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C'est au moyen de ce bec si faible et si singulièrement conformé, que les avocettos vont chercher dans la vase dos rivières qu'elles fréquentent les vers, 1rs petits mollusques, les frais de poissons, etc., qui constituent leur nourriture; mais la faiblesse même de cet instrument qui est un moyen de défense dans d'autres espèces, explique la sauvagerie, la timidité et la défiance de cet oiseau. Aussi la chasse en est-elle très-diflicile, et il est rare qu'on les prenne vivants. La femelle fait son nid sur la teri-e, et y pond trois on quatre œufs.
Les avocettes recherchent les pays froids, et sont des oiseaux voyageurs; on les trouve le plus souvent au bord do la mer, i)rès des embouchures des rivières. Parmi les espèces connues, une habite l'Europe; c'est VA. proprement dite [Hccurvirostra avoceitu. Lin.); elle est blanrhe, avec une calotte noire et trois bandes do même couleur sur les ailes, elle a de 0", lo à 0",.'>0 de longueur. Sa taille élancée et gracieuse, la blancheur éclatante do
AVO
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son plumage, en font un des plus jolis oiseaux des côtes de l'Océan, qu'elle fréquente de chaque côté du détroit, pendant l'hiver.
AVOINE (Botanique, Agriculture), Avcna des Latins, livomos des Grecs. — L'une des céréales les plus intéressantes pour la nourriture des chevaux, et même des bcsliaux et de plusieurs autres espèces domestiques. Quoique it'S auteurs ne soie.it pas d'accord sur l'origine et la patrie de l'avoine, on la croit généralement originaire du nord de ri'u ope, où elle croît en abondance. Il n'est pas bien sUr qu'elle ait été connue des anciens; et Pline semble la dédaigner comme un blé dégénéré : il dit pourtant que les Germains l'employaient comme aliment : un peu plus tard on la donne i manger aux chevaux, et elle entre même dans la nourntnrede l'homme. Maintenant l'a-t-on trouvée à l'état sauvage dans le Chili, dans 1rs terrains incultes de la Perse? Cela parait douteux; ce qui ne l'est pas moins, c'est qu'elle provienne d'une avoine sauvage, telle que l'.-l. folle [Aveua fatua. Lin.). Dans tous les cas elle forme la base essi^ntielle de la nourriture du cheval, dans les pays du Nord surtout, où par le moyen de la substance aromatique et excitante qu'elle contient, elle contrebalance l'influence débilitante du froid, comme le fait chez l'homme l'usage de la viande et des liqueurs alcooliques dans les mêmes circonstances.
Les races ardentes de chevaux du Midi éprouveraient de fâcheux effets de cette nourriture stimulante, aussi lui préféie-t-on l'orge. L'avoine entre aussi dans la nour- / riture des bestiaux et de
la volaille ; elle augmente le lait des vaches et des brebis ; elle donne une \ /l'i^'^S?''^ ' chair fine et savoureuse
au cochon; elle accroît la ponte des poules. L'homme en tire aussi quelque parti pour sa nourriture; elle fournit un pain lourd, compacte et peu nourrissant à un certain nombre de populations du Nord ; on en fait de la bière, de l'eau-de-vie ; enfin elle sert surtout à faire le G>'uau,bien connu de tout le monde. La paille d'avoine est une des plus riches en substances nutritives; elle est employée à la nourriture des vaches; et aussi à quelques antres usages domestiques et industriels (voyez Paille). On fait avec la balle d'avoine, des paillasses ou paillassons pour les enfants, pour les malades, pour les appareils de fractures.
L'avoine {Avena, Lin.) constitue, dans la grande famille des Graminées, un genre delà tribu des Avé- Jiées ou Ai'én<icée$ dont les principaux caractères sont : Epillets de 2 à 5 fleurs stamino-pistillées dont la supérieure avorte le plus souvent; V glu mes membraneuses ou herbacées; 2 glumelles dont l'inférieure bidontée e>t munie sur son dos d'une . arête coudée et tordue iu-
fenuurcnr nt; 3 étaniiiios ; stigmate terminal sessile ou subsessile, plumeux.
On cultive en grand quatre espèces d'avoine : 1 ''•'M'^ """""'"^ C-f- saliva, Lin.), caractérisée par ces epillets à ï ou 3 fleurs, glumes plus longues que le
grain, panicule lâche à embranchement rameux. C'est l'espèce la plus cultivée; on en a fait un certain nombre de variétés : A, L'A. commune d'hiver, qui supporte bien les froids de nos hivers ; semée en automne, elle donne des grains pesants et nombreux. B. L'.l. commune du printemps; variété la plus cultivée, moins rustique que la précédente, elle mûrit plus tard. C. VA. de Géorgie, de Sibérie, du printemps-, grains jaunes, pesants, gros, à écorce rude, la plus vigoureuse et la plus précoce de toutes. D, L'A. patate, du printemps, grains blancs, courts et ronds à écorce fine ; elle est souvent atteinte du charbon.
2° VA. de Hongrie [A. orie/italis, Schreber*, panicule serrée, grains inclinés tous du même côté. Du printemps; une variété à grains blancs ; une à grains noirs très-productive.
3» VA. courte {A. hrevis) , A. à deux barbes, pied de mouche. Panicule lâche, légère, unilatérale, grains petits, courts; barbes persistantes : culture dans les terrains médiocres et sur les montagnes; trèsprécoce,
4° VA. nue, A. de Tartarie {A. nuda). Epillets de 4 à 5 fleurs en petites grappes, grains non attachés à la balle. D'un faible produit, elle est préférée pour faire du gruau.
L'avoine craint les grands froids ; aussi ne la sème-t on guère en automne que dans les pays où l'on n'est pas exposé à un grand froid continu atteignant 10 à \i<>. Mais elle s'accommode de tous les terrains; ainsi, à l'exception des sables arides ou trop calcaires, tout lui co-.ivient ; les sols tourbeux, les argiles compactes, les étangs desséchés, les sables frais. Toutefois, dans les terrains qui manquent de l'élément calcaire, il est bon de lui donner des engrais alcalins, des marnages ou des chaulages, car les principes qui dominent dans l'avoine sont les silicates et les phos])hates de potasse, de magnésie et de chaux. El e peut succéder à toute espèce de culture; cependant elle est mieux placée après les récoltes qui remuent profondément le sol, comme la plupart des plantes sarclées.
Le choix des semences de l'avoine doit être fait avec certaines précautions à cause de l'inégalité qu'on remai^ que dans le degré de maturité des grains d'une niême panicule ; nous avon^ dit plus haut les circonstances qui doivent guider le cultivateur pour les époques de l'année auxquelles ces semailles doivent être faites suivant les pays et les variétés d'avoine employées; nous dirons seul.'ment ici que dans le midi de la France, on sème en septembre les variétés d'hiver ; dans le Centre et le Nord on retarde jusqu'en février ou mar*. La semence est ordinairement répandue à la volée et enterrée au moyen d'un labour superficiel, ou ce qui est mieux d'un hersage, précédé et même suivi du rouleau. ,
Avoine folle. Folle avoi.ne, Avron, Avoine follette. Avenu falun. Lin. — Une des plantes les plus nuisibles à l'agriculture : epillets à 3 fleurs; axe trèspoilu; panicule làclie; glumes dépassant les fleurs, glumelle inférieure bidenlée et munie d'une arête dorsale longue, robuste, tortillée. Cette plante vigoureuse, rustique et plus précoce que les autres céréales, fait le désespoir des cultivateurs dans certaines contrées. Sa destruction est très-difiicile, justement en raison de sa maturité précoce, qui fait que ses grains se répandent sur le sol avant la récolte. Les seuls moyens de la détruire sont : l'arrachement par les ouvriers qui sarclent au printemps; des labours un peu profonds donnés à lo jachère ; enfin l'incinération par un temps sec du chaume et de la partie la plus superficielle de la terre après l'enlèvement des céréale^.
Avoine a chapelets. Chiendent a chapelets, Avena bulbosa, Wild. — Plante nuisible aux céréales et aux prairies artificielles ; remarquable par son chaume à nœuds inférieurs pubesconis et surtout par les bulbes superposés à la base de sa lige. Pour la détruire, il faut par des labours et des hersages successifs rassembler les bulbes qui ont la faculté de reproduire, les faire sécher au soleil et les brûler.
AVORTEME.NT (Economie rurale). — C'est la mio bus prématurée chez les animaux domestiques.