‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 120 sur 396 · I9SI · texte numérisé non relu

I9SI

10,6900 ll.SS.l!)

AtMi GiiECQlE. — Voyez Oui.*E.

AU il

A un

AUNÉE .Botanique), nom qui vient de ce que la plante | croît dans la terre grasse et humide parmi les aunes. — Espèce de plantes du genre lim'a, famille des Composées, \ sous-tribu des Inultes. C'est Ylnula helenimn de Linné {^Corvisartin helenium ,Mér3.l). L'aunée, que l'on nomme 1 vulgairement inulecampane. initie auriée, est une herbe vivace s'élcvant souvent à plus d'un mètre; ses feuilles sont aiguës, dentées, les radicales ovales, les caulinaires semi-amplexicaules ; ses capitules sont pédoncules, disposés en corymbes ; les akènes sont glabres. Cette belle espèce, qui ouvre ses capitules à disque d'un jaune d'or, en juillet et août, croit en Angleterre, en Hollande, en Allemagne, en France et en Italie. La racine d'année, qui est amère et aromatique, est employée en médecine. Elle contient un principe volatil et une sorte de fécule grise odorante découverte par le chimiste Rose et nommée, par Thompson, Inuliiie (voyez ce mot).

Sa décoction sert à faire un onguent employé contre certaines maladies de la peau. On u fait aussi avec cette rac.'ne un vin, un sirop et une sorte de confiture, dont les propriétés toniques ont été utilisées dans les fièvres atasiques, dans la chlorose, les cachexies, l'asthme humide, etc. En outre on peut en extraire une belle couleur bleue piopre à la teinture. G — s.

.\URA (Physiologie). — Mot latin employé en médecine pour désigner une vapeur, une exhalaison subtile qui s'élève d'un corps. Van Helmont croyait que le principe vital consistait dans une émanation gazeuse, un esprit volatil qu'il nommait Aura vttatis. Plusieurs ont désigné sous le nom d'Aura sariytiinis la vapeur qui s'élève du sang. Enlin, il arrive souvent que, dans Vepi/epu'e, le point de départ de la maladie dépend de l'irritation d'un nerf du pied, de la cuisse ou de quelque autre partie, et que l'accès soit précédé d'une espèce de vapeur, de frémissement qui s'élève du point affecté vers la tote , on a désigné ce phénomène sous le nom û'Aura e/nleptica (voyez Épilei'Sie). Ce fait mérite attention, car il suffit ■ pour avertir l'épileptique et lui faire éviter un danger auquel il serait exposé s'il était surpris par une invasion brusque de l'accès.

AURADE (Zoologie), et mieux Daurade. — Nom du Spare <Jon> (voyez Spaiie, Daurade).

AURANTIACÉES (Botanique). — Famille de plantes niahjpclaleshijpoyyws que M. A. Brongniart range entre les Burséracées et les Cédrélées dans sa classe des Hespériilées. Elle comprend des arbres ou arbrisseaux dont toutes les parties sont ordinairement parsemées de petites glandes contenant une huile essentielle. C'est dans cette famille que nous trouvons les orangers, les citronniers, les cédratiei-s si précieux pour nous à tant de titres. Les Aurantiacées habitent principalement les Indes orientales et, en général, toutes les régions tropicales de l'Asie. On en rencontre aussi aux iles Bourbon, Maurice, Madagascar et en Ausiralasie. On divise ordinairement cette famille en trois tribus : les Lùiioiiéc^y les CUmsénées et les Cillées. Leurs propriétés sont importantes à signaler, surtout dans les orangers et les citronniers, dont les fruits rcnfcrnienl de l'acide malicpie et de l'acide citrique en fortes proportions. L'huile essentielle que contiennent leurs feuilles, leurs fleurs, et l'enveloppe de leurs fruits est très-employée comme antispasmodique. Indépendamment des oranges et des citrons, qui se recommandent parlant de qualités agréables, les fruits de plusieurs autres espèces de cette famille sont aussi comestibles. Les principaux genres de cette famille sont : Atalunte [Alaïaiilia, Corréa); Triphasie {Triphusia, Lour.); Limonie (Limouia, Lin.); Glycosmi.i, Corr. ; llert/ere {Ueryera, Kœn.); Onoiyer, Cilioimiei- I^Cit>us,lÀn.)\ Wampi {Cjjokia, Sonn.); C/ausèiie {Claasemi, Burm.}; Féi-tiiiie {Perniiin, Corr.). Les caractères de cette famille sont : feuilles alternes à une ou plusieursfolioles ponctuées, glanduleuses. Fleurs régulières et disposées en corymbes ou en grappes, rpielquefois solitaires ; calice libre, petit, urcéolé ou cumpaimlé, plus ou moins denté ou presque entier. Corolle ù i ou à .S pétales, quelquefois i 3, libres ou légèrement soudéa entre eux, k prélluraison imbriquée. Élaminc», en nombre double ou multiple de celui des pétales, insérées sur le réceptacle; lilcts libres ou polyudcl plies; anthères & 2 loges s'ouvrant longitudinulemcnt ; ovaire libre, à'.') logits ou plus; style terminal, «impie, épais; stigmate simple cl capité; le fruit est une baie sèche ou charnue, à 2 ou plusieurs loges, souvent uniluculaire, et contenant une ou plusieurs graines. L'épicii'pe ou enveloppe externe , appelé vulgairement icoi'ip, dans ce fruit, est d'ordinaire éjiuis et rempli d'une liuilc essentielle.

Les irincipaux travaux monographiques sur celte famille, sont : Corréa, Aan. du Muséum, IV; — Mirbel, Itultel. de ta société p/iitomnt., 1813; — De Candolle, l'riidromus, I, p. 53i; — Poiteau et Risso, Histoire naturelle des Orangers. G —s.

AURATES, du latin aurum, or. — Sels firmes par l'union de l'oxyde d'or, jouant le rôle d'acide avec une base.

AURÉLIES (Zoologie). — C'est le nom que les anciens donnaient aux Chrysalides des insectes lépidoptères (voyez Chrysalides).

AuRÉLiES (Zoologie). — Sous-genre de Zoophyles établi par Pérou dans le genre des Cyanées, famille des Méduses.

AURÉOLE (Médecine), du latin aureolus, couleur d'or, ou a«™, lumière. —Chaussior désigne par ce mot ces cercles ou disques colorés et superficiels qui sont disposés autour d'une partie qui leur sert de centre : ainsi on appellera de ce nom ce cercle coloré qui entoure la base du mamelon, le cercle rouge qui entoure les boutons de vaccine; il préfère ce nom à celui d'aréole dont la signification est tout autre (voyez Aréole).

Auréole accidentelle. — Coloration qui apparaît habituellement autour des objets vivement éclairés sur lesquels on fixe les yeux. L'impression de l'auréole est opposée à celle de l'objet, c'est-à-dire que l'auréole est obscure si l'objet se détache en clair, ou réciproquement; elle semble verte si l'objet est rouge, bleue s'il est orange, etc.

AUREUS ou Solidus, monnaie romaine. — Son poids et sa valeur changèrent plusieurs fois; il ne pesa d'abord qu'im scrupule, puis deux et trois et varia continuellement jusqu'à Constantin, qui fixa son poids à quatre scrupules. Sous la république, sa valeur était de 20',38; sous Galba et Domiticn, elle n'était plus que de 1"', 59.

AURICULAIRE (Anatomie). — Qui a rapport àl'oreille. Doiyt auriculnirey petit doigt ou cinquième doigt de la main, ainsi nommé parce que sa petitesse permet qu'on l'introduise en partie dans le conduit auditif externe. — Conduit^- auriculaires, ?)iuscles auriculaires, artères et veines auriculaires, etc. (voyez Oreille).

Auriculaire désigne aussi ce qui a rapport aux oreillettes du cœur (voyez Coeur).

Auriculaire (Botanique), .■I«;;CM/a/'îo, Persoon ; diminutif d'auris, oreille. Les champignons de ce genre ont la forme d'une oreille plate. — Genre de Champignons, tribu des Fonyiuées, sous-tribu des Agaricées. Caractères : chapeau coriace, gélatineux, en entonnoir, ou seulement auriculé; membrane séminifère extérieure en grillage, contenant des sporules nus épars. VAuricularia tnesenterica, Pers., est un champignon gris rougeâtre à disque purpurin, plissé. On le trouve aux environs de Paris sur les vieilles souches, surtout celle des noyers en automne. En général les auriculaires changent de forme suivant les individus; aussi y a-t-il eu confusion dans leur classification.

AURICULE (Zoologie), Auricula, Lamk.

—Genre de iWo//ui-i/«( v yastéropodes pulmonrs U'iuatii/ues à cmpitlti:

Il se dislingue de pros que tous les autres pul menés aquatiques pai une columcUemaïquce de grosses cann'lures obliques; coquille ovale, ohliingue, rou\erluie liaiitc a pai u .urnr quelque rcsscnilihilii i a\ec une oixille d'homme; on ne sait pas au juste si elles vivent d;ins les marais ou seulement sur les boids.

On n'en connaît en Franco qu'une espèce, sur les bords de la Méditerranée : l'A. myosotis, Draparn.; C"rydiium myosotis. Férus., dont l'animal tentacules, et les yeux sont à leur baae. On [leut citer

l'a que doux

AUU

Page 1