‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 179 sur 396 · MT · texte numérisé non relu

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dy

'dy-

En le comparant au triangle MPN, on a de même

Ces formules servent à démontrer certaines propriétés des sections coniques ou d'autres courbes usuelles.

Ainsi l'équation de la parabole y'^ = ipx, rapportée à son sommet et à son axe, donne ydy^=pdx, d'où ,)/g| = p. La sous-normale est donc constante.

Dans la courbe logarithmique x = log y, on a dx = log e Y ; d'où y j- = log e. C'est ici la sous tangente qui est constante.

Le calcul différentiel sert encore à reconnaître les points singuliers des courbes et à mesurer leur courbure. Enfin on l'applique à la théorie des surfacts.

La recherche des maxinta et des mininia, celle de la vraie valeur des fonctions qui se présentent sous une forme indéterminée, le développement des fonctions par les séries de Taylor ou de Maclaurin sont autant d'applications importantes du calcul diflérentiel que l'on trouvera développées en leur lieu.

Voici des formules dont on se sert en arithmétique et qui résultent immédiatement des premiers principes du calcul différentiel.

Soit à ajouter deux quantités dont ou connaît les valeurs approchées a et b; l'erreur de la somme est la somme des erreurs Sa, Sb que comportent a et i ; car S{a + lj) = Sa + Sb.

Si ces nombres sont multipliés entre eux, l'erreur du produit est Sab^ bSa -+- aSb

L'erreur de leur quotient est

^ a bSa-aSi,

Pour les puissances et les racines, on a la formule générale Sa'°^ma'^—^Sa; et comme cas particuliers

S.a^. = iaSa,

Sa

On calcule ainsi l'erreur absolue. Si l'on voulait avoir l'erreur relative, il faudrait prendre le quotient de l'erreur absolue du résultat par ce résultat lui-uiême :

Sa + Sb S.ab Sa Sb

' IT+'b ' lil ir b'

Sa SO c?.a"' Sa

formules bien connues et dont l'usage est fréquent (voye2 DÉRIVÉES, Calcul intégral, Calcul infinitésimali.

Calcul intégral. — Le calcul intégral est l'inverse du calcul différentiel; il a pour objet de remonter d'une dérivée ou d'une différentielle donnée à la fonction d'où elle a pu être déduite. Soit u = F{x) une fonction de la variable x et f{x)itx sa différentielle ; on a par définition du = f[x)dx. La fonction u est dite Vintéyrale de f(x)dx, et on la représente par le signe / f[x)dx.

Une diflérentielle a une infinité d'intégrales, lesquelles ne diffèrent que par une constante. Si F(.r) a pour différentielle f[X)dx, F(,r) -f C" sera l'expression la plus générale qui possède cette différentielle. C'est l'intégrale qénérale, ainsi par exemple : / 3x'rfx = -t^ + C". Les intégrales particulières sont celles qui se déduisent de l'intégrale générale pour une valeur particulière attribuée à la constante arbitraire.

On sait toujours différencier une fonction fix) exprimée au moyen des signes ordinaires de l'analyse. Au contraire, on ne sait que rarement intégrer une différen-

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tielle f{x)dx prise au hasard. Toutefois, on conçoit que l'Intégrale existe toujours, et on peut se proposer ou de de la trouver ou d'en connaître les propriétés.

PfO'-éi/és d'inléyration. — Lorsqu'on reconnaît dans l'espression proposée la difTérentielle exacte d'une fonction connue, il suffit d'écrire cette fonction en lui ajoutant

uneconstaritearbitraire. Exemple : Jx"dx= ^ , +C. L'intégrale se déduit ici de la dérivée on augmentant l'exposant de .T d'une unité et divisant par l'exposant ainsi augmenté. Ceci s'applique à un polynôme algébrique.

L'intégration immédiate conduit aussi aux résultats suivants :

I —=lx + C / n' rfx = —

J X ^ J la

J"cos xdx = sin a: 4- G

Jsin.rrfx = -.:osx + C.

Intégration par substitution. — Si l'on reconnaît dans la différentielle proposée la forme d'une différentielle connue avec quelque léger changenieut, on tâche d'y remplacer la variable par tmo autre qui puisse simplifier l'expression. Soit, par exemple :

'-j a-bx

on posera a — bx = z,à'o\idx^ ^ , et la valeur de î<

devient

ij 1- 6 ■

Remettant enfin pour ; sa valeur, Ua-bx)

On voit immédiatement par la même méthode que

: l(x + a) + C, / «."•'^ dx = — +C..

Infégralion par décomposition. — Ce procédé consiste à décomposer la dérivée en plusieurs parties dont chacune soit séparément intégrable. Ainsi

^^ dx = / — =. dx

J Vi + x J Vi-^r dx r xdx

= ai-c siu z + \J, -xi + t.

tnlér/ralion par parties, — Ce procédé, qui est d'ini fivqiii'Dt usage, repose sur une formule du calcul dill'érenliel -.d . uv^udv + vdu.D'où uv = Judv-i-Jvdu,<;t, pur suite

fudv = uu — Jvdu.

Ce qui s'énonce ainsi : Judv est égal au premier facteur H mnliiplié par l'intégrale du second facteur dv, moins l'ini^'grale de ce facteur inlégié i', nmltiplié par la diiréreniii'lle du du premier fadeur. Ou fait donc dépendre riiilé(;rale jirojmsée d'une nuire qui fieut être plus facile à obtenir. Uxcnij)lo.

Sxe' dx = fxd (.'') = i<r^ - /c' dx = xe' - e' -|- C

Jxcotxdx=z yirf(«inr) = i«inx — Jiiaxdx

ssxtia X -f coB x .\- C.

Le» cxplicnlions qui précèdent ne donnent qu'une idée fort incomplète du mécaninme du calcul intégral, el sont C'inipli'iemcnl niiictles sur ses iiinnen»e» applications; le lecteur trouvera quoique» déIniN parliciiliiTs aux articlc-i f;(ji'ATIo\s lin'rÉnKNTIELLES, QUAunVrtlIlKS, PllYSJgri'. VAriIllIATIIJI I!, cic. ,

Nous le renvoyons, du reste, aux différents traités de calcul différentiel et intégral, et particulièrement à ceux de Sturm, M. Duhamel, l'abbé Moigno, etc.

Calcul infinitésijmal. — Le calcul infinitésimal ou analyse infinitésimale comprend le calcul différentiel, le calcul intégral, et s'applique d'ailleurs par ses principes généraux à toutes les formes diverses de l'analyse mathématique (voyez Calcul des pkoeabilités, Calcul

DRS variations, CtC).

La découverte du calcul infinitésimal no remonte qu'au xvii* siècle, mais les questions par lesquelles on y a été conduit s'étaient présentées dès l'origine de la géométrie. Lorsque les anciens ont voulu comparer les figures curvilignrs, soit entre elles, soit à des figures rcctilignes, ils se sont trouvés en présence d'une difficulté qu'ils n'ont pu résoudre que par des artifices particuliers. Euclide et Archimède possédaient certainement une méthode propre à étudier les lignes courbes, mais ils ne l'employaient que pour l'invention. Dans leurs leçons et leurs écrits, ils préféraient le procédé de la réduction à l'absurde, qui s'est conservé jusqu'à nos jours dans l'enseignement de la géométrie. Ce procédé , lent et pénible, avait du moins l'avantage de mettre la science à l'abri des objections des sophistes les plus subtils. C'est sous cette forme qu'Archimède nous a transmis ses plus importantes découvertes, telles que le rapport des surfaces et des volumes du cylindre et de la sphère, la quadrature de la parabole, les propriétés des spirales.

Ces questions, qui se rapportent surtout à la mesure de l'étendue, furent négligées après Archimède. Les travaux dos antrrs grands géomètres de l'antiquité, de Pappu^, il \|iiill<niiii-~, de Ptolémée, appartiennent plutôt aux pio|iiii 1rs (1, s liiiui-es et n'exigent pas absolument l'emplui des laélliodcs infinitésimales.

Pour retrouver quelques essais dans cette voie, il faut arriver à Viète, à Descartes, à Fermât, c'est-à-dire au commencement du xvii= siècle. Après une longue interruption, les écrits d'Euclide et d'Arcliimède avaient été traduits et commentés. On s'aperçut bientôt que leurs méthodes ne sont pas propres à inventer ; mais un immense progrès s'était déjà fait dans une autre science. L'algèbre apportait aux géomètres modernes dos ressources inconnues aux anciens. C'est à Viète principalement qin II iii- (Il \ lis la création de cette science, dont la piii I I '.'.'■ dans les signes, oii des combinaisons an^ ...1 M^iiisent au résultat par une voie indirecte et |iuui .luioi due mystérieuse. Viète aperçut aussi les premiers rapports de la géométrie avec l'algèbre ; mais la géométrie analytique proprement dite appartient à Descartes. Cet art de reiirésenter les lignes et les surfaces par des équations a donné un essor prodigieux à la géo- , métrie, et il n'a pas produit une moindre révolution dans les autres parties des mathématiques.

Parmi les conséquences que Descartes sut tirer de sa méthode (1637), il faut citer le problème de mener des tangentes aux courbes algébriques, problème que les anciens avaient résolu par des considérations toutes particulières. Les tangentes sont l'élément le plus indispensable de la théorie des courbes; aussi Descartes dit-il, dans une de ses lettres, que c'est le problème qu'il a le plus dt'-siré do comntitre.

Dans le mémo Icinp-i, Fermât, conseiller au parlement de Tonlinisi' et l'un d'' nos jilus gi-ands céoniMres, résolut d- -Mil .ni.' I. immIiI, ,1,.-, l;i|,i;,.nl,.s. Sa Milnlinll

s'Oirnd an\ riiiii lu', I i:iiiM.'n(l:iiilcs l.iiii aussi liini iiuaiix COurIjrs al;;iliil'|iiis. I llr ri|iiis,. sur di's ((itisHlrr.iiKius qui iniplii|iii ;ii I: ili'nl-' miiiiiir iin:i!c, ri Ir. plus illustres g/'(,llirl|r,. ,1 \|. iVn I , | a |,Hr . , l..l|ll;h r, flUlrier, y oui mi la \.iilaMr m i-mr ,lii ralml .iilViaviilirl.

Fermât a encore résolu d'uulrcs questions du nirnie genre, et notamment un problème relatif à la réfraction de la lumière, qui dépend de la théorie des maxima et des niinima. Malhem-ensement, il se bornait à faire part de SCS découvertes à ses amis, sans les publier, et les délails de sa métlioile ne nous sont pas tous parvenus.

RobcTval, l'éniiilr dr Drscaries et de Fermât, donna aussi une règle imin r,.iii|iaii]- les grandeurs curvilignes, règle qu'il avait |mii n- dan. les travaux d'Arcliimède. L'esprit de ccsdi\rjs pnii rdes, (pic Cavalieri avait déjà répandus sons le nom de lurltimlr drs iiidiri^ili/cy, no diffère guère de la mélliode iiiliiiilésinialc proprement dite. Le grand avantage de eclle-ci devait cire dans la notation ima>;iiiri> pai' I.ribnilz.

Pascal a||)liqui' crilc méthode des indivisibles à l'étudo de la ci/ctoiilc ou roulclle. C'est aussi sous la forme synthétique des uur-iens qu'il a publié ses solutions, et non

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devenu d un usage "»-""ii^J- "-".^...jnit.iit de recherches

rhonneu? de fette découverte Dès Tannée >05. c.U^ dire à rage de vi»gt-q"î^ f/"*; "^XVi^.lf résolut ^j.,

possédé ''"'-^Vl^ltfo^ns dép' nda,; du ciîcnl différentiel lorsdiverses.quebtionsdépciiaam questions

et même certanis P^^'-^^'^,' j'^'î^^.^^f^^^^^

d^un ordre inverse ^PP^^^'j^i^^.^^u "e borna à com-

L^%Pé^;;,SereT.Tral'son'cô'té une méthode équi- ^%n 'îe' rll'pulfe "dalî; les Actes de Leipsick, la mé- Jl '^i^;^^e avec >a --^i- ^^^ «^ ^t ^ ?:iflî':i!:^ra^^^n~incc^S:\rin^ntion decealcu ne, iè premier, il a rendu PuW'^v'réièt'de Newton, pré^raot s'^n -P- V,^,,?^r,^es'pro e" d ou! ses contemporains, semblait oublier ses propic»

''%™dant près de vingt ans, Leibnitz développa sans conte ?at"n' toutes les 'parties du calcul ifn'tes.mal et r en tirer -e nni.titu^^^^^^^^^^^

eu Pourrésuuat d a^u« à chacun d e- un^ .^^^^^.^

onvrac-è resfa-t-il pendant longtemps dans une sorte rbTcuntrOn ne c^otiimença U'étudier et à e b.en e -

rattaau'i s tr la certitude de ses principes-, on prétendit

à exciter l'éumlation des géomètres On V't [os d ux frères Jacques et Jean BernouiUi, de Baie, fixer i aucn on du monde savant par les P^bltmes qu.^ se proposaient comme défi. Kn Angleterre, c est Tajlor et Mac Sn, en î^'"ce, le marquis de l'Hôpital, qm propagent et déveloniient le calcul lulinitésmial.

Le <ré ie se montre héréditaire dans la famille des Ber- „r,nUli N cn?aset Daniel devinrent bientôt aussi habiles Sue eurl^e Ils eurent pour condisciple Kuler, qui r alrs-él^ve' si haut comme analyste ^"-^'^-^^'^ dite nrodiiiieuse, Enler a traité toutes les questions tt i. s ■ a écrai éis ^un j^our nouveau. La liste seu e de ses mémoires compose in volume. Ses divers traites avec 1 ■ Toduciion à l'analyse des infiniment peUls. forment un

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ensemble complet qu'aujourd'hui encore il est indispo,,-

'"'c'es'tVcèue époque que l'on commence à s'occuper du probîtme des isopé-'iniètres. Euler a écrit sur cestyet un bel ouvrage que les travaux postérieurs n'ont pas fait oubU-r. Maïs il était réservé à Lagrange de créer pour la solution des problèmes de ce genre, une inéthode générale dite calcul des variations, qui a contribué aux proo-rès de la mécanique tout autant qu i\ ceux de la geomé- ?rip (vov. Variations (calcul des).

Depuis la mort de Pascal et de Fermât, la France n'avait pasprôduit de géomètre hors ligne. Elle reparaît au miheu du xviii^ siècle avec Cliiraut et d Alerabert. Ce dernier à qui l'on doit un célèbre principe de mécanique et ne 'théorie de la précession des équinoxes a domK. une remarquable solution du problème de cordes vi hr-mtps aue Tavlor avait ébauche avant lui, et a crut SuneTanche de l'analyse qn'Euler et ses successeurs

°' On doTà aai'raut un traité des lignes à double courbm" Euler avait déjà publié sa belle théorie de la Courbre' des surfaces. Plus tard, Monge a encore étendu les inolicition'» de l'analyse i\ la géométrie des surfaces. 'PFesdfficiîe, sans entrer dans des détails techniques d'énumérer les progrès que l'analyse P^^ citer les faits denuis un siècle. Qu'il nous suffise de citer les noms de Lagrange, Laplace, Legendre, Monge, Foimer, et de leurs "ves'et émulés Gauss, Ampère, Poisson raudn- etc. C'est dans les ouvrages originaux de ces "s'cm' 1 faut étudier l'esprit des méthodes et la Kn^tl dès mathématiques. Non-seulement on leur doit d^àvoir étendu et perfectionné les connaissances de leurs prédécesseurs, mais ils ont enrichi la science de branches ''"^Z^^ - dérivées partielles, sur lesquelles Euler et d'Alembert n'avaient pu ^''\'==°"^^' °"^^^,"J liPii !> des recherches nombreuses. Lagrange, Poiason, Founer J^icobi ont développé cette théorie, qui est d'un

de Jacobi et de Cauchy. Enfin, il faut ciier le calcul des d^rencès finies qui es't la base de la théorie des proba-

'^''l'f^nu'une science commence à se développer, les esnrirs^en Gainés d'abord par la nouveauté des résultats ^'Tp^ quènt à en étendre les usages plutôt qu à en é^ai cir les nrincipes. C'est ce qui est arrivé pour le calcu i, finUésimaî. Leibnitz crut sans doute que ceux qu en fe -lient usa-e en saisiraient d'eux-mêmes l'esprit. Auss nt-pst il Sis arrêté à en établir rigoureusement les K „= An lui a reproché d'avoir considéré les grandeurs *"'' » t^nrniér s d un nombre infini d'éléments infiniment

duakm du rapport différentiel. Enfin Lagrange, dans ses iTrnnssur le calcul des fonctions, a développe une fl L e ce tb e où il prétend ramener au calcul algébrique tonsies procédés du calcul infinitésimal, en écartant iv-

^"ïiX^SSd^«mfla méthode deL^^^^

principes fondamentaux qu'il a su établir di ectunc . C'est sa méthode qui est au ourd'hui généralement su^ vie elle a dissipé tous les doutes qu'on avait p co' Çe^ vôi; à 1 origine sur la rignevir des principes du caluu

différentiel. , , . . ,.„„.,i,1p et oui parait se

Une autre méthode ffes-';^'^!"=^V7'£\'^'b'„iu,l éfé proporapproclu^r davaiuago de celle do Le^^^^^ sée par Carnot dans ses K^^u.ms ^^.^

t'^'^t;'SSoc^-r-oiguenienUa....W.

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infinitésimale prjpremeiit dite. Il considérait les infiniment petits iioa-oeulement comme un moyen d'investigation précieux 'Il géométiie, mais aussi comme ayant une existence réelle. On doit reconnaître que cette méthode est presque indispensable pour résoudre les questions compliquées, mais il est souvent nécessaire d'en vérifier les résultats par celle dos limites. Nous ne pouvons ici insister sur ce point, mais il importait de montrer que les difficultés qu'eut raine la considération de l'infini et des infiniment petits ne sont pas inhérentes au calcul différentiel et ne sauraient jeter d'incertitude sur les résultats que l'on en tire.

Parmi les ouvrages où l'on peut apprendre le calcul infinitésimal, nous citerons le Griinrl Traité du calcul différentiel et du calcul intégral, de Lacroiii; le Traité élémentaire de la théorie des fonctions et du calcul infinitésimal, par M. Cournot ; les Leçons de calcul différentiel et de calcul intégral, rédigées par M. l'abbé Moigno, principalement d'après les méthodes de Cauchy : le Calcul infinitésimal, de M. Duhamel; le Cours d'analyse de r École polgtechnique, par Navier; celui de Sturm, etc. Pour l'histoire de la découverte de ce calcul, on consultera la dernière édition du Commercium epistolicum, publiée par MM. Biot et Lefort. Enfin on ne devra pas négliger d'étudier les ouvrages de Lagrange, ceux de Cauchy, et il conviendra même de remonter aux ouvrages plus anciens, tels que V Analyse des infiniment petits, de l'Hôpital ; les Traités de Maclaurin, d'Euler,etc.

Calcul des difféiiences. — Voyez Différences.

Calcll des pnoBABiLtTÉs. — Voyez Pi\obabilités.

Calcil des résidus. — Voyez Résidus.

Calcul des variations. — Voyez Variations.

Calculer (Machines a). — Appareils destinés à efl'ectuer mécaniquement dos calculs plus ou moins compliqués ; il en existe de plusieurs sortes reposant sur des principes différents. La plus usitée d'entre elles est fondée sur les propriétés de l'échelle logarithmique ; elle constitue la règle à calcul (voyez Logarithmes).

Un autre genre de machines permet d'obtenir d'une manière graphique, sans la mesure d'aucune longueur ou d'aucun contour, la valeur de l'aire superficielle d'une figure : ce sont les planiniètres (voyez Planisiètre, Dïnauométre).

Enfin les machines à calculer proprement dites sont celles où les opérations sont effectuées par une disposition mécanique spéciale, le résultat étant indiqué par des chiffres qui apparaissent en un point déterminé de l'appareil; telle est l'ancienne machine arithmétique de Pascal, celle du docteur Roth, la machine de M. Thomas de C'>lmar (arithmomètre), la machine de MM. Maurel et Jayet (arithmaurel), etc. Il est difficile, sans sortir du cadre d'un article de dictionnaire, de décrire clairement ces divers appareils dont le mécanisme est souvent fort compliqué ; nous nous bornerons à donner une idée des principes qui servent à leur construction.

Les machines à compter, telles que celles do Pascal et du docleiu' Roth, sont lormées par un système de roues à rochet ne pouvant tourner que dans un sens. Il y a autant de ces roues que d'ordres d'unités dans le plus grand nombre qui puisse être écrit, et chacune des dents correspond aux diffénnts chillres I, 2, 3..., qui peuvent apparaître sur une ouverture spéciale de l'instrument. En outre, à chaque révolution complète de l'une des ioucs, un taquet /ail marcher d'un cran la roue correspondant aux unités do l'ordre supérieur, ce qui permet de faire une addition quelconque. La soustraction s'effecme |)ar un système de chiffres placés dans l'ordre inverso sur chacune des roues, de façon que la somme des deux chiffres voisins soil constamment égale à 9. Cette disposition mécanique a été utilisée dans les compteurs à gaz et les divers compteurs de machines (voyez Compteur.s).

La machine de MM. Maurel et Jayet et celle de M. Thomas permettent d'olfectuer une multiplication et les opérations qui en dérivent; avec cotte diTiiièro en ]Kiiiirnlior, au poirjt de porfrction où elle c^l ,urn(( .(nJMUi d'hui,on peut mullipliiir 8 chiffres par ^ Inlli' ■ n I s c coude»; diviser l(J chiffres par H chifTnb on ^i :>! ruiidr,, extraire une racine carrée de 10 chiffres on moins d'une njinuto. Ce résultat s'obtient par un système de roues et de pignons nuinéroUJ» et dont les rapporl-s de vitesse corjospondent préciKément aux différents chiffres du multiplii-ande et du multiplicateur (voyez le DicttO''naire des (iris et manufactures de Lnbouluye).

Lo boulier compteur, décrit ft I article Abaque, est une Bortc de pcl'tc machine 4 calculer (voyez Awaque).

CALEBASSE (Botanique). — On donne ce nom au fruit du Cncurljîfa lagenaria [Lugetiuria vulgari^. Lin.) iCucurbitacées), appelé aussi, lorsqu'on en à extrait la pulpe et les graines. Courge vidée et séchée, ou tout simplement Gourde (voyez ce mot). Le nom de calebasse s'applique également au fruit des Calehassiers (voyez ce mot), de la famille des Bignoniacées, désigné aussi vulgairement sous le nom rie Corcis. On doit remarquer que ces deux genres de plantes n'ont de rapport entre eux que par l'usage que l'on fait de l'écorce de leur fruit et qu'ils appartiennent à des familles de plantes très-éloignées dans la classification.

Calebasse. — Espèce de fourneau à crouset servant à la fusion de petites quantités de fonte ou d'autres métaux destinés au moulage. Les calebasses des plus grandes dimensions et pouvant fondre jusqu'à 500 kil. de métal, sont formées d'une poche en forte tôle garnie intérieurement d'argile et munie d'un double bras de levier en fer servant à la man'Euvrer. Cette poche, qui porte plus particulièrement le nom de calebasse, est recouverte d'un tour de feu cylindrique, en tôle également, garni d'argile à l'intérieur. Le tout est disposé contre un mur en briques traversé par la tuyère d'un ventilateur venant déboucher dans l'appareil immédiatement au-dessus de la poche, et, pour que la chaleur se conserve mieux, l'appareil est enveloppé à sa partie extérieure, jusqu'à moitié environ de sa hauteur, d'une épaisse couche de sable. Le métal à fondre est introduit dans le fourneau avec une charge convenable de charbon ou de coke et on donne du vent. Lorsque la fusion est complète, ce dont on s'assure en sondant avec un ringard, on déblaye le sable, on enlève le tour du feu, on retire le coke avec un râteau et on l'éteint avec de l'eau, puis on saisit la calebasse par soq support pour faire la coulée.

D'après Réaumur, la calebasse était employée en France dès le commencement du dernier siècle ; elle est encore très-répandue en Belgique, tandis qu'en France on pai-ait l'avoir totalement oubliée pour les cubilots, malgré ses avantages incontestables au moins pour la foute de fer. Les fondeurs ambulants doivent leur nom de calebassiers à l'usage qu'ils faisaient de la calebasse (voyez Fonderie).

CALEBASSIER (Botanique), Cresccntia, ainsi nommé parce que les habitants des Antilles se servent des fruits de ces arbres en guise de vases, comme nous employons les gourdes-calebasses (voyez ce dernier mot'.— Nom vulgaire du genre Cresccntia, Lin., appartenant à la famille des Bignoniacées et type de la tribu des Crescentiées. Les caractères principaux de ce genre sont: calice caduc à 2 divisions ; corolle à limbe divisé en 5 lobes ondulés; 4 étamines didynames; fruit à écorce ligneuse et renfermant, dans une seule loge, une pulpe abondante. Les calebassiers sont des arbres appartenant aux parties chaudes de l'Amérique. Leurs feuilles sont alternes, simples, rarement à :i folioles; dans ce cas, le pétiole est ailé. Leurs fleurs sont le plus souvent solitaires ou réunies en grappes. Le C. à longues feuilles [C. cujete. Lin. ; nom ,brasilien) a les rameaux allongés, les feuilles fasciculéos, à pétiole court et terminées en pointe à leurs deux extrémités. Les fleurs sont tarhi'os de pourpre et de jaune sur un fond verdàtre. Son l'niil est plu-; ou moins globuleux et atteint souvent trrm.- ( niiiiu. nvs do diamètre; l'écorce en est ligneux , si.ImIc ot rocouverte d'un épidémie lisse et "mince, d'un jaune verdiitre; la pulpe, où se trouvent nichées un grand nombre de petites graines cordiformcs, est jaunâtre et d'un goiit aigrelet. Les indigènes des Antilles, où croît en abondance cette espèce , font du péricarpe des calebasses, après en avoir retir^ la pulpe à l'aide de l'eau bouillante, des vases, des plats, dos bnuleillos, des gourdes et autres ustensiles qu'ils |iolivsont ot ornent de dessins et de peintures. Avec la pulpe on fait aussi un sirop qu'on dit être tros-bon dans los nialailios do poitrine. Il est i''t^ali'ni('nt iirôomiisé ounnuo un bon vulnoraiii'. Kniin, lo hui^ dn oaloliassior,ostinii'' poursariui'olo,sa blanoliour et 1.' hr.iii |inli qu'on pont lui dojmcr, est employé ipiel- '|M. ini, ,1 iinr cl. 'S meubles. Chez certaines peuplades de I' \n]< I M|nr ilij Sud, on creuse des calebasses, puis on los ivnq'lii 'ir maïs ou de petites pierres; en agitant ces fruits ainsi ju'éparés, les indigènes croient s'entretenir avec leur dieu Toupau. Ils g:ir<lont ces calebasses avec un grand soin ot leur rend(Mit chaque jour un culte religieux. Parmi les autres espèces les plus connues, on distinguo aussi le C. acuminé (C. acuminata, Kunlh. ), originaire du Brésil ot principalement caractérisé par ses fouilles élargies à la base et ses fruits à écorce fragile ; le C, à feuilles larges (C. cucurt/ilinn, Lin. j C. latifo-

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//a, Lamk), qui présente des fciiill«s éparses, coriaces, assez seoibUibles à ci.Ues du citronnier, et des fleurs d'un blanc roux; cette es|>>ce vient à la Jamaïque); enfin le C. aile (C. n/ata, Kuntli.), qui diffère surtout des précédents par ses pétioles ailés terminés par 3 folioles et par ses fleurs rous;es à lobes crispés. G — s.

■ CALÉFACTION (Physique). — Évaporation d'un liquide au milieu de circonstances toutes spéciales.

Un liquide est versé on petite quantité et doucement sur une plaque métallique chauffée au rouge vif; il s'y rassemble en une masse régulière aplatie, tranquille ou simplement animée d'un mouvement de vibration sur ellemême, et peut y rester plusieurs minutes avant qu'elle se soit évaporée complètement. Mais si pendant l'interïalle le métal s'est re/roid: à un degré convenable, un sifflement se fait entendre, l'ébullition se fait très-activement et le liquide disparaît en un instant. Ce phénomène, examiné pour la première fois par Leidenfrost, l'a été récemment et avec les plus grands soins par M. Boutigny, qui a nommé état sphéroïdal l'état particulier dans lequel se trouve un liquide en contact avec un corps chauffé à un assez haut degré pour que l'ébullition cesse de s'y produire.

Pendant la caléfaction, le contact du métal et du liquide n"a, en réalité, jamais lieu, car on peut apercevoir la lumière entre eux deux ; ce contact est empêché par une couche de vapeur émanant du liquide, ou par l'influence inconnue qu'exerce la chaleur dans ce cas. Toujours est-il que la chaleur se transmet difficilement du métal au liquide, et à mesure qu'elle y passe, elle est emportée à l'état de chaleur latente par la vapeur formée, en sorte que la température du liquide ne s'élève pas jusqu'à l'ébullition.

Des nombreux phénomènes observés par M. Boutigny, celui qui frappe le plus est la congélation de l'eau dans une capsule chauflée au rouge. Pour obtenir ce résultat, on verse dans la capsule de l'.acide sulfureux liquide qui y prend l'état sphéroïdal, et, comme l'acide sulfureux, bout à 10° au dessous de zlto, sa température y est nécessairement inférieure à ce degré ; aussi, si on plonge pendant quelques instants dans cet acide une petite ampoule de verre remplie d'eau, et qu'on la retire, on la trouve remplie de glace. On se contente quelquefois de verser quelques gouttes d'eau dans l'acide. On en retire une espècede givre très-blanc, qui est de l'hydrated'acide sulfureux congelé.

Une autre expérience montre toute l'importance pratique de la caléfaction comme cause d'explosion des chaudières à vapeur. .\ l'aide d'une lampe, on chauffe jusqu'au rouge le fond d'une petite chaudière, et on y verse, au moyen d'une pipette, 2 grammes d'eau distillée ; on retire la lampe et on bouche fortement. La chaudière se refroidit. Bientôt un léger bruissement se fait entendre; c'est l'eau qui abandonne l'état sphéroïdal et touche la paroi. Aussitôt une violente explosion a Heu, et le bouchon est lancé au loin.

D'après M. Boutigny, l'eau prendrait l'état sphéroïdal dès 171°, l'alcool absolu à 1.34°, l'éther à 64°. Ces températures sont, comme on voit, bien éloignées du rouge.

CALENDRIER 'Astronomie). — Le calendrier a pour objet de diviser le temps conformément aux besoins de l'agriculture et des relations civiles. Le retour périodique des iinsnna est la base fondamentale du calendrier. Or, la période des saisons est Vannée Iropii/ve, dont la durée est de 3C.')i,21'.(22. Si l'année se composait d'un nombre entier de jours, il serait tout simple de faire l'année en île égale à ce nombre de jours; on la subdiviserait ensuite en fractions plus petiies, en mois et en semaines.

Mais l'année ne renfermant pas un nombi'c rond de jours, il n'a pas été possible de prendre l'année civile exactement égale à l'année tropique. Toutefois, il suffit que la différence entre ces deux aimées ne devienne pas appréciable; et c'est à quoi l'on est parvenu à l'aide de la méthode des hiterciilations.

Le premier calendrier où se trouve assez bien réalisée celte concordance de l'année civile et de l'année solaire est le calendrier ./«/i'ew, qui doit son nom à Jules César : il fut établi quaraule-six ans avant Jésus-Christ, par l'astronome Sosigène, que César avait fait venir à cet effet d'Ahxandrie. Dans ce calendrier, l'année est de 36.') jours, mais tous les quatre ans il y a une année bissexiile ou de 3Gg jours. Cette intercalation d un jour en quatre ans, ; revient évidemment î» ajouter î do jour chaque année, ou à supposer l'année tropique de 365J,'J5.

Or, la durée de l'année tropique est de 365j,?4'22;

l'année julienne est donc trop longue de Oj,n07R, ou de 1 1 minutes environ. Cette différence parait très-faible, mais en s'accumulant elle fait un jour au bout de 13» ans. Il résulte de là que l'équinoxedu printemps qui, à la réforme du calendrier par Jules César, avait lieu le 25 mars, arriva le 24 mars au bout de 130 ans, puis le 23 mars, et enfin en 325, lors du concile de Nicée, il arrivait le 21 mars.

Le calendrier Julien fut adopté par le concile de Nicée pour servir à régler la date des fêtes de l'Église. L'équinoxe du printemps fut également fixé au 21 mars, et la fête de Pâques au dimanche qui suit la première pleine lune postérieure au 20 mars ; de sorte qu» cette fête peu" être célébrée au plus tôt le 22 mars, et au plus tard le 25 avril. On admit encore que la durée de l'année étuit de .365), 25, de sorte que l'époque de l'équinoxe continua de rétrograder d'un jour tous les 130 ans.

.\ la fin du XVI' siècle, l'erreur était de 10 jours, c'està-dire que l'équinoxe du printemps av.-iit lieu le 1 1 mars, et non plus le 21. Si l'on eût laissé aller ainsi les choses, la fête de Pâques aurait fini par être célébrée en été, puis en automne, etc. Pour remédier à cet inconvénient, le pape Grégoire XIII, sur l'invitation du concile de Trente, consulta les astronomes et substitua à l'ancien calendrier celui qu'on nomme Grégorien. Voici en quoi consiste la réforme grégorienne.

On ramena l'équinoxe au 21 mars en supprimant

10 jours, et le lendemain du 4 octobre 1582 s'appela le 15 octobre. Puis, afin d'éviter dans l'avenir le retour d'un pai'eil désordre, on décida que ch«que 100 ans une bissextile serait supprimée, mais que cette bissextile serait maintenue chaque 400 ans. Ainsi l'année 1600 fut bissextile, 1700, 1800, I9il0 ne le sont pas, 2000 lésera, etc.

11 est évident <iue supprimer une bissextile tous les cent ans revient à diminuer de 0i,ni la durée de chaque année ; et restituer cette bissextile tous les 400 ans, c'est ajouter à la durée de l'année ;-X0i,01 =0J,0025. De sorte qu'en définitive la durée de l'année civile dans le calendrier grégorien est

Elle ne diffère de l'année tropique 365,2422 que d'une quantité insignifiante faisant à peine un jour en 4000 ans.

Les années bissextiles sont celles dont la date est divisible par 4 : ainsi ISCO. Les années séculaires non bissextiles sont celles dont les centaines du millésime ne sont pas divisibles par 4 : ainsi 1800, parce que 18 n'est pas divisible par i.

La réforme grégorienne fut adoptée en France en décembre 1 582 ; elle le fut bientôt après dans les autres pays catholiques. Mais les États protestants de l'.illeraagne ne l'ont adoptée qu'en 1700, et les .\nglais en 1752. Les Russes et les Grecs suivent encore le calendrier Julien; aujourd'hui la difl'érence entre les deux calendriers est de 1 2 jours, à cause des bissextiles supprimées en 1700 et 1800, de sorte que le jour que nous appelons 20 décembre est chez eux le 8 décembre ; et quand ils sont au !«' janvier, nous sommes déjà au 13 janvier.

Les années se comptent à partir de la naissance de Jésus-Christ, qui est Vére chrétienne ou vulgaire. Le commencement de l'anuée civile est fixé au minuit qui sépare le 31 décembre du \" janvier. Cette époque du commencement de l'année a varié suivant les temps et les lieux. Elle a été fixée à Pâques, à la Noël, au 25 mars. C'est sous le règne de Charles IX (1563) que la date du 1 ^'■janvier a été définitivement adoptéeen France, commo' point de départ de l'année (voyez Année, Astronomie, KÉPiiiLicMN, Saisons). t- R.

Calendhier de Flore (Botanique). ^ Linné a nommé ainsi le tableau des floraisons qu'il dressa à Upsal. .Mais on comprend que, suivant les climats, les floraisons des mêmes plante^ ont lieu à dos époques différentes. Aussi le calendrier de Flore doit-il varier selon les localités. Un seul exemple suffira pour l'aire apprécier ces variations. La flor-aison de l'amandier a lieu dans la première quinzaine de février, à Smyrne ; dans la seconde quinzaine d'avril en Allemagne, et dans le commencement de juin à Christiania. On trouvera di'S élud.s fort intéressantes sur l'époque de la floraison dans un mémoire allemand de Schubler [Flora, 1830, p. 3o3\ et une autre de Gœppert dans les Mémoires des curieii^v de lu mturc, t. X\ , part. 2. Voici, — sauf quelques modifications, — un calenaricr de Flore, dressé par Lan.arck pour le climat de 1 uns.

CAL

CAL

Cornouiller mâle.

Hépatique à 3 lobes.

Audrosace caraêe.

Soldauelle.

Buis.

Thuva.

If. ■

Arabette des Alpes.

Ficaire.

Prunier épineux.

Tulipe.

Draba aizoîde.

Draba priutauière.

Saxifraiie granulée.

Saxifrage à 3 point.

Asaret d'Europe.

Parisetle à 4 feuill.

Pissenlit.

Les pommiers, Lilas.

Marronnier d'Inde.

Arbre de Judée.

Merisier à fjrappes.

Frêne à fleurs.

Faux-el.en. ^Cytise) Spirée lilipeudule.

Les sauges."

Coqueret alkékenge

Coquelicot.

Cardiaque ofÛcinale

Ciguë.

Tilleul.

Vigne.

Les nigclles.

Origan.

Carollc.

Tanaisie.

Les œillets.

Les scabicuscs.

Parnassie.

Gratiulc.

Janv

Lhelléboi

Noisetier. I

1 Daphue bois-geutil, i

Mars.

Hellébore d'hiver.

Amandier.

Pécher.

Abricotier.

Groseillier.

Tussilage pétasïte.

Tussilage pas-d'àne.

Roûoncule tète-d'or.

Giroflée jaune.

Jacinthe, Lamier blanc.

Les pruniers. Anéiiioue des bois.

Orobe printanier.

Petite pervenche.

Frêne commun.

Charme.

Bouleau.

niai.

I Pivoine.

Alliaire.

I Coriandre.

: Bugle.

Asperule odorante.

Bryune.

, Épii

Berce des prés.

Les nénuphars.

Bruaelle.

Lin.

Cresson de fontaine.

Seigle.

Avoine,

Orge.

Juillet.

Petite centaurée.

.Alonotropa bypopi- Les laitues. [tys.

Les inules. Salicaire.

Chicorée sauvage.

Août.

I Euphraise jaune.

Plusieurs astei*s.

Yiorue,

Balsamine dcsjard. \ Coreupsis.

Scplcmbro.

t^raçon à urappes, Araïic cpiueuse.

I Lien

Perce-neige.

Primevère officinale

Corydalis bulbeux.

Narcisse faux narcisse.

Anémone en forme de renoncule.

Sfifrau printanier.

Saxifrage à feuilles

Alaterne. [charn.

Orme .

Fritillaire impériale Lierre terrestre.

Jonc des bois.

Jonc champêtre.

Céraiste des champs Les érables.

Prunier Mahaleb.

Les poiriers, etc.

Polentille argentine.

Chêne.

Iris, etc., et le plus

grand nombre des

plantes.

Digitale.

Pied-d'alo >hllepertu

Verge d'or.

Catalpa.

Céphalanthc Houblon.

Chanvre, etc

Rudbcckie.

Le silphium.

etc., etc.

d'Occî-

[dcnt.

Cyclamen.

Octobre.

rand. fleur. | Topinambour.

Novembre.

Chrysanthèmes de l'iude, etc.

AmarvIIidc ja Colchïq. — S

I Aster grêle.

CALFA'TUHE (Mcidccinc), en cspiignol calenttira, du latin iiilfie, Cilrc chuud, enflammé. — Délire frénélique qui rrappi; spontanément les mai'ins, sons lis lititudos très-clianili's. lillc est duo moins à la cliiileni- directe des rayons soliiiics, qu'à Cflte atmosplu;i-e onibrasée qui se montra en purmancncc dans l'intérieur dos vaisseaux, «t au milieu de lB<|ueUc vivent les personnes qui sont il i»OT(i. L'invasion de In maladie a lieu pendant la nuit; elle est caraclériséi! par un délire Turieux, et surtout par une envie irrésistible de se jeter i la mer, si on n'emploie pas la force pour Vy opposer. I,a saignée parait être le moyi'R de traitement par «•xcclleiiic, puis Irs calmanls, les évacuants, le» hoi-sons rarraicliisnanlcs, telles que petit-lait, limonades, etc. Ce traitement bien dirigé amène ordiiiain'Mienl une prompte giiérison.

('.\M''Ar. — Ouvrier chargé de ciilfalpron do bouclier avi c de» étoiipi» «oudroiinée» les jointures par lesqiK^llcs l'eau pourrait pénétrer dans l'iniérieur dcb bàliiuciits en

mer. Cette opération se fait avec un marteau et un ciseau appelé aussi calfat.

CALICE ou Calvce (Botanique), du grec et du latin aihjXy calice ou bouton de fleur. — On donne ce nom à l'enveloppe extérieure de la fleur, qui est de nature analogue aux feuilles. Linné lui donne quelquefois le nom poétique de iJia/amus ou de lit nuptial ; Mœuch regarde comme calice l'enveloppe verte des fleurs, qu'elle soit extérieure ou solitaire. Tournefort considère comme appartenant au calice l'enveloppe externe, lorsqu'il y en a deux, et celle qui adhère avec le fruit quand il n'y en a qu'une. C'est aujourd'hui l'avis de la plupart des botanistes, et lors même que les enveloppes florales sont de même nature, comme dans le lis, on distingue par l'insertion le calice et la corolle : l'un est le verticiile extérieur, et l'autre le verticille intérieur. De Jussieu réunit, au contraire, ces deux enveloppes sous le nom commun Aacalice. Il donne également ce nom à l'enveloppe externe, lorsqu'il y en a deux, et aux enveloppes solitaires ou périgones simples. Les pièces dont est composé le calice se nomment sépales ou jjtiylles. Lorsque ces parties sont libres entre elles, le calice est dit din/ysépu/e [fig. 3Ui); quand, au contraire, ces parties sont plus ou moins soudées de manière à n'en former qu'une seule en apparence, le calice est dit yamoiépale ou gamopliy/le [fig. -195). A l'appui de cet aperçu théorique, des observations ont prouvé ((ue les sépales ainsi que les pétales naissaient sous la forme de petits mamelons distincts qui ne tardent pas à se souder dans les plantes oii le calice est gamophylle. Le calice est ordinairement vert, mais

il peut être parfois coloré calic'd.àlï^pale Calicê"'» mMcpals comme dans l'ancholie, le du lin viiace. du silène pundaol. fuchsia, un grand nombre

de monocotylédones. Il est dit alors pétaldide. Le calice peut aussi être réduit, quant à son limbe, à une aigrette (voyez ce mot), comme dans les plantes de la famille des Composées. Il est dit c«(/mc lorsqu'il tombe avec la corolle, fugace quand il tombe avant la fécondation, comme dans le pavot. H est, au contraire, persistant lorsqu'il subsiste après la floraison, comme dans les Labiées, les Borraginées, un grand nombre de Rosacées.Qnand il persiste, mais qu'il se dessèche, il est marcescent, cumme dans le mouron, la ronce, etc. Enfin, il peut non-seulement persister, mais s'accroître après la floi'aison : ainsi, datis plusieurs coqnerets iphysn/is], il se développe de manière i abriter le fruit comme dans une petite lanterne. G — s.

CALICULK (Botanique). — On nomme aiui^i une sorte d'involucrc qui, ne contenant qu'une fleur, adhère à la base du calice. Cet organe tire son nom de ce qu'il représente un second calice comme on peut l'observer dans les mauves, les guimauves, les hibiscus et d'autres encore. Dans le genre Pitcunthus (myrtacécs), établi par La Billardièrc, ce calicule est parfaitement clos ; au moment de l'épaiiouissenicnt, il s'ouvre en travers et se détache en nianièie iropcrculc, laissant voir ainsi la fleur avec scseiivelii|)pes et ses orgaues sexuels. G — s.

CALIDiilS (Zoologie). — Cuvicr a emprunté ce nom scicntilique à Aristote et à Brisson pour désigner les mau- //t'c/irs, sous-gonre du grand genre Bécasse (voyez M.\l'iit^cni:).

CALIGE (Zoologie), Caligus, Mull. — Genre de Crustacés de l'ordre des Pœciiopodcs , famille des Siplumoslonicf, tribu des Caligidcs, Latr. Désignés d'abord sous le nom de Poux de poissons. Ce sont des animaux parasites (|u'on trouve cramponnés sous les écaille^ des requins, des saumons, des merlans, etc.. longs de ll"',( 07 à ()"',o()8; leur abdomen porte A son extrémité, dans la plupart, deux longs lilets, et chez d'autres des appendices on forme de ntigeoircs.

CALIMEIIIS (Botanique). — Espèce du genre Aster (voyez Asriiur)'

CALLh; iliiiianique), Calla, Lin., du grec kallaia, caroncule i|ui pi'iid sous le bec des co(is. Nom donné il ces plantes il cause do la spnthe de la fleur (pii ressemble on grand h ces appendices charnus. — Genre do plantes do la famille des .[ntidrrs, ivpe de la tribu des (?.(illarées. Il conipnuid des lieili - > ] 'ule' peisistante et i\ spadico entremêlé de pistils ei .1 i i;i . I,a C. lies mardis (C.pa-

luslris. Lin.) a le iln. !•■ > I'hs, renfermant un principe

ûcrc et do la fiicule, qui devient comestible par la cuis-

CAL

CAL

■son. Sa spathe est blanchâtre et son spadice est jaune. Cette plante est abondante dans les régions septentrionales de rhémisphùre boréal, où on mange ses racines cnites. On l'a naturalisée dans quelques mares de la forêt de Marly, aux environs de Paris. La C. d'Ethinpie (C. Mthioiiicfi, Lin.i appartient aujourd'hui à un genre voisin (voyez Ricuardia).

CALLEUX (Corps) (Anatoniie). — On appelle ainsi, dans le cerveau, une espèce de traverse blanche, étendue d'un hémisphère à l'autre, et qu'on aperçoit au fond de la scissure médiane, lorsi|u"on écarte les deux hémisphères ; c'est le mésolobe de Chaussier. Cette partie du cerveau, entièrement formée de substance médullaire, couvre les deux ventricules latéraux. Lapeyronie y plaçait le siège de l' âme (voyez Cerveau).

CALLICARPA (Botanique!, Callicarpn, Lin., du grec kallos, beauté, et km-pos, fruit. Les drupes de la plupart des espèces de ce genre sont souvent colorées d'une teinte pourprée très-vive. — Genre de plantes de la famille des i'erbénacées, tribu des Viticées. Caractères : calice persistant; corolle à 4-5 divisions égales; étamines saillantes ; ovaire à 4 loges, à un seul ovule; le fruit est une drupe bacciforme renfermant 4 noyaux. Les espèces de ce genre, à peu près au nombre d'une vingtaine, sont des arbres ou des arbrisseaux à rameaux ordinairement tomenteux, blanchâtres ou roux. Leurs feuilles sont opposées et leurs fleurs, quelquefois polygames, forment des cimes axillaires. Elles habitent les Indes orientales, les régions chaudes de l'Amérique , la Nouvelle-Hollande, etc. L'espèce la plus rustique est la C. américaine, Burcardie de Duhamel iC. amencarw , Lin.) ; elle réussit aux États-Unis et se cultive très-bien en pleine terre sous le climat de Paris. G — s.

CALLICHROME (Zoologie ) , Callichroma , du grec kalli-chrûnm, beauté de couleur. — Genre de Coléoptères télramères, famille des Lonijicornes, tribu des Cérambycins, grand genre Cnpricorne. Ce sont, en général, des insectes remarquables par les couleurs vives et brillantes dont ils sont parés. Le C. musqué, qu'on trouve sur les saules, long de 0°',025, est entièrement vert ou bleu foncé ; il répand une forte odeur de rose.

CALLICÔME (Botanique), Callici,ma, Andr., du grec kallos, beauté, et konié, cheveu, poil, à cause des poils qui couvrent plusieurs organes de la plante, principalement l'ovaire. — Genre de plantes de la famille des Saxifragées, tribu des Cunordacées. La C.à feuilles dentelées (C serratij'olia, Andr.) est un arbrisseau à feuilles simples, opposées, lancéolées, dentelées, blanchâtres en dessous, ressemblant assuz à celles du châtaignier. Ses fleurs sont jaunes et disposées en capitules globuleux d'un très-joli effet. Cette espèce, qui ne s'élè\ e guère à plus de 1",50, est originaire de la Nouvelle-Hollande et se cultive en serre tempérée.

C.\LLIDIE (Zoologie), Ca//(rfi»»!, du grec kallos, beauté, et idea, forme. — Genre d'Insectes coléoptères tétramères, famille des Longicornes, tribu des Cérantbgcins, grand genre Capricorne. On trouve les callidies dans les bois sur les troncs des vieux arbres, dans les chantiers et jusque dans nos appartements ; quelques espèces fréquentent les fleurs. Quand on les inquiète ou qu'on les saisit, CCS insectes font entendre un bruit particulier qui résulte du frottement du protothorax sur la base de l'écusson. La C. suni/i'itir, le C. porte-faix et laC arquée, se trouvent co)iiiiiunir,i'iif dans nos bois et nos chantiers; elles nul ('ii\iroii ili- 0"',010 à O^iOIS de longueur. CALLIMOliPlIK (/,uuln;;ir', Cdlimorplia , Lnlr., du grec kallc'iiKtrj'lic, bcaulr- lic forine. — (icnie (Vïnsertes lépido))!ères nocturne:, tribu drs l<'ini.r-lli.i,d'i/.r. Quoique appartenant i la famille îles .\i,clurnrs, on les voit voltiger en plein jour dans Ic's iMidmits les plus exposés au soleil. Une espèce très-connnuiii^ dans notre pays est celle dont la chenille se trouve sur le séneçon [liombijx

jacobeu). Elle est noire et ses ailes supérieures ont une ligne et deux points d'un rouge carmin. Sa chenille est jaune avec des anneaux noirs.

CAI.I.IONVMlî (Zoologie). Citlinniittnis, Lhi., du grec

\ltaUiûniiimis, beau nom. — Ciiiit di' l'mssons acnntluiptérygiens, UimiWQ des Culjioid'^. Osnni de jolis poissons

ja peau lisse, nue et sans écailles, remarquables parce que les ouïes sont ouvertes seulement par un trou de chaque c6t6 de la nuque; une espèce très-commune dans la

I Manche est le Sacary nu Doucel {C. lyra. Lin.), de cou-

.leur ornngi'e, iiirln lé ilc violet. Bonne à manger.

I CALI.IOPSIS (iininniqiio). —Genre établi par Rcidi- «■nhacli aux dépens du gem-e Corenusis, .appartenant â la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, sous-

tribu des Héiianthées. La plupart des botanistes en font un sous-genre du Coréopsis (voyez ce mot), et le caractérisent ainsi : style à 2 branches tronquées, terminées jiar un pinceau de poils; akènes tronqués au sommet, dépourvus d'aigrettes. Le C. des teinturiers est plus connu sous le nom de Coréopsis (voyez ce mot). Le C. d'A tkinson [C.atk inson iana, Hook. ; C.A Ikius. , Douglas) est une herbe vivace qui ne s'élè\e guère à plus de 1 mètre. Ses feuilles sont profondément découpées. Ses ligules sont à 3 dents et présentent une tache brune au centre. Cette espèce est originaire de la Colombie.

CALLISTÉMON (Botanique , Callistemon, Rob. Brown, du grec kuthslos, très-beau, etstémon, étamine, à cause de l'élégance des étamines de ces plantes. — Genre de plantes de la famille des Myrtacées, tribu des Leptospermées. Il comprend des arbrisseaux de la Nouvelle- Hollande, cultivés pour leur joli feuillage et leurs fleurs ordinairement d'un beau rouge et disposées en épis couronnés par des feuilles. Leurs étamines sont longuement saillantes, nombreuses et colorées. Le C. à feuilles lancéolées (C. lanceolaturii de Can. est l'espèce la plus répandue. Ses fleurs sont d'un beau rouge, et les filets des étamines d'une belle teinte ponceau.

CALLISTÈPHE ^Botanique), du grec kallos, beauté, stephos, couronne. — Nom générique de la reine-marguerite (vovez Marguerite).

CALLITlllCHE (Zoologie), Simia sahœa. Lin. — Espèce du genre Guenon; joli petit singe qui n'a pas plus de iJ'",30 à 0'°,40 de longueur, la tête comprise. Sa couleur est d'un vert vif mêlé d'un peu de jaune sur le corps. C'est le callitriche ou singe vert de BufTon ; il se trouve au Sénégal (voyez Sagoi in).

Callitriche (Zoologie). — Poli a établi sous ce nom un gem-e de Mollusques pour l'animal des moules, des modioles et des lithodomes (voyez ces mots), parce qu'il a les bords de son manteau garnis de tentacules branchus vers l'angle arrondi.

Callitriche (Botanique ),Ca^/!7;-ic/iP, Lin., du grec /ca/los, beauté; tlirix, chevelure. — Genre de plantes aquatiques, ainsi nommées à cause de leurs longues racines et de leurs tiges menues flottant à la surface des eaux dans les marais. Classé d'abord parmi les Naiadées, il est aujourd'hui le type d'une petite famille, les Callithrichinées, dont il est le genre unique. Le C. aquatique [C . aqnatica, Haàson) et le C. printanier [C. cerna. Lin.) couvrent quelquefois complètement les eaux des petites rivières qui coulent lentement.

CALLITRIS et mieux Callituris (Botanique) , Callitris, Ventenat, allusion à la beauté de ses rameaux, en grec callithrix, belle chevelure. — Genre d'arbres de la famille des Cupre'^sinces, établi par Ventenat aux dépens du genre Thuya. Il est caractérisé principalement par le fruit {sirohile), ovale, globuleux, tétragone, composé de '( valves ligneuses, carénées sur le dos, brièvement mucronées sous le sommet. Le C. à 4 val ces [C, quadra'alcis,\eM.; TliU'/a articulala , VVahl.l, est un arbre de forme pyramidale. Ses rameaux, pennés ou bipennes, sont comprimés, fragiles, articulés. Ses feuilles sont petites, inégales, et présentent des glandes à leur base. Cette espèce croît dans le nord de IWfrique. u J'en ai vu, dit Dcsfontaines, des forCts sur les montagnes du royaume d'Alger, qui avoisineut celui du Maroc. Les plus grands individus n'avaient guère que 8 à 9 mètres de hauteur sur I mètre de circonférence; mais Broussonnet m'a assuré qu'il en avait vu de plus grands au Maroc, et que c'est cet arbre qui donne la résine que l'on connaît dans le commerce sous le nom de sandaraque. » La résine de cette espèce est d'une odeur pénétrante et d'une saveur amère un peu .irre. G — s.

CALLOlUlYNQUIi (Zoologie), Callorhynchus, Gronovius, du grec kiillns, beauté; rhynchos, bec. — Sousgem-e de l'oissyns du grand genre Chimère (voy. ce mot).

CALLOSITE (Médecine). — On donne ce nom, chez l'homme, â une dureté, une induration qui se forme dans certaines parties molles, comme â la plante des pieds, aux mains. Elle résulte de l'épaississement de plusieurs couches su|)ci-lii'i>'lles de l'épidémie (voyez ce mot), causé par la conipn^ssion de clianssures trop étroites dans le premier cas, et de travaux manuels rudes dans le second. Le nom de callosité'' désigne encore certaines excroissances de cliaii-s blafardes, sèches, dures et indolentes, qu'on rninaïqne i|nelqiiefnis dans les plaies anciennes ou aiiiniii- (11-, vinu iilrries (voyez ce mot) ou i l'orifice des lislules ^\ny■/. cr iiml i.

rAM.osrriis (Zooinu'ii-). — t;hi/. les Mammifères, on appelle callosités, certaines parties dépourvues do poils,

CAL

CAL

et où la peau est plus épaisse ; ainsi, les chameaux en ont sur la poitrine et aux genoux ; mais les plus remarquables sont celles qui existent aux fesses chez la plupart des singes de l'ancien continent. Aucun de ceux de l'Amérique ne présente ce' caractère.

CALMANT (Médecine). — En mc'rlecine, ce mot embrasse dans sa signification les médicaments adoucissants, anodins, antiphlogistiques , antispasmodiques, narcotiques (voyez ces mots).

CALMAR (Zoologie) , Lacép. ; Coluber calamarius, Merr. — Espèce de Serpent non venimeux du genre Couleuvre, tribu des Serpents proprement dits. Cette couleuvre est d'une couleur livide, avec des bandes transversales brunes; le dessous de son corps présente des taches brunes ; on voit sur la qneue une raie longitudinale couleur de fer. Elle n'est du reste remarquable ni par ses couleurs ni par sa conformation. On la "trouve en Amérique.

CALM.4B (Zoologie), Lotigo, Lamk. Connu vulgairement sur les bords de la Manche sous les noms de Cornet, Encornet, qui indiquent la forme d'un encrier [calamariits), propre à recevoir des plumes à. écrire; de plus, l'animal répand une espèce d'encre autour de lui à la manière de toutes les séc/ies. — Les calmars forment un genre de Mollusques céphalopodes et appartiennent au grand genre des Sèches. Ils sont remarquables par une lame de corne en forme d'épée ou de lancette qu'ils ont dans le dos au lieu de coquille ; leur tète est pourvue de S pieds et de 2 tentacules beaucoup plus longs, armés de suçoirs seulement vers le bout qui est élargi. Ils s'en servent pour se tenir comme à l'ancre. Leur sac à noir est enchâssé dans le foie. Ce sont des animaux cùtiers, qui nagent à reculons avec une si grande vitesse, que parfois ils s'élancent hors de l'eau, et restent échoués sur le rivage. En Chine, dans l'Inde, et même en France, on les recherche comme une nourriture agréable. On en connaît plusieurs espèces : le C. commun [Scpia toUyo,

(lonj. =o™,fi.)

Lin.), à nageoires formant ensemble un rhombe au bas du sac. Le Grand C. [Loliyo sagitlala, Lam.), dont les nageoires forment ensemble un triangle au bas du sac, à bras plus courts que le corps. Le Petit C. (Loliyo média. Lin.), à nageoires formant ensemble une ellipse au bas du sac qui se termine en pointe aiguë (voy. PoulpeI.

CAL.MAllET (Zoologie), Loliyopsis. — Sous-division des Calmars, établie par Cuvier, qui dit seulement : n Ils n'auraient que huit pieds comme les poulpes, mais on ne les connaît que par des dessins peu auiheniiques. u Suivant M. Milne-Edwards dont les travaux sont plus récents, ils sont remarquables par la longueur démesurée de deux de leurs bras, qui sont filiformes et élargis seulomcnl au bout; du reste ils ne diffèrent que peu des calmars; on les trouve dans la Mêdiierranée.

CALOBATE (Zoologie), Cutobaiu, Meig. et Fab., du grec hntôs, bien, et tjuteô, je marche , à cause de la marche élégante cl mesurée de la plupart de ces insectes. — Genre de Diptères, de la famille dos AIhéricéres , tribu des Aluscides, grand genre Musca, Lin. Ces mouches se irouvint .souvent sur les feuilles de certains arbrisseaux, où on les voit marcher légèrement. Plusieurs d'entre ellc~ ont la faculié de courir sur les eaux, d'où leur est venu le nom de l'i'tronuUe ou Mouche de saint Pierre, |)ar allusion à la marche sur les eaux du saint aj)6lre.

CALOOliOME (Zoologie), du grec kalos, beau, et dromeu-i, coureur. — Genre do Coléoptères tétramères, famille des Vortc-ber, grand genre Charançon, remarquable par le» pied» do dirrière d'une longueur démesurée ; l'espèce type, qui habili' Manille, a été dénommée C. Ilarrisii par M. Srliœnhi;iT, et décrite par M. Guérin, Magasin de zoologie, IS.'lï, pi. Xi.

CALOMEL (Chimie), Mercure doux. Protochlorure de mercure. — Combinaison de i proportions de mercure (200) avec I proportion do chlore (1)5,5), sa formule chimique est llg'CI.

Le calomel est un corps blanc, que l'on rencontre quelquefois dans le commerce kou» forme de gros cristaux transparents, mais le plus oïdinairenient sous rormc du

poudre blanche insipide, volatile sans résidu, complètement insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, mais trèssoluble dans l'eau de chlore. L'acide nitrique l'atta(|ue rapidement en le transformant en sublimé corrosif (HgCI), et en nitrate de mercure. L'eau régale et l'eau de chlore le transforment également en sublimé ;.ii en est de même de l'acide chlorîiydrique, dont l'action est cependant plus lente et donne lieu à uu dépôt de mercure. Les chlorures alcalins, tels que le sel marin, produisent le même résultat, quoique avec lenteur. MM. Mialhe et Solmi ont même démontré que cette transformation du calomel en sublimé s'effectuait à la température du corps humain, pourvu que l'on fît intervenir des matières organiques, ce qui a précisément lieu lorsque l'on introduit du calomel dans l'estomac.

Le calomel est employé en médecine comme purgatif et vermifuge pour les enfants et dans quelques autres maladies des adultes. Sous la triple influence de la chaleur du corps, des matières organiques et des chlorures que contiennent les sucs sécrétés par l'appareil digestif, le calomel s'y transforme peu à peu en sublimé soluble, et est absorbé en cet état. Son action est d'autant plus prompte et énergique que sa transformation est moins lente; aussi évite-t-oii de l'administrer associé avec des chlorures alcalins.

Le sublimé étant un poison très-énergique, le calomel doit en être dépouillé avec beaucoup de soin.

Les alchimistes préparaient le calomel en broyant longuement un mélange formé de 4 parties de sublimé corrosif et de 3 parties de mercure , imbibant le mélange d'un peu d'alcool pendant sa trituration pour éviter la formation de poussière dangereuse à respirer, puis chauffant le mélange dans une grande fiole sur uu bain de sable chaud. Le calomel se sublime et vient se condenser sur les parois supérieures de la fiole. Le calomel ainsi obtenu était broyé, lavé à l'eau bouillante et sublimé de nouveau. Ce n'est qu'à la sixième sublimation qu'il prenait le nom de calomel ou catomélas ; à la neuvième, il devenait la panacée universelle ou mercurielle.

Ou a substitué à ce procédé le suivant qui donne des pioduits plus purs. Ou prend 8 parties en poids de mercure, que l'on traite par l'acide sulfurique pour le transformer en sulfate ; on mêle au produit S autres parties de mercure et i de sel marin x on introduit le tout dans une cornue que l'on chauffe ; le produit de la sublimation se rend dans uu grand réservoir, ordinairement une fontaine en grès, où la condensation s'effectue au milieu même de la masse d'air contenue dans le réservoir, ou de la rapeur d'eau dont on le remplit. Le produit obtenu est immédiatement réduit en poudre impalpable qu'on lave encore à l'eau bouillante.

Le calomel se décompose lentement sous l'infiuence de la lumière, et prend une teinte grise. De là son sous-nom de calomelas du grec calos, beau et mêlas, noir. Du chlore se dégage et du mercure reprend l'état métallique. Cette altération, toutefois, s'arrête à la surface. L'ammoniaque le noircit immédiatement, et forme avec lui un composé que l'on peut regarder comme une combinaison d'amidui'ede mercure et de calomel .Hg-CI,IIgH2.\z). Lor.siiue le calomel a été mal lavé, il renferme des traces de bichlorure de mercure ou sublimé ; on le constate en faisant digérer le calomel dans de l'alcool, décantant, puis \ersant dans la liqueur un peu d'anmioniaque. La plus légère trace de sublimé est ;iccusée par le nuage blanc qu'elle forme avec l'alcali. Le calomel préparé par voie humide en traitant' le sous-nitrate de mercure par un chlorure alcalin, contient quelquefois du nitrate de meicure non décomposé. Ou s'en assure en chauffant dans uu tube de verre une certaine quantité du produit dnuleuxj s'il est impur, il s'en dégagera une odeur ni- Ireuse caractéristique. Enfin, on falsifie quelquefois le calomel avec du sulfate de baryte ; on peut constater la fraude en chauffant la substance dans une cuiller en for; si elle est pure, elle doit se vaporiser sans résidu. M. D. C.'VLOPE (Zoologie), Ca/opus, Fab. , du grec katos pous, beau pied). — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Sténélylres, grand genre des IMdémères , dont la seule espèce connue, le C. serraticorne, d'un brun clair, pointillé, long d'environ 0'",(»2, habite surtout les bois de la Suède. On le Irouvo aussi dans les Alpes.

CALOPllYLLE (Botanique), Calophyllum, Lin., du grec katos, beau, phutlnn, feuille, a cause du feuillage d'un beau vert et agréablement veiné. — Genre de plantes de la famille des Clusiacéex, type de la tribu des Calophyllues. On lui donne vulgairement le nom de Cataba, mut américain transmis ])ar Pliuuior, Caractères : fleurs.

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en entraient ""^ 1>"''%^" ''l,^"^ X ,,'^Un., du sérage. Le C. à/V«-/.s- '■"«''« (C- '' f 'arw n,.e du miuiUrgrec i,^^ «'^'•*;vf„^" te slnamè,^ui se ramifie en lieu de sa feuille part une côte sa 'Jame ^ ^^^

une infinité de Pf 'l^^^f^'f ^Ywoe" Ses «eurs répandent à feuilles l>s=«su.santes coriace, be ^i^^^ . ^^.^

une odeur agréable, et ?e^'' "^f ,' ,.„ orientales. Elle

Cette espèce est originaire ^f In^es «nem

donne une résine connue -us^e "«" ^'^^^XTa ^villd.,

^^d'u cTpt;»: ne'L-seTgtide dureté est /ouvent

par les animaux et «^^.^If^'^^yj^CHALE.n animale).

^■^MFrn LATENTE, CHALEUR 1>E COMBINAISON).

r U nmMÉTRIE. - Branche de la physique qui a Xtii "Certaines limitas "e tempenUure de u^i -t..

E=E!5^Jipîï=!s! =

Ippelfcalnela quantité de chaleur nécessaire à 1 kil.

'^'^^P^er^re^q^Srt^chatTdo-n'née à 3^,500 Une certai e <puu ^g cette eau jusqu à

fio"< cVst-à d re ce 2 ' rq-elle est cette quanti.é de irnleur" 3"' 500 d'eau, pour s'échauffer de 1°, absorben ^ScàloHes- pour s'échauffer de 2,3, elles absorberont

•'sniultinW^

de /"ire passe r'àaus Peau la chaleur qu'on veut mesurer, ils diflèrent suivant les circonstances. ..„,,,,.„. aq

11 n'est cependant pi'.s toujours possible d optrer ae ce e maniai; on a recours alors ^ des moyens detournésq".! conduisent au même but. On recherchera p r exemple, avec quelle vitesse s'écha.ffe ou se refroidit ne masse connue d'eau, et on en conclura la quantité declia- "Sr m°el"c reçoit ou perd pendant l'unité de temps, ou bien on emploiera celte chaleur à fondre de a glace siuf à déterminer par l'expérience la quantité de chaleur nécessaire pour la fusion de ce corps (voyez Ciu- LP" R srl^mQUE! CiALE^a latente Chaleuu ue combinaison, REFr.OlDlSSEMENT «ES COMS).

C\LORIOIIE. — Nom scientifique donné i la cause physique, au nuide impondérable, qui produit en nous les sen'.ations de rhalrur, et de froid

CALOSOMK (Zoologie), Cninsonm, Kab., du grec ha/"u- „!„,« bnau corps. - Genre de Colroptcrrp.^^lamrrr^. famille des Carnassiers, tribu des Carabu,ucs, grand

^r^^'';ont%ro''^s'i-rn::;:^s,'^s'é,y(r:;-

!1 m':èr;''d^r/:u"c;a:rènx tr.s-bnlUin, Hiit hi^chasse ,mx chenilles, principalement sur es f^i'^^^."^^- Sa arve d'un beau noir lustré, qui a jnsquàO i'"»". '',"'''' TonLueur vit surtout dans les n'd? des chenille. Pocèlfonnahe, dont elle est l'ennemi le plus redoutable, nu res"e les calosomes ressemblent beaucoup aux caches mais ils sont encore plus agiles qu'eux, et d une

'"r\ioTTE (Clii^urg-l'eT -"6n donnait ce nom i une mé^Ke'^^.rS ment j;ia teigne, dite trail.me,>t ,^r Tae^Zle^wolcz Teigne). Cette méthode consistait .\ counertes cheveux le plus court possible, avec des ciseaux et non pas à les raser, comme on l'a dit, à recouvrir toute K t«è d'un emplâtre agglutinatif, qu'on enlevait avec liolence au bou? de quefques jours, en extirpant les b,ilhes des cheveux. L'auteur de cet article ne peut se rapnelrs4s douleur l'impression pénible qui éprouvait fit a pîos de quarante ans, lorsqu'il était obligé, comme • élève, d enlever la calotte à de malheureux enfants tei-

^"CALTHA (Botanique). - Nom donné par les Latins à ""ê.rUMFT%':;ani^7)!deS™troseau.-Nomq^

^^Sr[?^-4"-Ce'S'^'-'"«"= dans te langag^vufgi^rpour désigner ce gonflement, œt'e -'"■« fplarenti au loucher que IL^/^'^^XU On 'ent réinion des fractures (voyez C*'-' J"*;'"^^^;-^^^' ■ ' ^

P'^clL^ILI^SortffirS: -Ta^îété de pommes dont

on a fait plusU^nrs sous-variétés, les principales soLit :

r C rf' î/roTde un peu conique, sujette à devenu- co-

1 «,, Hp i„ii Pt 2° C Saint-Sauveur, obtenue

cembre jusqu'en mars (voV^'^ P^l^fj'j^ j, ,^ ,,„ p.,,. r-AT VTTII' ^Médecine . — uoiuiu.iuuii uc im. i>-»- i

"'cÏLYCXNTHESànique), Calycanthus Lindl., du .énit^ eroc Aa"rcos, calice, et anthos, fleur. Le calice de Ltpûaifterestc'oloréetressemhleàune^cor^^^^^^^^^

rKS w,^rirSiëd5s-C«/>/c«»^/iee.. O. le Pl^i ;es tyçe u l'honneur de madame

rSaru /caS'tè'es : calice à lobes lancéolés, un neu cor aces et disposés sur plusieurs séries étagées ; étaminéscadu.iues, inégales, les douze extérieures fert k" e t rfe la Floride [C. florulus. Lin.) forme un buï;on de 2 i 3 mètres. Ses rameaux sont tomcnteux, ses fcumcs le sont aussi en dessous, leur forni.<-^U^^ Les fleurs de cette espèce sont d un ''''',-;:'',,', P;"f, dent, surtout le soir, une odeur "■'V;-'-"- '' , "^"'c de reinette II s'est très-bien naturahsr , n l.i i yp, . Le o.

S-S;fr^=^^v!L^uX;:réSi'::

:[\mTe^'rug"res"rn d%s.,s. Ces deux plantes croissont dans l'Amérique septetitno.iale. J'-^^^ j^

CALïX:ANTHEES(^umKpj.V-PU^^ plantes /)ico/;/W"!i«</"/'/^e'f'^^^^^^^^^ ^^

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sées en plusieurs verticilles. Les plantes de cette famille sont toutes exotiques ; elles constituent deux genres : le Ca/i/catitltua, Lindl. (voyez ce mot) et le CInmonanthus, Lindl., de cheimon, hiver, et aiilhos, fleur, parce qu'il fleurit en plein hiver. Ce dernier a été nommé Menitia par Loiseleur-Desloncliamps (dédicace faite à Mérat, médecin Aoriste parisien). Il est originaire du Japon et se distingue principalement par la forme des bractées que présentent les lobes extérieurs de son calice. G — s.

CALYCÉRÉES (Botanique'. — Petite famille de plantes Dicotylédones yamopétales qui tient le milieu entre les Dipsacées et les Composées. M. Brongniart la fait cependant servir d'intermédiaire entre ses Campanulinées et ses Astéroidées. Caractères : calice Jl 5 lobes inégaux, corolle régulière; 5 étamines monadolphes; anthères soudées par la base; ovaire adhérent .\ une seule loge; embryon renversé placé au milieu d'un périsperme charnu. Les Calycérées habitent les régions tropicales de l'Amérique. Genres principaux : Acicarpha, de Juss.; Boopis, de Juss. Robert Brown, dans le douzième volume des Transactions de la Société linnéenne de Lo?idres, et Richard, dans le tome VI des Mémoires du Muséum, ont publié des travaux monographiques sur celte famille.

CALYCIFLORES (Botanique). — Terme employé par de Candolle pour désigner dans sa mélhode une division des Exogènes ou Cotylédones. C'est ime sous-classe comprenant les familles qui ont le c;ilice gamosépale, le toriis ou réceptacle soudé au calice, les pétales et les étamines naissant en apparence sur le calice, en théorie sur le réceptacle, là où il est soudé au calice. Exemple : les Paptlionace'es, les Rosacées.

CALYPTRE (Botanique), du grec kaluptra, couverture, enveloppe. — Oi'gane des mousses souvent appelé coiffe. C'est une sorte de couvercle qui recouvre la fructification femelle ou urne de ces plantes. Cet organe peut être membraneux, entier ou dénié, écliancré, velu ou glabre, lisse ou strié. Lorsque la calyptre est en forme (le cloche, elle est dite campant forme; en forme de cornet, elle est cuculti forme.

CALYPTRÉE (Zoologie), Cidypt7'œa, Lam., du grec kaiuptra, coifle. — Genre de Mollusques yastéropodes pectinibranclieSy famille des Capuloides, de Cnvier. Ce sont de jolies petites coquilles marines, en cône, incolores, fragiles, de formes variables et qui se distinguent par une pièce lamelleuse qui est au fond de leur cavité. Les branchies de l'animal se composent d'une rangée de filets longs et minces' comme des cheveux. Une ou deux espèces seulement se trouvent dans nos mers. On eu trouve à l'état fossile en France.

CALYSTÉGIE ;Botanique), Catysteqia^ R. Brown, du grec ca/ux, calice; steyo, je couvre, parce que le calice est enveloppé par deux grandes bi-actées. — Genre de plantes de la famille des Convolvulacées, tribu des Convolvulées. 11 se distingue principalement des Liserons (genre Convolvulm), dont il faisait autrefois partie, par ses deux grandes bractées oi)posées qui enveloppent le calice et par son ovaire à une loge ou incomplètement à deux. Le C. des haies (C. sepiurn,l{. Brown; Convolvulus sepium. Lin.) est une plante grimpante indigène dont les grandes fleurs blanches en entonnoir sont d'un joli elfet. C'est le Grand Liseron, C/iemiie de Notre-Dame. On en cultive une variélé à fleurs roses qui croit dans l'Amérique septentrionale. Le C. pubesccnt (C. pubescens. Lindl.) est une fort belle plante à fleurs très-grandes et roses. Cette espèce vient de la Chine.

CAMACfiES Zoologie). — Nom doiin.' par Ciivicr à sa troisième famille des Mollusi/ues nri'i.lml, v h'.turr's, qui ont le manteau formé, et percé do tniis (nivcitures dont une pour la sortie du pied, la scconile pour l'entrée et la sortie de l'eau nécessaire à la respiration ; la troisième est l'issue des excréments : ces deux dernières ne se prolongent point en tubes. Cette famille ne comprend que le genre Came (Cliama, Lin.).

CA.MAHE (Botanique), de camarn, nom américain. — Espèce de plautedu giMirc Lantnnn. c.'i-.t la '' rmnmune (t. camara. Lin,). Elle est originin. •\'\ i'.i' il. Cette espèce est un arbrissi^au qui peut •'• !■ .• i |ii ii'A '.' mèircs. Ses fouilles sont scabres et ni-u' uw. ; ^u.■> fleurs, disposées en corymbcs, 4 innorcscencc centripète, c'està-dire «'épanouissant du centre à la circonférence. Elles sont d'abord dorées, puis deviennent orangées, et onlln lie couleur viTmillon, et ixTsislent assez longtemps. La l'.amare evi une lnllr plante d'ornement.

CAMAUlMi (Botanique), de r«»i«nn//n.t, """i '1"0 '<-'S Portugais doimeiit à cette plante dans leur pays. — On ajipellc ainsi vulg;ùrcniciit le» csjièccs du (çcnrc Empe-

Irum (voyez ce mot), mais ce nom ne doit s'appliquer véritablement qu'à VEmptreum album, Lin., pour lequel Don a fondi! le genre Corema, du grec korêina, balai, parce que le port de cet arbuste a quelque analogie avec un balai. Cette espèce {Corema alba. Don) a les rameaux pubescents parsemés de petits points de résine. Ses fleurs sont blanches, assez grandes, agglomérées, disposées à l'extrémité des rameaux. Son fruit est une drupe blanche, à chair molle et renferme trois noyaux. La camarine croît sur les côtes du Portugal. ,

CAMBIUM (Botanique), du latin cambio', j'échange. Expression de basse latinité, qu'on trouve d;ins un ouvrage attribué à tort au médecin Apulée. — On donne le nom de cambium à une sève élaborée, mucilaginwise, plastique, d'abord semi-fluide, et peu consistante, puis bientôt organisée en une couche de tissu utriculaire , qu'on rencontre entre le liber (écorce), et l'aubier (bois). On verra aux mots Latex et Séve, comment ces deux liquides circulent dans des vaisseaux qui constituent un réseau de mailles nombreuses; c'est là, à la faveur de ce mouvement circulatoire du latex, coimu sous le nom de cyclose, que se forment les premières ébauches du cambium aux dépens de ce môme latex, pendant ses dé-" tours nombreux à travers les mille ramifications du système capillaire. Les botanistes sont loin d'être d'accord sur le rôle physiologique du cambium dans l'accroissement des végétaux ligneux. Voici en résumé ce que démontrent les faits ; durant la période de végétation qui suit celle de sa formation, le tissu utriculaire du cambium se transforme du côté externe en une nouvelle couche de liber, du côté interne en une nouvelle couche d'aubier. A mesure que se complète ce travail d'organisation, la séve descendante développe entre les deux nouvelles couches un cambium qui formera celles de l'année suivante, et ainsi de suite. Cette solidification du cambium en bois et en fibres corticales, s'eft'cctue en même temps sur tous les points de la tige. Les bourgeons, en développant les feuilles, exercent sur ce phénomène une puissante influence, parce qu'ils agissent énergiquement sur la circulation de la séve à laquelle il est étroitement lié.

CAMBO (Médecine), Eaux minérales I. — Bourg de France, arr. et à 12 kilomètres S.-E. de Bayonne (Basses- Pyrénées), où l'on trouve deux sources minérales, l'une d'eaux sulfureuses, l'autre d'eaux ferrugineuses, celles-ci n'ayant que 16" à IG". Ces eaux sont classées parmi les sulfurées calciques.

CAME (Zoologie), Chama, Lin. — Grand genre de Mollusques acéphales testacés, famille des Camucées; coquilles bivalves; la valve gauche, munie d'une dent près du sommet, oblique, épaisse, crénelée ou raboteuse, et articulée dans une cavité de la valve opposée. Ce grand genre a été subdivisé par Cuvier de la manière suivante : 1° les Tridacnes, diiiis Irsiiurllc, on trouve le Bénitier (voyez TniDAGNE , BiMimk ; ," les Cnmei proprement dites, qui ont la coquille i; i^ ;;ulii ic, les valves inégales, le plus souvent lami;lli;iises et laiissées, et se fixent aux rochers, aux coraux, etc. L'animal a un priit pied coudé, presque comme celui de l'homnie. On trouve dans la Méditerranée la Feuilletée, vulgairement Gâteau feuilleté {C. [.iizarns, Clicniu.), de couleur jaune ou rougeàtre ; la C. gri/p/iuiile, lliiifrc écaillcuse [C. yryphoides, Cliemn.). On mange, parti.nit les cames cuites ou crues. Il y en a plusieurs de fossiles. 3" Les Hippopes, coquille fermc-e et aplatie en avant. 4° Les Dicérates ressemblent aux cames, dent cardinale très-épaisse, et spirales de leurs valves iiv sMiill;iriirs. .')" Los Isocardes otn une coquille

libre, i.-,ilii IV, I ibée : l'animal a le pied plus grand

que ciliii lir^ caiiiis. On en trouve une assez grande espèce dans la Méditerranée, le C. cor, Lin.

CAME. — .Nom doimé en mécanique à de très-fortes dents implantées sur le pourtour d'un arbre de rotation mis en mouvement par une machine hydraulique ou une miichine à vapeur. Los cames viennent rencontrer d'autres dents fixées sur les tiges de pilons dans les bncarils, ou à l'exti-i'iinité de lourds marteaux dans los fo-yes. Les pilons ou marteaux sont d'abord sonli \/s par les cames, puis abanduniiés par eux, et reloiiil"iii dr imit leur poids pour produire le choc (voyez HniMins, AIvkti-aux, FoiicKs). Dans les marteaux de forges, l'action des cames qui, au moment où elles rencontrent le marteau, donnent lieu à un choc et à un ébranlement nuisible au bon emploi do la force, commence à être remplacée par l'nctinn directe do la vapeur, plus facile à graduer suivant les besoins.

CAMELIÎE (Botanique), CHeo)'«m, Lin., du mot grec kiteôros, par leuuol 'l'héophrastc désignait une plante

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ressemblant à l'olivier. Le genre nommé ainsi actuellement a quelque rapport avec celui-ci par son feuillage. Plusieurs auteurs l'ont nommé Chnmiylipa, mot qui signifie en grec olivier nain ; de li le nom vulgaire de Camelée. D'autres étymologistes font venir ennovmn de cnaô, je pique, parce que les plantes de ce genre ont des propriétés caustiques. — Genre de plantes de la famille des Connaracées. Il se distingue par des fleurs hermaphrodites, un calice i 3-4 dents, 3-i pétales, 3 étamines, les lobes de l'ovaire, les loges et les coques drupacées en même nombre. La C. à trois coques ou Garoiipe (C tricoccum. Lin.) est un petit buisson ranieux à fleurs jaunes solitaires. Elle croît dans l'Europe méridionale et renferme un suc acre et caustique qui passe pour un violent purgatif. La C. pulvérulente {C. pulverulentum, Vent.) est un arbrisseau plus élevé et couvert d'une poussière ■ cendrée. Il se distingue surtout par ses fleurs solitaires et son fruit à 4 coques. Cette plante croit à Ténéi'iffe. Son écorce passe pour fébrifuge. G — s.

CAMIÎLÉON (Zoologie), C/inm^/m, Cuv.,engrec Chamaileôn, qu'on trouve dans .Aristote. — Genre de Reptiles sauriens de la famille des Camcle'oniens, caractérisé par un corps comprimé et le dos comme tranchant, à peau chagrinée, tûte anguleuse, langue protractilo vermifornie, cinq doigts à -tous les pieds, divisés en deux paquets ; la queue ronde et prenante comme celle de certains singes, recourbée en dessous, les yeux grands mais presque couverts par la peau. Ils ressemblent aux lézards, mais leur corps n'est pas couvert d'écaillés; la langue est presque aussi longue que le corps de l'animal, elle est terminée par un tubercule visqueux, sur lequel se collent les insectes dont ils se nourrissent ; c'est la seule partie de leur corps qu'ils meuvent avec vitesse; ils sont pour tout le reste d'une lenteur excessive. Beaucoup d'erreurs, des fables ridicules ont été répandues sur les caméléons, les basilics et les salamandres, il importe de mettre la vérité à la place des préjugés du vulgaire; la grandeur des poumons dans les caméléons est probablement ce qui leiu' donne la propriété de changer de couleur, non pas, comme on l'a cru, selon les corps sur lesquels ils se trouvent, mais selon leurs besoins et leurs passions. En eflet, leur poumon est si vaste, que quand il est gonflé, leur corps paraît plus ou moins transparent; il contraint le sang a refluer vers la peau, colore même ce fluide plus ou moins vivement, selon qu'il se remplit ou se vide d'air ; son développement considérable leur permet de suspendre leur respiration pendant des heures entières ; ils se gonflent alors, ils restent immobiles et comme des statues, souvent dans les situations les plus bizarres ; ils reflètent aussi des couleurs diverses, suivant que leur sang est mis plus ou moins rapidement en contact avec du nouvel air inspiré ; « cette particularité du changement de couleur, presque dépendant de leur volonté, du mouvement bizarre et de l'immobilité de leurs yeux, leur allure empesée, lente et comme réfléchie, sont probablement les causes qui ont fait du camééléon le symbole de l'hypocrisie, et l'emblème du flatteur qui prend ainsi , pour arriver à son but, la couleur des circonstances. « (Duméril.) Les caméléons habitent les contrées les plus chaudes de l'Afrique et de l'Asie. Ils se tiennent constamment sur les arbres où ils grimpent facilement, grâce i la disposition de leurs doigts, qui est avantageuse pour saisir les branches. Les principales espèces sont : le C. ordinaire {Lacerta Africana, Gm., Lacerta ehamorleo. Lin.) (/îj. 39T), occiput on pyramide; une carfcue jaunâtre sur le ventre et sur le dos;

Fif. 897. - CmiM'

crête supérieiu'e dentelée Jusqu'à la moitié du dos, l'iiifrrieure jusqu'à l'anus. C'est l'espèce commune d'Algérie et d Kgyptc ; elle a 0'°,40 à ()°',.'iO de long. Le C. du S(!ni<gal {Lacerta cliamœlco, Merr.) ; occiput ou capu-

I chou en pyramide, mais aplati et presque sans afêle; I bords du Sénégal, du Niger, Guinée; le C. nain tC/ianirrleo piimilus, Daud.); capuchon couché en arrière; priitc rs|iè,r du Cap de Bonne-.Espéranco, des Sécholles, i\r Vl\'- ilr l'i aiice. Le C. des Molur/ues^ à nez fourchu (Chiuifi'lri. /tifiircKs, Al. Brong.), à casque plat, demi-circulaire, di'u\ proéminences, comprimées, saillantes en avant du museau. On trouve encore, aux Sécholles, le C. tifjris, Cuv., assez semblable au C. ordinaire; ;\ Bourboii, le C. rcrrucosus, Cuv. ; i l'Ile de Franco, le C. pardalis, Cuv., qui a le casque plat comme celui du Sénégal.

CAMÉLÉON MiNÉRAL(Chimio)(MnO\KO).— Combinaison d'acide manganique et de potasse, de couleur verte quand elle est dissoute dans une petite quantité d'eau, et qui passe au violet et au rouge quand on l'étend de beaucoup d'eau ou qu'on la fait bouillir, ou qu'on y verse un acide, tandis qu'elle redevient verte si on y ajoute un alcali. Ce sont ces divers changements, inexplicables pour les alchimistes, qui lui ont fait donner son nom. On sait aujourd'hui qu'ils tiennent à ce que le manganate de potasse, qui est vert, peut facilement se transformer en permanganate, qui est rouge. '

CAMÉLÉONIENS (Zoologie). — Cuvier divise les Reptiles sauriens en six familles, dont les Caméle'onient forment la cinquième. Elle ne com- ^ prend que le genre Caméléon.

CAMÉLÉOPARD (Zoologie). — ■Voyez Gii\ArE.

CAMELIA (Botanique).— Voyez Camellia.

CAMÉLIDÉS, Camélie^s (Zoologie). — Noms sous lesquels on a désigné une famille de l'ordre des Ruminants, qui comprend les deux genres Chameau et Lama (voyez ces mots).

CAMÉLI.\E (Botanique), Cowclina, Crantz, du grec kumaï linon , petit lin ? parce que la graine de ce genre ressemble à celle du lin.

— Genre de plantes de la famille des Crucifères, type de la tribu des Camé/inées. Caractères : calice un peu ouvert, silicule obovale ou presque globuleuse, à valves ventrues, loges à plusieurs graines obloiigues. La C. cultivée {C. saliva, Crantz ; Myayrum sativum. Lin.) est une plante annuelle, s'élevant souvent à près d'un mètre et donnant en juillet des fleurs jaunâtres disposées en grappes paniculées. Cette espèce, qui est indigène, se cultive pour l'huile qu'on extrait de ses graines. Celle-ci est bonne h brûler et donne moins d'odeur que l'huile de colza.

CAMELLIA (Botanique). Linnée a nommé ainsi cette plante en mémoire du jésuite Camelli, auteur d'une description assez étendue des plantes des Philippine^, imprimée dans le grand ouvrage de Rai. — Genre de la famille des Ternstrœmiacées , caractérisé par un calice coriace, à h divisions, 5-9 sépales imbriqués, 5-7 pétales ovales, hypogynes, imbriqués; étamines nombreuses, plus ou moins cohérentes à la base; ovaire à 3-5 loges, style simple; capsule ligneuse monosperme, en forme de poire. C'est un arbrisseau toujours vert, cultivé depuis longtemps en Chine et au Japon pour la beauté de ses fletirs. Ses feuilles sont ;dternes, ovales, pointues, dentées, coriaces, luisantes, pos fl.iirs grandes, d'un rouge vif, sessilcs, et réiuiies ilr i :\ i; inscnihlc :ui sommet des rameaux : on retire lic ses aiiian.ii's mie huile fort estimée, attendu qu'elle ast oduraiitr l't ne raïuit pas facilement. Le C. du Ja/nn, dit aussi vulgairement Ruse du Japon (C. Japimica, Lin.), croit naturclleuieiit an .lapon ; c'est un arbre qui peut atteindre C :\ 7 mètres dans les pays teuipi'rés ; son iir"'aru-e, le vert brillant de son feuillage piTsisiaut, ses larm's fleurs, qui s'épanouissent de noveuibre en avril, l'ont l'ait rechercher, pour l'ornement <le nos serres, dès l'année PSfi. Déjà, eu 1739, le C. du Japon avait été introduit en Europe; mais il perdit bien vite son importance, dès que la culture eut produit les

cullivt

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belles variétés à fleurs doubles et de diverses couleurs, que nous possédons aujourd'hui ; seulement il est devenu le sujet sur lequel on greffe toutes les nouvelles variétés fournies par les serais, et qui ne se perpétuent promptoment que par la greffe. En Italie, dans le midi de la France, le camellia vit en plein air et y atteint do grandes dimensions, mais à Paris et dans le Nord, on ne l'obtient qu'en serres. Cependant, comme le camellia fleurit en hiver ; dans le Midi même, les fleurs ne peuvent résister aux intempéries de la saison et se fanent promptemcnt ; on est obligé de les cultiver dans les serres, si l'on veut jouir de la durée de la floraison. Le camellia, quoi qu'on en ait dit, aime le soleil ; la nature de la terre qui lui convient n'est pas chose bien arrêtée; les uns veulent une terre compacte, d'autres une terre très-légère ; en France, on se sert d'une terre de bruyère plus ou moins pure. Le lion Jardinier conseille d'emplojer une terre de bruyère un peu sableuse, mais cepejidant riche en détritus de végétaux. C'est au moyen de la greffe qu'on multiplie les camellias; autrefois, on n'employait ([ue la greffe en approche, puis après, la greffe en fente sous cloche, enfin la greffe à un seul œil. Les sujets employés pour cette opération s'obtenaient d'abord par boutures prises sur des camellias timples, avec les précautions les plus minutieuses ; mais depuis que les amateurs d'horticulture ont réussi à faire produire aux fleurs simples des fruits et des graines, on n'a pas tardé à avoir, au moyen de ces graines, de belles et nombreuses variétés. Les arrosements des camellias doivent être assez fréquents, ils doivent être faits à l'eau de pluie ou de rivière, autant que possible, et toujours à une température douce; on aura recours aussi à de fréquents bassina^js. Pendant l'hiver, on arrosera peu.

CAMÉRISIER, ou mieux Chamécebisiek (Botanique). — Nom sous lequel on désigne la section des Clévrefeuilles dont la tige est droite et rameuse et non volubilc, par opposition aux chèvrefeuilles grimpants. On donne aussi spécialement ce nom au Chèvrefeuillede Tartarie {l/micera Tataricn, Lin.) (voyez Chèvrefeuille). G — s.

CAMION. — Nom donné à une voiture montée sur quatre roues très-basses et très-solides, et servant à transporter dans l'intérieur des villes des marchandises d'un grand poids ou d'un fort volume. Le camion est très-favorable au chargement et au déchargement, à cause de la faible élévation de son tablier ; mais la petitesse de ses roues augmente beaucoup le tirage. Aussi n'est-il employé que pour parcourir de petites distances.

On appelle aussi camion, mais plus généralement diable, une petite voiture très-solide, montée sur deux petites roues également très fortes et servant au transport des pierres de taille dans les chantiers de construction. Le diable est presque toujours conduit à bras d'homme au moyen d'une pièce de bois centrale, appelée aiguille, et sur laquelle sont implantées des traverses en bois. Lors même qu'on y attelle un cheval, deux hommes au moins doivent rester à l'aiguille pour la soutenir et la diriger.

Le nom de camion s'applique encore aux épingles de la plus petite dimension, et aux v:iscs de terre dans lesquels les peintres en bâtiment délayent leur badigeon.

CAMISOLE (Médecine). — Espèce de gilet long et large, qui sert souvent de vêtement du malin. Par analogie, on a appelé camisole de force un vêtement long, 3ui ressemble à un gilet à manches et qui est ouvert par errièrc au lieu de l'être par devant; les manches, prolongées au delà de la longueur des mains, sont fermées et terminées souvent par une bride dans lai|uello on peut passer des liens. On s'en sert pour contenir les aliénés ou les malades affectés de délire furieux. On la met aussi à certains prisonniers qu'on sou])<,'onne de. vouloir attenter à leurs jours ou commettre des actes de violence.

CAMOMILLE (Dotanique), en grec chamaimèlon, >m'- Ion signifie pomme; allusion faite i l'odeur de pomuic OU de coing que répand une espèce. Nom vulgaire du genre Anthémis (dérivé du grec antlwnion , fleur). — Genre de plantes de la famille de» Composées, tribu des Sénécionidees, type de la sous-tribu des Antht'midtics. Les camoniillcs sont des herbes souvent un peu frutescentes à leur base. Toutes leurs parties sont ordinairement odorantes, cl leurs capitules solitaires et sans bradées ont le i)lus conununémont le dis(pic jaune et les ligules blanches. La plus grande partie de ci;s plantes hiibitenl la région méditerranéenne. La C. romaine ou C. rioUe {Anilicmis noUlis, Lin. ; Ormcnis nohilis,V,ny', est une herbe vivace, à tige» rameuses, velue.s, h feuilles un peu pubcsceiilc» , ncssilc» , à réceptacle muni de

paillettes légèrement rongées sur leurs bords. Cette espèce est indigène et très- usitée en médecine, comme plante fortifiante. Elle est prescrite pour combattre les faililesses d'estomac. Ou l'a souvent employée aussi dans b-^ lii\ivs iiMenuittentes. La culture en obtient une varj. Il //'/;'• /!/'/((;, c'est-à-dire dont les fleurs sont toutes déveloiqjéeb eu ligulea La C. des champs {A. arvensis.

Fig. 399. — CamouiiIlL* Jes champs.

Lin.) (fig. .309) se distingue par ses paillettes oblongues, linéaires , brusquement acuminées. Elle est annuelle, très-commune dans nos moissons; on lui donne souvent le nom vulgaire d'/ierie de mai, de fausse camomille. La C. des teinturiers [A. linctoria. Lin.) est également annuelle ; elle est caractérisée par ses ligules jaunes ; elle teint les laines en cette couleur. La C. puante (A. cotula. Lin.; Maruta cotula, de Cand.), appelée aussi Maroute, est une herbe fétide, se distinguant de la C. des champs, avec laquelle elle croit souvent, par des paillettes étroites et subulées dès la base. Cette espèce est anti-hystérique : Pcyrilhe l'a vaniée contre les fièvres intermittentes rebelles. La C. miste (A. mixta. Lin. ; Ormenis mixta, de Cand.) se rencontre aussi très-communément dans les champs. Elle présente les fleurons du centre 4 tube prolongé au-dessous du sommet de l'akène, en une couronne complète ou en une coiffe unilatérale; ce qui est, du reste, le caractère principal sur lequel Cassi'ni s'est fondé pour extraire son genre Ormenis du genre Anthémis, de Linné. La C. puante se distingue en outre par SOS ligules blanches, marquées de jaune à leur base. Indéprndanunent des quelques espèces que nous venons de signaler, l'horticulture tire parti de plusieurs autres camomilles pour la décoration des phites-bandos. Caractères du genre : fleurs de la circnnl'i riMire ligulées ou irrégulièrement tubuleuses, ordinaii'eujent frinelles ; fleurs du (lisqui-, hiTuiaphrodites, tubuleuses, à 5 dents; récep-

larl.' .ciM\r\.-, 1 li di' paillcitis; stylo i branches non

a|ipriiili.iil..~ au soiunii't; akèni's lisses sans aigrettes ou ai c'imiJaj^iiés de courtes membranes qui les représenlcMit. G — s.

CAMPAGNE (Médecine, Eaux minérales). — Village (le France, arr. et à 15 kilomètres S. de Limoux (Aude). On y trouve des sources d'eaux minérales gazeuses, ferrugineuses et un peu salines (ferrugineuses bicarbonatées), qui contiennent par litre l)«','!(n de principes fixes, cl de plus une iiuantité notable d'acide carbonique. Elles sont toinc|Mrs.ct fiirtiliantes.

CAMI'ACM)!. (Zi)ologie), Anicola, LîU'ép. — Genre de Mii"n,:i/, . > del'ordrcdes Itonijeurs, famille des/ia/s, à l:ii|iiilli .111 ii'iil assigner les caractères suivants: trois ii,:i, II, lu 1. . |i.irtout, mais sans racines, et formées chacune de p^l^M]^s triangulaires placés alteriuitivement sur deux lignes, Cette famille comprend les genres: {» Ondatra {Fihcr, Cuv.) ; Hat mtisiiui! (voyez OlviiATnA) ;

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50 Lemming, Cuv. [Gconjdius, Ilig ) (voyez Lemm nc) ; 3» Campagnol.

Genre Campagnol {Arvicola, Cuv. Hypuclœu.i, Ilig.) a la queue velue, à peu prts de la longueur du corps, sans palmure aux pieds ; la tête grosse, des proportions épaisses, les doigts armés d'ongles longs, crochus et propres à fouir, quatre devant et cinq derrière comme les rats ; pelage long, épais et moelleux. Les espèces les plus communes sont : le C. ou Petit liât des diamps de Cuvier, C. ordinaire de Milne-Edwards [Mua aiva/is. Lin.) {ft'j. 400), nommé improprement dans quelques provinces

Mulot. (Le mulot appartient au sous-genre des rats proprement dits, c'est le Mus si/lvaticus, Lin. ). Grand comme une souris, cendré roussâtre, blanc sale en dessous, la queue un peu moins longue que le corps. Cet animal, trop connu par les ravages qu'il cause, se trouve dans tous les pays de l'Europe. Il choisit pour son séjour les jardins et les champs où il peut trouver facilement des grains, et n'enire pas dans les maisons; il habite des trous qu'il se creuse dans les champs, et il y amasse du grain pour l'hiver. Sa demeure est composée de plusieurs cellules en communication entre elles et ayant différentes issues. Lorsque les circonstances sont favorables, ces animaux pullulent d'une manière effrayante, et deviennent le fléau des contrées qu'ils ont choisies pour leur établissement. Les femelles mettent bas au printemps et en automne, de six à dix petits par portée ; avec cela, les campagnols sont d'une voracité extrême; ils détruisent le grain que l'on vient de mettre en terre, aussi bien que celui qui vient de mûrir. A la veille de la moisson, ils coupent la tige par la racine, vident l'épi , mangent une partie du grain, et emportent le reste dans leurs trous. C'est lorsque l'été est sec qu'ils sont le plus à craindre, car ils n'ont pas d'ennemis plus redout;>bles que les pluies, et surtout celles d'automne, et, par-dessus tout, la fonte des neiges, qui, en inondant leurs galeries, en détruisent des quantités considérables. Heureusement qu'ils servent de pâture aux oiseaux de proie, aux renards, aux chats, aux fouines, aux putois, aux belettes, aux couleuvres, qui leur font une guerre incessante. Lorsque ces animaux envahissent une contrée, on n'a guère do moyens de s'opposer à leurs ravages, et on ne peut travailler à leur destruction qu'à l'époque des labours et des semis. On peut bien en détruire quelques-uns en leur tendant des pièges ; mais ce moyen est insuffisant lorsqu'ils sont en grand nombre ; dans le cas contraire, le meilleur moyen consiste à faire un labour profond à l'automne, on atteint ainsi leurs retraites, et des personnes qui suivent la charrue, les tuent à mesure qu'ils cherchent à s'échapper. Ou a dit que les campagnols avaient l'habitude de se précipiter dans les trous ou dans les fosses qu'ils rencontrent devant eux; on a profilé de cela pour faire des trous parfaitement cylindriques de 0°',6(l à 0",.')S de profondeur, dont les bords et les parois étaient parfaitement lisses, on en a pris ainsi une grande quantité. On a proposé aussi d'eiupoisonner tout un champ avec du gruin trempé dans une décoction de noix vomique, d'euphorbe, ou môme dans une solution d'arsenic, mais ce moyen peut offrir des dangers, et il ne doit être employé qu'i la dernière extrémité. 11 a fait périr, à la vérité, un grand nombre de campagnols, mais il a empoisonné aussi beaucoup do gibi(w, lièvres, perdrix, etc. Le Kat d'eau (Mus ampliiljius, Lin.), un peu plus grand que le rat commun, gris brun foncé, la queue de la longueur du corps, habite au bord des eaux, et creuse dans les terrains marécageux pour chercher des racines; il mange aus^^i de petits poissons ; il nage et plonge mal. Le C. des prcs, C. éiyiH'itne (Mus ceconomus, Pallas), qui habite la Sibérie. On croit l'avoir trouvé aussi en Suisse et dans le midi de la France, principalement, dit-on, dans les champs de pommes de terre. Lu peu plus foncé, et i queue plus

courte que le campagnol ordinaire, il habite une petite chambre en forme de four, creusée sous le gazon, avec des canaux conduisant dans diverses directions, communiquant avec une seconde cavité où il aiuasse des provisions. Ils ont l'habitude d'émigrer d'une contrée à l'autre du Kamtchatka et de la Sibérie eu bandes nombreuses, et leur direction au printemps est vers l'ouest, pour revenir vers le mois d'octobre au Kamtchatka.

CAMPANELLE (Botanique). -— Nom vulgaire du Liseron des liâtes {Convoluulus sepium , Lin.) et du Liseron des e/inmps [Convolvnlus arvensis).

CAMPANIFORME, Campaivulé ou Campanule (Botanique). — Termes par lesquels on désigne les organes en forme de cloche ; d'où le nom donné i la famille des Campnnulaeees. Ainsi, lorsque le calice est concave et se dilate de la base à l'orifice, il est dit campaniforme comme dans le cucubale, le mélitis, le gazon d'Olympe, etc. La corolle est campaniforme dans la belladone, le myrtille vitis idœa, la gentiane pneumonanthc; inutile d'ajouter, dans les campanules. Enfin, l'involucre peut être aussi campaniforme comme dans les lampsanes et la chrysocome (chevelure dorée).

CAMPANULACÉES {Botanique}. — Famille de plantes Dicotijle'dones gamopétales périgynes. Elle comprend des herbes ou des sous-arbrisseaux généralement laiteux, k fouilles dépourvues do stipules. Caractères : calice adhérent; corolle régulière, alternant avec les lobes du calice et en nombre égal; étamines à filets libres, à anthères à 2 loges s'ouvrant avant la floraison par des sillons longitudinaux; pollen granuleux, hérissé de petites papilles; le fruit est une capsule s'ouvrant en plusieurs valves et renfermant des graines nombreuses, à périsperme charnu. Les Campanulacées habitent particulièrement les régions tempérées de l'ancien continent. On les divise en deux tribus : les Wahlenbergie'cs, caractérisées par une capsule déhiscente au sommet, et les Campanulées présentant une capsule déhiscente latéralement ou à la base. Les genres principaux de la première sont : Jasione.Vin.; Watdenhergia, Schra-d. ; Prismatocarpus, A. de Cand. ; lioêlla, Lin. ; et ceux de la seconde : P/ty- 1 teumii. Lin.; Campatiula, Lin.; Specularia, Heist. ; Trachelium, Lin., etc.

M. Alphonse de Candolle a publié, en 18.30, à Paris, une Monographie des Campanulaeées (in-4" avec "■ 0 planches). G^s.

CAMPANULE (Botanique), Campnnula, Lin., diminutif du latin campana, cloche. Allusion à la corolle de ce genre. — Genre de plantes type de la famille des Camjtanulaee'es. Il est très-nombreux en espèces. M. Alph. de Candolle, dans le Prodromus, en a décrit cent quatrevingt-deux. JN'ous nous contenterons de citer celles qui sont le pins communément répandues dans les jardins. La C. de*: jardins [C. médium. Lin.), appelée aussi Violette marine, croît spontanément dans la France méridionale et donne de grandes fleurs bleues. La C. noble {C. nohitls, Lindl.) vient de la Chine. Ses fleurs sont d'un beau violet pourpre. La C. de Sibérie (C. Sebirica. Lin.) est bisannuelle et présente la corolle velue en dedans. La C. remarquable (C. speeiosa, Pourr. ) croit dans les Pyrénées et donne do belles fleurs pourpres. La C. à larr/es feuilles {('. latifolia, Lin.) est une herbe vivace, se distinguant par ses grandes fleurs solitaires, bleues ou blanches. La C. tradielium. Lin., s'élève sonvent jusqu'à l>",:iO;ses feuilles sont rudes au toucher et grossièrement crénelées, dentées. La C. d feuilles di^ pddicr [C. persicœfolia. Lin.) vient en Orient; ses corolles sont larges, blanches ou bleues. Enfin, la C. i-aiponce [C. ro/nmculus, Lin., diminutif de râpa, rave), plante indigène, qui n'est pas sans mérite pour l'ornement , se cultive comme plante potagère. Ses jeunes feuilles, et sa racine, se mangent en salade avant la pousse des tiges. Caractères du genre : calice à 5 divisions, r.aremcnt 3 ; corolle divisée en lobes qui atteignent rarement la moitié de la longueur du tube ; étamines libres; style ion saillant, poilu; stigmates étalés; capsule s'ouvi.mt en autant de valves qu'il y a de loges; ces valves portent les cloisons sur leur milieu. G — s. ■

CAMPANULE (Botanique). — Voyez CAMPANiFOniuE. !

CAMPÊCllE (Bois de), liois d'Inde (Botanique), Hœmiit')x;/lH"i aimpecltinniim. Lin. — Arbre épineux, toujours vert, haut de fi à Ih mètres, famille des Pnpilioniiréi's, tribu îles Cirsal/nnti'es. Originaire de la baie de CampCche. (Mexique', il a été transporté à la Jamaïque, à Saint-Domingue et aux Antilles. La couleur ronge foncé de son bois a été u'.ilisé.' dans l'art de la teinture, et il

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est devenu l'objet d'un grand commerce; il nous arrive dépouillé de son aubier, (jui est do couleur jaunâtre, en bûches plus ou moins grosses, pesant quelquefois jusqu'à 200 kil. et longues de 1",50. L'espèce la plus rechcrcliéc nous vient des côtes du Mexique et est connue dans le commerce sous le nom de cuupe d'Espagne : les coupes i'Huïti, de /a Martinique et de la Guadeloupe sont de qualité inférieure, surtout les deux dernitres.

CAMPHORIQUE (Acide). — Acide bibasique composé de carbone, d'iiydrogi-ne et d'oxygène (2HO,C2''H"0^), provenant de l'oxydation du camphre par l'acide azotique bouillant. Le produit de cette oxydation est transformé en camphorate de potasse en faisant intervenir le carbonate de cette base afin d'éliminer le camphre non oxydé. On enlève ensuite la potasseà l'acide camphorique en employant un acide minéral. C'est un corps blanc, cristallisé, à saveur amère, soluble dans l'eau chaude, l'alcool et l'éiher. Il perd par la chaleur ses 2 équivalents d'eau. Il est remarquable que la formule du camphorate d'ammoniaque représente de la cincltonine, plus les éléments de l'eau.

2(C201IllOC,AzH3,HO) = C»OH2VAz20'2 -|- (SHO

Camphorate d'am- Cinchoiiine.

iiioniaque.

Les deux corps dévient tous les deux à droite le plan de polarisation do la lumière.

L'acide camphorique a été découvert par M. Kosegarten et étudié par MM. Laurent, Walter et Malaguti. B.

CAMPHRE (Matière médicale). — Substance dont nous devons la connais?ancc aux Arabes (voyez Camphre, chimie) ; ils la nomment Caphv>\ Camp/iur, d'où les Grecs de Constantinople ont fait le mot Camphoro, Jes Français Camphre. Los écrivains arabes ont été les premiers qui en aient parlé, et ils paraissent avoir eu une connaissance exacte de ce corps, dont les Grecs et les Romains ne font aucinie mention. Le camphre nous vient de diflërents pays, et il est le produit de plusieurs plantes diverses; on elïet, indépendamment de celui de Chine et du Japon , qu'on tire du Lnurus cumphora (voyez Camphiuer), il nous en vient de Sumatra, de Bornéo, produit par un arbre que les Malais appellent Capour fjurros, c'est-àdire Camphrier harros; celui-ci est beaucoup plus csl inié en Orient, et il passe pour ne jamais perdre de sa force, tandis que celui de la Chine s'altère avec le temps. On ne sait pas au juste quel est l'arbre qui donne ce camphre ; seulement son fruit, envoyé à la Société royale de Londres, a été disséqué, et on soupçonne que l'arbre qui le pi'oduit est très-voisin du Shcrca rohttstn, et probablement, selon Corréa, une espèce de ce genre S/iorco, établi par Roxbnrgh. On a aussi retiré du camphre d'un grand nombre d'autres ijhiiili'-; ; aiu^i, il'ini ('ir.:in raiir/iif'era, cité par Kajmfcr ; ■liiii -,.,;,<;,///, jn ,1. l'.is.. ci d'Arabie; de difi'érentes iil.mir- lulu. r,, ri,. C'r~-\ (nc-rr par les Arabes que le cauiiihn; a Ole intiuduit dans la thérapeutique; ils lui reconnaissaient déjà une puissance réfrigérante et sédative; tour à tour niée et adirmée par des hommes également distingués, cette nrtion .n prunuifit fini par Cire généralement reconnue. Ani iM.rinM, il est employé comme antispasmodique, calrii.i!!, m: i > p H|iie, stimulant, diffusible, etc. dans une inlimir .le , ninnstances: ainsi, dans la goutte et le rhumatisme; dans les fièvres typho-putrides, dans la peste ; les fièvres éruptives ; il a été assez eflicaco dans quelques maladies dés voies urinaires, accompagnées do dy.surie et de strangurie. On l'a employé avec succès dans presque toutes les maladies nerveuses. On voit, d'après cette énumération, '')'■, qu'il ne faut, un innius que la Il nu ; avecd'au-

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qui pourrait f'ire beau

pour l'usage d'un pareil u

science et les lumières du

tant plus do raison qu'il pus^idi; d.-^ {h npi ii i--, tnxiciiips

bien évidente» et bien reconnues, qui |iiiui i ,ih ni . n laire

un agent dangereux dans des mains hm -.pr i nii'i"-.

A l'extérieur, le camphre a rendu de |.;i.uiii., :ii\iie) contre le» ulcères do mauvaise nature, scorbutiques, durtreux, les gangrènes , la pourriture d'hépital ; dans ces dinrérpnl» cas, on associe avec avantage le camphre et le quinquijia en poudre. Uissous dajis l'alcool, il constitue, sous le nom A' eau-de-vie camphrde, un de. meilleurs réiiolulifs. On fait usage aussi de l'huile de camomille camphrée; les médecins prescrivent tous les jours de saupoudrer lesvésicatoircs de camphre pulvérisé puin- neutraliser l'action irritante des cantharides sur la vessie. Dans ces derniers temps, M. Haspail, ayant émis ■me théorie d'opifcs laquelle toutes les maladies ont poui'

cause la présence d'insectes dans l'économie, avança que le camphre était le plus sûr moyen de les détruire, et par conséquent de guérir les maladies ; de là vient l'invention de ces petites cigarettes de camphre. Nous n'avons nas besoin de dire que les médecins n'ont pas adopté ces jdées ; on dira, et on a déjà dit, nous le savons bien, que c'était parce que cela lésait leurs intéi-èts ; mais les médecins n'ont qu'à lépondre par la vaccine, dont ils sont

les plus zélés propagateurs. F n.

Camphre (Chimie) (C'^»H'e02). — Produit odorant exsudé par certaines plantes de la famille des /,«;<)-(?îe«, et en particulier par le Laurus camphoro, qui croît en Chine et au Japon. C'est un corps solide, blanc, formé de lamelles cristallines, élastiques, d'une odeur caractéristique, répandant des vapeurs à la température ordinaire, prenant un mouvement giratoire quand on le projettes la surface de l'eau, ce qui tient à la production inégale do vapeur sur les divers points de sa périphérie. Il fond à \'i^•>, se volatilise sans altération à 205; sa densité à l'état solide est 0,9!) ; à l'état de vapeur, 5,"i2. Soumis à l'action de nombreusesétincelles électriques, il perd momentanément son odeur. Il est peu soluble dans l*eau, très-soluble dans l'alcool et l'étber. De là un moyen simple de l'obtenir en poudre très-ténue; il suflil d"'imprégner un linge de sa dissolution alcoolique concentrée et de l'exposer ensuite à l'air; l'alcool s'évapore et le camphre, trèsdivisé, peut être recueilli en secouant le linge vivement. Ou peut aussi le précipiter par l'eau de sa dissolution alcoolique. Il bride avec une flamme très-fuligineuse. Par les déshydratants énergiques, l'acide phosphorique anhydre par exemple, il perd 2 équivalents d'eau et donne un carbure d'hydrogène, le campliogène.

C20nl6O2 2110 = aoHi* Camplire. Caniphugèue.

Sous l'influence des bases hydratées, la vapeur de camphre fixe au rouge 2 équivalents d'eau et donne l'acide cnmpholii/ne, qui s'unit à l'alcali.

CiOHi«02 -p 2H0 =C20Hi8O»

Camphre. Ac. camphûliq.

Le camphre s'iuiit aux acides minéraux, mais en constituant avec eux des combinaisons qui ne paraissent pas bien définies; ainsi, il absorbe des proportions variables avec la température et la pression des gaz chlorhydrique et sulfureux. A froid, l'acide azotique le dissout sans altération; à chaud, il l'oxyde en le transformant en aciili' rninphon'ipip (C-^H'^O'). La vapeur de camphre, nn p:is-,:iiit sur la chaux incandescente, donne un corps linilniix, h- eaniplirnne (C^i'II-'O). Eu passant sur le fer au ripu(;i', elle produit des traces de benzine.

L'incision de l'écorce du Laurier camphrier permet l'écoulemenl d'un liquide qui, en se cnncrétant, n'est autre que le camphre; mais ce procédé d'extraction serait fort coûteux. On fendille les branches de l'arbre et l'on fait bouillir l'eau nn'se en contact avec elles dans la cucurbilo d'un alambic. La vapeur d'eau entraîne le camphre, qui vient se condenser dans le chapiteau sur des pailles de riz qu'on y a placées. Le camphre brut est ensuite raffiné dans des fioles à fond plat, où il prend cette forme de pains hémisphériques sous laquelle on le rencontre dans le commerce. Le Uryahulnnopx campluira qui croît à Bornéo, fournit unt^ autre espèce do camphre lluiinn,-, ;'i r;,n n.Irj pi, x rn.ii ,rr, . „ v;/,//,t </.• H'imr . ; il

dill, i.',ln I ,|, ,ii |, ,1 V, ,■,,» ,'. ;ii .1 liydrn;;rneenpUis.

Sun ,.,|, m , 1 ,,i,,,h . ,|. . ,i, ., . , j,. . ,!,, Il nu pi Ml )iiiiMvo ; il l'oiiil à -HM" cl Ix.iéI, ,1 :'l,,". r.ii I .M-idc ])li(isphnriinio anhydre, il donne un carbure d'li)'drnirciic, la intrurenne (C'"!!"'), isomère do l'essence de lén'liniithiuc. Pur l'acide azotique, une portion de sou hydrogèuc est brûlé et le camphre ordinaire reparaît.

CS0II18OS -f 20 = C20Il"'O! H- sno

Certaines essences fournissent aussi un principe concret, un xlénrnpléiie, identique au camphre des Laiirinées pour la composition; telle est l'essence de lavande. Traitées par l'acide azotique, les essences de valériane, de

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tanai-ic, de scmcn-contra, donnent aussi du camphre. 11 cNKte au-si cnrtains produits obtenus par l'action de racide chlûihvd.-ique Sec sur les essences hydrocarburées

mistesqui se santoccupés descaiiipluv. sont J'^l- L>"""f ; Rlancbèt, Sell, Delalande, Pelouzo, Fremy, Gerhardt et

'^'''rvWHRÉE ou Campuorée (Botanique), Camplw- ,.o,fi«" Lin., voyez Camphre. Une espèce exl.Ue «ne ntlpur de camphre irfcs-proiioncee. — Genre de piances Se a fîmi ë des Chénopodées, tribu des CydoloLees. fa C deMonipelliev (C. Monspeliaca, Lin.) qu on n avaitd-abord- trouvée qu'aux environs de cette ville et oui croî dans l'Europe méridionale et le nord de 1 Afri- ?,uè est un sous-arbrisseau poilu, à feuilles méaivese élevé de 0-,50 environ. Il suflit d'en froisser légèrement ?es fev.illes pour qu'elles dégagent une odeur complètement analogue i colle du camphre. Cette espèce passe pour vulnéraire, diurétique et sudorifique. On remploie quelquefois en sirop ou en infusion avec du miel. Caractères : fleurs hermaphrodites; calice à 4 deiits don

2 opposées plus grandes ; i étammes saillantes 2 ou

3 styles soudés pal- leur base; fruit utnculaire dans le calice durci et complètement ferme. „^r"^Nï„=

CAMPHRIER (Botanique), Camiiftora, Bauh., «tes, pour l-étymologic, voyez Camphre. - Genre de plantes de la famille des Laurùiées, type de la tribu des Camphorées, et qui faisait autrefois partie du gem-e Laurier, dont il se distingue par des fleurs hermaphrodites, des anthères à 4 loges et à 4 valvules, les intérieures extrorses et le périanthe à limbe caduc. Les camphriers sont des arbres de l'Asie équatoriale, appartenant surtout à la Chine et au Japon. Leurs feuilles sont persistantes, longuement pétiolées, présentant des glandesaux angles des nervures principales, ponctuées à la face inlcrieure. Le C. officinal (C. o/^fi«ar«m, Baui ; Laurus camphora. Lin.) est un arbre de 10 à 1 5 mètres. Cette espèce paraît être urte des plantes qui produisent le plus de camphre. Pour obtenir cette substance, on coupe le bois et mieux les racines de camphrier par copeaux, puis on les met dans un grand vase recouvert d'un opercule et rempli de paille de riz ; on procède à la distillation, le camphre se sublime et vient se condenser sur la paille de nz. Le bois de cet arbi-c est, en outre, trës-estime dans 1 ebônisterie; il est blanchâtre, veiné, et conserve longtemps son odeur aromatique. Ç~^' u„*

C^^-4L. Cours d eau artificiel creusé dans le but,

soit de dessécher des marais ou terrains Inondés en écoulant les eaux dans la direction de la plus grande pente, soit, au contraire, d'amener l'eau nécessaire aux irrigations des terres ou à l'approvisionnement des villes, soit enfin de suppléer aux cours d'eau navigables pour le transport des marchandises. , ., ..

Dans le premier cas, l'évacuation de 1 eau doit Ctre aussi prompte que possible. Dans le second, la pente doit être très-ménagée pour porter l'eau sur les terrains élevés et l'utiliser d'une manière plus complète. La munie condition doit être remplie par les canaux de dérivation destinés à alimenter les chutes d'eau. Dans le troisième cas, il faut réduire la dépense eu eau aux quantités strictem'ent nécessaires pour faire franchir les écluses. Le canal est alore partagé dans sa longueur en segments dont la pente est nulle ou presque nulle, et, pour racheter l'inclinaison du terrain, ces segments sont relies les uns aux autres par des écluses à sas (voyez Canal de navigation). . , •. 1„

On a souvent besoin de connaître la vitesse moyenne de l'eau dans un canal pour évaluer la quantité d'eau ([u il débite, ou bien, au contraire, de fixer la pente qu'il doit avoir pour débiter une quantité déterminée d'eau. Voici les principaux résultats connus à cet égard.

La vitesse de l'eau dans un canal dont le prr,fil est constant dépend : l" de la dilTérence de niveau de l'eau à ses deux extrémités, ce qu'on appelle la/;CH/e ou cUarge totale; '2' des frottements que l'eau éprouve dans sa marche, soit de la p.art de l'air, soit de la part des parois du canal. Pour s'assurer de l'influence de l'air, m.'iue calme, sur la vitesse de l'eau, il suffit de lier ciiMiiihle par un fil coml (l.u\ [iriils Iionlrs dv .iiv Mi('laii-/r ;nr,-

d'autres SUll-linicrs, ,lc nllr snrli' .|Ur I UIM' ilrs Imlllrs soit un peu plus l.'-nv, l'aullr mi pm plus dcllsr .|1H'

l'eau et que 1 ensemble de ces drux Ijuiili's puisse llutiiMsur l'eau sans que la plus légère dépasse sensiblement le niveau de l'eau. Da»» uliu eau calme, les doux boules se

tiendront verticalement au-dessous l'une de l'autre ; mais si on les jette dans de l'eau courante, la bon e m eue no devancera toujours l'autre. La vitesse est donc un peu plus grande à une petite distance au-dessous de a surface qu'à la surface même, ce qui est dû au frottement de l'eau contre l'air. Le frottement contre les parois solides est beaucoup phis considérable. , , „ „„ Pour mesurer la vitesse V de l'eau à la surface dans un canal à pente et à profils réguliers, il suffit d y plonger des flotteurs lestés de manière à ne pas dépasser sensiblement la surface du fluide et h mesurer le temps employé par ces flotteurs à parcourir une longueur déterminée du canal. On peut ensuite passer aisément de cette vitesse à la vitesse moyenne ou de régime de I eau dans le canal. M. de Prony, en discutant les résultats de dixsept expériences de Dubn.-vt., où la vitesse \ à la surface et la vitesse moyenne U étaient exactement connues, est arrivé à la formule suivante :

v;V-fï,372) ^— V -h 3,153

Au lieu de celte formule, on peut recourir au tableau cidessous, qui donne pour diverses valeurs de la vitesst v les valeurs du rapport y.

Vitesse de reao

à la surface.

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