ABC
les eraines récoltées sur ce même terrain; il importe de ré-liérer l'espèce en la reproduisant par des graines venues dans des circonstances différentes de celles ou on se propose de les faire développer. , .\i>. r ■
AB\T-FOI\ (Agriculture). — Terme usité pour designer des ouvertures que l'on ménage souvent dans le plancher supérieur de l'étableou de l'écurie au-dessus des crèches ou dos ràteliei-s. Elles servent à distribuer les fourrages sans perte de temps, le grenier étant alors situé au-dessus du local occupé par les animaux. Il im- Dorte d'adapter aux abat-foin des trappes pour es fermer hermétiquement après le service; car, outre les chutes quelles pourraient occasionner, ces ouvertures laissent monter dans le grenier les émanations anima!e-s, qui échauflent les fourrages. Mais le plus souvent la ncgligence des gens de service rend cette précaution mutile, %\ beaucoup d';igriculteurs préfèrent supprimer ces ouvertures.
\B VTS (économie rurale). — Voyez BoicnF.niE. iiB\TTEME\T (Médecine). — L'abattement physique ou moral est toujours le symptôme d'un trouble dans la santé ou d'une commotion violente de l'àme. Il ne faut le combattre, ni par des fortifiants, ni par une aliment.ation plus abondante, avant d'en avoir recherché la cause. Cet état se produit très-facilement chez les personnes nerveuses, et il n'y a pas lieu de s'en alarmer beaucoup. Mai^; il faut y faire la plus sérieuse attention lorsqu'il se manifeste chez des êtres habituellement actifs et énergiques, et surtout chez de jeunes sujets. L'abattement annonce alors tri;s-souvent l'apparition prochaine de quelque maladie ou révèle l'innuence de quelque émotion morale très-puissante. — Ces réflexions s'appliquent aussi bien à la santé des animaux domestiques qu'à celle de riiomme, et elles doivent prémunir contre le d;inger d'avoir trop tard recours aux conseils d'un médecin.
ABVTTOIRS (llvgiène publique). — Voyez les Dv- Hoiinaires de Biographie et d'Histoire de MM. Dezobry et Bachclct, et des Lettres et des neaux-artsàf .M. Bachelet. L'aménagement des abattoirs doit surtout être conçu en vue de conjurer les causes d'insalubrité qu'eniraiiie nécessairement l'accumulation, en un même lieu, d'un grand nombre d'animaux vivants et des débris de tous genres provenant des animaux abattus. A ce point de vue le service des eaux a, dans la construction des abattoii-s, une importance prépondéranle. Ces établissements rendent beaucoup plus facile la surveillance que l'autorité doit exercer pour garantir la bonne qualité des viandes livrées à la ronsoniuiaiion, et ils prévienneni les dangei-s que présente dans les grandes villes l'ttbalJige d'un grand nombre de bestiaux dans des maisons particulières. Les ouvrages les plus importants à consulter, sur ce cpii concerne les abattoirs, sont :
Hiir les nhntloirs gciierniix de la ville de l'itris et sur les viandcri qui en proviennent (Annales d'hyg. el de iiiéd. légale, t. XXXIX, p. SSO). — Vullrclion officielle des ordonnances de po/iiv de ISOO juscpi'eii iSVt, t. I el H. Donmients fournis /mr M. le Préfet de police sur le commerce de la viande, Paris, juin 1851. — Bic(iohnaim de l'industrie mnmifaclurière ; — Général n'adniiiiidralioii, articles Mmttoirs, Ecliaudoir, h'ondoir ; — Du comtiien-e de In bnucherie et de la cliaivuterie de l'aris par Bizel, Paris, \H\1.
ABATTIIK (Art vétérinaire). — Il est certaines opér;ilinns chirurgicales nui exigent que l'animal soit ntialln, c'i'sl -à-dire couché à terre, pour les siipporler. On rhoisil avec soin le lieu où l'on doit nbatlieet on le recouvre
piéalabl ni d'un lit de paille pour cpie l'animal ne se
blesse pas. — AiuTTliK du pied d'un cheval, c'est reiranrliiT assez de conie du sabol, pour le pr('p.irer à nrevoir le fer.
AIIIIK.CODUT (Médcriiie, Eaux minérales). — Source
n.inérali' frrriigiiieuso hicnrlmnalée située à 'H kilonièlres
..iirst de Paris, raiitoii de Piiissy, oiinmiiiie d'Oi-geval,
dans li's doniaincH d'un monastère aujourd'hui ruiné. Ces
eaux, liigèriMuenl laxatives, n'ont qu'une rélébrllé lorah'.
AlICfiS (Médecine) du Inliii n/.ivvvH.ï, sépariilion; npo-
slème i\v* (irec». — Arriinnilalioii do pus (vulgairement
nninnié humeur) dan» une parlie quelrniique du corps,
pri'.pie loujnunt avec un gnnflenu'iit bien apparent de
! . I . II., où te liquide n'est r.issrniblé. — On appelle
.11'/, relni qui l■^t pn^i. dé de doiileiint vive», de
.1.' chaleur, piii» di' roiigi'iir : au contraire rnbels
pirn.l II' iMini (/'«/"/« froid, lon.qu'il ne pn^enlo pas ci»
I nyiiiplnini'., qu'il s'eut fnnné li'iilement el i|u'on n'apei-
çiill p.iK ilr l'IiiinRiMIienl ilr roiilrur à la peiiii. On illsllii-
I guu viicuiu l'u^crt /MIC cvaycalwil uu sijinpIvmutiquCy
ABD
c'est celui qui se montre dans un point plus ou moins éloigné de celui où la supjjuration a pris naissance : ainsi on en observe souvent au pli de l'aine dans les maladies de la colonne vertébrale.
Les ahcès chauds, qui sont beaucoup plus communs que les autres, proviennent souvent de coups reçus, de la compression prolongée d'une partie du corps, d'une blessure, surtout si un corps étranger s'est introduit dans les chairs et y séjourne. Ils s'annoncent par de la rougeur et do la chaleur i la peau, une douleur vive avec élancemi'iits et un gonflement plus ou moins considérable. En général il n'y a pas à espérer que l'on puisse maîtriser le mal sans l'assistance du médecin; mais en attendant son intervention on aura utilement recours aux émollients, tels que cataplasmes de farine de graine de lin, de farine de riz ou même de mie de pain, lotions avec la décoction de guimauve, bains simples ou émollients, etc. Le traitement ultérieur sera prescrit par le médecin et devra être suivi avec une grande fidélité, car les abcès mal soignés peuvent fréquemment entraîner des suites fâcheuses. Il est surtout urgent de les ouvrir dès que l'homme de l'art le juge nécessaire, et l'on ne doit que rarement en laisser le soin à la nature.
Les abcès froids recevront du médecin un traitement excitant, au moyen de pommades iodées, mercurielles et autres; des emplâtres fondants seront employés pour activer la suppuration ; ces abcès ne doivent être ouverts que le plus tard possible, et lorsqu'ils ne s'ouvrent pas d'eux-mêmes; souvent au lieu du bistouri, on a recours aux caustiques qui détruisent la peau dans le point où on les applique et ouvrent une voie d'écoulement au pus accumulé.
Quant aux abcès par congestion, leur ouverture par la main du chirurgien demande de grandes précautions pour empêcher l'introduction de l'air dans la tumeur. Dans tous les cas, et quelle que soit la nature des abcès, ou doit ouvrir de boime heure ceux des doigts, des mains, des pieds, ceux qui ont leur siège près des grandes cavités, près des articulations ou dans le voisinage du siège. F — n.
ABDOMEN (Anatomie zoologique) du latin ubdere, cacher, envelopper. — On nomme ainsi chez beaucoup d'animaux unec.ivité intérieure close de toutes parts et qui d'ordinaire renfermeune partie considérable des viscères /^ et en particulier le canal digestif. Ou ne reconnaît de véritable abdomen que chez j,l les animaux dont les formes extérieures indiquent pinson moins nettement la division du corps en une télé et un thorax que suit Vabdomeii.
Les mollusques et les zoophytes n'ont point d'abdomen ; les viscères de ces animaux sont contenus dans une cavité générale commune que l'on nomme leur cavité' viscérale.
Chez l&s Vertébrés on distiuivivrfr.' <i gue extérieurement la télé , ''" ^[> '"" puis le tronc qui comprend jiic"vi""c- habituellement deux grandes raie. — b\ Doiirhc. — rrf. Civile cavités, la;)Cn7;'!«e OU //lOCQX -^P,"'pc» "-?,"!!"! Tem,Juië',,"'o„ KlVabdomen ou ventre. Cette bruicuiipe) prc'ide'ieur Iimc. ' dernière contient le canal di- (jestif, les organes annexés à ce canal, tels que le foie, le pancréas, la rate, puis les reins et la uessie membraneuse où s'accumule le liquide sécrété par ces organes. Chez beaucoup de Poissons, on y trouve encore un réservoir de gaz qui sert sans doute \ faciliter les mouvements do l'animal et que l'on noiniin' la ri:<^i<' natatoire. Dans les Vertébrés de la classe drs Mninniitric» (fig. ;!,in), l'abdonifri est enlièiimi'nt vrpaH' du ilionix
par uni; cloison iiiii^niln-ii ndini ii^r i I(! dia-
phraijme; dans la rl.i^sr i\'-. ( )is. .iii\, . i lie iluiMin est beaucoup moins évidrnlr; i1m/. Irs liiptilrs ii l.s Batraciens le diaphragme iuan(|ue et l'abdomen est eu libre connnunication avec le thorax, de sorte qu'on n'eu rcconnuit pins les limites que par analogie avec les vertébré» supijrieurs. Chez les Poissons, le thorax e-st léduit Kingniièreinciit, à cause des modifications de l'appareil respiratoiri'; l'abdomen semble au piemirr ;ilioîd former liinlii Ih cuvilé viscérale. Le vciitie des Vertébrés est ta-
FlR, î. - t.. r..r,..
onnn hras (Znoiilijlt) j
par lran«parencu,
ABD
pissé intérieurement par une membrane séreuse nomméo
Fiç. 3. — Le corp
3, Traclice-arlcrL-, canal respiratoire. - k, Pharynx ou gorRf.- 5. Poumon». — 6. OEsoptiage. — 7, Cœur. — 8, l'aroi de la poitrine ou Itiorax. —9. Artère aorte.— lO.Diaptirapine, 'lUi sépare la cavité de 1 abdomen de celle do la poitrine.— Il, Foie.
— 12, Vésicule du Cet.
— 13, Estomac. — 14.
Pancréas.- 15, Rate.
-16. Gros intestin. n. Reins. — 18, Coccnm. — 19, Gros inlestin.— 20. Paroi de l'abdomen.— 2l,Mas^t
des intei 22, Rectum
PÉRITOINE (voy. ce mot) L'abdomen de 1 homme est conformé comme celui des Mammilères
Fi», i. —Organisation g-neralc dV.u mammifère (reiureuil) réduit
ombrée de la colonne vertébrale ce, contenant ta moelle épiui.'re terini-
tête on
indiqué lesmâ-
choires
qui htnileiil la
cavité
iiccale. Dans le
corps s
voient les cavi-
lés de I
1 poitrin« et de
l'abdoin
eu séparées par
le mus
de diaphragim-.
l.ii pren
iêrc contient le
piMiinoi
y, en arrière
durju^l
se voit l'œsu-
pli.a-e.
cl en avant pa-
peu le cœur ca:
de n^nreriiie IV -
tninac
PS. et la tiiasst:
diqucSi
riib-cs ont été in-
Chez les animaux Annelés qui ont un abdomen distinct (classes des Insectes {fig. S), des Arachnides, des Crustacés) cette partie du corps, toujours reconnaissable exté-
Fi", r.. — Coupe lonKitudinale d'un inscrle fie papillon sphinx du Iroi^iie), d'après Ne«porl. — n, Oriîino de l'antenne. — I, Portion de U trompe. — », p, v, Origines def pattes. — vd. Vaisseau dorsal, remplissant les lonctious de cœur. — l'a, Portion aorliqiio du vaisseau dorul. — c. OE'optiajre. — fl, Estomac. — l. Intestins. — c, CanittionN nerveux cèrébi-oides «us-(psophai:ion». — g, (jaiiplions nerveux Ihoraciqiies rcsiius en une seule masse. -n,M, Gaii;;li< us nerveux abdominaui.
rieuremenl, offre une conformiition dilTérenle suivant qu'on l'examine chez les Insectes, les Arachnides ou les Crustacés. Elle renferme le canal ilit;."-lir l'Mi'pté la bouche et l'crsopliapi') une portion «lu i nnliHi iii'rveii\ priiioiii.il rt di's partie., plus ou iiiuiiis imiioi taules des
ABD
U to« r. - l-flowc f. - le STM loUilio ' u«Mc de§ iole*lînt grilcf ii^ — l» «eirie V.
I.. diaphracmc, on bas par le bassin, en arrière par la Lonion lombaire de 1» colonne verlél.rale, en avant et sur U côtés par divers muscles dont les libres se croisent dans dos directions variées. On le divise en 9 resions ; a supérieures : Yépiyastre (des mots grecs ?/», sur, aud.-ssus, et aastir ventre) au milieu, et de chaque côté ylwi^i'-himdrp (du firec /ly/»', sous, et chmdiw, cartilage) ,/,-.',( ut \-lm'"<:l<"ii<lre r/iiuche, ripions placées sous les cartiLiKos dps fausses Côtes; - .t moyennes: \i, rerjio,, om- Inlfulr (ombilic ou nombril) au milieu, les /frtMCj.- ihmt et imuriie Mir l'-s côtés ; — :t inférieures 1 hjpognstre {h/w en d.-ssou», y<i.7<.'r, venlr.0 au milieu, les /ryio«.« ./.«"uV. (dti latin i/i>/, cntraille,) ilroile ol gaiiehe.
l/alKlom.'ii est complètement rt'inpli par les viscères
suivants : dans l'Iiypochondr.; gauclie, Veitomtic avec la
riilr; dans riiypocliondro droit, le ffc; entre ces viscères,
au nivoau de la région épigastri>iu.' maison arrière de
ri-sloinar, le i^inrirni ; on d.^ssous la massr des intriliin-
riti.K 11.' .'i l:i r)loniio vertébrale par la membrane séreuse
i' .,iir; l'ii arrif're le» grandes «rdrcj et les
.lu ror|>s; et, do cba>|UO côté des verte-
i Ion di-H deux rem» ; on bas, xors la région
I '• iiriiiinrr. \.r péritoiin- rocouvn'
Il fi.uillit viseéral, ol son fiiiillet
, face inloriK' do la cavité abdomi-
.irgano. ronfrTHiés dans le ventre
1,1 gravité di» cou|)!i et blessures
-. inaladi.-s rpii inlén-ssont relie
Mvi.VMir). Ia- foie, le |)ériloiiio, les
ipaicmoiit lu fiégu de maladies lios-
oupii mir \r vonln-, dont on fait trop
:igo, pi'uvont cpii.|i|iiofii|« cn-
.|iiiiir(.!i. Otio partie du
( r.r llliru de toute ronipros-
iiiM.rait gf'iié, ot ni outro
, <ii.,|KiHltlon au» lioriil'.* nu
. / llrn'^ir). l,..|iiploi do^ ^or^olH rlifit liw • |himI.iiiI r.-ofanrorl Injoun.sv, doit étr»!
,„ , ,.„ , ,..rv<iil.- A ro IKiint du vue (\oyr/ (oii^KT).
AlitHI\II.N\llX (l'niwM.^-) {Z.Hilo((|i.). — Nom donné
■ nr (. (im.r fin .— ..r.li.- .1.- I;i .l..^-.' d.'a /'olvIoM»,
...upn le» na-
.1 leur pni>i-
:irrllTi' d
iiil.-»liii^ -..lit prii nnlnutablc*. \jc»
»ouvent un r<cn il iM. '.
traîner de il.
corfn a Ix-»<iim nlon; !>• )'■•!.!