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diminnaiit iiinsi la vitesse de Tenu, on en accroît le volume dans le même rapp n-t. L'établissement des barrages, en effet, ne change pas sensiblement le débit du cours d'eau ; la même quantité d'eau continuant à passer en chaque section du lit du cours d'eau, si elle y coule moins vite, sa section sera nécessairement plus grande. C'est ainsi qu'on parvient à rendre navigables certaines rivitres, et c'est sur le même principe qu'est fondé l'établissement des canaux. Les barrages lixes sont ordinairement construits en maçonnerie à double talus, celui d'aval beaucoup plus prolongé que celui d'auiont. Ces barrages sont souvent une cause de désastres pendant les inondations; au-si doit-on toujours leur préférer les barrages mobiles formés tantôt par des portos d'écluse suffisamment résistantes, et qu'un seul homme peut manœuvrer, tan ôt par des madriers en bois couchés horizontalement les uns au-dessus des autres, et retenus à leurs extrémités par des obstucles en maçonnerie... Leur forme, du reste, est assez variable (vojez Can.4l).

BARKAS (Botanique industrielle). — Espèce de téj'éhenthine qui recouvre les parties latérales des incisions faites aux pins, et qui se concrète sous l'influence de l'air; on l'enlève à la fin de chaque saison par un grattage, et on la met à part : cette térébenthine consistante est rendue impure par les différents corps étrangers qu'elle contient, surtout les débris de bois et d'écorce entraînés par le grattage (voj-ez G.ti.iroT, Térébemhiise).

BARREAU AIMANTÉ. — Voyez Aimant.

BARRES (Hippiatrique). — On appelle barres dans le cheval un grand espace vide qui existe entre les dents canines et les molaires, et dans lequel on place le mors de la bride. Lorsque les barres sont minces et tranchantes, la membrane des gencives se trouve comprimée sur la crête saillante de l'os maxillaire, et il en résulte une douleur plus ou moins vive, qui exige beaucoup de légèreté dans la main du cavalier : cela a lieu surtout pour les jeunes chevaux ; on dit alors que ces chevaux ont la /touche lewlie, ilélicate: on aura soin, dans ce cas, d'avoir des mors très-gros; en général, les vieux chevaux ont la bouche moins sensible, parce que les barres se sont arrondies par suite de l'action prolongée de la bride. Lorsqu'elles ont été blessées par un mors mal fait, il faut laisser le cheval au repos. Lorsque, par une violence .quelconque du cavalier, la bouche a été déchirée et fendue, il peut se faire que le mors sorte des barres et se f)Orte en arrière sur les molaires; alors le cheval no peut plus être maîtrisé, \\ prend le mors aux dents- c'est de lu que vient cette locution.

BARTAVELLE (Zoologie). — C'est lu perdrix grecque (voyez l'Kiinnix).

BARTOiMA (Botanique), dédié parSims. au docteur B. S. Barton , pjofesscur de botanique à Philadelphie. — Genre de plantes de la famille des Liiis"'es. Calice à 5 lobes; 10 pétales; étamims iiuléliriies, distinctes. Le H. Ijlanriiùhe (II. nlhescms , Gill. ui Arnott.) est une herbe du Chili; ses feuilles suit sinuées et ses fleurs jaune pile. Le II. orné (II. omala, Nuit.), plante bisannuelle »|ui croît au bord du Missouri, est, comme la précédente, une plante de serre tempérée, à feuilles lobées et i fleurs blanches.

BARYTE, Baiiïte caustique (Chimie) (BaO), du grec hnrwi, pesant. — Combinaison dune proportion (()8,G, de baryum cl d'une j)roport!on ,8) d'oxygène. Découverte par Sclièclc en l"1, la baryie se présente sous forme d'une niasbc itpongiuu8(^, friable, infusiblc, d'une couleur grisâtre. Elle est vénéneuse ; sa saveur est acre et urineuse ; elle forme une base puissante, sol ubie dan» 2 parties d'eau houillantcet 20 parties d'eau froide. Son aflinilé pour ce liquide est telle que si l'on en verse quelques gouttes sur «lie, il se produit un bruit analogue à celui d'un fer rouge plongé dans l'eau. Aussi, exposée à l'air, elle en ahsnrb^ l'hiunidilé, se délite et tombe en poussière; elle s'ernpare également do son acide carbonicpie, et la diss'iliiiion de bnrjte »e trouble ii l'air, parce que le carbonate A'- haryle qui se forme est insoluhle.

La disooluiioii de baryte évaporée dépose des cristaux qui ntlenneni 10 proporlions d'eau, dont !) Beulement I c ivenl Cire chassées |Kir 1 1 chaleur ; la dernière est lixée av'C une çrunde énergie et ne peut être éliminée que pur les acides. Cet hydrate fond & la cliali'ur rouge. < La baryte fo.ine avec l'acide hulfuriipie et l'acide rhromitpio de» composés insolubles qui permettent de dJ'<liiigu<T CCS subslniices l'nnu par l'autre; la combinaison, surtout avec l'acide sulfuriquo, su fait avec assez d'éiiurKie pour que l'alcali devieinic incandcscenl. La baryte Jouit en outre do la propriété de se combiner au

rouge sombre avec l'oxygène de l'air, d'en fixer ainsi une proportion égale à celle qu'elle contenait d'avance, e< de se transformer en bioxi/de de baryum (BaO-). (> bioxyde à son tour, chauffé au rouge vif, laisse dégager son oxygène en excès. Cette propriété, constatée pour la première fois par M. Boussingaul, fournira peut-être le moyen de se procurer industriellement l'oxygène à bon marché (voyez Oxici-;\F.).

La baryte se rencontre en assez grande abondance dans la nature à l'état de sulfate et de carbonate qui servent à préparer tous les sels de baryte et la baryte ellemême. Le carbonate de baryte lBaO,CO-), chauffé au rouge blanc, perd son acide carbonique ; la décomposition est rendue plus facile si au carbonate on mélange du charbon. On peut également dissoudre le carbonate dans l'acide nitrique qui le transforme en niiiate de baryte, et décomposer le nitrate par la chaleur Pour retirer la baryte de son sulfate, ou mélange celui-ci avec du charbon en poudre et de l'huile ou des graisses, de l'amidon, de la résine, et on le calcine fortement. Le cliarbon s'empare de l'oxygène du sulfate qui est transformé en sulfure. Si l'on veut obtenir de l'hydrate de baryte, on peut laver le résidu de la calcination et faire bouillir la lessive sur de l'oxyde de cuivre; il se forme du sulfure de cuivre insoluble et de l'oxyde de baryum hydraté qui se dissout et qu'on fait cristalliser par évaporation. Mais si on veut avoir la baryte anhydre, il faut traiter le sulfure de baryum par l'acide nitrique qui le transforme en nitrate de baryte, et calciner ce dernier sel.

B.AiiïTE (Sels de). — Sels blancs, à moins que l'acide ne soit coloré par lui-même. On les distingue aux caractères suivants : lorsqu'ils sont solubles, les carbonates alcalins y donnent un précipité blanc, très-peu soluble, do carbonate de baryte, tandis que l'ammoniaque pure n'y donne rien, ce qui les distingue des sels d'alumine et de magnésie. Les sulfates alcalins et l'acide sulfurique y donnent un précipité blanc de sulfate de baryte complètement insoluble.

Les chromâtes solubles y forment un précipité jaune de chromate de baryte, ce qui les distingue des sels de strontiane.

Los sulfures alcalins n'y produisent rien, ce qui les distingue des sels de plomb.

Dissous dans l'alcool ou mélangés avec ce liquide, ils donnent une flamme jaune verdâtre, tandis que les sels de stroi tiane donnent une flamme d'un beau rouge pourpre.

Lorsque le sel de baryte n'est pas soluble, il faut le rendre soluble en traitant, par exemple, le carbonate par les acides nitrique ou chlorhydrique, et le sulfate par le charbon.

Tous les sels solubles de baryte sont vénéneux à dose assez faible. Ils ont pm (riis:i^;es dans l'industrie.

Bauyte (AzorAii i.i:i l!a( ), \zO'"). — Sel anhydre soluble dans 8 jiar.ii ~, dran iViiide, dans 3 parties d'eau bouillante et moins soluhli- dans un excès d'acide. On l'obtient en traitant le carbonate de baryte ou le sulfure de baryum par l'acide azolique. C'est un réactif assez employé en chimie, mais très-jjeu dans les arts.

BAIIVTE (CaUIIONATE de), BaBÏTE CARBONATÉE, WlTIIÉ-

niTE ,BaO,CO-). — Combinaison naturelle d'acide carbonii|ui'et d'oxyde de baryum. Minéral blanc fibreux, d'une (Iriisiii ( a!( ,1 i,a. Il est vénéneux, ce qui le fait désigner l'ii \ii: I- 1' I IV sous le nom de pierre contre /es rnti.

1! 1111 II Si I lATE de), liAnYTESui.rATÉE. — Combinaison d'acide sulfurique et de baryte caustique BaO,SO').Son poids considérable et so.i très-bas prix le font souvent employer pour frauder les produits de l'industrie, et on particulier la céruso nu cnrb mate de plomb. Pour démasquer cette fraude, il sullii de verser sur la céruse de l'acide nitrique^ éii'ndu qui doit la dissoudre en entier, si elle est pur.', li qui est sans action sur le sel de baryie {\f\ : I'.mv m\i:).

BARV mm: ,\liii.ialngi(!). — Sulfate de baryte naturel; sa pesaniiur .--lu i ili'iiie, qui est environ do 4,4, le distingue d'un grand nombre de minéraux et lui a valu le nonid.' sfntli pesnut ; on l'npjK'Ile encore /j/fne puante, it cause de l'odeur féiide que lui communique la présence du bitume. Le sulfate de baryte naturel est urdinairoment pur ou quelipicfois mélangé de sulfaie de chaux; on le rencontre on cristaux ou bien en niasses fibreuses, compactes ou terreuse-. A l'étal cristallin, la bnryline offre un trèsgiand nombre de formes dérivant d'un prisme droit rlioinboidal dont l'angle est de loi" 4'2'. La barytine est quelquefois hyaline, et alors elle possède la double réfraction A doux axes optiques faisant entre eux un angle de 37° 4"i'.

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