‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 118 sur 396 · AUD · texte numérisé non relu

AUD

chambre uuptiiJf, devaient être faits en bois d'aubépine. ' 1 floraison d'uu pied d'aubépine au cimetière des Saisis-Innocents, le 25 août Ib'r:, lendemain du massacre de la Saint-Bartbéicniy, fut diversement interprétée. La superstition y .-ittribua une foule de causes ayant rapport à révéneruent de l'époque. Il n'y a pas longtemps encore, les pnysans étaient convaincus que l'aubépine gémissait pendant la nuit du Vendiedi saint. On prétendait aussi que la suave odeur de cet arbuste hâtait la putréfaction du poisson. Toujours est-il que le nom de ce joli arbrisseau se lie à tout ce qu'il y a de gracieux ; il nous rappelle les beaux jours du printemps, le parfum des fleurs, le chant des oiseaux, et surtout celui du rossignol, qui le choisit souvent pour y faire son nid. On cultive fréquemment dans les jardins des variétés et sous-variétés de l'aubépine, qui dillèrent entre elles par la forme des feuilles, leur panachure et la couleur des fleurs. Les aubépines à fleurs roses ou pourpres, et quelquefois doubles, sont très-jolies. La variété oxyacant/ioide (Cralœjfus on/acantlia ohturatn, DC; C. oxyacanthoîdes, TbaM.), qui croit communément aux environs de Paris, diffère du type par ses feuilles à lobes assez larges et ses calices glabres. L'aubépine s'élève à peu près jusqu'à 5 ou (i mètres. Elle donne des fleurs le plus ordinairement blanches, très-odorantes, et d'un joli eft'et dans les buissons. Les baies rouges et ovales de cet arbuste ont une saveur douce; elles sont astringentes et nourrissantes; on en obtient une liqueur spiritueuse par la fermentation. Ces fruits ont été quelquefois recommandés contre la dyssenteiîe. L'aubépine foi-me de bonnes clôtures et se soumet très-bien, par la taille, aux formes qu'on veut lui donner. Son bois est un as:~ez bon combustible. On l'emploie souvent potir les ouvrages de tour. G — s.

AUBERGLNE (Botanique). — Variété d'une espèce de iUirelle [Solanum, Lin.) appartenant à la famille des So/atiees. C'est la MureUe mélorigè/ie (S. melongenu^ Lin., mot altéré du nom arabe de la plante), variété aubergine [Esculenimn ou Solanum esculentum, Dunal). Ou lui donne encore le nom de Méringeanne, Mé/aiiza/ic, Mivjenne. Elle se distingue par ses tiges, ses feuilles et ses calices plus ou moins épineux et ses pé-

F.j. 13J. - Aiilicriîini! fnmroll.; miMonginc).

donculcs bolitairc» fertiles. Son fruit est nno grosse buic allongée viiriant du violet au rouge, du blanc au aune, et coiibliiuant ainsi plusieurs sous-variétés d'aubergirio. Celle-ci est cultivée en Europe pour ce fruit qui donne un alimeni irès-agiéable, (|uo l'un préparc de djlléreutes manièrea. On ne doit ejnjil(pyor cob buics

que lorsqu'elles sont parfaitement mûres, sans quoi elles pourraient incommoder par leur âcreté et à cause delà iulaiiiue (voyez ce mot) qu'elles contiennent en assez glande quantité. La More/le niétontjàue. plante à œuf ou poule qui pond [Solanum oviijeiuin, Dunal), est une autre variété dont le fruit ressemble tout à fait à un oeuf de poule. G — s.

AUBES. — Palettes dont on garnit le pourtour des rouf s liyilianlique^^ dites ; oues à aubes (voyez ces mots).

AUBÉ-VIGNE (Botanique), du latin ulljd viti.i, vigne blanche. — C'est un des noms vulgaires de la Clémuiiie des liaies (Cteniatis vitulha. Lin.) (voyez Clématite).

AUBIER (Botanique), nom francisé i'alburnum ayant pour primitif a/6H.s, blanc. — Jeune bois, ordinairement blanc, qui se trouve immédiatement sous l'écorce et qui recouvre le bois parfait des arbres dicotylédones. li est imprégné de sucs liquides auxquels il est pei'méable ; il est plus tendre que le cœur du bois ou bois parfait, et se distingue parfaitement de celui-ci qui présente une teinte plus foncée. Ainsi, dans le palissandre, l'acajou, l'ébène, le bois parfait extrêmement coloré tranche su» l'aubier encore blanc. Dans les arbres de nos climats, le changement est moins brusque. Le peuplier et le saule, par exemple, offrent leur bois parfait sans coloration; la transition de celui-ci à l'aubier qui le recouvre est donc à peine sensible. IVIais ce dernier est plus poreux ; en un mot, il est imparfait. L'aubier est destiné à se changer en bois parfait avec le temps. Chaque année en produit une couche que l'on peut vérifier par la section horizontale d'un arbre. On voit ainsi des lignes concentriques qui servent à calculer l'âge du végétal. Ces couches sont d'une épaisseur fort inégale. Dans les arbres à bois tendre qui croissent avec rapidité, elles sont plus larges, tandis que dans les bois durs, qui ne se développent que lentement, l'épaisseur est beaucoup moins prononcée. Cette épaisseur, du reste, varie dans le même arbre, suivant les circonstances où il s'est trouvé placé. Les inégalités que l'on peut remarquer dans la section dont nous venons de parler, dépendent aussi des saisons pendant lesquelles le développement s'est plus ou moins bien etTcctué. Dans les arbres qui croissent très-lentement, quelques espèces des régions polaires, par exemple, les lignes concentriques sont très-peu visibles. Nous venons de dire que l'accroissement de chaque zone s' achevait dans le courant de l'année. Arrivée à ce point,ellefoime une sorte de limite à laquelle viendra s'ajouter la zone de l'année suivante. A mesure que les organes élémentaires vieillissent, la proportion des liquides dont ils étaient remplis dans leur jeune âge diminue aux dépens de la formation des solides; alors les parois de chaque organe s'épaississent à cause des matières qui se durcissent sous l'influence de l'évaporation des liquides, et par l'addition des couches qui s'emboîtent les unes dans les autres. On explicpie ainsi la formation du ligneux des plantes. L'aubier a aussi la faculté de perdre ou d'absorber très-facilement l'humidité. Il pourrit facilement lorsqu'on a enlevé l'écorce qui le protège. Celle-ci est, au contraire, peu hygrométrique. C'est une des causes qui font sortir par les fissures de l'écorce les gommes et les résines sécrétées intérieurement dans le corps ligneux. G— s.

AUBU'OIN (Botanique). — L'un des noms vulgaires du lileuet (voyez ce mot).

AUBIN Ilippiaii ic|iic). — On donne ce nom à une allure vicient' d' Im\. il, dans laquelle les membres antérieurs e.Miulini 1rs iii.iuvements du galop, tandis que les postérieuir, font ceux du trot. C'est toujours un signe de faiblesse, d'usure ou de grande fatigue; le cheval, après avoir enlevé le devant du corj)s, n'a jilus la force de faire e\i''(nter la détente des membres postérieurs pour ri'jciri' |r (,M|i- (11 avant (voyez Hiri'oi.ociiî).

.M 1^1 l:\ ! l'.'iiiinique), Aucu/iti^ Thunb., nom japonais de (.11. ■ i.l.iiiii'. — Genre de la famille des Coinees. Caractères : fleurs dioiqucs; calice à 4 dents; corolle à. 4 pétales ovales d'un pourpre vineux; les mâles ont 4 étamincs alternes avec les pétales; les femelles, un ovaire adhérent an calice, à 4 facettes au sommet; fruit monospcrmc, charnu. L'A. du Ja/mi {A. .Iii/jonica, Thunb.) est un arbrisseau de 'i mètres. Ses feuilles toujours vertes sont lisses et panachées de jaune. Cette espèce, qui décore agréablement les bosquets, donne en mai et juin de petites fleurs brunes. Les Japonais croient que ce» arbiissenu, dont les panachurcs sont souvent d'un jaunetrès \ir, ((.iilii-nt lie l'or. G — s.

AUDhXAC I Ahklccine, Eaux minérales), village de France, anondissoinenteii'i Kl kilomètres de Saint-Girons (Ariéyo;. — Eaux sulfatées calciques et ferrutineuses-.

AUlN

Page 1