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la rencontre trts-abondainmont dans nos moissons. Ces plantes, que l'on nomme souvent rmj-yraas de France, sont emplovoes comme fourrage. G — s.
ARRlM.ViE (Marine). — Arrangement, disposition, à bord d'un navire, de tous les objcts^ui servent à son armement, du matériel et des vivres nécessaires pour entreprendre une campagne, ainsi que du chargement ou de la cargaison, c'est-à-dire des marchandises qu'il doit embarquer. Au fond des flancs du navire, autrement au fond de la cale est premièrement arrimé le lest dout la quantité a été calculée d'avance de telle sorte que le bâtiment entièrement armé et ayant tout à boi'd, ait un tirant d'eau convenable, il est composé gf-néralenient de morceaux de fer appelés gueuse':., parallélipipèdes rectangles ir.''s-allongés, du poids de 50 et de 25 kilos. Ces gueuses se placent dans le sens de la longueur, les unes à la suite des autres en se touchant, d'un bout à l'autre du bâtiment de chacun des cotés de la quil!e jusqu'à une certaine hauteur des flancs. L'intérieur du bâtiment est divisé en pluMeurs compartiments variiint de position, suivant sa construction et l'idée du cnnstrucleur. Un de ces lompartimeuts et un des plus vastes, situé le plus souvent sur l'arriére, la cale au vin. reçoit le vin de campagne, contenu dans des fûts en bois de 8, 6, -i et 2 hectolitres, ainsi qu'une partie des salaisons et autres denrées destinées à être consommées à la mer. Également sur l'arrière, la soute aux poudres renferme les poudres contenues actuellement dans des caisses en cuivre. De chaque côté des flancs se trouvent les soutes à biscuit pour les biscuits de mer, les soutes à légumes renfermant les haricots sets, les pois secs, et le» gourganes ou fèves sèches, les soutes à charbon, etc. Sur l'avant la soute à voiles contient les voiles de rechange destinées à remplacer celles qui servent, si elles étaient enlevées par le vent, ainsi que la toile à voile nécessaire pour les réparations. Le plusgrand de tous les compartiments, appelé la grande rn'e, et qui s'étend du grand màt presque sur l'avant, renfe me les caisses en tùle de 2l)nn, i 800 et l 000 litres coutenant l'eau douce; dans cette cale se trouvent les cables et grelins en filin, les manœuvres de rechange et presque la totalité du matirlel.
Les bâtiments de commerce, ménageant l'espace autant que possible dans l'intérêt du chargement, lui consacrent presque exclusivement la grande cale, et, ne prenant ()u'un matériel fort restreint, le répartissent dans les autres parties du navire.
Il serait difficile, pour ne pas dire impossible, à une personne qui n'a jamais visité de bâtiment, et même à celle qui, en ayant déjà visité, n'a pas pu bien se rendre compte de l'arrimage, de s'imaginer ce que peut contenir le corps d'un bâtiment, tant le plus petit espace y est ménagé avec soin, tant chaque chose y trouve sa place. Un bon arrimage, c'est-à-dire une bonne disposition de tout à bord, est du reste essentiel pour ne pas nuire aux qualités du liàtiment, notamment à la stabilité mécanique, qui dépend de la position relative du cintre de gravité et du centre de poussée, pour rendre ses mouvements à la mer le plus doux possible, et pour que la différence de son tirant d'eau soit la plus convenable pour la rapidité de sa marche.
ARHO(;ill-; 'Bi)tani(iue), Ahitj/ex, Lin., dérivé du nom de cette plante en grec airnpharit, qui n'est pas nourrissant; parce que ce genre fournit des aliments insipides ei relâchants. — Genre de plantes de la famille dos C/u'no- IHHidri, sous-ordre des C'i/clolol/éex. tribu des S/iinacm-.; d'après .M. Moquin-T;mdon, ou type de la famille des Ali iit/ici'er, adoptée par Adrien de Jussieu dans sa cUis- ■tiflcatlon. Les arroches sont des herbes souvent farineuses ou des sou -arbrisseaux à feuilles alternes péliolées. L'.). des jnrdihS. Arroc/ie-épinaril, f'ol/etlf, l-onne-daine {A. horlfnxis, Lin.), est une herbe annuelle glabre, qui s'élève à la liauU;urdo I à 2 mètres. Ses tiges lierbacées sont rameuses, anguleuses, et 9Cs feuilles assez grandes sont d'un vert clair des deux côtés. Cette espèce, originaire de la Sibérie, est une plante potagère (pii peut remplacer l'épinard. Klle a une variété (/I. rulirii. Lin.) colorée d'un rouge sang foncé sur ses liges, ses feuilles et ses bradées. On la cultive souvent d.ans les jardins d'agrément à cause de celte particularité. L'/i. Iiidimc, l'our/iier de 7ner{A. Iiidimuf, l,in.i (/ïy. 215), est iwi arbrisseau vivace qni croit spontanément dans les haiossur nos côtes de France. O genre a pour caracières : fleurs nnisexuées, les inàles ont un calice à .1 ou 5 sépalis, et S à 5 élamines; les femelles ont un calice semblable ; le fruit est un péricarpe membraneux. G — s.
AlUIOSEMKiNT illygièiie). — L'nrro'.ement des rues
a un double but : ou il est un complément, un anxiliairedu balayage, dans le but de les nettoyer et de les débarrasserdes immondices; ou bien il est destiné dans les grandes chaleurs à rafraîchir l'air, à abattre la poussière. Dans tous les cas, et conformément aux règlements de police sur la matière, il est expressément défendu de se servir pour cet usage de l'eau stagnante des ruisseaux ; il est également enjoint de faite écouler les eaux des ruisseaux, pour en éviter la stagnation ; sans ces sages précautions, l'arrosement des rues, laissé à la discrétion des propiiétaires et des locataires, serait plus nuisible qu'utile ; en ce que, pendant les chaleurs de l'été, il cor.vertirait les rues en flaques d'eau ou de boues plus ou moins liquides, qui ne manqueraient pas d'exhaler des miasmes cent fois plus dangereux que ne le seraient la sécheresse, l'aridité de l'air et la poussière qui en serait la conséquence.
Ai\nosEMENT, AnnosACE (Horticulture). — Toutes les plantes ont besoin d'eau ; mais en général, celles Î4,
qui ont des racines profondes, qui sont pourvues d'un chevelu abondant, résistent mieux à l'absence des pluies : ainsi les grands arbres, la vigne, etc.; par opposition, les plantes herbacées, et surtout les plantes annuelles ayant des racines moins étendues, soufl'riraient de la privation d'eau pendant l'été, si l'on n'y suppléait par l'arrosement dans les jardins ; ou conçoit qu'il ne peut être question d'arroser les plantes en pleine campagne ; ceci rentre dans le système des irrigations lorsqu'il est praticable (voyez Irrigation). Les arrosages se pratiquent depuis le printemps jusqu'aux pluies d'automne : ' en général les plantes à feuilles molles et velues doivent être arrosées en pluie; celles dont les feuilles sont roides et lisses, comme les choux, le seront de préférence au pied. L'eau ne sera pas épargnée dans la première période de la germination, surtout s'il s'agit de plantes cultivées pour les tiges et les feuilles; celles qui sont destinées à produire des fleurs ou des fruits en ont un peu moins besoin.
Dans tous les cas, les meilleurs arrosages sont ceux du matin et du soir ; si on les pr.iti(|uait pendant la chaleur du jour, il faudrait que l'eau fût en rapport avec la température ambiante. On devra *''^- -"■ ~ *r™>>": h:irimi!. aussi de temps en temps
arroser la tête des arbustes pour laver les feuilles, et ponr cela on aura recours à nue petite pompe. Les plantes de serres auront besoin aussi d'être arrose' es, pendant l'hiver, avec de l'eau qu'on y aura laissée séjourner, pendant an moins dix ou douze heures.
ARROSOIR Zoologiei, Aspergillum. — Genre de Mo/- /uiques oct'iliidct leslarè':, famille des Etiferiiiés de Cuvier, très-viiisin des Fistulanes et des Clavagellcs. voyez ces mots). Il est caractérisé par ujio coquille foruiée d'un tube en cône albmgé, fermé, au bout le plus large, par un disque peicé d'un grand nombi-c de petits trous tubuleux, et ayant quelque ressemblance avec une pomme d'arrosoir. L';uiinial, enfermé dans cette coquille, no communique avec l'eau (pie parles tubulure» de son disque. L'espèce la plus connue est VA. de Java, .Martini, longue de t;'",I8 à 0",V<.