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présentent des flcxuosités plus ou moins prononcées.
Un des caractères distinctifs des artères, c est le battement qui constitue le pnuls (voyez ce mot) ; il est déterminé par l'impulsion que le cœur miprime au sang, et par Tiilaslicité des parois arliîrielles : lorsqu une artère est ouverte par une simple piqûre, le sang s'en échappe en arcade, et le jet saccadé est en rapport exact avec les mouvements du pouls. ,
Trois tuniques superposées constituent les paiois «ts artères : 1° la tunique externe, généralement nonimee cel/u'euse, se continuant en quelque sorte avec le tissu cellulaire ambiant; elle est formée par un tissu filamenteux, aréolaire, et M. Cruveillner pense qu on doit m rapporter tous les phénomènes de conlractilite attributs généralement à la membrane moyenne ; 2° la lumque moyenne, tunique propre, tunique élastique lumqiie artérielle; c'est à elle surtout que les artères doivent leui s propriétés caractéristiques : elle est composée de libres circulaires, élastiques, jaunes, non musculeuses; elle est extensible, fragile, se coupe sous la ligature; a-la /"«!que internées une pellicule transparente, mince, tenue; c'est celle que Bichat a nommée tumque commune au ^-yslèi}>e vasrulaire à sanq rouge; elle se continue avec l'endocarde voyez ce mot) ou membrane interne du cœur ; dépourvue de vaisseaux, elle est lubréfiée par de la se- .rosité. Quelques auteurs l'ont appelée séreuse ites artères: Haller et Morgagni lui ont donné le nom de memhrane nrrveuse. Les parois artérielles reçoivent des artères et des veines, peut-êlre des nerfs (voyez CiRcu-
ARTÈRK (Trachée) (Anatomie). — Voyez Irachee- Ar.TiiRE. . ,
ARTÉRIEL (Anatomie), qui appartient aux artères. — Canal artériel; dans le fœtus, l'artère pulmonaire, après avoir donné deux petites branches aux poumons, se termine par un tronc nommé canal artériel, d un calibre égal au sien, suivant la même direction, et qui va se joindre à l'aorte près de sa crosse ; lors de la naissance, il s'oblitère et se convertit en un cordon fibreux qu on a aussi nommé ligoinent artériel et qui s'étend de la crosse aortique à l'anèic pulmonaire.
ARTÉRIOTOMIK Chirurgie), du grec artéria, artère, et toméy coupure. — C'est la saignée pratiquée sur les artères, pour en tirer du sang artériel ; cette saignée, à peu près abandonnée aujourd'hui, ne se pratique guère que sur les artères temporales superficielles et auriculaires postérieures, parce que leur position superficielle permet de les atteindre facilement, et que les os du crâne sur lesquels elles rampent offrent un point d'appui sûr et facile pour exercer la compression lorsqu'on veut arrêter l'écoulement du sang.
ARTÉRITE iMédtcine), du grec artéria, artère, avec la terminaison ite. — Inflammation des artères. Cette maladie dont la nature, la cause et les symptômes sont encore peu connus, est ordinairement bornée à la membrane externe ou tunique cellulouse, et peut dépendre d'une lésion externe ou du voisinage d'une partie enflammée. Quand il existe, dans une région traversée par une artère, une augmentation dans les battements, de la chaleur, qu'il y a un malaise indéfinissable, on peut soupçonner qu'il y a nrie'rite.
ARTÉSIEN (Puits). — Voyez soirces.
ARTHRITE (Médecine), du grec arthron, articulation, et de la terminaison ite, qui indique une inflammation. — Ce mot veut dire inflammation cVune articulation; cette inflammation peut dépendre d'une cause externe ou traumatique, ou d'une cause interne et constituer le rhumatisme articulaire et la goutte ; nous ne parlerons ici que de la première espèce, l'autre ayant reçu des noms spéciaux et ofl'rant des caractères tout difl'érents (voyez Goutte, Ruumatisme). VArlhnte par came externe ou traumatique est la phlcgmasie des tissus fibreux et séreux de l'articulation déterminée par une blessure, un écartement violent, une chute, des coups, etc. Elle se manifeste par du gonnemcnt , de la ilouleur, de la chaleur, la difficulté ou l'impossibilité d'exécuter les mouvements de cette articulation; ce qui la distingue en général du rhumatisme articulaire, c'est qu'elle ne (|uitte pas l'articulation sur laquelle la cause a agi, elle est fixe, et parcourt ses périodes sur le même point. Le traitement consiste dans l'emploi du repos, des antiphlogistiques (sangsues, bains, cataplasmes émollients), d'une manière d'autant plus énergique que l'articulation est plus étendue, et que la violence extérieure a agi plus fortement ; lorsque les symptômes inflauimatuiies diminuent, lorsipie la douleur, la chaleur ont
presque disparu, on a recours aux résolutifs. F — ^.
ARTIIUOCAGE (Médecine), du grec artliron, articulation, et caco':. mauvais. — On a donné ce nom à un grand nombre dafl'ections diverses, telles que carie, ostéoiarcomc, ulcère fongueux, ayant leur siège au voi-niage des ariiculiitions ou sur les surfaces articulaires ellesmêmes. On l'a donné aussi à l'ostéite articulaire^ (voyez OsTtiTEi et à l'inflammation des surfaces ;irticulaires.
ARTHRODIE (Anatomie), artlirôilia en grec ; genre d'articulation où les os sont peu emboîtés. — On appelle ainsi les articulations dans lesquelles les surfaces articulaires sont planes, en presque planes : ainsi les articulations des os du carpe, des apophyses articulaires des vertèbres; elles sont maintenues par des fibres ligamenteuses irrégulièrement placées autour de l'articulation : leurs mouvements s'opèrent par glissement (voyez
AltTlCeLAT10\).
ARTHRoniE (Zoologie, Botanique), du grec arlliro- (lia, articulation. — Ce sont des productions qui se présentent sous la forme détaches vertes flottant sur les eaux douces de la Sicile, et que M. Rafinesque considère comme un végétal, dont il avait fait un genre appartenant à la famille des Arlliroilircs. Bory de Saint-Vincent l.s regarde comme des Êtres intermédiaires entre les animaux et les végétaux, et en forme un groupe à part et tout à fait distinct (voyez Arthrodiées).
ARTHRODIÉES Botanique), du grec arthron, articulation. — Groupe très-considérable de végétaux Cryptoqnmes dans la classe des Algues, établi par Bory de Saini-Vincent. Caractères : filaments généralement simples, formés de deux tubes dont l'un extérieur, transparent, contenant un filament intérieur articulé, rempli de la matière colorante. Cette famille se divise en quatre tribus : les Frayillaires, les Oscdlaires, les Con/uguées et les Zoocarpéés. On pense qu'elle réunit quelques infusoires et qu'elle pouirait bien entrer pour cette raison dans le règne intermédiaire des végétaux et des animaux, proposé et nommé R"gne p^ychoitiaire par Bory de Saint- Vincent. 11 arrive en effet un point, dans l'étude des êtres, où l'on ne peut pas encore établir de limites bien prononcées entre les végétaux et les animaux.
ARTHRODYNIE (Médecine), du grec arthron, articulation, et adniié, douleur. — On donne ce nom à des douleurs vagues, indéterminées, sans chaleur ni gonflement, dans une ou plusieurs articulations ; on peut tout au plus les rapporter ou au rhumatisme chronique ou à quelque névralj.'ie.
ARTHROSPORÉES (Botanique), du grec arthron, articulation, et sp"ra, semence. — Groupe de Cliampignrms composés de filaments articulés dont chaque article peut se séparer et reproduire une nouvelle plante. Ces articles sont autant de spores. Les champignons ainsi organisés ont donc les organes de reproduction et de végétation confondus entre eux. Les principaux genres sont : Penii-illiim. Aspergilhis, Oïdium, etc.
ARTIIROSTEMME (Botanique), Arthro-^lemma, Pavon., du grec arthroô, j'ajuste, et stemma, couronne. L'ovaire de ce genre est muni de poils formant une couronne à son sommet ? (Étymolegie douteuse). — Genre de plantes de la famille des Mélnslomacées, tribu des Mélastomées, selon M. Brongniart, ou des Osbeckiées, suivant de Candolle. 11 comprend des herbes ou des arbrisseaux habitant l'Amérique tropicale. VArthros'emme à diverses couleurs {A. versicolor DC), est un élégant sous-arbrisseau au feuillage teinté de plusieurs couleurs et aux fleurs solitaires, terminales, colorées de rose et s'épanouissant en septembre. VA. luisante [A. nitida, Grah.) a les fleurs d'un beau lilas pâle. Ces deux espèces sont de serre chaude. L'une vient du Brésil et l'autre de Buenos-Ayres. Caractères du genre : calice campanule, persistant, à 4 lobes; 4 pétales; 8 étamines; capsule à 4 loges polyspermes. G — s.
ARTICHAUT (Botanique, Horticulture' , c/«a/-n, nom grec de l'artichaut. — Genre de la famille des Com/iosées, tribu des Cinarées (voyez ces mots), dont une espèce, le Cinara scolymus dé Linné, est notre artichaut commun ; une autre espèce est l'artichaut cardon [C. cardunculus. Lin.) (voyez Cardon). L'artichaut commun est une plante potagère vivace qui vient suivant les uns de l'Ethiopie d'où elle s'est répandue en Egypte et chez les Hébreux, suivant d'autres de la Sicile, de la Toscane, etc. Quoi qu'il en soit, sa racine grosse, fibreuse, fernip, pourvue d'un long chevelu clair-semé, laisse échapper de son collet des feuilles longues, lancéolées, du milieu dcs(|uellos s'élève une tige droite, rameuse, surmontée d'un griiiid iiuulucrc évasé, formé d écailles
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charnues à leur base et terminées en pointe ; leur agglomération constitue une espèce de pomme, garnie à son intérieur d'une masse d'aspect sétacé qu'on appelle vulgairement le foin; ca t'iu est constitué pur les Heurs petites, serrées les unes contre les autres ; on y observe : . corolle quinquéfide, filets papillenx, style renflé en nœud .lu sommet, stipi.ate collèrent, fleur d'un bleu violet. La cultuie de l'artitliaut exige une terre piolonde, fraîche et
fertile; en raison de ses racines grosses et longues, elle demande des arros- ges et des binages fréquents; à la veille des gelées, on aura soin, après avoir coupé les plus grandes feuilles à O"",?!! de terre, de ramasser et d'amonceler la lei-re autour de ces plantes, c'est ce qu'on appelle Imiter : en général les hivers rigoureux leur sont trèspn'jiidiciables et en détruisent un gi'and nombre de pieds.
On les multiplie par willetuns; ce sont des rejetons qu'on enlève au printemps autour des gros pieds, et qu'on replante dans de bonne terre, profondément labourée, bien fumée et bien ameublie. Un plan d'artichaut ne donne guère que pendant quatre ans; on en fait quelquefois des semis, mais rarement. Les principales variétés sont : le ;/ro.f vert île Laon, le meilleur de tous, le plus estimé à Paris; le yoa camus de Uretaqne; VA, de l'r'ivnce, liAtif, mais très-sensible à la gelée; le violet. Iiâtif, peu gros, bon à la poivrade, etc. On a essayé en médecine l'emploi des feuilles d'artichaut comme toniques et fébrifuges; ces expériences étaient ba^éi'S sur l'existence dans cette plante d'un principe auier; elles auraient peut-être besoin d'être reprises. . F — N.
On sert sur nos tables le capitule do l'art'cimut, avant
la floraison ; on y distingue: \e fnnil ou iiorlefeitil/e, qui
. <:sl le récepiacle charnu portant les fleurs; les feuilles
on bractées, à base charnue, dol'involucrp ; le foin ou la
■ nias*,' des fleurs non épanouies, mêlées à îles poils.
AftTICLK fZoologic). On nomme ainsi dans les insectes lo modo de réunion des difléientes parties qui les composent; le corps est divisé en un nombre d'ailicles très-variable, les myriapodes par exemple en oITrent le plus grand nombre. Dan'i la plupart des autres ordres 011 distingue la tète, le corselet, le thorax, l'abdomen, qui o it lin nombre d'articles déterminé : les antenneE, les palpes, les tarses, sont ;uissi formés par des articles dont le nombre et la disposition ont été utilisés pour la classillcation de ces animaux.
AnTici.i! (Botanique). — Ou a appelé ainsi une série do pièces placées ù la suite les unes des autres et aiticulées •Mitre elles; ainsi les Prèles, certaines Algues oITrent un iirlic/e entre choque nœud ; dans les Papilionacées, certain» fruits sont formés de parties séparées par un étraiililemcnt, au niveau de la Jonction : on dit alors qu'ils s iiil mntlilui's de iilinieuis tiiiie/e ,
AHTICULAIRE (Anatomie), qui a r.ipport aux articulations. — Capsules nrlieul aires (voyez Capsiii.es). — IJqnnients articulaires (voyez Ligaments), etc.
ARTICULATION Anatomie), en latin iirticulus, en grec arlhroii. — Mode d'union et de connexion des os entre eux, quel que soit leur degré de mobilité l'un sur sur l'autre; on leur a encore donné le nom de j'iinlure^, et on a appelé arllimloi/ic ou si/udesitinlni/ie l'étude drs articulations. On doit considérer dans celte élude plusieurs choses importantes, savoir : les surfaces urliru- Inires, c'est-à-dire celles par lesquelles les os se touchent ; les linamenls ou moyens d'union; les membranes ou capsules si/noviales , qui favorisent le glissement dis surfaces; enfin les mnuvemenis dont jouit l'articulation. On a généralement distingué les articulations en l» A. mobiles ou diartliroses [<tia, préposition qui indique le mouvement, et arthron) imaujlulei ou si/uarthrose^ (.v!(«, préposition qui indique l'union). A ces deux divisions, Winslow en a ajouté une troisième sous le nom d'.L mixtes ou ami'hiarthroses lamphi, des deux, c'està-dire qui participent des deux antres genres). Les diartliroses ont été divisées par M. Cruveilhier en : 1" énartliroses, lorsqu'une tète est -reçue dans une cavité : A. coxn-femorule ; 2° /l . pur emboitements re'cijiroi/ues: tiinsil'A. du trapèze arec le premier métacarpien ; 3° A. cotu/ ij liennes, con<iy]a reçu dans une cavité elliptique: VA. temporo-marillaire ; 4" A. Irochle'eunes ou (/tnglymes, engrènciTient réciproque des surfaces articulaires: A. tiliio-fémorale, A. cubito-liumérale-, 5° A. trochoïde, axe reçu dans un anneau: A. ruilio-cubilale, A. de l'atlas ave taxis: (.° arllirodief, surfaces articulaires planes ou presque planes: A. des os du carpe. Les sijnarlltroses sont des articulations par surfaces articulaires armées de dents qui s'engrènent réciproquement; on leur a donné aussi le nom do sntui-es : ainsi les articulations des os du crâne. Les sutures sont écadleuses, dentées ou harmoniques, suivant que les surfaces articulaires sont en écailles, disposées en dents, ou simplement rugueuses. La schindélèse, ou articulation d'une lame osseuse reçue dans une rainure, n'est pas admise par Cruveilhier, non plus que l^gomphose qui n'e^t pas une articulation, mais une implantation des dents dans les alvéoles. Dans les ampliiiirlliroses, les surfaces articulaires planes ou presque planes sont en outre contiguës et en partie continues à l'aide d'un tissu fibreux : ainsi les articulations du corps des vertèbres. Ce genre d'articulation a reçu le nom de symphyse dans certaines parties : ainsi on dit la symphyse du pubis, la symphyse sucro iliaque.
AnTlCULATlON ACCIDENTELLE, ArTICI LATION CONTRE NA- TURE, Fausse articclatiom, Pseudarthrose (Chirurgie). — On donne ces différents noms à une articulation anormale qui s'établit soit entre les fragments d'une fracture non consolidée, soit entre la partie articulaire d'un os luxé, et la partie non articulaire de l'os voisin ou même les parties molles. De là naturellement deux espèces d'articulations accidentelles ; dans le premier cas, elle est dite surnuméraire; elle reconnaît pour cause l'indocilité des malades, des pansements trop multipliés qui dérangent la situation respective des parties, l'âge avancé, quelques niakulics du système osseux, etc. Il arrive alors que tantôt les fr;igMients ne tiennent l'un à l'autre que par des liens fibreux, qui finissent par se convertir en fibro-cariilages et permettre aux pièces osseuses de jouer l'une sur l'autre; d'autres fois leurs extrémités s'arrondissent, s'encrorttent de cartilages, ou bien l'un des fragments se creu.so d'une cavité articulaire qui reçoit l'extrémité do l'autre fragment. Lorsque la maladie n'est pas très-ancienne, on tache d'enÂammer les extrémités des fragments, soit par le frottement, soit par un sétoii; lorsqu'elle est ancienne, on a proposé la résection des extrémités osseuses qu'on rapproche ensuite l'une de l'autre, comme on le fait dans une fracture (voyez Résection, Fracilre). La seconde espèce iX'articululion acciileulelle s'appelle surnuméraire ; ici l'os luxé se creuse
une nnnvi'll sur une ] pens (les
(iivrn cri
té dont le fond repose ordinairement il se forme tout autour, aux dé- , un bourrelet, d'abord librenx, osseux; la cause de cet accident
e--! "1" lii\ nnii r('duite, et on conçoit qu'arrivée à
cl ' !■". Il II ilhlir rsi incurable, et on ne concevrait la pu- l'iliii ili' iiiliiire la luxation que si le travail de la nouvelle articulation no faisait que commencer, c'e.st-iidire dans les premières semaines, ou à la rigueur dans les premiers n ois , voyez Li xation'.
Articli.atio.xs (Malahmis dis). — Les arliculalions
ART
lia
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peuvent être le siège d'un gr:ind nombre de maladies ; il en sera traité aux mots suivants auxquels nous rcrivoj'ons, Ankyiosk, Dustase, EMonSE, Luxatiox, Plaie,
HnlJIATlSJIE, GOITTE, HïnAllTUROSE , TtAIEUR BLA^-
che, etc. F — N.
ARTICULÉS (Ammai x) (Zoologie). — Ce nom avait éié donné par Cuvicr à sa troisième grande division du lic(/ne nnimiil, nonunée aussi Enih-dnch-vieiil des Articnle-i; les Annélides s'y trouvaient naturellement compris , parce qu'ils offrent les caractères primordiaux de ce groupe et surtout la disposirion du sysième nerveux, (iepcndant comme ils manquent du caraclèie qui a lait donner ce nom, c'est-à-dire qu'ils sont dépourvus d" pieds articulés, les zoologistes modernes ont remplacé le mot Articulés par celui à'Annelés, c'est-à-dire offrant ime série d'anneaux plus ou moins distincts, plus on moins complets, existant chez tous les animaux de cet embranchement : puis ils ont divisé ce grand groupe en deux sous-embranchenients , qu'ils ont nommés: fies Articulés ; 2° les Vers^ qui comprennent les Annélides.
Anxicui.iis (Le sous embranchement des) proprement dits, ou des Art/iropodinrei (de iirthron, articulation, et du génitif poilus, pied) renferme des animaux qui offient les caractères suivants: Pieds articulés au nombre de six au moins; chaque arlic'eest tubulenx et contient dans son intérieur les muscles de l'article suivant (/î/y. 217 et 218) ; le premier constitue la hanche, le second la cuisse, le
\tX,
troisième la /«(«/(P, elles suivants réunis forment le tarse; ils ont en généi'al des yeux tantôt simples ou lisses, sous la forme d'une tré--peiite lentille; tantôt composés ou à facettes, dont la surface est divisée en une infinité de lentilles différentes nommées facettes : un assez grand nombre d'animaux de ce groupe, les insectes surtout, ont des antennes, filaments articulés, dont il a été parlé au mot AsTENNcs, qui tiennent à la tète et paraissent consacrés à un toucher délicat, et peut-être à quelque autre genre de sensation. Leur bouche, en apparence très-différente, offre cependant une grande analogie dans les divers groupes, comme l'a démontré Savigny, dans ses savants Mémoires sur les animaux sans vertèlires, qu'il faut consulter si l'on veut avoir une idée juste des nombreuses modifications que présente cette partie importante de l'organisation des Articulés. Leur peau est en général encroûtée, d'une matière calcaire ou cornée tenant à une excrétion qui s'interpose entre le derme et l'épiderme, et dont l'analogue dans l'homme porte le nom de tissu muqueiix; c'est aussi dans ce tissu que sont déposées les couleurs souvent brillantes et si variées qui les décorent. {Hèqne animal do Cuvier, 18.'!), t. IV, p. I".)
Le sous embranchement des Articulés est divisé par M. Milne-Edwards en quatre classes : 1° les Insectes; 2° les Mi/ria/iodes ; 3° les Ara'lmides; i" les Crustacés, dans ces derniers sont compris maintenant les Cirrhipédesoa Ci'rWi'ipwfes, détachés des Mollusques depuis les travaux de M. le docteur Martin Saint-Ange.
ARTIFICE (Feux d') (Arts chimiques). — Les feux d'artifice sont es>entiellerncnt forinés avec les éléinents de la poudre, nitre, soufre et charbon, que l'on mêle avec diverses substances destinées à donner plus d'éclat à la combustion et à colorer la lumière produite. On peut se servir pour leur préparation de poudre de guerre, soit en grains à moitié écrasés, snit réduite on poussière trèsfine. La poudre de chasse n'est pas employée, seulement parce qu'elle est d'un prix trop élevé.
Le nombre des pièces d'artifice diverses employées dans les feux est très-considérable ; nous ne citerons que les plus conmnmes en indiquant leur composition. Presque toutes sont formées d'une enveloppe extérieure ou cartouche en papier ou en carton, que l'on peut faire
soi-même en enroulant une feuille do fort papier enduit de colle sur un moule cylindrique en bois, puis en étranglant l'une des extrémités du cylindre qu'on lie avec une ficelle. On étrangle ordinairement aussi l'extrémité supérieure des cartouches, afin de donner plus de rapidité au jet de feu qui s'en échappe pendant la combu.stion ; on ne lui laisse toute son ou\erture que lorsqu'on veut obtenir un feu lent et sans bruit. La charge est l:i plupart du temps fortement tassée dans la cartouche pour donner au feu plus de durée.
Fusée ciminiune. — Poudre pulvérisée 1(1 parties, charbon 3 parties. Quand elles sont un peu grosses, on remplace le charbon par-i parties de limaille de fer, de fonte ou d'acier, quid(mneau feu plus d'éclat en brûlant à l'air.
Feu chinois. — Brûlant avec un bouquet d'étincelles couleurjasmin. Poudre à canon lii parties, nilre 8 parties, charbon 3 parties, soufre 3 parties, tournure de fonte fine 10 parties.
Lances. — Longues fusées d'un petit diamètre faitesavec des cartouches de papier chargées à la main sans aucua moule. Leur extrémité ouverte n'est pas étranglée et porte seulement une mèche. La composition de la charge est très-variable. D'après M. Ruggieri, pour les /eux blancs, prenez : nitre 10, soufre 8, poudre à canon -i. Pour les /eux blanc bleuâtre, prenez : nitre IC, soufre 8, antimoine 4. Pour les feux bleui, nitre IC, antimoine 8. Pour les feux jaunes, nitre iC, poudre à canon 16, soufre S, succin K; ou mieux nitre iC, poudre à canon 1(1, soufre 4, colophane 3, succin 4. Pour les feux verdâtres, nitre IG, soufre G, antimoine G, vert-de gris C. Pour les feux œillet, nitre 16, poudre à canon 3, noir de fumée i.
L'emploi du chlorate de potasse au lieu de nitre produit des couleurs beaucoup plus belles. La base de la préparation, d'après M. Meyer, est alors un mélange de SU parties de chlorate de potasse et de vn parties de soufre (méhuige n" I), auquel on ajoute, pour produire une couleur
Houye, 3n parties carbonate de strontiane en poudre.
liote foncé, 40 parties craie (carbonate de chaux).
/(Ose clair, JO parties spath fluor (chaux fluatée, fluorure de calcium).
Jaune, 50 parties carbonate de soude fondu.
lileu foncé, 30 parties sulfate ammoniacal de cuivri; et ;iO parties sulfate de potasse.
lileu clair. 20 parties sulfate de potasse.
Vert, 20 parties carbonate de baryte.
Vert clair, 20 parties acide borique.
Violet, 20 parties sulfate de potasse, 30 parties craie.
Orange, 30 parties carbonate de soude, 10 parties craie.
Pour les feux de théâtre qui doivent être accompagnés d'une lumière blanche très-vive qui les fasse ressortir, on forme un second mélange (mél. n" 2) de 7 5 parties de nitre et 25 de soufre, que l'on combine au premier et à d'autres substances colorantes ainsi qu'il suit, toujours d'après M. Meyer :
Knuyc clair, mélange n° 1, 50 parties, mélange n" 2, 50 parties, craie 20. Pulvérin ou poudre à canon pulvérisée 10. :
Powpre foncé, mélange n" I, 50 parties, nitrate de strontiane desséché 70, soufre 24.
lileu, mélange n° I, 5o parties, mélange n" 2, SO parties sulfate de cuivre ammoniacal 40, sulfate de potasse 20.
Vrrt, mélange n° 1, ;i5 parties, nitrate de baryte desséché 20, soufre 20.
Jaune, mélange n" 1, ."JO parties, mélange n° 2, 50 parties, carbonate de soude fondu 40 parties.
Violet et orange, mélange de bleu et de louge, de jaune et de rouge.
Feux de liengule. — Ces feux, dont l'éclat est extrêmement vif, se font avec î parties de nitre, 2 parties de soufre et l partie d'antimoine. Le mélange est fortement lassé dans des écuelles de terre, et on jette quelques morceaux de mt'che à sa surface. On peut colorer ces feux comme précédemment.
Fu.iées volantes. — Ces fusées, qui s'élèvent avec une rapidité extrême à de grandes hauteurs, ont une structure p;u-ticulière. L'enveloppe ou cartouche est faite à la manière ordinaire ; mais, en la remplissant du mélange combustible, on a soin d'introduire dans son axe une petite broche en bois, que l'on retire ensuite de manière à laisser vide une cavité centrale appelée liniale la fusée. Cet espace est ensuite occupé par la mèclie on éioiipille formée d'une mèche en coton trempée dans une pâte faite avec de la poudre pulvérisée, un peu d'cau-de-vie el de gommQ arabitiue (jue I'cju fait sécher et (ju'on enroule
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dans une feuille de papier mince. La nitche a pour objet de conduire plus rapidement le leu dans le corps de la fusée et de donner ainsi lieu à une force ascensionnelle plus vi\e. La fusée porte en outre un pot ou tube de carton un peu plus large que la cartouche, ayant le tiers de sa longueur et servant à loger la gnriiitu>'p, c'est-àdire les étoiles, les serpenis, les pétards, les pluies- tte /'tu, etc. Une baguette, ordinairement en saule, sert à diriger l'appareil dans son vol. La composition de ces fusées est de nitre Ifi, charbon S, soufre i, limaille d'acier ou tournure de fonte 4. Les étoiles les plus ordinairement employées comme garnitures dos fusées volantes sont de petits corps ronds ou cubiques qui prennent feu ens'éparpillant à la fin de la course de la fusée, et dont la préparation est analogue à celle des feux colorés indiqués pi-écédemment.
Cliandi-Ues romaines. — Ce sont des fusées volantes dont la charge est mélangée d'étoiles qu'elles abandonnent pendant leur course.
La composition des feux d'artifice est connue des Chinois depuis la plus haute antiquité. Ce sont eux qui en apprirent l'usage aux Romains, qui les employèrent au fv« siècle dans leurs représentations théâtrales. Ce sont (!ux également qui transmirent à Callinicus, architecte d'Héliopolis, le /<?« yréqeois qu'il apporta aux Grecs en (J'.'î, et qui différait peu de notre poudre à canon. Ces découvertes lestèrent presque oubliées pendant le moyen âge, et les feux d'artifice ne reparurent qu'avec la poudre i canon. Les plu'; belles inventions dans re genre de feux sont dues aux Rnggieri père et fils. M. D.
ABTIFICE de GLEr.BE. — VoyCZ Ft'SÉE A LA CO^GRÈVE, 01 DE CUERKE.
ARTIFICIER. — Nom donné à celui qui confectionne les pièces d'artifice, soit de réjouissance, soit de guerre. .\ l'armée, la confection des ai-tifices est confiée aux artilleurs. Le maître, artificier est un sous-ofTicier, ayant le grade de maréchal des logis, chargé dans chaque régiment d'artillerie de la direction des travaux pyrotechniques.
.■\RTISOX, Artuson, Autoison (Zoologie). — Nom vulgaire donné à tous les Infectes qui détruisent les substances végétales et animales, et surtout les pelleteries et les étofles. Ils appartiennent à des ordres et à des genres dillérents (voyez .\NTnnÊNE, Deiimeste, Teigne, etc.).
ARTILLERI E. — Le nom (\'iirlil'erif était donné, avant l'invention de la poudi'e, aux anciennes machines de guerre. Outre le bélier, masse énorme qui agissait par le choc sur les obstacles à renverser, on se servit primitivement de machines fort compliquées, où l'on utilisait l'élasticité des corps pour lancer des projectiles énormes à des distances a^sez considérables. La vitesse de ces coups était bien inférieure à celle que donnent nos bouches à feu actuelles, mais enfin la masse suppléait à la vitesse et les efTcts produits étaient encore assez remarquables.
« Les Italistes iPiobert, Traité rl'nrti/lerie) pouvaient « projeter des masses de ?.'i à 30 kilogrammes avec assez .( de force pour tuer cinq à six hommes d'un seul coup à Il la distance de 250 pas. Les mani/dmieaux lançaient des u projectiles du poids de 1,'>0 kilogrammes; lœ calapu/u tis, des pierres de .'00 à 7. M) kilogrammes, à la dis- 11 tance de iOO pas. On dit même qu'avec di; semblables Il machines on lançait des blocs de .i à liOll kilogrammes. Il jusqu'à la distance de I 0(10 mètres. »
Ces machines imparfaites et grossières luttèrent avec avantage pendant plus d'un siècle contre les piemières bouches à feu, parce qu'on apprit très-lentement à se servir avantageusement de la poudre.
La découverte des propriétés linlistiques de la poudre ne remonte pas au delà du xiv* siècle. Employée bien avant cette époque par les Indiens et les Arabes (|ui la connaissaient, assure-ton, au vu' siècle, elle nescrvitdabord qu'à confectionner des pièces d'artifice et à incendier. On croit que la poudre était connue en France dès le xii' ou le XIII* siècle, mais le fait est contesté.
Quoi qu'il en soit, vers l:iVO. un accident découvrit la propriété que pos.sèdc la poudre de lamer de grandes iiiasHe». Un niélangi.' de salpèlre et de nialières combustibles ayant éié laissé dans un moriier de laboratoire et recouvert d'uiir piiTi-e, prit feu par hasard et la pierre fut priiji'iée aur une forte explosion. Telle fut l'origine de lu pri'mirn- linurho à feu. On l'appela niorlwr [fiij. ÏIO).
Celle bouche à feu cul d'abord une forme évasée cl put recevoir des projectiles de didérenles grosseurs ; on s'aperçut blentûl que la plus grande partie de la force de la poudre, était ])erdue parce (|ue dès que le projectile
était soulevé, ce qui avait lieu avant que toute la poudre fut brûlée, une large issue était laissée au gaz provenant de la combusiiou. On commença
donc par rétrécir l'âme du côté de -5SS?
la bouche et l'on finit par la faire (Tî^^^^^^^°^
eniièrement cylindrique. Ces pièces li!Ç~X3 ( *)
s'appelèrent /join/janles. On en ^"'^-^^i-iSi};?^-:-^.,..
construisit d'énormes, lançant des
projectiles en pierre d'un poids très- Fis. 2'9. — Moriier.
considérable. En t;!80, tous les États
de l'Europe étaient ar.niés de bouches à feu de cette
espèce.
Les bombardes Ifig. 220) étaient composées d'un canon en fer forgé, autour duquel on soudait entre elles des barres de fer longitudinales, qui étaient entourées ensuite
de cercles en fer. La cavité qui recevait la poudre était cylindrique ainsi que l'âme, mais d'un diamètre moindre. Quand on commença à se servir de projectiles en fonte, il fut permis d'employer des charges plus fories; on augmenta les chambres dont le diamètre se rapprocha de celui de l'àme |1480), et finit par se confondre avec lui. C'est ainsi qu'on arriva, peu à peu, à la forme usitée aujourd hui.
L'emploi des équipages d'artillerie considérables date de l'an 1500 environ. Tous les elTorts tendirent depuis lors à alléger les pièces, à augmenter leur mobilité, à rendre leur service commode. Gustave-Adolphe et Frédéric le Grand se sont beaucoup occupés de la question, avec plus ou moins de succès. Sous Louis XIV enfin, le matériel de l'artillerie acquit un très-grand développement à cause des grandes armées qu'on mit en campagne et du nombre considérable de sièges qu'elles eurent à livrer.
Personne/. — A son origine, le service de l'artillerie fut d'abord confié à des maîtres bombardiers, artificiers, etc., formant des corporations qui avaient leurs compagnons et leurs apprentis comme un corps de métier ordinaire. Depuis et après Louis XI, ces maîtres furent soumis à l'autorité des tnaiires généraux de l'artillerie.
Sous François I", le maître général prit le nom de grand maître de l'artillerie, et la charge de grand niaitre des arbalétriers lui fut réunie définitivement.
Depuis cette époque jusqu'en I "55 où la charge fut supprimée, on compte dix-neuf grands maîtres. Parmi eux se trouve Sully. Aux grands maîtres succédèrent les inspecteurs généraux d'artillerie. Abolis en l"8'J, ils furent rétablis quelque temps après, et on en compte une dizaine enviroil depuis leur fondation jusqu'en 1SI5.
.\vant Louis XIV, les canons furent servis en Franco par les maîtres canunniers brevetés du grand maître. On en formait des coin|)agnies à la guerre, on les licenciait à la paix. Peiulant longtemps on confia la garde des pièces à de l'infanterie. Charles Vlll, le premier, confia son artillerie aux Suisses, réputés la meilleure infanterie de l'Europe ; plus tard ils devinrent ennemis de la France et furent remplacés par les lansquenets. Enfin, sous François I", les Suisses, redevenus nos amis, reprirent la garde des canons et la conservèrent jusqu'à Louis XIV. Ce prince est le premier organisateur de l'artillerie. Il créa en 107 1 le régiment di!s lusiliers du roi, le premiei' qui ait fait usage de la baïonnette. II y ajouta bientôt le régiment rogal îles bombardiers et douze compagnii's de canonniei's. Plus tard le régiment des fusiliers prit le nom de royal artillerie, et les canonniers lui furent incorporés.
Le 5 février 17 30, Louis XV rendit une ordonnance par laqui'lle b's lininharilicrs et les mineurs fui-ent réunis à
I artillrrii'. En lin, le' .■> mai 1"5S, la dénomination in régiment d'artillerie fut remplacée parcelle de corps rognl d'artillerie. Le train d'artillerie prit naissance le 13 nivôse an VIII par un arrêté des consuls qui organisa en corps les charrcliers d'artillerie.
Gribeauval,qui Oit inspri-irur général de l'artilli'i'ie, lui a fait faire des pi-o-iv s inniiciises sous tous les rapport^.
II prit, pour roigniiisaiiiiii de l'artillerie, une base dillVremc de celle de l'ijifanterie. Les six hommes servant à