‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 123 sur 396 · AVA · texte numérisé non relu

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quinze œufs du poids de I 500 grammes environ, qu'elles déposent simplement au soleil dans le sable , si ell 'S habitent un pays très-chaud ; ailleurs elles couvent alternativement avec le mâle. L'autruche vit d'herbage et de graines, etc. ; mais elle est si vorace qu'on l'a vue avaler des clous, des ferrailles, des morceaux de fil de fer, volés dans la boîte d'un treillagéur au Jardin des Plantes. Aucun animal ne peut atteindre à la course l'autruche, et elle lance des pierres en arrière avec une grande vigueur. Plusieurs peuples de l'Arabie la chassefit pour s'en nourrir ; mais, pour le plus grand nombre, c'est un objet de commerce, à cause de ses plumes. Dans quelques lieux de l'Afrique, on élève des troupeaux d'autruches, et on parvient à les apprivoiser de manière i s'en servir comme de montures. Depuis quelque tcmiis, on a proposé d'acclimater l'autruche au Sénégal, en Algérie , où on a déjà obtenu de bons résultats. '2" L'A. d'Amérique, Nandou [Struthio rliea, Lin.), près de moitié moins grosse, plumes moins fournies, d'un gris uniforme; elle se distingue par troii doigts, tous munis d'ongles {fig. 'i3B). On la rencontre dans l'Amériiiue nié-

Fii. î)6. — Autruc'.e d'Aincri.iue (iV

ridjonale j elle court et nage avec rapidité, et vit moins en troupe que l'autre espèce. Ses plumes ne peuvent servir qu'à faire des balais à épousscter; elle ressemble du reste à l'aulruche d'Afrique, et vit de même.

AUVERGiNATliS (Races) (Agriculture). - Types de races de bœufs et de chevaux appartenant à l'Auvergne (voyez Raciis) .

AVAL. — Côté vers lequel descend un cours d'eau ; aljer en aval, c'est descendre un cours d'eau. Le /jief d'aval c^i la paitiedu cours d'eau située au-dessous d'un barrage.

AVALt'IlE (Vétérinaire;, du vieux mot français avaler, descendre. — On donne ce nom au développement irré- Kulier, partiel ou général du saljol du cheval, par vice de sécrétion do la corne, ta la suite d'une blessure ou d'une opération ; par le pus d'un furoncle ou de l'raclijuuii:. Quand la maladie attaque la totalité du sabot, on dit que le cheval fait fiied ii'ruf. Des plitniasseaux de térébenthine, d'ongu(;nt de pieds, suffisent pour aider la guérison, lorsque l'avalurc csl superficielle. Lorsqu'elle est profonde, il est bon d'amincir In corne pour en rendre la sécrétion plu» régulière.

AVANCE DiTiiioni.— Voyez au mot \\rv.i;i\{Mac/aiicii), — Si l'arrivée ou uiliiiissum de la \a))Our dans le zor\)i, de poniiii; d'inie machine à vapeur, ei son évacualion ou ichupfifiiieiit dans le condcn;cur ou & l'air libre se fai- B.tiviil insutjiianiéncnl, l'udn.is^ion devrait commencer

au moment précis oii le piston, arrivé à l'une des extrémités ducorpsdepompe, va revenir sur ses pas et l'échappement avoir lieu au moment même où le piston termine chacune de ses oscillations. Il n'en est pas ainsi, surtout pour l'échappement ; la vapeur met pour sortir du corps de pompe un temps toujours appréciable, et dont la durée est quelquefois une fraction importante de la durée de la course du piston lui-inéme. Sa force élastique, il est vrai, diminue rapidement; mais il n'en résulte pas moins une pression qui, si elle persistait pendant le retour en arrière du piston, constituerait une contre-pression annulant une partie de la pression de la vapeur admise, et conséquemment très- nuisible. L'admission et surtout l'échappement doivent donc être en avance sur la marche du piston. Tel est le but de Vavunce du tiroir. Cf. résultat est obtenu par le calage ou l'ajustement, sur l'arbre moteur, de l'excentrique qui gouverne le tiroir ou les soupapes.

L'importance de cette disposition avait été pressentie par Watt dès 1805; mais la pratique suivie à cet égard dans ses ateliers avait été mystérieusement conservée par les constructeurs anglais, ses élèves. A la suite de recherches poursuivies avec persévérance, pour découvrir les causes de l'infériorité des machines françaises sur les machines anglaises, M. Rech, ingénieur de la marine de l'État, avait reconnu que ces causes ré■^idaient dans l'avance du tiroir adoptée par les mécaniciens anglais, et non par nous, et l'avait signalé dans un mémoire adressé au ministre de la marine, le 5 décembre IS^C. Quelques années plus tard, cette disposition, signalée par M. de Pambour dans son ouvrage sur la Théorie dei machines (I vapeur, était l'objet d'un travail approfondi de MM. Fiachat et Petiet dans leur Guide du mécanicien praticien, publié en 1840. C'est à M. Clapeyron qu'est due la disposition généralement adoptée maintenant pour les locomotives (voyez ce mot).

AVANT-BRAS (Anatomie). — Partie du membre supérieur ou thoracique, comprise entre le bras et la main. Il y a deux os à l'avant-bras, le radius en dehors, correspondant au pouce, et le, cubitus en dedans. Une vingtaine de muscles forment la partie charnue de l'avant-bras, et presque tous sont destinés aux mouvements qu'exécutent la main, le poignet, et surtout le? doigts. Ceux qui occupent sa face antérieure servent, en général, à la flexion de ces parties; ce sont le radial antérieur, le palmaire grôle, le cubital antérieur, le fléchisseur superficiel ou sublime, le fléchisseur profond, le long fléchisseur du pouce; deux seulement, le rond pronateur et le carré pronateur, exécutent le mouvement de pronation qui porte la paume de la main en arrière et l'extrémité inférieure du radius vers la partie interne du corps; c'est alors que deux autres muscles, le long et le court supinateur, situés tous le5 deux tout à fait à la partie externe du bras et de l'avant-bras, et agissant l'im sur l'extrémité inférieure du radius, l'autre sur la partie supérieure de cet os, autour duquel il s'enroule, ramènent cette extrémité dans la supinatioti. Enfin en dehors, et surtout en arrière de l'avant-bras, d'autres muscles servent à l'extension de la main et des doigts ; ce sont les deux radiaux externes, l'extenseur commun des doigts, le cubital postérieur, l'anconé, le long abducteur du pouce, son long et son court extenseur, et l'extenseur propre de l'index. On rencontre à l'avant-bras les artères et les veines radiales et cubitales, et plusieurs veines superficielles; des vaisseaux lympliaiiques, des nerfs, complètent l'ensemble des parties qui le forment.

AV.VNT-COEUR (Vétérinaire). — On a donné ce nom aux tumeurs de diverses natures qui peuvent se développer au poitrail du cheval. Ces tumeurs peuvent rester stationnaires, sans donner lieu à aucun accident. Souvent elles cèdent à un traitement simplement résolutif, on à la médication iodée. Il peut arriver encore qu'elles aient un caractère charbonneux, et, dans ce cas, il faut s'empresser d'employer les moyens énorgicjues prescrits contre le ch'irhon (voyez ce mol).

AVÉLANfiDE (Botanique). — Nom que l'on donne aux fruits d'une espèce de Chénc exotique \Quercu.s Myilo)is, Lin.; Quercus veluni, Oliv.) (voyez CiiiîNE). Ce sont des glands, longs do 0'" ,01 à 0'",0G, enfoncés dans une cupule hémisphérique, épaisse, légère, sèche, résistante, d'un gris rougefttre ; le gland, cylindrique et très-gros, présente A son sommet l'ombilic très-prononcé; il est souvent creux et rempli d'une poussière noire qui n'est autre chose que le produit de la décomposition do sa partie charnue ; il est blanchâtre dans la partie cachée par la cupule, et rotige;Ure en dehors. Les avélanèdes servent

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pour le tannage des cuirs et pour la teinture en noir. Ils sont nifme, en Orient, l'objet d'un commerce important surtout avec l'Italie, où la difficulté de trouver du tan en assez grande quantité force à recourir à celui qui vient du Levant; elles remplacent aussi sans inconvénient la noix do galle, qui est beaucoup moins commune. On a déj.\ cherché à naturaliser l'arbre sous le climat de Paris; mais il n'a encore pu résister aux gelées de notre pays , G — s.

AVKLINE (Botanique), du latin avel/ana, noisette, dérivé lui-même d'Avel/a, aujourd'hui Aoellino, ville du royan me d'Italie, près de Naples, où l'avelinier croissait en abondance.— On appelle ainsi le fruit de l'Avelinier, variété du Noisriier ou Coudrier. C'est une noix enveloppée par un involucre coriace, irrégulier, découpé sur ses bords ; elle est ligneuse, ovale, unie et présente à sa base une grande cicatrice ; l'amande qu'elle contient est enveloppée d'une pellicule {lesln} lisse plus ou moins brune ou rouge, et formée, pour la plus grande partie, par un gros embryon ccintonant de l'iuiile et présentant une saveur douce. On distingue dans le commerce plusieurs espèces d'Ave/hies: les principales sont : les A. de In Cadière, nommées aussi tout simplement Cadières ou Acad ière.<i ., parce que la localité oij elles se récoltent le plus abondamment est le village de La Cardière, dans le département du Var, à 17 ou 18 kilomètres de Toulon. Elles sont remarquables par leur grosseur, et ce sont les plus belles qu'il y ait. Leur bois,est épais, dur, plus ou moins arrondi, un peu rougcâtre, contenant une amande d'un blanc de cire, à pellicule blanchâtre, présentant intérieurement une cavité allongée et séparée en plusieurs endroits par une pellicule mince. Les A. du Languedoc se distinguent par l'épaisseur de leur bois, la tache de leur base qui est grisâtre, la couleur rouge biun de leur surface, le duvet qui les recouvre en dehors de l'involucre ; leur amande remplit ordinairement bien la cavité, et la pellicule qui recouvre celle-ci est à peu près de même teinte que le bois. Enfin les A. du Piémont sont petites, arrondies, luisantes, d'un jaune pâle avec une pubescenco blanchâtre au sommet. Leur amande, assez pleine, est enveloppée par une pellicule grisâtre. On sait qne les avelines sont un aliment agréable. L'huile qu'on en extrait est surtout employée par les luthiers. G — s.

AVÉNACÉES (Botanique). —Tribu de plantes établie parKunth dans la famille des Graminées et dont VAvoiw est le type. Caractères : épillets à 2 ou un plus grand nombre de fleurs ayant celle du sommet ordinairement rudimentaire; glumcà2 folioles herbacées membraneuses; glumelle inférieure, portant le plus souvent une arête qui est fréquemment dorsale et tordue. Genres principaux : Canche {Aira, Kunth), Lngure [Lngurus, Lin.), Avoiiie (.4w?io, Lin.}, F>\.ment(i/ i Arrhenafherum,P. deBeauv.), Danlhonie (llantlionia, DC). G — s.

AVENTURE (Mal o') (Médecine). —Nom vulgaire du panaris (voyez ce mot) .

AVENTUIIINE (Minéralogie). — Minéral formé de quartz hyalin dans leqiei sont disséminées des paillettes de mica jaune à reflet doré, qui, lorsque le quartz est poli, forment à sa surface une multitude de points scintillants. Quelquefois la scintillation est due, non plus au mica, mais à du quartz cnstallisé en petits grains au milieu de la masse. La plupart des aventurines du commerce sont artificielles et sont produites par de petits cristaux tétraèdres de cuivre dispersés dans un émail de couleur variable (voyez Verre, Émaux).

AVERANO iZoologie), Casmarhynchns, Tem. — Sousdivision à'Uiseuiix de l'ordre des Passoeaux, du genre Colinga; avec les Prvcnias proprement dits, ils forment le sous-genre Procnias. Les averanos, qui ont le bec plus faible et plus déprimé que les cotingas, l'ont fendu jusque sous l'œil ; ce sont des procnias à gorge nue. Une espèce connue sous le nom d'Aiapelis vanegata. Lin., n'est autre que l'Arerauo de Buffoii; le mâle a toute la partie nue de la gorge garnie d'un grand nombre de caroncules charnues, aplaties, bl'uàtres, et qui deviennent rouges lorsque l'oiseau s'anime. Il a la tète rousse, les ailes noires et le reste d'un gris blanchâtre. Une autre espèce, Casrnurliynchos caruncu/ala., est blanche à l'état parfait; les jeunes et la femelle sont verdàtres. Tous habitent les forêts du Brésil. '■'

AVESNE (.Médecine, Eaux minérales). — Village do France, arrond. et à l(> kilomètres 0. de Lodève, et autant N. de Bédarieux (Hérault); eau minérale bicarbonatée mixte, température 28" cent., sels à base de soude, chaux et magnésie. Onctueuse au toucher; employée à la fois comme sédative et tonique ; on la dit très-puis-

sante contre les afTections cutanées humides, crustacécs et pustuleusse.

AVEUGLE (Médecine), du vieux mot latin aboeulus, dérivé lui-même de ocuhis, œil, et a/j privatif; privé des yeux. — La privation de la vue ou la eécilé est complàte ou incomplète : lorsqu'elle est incomplète, il est encore possible de distinguer le jour de la nuit, et même un peu de se conduii'e. La cécité est ou native ou accidentelle: lor-qu'elle est native, elle peut tenir i l'occlusion congénitale des paupières, à celle de la pupille, à l'adhérence de l'iris avec la cornée, à une cataracte de naissance, etc. Dans ces différents cas, elle n'est pas toujours incurable. Lorsqu'elle est accidentelle, elle peut provenir de certaines professions, telles que celle de graveur, d'horloger, de ciseleur, de verrier; de blessures intéressant les deux yeux, ou un seul lorsque déjà l'autre est perdu ; ou être la suite de maladies propres de l'œil, telles que l'amaurose, la cataracte double, des ophihalmies répétées, des taies, des cicatrices, suites de blessures ou de la petite vérole, etc. : quelques-unes de ces causes peuvent être combattues avec succès; mais lo plus souvent la cécité est un accident incurable. La cécité accidentelle peut encore tenir à des causes générales qui agissent sur des masses d'individus à la fois; ainsi, dans le Midi, l'éclat des rayons solaires, la vive réverbération de la lumière, les sables, la poussière; dans le Nord, la blancheur, le brillant des glaces et des neiges éternelles sont autant de causes qui produisent de nombreuses cécités dans les climats de température extrême. La privation de la vue, native ou accidentelle, doit nécessairement amener des changements notables dans l'existence physique, morale et intellectuelle des aveugles; on se ferait difficilement une idée du développement que prennent les autres sens, et surtout celui du tact, et même ceux de l'ouïe et de l'odorat; et dans l'impossibilité où nous sommes de nous étendre sur un sujet aussi curieux et aussi intéressant, nous nous bornerons à citer : l'aveugle-né, auquel le chirurgien anglais Cheselden fit l'opération de la cataracte à l'âge adulte, et qui fut pour lui l'occasion des observations les plus neuves sur les impressions qu'éprouve l'aveugle lorsque l'œil s'ouvre pour la première fois à la lumière; l'aveugle-né du Puisaux, petite ville du Gâtinais; celui que Réaumur opéra en 1749; enfin l'illustre mathématicien anglais Saunderson, aveugle-ué aussi, qui écrivit un Traité sur les éléments d'algèbre, traduit par de Joncourt eu IT.Stî ; qui inventa une machine simple et ingénieuse â l'aide de laquelle il faisait tous ses calculs algébriques; qui professa les mathématif/ues dans l'université de Cambridge avec un succès étonnant. Il donna des leçons d'optique; il prononça des discours sur la nature de la lumière et des couleurs; il expliqua la théorie de la vision; il traita des effets des verres, des phénomènes de l'arc-en-ctel, et de plusieurs autres matières relatives à la vue et à son organe. Les lecteurs qui voudront plus de détails pourront consulter, la Lettre sur tes aveugles, par Diderot, d'où nous avons tiré le passage souligné plus haut ; l'E\sai sur l'éducation des aveugles, par V. Haûy ; V Essai sur l'instruction des aveugles, par le docteur Guillé; Des aveugles, leur état physique, moral et intellectuel , par P. A. Dufau, ouvrage couronné par l'Académie.

Malgré la commisération dont les aveugles avaient été l'objet dans tous les temps, saint Louis est le premier roi qui ait songé à leur ouvrir un asile. Ce fut en i2C0, quelque temps après son retour de Palestine, qu'il fonda l'hospice des Quinze- Vingts pour recevoir 300 aveugles ; et ce n'est qu'en 17S0, cinq cents ans après, que, pour la première fois, on osa envisiiger la possibilité de les faire jouir du bienfait de l'éducation. "Valentin Haiiy, frappé de la dégradation intellectuelle et morale des aveugles qui croupissaient dans une ignorance complète, eut l'heureuse idée de créer pour leur apprendre à lire tout un système de figures en relief; il fit imprimer des alphabets, des ouvrages d'après ces modèles, et fonda, en 1784, l'inNtitution des Jeunes Aveugles. En 1701 elle fut reconnue comme établissement d'utilité publique, et quel(|ucs mois après réunie â celle A\i^ Sourds-.Muets : enfin, en thermidor an 111 (juillet r9(i),le nombre des places gratuites fut augmenté, et elle reçut une nouvelle organisation. En 1838 cet établissement fut transféré de la rue Saint-Victor sur le boulevard des Invalides, ou il existe aujourd'hui. L'institution reçoit GO jeunes garçons et 39 jeunes filles. L'admission ne peut avoir lieu avant dix ans, ni après quatorze. La lecture, l'écriture, la géographie, l'histoire, les sciences, la littérature, la musique, les arts et métiers, sont enseignés aux jeunes aveugles. Mais mal-

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heureusement le nombre des admissions est beaucoup trop restreint, piiisqu'à peine il est de l OU pensionnaires. Il y a en France 30 à iO (00 aveugles.

Le nombre proportionnel des aveugles varie suivant les différents pays. Ainsi, suivant M. de Gérando, en Angleterre, il serait de I sur 2 ODO habitants, et, suivant le docteur Julien, de I sur 1 600 en Prusse, de I sur 1 000 en France et en Belgique, et de l sur 800 en Danemark.

L'Europe et l'Amérique possèdent aujourd'hui un grand nombre d'établissements destinés aux jeunes aveugles. Les plus considérables sont ceux de Londres, de Liverpool et d'Edimbourg. En France, où a eu lieu la première fondation, il n'en existe qu'un. F — n.

AVICENME (Botanique), Avicennio, Lin. En mémoire d'.\vicenne, fameux philosophe et médecin persan du m' siècle. — Genre de plantes de la famille des Ver/,énrtcées, type de la tribu des Aricenniées. Il comprend des arbres à feuilles persistantes, coriaces, blanchâtres en dessous. Leurs fleurs sont à pédoncules solitaires, accompagnés de bractées ciliées, la corolle est petite et un peu coriace. L'.4 . bri/lnnte. Palétuvier gris ( -l . nilirtn, Jacq.) est un petit arbre de la Guadeloupe. Ses fleurs sont rosées. VA. tomenfeuse [i. tnmentusn. Lin.) croit au bord de la mer, dans les pays tropicaux. Cet arbre exsude une résine odorante que les nouveaux Zélandais emploient comme aliment. Sa racine contient beaucoup de mucilage et est regardée comme aphrodisiaque par les Arabes. Les grainesdecetteespèce sont aussi employéesdans la médecine des Indiens. Ils les mangent quelquefois, lorsqu'elles sont bien mùrcs. G — s.

AVICEPTOLOGIE (Zoologie), du latin ovif:, oiseati ; cnpcre, prendre ; et du grec loyos, discours. — C'est à proprement parler la chasse aux oiseaux. Nous renverrons aux diil'érents oiseaux qui ont été ou qui seront traités dans ce dictionnaire, et aux mots Vénerie, Oiseaux.

AVICCLE (Zoologie), Avicula, Brug., .4 rojirfe de Cuv., du latin avicula., petit oiseau. — Mnllusque acéjihale tesla'-é, famille des Ostrace's formant un genre que Cuvier a désigné sous le nom d'.-l/'o«rfe«, à cause d'une certaine ic-semblancc de sa coquille avec une queue d hirondelle. Le; avicuîes ont une coquille bivalve, à charnière rectiligne, ligament étroit et allongé; une échancrure à la valve gauche; muscle transverse antérieur très-petit. Toutes ces coquilles sont marines et habitent presque toutes les mers. L'espèce la plus célèbre est VArondean.r

. !37. - \viculc (f

pcrttc

perles (Mi/lilus margariliferw!. Lin.), dont la coquille, du diamètre do 0'",lv il 0'",I5, presque demi-circulaire, \erd4lrocn dehors, est de la plus belle nacre en dedans. On emploie cette nacre pour toute sorte de bijoux. C'est dans l'intérieur de ces coquilles que se trouvent Ic^perles firien ou perles d'Orient dont la pèclie est faite par des plongeurs, à Ceyian, au cap Comorin, et dans le golfe i'iTsiqu". Elle apiinrticnt au sous-genre /'în/of/(ne«(^/«ri;<n-iln, Lcacli.). Dans un second sous-genre, celui des iiiculrs proprem'Ul rlile<, se trouve l'Arorirle oiseau ( Mi/li/us hirun'ln^ Lin,), remarquable par les oreillettes poiiilucAdc sa charnière; son byssus ressemble à un petit arbic. Cette espèce habite la Méditerranée.

AVIVES (Vétérinaire). — On donne ce nom à un engorgcmcnl qui a son siège dans la région parotidicnno du cheval, et dans la glande parotide elle-inOnic; il vient du latin «<■/«« vivn, parce qu'on prétendait que les chevaux contractaient cette maladie en buvant des eaux vives. On disait hallre tes arives, d'une o|)éralion barlaie qui consiMait & saisir, avec des tenailles, les paroliihs engorftées et & le» frnp|)er avec une verge (voyez

l'AIIOTinK).

AVOC.\TIEn (Botanique). — Nom vulgaire d'une '•sptcc de Laurier {Laurus persea. Lin.), faisant partie

aujourd'hui du genre Periea ( Per?eo graiissin.n ., Gaîitn.), famille des Lauririe'es. C'est un grnnd et bel arbre, croissant naturellement dans l'.^méiiqne équatoriale et aux Antilles, mais cultivé, à cause do son fruit, dans toutes les colonies intcrtropicales. Ses feuilles sont alternes, longues, ovales, acuminées; les fleurs disposées en panicules corymbiformos. Le fruit est une baie à peu près grosse comme une belle poire dont il a la forme, et dont la chair est épaisse, succulente, très-estimée et recherchée. Les animaux en sont très-friands. Cette pulpe butyreuse et fondante est comparée pour le goilt à une t(mrte à la moelle de bœuf; aussi semble-t-elle de prime abord assez fade aux Européens. Ou la mange ordinairement comme le melon avec des viandes et du sel. Parfois, aussi, on l'accommode avec du vinaigre ou du citron. L'amande, qui n'est pas bonne à manger, donne, quand on la broie, un suc qui rougit à l'air et sert à marquer le linge, pour ainsi dire, d'une façon indélébile. Le fruit de cet arbre porte le nom d'Avocat ou Pi'ire d'avocat, aux Antilles. On a longtemps pensé que cette espèce était l'arbre désigné sous le nom de Persea par les botanistes de l'antiquité; mais Delile a prouvé, dans un mémoire lu à l'Académie des sciences en 181 s, que le Persea ne pouvait être autre chose qu'une espèce des Olacinées, le Ximenia /E(/i/ptiaca, Lin. G — s.

AVOCETTE (Zoologie), ftec«ri,!>o^/rfl. Lin. —Genre d'Oiseaia: de l'ordre des Écfias^iers , famille des Longiroslres; ils tiennent à la fois des oiseaux nageuri par leur» pieds palmés presque jusqu'au bout des doigts, et des bécasses par le tarse élevé, les jambes à moitié nues, le bec long, grêle, pointu, lisse et élastique; mais ce qui les distingue particulièrement de tous les autres oiseaux, c'est la forme même du bec, dont la pointe membraneuse est fortement recourbée en haut, de manière à former une concavité très-marquée dans ce sens.

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