probablement dans l’eau. Les sources Braunhaubant et Rousse ont été examinées par M. O. Henry. Le travail de ce chimiste aurait été plus complet si chaque sel signalé dans ses analyses avait été l’objet d’une détermination pondérale spéciale.
Quant aux sources sulfureuses de Bagnères-de-Bigorre, elles sont au nombre de deux : la source de Rinac et la source de Labassère.
La première alimente six bains et deux buvettes, et sa température est de 18^,7 ; elle appartient à la classe des Q'a\\\ sulfurées calciques.
BAGNÈRES-DK-ÎUGORRE.
La seconde, éloignée de 8 kilomètres de Baréges et située sur la rive gauche du Loussonet, marque 13°, 8 et est utilisée eu boisson. On en exporte des quantités considérables. Elle dilïère très notablement de la source de Pirtcic sous le rapport de la nature du principe sulfuré qui la minéralisé : ainsi, d’après MiM. Filiio! et Poggiale, elle contiendrait du sulfure de sodium. Yoici d’abord la composition de la source de Pinac.
Acide carbonique. .
— suifhydrique
Eau : un litre,
quant, indét.
Gram.
Carbonate de chaux. . . . 0,448
— de magnésie . 0,068
Sulfate de chaux . 0,796
— de magnésium . 0,172
Acide silicique . 0,036
Matière extractive végétale . 0,007
— grasse résineuse . 0,010
Perte . 0,044
La source de Labassère a été analysée par MM. Filhol et Poggiale, et les résultats qu’ils en ont obtenus sont presque identiques ; voici, par exemple, la composition assignée par le premier de ces chimistes à un litre d’eau :
Carbonate de soude . 0,0232
Sulfure de sodium . 0,0464
“ de fer, de cuivre et de manganèse . traces
Sulfate de soude . 1
— de potasse . > traces
— de chaux . )
Chlorure de sodium . 0,2058
— de potassium . 0,0036
Silicate de chaux . 0,0452
— d’alumine . 0,0007
— de magnésie . 0,0096
Alumine . * . 0,0018
Iode.. . traces
Matière organisée . 04450
(Filhol.)
L’eau de cette source est transportée à Bagnères-de-Bigorre, où on l’échauffe artificiellement dans un appareil chauffé lui-même avec de l’eau de la source de Théas, qui marque 51°, 2. Elle est aussi la seule que l’on exporte au dehors, et en bouteilles de différentes grandeurs (un quart, un demi, trois quarts de litre).