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TION

Balance de Nichoisox. — Voyez AnÉovF.rr.E.

Balance hydrostatique. — Balance ordinaire :\ plateaux élevés imaginée par Galilée, pour poçer les corps dans l'eau (voyez AFCHniÉnE [princifie ri'], Densité).

Balance d'eau. — Machine hydraulique d'une exiréme simplicité et pouvant dans certains cas être employée avec avantage à cause des frais peu considérables qu'exigent son établissement et son entretien. Elle est en particulier souvent usitée dans les usines k fer pour élever sur la plateforme du haut fourneau le combustible et le minerai. Elle se compose d'une tonne munie à son fond d'une soupape à queue s'ouvrant de bas en haut et suspendue À l'extrémité d'un câble qui s'enroule sur un treuil. Sur le même treuil s'enroule en sens contraire un second càblo à l'extrémité duquel on attache les fardeaux que l'on veut soulever. La tonne étant au haut de sa course, ou y fait arriver l'eau d'un cours d'eau ; dès qu'elle en a reçu une quantité suffisante, elle descend en commençant dans son mouvement par fermer au moyen ■d'un mécanisme très-simple le robinet d'alimentation, et en entraînant le fardeau qu'elle soulève pendant sa chute.

Arrivée au bas de sa course, la queue de la soupape vient buter contre un obstacle ; cette soupape se soulève, la tonne se vide, remonte, et en revenant à sa première place rouvre le tuyau d'alimentation. M. D.

BALANCEUR (Zoologie). — Nom vulgaire donné à une espèce d'oiseaux du genre des Gros-becs {Coccot/iraustes, €uv. ), de la famille des Conirosiivs, ordre des Passeifaux, parce qu'il vole en se balançant. Il habite l'Amérique méridionale.

BALANCIER. — Voyez Échappement, HoRLOOEniE.

Balancier (Mécanique). — En mécanique on appelle de ce nom une machine très -fréquemment emploj-ée dans l'industr-ie pour découper les métaux à l'eniportepièce, ou pour leur donner des formes déterminées par une forte compression entre des moules de fonte ou <l "acier.

Il se compose d'une forte vis en fer à filets carrés dont le pas est plus ou moins allongé suivant la priissance <ie la machine et dont la Vite est munie d'un levier horizontal généralement terminé à ses deux extrémités par des masses pesantes C {ftg. 2G2). C'est ce levier dont le mouvement de va-et-vient a donné son nom à toute la machine.

La vis est mobile dans un écrou en bronze porté à l'extrémité supérieure d'une pièce de fonte sulfisamment résistante ; en tournant le levier dans le sens convenable, on fait remonter la vis dans son écrou. Quand elle est arrivée assez haut, on imprime à l'appareil un mouvement contraire qui, se trouvant favorisé par le poids de la vis et de son balancier, devient très-rapide jusqu'à ce l'extrémité inférieure de la vis, rencontrant un obstacle, le brise ou s'arrête brusquement. Dans ce dernier c,is le choc et la compression sont extrêmement violents et proportionnés d'ailleurs sux dimensions de la machine et à la vitesse imprimée au balancier.

Quand on veut découper les métaux à l'emporte-pièce, l'extrémité inférieure de la vis porte un poinçon d'acier fortement trempé dont la face inférieure ou section a exactement la forme de la portion qu'on veut détacher delà plaque métallique. Sur la table du balancier est posée une pièce d'acier également trempée , percée dans son centre d'une ouverture reproduisant en creux la forme du poinçon, mais allant en s'évasant d'une manière sensible de la face supérieure .'l la face inférieure, afin de donner un dégagement plus facile aux parties métalliques enlevées. La plaque de métal appuie sur cette dernière pièce qui est du reste solidement fixée par des vis en fer. A chaque coup de balancier le poinçon, pénétrant dans la pièce inférieure, s'ouvre un passage an travers du métal et en détache une partie dont la forme est réglée par celle du poinçon.

Pendant longteiups, les médailles et monn.iies ont été frappées par un procédé semblable : aujourd'hui, le balancier monétaire n'est plus employé que pour les médailles ; pour les monnaies proprement dites, il a été remplacé par la presse monétaire de M. Tlionnclier (voyez Monnaies).

Quoi qu'il en soif, on comprend s.ans peine que le poinçon du balancier doive être dirigé dans sa marche avec une grande précision pour ne pas venir heurter contre sa plaque d'acier ; il ne doit pas non plus suivre la vis dans son mouvement de rotation sur elle-même. Aussi ce

poinçon, au lieu d'être porté direclemcnt parla vis, estil ajusté dans une pièce à part appelée huile cnuhinti: Cette pièce est creusée latémlemcnt dans le sons de sa hauteur de deux fortes rainures en forme de coin creux ;

la monture du balancier porte en relief deux coins verticaitx semblables, en sorte que la boîte ajustée entre ces deux coins peut se mouvoir verticalement, mais que tout autre mouvement lui est interdit. Cette boite porte en outre à sa partie supérieure un collier qui embrasse une rainure circulaire creusée sur le pourtour de l'extrémité inférieure de la vis. Celle-ci tourne dans le collier qu'elle soulève ou abaisse avec elle.

Il existe des balanciers qui peuvent percer des trous de plusieurs centimètres de diamètre dans des plaques de fer de O"",!!! d'épaisseur, et d'un autre côté, c'est avec des balanciers qu'on perce l'œil ou chas des aiguilles les plus fines. Ces machines peuvent donc servir aux usages les plus divers, comme machines à impression, emporte-pièces, eic. ,4

Balancier des machines a vapecr. — Voyez Vapeir (Machines a i.

BALA^CIER iivDRAiLiQiiE. — Macliinc de formes très-variables, mais composée en principe de deux vases oscillant aux deux extrémités d'un balancier et d'un système de soupapes disposées et manœuvrées par la machine de telle sorte que chaque vase reçoive l'eau quand il est au haut de sa course et se vide quand il est au bas. Il eu résulte un mouvement alternatif qui peut être utilisé. C'est une assez mauvaise machine à peu près inusitée.

Balanciers (Zoologie). — On a donné ce nom à deux petits filets mobiles, minces, terminés par une espèce de bouton arrondi, placés sous l'origine des ailes des Insectes dij/tères. Pans quelques genres on les trouve au-dessous des ailerons; mais ceux-ci manquant souvent, les balanciers se trouvent à nu. On ne sait pas encore à quoi sei^ vent ces petits appendices; on a pensé qu'ils avaient pour fonction de soutenir l'insecte en équilibre lorsqu'il vole, ainsi que son nom l'indique; mais leur petitesse comparée à la puissance de l'.iile dans le vol ne permet pas de s'arrêtera cette idée : d'autres ont avancé, avec aussi peu de raison, qu'ils servaient, en frappant sur les ailerons, à produire le bourdonnement que font entendre ces insectes eu volant; mais on répond à cela que ce bourdonnement existe dans les genres qui n'ont pas de balanciers. Tout ce qu'on sait, c'est qu'en volant l'insecte les agite avec beaucoup de vitesse. Linné les a donnés comme un des caractères de l'ordre des Diptères, et en effet, on ne les rencontre nulle part ailleurs.

BALANÇOIRE. — Voyez Escai\polette.

BALANÉ 'Zoologiei, 'nn/mim, Brug., G/ancl de mer, Cuvior; du grec liit/inmi, gl.ind. — Famille de Crustacés, ordre des Cirrhi/inlr\\ placés d'abord comme tous ceux de cette fction dans les Mollusques, par Cuvier, qui cependant écrivait qu'ils « établissent p.ir plusieurs rapports une sorte d'intermédiaire entre cet embranchement et celui des ,\rticiilés. » Depuis cotte époque, les tr.avaux de M. Martin Saint-Ange sur VAimlife, en justifiant cette réserve du grand naturaliste, ont éclairé la question, et aujourd'hui la section des Cirrhipèdes appartient au sous-cmbrancliement des Articulés (voyez Cirrhipéde). Les caractères de cette famille sont : co-

quille conique, souvent iuflL^chie, composée de six valves articulées, et dont l'ouverture se ferme plus ou moins par un opercule de quatre valves mobiles, triangulaires; les branchies sont des appendices en forme d'ailes, semblables à celles des Anatifcs. Ces animaux s'attachent aux corps ^ous-marins; et les rochers, les vaisseaux, sont souvent couverts de l'espèce dite Lepas balanm. Lin. L'espèce Halattus im/mnaiii/um, Lin., vulgairement nommée O.and de mer, Tulipe, est regardée en Chine comjne un mets délicat.

BALAKINE (Zoologie), Balaninus, du grec balaninos, .qui provient du gland. — Sous-genre d' Insectes coipoptèns tétramdre'!, famille des Ri/nchophores ou Porte-ber, grand genre Charançoyt {Currti/io. Lin.), démembré des Rliynchœnes de Fabricius. Il est caractérisé par un corps ovale, de forme presque naviculaire; la trompe grêle dépasse souvent la longueur du corps. L'espèce la plus remarquable est le Churnnçon des noisettes (B. nucum, Cuv.; ' Rhynchcenus nucum, Fab.). Avec sa trompe effilée, il perce les noisettes qui comraeucent à se former, à travers les enveloppes, et la '''S'u"dî'a7anc!n"d"s Partie déjà dure de la coquille, y innoiscues. troduit un œuf, et la Jeune larve qui

en sort vit aux dépens de l'amande; à sa métamorphose elle fait un trou au fruit pour en soitir, et pénètre en terre où elle se transforme eu nymphe. Cette espèce, longue de 0"',0(i7, à (',008", est noire, couverte d'un poil jaunâtre qui la fait paraître d'un gris vert.

BALAMTE (Botanique', Bahinites, R. Delile, du grec balanos, gland. — Genre de plantes appartcuant à lapeiile famille des O/nc/neW. Le B. d'Èt/ypIe [B. .Hyi/ptiaco, Delile j Xi/meida .l-'gyptiuca. Lin.) est un arbre propre à l'Egypte, à la Nubie et à l'Abyssinie. Il y est aujourd'hui, dit on, extrêmement rare. Rafeneau-Celile pense que l'on doit rapporter .'i ce végétal, le Perseaàes, anciens, arbre célèbre décrit par Théophraste et que l'on a longtemps considéré à tort comme étant VAvocatier. Le balanite porte dans sa patrie le nom de D' g!ig, Delile croit aussi que ce dernier n'est autre chose que le Lchuckh dont les anciens Arabes parlent en vantant son fruit à saveur douce, agréable et présentant quelque analogie avec la dalle.

BALARUC (Médecine, Eaux minérales'. — 'Village de France à la pointe N.-E. dL- l'étang de Thau , arrondissement, et à 20 kil. S.-O. de iMonIpellior (Hérault). A G kilom. N. de ce village, existe une source d'eau thermale chlorurée sodique. Temp iS" cent. Elle laisse dégager un peu d'acide carbonique, et renferme par litre 'J",i;80 de principes fixes, principalement chlorure de sodium, G",s02; chlorure de magnésium, |i",07i; bromure de magnésium et de sodium, 0'',0j5. Ces eaux jouissent d'une graede réputation contre les paralysies, contre l'apoiiluxie même, le rhumatisme chronique, etc., en bains et en boissons.

BALAUSTK (Botanique). — Terme cmploj-é quelque- | fois pour désigner un fruit muliiloculaire, indéhiscent, adhérent, à enveloppe dure et à graines entourées de pulpe sans perdre leurs points d'attache. Les loges sont superposées, ce qui provient, d'après M. Lindiey, de ce que deux vericillcs de carpelles existent, adhérents l'un au-dessus de l'autre, entre eux et avec le tute du calice, ce dont on ne peut se convaincre que dans la (leur. Le fruit du grenadier présente cotte organisation. La grenade est donc, botaniqucmenl parlant, une Ijuliiifite.

Les fleurs du grenadier, employées en décoction pour ccriaiiies affections, portent aussi dans les pharmacies le nom de Bnfiiu\le ■

BALBL'SAllD Zoologie), Pandinn, Savig. — Sous-genre de l'ordre des Oiseaux de proie diurnes, giand genre Faucons, si'ction des Oiseiiuj- de proie iyiiob.'es. Ils oui le bec grand, comprimé sur les côtés, les ongles forts, Irès-crocliu», ronds en dissous, queue dépassée par les Bile», la seconde plume des ailes déplissant les autres. Ces oiseaux vivent de poissons, aussi ne quittent-ils les bo -d» de» lues, des étangs, de» rivières, (|ue lorsqu'ils veulent nicher; alors Ils vont établir leur aire dans des cn'VUShCsde rocher» esrarpé.s nu sur le haut dos grands arbre». On n'en connaît bien qu'une espèce, le DnUmtard iralro liti/ialuu Un.){/i'/. ÏIH): longueur tonde, ()",li(), bec noir, nianleau brun, )c dessous du corps blanr, tache» liruiie» Nur la tète et ia nuque, tarses jaunes il écaille

bruiK'. On le rcnrr.nlie au b ird des neu\cs, dos rivièrf », dans toute l'Eurojie ; il sai il les poissons avec S3S séries!

Fiï 26'.. Balbuçard {Fako haliœlus. Lin.).

à la surface de l'eau, souvent même il plonge pour les attraper; il attaque rarement les oiseaux d'eau.

BALEINE (Zoologie), Bulœnn, Lin. — Genre de Mammifères cétacés, que le vulgaire prend généralement pour un poisson à cause de sa forme extérieure, de ses habitudes, de son habitation constante dans les eaux de la mer, et qui pourtant, examiné scientifiquement, présente tous les caractères des Mammifères; en effet, la baleine est vivipare, elle respire par des poumons l'air extérieur, elle a le sang chaud, un coeur à deux ventricules, elle met bas un seul petit, rarement deux, qu'elle allaite au moyen de mamelles placées près de l'anus. Cet énorme céiacé, qui n'a pas moins de 2â à 30 mètres de long dans l'âge adulte, a une tête d'une grandeur démesurée, d'au moins le tiers delà longueur totale du corps; la bouche dépourvue de dents est garnie des d ux côtés à sa mâchoire supérieure de grandes lames minces, transversales, serrées les unes contre les autres, au nombre de 8 à yOO de chaque côté et longues de 3 mètres environ, c'est ce qu'on appelle fuu'.ns : ils servent, lorsque la

baleine a englouti dans sa vaste gueule un grand volumo d'eau couU'uaut en quantité des vers, de petits mollusques, des zoophytes, de petits poissons dont elle to nourrit, à les retenir connue fer.iit un crible: lorsque l'animal vent se débarrasser de celte niasse d'eau qui lui devient inutile, il le fait au moyeu de deux ouvertures placées directement au-dessus de sa tCle nommées c'uenis et par la pression de sa langue, de ses muscles pharyngiens et d'un appareil musculaire spécial , il lance à^une hauteur de 10 à 12 mètres deux colunnes d'eau qui sufllsent souvent pour submerger des embarcations assez grandes. La baleine a une langue énorme, charnue, fort épais-e ; sou gosier étroit ne lui permet do se nouirir que de très-petits luiimaux, ^ i:\ht a les yeux de la grosseur de ceux du boeuf, cl l'ouie cxlrèmemeiil fine : elle n'a que d( ux inenibics représentés par deux nageoires pectorales dans lesquelles un retrouve toutes les parties du membre aiuérieur des Moramirèrcs; lu partie poslérieure de sou corps est ter-

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