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I.p siUfiilc du baryte est essentiellement un minéral de lilon ; ou le trouve dans les mines du Cnnilinlniul, en Angleterre; en Krance, :'i li^yat il'iiy-de-Dume; ; mais la Hongrie fournit les plus beaux écliantillims. Ce minéral s'y rencontre dans des liions qui fournissent du tellure argentifère : les mines d'étain sont les seules où on le trouve plus rarement. Sa présence dans un filon est, comme celle du spatli-fluor, un indice presque certain de l'existenre de minerais métalliques.
BARYUM (Ba = 68,6), du grec barus, pesant. — Métal d'un blajic d'argent, assez malléable, fusible avant la cbaleur rouge, dilficiKment volatil, Irés-oxydable à l'air, décomposant l'eau avec rapidité pour se transformer en baryte (BaO), et d'une densité égale à 4, m ; du reste, peu connu à cause de la difficulté de sa préparation et de sa conservation qui le rend sans usage. Ses combinaisons avec l'oxygène, le chlore, le soufre, etc., sont au contraire assez fi'équemment employées dans les laboratoires.
Le baryum fut découvert en ISOf par H. Davy,à l'aide de la pile. On forme avec de la baryte hydratée une petite capsule que l'on met en communication avec le pôle positif d'une forte pile, et on verse dans la capsule un peu de mercure dans lequel on fait plonger le pôle négatif de la pile. La baryte est décomposée peu à peu, et son métal se dissout dans le mercure. En soumettant ensuite l'amalgame à la distillation, on volatilise le mercure, et le baryum reste dans la cornue. On l'obtient aujourd'hui pins facilement en chauffant au rouge vif de la baryte dans un courant de vapeur de potassium ou de sodium qui s'empare de son oxygène.
Babïum (Oxydes be). — On en connaît deux : Le protoxijde de baryum (BaO), ou Baryie. — Voyez ce mot.
Le bioxyde de lianjmn (BaO-), liaryte oxy/jénee. — Combinaison d'une proportion (68,6) de baryum avec :; proportions (16) d'oxygène. Substance poreuse, grise, d'un aspect semblable à celui de la baryte, et que l'on obtient en chauffant de la baryte au rouge sombre dans un courant d'oxygène, ou simplement d'air sec. Celte substance peut se combiner aisément à l'eau pour former un liydrate peu soluble qui se décompose même à la température de l'eau bouillante, en oxygène qui se dégage, et en baryte qui se dissout. Le munie efl'et a lieu au rouge vif par l'action seule de la chaleur. La baryte oxygénée n'a que des usages limités dans les laboratoires : on s'en sert pour préparer Veau oxygénée (voyez ce mot). BAKYtiM (SrLFir.ES nE). — On en connaît plusieurs : Le monosii/fure (BaS), analogue à la baryte et jouant le rôle d'une base énergique en présence de sulfacides. li fournit un grand nombre de sulfosels. On l'obtient en calcinant le sulfate de baryte en présence du charbon qui lui enlève son oxygène. La matière obtenue est lavée à l'eau, la lessive est évaporée et laisse déposer des cristaux lamelleux blancs de monosulfuie.
Le pentaatilfiirc (BaS') que l'on obtient en faisant bouillir du soufre dans une dissolution de monosulfure. En réglant convenablement la quantité de soufre sur laquelle on opère, on obtient des sulfures intermédiaires aux précédents. Ces sulfures peuvent également être produits on calcinant un mélange de soufre et de baryte.
Baryum (CiiLoiitRE de) iBaCI). — On le préparc aisément en dissolvant le carbonate de baryte naturel dans l'acide chlorhydrique, nu bien en dissolvant dans le même aride le sulfuie de baryum résultant de lacalcination d'un mélange de charbon et de sulfate de baryte, ou enfin en calcinant dans un four à réverbère du sulfate de baryte en poudre avec la moitié do son poids de chlorure de calcium provenant de la fabrication do l'ammoniaque. La masse letirée du four est agitée vivement avec de l'eau froide, décantée rapidement et évaporée. Le contact un peu prolongé de l'eau déiruirail le composé obtenu pf..' j'ftciion du feu. Le chlorure de baryum est soluble dans 2,'i parties d'eau froide, l,:i partie d'eau bouillante; par l'évaporation ou lo refroidissement on obtient des cristaux d'apparence nacrée, 'd'une saveur '))iquante, acre et désagréable, d'un hydrate contenant 2 proportions d'eau (BaCl,2H0) qu'il perd à lOO".
Le chlorure de baryum est un renc/i/' souvent employé dans les laboratoires. Les autres combinaisons du baryum avec les métalloïdes sont sans usage. M. D.
BAS (MfniRii A). — 'Voyez BowETEniE.
ÛASAL'I'E (Minéralogie). — Roche d'origine ignée, analogue par sa composition aux dolériteset formée, par consé'iucnt, de cristaux do pyroxène (silicate de chanxj de ui-ignésic, d'alumine et i\r fer) et de labrador (silicate
d'alumineet de chaux) intimement mélangés. C.-s cristaux sont d'une si grande ténuité que la roche a l'air tout à fait compacte. Le basalte est toujours d'un noir bleuâtre; il renferme des ci'istaux de pyroxène isolés, mais peu de labrador sous cette forme. La présence du péridot (silicate de magnésie et de fer) est caractéristjque de cette roche qui contient, en outre, du feroxydulé, de l'amphibole, des pyrites, du zircon et du mica noir. La densité dn basalte est environ 3,3. Il est répandu en grandes masses qui affectent souvent des formes très-remarquables et d'un aspect tout particulier dû à son mode d'origine. On ne peut douter, en effet, que cette roche n'ait été produite par des actions analogues aux éruptions volcani(|ups et qu'elle n'ait été poussée au dehors à l'état liquid* sous l'action de forces intérieures puissantes. La forme de nappes plus ou moins puissantes, ou de filons qui, en pénétrant dans les fissures des roches stratifiées, les ont plus ou moins modifiées, assimile en tout point les basaltes aux laves des volcans modernes. Répandue ainsi à l'état liquide, la roche s'est refroidie, et, pendant ce refroidissement, elle s'est fissurée dans plusieurs directions perpendiculaires à la surface de refroidissement ; il en résulte que la masse semble partagée en colonnes prismatiques qui ressemblent ^lu premier abord à de gigantesques cristallisations. Cette dispositionse retrouve dans les chaussées de géants (comté d'Antrim en Irlande), nappes de basalte répandues à la surface du sol et qui semblent formées de pavés piismatiques accolés les uns aux autres. Les masses de basaltes prismatiques forment aussi des grottes dont la plus remarquable est la groite de Fingal, île de Staffa, l'une des Hébrides. Quelquefois ces colonnes sont divisées en petits tronçons et ressemblent alors à des d sques empilés : telle est la grotte des Fromages {Kiisefjrofte), sur les bords du Rhin, entre Trêves et Cologne, bans les filons verticaux, le refroidissement s'opère par les parois latérales, aussi la division en prismes est-elle horizontale au lieu d'être verticale comme dans les cas précédents. Les dispositions les plus curieuses du basalte s'observent en Ecosse et en France dans le Vivarais.
BAS.^NE. — Peau de mouton, brebis ou bélier, travaillée au tan ou ;\ l'alun.
Les usages de la basane sont très nombreux, et les apprêts qu'oie !ui fait subir varient avec les qualités qu'on veut lui donner. La basane tonne'e ou de coucbe, préparée comme le veau, est plus particulièrement destinée i faire les tapisseries de cuir doré, les dessus de banquettes ou de fauteuils. La basane alude préparée à l'alun au lieu de tan est préférée pour les couvertures de livres ou de portefeuilles.
La France fabrique annuellement une grande quantité de basanes pour sa consommation intérieure et pour l'exportation. Ou les prépare dans les départements, surtout ceux du centre, et on les termine à Paris. BAS-BORD. ^ Terme de marine (voyez BAiionn). BASCULE. — Instrument de pesage (voyez Bai.aivce). BASE (Chimie). — Nom donné en chimie aux combinaisons des métaux avec l'oxygène, jouissant de la faculté de s'unir aux'acides et d'en neutraliser les propriétés caractéristiques, en formant avec eux des sels. Ainsi les bases, quand elles sont solubles dans l'eau, bleuissent la teinture de tournesol rougie par un acide et brunissent la teinture de curcuma que les acides, an contraire, ramènent au jaune clair : un sel, combinaison en proportions convenables d'un acide et d'une base, restera sans action sur le tournesol et le curcuma. "Toutefois, tous les acides et toutes les bases ne peuvent pas produire d'une manière complète ce dernier résultat. Les bases, comme les acides, ne sont pas toutes également puissantes.
Un petit nombre de bases sont très-solubles dans l'eau pure; on les appelle alcalis (potasse, soude, lithine); d'autres le sont peu, c;' sont les baiics a tcaliiio-lcr reuses (baryte, sironliane, chaux). Les autres bases sont insolubles ; ce sont les plus nombreuses. Il est cependant des bases qui, dans certains cas, peuvent jouer le rôle d'acides : telle est, par exemple, l'.-ilumine. L'eau est basique en présence des acides et acide en présence des bases (voyez Oxydes'.
Le mot base s'étend aussi à des composés que l'on t\<pcut considérer conune des oxydes et qui jouissent cependant de la propriété de former des sels avec les acides: tels sont Cl particulier \es alcalis organiques {voyez ce mot).
Base (Mathématiques) ; dans le tevédes /ilans. on appelle base une ligne droite mesurée avec soin et servant de point de départ dans la construction des diverses ligues qui serviront ;i déterminer les distances ou les positions des
BAS