‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 135 sur 396 · MI£R · texte numérisé non relu

MI£R

BALZVNES (Hippiatriquc) — On donne ce nom à des taches blanches qu'on remarque quelquefois à la partie inférieure des membres des chevaux. C'est un signe important à consigner dans les signalements, et on ne doit jamais y manquer. Elles peuvent être plus ou moins grandes ; elles peuvent même faire le tour de la couronne ; elles peuvent être mouchetées ou lierminées ; elles peuvent varier beaucoup en nombre. ■• BAMBOU (Bitanique), liambiisa, Schreber, mot latii.isé de lindien //«»(/('.%■. — Genre de plantes de la famille des lU-amniPcs, tribu des Festucarée', type de la soustribn des Itnmhusers. Il comprend des végétaux arborescents tu''- l'ii'vi'^ ; li'urs rameaux, nombn nx et divisés, nai~ . ni il. s iim-ikK de leurs grosses tiges. Les épillets sont ses-iir>rt iMi-rj!'- il.' :i (Ui un plus grand nombre de fleurs. Le caraclù'c. jirincipal de ce genre est de présenter G étaniines. Le II. roseau {II. ai uiulinacea, Willd. ; /Irwni'/o linmhos, Lin.) s'élève souvent Si plus de 20 mètres. Ses rameaux sont très-nombreux, flexibles, portant aux nœuds 2 ou 3 épines fortes qui avortent souvent par la

culture. Ses feuille; sont obloiiguos, lancéolées, arrondies à la base, aiguës au sommet et à gaine un peu poilue. Ses épillets sont oblongs, comprenant de 2 à U flfurs. Cette espèce est très-abondante aux bords des eanx dans les Indes orientales. Le B. rjwidiia [li /jundtm, Hnmh. et Bonp. : Guadua est le nom que donnent à ce bambou les habiiantsde l'Amérique méridionale) s'élève à 12 mètres environ. Ses entre-nœuds sont longs de 0°,3n et pleins d'une liqueur agréable au goût, qui porte le nom de tahnshir. Le Guadua forme des forêts situées principalement dans les endroits un peu élevés et présentant une température douce. Le B. agrestii, mentionné par Loureiro dans sa Flore de Cnchinrhine., est aussi une très-belle espèce garnie de fortes épines, qui la font employer pour former des palissades. On signale aussi comme espèce cocliinchinoise le B. mifis , qui s'élève souvent à plus de 15 mètres. Il est probable qu'il existe une grande quantité d'espèces de banbons, mais elles sont peu connues an point de vue botanique ; car leurs tiges arrivent tontes coupées en Europe, et dénuées ainsi de tout caractère distinctif. Les usages de ces végétaux sont nombreux. La liqueur mie'leuse qui se coagule sous l'influence de la chaleur, et que l'on extrait des tiges de toutes les espèces, était le sucre des anciens. Le bois, qui est très-dnr et très-résisiant, est employé à tonte sorte d'ouvrages ; ainsi les jeunes tiges servent à faire des cannes, des manches de parapluies, d'ombrelles, etc. Plus tard, il entre dans la construction des maisons, et enfin avec son écorce on tresse des corbeilles, des nattes et des paniers élégants. C'est eu frottant rapidement deux morceaux de bambou l'un contre l'autre, que les Indiens obtiennent du feu. La pellicule des tiges de bambou s'emploie à faire du papier chez les Chinois. Auguste Saint-Hilaire a parlé du ver du bambou nommé par les indigènes hicho de facuara, et que Latrcille a reconnu pour une chenille du genre cossut ou du genre hé/iiale. Il est regardé au Brésil comme un aliment délicieux. D'après les indigènes, le tube intestinal de cet insecte contient un principe narcotique qui a sur le cerveau une influence telle que ceux qui en font usage, tombent dans un sommeil extatique, accompagné de songes merveilleux. G — s.

BANANIER 'Botanique), du mot hanana, que les habitants de la Guinée donnent au fruit de ce végétal ; il désigne en français le genre Musa, Tourn. (de mauz, mouz,

Fis- Î70.

nom arabe d'une espèce, selon Forskahl, ou, selon Linné, dédicace faite \ Musa, médecin de l'empereifi Auguste), appartenant à la famille des Musacées, à laquelle il a servi de type. — Ce genre comprend de grandes herbes vivaces, à hampes entourées de gaines de feuilles emboîtées, constituant ainsi les tiges. Les Bananiers habitent les régions tropicales et subtropicales. Le fl. commun (M. paradisiara. Lin., nom métaphoriiiuc dnnné à ce végétal pour exprimer à la fois le goût de son fruit et la magnificence de son feuillage), appelé aussi fi,/u,rr d'.idtm, parce qu'on a supposé que le premier homine se couvrit de ses feuilles en sortant du paradis terrestre,

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s'élève à 4 ou 5 mètres-. Ses tiges bont épaisses, coniques, et terminées par un très-gros bouquet de feuilles, longues quelquefois de plus de 2 mètres du centre desquelles nait une hampe terminée par une grappe couverte de larges bractées charnues, les supérieures stériles et les inférieures se changeant en fruits {haituiie.-:)^ qui se mangent cuits et ont un goût de beurre frais légèrement sucré. On dit avec raison (lue, grâce à ce bananier, personne ne meurt de faim dans les contrées où la culture en e>t possible. En effet, chaque pied, par an, produit 50 kil. de fruits; et une bananerie rapporte cent trente-cinq fois plus qu'un champ de blé. La cosse du fruit n'est pas comestible et s'enlève facilement; dans l'intérieur, se trouve la pulpe molle, partie alimentaire qui, suivant les différents degrés de maturité, est plus ou moins farineuse, ou acide, ou sucrée. Cette substance donne par la fermentation une liqueur vineuse. Les feuilles sont employées pour une foule d'abris. Le fl. des sages {M. sapientium, Lin.J a les fruits plus sucrés que ceux de l'espèce précédente ; aussi sont-ils servis de préférence en dessert, ils se mangent crus ou rôtis sur le gris et ont nue chair fraîche et abondante. On les nomme figues-banuiws, lacoves ou camburi en Amérique. Le B. de la Cliinc {M. Chitiensis, Swet. ) arrive à mûrir en serre. Son régime porte de cinquante à quatre-vingts fruits. Le /(. textile (il/, teitilis. Née), appelé clianvrc de Manille, présente dans sa tige des fibres qui donnent une bonne filasse et qui servent à faire des tissus précieux. Il croit dans les Philippines. Ses fruits ne sont pas comestibles. Caractères : fleurs en groupes nombreux à l'aisselle de grandes bractées. Étamines au nombre de 5. Fi'uits eu baies, renfermant un grand nombre de graines au milieu d'une pulpe abondante, où elles avortent souvent. G — s.

BA.\C A tiher (Mécanique industrielle). — Machine servant à faire passer les métaux au travers d'ouvertures de formes très diverses, et à leur donner la forme même de ces ouvertures, soit par l'effet de leur malléabilité, toit parce que les bords do l'ouverture, étant taillés en nrèles vives, découpent le métal à sa surface. Cette machine se coiTipose d'un bauc en bois formé do madriers as,semblés et solidement fixés au sol. A l'un des bouts du banc se trouve une forte pièce de fonte sur laquelle on ai'-iste la plaque d'acier trempé, ajipelée filière, dans la-

quelle est pratiquée l'ouverture indiquée plus haut. A l'autre bout se trouve un système d'engrenages c, /niù à la main ou à la vapeur, et engrenant avec luie crémaillèree ou une chaîne en fer articulée. La tige métallique est apointic, à l'un de ses bouts, à la lime ou au marteau. Cette extrémité passée au travers de la filière a est saisie par une pince* fixée à la chaîne ou à la crémaillère, et la iraction s'opère avec lenteur pour que le métal ne se fa- IIruc pas trop. A mesure qu'il passe au travers de la fili'To, il prend cxlérleurement la forme et les dimensions lie celle-ci, soit par un étirurje, soit par ur.e espèce de ra- /jiilnf/r(\\ù enlève l'excédant du mêlai.

Bank a Biitiornn. — Nouvelle machine imaginée dm» le but d'augmenter les ressources que présente le banc & tirer. Dan» co nouvel appareil, lo métal, au lieu d'eirc lire au travers do la filière, y est, nu contraire, poussé au moyen d'un mandrin d'acier logé dans son intérieur. On est ainsi parveim à transformer de» rondelles de cuivre ou de fer en tubes creux, do longueur presque indéfinie el «an» soudure. Le travail est d'abord préparé an balancier (voyez Uai.ancikii , KniBoiirisSAi.ii) , puis, quand lu tube u acquis une cerlalne longueur, on le monte aur un mandrin cylindriiiue en acier poli, et on I» force par la pression & passer L travers des filières do plus en plus étriijtes. Le» tubes obleriusde retle manière peuvent rester fermés A l'une de leuro extrémités : c'est

ainsi que sont fabriqués les tubes de fer étamé pour Ifr moulage des bougies et chandelles, les porte-plumes creux eu métal, etc. Mais lorsqu'ils ont acquis une certaine longueur, on les crève par le bout et on continue à les étendre au banc à tirer. L'usage de ces tubes se répand de plus en plus à mesure que leur fabrication s'étend, se perfectionne et devient plus économique.

Le cuivre rouge supporte facilement le travail de l'emboutissage et de l'étirage; le laiton, et surtout le fer et l'acier, exigent plus de précautions. Tous ces métaux doivent être recuits après avoir passé deux ou trois fois à la filière M. D.

Baxc u'Hippocbate (Médecine), Scamnum Hij>pociaticum. — Machine inventée par Ilippocrate pour la réduction des luxations et la coaptation dans les fractui'cs de la cuisse. Elle est complètement abandonnée aujourd'hui ; cependant Scultet l'a figurée dans son Armamtntarium chirurgictini.

BAi\D.\GE (Chirurgie). — Application méthodique des bandes, compresse?, et autres pièces destinées à maintenir un appareil sur une partie du corps. Il désigne aussi tout ce qui compose cet appareil lui-même : ainsi les bandes, les compresses, les bandelettes, la charpie, les attelles, les planchettes de bois, les coussins, les fanons, etc. On y ajouie même les tourniquets, le brayer (voyez ces mots), tous les bandages à hernies et beaucoup d'autres. L'art d'appliquer les bandages n'a rien d'absolu, il est tout entier dans l'habileté manuelle du chirurgien et dans sa facilité de conception. La forme de la partie malade, la région du corps où le bandage doit être fait, la disposition des surfaces, le but qu'on veut atteindre, sont autant d'éléments du problème qu'il s'agit de résoudre, et font de cette partie de l'art une branche importante de la chirurgie. 'Toutefois, il eu est quelques-uns dont les pièces sont tellement déterminées qu'elles ne peuvent être employées que d'une seule manière. La matière première principale des bandages est la toile de chanvre ou de lin ; le coton peut aussi être employé, mais dans les circonstances où on ne craint pas de maintenir une trop grande chaleur : le linge doit être demi-usé et blanc de lessive. Les différentes pièces qui composent un bandage doivent être appliquées méthodibuement, en faisant le moins de plis possible ; le degré de consiriction doit être modéré, à moins que l'on n'ait besoin d'une forte compression ; en général, il doit être également compressif dans toutes ses parties ; les bandages peuvent être appliqués à sec ou imprégnés d'eau simple ou chargée de substances diverses, telles que du sel commun, de l'eau de-vie simple ou camphrée, des décoctions de quin(iuina, de plantes émollientes, de l'amidon, etc. Suivant le but qu'on se propose, ils peuvent être contentifs, comjiressifs, unissants, etc. Les bandages ont reçu des noms tirés soit de leurs formes, de leurs usages, de leurs directions, etc. Ainsi il y a lo bandage étoile, le renversé, le circulaire, le spica (en épi), bandage croisé dont les tours de bande sont disposés autour d'un membre, comme les épillets des Graminées le long de leur axe, le gantelet, le cou>>re-chef, le sus/icnsoir, l'étrier,lc scapulaire. dont les noms indiquent les usages ; les bandages en T, en 8 de chiffre, Vécliarpe, le in07Wcle pour un seul œil, le binocle pour les deux yeux, le nœwl d'emhulleur, le bandage de co/'/jv destiné à maintenir les appareils sur le tronc, le bandage de Catien ou des pauiires, qui entoure la tête du sinciput au menton, le bandage à dix-liuit cliefs ou de Scultet, pour les fractures des membres, etc. Il y a encore les bandages pour contenir les hernie^. Il en sera parlé à ce lïiot. F. — n.

BANDE (Chirurgie). — On appelle ainsi une pièce de toile dont la longueur surpasse de beaucoup la largeur; ainsi une bande peut avoir de I à 4, 5, 8, 10 mètres de longueur; en général, elles doivent être d'autant pins longues qu'elles sont plus larges; ainsi les bandes de corps, de cuisxe, pourront avoir 7 4 8 mrlre', de long et jusqu'à 0°',n8 ou (l°',l() de largeur; celles (|ui seivent pour la j'nmbe, le pied, lo bras, \'avanl-brn<, le i«n,iiirt, auront de ? à 5 mètres de longueur sur 0"',(l . i 0'",ll(; ; enfin, celles qui serviront pour les doigts auront une longueur de I à 3 mètres sur 0'",<rJ ou on',03 environ de largeur. Les bandes doivent être en toile un peu usée, ou même en colon, coupées droit fil et non déchirées, sans ourlet. Les différents bouts qui seront réunis pour former inic bande seront cousus il plat.

Bande (.Anatomiu). — l'ne aponévrose en lanière allongée porte le nom de ha\idc nponéeroliijue; on en dit autant d'une lanière llgnuK^nteuse : c'est une haude ligamenteuse (voyez Ai'OMhiiusH, LioAment).

BANDEAU (Chiriirg'c). — Esptce de bandngc fiu'oii <;iTiploie pour maiiitoiiif un appareil sur le front, les yeux, les tempes ou l'occiput; c'est ordinairement une pièce de toile longue de l"',2î>, et d'une largeur qui permette de la plier en deux ou même en quatre, ou bien une bande de 2 à 3 mètres de long; on fait ce bandage on appliquant d'abord le milieu sur le front et en portant les deux chefs sur l'occiput où ils sont croisés, puis rameniis en avant, etc. On les fixe avec des épingles, sur les côtés de la tète autant que possible.

BANDELETTE Chirurgie). — On a donné ce nom quelquefois à de petites bandes longues do I mètre à l'",Wi et de O^iiO-^ de large, qui servent pour panser les parties peu volumineuses, telles que les doigts, les orteils. On appi'lle bam/e/etics agghilinutives de petites lanières d'une largeur de 0'",(l'l à ()'",02, que l'on coupe dans un morceau de toile enduite de diachylon (sparadrap) ou de talTetas d'Angleterre, etc. (voyez ces mots', et dont on se sert en général pour tenir rapprochées les parties divisées qu'on veut réunir par première intention (voyez RÉUNION) . Ces bandelettes doivent être de longueur et de largeur différentes, suivant les parties où on doit les appliquer; en général, elles seront moins larges au milieu que dans le reste de leur longueur. Pour les appliquer, on les exposera au-dessus d'un fourneau de braise ou de chaibon, afin qu'elles adlièrent mieux (voyez Acclutinatif).

BANDOLINE, de banrhnu. — Substance mucilagineuse extraite des pépins de coing ou des graines du psylliuni, et aromatisée par les parfumeurs. Elle sert à maintenir les cheveux lisses.

BAMANS (AnoBE des) (Botaniquei. — Espèce de fi guier {Fins Indien, Lin.; Finis Benghalemis, Lin.) qui rentre aujourd'hu; dans le genre Urnstiqmnte, sous le nom de V. Beng/ialensis , Gaspar. C'est un grand arbre à branches horizontales, à écorce d'un gris cendré , à feuilles longuement pétiolécs, coriaces, couvertes de petites ponctuations. Sou réceptacle est à peu près de la grosseur d'une prune. Le figuier des Banians ou Banyans est l'objet d'une grande vénération de la part des Indiens. Les branches de cet arbre émettent des racines aériennes qui viennent s'implanter dans la terre et produire des rejetons. Un seul arbre peut donc se multiplier de manière à couvrir une grande étendue. Il arrive souvent que les oiseaux viennent déposer sur un palmier, le Borassus flobelliformii, des graines de ce singulier végétal; celles-ci y germent alors. Des racines se développent et bientôt de nouveaux individus arrivent i entourer complètement le palmier. De là le culte des indigènes, qui regardent cette particularité comme une union sainte faite par la Providence. G — s.

BAOBAB (Botanique), de hahof/ab, nom de cet arbre en Egypte. — Genre de plantes appelé Adnnsonia, Lin. (dédicace faite par Bernard de Jussieu à Michel Adanson, botaniste français, qui donna le premier de justes notions sur cet arbre) ; il appartient à la famille des Sterculiace'es , tribu des Bomhaee'es. Caractères prinpaux : 5 pétales ; étamines indéfinies, monadelphes ; style très-long, terminé par plusieurs stigmates; capstile indéhiscente à 10 loges ou plus, renfermant plusieurs graines au milieu d'une pulpe farineuse. Le H. cligiié (Adansonia digilafa. Lin.), appelé aussi Pain de singe, parce que sa capsule est remplie d'une substance farineuse, aigre, très-recherchée des singes, est un des plus gios végétaux que l'on connaisse. Il s'élève à 30 mètres environ; son tronc a 4 mètres au plus; mais la circonférence de celui-ci acquiert jusqu'il 25 à 30 mètres. I^es branches extrêmement volumineuses s'étendent presque horizontalement, et, entraînées par leur poids, elles penchent leur extrémité jusqu'à terre; de sorte que l'arbre prend luie forme hémisphérique qui est du plus singulier effet. Les feuilles sont composées à 5-7 folioles iiu'g:des, ovales, aignés. Les fleurs sont solitaires, axillaires, pendantes et blanches. Elles ont O^iîn de diamètre. Le fruit est une capsule ovale, ligneuse, atteignant souvent Oi",îO de longueur; il est couvert d'un duvet épais, vcrdàtre, et contient de In A l'i loges renfermant de 50 à (iO graines osseuses, noirâtres, luisantes, réniformes et entourées d'une chair sponiiionse qui devient farineuse. Le baobab croit dans les tiTivs sablniini'Ms.s de l'AIViiino occidentale, et priiK i|iiilrMii'i]l ;iu S('iii';;:ii. On l'a li aji^porié en Amérique, où il se dévclupiic parlailenirnt. On en signale do très-gros individus à la Muri inique, ;\ Saint- Domingue. Dans son jeune ii'^r, le Raohab s'accroit frèsi-apidemi'nt, tandis qu'A r;i;;i' adulte --imi aerroissoment devient très-lent. Ainsi, d'après un tableau dressé par

2ri DAR

Adanson, à I an le Baobab ;i 0",03 à 0°',04 de dinmètro nu plus; à 20 ans, û"',30 ; à 30 ans, 0"',GO; à 100 aiv.,, r",30 ; à 1 000 ans, 5 mètres ; à S 400 ans, 6 à 7 mètres ; et enfin à 5 150 ans, 10 inètres. n II est vraisemblable, dit Adanson dans sou magnifique mémoire présenté à l'Académie des sciences {Mem. de l'Acad. des sciences de Parts, I7GI, p. 218), que son accroissement, qui est trèslent relativeinent à sa monstrueuse grosseur, doit durer plusieurs milliers d'années, et peut-être remonter jusqu'au déluge, fait assez singulier pour faire croireque le baobab serait le plus ancien des monuments vivants que puisse fournir l'histoire du globe terrestre. » Le célèbre naturaliste a observé aux îles du cap Vert un baobab sur lequel des voyageurs anglais, trois cents ans auparavant, avaient gravé des lettres. En entaillant le tronc, il a retrouvé au-dessous de trois cents couches ligneuses ces mêmes inscriptions, et il a mesuré l'épaisseur des couches qui les recouvraient. C'est ainsi qu'il a pu se rendre compte de l'accroissemeiit de l'arbre. Le Baobab présente des propriétés émollientes mucilagineuses analogues à celles des mauves. Les feuilles séchées et pulvérisées constituent le lalo, que les nègres mêlent à leurs aliments, surtout au couscnti<:, pour arrêter l'excès do la transpiration. La tisane faite avec ces feuilles est calmante. Adanson l'a employée avec succès contre les fièvres ardentes du Sénégal. L'écorce du fruit est employée par les nègres pour faire du savon. Enfin, ceux-ci creusent souvent l'arbre de manière à former de vastes cavernes où ils viennent pendre les cadavres de ceux qu'ils jugeiit indignes de sépulture. G — s.

BAQUET MAGNÉTIQUE (Médecine). — Espèce de petit réservoir autour duquel Mesmer et ses adeptes faisaietit leurs pratiques de magnétisme : c'était une petite cuve ronde, ovale ou carrée, de l'",50 environ de diamètre, de 0°,50 de profondeur, fermée par un couver(!le en deux pièces qui s'enchâssait dans la cuve. On plaçait au fond des bouteilles couchées, de manière à former des rayons convergents, tous les goulots étant tournés vers le centre du baquet. D'autres, placées .au centre, étaient disposées en sens contraire; toutes étaient remplies d'eau, bouchées, magnétisées par la môme main, autant que possible ; on mettait souvent plusieurs lits de ces bouteilles; on remplissait la cuve de inanièreà les recouvrir. Le couvercle était percé do trous pour laisser passer des tringles en fer, mobiles, plus ou moins longues, afin de pouvoir être dirigées sur dift'érentes parties du corps des malades : c'était autour de ce baquet, dans un appartement mystérieux, éclairé par un demi-jour, que les malades venaient s'asseoir pour être magnétisés; ils devaient se rapprocher le plus possible entre eux pour se toucher par les genoux, les pieds, afin de faire circuler plus aisément le fluide magnétique (voyez Magnétisme animal). Ce fameux baquet, d'abord simplifié, fut bientôt abandonné tout A fait. F— n.

BAQUOIS, Vaqiois (Botanique). — Voyez Pandanis.

BAR, Bap.s (Zoologie), Lahrax, Cuv. — Genre do Poissons établi par Cuvier parmi les Acanthoptc'rggiens

Rg. 27". — rir ou

percoides, très-voisin des Perches, dont il ne diffère que par ses opercules écailleux terminés en deux épines, et par sa langue couverte d'àpieté (dans la Perche, l'opercule est osseux, la langue lisse). Le Bars est d'nne couleur gris bleu d'acier, avec des reflets argentés sur le dos et tout à fait blanc sous le ventre ; il atteint (r,70 à 0"',8(l de longueur. Le B. commun, l.oiip, Loubine des Provettaiux (Labrnx Inims, Cuv.; Perça labrax. Lin.), quia iienf rayons aiguillonnés à la première dorsale; est un beau et grand poisson dont la chair est excellente; on le pêche souvent sur nos côtes de l'Océan, mais il abonda surtout dans la Méditerranée; en Normandie, en Bretagne comme en Pio\eiice, il a reçu le nnm de Loup, co

BAR

BAR

oui ne hiissc guère de doute que ce ne soit le Lupus des anciens Romains, le Labrax des Grecs. Il existe aux États-Unis une autre belle et grande espèce de Bars, dont la chair délicate est encore supérieure. Il est plus grand que le nôtre ; il a le museau plus aigu, les dents plus fortes et le dos rayé longitudinalement de noirâtre, c'est le P. rayé des Américains {Labrax lineatus, Cuv.) (voyez Perche).

B\RATTE {Économie rurale). — On désigne sous ce nom un instrument au moyen duquel on réunit en masses plus ou moins considérables, les molécules de beurre contenues dans le lait ou dans la crème. Ou sait que la matière grasse du lait est renfermée dans des espèces d'enveloppes très-minces de caséine ; le problème du barattage consiste donc par un moyen quelconque h déchirer ces petites enveloppes, afin que les globules puissent se réunir, adhérer entre eux ei former le beurre. Le procédé le plus simple, celui .que l'expéiicnce a enseigné de temps immémorial, est une agitation rapide et violente du lait ou &• la crème qui, produisant un frottement incessant des globules les uns sur 1rs autres, finit par déchirer leurs enveloppes, et détermine l'agglomération du beurre en petites masses, qui se réunissent pour constituer les masses plus grosses que tout le monde connaît. Le batbeurre ordinaire [fig- "2T3) remplissait bien ces conditions pour de petites quantités ; mais, outre qu'il est très-fatigant à manier pour un mince résultat, il est encore insuffisant pour les grandes exploitations; voici du reste en quoi il consiste : c'est une espèce de seau très-allongé, de O'",80 à 0"',U0 de haut, plus étroit en haut qu'en bas, en cône tronqué. On le remplit au quart environ de crème; alors un disque debois percé duuomu'.titude de trous et d'un diamètre moindre que la baratte est agité dans son intérieur par des mouvements rapides de haut en bas au moyen d'un bâton auquel il est emmanché et qui sort par un trou à l'aise pratiqué dans le couvercle ; ce manche dépasse en longueur la baratte d'environ 0",50 et sert à manœuvrer l'instrument. Il n'est pas possible de citer ici tous les perfectionnements qui ont été apportés depuis quelques années à cette machine primitive, il ne sera qucs'ion que des principaux. La baratte Touzet a une grande analogie avec la précédente, seulemrnt l'agitateur est composé de quatre petites ailes percées de trous, fixées sur un aibre "' en fer, et mises en mouvement

par une petite roue à mauiv<'lle agissant sur un pignon conique qui termine en haut l'arbre en fer. C'est un bon instrument. La baratte de M. Seignette est horizoniale, c'est une caisse, plus longue que large, dans laquelle se meut avec une grande rapidité un double piston percé de trous qui ne se correspondent pas, et mis en mouvement par une esiièce de roue excentrique qui a certaines analogies avec celles qu'on remarque dans les locomotives do clicmiu do fer : au moyen de cette baratte on extrait le beurre directement du lait dans un temps très-court, trois ou quatre niinuies par exemple. On peut citer encore comme curiosiié la petite //acu/^e i/e M. Ilouilail/r, au moyen de laquelle on peut faire du beurre sur table : c'Cal un va>-e <'u verre dans lequel tourne avec rapidité un ngiiuteuré\idé en forme de lyre el mis en mouvement ;\ l'aide d'un archet semblable à celui dont se servent les serrurier». Il serait trop long do citer toutes les autres baraltiM, qui ont été inventées dans ces derniers temps. On pourra en voir les détails dans les traités spéciaux. Consultez le Livre d/j lu ferme (voyez liEinnE).

BAIIBACOU (Zoologie), Cuv., Muitasu, Vieil. — Genre àViscaiu: de l'ordre des (jr.injieurs, classé par Cuvier parmi le» Coucjus, mais que Vieillot et Lesson ont placé avec raison dans leur famille des Barbus; ils diffèrent de» coucou» par les narines cachées par les soies du front, le tuur de» yeux nu, les taises robustes, les deux doigts internes les plus courts, la queue plus longue que les uile»; c<!» uise.iux iionmiés llarbaoïus-, parte qu'ils ressemblent Il la fois aux barbus et aux euucuut, habitent l'Amérique méridionale, ont de-> moeiirs nocturnes, vivent d'insecte» ci nichent dan» de» trou» d'arbres. On en connaît iiliisieurs espèce-,.

inilllAUÉIv(li.laiiiqne), /(H//,rt/-w, II. lirown. Plante

ainsi appelée parce qu'une espèce porte vulgairement le nom à'Iierbe de Sainte-Sarbe. — Genre de la famille des Crucifères, tribu des Arabidées. La Bnrbnrér, Herbe li- Sainie-Bnrbe (/?. vulgaris ,' Y\. Brown), appelée aussi Barbarée commune, JuHenne jaune, est une jilante haute de 0™,65 environ, à tige dressée, striée, rameuse, k "ieuille^ lisses et lyrées. Ses fleurs, disposées en tliyrse terminal, s'épanouissent en mai et sont d'un beau jaune. Cette plante est indigène. Elle se développe de préférence dans les lieux humides. On la cultive quelquefois dans les jardins à cause des fleurs doubles qu'elle y donne. Ses propriétés sont amères et antiscorbutiques. Elle est employée parfois dans certains pays pour assaisonner les salades. La B. printanière (II. /rrœcox, R. Brown) a la tigf plus petite et les fleurs plus piles. Elle est également indigène. Les Barbarées faisaient autrefois partie du genre k'n/sivmm. G — S.

BARBAZA.N (Médecine, Eaux minérales). — Village de France, arr. et à 8 kil. S.-O. de Saint-Gaudens (Haute- Garonne). Il y a trois sources d'eau sulfurée calcique contenant une assez forte quantité de fer. Elles sont toniques et astringentes. (Bains et boissons.)

BARBE (Anthropologie), Barba. — On désigne sous ce nom la réuniou des poils qui garnissent le menton, les joues et la lèvre supérieure chez l'homme : c'est en quelque sorte l'emblème de sa force et de sa puissance, puisque les jeunes garçons en sont privés jusqu'à la puberté, et que les femmes, à quelques rares exceptions près, n'en ont jamais. La barbe offre de grandes variétés de couleur, de densité, de longueur, qui se rapportent en général aux tempéraments, aux climats, à l'âge, à l'état do force et de vigueur, à la nature des alimenis, etc. Noirs, durs, secs, raVes dans les tempéraments bilieux et dans les pays méridionaux, les poils de la barbe sont blonds, épais, plus doux au toucher chez les hommes lymphatiques, dans les pays froids et humides; avec une nourriture bonne, succulente, avec les soins du corps, les lotions fréquentes, la propreté, la barbe devient douce, molle ; elle est rude, âpre au toucher, dure, dans les conditions contraires.

Quant à la structure des poils de la barbe, à leur production, à leur mode d'accroissement et de vitalité, etc., voyez au mot Poil.

Barbe (Zoologie). — Par analogie on a donné le nom de barbe à de longs poils qui recouvrent îe dessous de la mâchoire inférieure de certains singes, du bouc, de la chèvre; aux longs crins qui dépassent les fanons des baleines. Chez les oiseaux les filaments qui garnissent les deux côtés d'nne plume portent aussi le nom de barbe, aus^i bien que les faisceaux de petites plumes qui garnissent la base du bec dans certaines espèces.

B.vnRE, (Botanique). — On nomme ainsi la pointe qui termine l'enveloppe extérieure de la fleur ou glume dans un grand nombre de Graminées. C'est un prolongement piquant et ferme de la nervure médiane. On l'appelle souvent aréle.

Un organe est dit ia;'/v» quand il est recouvert de poils réunis en touffe en nombre indéfini. Ainsi le filet des étamines est barbu dans l'éphémère de Virginie, dans les genres Mouron, Bouillon blanc, Li/ciet, .inihérie, etc. L'anthère est barbue dans l'acanthe, la pédiculaire, la plupart des lobélies, le charme, etc. Le style présente aussi ce caractère dans plusieurs sauges.

BARiiE-DE-iiOuc (Botanique). — Nom vulgaire du salsifis. On appelle aussi Barbc-dc-bouc ou ISarbc-de-chcvre, une espèce de Spirée (Spirira aru/icus, Lin.).

lÎARi)E-i)E-CArLciN (Botaiii(|iie;. — .N'om de la salade blanche d'hiver qui fournit la C/iicorée laurage.

Baree-de-Jititer ;Botaiiique). — iNoin que l'on donne à une espèce du genre .intliifUide {.lutbi/l/ii l.arba Jovis, Lin.), à cause des feuilles très-fines et très-soyeuses de cette plante. On appelle Baude-ue-Dieu, le Barbon [Andropoyon, Lin.). G — s.

Barde (Cheval) (Ilippiatrique). — Cheval de Barbarie, très-estimé, comme cheval de guerre surtout (voyez Races).

BARBEAU (Zoologie), Barbus, Cnv. — Sous-genre de Pois.ions do l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux , famille dos Cyprinoutes , genre Cyprin. Les Barbeaux sont caractérisés par une nageoire dorsale et une ana!'courte'i, une forte éjiino pour second ou troisième rayon de la dorsale, quatre barbillons dont deux sur le bout et. deux aux angles de la mâchoire supérieure. L'espèce lu plus connue est le Barbeau commun {(^i/prinus barbus. Lin.), il a la tète oblongue, le corps allongé et arrondi comme le brochet, olivâtre en dessus, bleuâtre sur le*

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côtés. Il habite les eaux claires et vives des rivitivs di' l'Europe; sa longueur ordinaire est de O",!" à 0'",.S0. Olivier dit qu'il atteint quelquefois plus de 3 mètres. Sa chair est blanche, délicate et de bon goût. On a dit que ses oeufs étaient un purgatif dangereux; Bloch s'est assuré qu'ils étaient aussi bons que ceux de la carpe.

Babueau [Botanique) , l'un des noms vulgaiies du bleuet. — On nomme aussi Barbeau vivace, la Centaurée ou Jacée des moniuiinc-: [Ceidawea monlana. Lin.) ; Harbeau jaune, la Ccnlaniée odorante (C. Amberboi, Lamk); Barbeau musqué, la Centaurée musquée ou Bleuet du Levant [C. moschatu, Lin. , Amberboa moschata, de Cand.; (voyez Centauhée). G — s.

BARBET (Zoologie). - Nom donné vulgairement aux Mut/es de Cuvier, surtout au Rouget et au Barbeau coni mun (voyez ces mots).

Barbet (Zoologie). — Variété de Claen i longs poils (voyez Baces).

BARBETTE. — Voe l,arbelfe est un massif de teir qu'on élève conlre le talus intérieur d'un parapet de for tilication, afin de po'ivoir tirer le canon par-dessus les crêtes de l'ouvrage dans un cliamp de tir plus étendu

BARBICAN (Zoologie), Barbicun, Buflon, l'ogonias , llig. — Genre d'Oiseaux grimpeurs, famille des Bai bu caractérisé par une ou deux dents fortes de chaque cùte de la mandibule supérieure, dont l'arête est mousse et aiquée; le bec garni ;\ sa base, sur les cotés, en dessu-> et en dessous, de barbes très-fortes. Us habitent l'Afiique et les Indes, et vivent de fruits plus spécialement que ks autres Bar/. us. Leur nom vient de ce qu'ils tiennent i la fois des Barlws et des Toucans.

BARBILLO.N ^Zoologie). — Nom donné par Bious sonnet a une es)>''ce de i>quntc {Squalus liarbilton. Squale pointillé, Lacép. ) (voyez Sqi-ALE). On a aussi ajjpelé ainsi les petits Barbeaux.

Baiibillons (Zoologie). — Espèces de filaments qui se trouvent autour de la bouche de beaucoup de poissons, et qui sont probablement des oiganes de toucher. On les remarque surtout chez les silures,\es locltes, Xesci/'prius, les esturgeons.

Barbillons i Zoologie). — Quelques entomologistes ont désigné sous ce nom les antennules ou les palpes de certains insectes : ce sont des filets articulés de forme et de consistance diflérentes qui accompagnent la bouche de presque tous les insectes.

Barbillons (Vétérinaire). — Les vétérinaires donnent ce nom à de petits corps cartilagineux qui protègent, de chaque coté, l'orifice des canaux partant des glandes sous-maxillaires chez les chevaux et les bœufs. Quelques ignorants, sous prétexte que ces corps qu'ils regardent comme des excroissances les empochent de boire et de manger, les coupent avec des ciseaux. C'est une opération qui ne peut être d'aucune utilité si elle n'est pas nuisible.

BARBOTAN (Médecine, Eaux minérales). — Village de France, arr. et à .30 kil. 0. de Condom (Gers), l4 S.-E. d'Eauze. Il y a de nombreuses sources minérales d'eau ferrugineuse bicarbonatée, d'une température de Oi° à 38° cent.; elles dégagent un peu de gaz sullliydrique, auquel elles doi\ent leur propriété médicale. On emploie surtout les boues, qui renferment des carbonates, des sulfates de potasse et de chaux, des chlorures, du fer, et une matière analogue à la barégine. On les prescrit surtout contre l'atrophie des membres, les rétractions musculaires, la roideur des articulations, etc.

BARBIEK (Zoologie) , .-I/i/.'kus, Bloch. —Sous -genre de Poissons de l'ordre des Acunthoptérygiens, famille des Percoides, du gem-e Serran (Serranus, Cuv.). Us ont, comme les perches, le préopnrcule dentelé, l'opercule osseux, terminé en une ou plusieurs pointes, et se distinguent des autres Serrans en ce que les deux mâchoires et le bout du museau sont armés d'écaillés trèssensibles; c'est de là que vient leur nom de Barbiers. Une charmante espèce existe dans la Méditerranée, le Barbier île tu Méditerranée {AntlUai sarer, Bl.), c'est un joli poisson, d'un beau rouge de rubis, changeant en or et en argent, avec des bandes jaunes sur la joue.

BARBIO.N (Zoologie), Micropogon, Tomm. — Sousgenre d'Oiseaux grimpeurs, famille des Barbus (voyez ce mot), caractérisé parle bec long, aigu, faiblement courbé, les barbes qui sont à sa base très-courtes; les doigts antérieurs sont réunis jusqu'à la dernière phalange ; ailes et queue médiocres. Ces oiseaux, très-peu connus, habitent l'Afiique, particulièrement l'Abys^inioct le cap de Bonne- E'péranrc.

BARBOTE (Zoologie). — Nom vul;;aire donné à la

/,y(/i ■ franche [Cobitis barbatulo , Lin.) ; et à \-ù Lotte commune \Cwadns Iota, Bl.) (voyez ces mots).

BARBOTINE (Matière médicale). — On donne souvent ce nom dans le commerce au Semen-contrn, qui n'est qu'un mélange des sommités de Y Aitemisia juduica, de \' Arlemisia contra, et souvent de quelques autres plantes du même genre (voyez Semen-contiu).

BARBOUQUE'l' (Médecine vé.érina re). — Espèce de dartre (jui alïecte les moutons (voyez Bouquet, Noir Museal).

BARBUE (Zoologie), Pleuronectes Rhombui, Lin. — Espère de l'oisions du sous-genre Turbot, grand genre Pleuronecte, famille des Poissons plats, ordre des Malacoplérygiens subbracUiens, sous - embranclienieut des Poissons oiseux. La Barbue a le corps plus ovale que le Turbot (vojez ce mol) (le turbot est piesqiii'

Pli (/ (

jnecUs Rhombu.

aussi haut que long), la peau lisse et sans tubercules, de plus les premiers rayons do la nageoire dorsale sont à moitié libres, et ont leur extrémité divisée en plusieurs lauièrej. Ce poisson, que' l'on trouve dans toutes les mers où on pèche le Turbot, a une chair tendre et délicate, presque aussi estimée que celle de ce poisson (voyez Turbot, Pleurosectes).

BARBUS ou BuccOiNÉEs (Zoologie), Bucco.Lin. — Ce sont des Oiseaux de l'ordre des Passereaux grimpeurs, dont Cuvier avait fait un genre divisé en trois sousgenres : les Barbieans, les Barbus proprement dits, le-i Tumatias. Aujourd'hui, d'après Lesson, les Barbus constituent une famille comprenant cinq genres : les Barbus proprement dits, les Barbieans, les Coucoupics, les Barbacous,\e& Tumatias. et caractérisée par un bec conique, renflé sur les côtés et garni à sa base de plusieurs faisceaux de barbes roides dirigées en avant, qui lui ont valu son nom ; les ailes courtes, le vol lourd. Ces Grimpeurs habitent les parties chaudes des Amériques; ils se nourrissent de fruits, d'insectes; mais les grandes espèces attaquent quelquefois les petits oiseaux : ils vivent solitaires ou en troupes peu nombreuses, dans les forêts les plus sombres, et restent souvent des heures entières perchés sur la môme branche.

Barbus proprement dits {Bncco.Cuv. ; CajtuVo, Vieil.); ils ont le bec simplement conique, légèrement comprimé, l'arête mousse, un peu relevée au milieu, et garnie de soies longues et serrées. Il y a des espèces de ce genre dans les deux continents, et plusieurs sont peintes de couleurs vives. Lesson subdivise ce genre en quatre sousgenres: 1° les P0i0nun\ qui ont le bec dilaté et renflé sur le rebord de la mandibule supérieure : ils sont tous d'Afrique ; 2" les Vrais Barbus; bec à bords lisses,la base renflée et arrondie : on y trouve un grand nonSbre d'espèces, toutes d'Asie ; 3" les Barbions (voyez ce mot); 4° les Barbuserics ; bec triangulaire à la base, pointu, queue un peu fourchue, ailes très-courtes : ils habitent tous l'Amérique méridionale.

Barbus (Poissons), Barbus, Cuv. — Nom latin du genre Barbeau (voyez ce mot).

BARD.\NE (Botanique), de l'italien barda, rouvortuie de cheval, à cause de l'extrême largeur de ses feuilles. — Nom vulgaire du genre Lappa, Tourn. (de llap, main, en celtique : le fruit de ce genre est hérissé et s'accroche atout ce qu'il touche;, appartenant à la famille des Composées, tribu des Cinarées, sous-tribu des Carduinées. Il comprend des herbes rameuses à feuilles pétiolées, cordiformes, plus ou moins tomenteuses on dessous, La /;. t'.iiienfenH' {..u/ipa timentosa, Lamk; Arctiwn bardana. Willdw) est une plaïUo bisannuelle, élevée do l mètre environ et se distinguant siiécialenicut par ses

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