MIS
ART
l'arsenic en proportions notables sont : 1" la Bourboiile, (Puy-de-Dônie\ Oe',008 par litre; 2° Bussang, ns'.oO.»;; ■à- Vichy (source de l'Hôpital), O^',"'!! ; 4° Mont-Dor, Oe',(i(il d'arséniate de soude; et des traces dans un grand nombre d'autres sources, telles que Luxeuil, Plombières, Cusset, Bourbonne, Forges, Royat, etc. ; en Allemagne, Wiesbaden, Spa, Pyrmont, Kissingen, etc. L'arsenic a trop souvent été employé dans un but criminel, pour ne pas en dire ici que!i|ues mots ; en etl'et, plus des neuf dixirmes des empoisonnements ont lieu avec l'arsenic du com- [nstce [nct'/e aisénieiix){voyiz pour les symptômes su Ml it Pol^n^ ; la première chose, dans ce cas, c'est de faire vomir le malade avec l'éniétiiinc, « puis de le gorger de peroxyde de fer hydraté en gelée, c'est à-dire 1 ou "2 kilogrammes; si on n'en a pas sous la m;iin, on aura recours au safran de mars apéritif (carl.oiiule de fer) encore à plus haute dose » (Bouchardat) ; quelle que soit la rapidité des secours, il est impossible qu'une partie du poison ne soit pas absorbée ; il se déclare aloi-s des symptômes généraux : s'il y a fièvre, chaleur intense, ce qui est rare, on â recours à la saignée; si au contraire il y a rcfioi- (lissement, abattement, syncope, etc., ou emploie les stimulants, le café, le punch, etc. (voyez Poisois).
.•VRSÉNICITE (Minéralogie). — Nom donné aux a/seniâtes de chmix naturels ; ils présentent de très-petits riistaux, ou des houppes blanches cristallines, le plus souvent accompagnées et même colorées par l'arséniate rose de cobalt. Ou lui a aussi donné le nom da pharmacoHtlie (poison-pierre).
ARSÉNIÉ (Hydrogène) (Chimie). ARsÉ\UiRE d'hydro- <.È.\E (AsH '). — Composé gazeux, formé par l'union de I proportion d'arsenic et 3 proportions d'hydrogène d'une densité égale à 2,Ga5. 11 est incolore, d'une odeur repoussante et très-vénéneux. Le chimiste Gchlen périt en 1815 pour avoir flairé un vase qui en renfermait. 11 brûle avec une flamme blafarde, se décompose sous l'influence de la chaleur en hydrogène et en arsenic, abandonne à la lumière une partie de son hydrogène, et se convertit en une matière noire connue sous le nom d'Iii/diure il'ar.ienic. Le chlore, i'iode, le soufre, l'acide nitrique et l'acide sulfurique le décomposent également. On l'obtient à peu près pur et sans niélange d'hydrogène en traitant par l'acide chlorhydrique, l'ar.-éuiure d élain préparé lui-même en fondant dans un creuset :t parties d'étain et I partie d'arsenic. La propriété de l'hydrogène arsénié de se décomposer par la chaleur, sert de base au célèbre o;)po)ei/ de Marsh (voyez Marsii).
ARSÉNIHUX (Acide), Arsemc CLA^c, Monr aux rats (AsO'l. — Combinaison d'une proportion (~!i) d'arsenic avec 3 proportions (-.M) d'oxygène. Ou l'obtient ordinairement comme produit accessoire du grillage des minerais de cobalt et d'étain, à Altenberg Saxe). Quelquelois cependant, comme à Reichenstein iSilésie), on le prépare comme produit prinrip;il par le grillage du mis- /«'7a'/ (fer arsenical). Ces cicu\ Inculiii's livrent annuellement au commerce eiivipMi i rinouii kjl. d'arsenic blanc, sous forme de masses compacus. vitreuses, transparentes, d'une densité 'l,?:!, à cassurr , 1 !,■, presque incolores, oITrant seulement une I'l']i icmi. jaunâtre; mais par le temps sa surface devliiii hlimc lir, et de proche en proche la masse prend un ospc et porcelaniqiuî jusque dans les parties centrales. Ce sont deux états moléculaires différents, n'entraînant aucun changement dans la composition chimique de la substance ; on peut les reproduire à volonté. L'arsenic vitreux est amorphe; l'arsi.'nic opaque est dû à la formation spontanée dans la masse d'un nombre inlitii dr i iisi;m\ iiiici(iscci|iii|ues, dont les facettes inlerci pi' m l:i Ininii r.- m Im iVilichis- Kiinl & la manière de la mi.:!'. l,lja< un ilr rc^ iniiis cristaux rcsie lui-même traribjiaieui. Sa densité ti'est plus alors que 3,09.
L'acide arsénieux est dimorphe. Il cristallise par la voie sèche en tétraèdres, et en octaèdres par la voie humide. Il est peu soluble; il ne se dissout que dans 100 fois son poids d'eau froide, mais l'eau bouillante en prend I/S. Il se dissout encore mieux dans de l'eau acidulée, par l'acide clilorliydrii|ue.
L'acidu arsénieux répand une odeur alliacée caractériittique, quand on le projet le sur des charbons rouges ; mais sur une pierre cliauflée au rouge, il se vaporise taiiM odeur. Kn répétant celte double expérience avec de l'arsenic niétolliquc, l'odeur d'ail se manifeste dans les deux cas. Il n'y a point d'odeur, au contraire, quand on le vaporise dnns un ballon phùn d',tzolc. Il semblerait donc (pie cotte odeur n'ap|iai'tiendrail ni A l'arseinc ni .'i l'ucido arsénieux, qu'elle serait un simple efl'et de l'oxy-
dation de la vapeur d'arsenic au contact de l'air. L'acide arsénieux est très-employé dans les arts, dans les manufactures de toiles ou papiers peints, dans la fabrication du verre, de l'orpiment artificiel, du vert de Schéele, etc. La dissolution d'acide arsénieux est employée dans les essais des chlorures décolorants (voyez ClIt.OnlT.E DE CHAL'X). M. D.
AilSÉ.MQUE (AciDEl, AsO'. — Combinaison d'oxygène et d'arsenic renfermant 2 proportions d'oxygène de plus que l'acide arsénieux. On l'obtient en traitant l'acide arsénieux par un mélange bouillant d'acide chlorhydrique et d'acide nitrique leiu régalel. Anhydre, il est blanc et amorphe, et se dissout lentement dans l'eau;, hydraté, il est en gros cristaux, et immédiatement soluble. Dans les deux cas, la chaleur le décompose en acide arsénieux et oxygène.
L'acide arsénique est plus soluble, et cependant moins vénéneux que l'acide arsénieux; il semble même qu'il n'acquière ses propriétés toxiques qu'à la condition de se . transformer en acide arsénieux dans nos organes. L'acide arsénique a été découvert par Schéele en 1 1 ; 5. Il se rencontre dans la nature en combinaison ave: plusieurs bases [voyez Arsémates).
ARSÉNITES. — Sels formés par la combinaison de l'acide arsénieux avec les bases. Ils se reconnais.sentquand ils sont .solublesau précipité d'un beau vert qu'ils forment avec le sulfate de cuivre, et au pi écipité jaune clair qu'ils forment avec l'azotate d'argent. Traités par un excès d'acide chlorhydrique, puis par l'acide sulfhydrique, ils forment presque ijistaut.inément un précipité 1 un beau jaune I d'orpiment (AsS') soluble dans l'ammoniaque. La présence j de l'arsenic peut être constatée dans tous les arsénites en les chauflant avec du charbon, ce qui donne lieu à l'apparition des vapeurs arsenicales et de leur odeur caractéristique, ou au moyen de l'appareil de Marnli. L'A. de cuiure entre dans la composition du vert de ! Schweinfurt et forme le vert de Schéele, employés en ' peinture et dans l'impression des papiers peints. L'.'I. de \ potasiie est un liquide visqueux, incristallisable, acre et j très-vénéneux; il lorme la base de la liqueur de Fowler,
employée en médecine.
I ARSÉNIURES. — Combinaison de l'arscuic avec un métal. Il en existe plusieurs, soit simples, soit complexes, dans la nature. Les arséniures simples principaux sont : l'arséniure de cobalt (smaltine ou cobalt arsenical), et l'arséniurede nickel (nickelineou nickel arsenical).
ARTABÉ. — Mesure de capacité des Perses, évaluée à 51', 78. — Les Égyptiens avaient une mesure portant le même nom, mais qui ne valait que 'ih litres.
ARTÉMISIÉES (Botanique). — Tribu de plantes de la famille des Compoiées, et ayant pour type le genre .-Ii-moise {Arleini'u'a). Elle a beaucoup d'allinité avec les sections des Hélianthées et des Ambrosiées. Caractères : capitules en forme de disque, composés de fleurs d'uu seul sexe ou des deux à la fois; fruits dépourvus d'aigrettes. — Genres principaux : Armoise, genre type; Taiiaisie, etc.
ARTÈRE (Anatomie). — On fait dériver ce mot du grec aér, air, et lèreui, conserver, parce que les anciens pensaient, dit-on, que les artères contenaient de l'air. Quelques-uns d'entre eux les ont confondues avec les veines. Erasistrate paraît être le premier qui se soit servi de ce nom. Quoi qu'il en soit, les artères sont des vaisseaux qui naissent des ventricules du cœur, et qui portent le sang, soit aux poumons, soit à toutes les parties du corps : ce qui constitue deux systèmes d'artères; l'une sort du ventricule droit, et porte aux poumons du sang noir qui a besoin d'être vivifié | ar l'oxygène de l'air, c'est l'iirtére pn/monarre ; l'autre tire sou origine du ventricule gaurhe, et va dislribuer dans tous les organes le sang riiiiip'on «i/iy nriérie/, r'fsi ['artère aorte, \ai/ninde arti're l't ses nninbrcuses (Ii\ isions. Les artères se présentent sous la lorine de caiuvu\ cylindri(pies, d'une couleur jautie grisâtre, <pii devient plus rmif^i' dans les petites artères; comme leurs pareils ont plus d'i'qiaissrur que les autres vaisseaux, leur calibre ne s'efface jias ajuès la mort. Dans leur trajet, les artères subissent un grand nombre de divisions, et se terminent enfin en aboutissant au système capillaire, oii elles se continuent avec les veines C'est peudtuit ce trajet que les difléreiites divisions de l'arbre artériel communiquent entre elles par des branches qui tantôt se détachent de troncs différents et éloignés, tantôt unissent l'un à l'autre deux rameaux d'un même tronc ; c'est ce qu'on appelle nnastomosp (voyez ce mot). Les artères principales ont, en général, une direction recliligne ; un grand nomluv di' ces \aisseaux
Airr