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involucres chargés d'une pubescence qui ressemble à des toiles d'araignée. La P. grande [L. major, Gaîrtn.) et la B. leUte [L. mùwr, DG.) ont : la premiCre, son involucre glabre, à folioles vertes, même les intérieures ; la seconde, son involucre glabre, à folioles, au moins les intérieures, colorées en violet purpurin. Ces Bardanes croissent dans les mauvais terrains et sont toutes trois indigènes. Plusieurs auteurs considèrent toutes ces plantes comme des variétés d'une seule et mtme espèce. La li. commune [L. communis, Germ., Cosson; Arctiuin lapon. Lin.), connue vulgiirement sous les noms de Bordnne, Glouleron, etc., a une racine longue, cliarnue, grosse comme le pouce, vantée comme sudOiifiquedans les rhumatismes; Alibert la recommandait dans les maladies de la peau, et surtout dans les dartres squammeuses et furfuracées avec sécheresse de la peau ; on l'a aussi presciite comme succédanée de la salsepareille dans les maladies vénériennes. Percy a employé avec succès le suc et les feuilles dans les excoriations légères, les croûtes de lait, la teigne squainmeiise; c'est cette dernière propriété, bien connue des anciens, qui lui avait valu le nom A'Herbc-aux-teignenx. On la trouve sur le bord des chemins. G — s.

BARDOT, Acad. Bardeau, Bufl., Milne-Edwrds (Zoologie domestique), Iliiinm. — Mulet qui provient d'un clieval et d'une ânesse; comme les métis ressemblent plus à leur mère qu'à leur père, le bardeau se rapproche plus de l'àne que du cheval : il est assez rare, et on le regarde généralement comme plus robuste et plus sobre que le mulet ordinaire qui vient d'un âne et d'une jument.

Bahoeau (Terme de bâtiment). — Morceaux de bois que l'on dispose à côté les uns des autres sur les solives, pour recevoir le terré ou terre argileuse qui sert à donner de l'épaisseur aux planchers et à former le lit sur lequel on établit le carrelage.

BARDOTTIER (Botanique). — Nom vulgaire d'une espèce lï Imhricarie appartenant à la famille des Sapolées. C'e^t l'imhrican'e pétiolée (Imhrkaria priio/aris, Alp. de Cand.), appelée aussi hoù de nafte. Cette espèce est un arbre & rameaux cendrés, roux au sommet et pubcscents. Ses feuilles sont longuement pétiolées, ovalcsarrondies; ses fruits sont gros et bons à manger. Le l!<irdoUier e&t originaire de l'île Maurice, oii on l'emploie i faire des luttes {nallex dans le pays) ou bardeaux pour couvrir les maisons; la nature de son bois le rend trèspropre à Oit usage.

BARÉGE. — Etoffe de laine légère et non croisée qui tire son nom de la ville de Baréges, quoique ce soit à Bagrièrcs-dc-Bigorre (Pyrénées) que sa fabrication ait pris le plus d'extension.

BAl'ifiGES (Médecine, Eaux minérales). — Établissement thcrnial, arr. et à IS kil S.-E. d'Argelès, à 30 kil. S. de Tarbes ( Hautes-Pyrénées). Il y a neuf sources sulfurées sodiques d'une température de 31° à 4.j° cent., et qui contiennent de 0",020 à (1",() 10 de sulfure de sodium ; de plus une substance azotéi-, connue sous le nom de inréyine. Ces eaux sont très excitantes; elles sont vantées dans les vieilles blessures, dans les paralysies, dans les vieilles entorses, dans les ulcérations herpétiques, et autres variétés des maladies de la peau.

BAIifiGINE ou Gi.AiiiiNE. — Substance gélatineuse, de nature organique, (lue l'on rencontre dans certaines i-aux minérales sulfureuses, particulièrement celles de Baréges. Cette substance, à laquelle on attiibuo une par tic des bons effets des eaux de Baréges, n'est pas encore bien connue. Dans les eaux artificielles, on la remplace par la gélatine.

BAIIEME. — Livre de calculs tout faits à l'usage de la comptabilité domestique et dn petit commerce. Il tire ton nom do Hurrème, auteur du premier livre de ce genre. Ces ^o^les d'ouvrages sont aujourd'hui très-nonibrciix.

BARGE (Zoologie), l.imosa, Bechst. — Sous-genre d'Oiïca"JC dcliasuteri , famille des Ijmijirostres, grand genre des ll&niiei {S''o'o/iax); caractérisé par un bec droit, quelquefois même légèrement arqué vers le haut, et encore phw long (|ue chez le» bécttsscs; une palmure entre le» bases des doigts externes; une taille beaucoup plus élancée et de» jambe» plus élevées que les bécasses. Kller se plaisent atilour de» uiaréciiges, des marais salés et des Imrds de la mer; elle» aiment la boue,y plojigenl leur long b<'C pour y chercher des vor», de petites piaules dont elles se nourrissent : co sont des oiseaux timides, KOii| i.'inni'ux, qui ne »o laissent point a|)prnclier ; on les rcnconirc en Landes, et les chaleurs de l'été les

chassent dans les contrées froides et humides. On a ol)servé que le mile est toujours plus i ctit que la femelle. Les espèces les plus connues sont : la /(. a/joi/ense mi à queue rayée tScolopax /eucoplicen, Lath.; Se. Inponicii, Gm.),qni est d'un gris brun foncé, à plumes bordées de blanchâtre en hiver; rousse et i dos brun en été; la /(. à queue noire {Sr. (pgocep/ia/a et be/fficri, Gni. ; Limosa melanurn, Leisler) ; en hiver, gris cendré, ventre blanc ; en été, tète, cou, poitrine, roux. Ces deux oiseaux ont le double de hauteur de la bécasse.

BARIGOULE (Botanique). — Espèce de champignon du genre Agaric (voyez ce mot).

BARIL. — Petit tonneau de bois destiné à%;onlenir des produits secs ou liquides, et dont la capacité varie beaucoup suivant la nature de ces produits. Pour l'ancien baril français, cette capacité était d'environ :iO litres, lo huitième d'un muid on 18 boisseaux de Paris. Le baril de poudre contient 6n kil., le baril de savon, 126 kil., le baiil de harengs, | (» 0 de ces poissons.

BARILLLT (voyez Hor.i.of,ERiE).

BARITE, Barium. — Voyez Baiîyte, Barïdm.

BAROCEiVTRlQUE (Courbe) (Géodésie). — La terre n'étant pas exactement sphérique, les verticales élevées sur le même méridien ne se rencontrent pas en un même point; leurs intersections successives donnent lieu à une certaine courbe indiquée pour la première fois par Maupertuis; cette courbe a reçu le nom de courbe barocenlriqve.

BAROMÈTRE (Physique). — Instrument de physique destiné à mesurer la pression exercée par l'atmosphère à la surface du sol en un lieu quelconque. Sa forme extérieure est très-variab!e; quelle qu'elle soit cependant, on peut la rattacher à deux types principaux, le baromètre à curette et le hnromèlre à siphon, qui tous deux reposent sur le même principe d'hydrostatique.

Barométiie a civette. — Il se compose d'un tube de verre de n"',OIO à 0'",ni5 de diamètre de ni",90 de hauteur, que l'on a rempli exactement de mercure et purgé d'air, et que l'on a renversé, l'ouverture en bas, dans

Fig. r.y -

une cuvette contenant elle-même du mercure. La flgurc 'iT.'i représente ce baromètre dans sa plus grande simplicité. La colonne de mercure BCqui reste suspendue dans le tube s'appelle colonne barométrique; la hauteur du sommet C au-dnssus du niveau du mercure dans la cuvette, hauteur barométrique; l'espace vide AC, chambre barométrique.

Dans les laboratoires, le baromètre est ordinairement libre, le tube soutenu seulomcnt | ar une pince près d'un

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