‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 178 sur 396 · GAI · texte numérisé non relu

GAI

bourgeons secondaires développés i l'aisselle des feuilles ou écailles des bulbes solides et qui, enlevés et replantés en temps utile, servent i niullipliei' la plante (voyez Bulbe).

CAILLE (Zoologie), Coluriiij:, de Cuvier. — La caille forme, dans le Iiè(pie anima/, un sous-genre du grand genre Tétras {Tetmo, Lin.), très-voisin des perdrix, appatenant à l'ordre des Gallinacés: elle se distingue des perdrix proprement dites par sa queue courte, penchée vers la terre et cachée par les plumes du croupion, par son bec en général plus mince, par l'absence do sourcils rouges , et par les tarses dépourvus d'éperons. Les cailles ont d'ailleui-s le bec court, le plus souvent grêle, aussi large que haut ; la tète parfaitement emplumée; les ailes pointues; les pennes caudales n'outre-passent pas leurs couvertures supérieures. La C. commune ijelrao coturnix. Lin.; Columix vulijaiis, Cuv.) {fiy. 387), a le

Fig. 387. - L;

On',-20).

dos ondé de noir, une raie pointue blanche sur chaque plume; gorge brune; sourcils blanchâtres; on la trouve l'été dans tous nos champs; elle est célèbre par ses migrations, et elle parcourt, suivant les saisons, l'Europe, une partie de l'Asie et de l'Afrique. Il existe entre elle et la perdrix grise assez de rapports pour que, dans certains pays, on l'ait appelée perdrix naine; elles se nourrissent des mêmes aliments, construisent leurs nids dans les mêmes endroits, mènent leurs petits à peu près de même, à la manière des poules , mais elles en diffèrent en ce qu'elles ont des mœurs moins douces , un naturel plus rétif ; elles ne se réunissent point par compaijniei, comme font les, perdrix, ne se rassemblent que fortuitement à leur départ ou à leur retour, encore ce n'est véritablement qu'un attroupement qui résulte de leur migration simultanée, mais qui n'a rien de durable. Du reste, cet instinct de migration est tellement puissant chez les cailles, que celles qui sont en captivité éprouvent à cette époque des inquiétudes, des agitations singulières; elles n'ont plus de repos pendant la nuit, s'élèvent dans leurs cages avec une telle violence, qu'elles retombent étourdies si on n'a pas eu la précaution d'en garnir les couvercles avec de la toile ; c'est en automne et aux premiers jours du printemps qu'on peut faire cette observation. La caille est un oiseau lourd et qui parait mal conformé pour voler, et cependant elle traverse la Méditerranée pour aller passer l'hiver en Afrique ; comme nous l'avons dit, elles se réunissent en troupes nombreuses, et volent de concert, le plus souvent au clair de lune on pendant le créptiscule. Quand elles rencontrent sur leur route une île ou quelque rocher, elles en profitent pour se reposer, et en automne elles s'abattent en si grand nombre dans différents points de l'archipel du Levant, que le produit de leur chasse devient un revenu considérable. Le mâle de la caille ne prend aucun soin de sa couvée; bien plus, il repousse ses petits à coups de bec, et ne s'occupe nullement du soin de sa progéniture. Les petits se séparent de leur mère aussitôt qu'ils peuvent se suffire à eux-mêmes. C'est à terre, et le plus souvent dans les blés, que celle-ci dépose ses œufs, dont le nombre varie de huit à quatorze. Ces oiseaux se tiennent d.ans les champs, jamais dans les bois, et se nourrissent do grains et d'insectes, surtout pendant leurs nichées. On sait qu'ils engraissent facilement, que leur chair est très délicate, et que c'est un de nos meilleurs gibiers. Lâchasse des cailles se fait souvent au filet, dit huilier ou trumnil, parce qu'en l'étendant, il forme une espèce do haie. Pour y attirer les cailles, dans Je courant de mai, époque de leur arrivée, on se sert d'un appeau spécial au moyen duquel on contrefait le cliant de la fenii'lle, que connaissent bien toutes les personnes qui ont habité la campagne pendant les moissons. On se sert encore, et avec plus d'avantage, d'inie caille femelle qui chante, et qu'on nomme chanicrellc. Celle chasse, h l'arrivée des cailles, se nomme aux cailles vertes , mais aux mois d'août et de septembie, on la nonmie « la bourrée, parce qu'on bourre le gibier pour lo faire entrer

dans le hallier. On chasse ei;corc les cailles (i la tirusse on au, truineau, comme l'alouette (voyez ce mot), enfin au fusil, et c'est là un vrai exercice de chasseur. Les autres moyens ne sont réellement qu'un métier.

Il existe encore plusieurs autres espèces de cailles, parmi lesquelles on peut citer la petite C. de Chine (fetrao Chiiieniis, Lin. ; la C. de Madayascar ( Perdix grisea , Lath.) ; la C. australe ( Perdix australis , ■Teni.), etc. Quelques zoologistes ont aussi rangé parmi les cailles, les Colins ; la majeure partie en l'ont un genre à part (voyez Colin). Ad .F.

CAILLEBOT, Caillebotte (Botanique). — Nom vulgaire de la viorne aubier (voyez Viobxe).

CAILLE-LAIT ou Gaillet (iSotanique), Galium, Scop. (■Voyez Gaillet).

CAILLETTE (Zoologie). — C'est lo nom qu'on donne au quatrième estomac des Mammifères ruminants, situé dans le flanc droit, au-dessus du sac droit de la panse, h droite du feuillet ; il a un volume intermédiaire entre ces deux estomacs. Sa surface interne, irrégulièrement plissée, est humectée par un liquide acide qui est le suc gastrique, et c'est à cause de la propriété que possède f tte humeur de faire cailler le lait, que l'on di.nne ;\ l'organe qui le renferme, lo nom de caillette ; le liquide lui-même s'appelle la pre'sure, bien connue dans les laiteries. La caillette communique par son extrémité antérieure avec le feuillet et par son extrémité postérieure avec le duodénum (voyez Estomac, Rcmisaints).

CAILLEU-TASSART (Zoologie), Chatœssus, Cuv. — Sous-genre du grand genre Hnrengs, dont Cuvier dit : (I Ce sont des Harengs proprement dits, dont le dernier rayon de la dorsale se prolonge en un filament. » Ils ont la bouche petite et sans dents. C'est aussi, suivant M. Valenciennes, le nom vulgaire de la Savalle, espèce du genre Me'gutope et qu'on trouve dans la mer des Antilles. Ces espèces sont comestibles.

CAILLOT (Physiologie'. — On appelle ainsi cette niasse pins ou moins consistante qui résulte de la coagulation du sang. La formation du caillot est une des propriétés physiques les plus importantes de ce liquide. Après un intervalle de 10 on 12 minutes, le sang tiré de la veine se prend en une masse cohérente et gélatiiiiforme qui revient peu à peu sur elle-même et laisse échapper un liquide jaune citrin très-limpide, qu'on nomme le sérum. La masse coagulée porte le nom de caillot, qui dans cet état contient tous les globules du sang. Mais si on le lave longtemps dans de l'eau, les globules se détachent peu à peu, sont entraînés^ dans le liquide, le caillot se décolore, et il ne reste bientôt plus qu'une mass;' blanchâtre filamenteuse qui les renl'ermait, c'est la filn-ine (voi ez Saxg, Sércm, Fibrixe, Gloelles).

CAILLOUX, Cailloux roulés (Géologie). — Dans les ravages que produisent les eaux courantes, les débris arrachés aux montagnes sont tran>portés plus ou moins loin, suivant l'inclinaison du sol et la force des courants; à mesure que les pentes diminuent, les vitesses décroissent, et succe-sivement les plus gros blocs restent en arrière au fond de la vallé', puis ceux de moindre dimension, et aiusi de suite jusqu'aux sables et limons qui sont transportés à d'énormes distances. Dans ce roulis de matières différentes tous ces fragments se heurtent, se frottent les uns contre les autres, et contre la paroi du terrain, ils perdent successivement leurs arêtes, et leurs angles, finissent par être tout à fait arrondis, et forment ce qu'on appelle des cailloux roulés plus ou moins volumineux. Toute la partie inférieure des torrents se trouve généralement couverte de ces cailloux, qui s'amassent quelquefois en quantité immense. Les rivières et les lacs dans lesquels les torrents se jettent, s'encombrent aussi journellement de ces cailloux, et c'est, par exemple, la cause (ie l'élévation continuelle du lit du PO. Ces cailloux sont foriués en général do silex, de quartz, de roches dures en un mot, et nous en avons des échantillons nombreux dans le bassin de la Seine tout autour de Paris. Il se fait aussi des cailloux roulés ou galets, en quelque sorte sur place, par l'action des flots sur les roches éboulées. Ainsi, sur les côtes do France et d'Angleterre, les silex sont arrondis, usés les uns par les autres, et constituent des bancs de galets considérables.

Caillou il'.ilençnn. Diamant d'Mctiçon. — Ce sont de petits cristaux de i/uartz transparent.

Cailhiu d'Angleterre. — Vovez Poubincue. Caillou de Bristol, de Cntjçnne, de Médoc, du Rhin. — Ce sont des r/uarlz roulés.

Caillou d'Éipiple. — C'est une variété àc jaspe. Caillou de Rennes. — Voyez Poudi.xgue.

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Caillou du Rhin. — Ce sont des quartz roulés. ' Caillou de roche. — On a donné ce nom à quelques variétés de Petrosilex.

caïman. Caïman (Zoologie). — Nom donné par les nègres de Guinée à VAlliyator de Cuvier, sous-genre du grand genre Crocodile (voyez Alligator, Crocodile).

CAISSE DO TYMPAN , Tympan (Auatomie), du latin iympanum, tambour. — C'est une cavité qui occupe. la partie antérieure de la base du rocher, au-devant de l'apopliyse mastoide; elle est située entre le conduit auriculaire et le labyrinthe, et communique avec l'arrièrebouche par la trompe d'Eustache ; elle est traversée par la chaîne des osselets de l'ouïe, qui paraissent destinés à transmettre les ondes sonores dans les parties profondes de l'oreille interne (voyez Oreille).

CAKILE (Botanique), caJîVe, Tourn., de l'arabe knkaleh, nom qu'Avicenne avait donné à une plante purgative. — Genre de plantes de la famille des Crucifères, type de la tribu des Cakdées. Caractères : pétales obovales, entiers, onguiculés; siliciileàS loges articulées et ne renfermant qu'une seule graine. Le C. maritime (C. maritima, Scop. ; Bunt'ascaiî/e, Lin.) est une plante annuelle à liges difl'uses et un peu charnues. Ses fleurs sont rougeâtres, en bouquets terminaux. Cette espèce croît sur les bords de la mer en Europe, en Asie et dans le nord de l'Afrique.

CIL (Pathologie), en latin callum. — On désigne par ce mot le moyen par lequel la nature opère la réunion et la cicatrisation des os fracturés. Les anciens n'avaii-nt pas, sur la formation du cal, les mêmes idées que les modernes. Oïl avait d'abord pensé qu'une matière coulante, nommée suc osseux^ déposée entre les fragments d'une fracture, se consolidait, et servait à les réunir. Galien.et après lui Duhamel, ont regardé le périoste et la moelle comme les seuls agents de cette consolidation, en formant autour d'une fracture une double virole qui en assujettit les fragments. D'autres ont comparé le travail de formation du cal à celui de la réunion des plaies des parties molles, etc. Enfin Dupuytren, et après lui Bréchet, Villermé et d'autres, ont expliqué la formation du cal de la manière suivante : à la suite d'une fracture simple, il s'épanche entre les fragments une certaine quantité de sang, par la rupture des petits vaisseaux, et bientôt après, un liquide visqueux, qui semble venu du périoste et des parties molles environnantes. Ce liquide plastique augmente de quantité, s'épaissit, se change, par suite du mouvement inflammatoire qui se développe, en une substance concrète qui unit de pins en plus les parties divisées, forme une espèce d'envrloppe aux fragments. Le gonflement général résultant de tout ce travail, a pour cons<'quenre le rétrécissement du canal médullaire, et la production d'une masse homogène, solide, rougeàtre et élastique qui unit le périoste aux parties molles voisines ; bientôt pourtant, le cal se dégage de cette masse ; d'abord mou, comme fibro-cartilagineux, il ne tarde pas à prendre une couleur rouge, .'i cause des vaisseaux sanguins qui s'y développent; le phosphate de chaux qui s'y dopose, lui donne de la solidité ; enfin, après un temps plus ou moins long, il devient osseux , diminue de v<ilunic, aussi l)ien que les parties voisines, qui reviennent à leur état natuicl ; le canal médullaire se rétablit peu à pou et reprend ses dimensions normales; cependant les liquides épancliés à la suite de la fracture, et qui ont envahi les tissus voisins, y ont formé de minces couches cartilagineuses qui, s'élunt ossifiées graduellement, ont déterminé & la surface de l'os et sur le cal des prolongements osseux, ceux-ci. à la lo'./gne, sont résorbés, et alors, avec le temps, la surface de l'os reprend son aspect primitif.

CALADION (Botanique), Culudium, Vent.; nom emprunté 4 Rumphius. — Genre de plantes de la famille des .irohlt'cf:^ tribu des Colocasic'es, ou, d'ajirès Scliott, type de la tribu des Caladiées. Il comprend des herbes vivacesi feuille» pcltécs, hastéeset appartenant à l'Amérique tropicale. Caractères : élamincs uniloculaires, s'ouviani au «(unniet par un porc et réunies par groupes ïcrticillé» autour d'un support tronqué en massue; baies & une ou deux loges conH'niuil qur'lquos graines anguleuses. Spalho enroulée dinlic, blaucliAtrc. Les Caladium sont souveiil cultivés dan» les serres chaudes à cause do leur feuillage orné quebiuefois de teintes irès-vivcs. Le C. Incolore n le» feuilles d'un rouge vif au centre, bordée» d'une bande verte. Le C.cordi/olium cl le C. ndorur/i ont dcH feuille» en cœur d'un très- bel effet. Ce» plantes oITrent, comme toutes le» aroldées, co phénomène remarquable do «lévclopper une élévation de Icmpéralurc qui varie do U" & 'i'i" et au de'fi (vnyt-z Anoii)ir.s, Coukt). G — s.

CALALOD (Botanique). — On donne généralement, dans les colonies, ce nom à dilTérentes espèces d'herbes, dont on fait un ragoût très en usage, surtout parmi les nègres. Le ragoût porte aussi le même nom. Les plantes qui entrent dans sa confection sont en premier lieu la morelle noire [Solarium nigrmn], la ketmie comestible (Hibiscus esculentus], puis ensuite presque toutes les amarantes, surtout 1'.^. verte et VA. blanche : on y ajoute du piment, du sirofle, de la gr.aisse de porc, etc.

CALAMAGROSTIS (Botanique), Calamagrostis, Adanson, du grec kalamos, roseau, et de agrostis, nom qu'on donnait autrefois aux graminées en général. — Genre de la famille des Gî'ammees, tribu des Arvndinacées. Il renferme des plantes indigènes qui s'étendent jusque dans des contrées assez froides. Caractères : épillets disposés en panicule rameuse ; fleurs entourées de longs poils à leur base; glumes beaucoup plus longues que les glumelles. Le C. cammun (C. epii/eios, Roth. ; Arundo epigeios, Lin., croît sur la terre et non dans l'eau, comme les vrais roseaux et est une plante ram^jante qui atteint jusqu'à I mètre et 1°',50. Elle se distingue par sa tige feuillée même dans sa partie supérieure et par sa glumelle inférieure, sur le d»s de laquelle l'arête prend naissance. Le C. lancéolé (C. lanceolata, Roth. ; Arundo calamnrjrostis. Lin.) est une herbe souvent plus petite que la précédente. Elle se distinguo par sa tige nue dans la partie supérieure et par l'arête de la glumelle inférieure qui naît dans l'échancrure de celle-ci. Ces deux espèces sont communes aux environs de Paris. G —s.

CALAMBAC, CALiMBOUKG (Bois de) (Botanique). — Bois odorant de couleur verdàtre qu'on tire de l'Inde, d'où il nous vient en bûches ; il sert aux ouvrages de tour et de marqueterie. C'est une variété de bois d'aloès ou arjuilaire (voyez ce mot).

CALAMENT ou Calamenthe (Botanique), Calamintha, Benth., du grec kalos, beau, et tnentha, menthe. — Genre de plantes de la famille des Labiées, tribu des Saluréiées. Caractères : calice tubuleux à 13 nervures, bilabié; corolle à tube droit, nu intérieurement; akènes lisses. Le C. acinos (C. acinos, Benth.; Thi/mus acinos. Lin. ; nom grec d'une plante balsamique); le C. nepeta, Link et Hoffm. [Melissa nepeta, Lin.\ et le C. officinaï (C. officinaliSy Moench. ; Melissa calamintha, Lin.), sont indigènes et très-communs aux environs de Paris. La dernière espèce répand une odeur aromatique très-agréable ; elle possède à peu près les propriétés de la mélisse. On l'emploie aux mêmes usages que celle-ci. Le C. ci grandes fleurs [C. grandiflora, Moench. ; Melissa grandi flora, Lin.) est une plante vivace que l'on cultive quelquefois dans les jardins à cause de ses grandes et belles fleurs pourpres. Elle est aussi indigène. Le C. de la Caroline [C. caroliniana, Shaw) est un sous-arbrisseau de l'Amérique septentrionale. Ses fleurs rouges sont d'un assez joli ellet. G — s.

CALAMINE. — Carbonate de zinc que l'on rencontre eu grandes quantités dans la nature, particulièrement près d'Aix-la-Chapelle (à la Vieilh-Montagne), près de Tarnowitz, en Silésie, et dans quelques localités d'Angleterre.

La calamine n'est presque jamais pure ; elle est souvent accompagnée par de l'oxyde ou du silicate de zinc; elle renferme aussi de l'oxyde de fer en quauiité quelquefois très-notable et se trouve toujours associée à de la gangue. On l'appelle généralement minorai ou mine de zinc, parce que c'est elle qui fournit la plus grande partie (lu zinc consommé par le commerce (voyez Zinc et Mixer \is). On en connaît deux variétés : l'une blanche et l'autre rouge. La première contient moins de fer, mais (!lle est plus (lillicile i traiter.

CALAMITA (Zoologie). — Nom donné par Schneider et Merrem aux llairnciens du genre Itiiiucltr.

Calamita Ki/iKCA (Minéralogie). — Nom donné par les Italiens à une terre blanrlie, argile ou marne, qui happe fortement à la langue et attire la salive comme un aimant (en italien, calainila),

CALAMITE (Botanique). — On appelle ainsi la qualité la moins estimée du sinrax, gomme-résine extraite du styrax ordinaire (voyez ALiiiouriEn, Stïhax).

Calamité (Géologie). — On a désigné sous le nom de calanutes, certaines tiges fossiles cannelées sur leur longueur, et qui présentent do distance en distance des articulations plus ou moins marquées, d'où naissent quelquefois de» ranii'aux. Elles appartiennent Irès-vraisemblablcmcnl. au genre l'n'le [Eiiuisctum, Lin.), de la famille des Éiiui.téliicées, et n'oni, malgré leur nom, aucun rapport avec le Calamus ou liotamj, de la famille des

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p„hni^,-! Ces ti"fs se trouvent souvent converties en Ses argileuses qui ont pris de la solidité ou en car- ^Itede fer rarement en matière siliceuse. Le tissu vé- ^Ml extérieur qui a laissé son empreinte si r la masse miiî^ra^festTréq'uemment passé à l'état de matière char-

'"cTSoS (Botanique), C«/«m»., Lin. - Nom botanique du seni^ fl""!"^.ir^''Vvst'îe'nom vulgaire de

[■alandra. de Nai.mann (^°yf,J''^:j-^]^l^,,,^ i^ Insectes

',' ^»nt antérieur en forme de trompe, coudées, prolongement a"'^^,™,^ \„'":ei. e„ n^assue ou en bouton.

^ . 1.? hnnrhe trÈs-netite, avec les mandibules dentem1 L'extrémUé pos?lieure de Tabdomcn non couverte par les étÙrs,'finit en pointe. Les pieds robustes, es HmhPs terminées par un fort crochet. Ces msectes mar- Tnt entern^mais ils se cramponnent avec force sur différents corps. Cuvier les partage en six sous genres les deux premiers sont aptères; ce sont les Anchones et es OrL'h^es: les quatre autres sont pourvus d'ailes; ceS^nl\^Rht,es,\el Calandres proprement dites, ^es

CoZnsfi les Dryopkthores. l'f.^.^ """fl^^.^^^es ont néral, du moins dans leur premier état, de graines ou ae

'"STaÈfprorrement di.es, C«Mnrf™. -Sous-gcn^ dn'-^en'eprlclden^; les antennes insérées F^^^ de ïa trompe ; le huitième article, formant une massue ?ria^u\aire'où ovoide. La C. ./« *'^ CW.foyfo We (C oranaria, 01.; Curculio grananus. Lin.), a le coips brun^ très-ronctué; c'est l'espèce la plus commune e la plus redoutable, surtout par sa larve, !<>"§ ^ de 0 ,nO environ, blanche, ayant la forme d un ver allongé, mou îe corps composé de neuf anneaux Ces insectes existent QuelQuefois en si grande quantité dans un tas de blé, ^u^s n'y laissent exactement que l'enveloppe du grain ; mie lar?e est toujours seule dans un grain de ble , elle "v développe aux dépens de la farine dont elle se nour- .yuevc vv r pit . parvenue à sa grosseur,

elle reste dans le g;ain,oùelle se métamorphose en nymphe d'un bleu clair et transparent.

Huit ou dix jours après, l'insecte rompt l'enveloppe qui le tenait emmaillotté , perce la prau du blé, et la calandre parait sous sa dernière forme. La C. du riz ( C. oryzo , Oliv.), presque semblable à la précédente, avec deux taches fauves aux élytres ; sa larve s'attaque au riz et au grain de mil. La C. palmiste [C. palmarum, Oliv.), Charançon palmiste; '. corps très-noir, long de 0",04.

Sa larve, nommée ver palmiste, est regardée par les naturels de la Guyane, de Surinam, comme un mets très délicat lorsqu elle est rôtie. La C. raccourcie (C. abijreviala, Oliv.), la plus grande d'Europe, a jusqu'à n»,018 de longueur. Elle est d un noir lui'^ant. On la trouve à terre dans les champs sablonneux. CALANDRE (Mécanique industrielle). — Maclune destinée à lisser et à lustrer les étoffes, soit pour leur domiL-r le dernier apprêt avant la vente, soit pour les préiiarcr a recevoir plus complètement l'impression. Ces machines sont toujours formées d'un système de cylindres dont on peut faire varier la distance et que l'on met en mouvement à l'aide d'un moteur quelconque. Ordinairement le moteur s'applique à un seul des cylindres; le frottement suffit pour déterminer le mouvement des autres. Souvent aussi l'un dos cylindres au moins est en bronze ou en fonte; il est creux et reçoit dans son intérieur de la vapeur d'eau ou un corps chaud, do manière à produire la dessiccation du tissu; les autres cylindres sont en bois on formés par des disques de carton réunis et serrés entre deux disques de fonte. ,

Notre dessin représente une calandre simple formée

seulement de doux cylindres. Le cylindre inférieur est mis en mouvement par un pignon muni d une manivelle qui engrène avec une roue dentée formant la tète uu

cvlindre. On voit dans le haut de la figure une vis destinée à faire varier la distance des cylindres.

C\L\^DRIME (Botanique), Calandrima, HnmD., Bonpl. et Kunth, dédiée au mathématicien botanisie gcurvois, J. L. Calandrini. - Genre de plantes de la famille des Portulacées, type de la tribu des Calandrmees II comprend des herbes ou des sous arbrisseaux appartenant la plupart au Chili. Ils ont un calice persis ant; i-i. pétales; 4-l.i étamines ; un ovaire à une seule loge; un style divisé en 3 branches et une capsule s ouvrant en i valves. On cultive environ une douzaine d espèces ae ce genre pour leurs fleurs à coloration souvent très-vue. Parmi les plus remarquables, on signale la C. à firanctes fleurs (C. grandiflura, Lindl.). Ses fleurs sont pourpres, en frappes simples, avec leur calice maculé.

CALAO (Zoologie), Buceros, Lin. — Genre de grands oiseaux d'Afrique et des Indes, ordre des Passereaux famille des Sipidactyles, rapprochés des Toucans par leur énorme bec dentelé, surmonté souvent de proéminences fort grandes, et des Corbeaux par leur port et leurs naoïtudes; ils ont les pieds courts et gros comme les guêpiers et les martlns-pècheurs. Les calaos sont des oiseaux taciturnes qui vivent en troupes nombreuses ; leur iioumture se compose de fruits, d'insectes, de reptiles, de pems quadrupèdes; ils ne dédaignent pas même les cada\res, dit Cuvier. Celui des Moluques se nourrit surtout de noix muscades et même, si l'on en croit Bontius, de noix vomiques. Du reste, ces oiseaux ont les ailes courtes, us marchent très-mal, sautent sur les deux pieds et se ti'-n-

Fie. 38S. — Calanilrff ou Chaiançu" dublc(srosiiUlin!cn

Fig. 390. — Calao à casque

ncnt ordinairement sur les grands arbres. Le C. à casque en croissant {B. sylvestris, Vieill.) (Ay. 390), de Java et des Moluques, est remarquable par la conformation de son bec ; il est surmonté par un casque qu on peut comparer à un diadème en croissant qui occupe p us des deux tiers du bec. Cette excroissance allourdirait beaucoup le bec, si elle n'était formée d'un tissu spongieux très-léger- elle est tout à fait rudimenlaire dans le jeune ù-rc; on ignore l'usage de cette exnoissance.

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CALAPPE ou Mir.BANE (Zoologie) , Ca'appn, Fab. — Ceiiie (Je Cruslacéi c/éœ/jodc.^ //jnrlu/ures, de la tribu des Crabes cryptopodes. Une espèce très-bonne à manger se trouve sur les côtes de la Miiditerraniie, eu Provence, en Languedoc et en Algérie, c'est le C. migrane, C. granule, de Fabrice, vulgairement Coq de mer. Crabe honteux.

CALANTHE, Chalanthe (Botanique), du grec kahs, beau; anihos, fleur. — Genre de plantes de la famille des Orchidées. La C. à feuilles de varaire est une jolie espèce dont les fleurs blanclies, en grappes pyramidales, terminent une hampe qui s'élève du milieu d'un faisceau de grandes feuilles. Ou la cultive en serre chaude.

C-\LATHE (Botanique), Calat/ius, Bonel., du grec kalathos, corbeille. — -Genre de Coléoptères penfaméres, de la famille des Carnassiers, grand genre Carabe, et caractérisé par les crochets des tarses fortement dentelés en dessous. Ils sont très-vifs et de couleurs sombres. Le C. ciftélo'ide est une espèce qu'on trouve à la fois en France et en Perse; il habite les lieux humides, sous les pierres ou les écorces des arbres.

C.\L.ATHIDE (Botanique), du grec kalathis, petit panier. — Terme de botanique par lequel on désigne la disposition de fleurs très-serrées, entremêlées quelquefois de soies et de bractées sur un pédoncule élargi entouré d'un invohicre. Cette inflorescence, qui simule ainsi une petite corbeille de fleurs, comme son nom l'indique, est commune à la grande famille des Composées. La calathide, composée de fleurons dans le centre et de demifleurons à la circonférence, est dite radiée, comme dans la reine-marguerite , le soleil et tous les asters. Elle est /îoscu/euie lorsqu'elle n'est formée que de fleurons, comme dans les centaurées, les chardons, les artichauts, et semiflosculeuse quand elle ne présente que des demi-fleurons. Ses pissenlits, les salsifis. On emploie souvent à la place du mot calathide celui de capilute, qui est synonyme pour certains auteurs; mais, pour d'autres, le capitule est une inflorescence à part (voyez Capitule). G — s.

CALCAIRE (Minéralogie), du génitif latin calcis, chaux. On appelle roches ou terres calcaira, celles qui sont composées de chaux ou dans lesquelles prédomine essentiellement la chaux carbonatée; les roches calcaires les plus importantes sont : 1° le C. carbonifère, C. de montagne, C. méta'liqiie, qui se trouve très-développé en Angleierrc, en Belgique et dans le nord de la France. Il nous fournit les marbres noirs de Dinan, remplis de fragments d'cucrinites, et quantité de marbres veinés et coquilliers. C'est ce qu'on appelle marbies de Flandre. Ils renferment un grand nombre de polypiers, de Madréporcs, et môme des débris de mollusques. 2" Le C. magnésien, le C. cellulaire, qu'on rencontre dans les terrains pénéens, au-dessus des schistes bitumineux dont ils sont séparés cependant par des calcaires compactes divisés en plusieurs assises par des marnes. Ils ont de remarquable, qu'on y rencontre pour lapremière fois des débris de reptiles ,?a«)-ic«.«, et même de poisson?. 3" Le C. conclnjlien, situé au-dessus du grès bigarré, et se confondant en haut avec les marnes qui le recouvrent ; il est en général compacte, grisâtre, verdiltre ou jaunâtre. Il renferme une grande quantité de coquilles, telles que, ammonites à nœuds, nricules sociales, encrinites monili formes (fig. 391), etc. On trouve ce calcaire en Lorraine, dans les Vosges, puis sur In rive droite du Rhin et en Allemagne; on le retrouvecn France dans le dépari(^PMent du Var, depuis Toulon jusqu'à Aiitibcs. -i" Le C. siliceux.

Meulière et (h/iisr .lubordonnés ; matière oi'dinnirement compacte, ainsi nonunée parce qu'elle renie rnic une grande quantité de sili(.e, tanICil disséminée dans la niasse, lantot formant çà et là des amas qui consliiuent la meulière sans roqnilli's, exploitée pour la ronfoclinn des meules de moulin :

il s'étend dans la Ilrir, d'oii il se prolonge en courbes minces autour do Paris, ft Saint-Oucn, sur la rive droite de la Manit et le long de lu Seine. Dans ces dilTéronts gisc-

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mcnts, il faut traverser le calcaire siliceux pour arriver an y!jpse, pierre à plâtre, qu'on exploite à Montmartre par des galeries horizontales (voyez Plâtre, Gypse). 5° La pierre litlingrapliiqv.e est un calcaire compacte, à grain fin et serré, capable de se laisser imbiber légèrement d'eau, et qui est fourni surtout par les dépôt? jurassiques : les plus renommées sont celles de Pappenhcim, en Bavière; on en tire aussi, en France, de Châteauroux, de Belley, de Dijon, de Périgueux, etc. O Les marbres sont aussi une variété de calcaire à grain fin, susceptible de poli (voyez Marbres). 7» La chaux carbonatée, pierre à chaux, qui donne la chaux vivo par la calcination, est une des substances les plus utiles et les plus précieuses (voyez Chacx]. 8" La craie, autre substance très-usitée dans l'industrie, et composée pour une très-grande proportion de chaux carbonatée (voyez Craie). On peut encore citer parmi les substances plus ou moins calcaires, les tufs calcaires , les pierres à bâtir, les manies, etc. (voyez ces différents mots).

Calcaire (terre) (Agriculture). — La terre calcaire est très-répandue dans la nature, elle forme ime grande p.irtie du sol de la France ; lorsqu'elle est pure, peut-être bien à cause de sa perméabilité, on ne peut y cultiver aucune plante utile. C'est en la mêlant avec de l'argile et du sable, qu'on obtient une bonne terre, et c'est par des expériences bien faites qu'on vient à bout de constater quel est le mélange convenable pour une terre cultivable ; il est bien entendu que ces mélanges doivent varier suivant les diverses plantes qu'on veut cultiver. La chiiuie organique moderne est appelée à jouer un grand rôle dans cette question, par les lumières qu'elle nous fournit sur les éléments qui doivent être assimilés par les différents végétaux ; on conçoit combien l'application de ces connaissances, venant éclairer les expériences dont il a été parlé, jetterait de lumières sur cette partie de l'agriculture et découvrirait de vérités inconnues; on serait conduit ainsi i établir d'une manière presque certaine une théorie des différents sols. Si les mélanges dont il vient d'être parlé n'étaient pas possibles, ou s'ils devenaient trop coûteux, on pourrait, jusqu'à un certain point, remédiera cette trop grande perméabilité de la terre calcaire, par des plantations, dans le but de favoriser l'humidité, de déposer annuellement une couche de feuilles qui auraient le même efi'et, et de plus formeraient à la longue une masse d'Iiumus propre à retenir les eaux et à rendre la terre plus compacte.

CALC.ANÉUM (Anatomie), du latin calcare, fouler aux pieds. — C'est le plus grand des os du tarse , celui qui forme le talon, ainsi nommé parce que c'est sur lui que porte tout le poids du corps dans la station; il est situé au-dessous et en arrière de l'astragale, avec lequel il s'articule, et donne attache à plusieurs muscles, dont trois font partie de la jambe; ce sont \c:& jumeaux, le so'éaire et lo plantaire grêle; cinq appartiennent exclusivement au pied, ce sont le court extenseur des orteils, l'adducteur du gros orteil, le court fléchisseur commun, l'abducteur du petit orteil, et le'cOHW fléchisseur du gros orteil. La partie inférieure de sa face postérieure donne attache au tendon d'.ichillc (voyez ce mot).

CALCÉDOINE (Minéralogie). — Nom donné à une espèce de pierres, dont on pn-lcnd que les premières ont été trouvées près de Calcéilnine, en lîithynie. — La calcédoine est une espèce d'agate (voyez ce mol) d'une translucidité laiteuse, tantôt pure, lantot avec uni- teinte rose, orange, jaune, bleiuitre et même verdàtre.'cemme si l'on avait délayé une de ces couleurs dans du lait. Ce sont les plus grosses agates à couleur simple qu'on rencontre; elles sont quelquefois en couches de plusieurs décimètres en toussons; d'autres fois, elles sont mamelonnées, œillées, lisses, ou ondoyantes. Les calcédoines se trouvent dans presque tous les terrains où se rencontrent les autres variétés d'agates, mais plus particnliii-enient dans les îles Féioé, en Islande, d'oit l'on on a rap]ioilé des boules de la grosseur de la tête. Celles do Torda et de Madgyar, en Transylvain. , Miiil .l'uii lil n .le del laiteux. Les tufs basaltiques ,1' \ii\c, im lilln-iii i[ie-M|i:e(ois, mêlées avec les bitume-, ilr , ,,|,r.l-.i -. ,lii |.lu-, |..li. cllel.

CALCÈOI.AlllI, ^l;.Kuii.|u.), (,itcr„/aria. Lin., de calceolus, on lalin petit soulier ; allusion à la l'orme do la corolle, qui a queli|uo analiigie avec un sabot. — Genre do plantes de la famille dos .Srrophnlarincn. type de la tribu des Calcéolariécs. 11 comprend des espèces que l'on trouve presque toutes au Chili et se caractérise principalement par sa corolle à tube très-court, à limbi! concave bilabié, à lèvres entières, concaves ou en forme do capuchon, la supérieure tifcs-pctitc, l'inférieure ordi-

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naircmcnt rennée. Les horticulteurs divisent les calcéoaires en deux sections : l'une comprenant des herbes .nnucllelet l'autre des sous-arbrisseaux. Elles jouen un grand rôle dans la iloriculture. Les collections que on compose avec leurs variétés jardinières, qm sont extrS^ mêment nombreuses, produisent un très-joU effet. On obTenf principalement^des ly^nd-de ces plantes par la C. araignée {C. <^'-achnoulea , GvfuUU 'l^'^" % rymbe (C. corymbosa, R. et Pav.), et la C. à fhwioe

cTlCÉOLE (Zoologie), calceolus . petit soulier. - Genre de coquilles fostiles, voisin des Crames, classe des BmchiTvodTùn grand genre Térébraiule : une valve fonTque libre, l'aiUre plane, un peu concave V^PPe"^'" laŒ d'un soulier. Quelques espèces ont été trouvées

^"rAlT/NATioN, du latin ca/x, chaux. - Traitement d'une substance quelconque par' le feu. Elle s'effectue mtôt en vase clos, à l'abri du contact de l'air tantôt au contrai?", et le plus souvent, à l'air libre; elle a pour ob"et, soit de modifier la nature chimique d'une substance, soit d'en changer la cohésion.

La calcinotion d'un métal au contact de 1 air lui fait nerdre son éclat, et le transforme en une poudre diver- SntTlorél suivant la nature du n^é'al Cette poudre Dortait autrefois le nom de chaux métallique, d ou le mmLcakinatwn, signifiant transformation en chaux ; aujourd'hui, on l'appelle oxyde.

On calcine, pour en séparer l'eau, les hydrates de fer, de zinc, et tous les minerais à gangue a'-gf "f ' P»"-- ^,'; séparer l'acide carbonique, les carbonates de ch-iux, e fer de zinc : pour en séparer une portion du soufre et de ra^énic les M.lfurcs et les sulfo-arséniures ^voyez Mi-

"X'caldne'îe^s'qùaHz t toutes les pierres très-dures pour dTm nuer lei^ cohésion et faciliter leur broiemen (voyez Verreries, Poteries). A cet effet on les cliauffe au blanc et on les projette dans une grande masse d eau froide. Le changement brusque de température les fendille dans tous les sens ; on dit alors qu on les étonne. La calcination des argiles, au contraire, a pour effet de les durcir (voyez Briques, Poteries).

Quant à la forme des appareils où s'effectue la calcina«on, elle varie avec la nature des matières à, traiter.

CALC1TR\PPA (Botanique). - Nom scientifique de la centaurée rhwi^se-frapne (voyez Centaurée).

CALCIUM (Chimie) (Ca = 20), du latin c«te,chaux.- Métal dont l'oxyde est la chaux. C'est un des corps simples les plus répandus dans la nature, puisqu il entre ^ans la composition du carbonate de chaux des marnes et des calcaires, du sulfate de cliaux des gypses, du silicate de chaux de la plupart des roches primitives ; qu il eutie également à l'étal de carbonate ou de phosphate de chaux dans la composition des parties solides des animaux. Cependant c'est un métal très-peu connu et tres-raïc ;\ 'état de pureté, à cause de la difficulté de sa préparation et surtout de sa facile altération qui le rend impropre à tout usage. On l'obtient en chauffant de la chaux dans un courant de vapeurs de potassium ou de sodium. C est un métal blanc, brillant, qui ressemble à 1 argent , et ne fond qu'à une haute température. Il absorbe promptement l'oxygène de l'air, et se change en oxyde. Il décompose vivement l'eau, en dégage J'hy.lrogène pour s unir à son oxygène, et se transforme en chaux hydratée. Il peut s'unir avec la plupart des métalloïdes. „ , , ,

Le calcium a été découvert en 1807 par Seeber.k, et isolé par llumiihry Davy, en 1808, au moyen de la pile électrique. „ .^ ,

Calcium (Oxydes de). — On en connaît deux. Proioxi/da de calniitm ou chaux, formé par la combinaison de I proportion de calcium (20) avec I proportion d'oxygène 8) ; sa formulé est CaO (voyez C.uux). Bioxude de ailciuw. — Composé très-peu stable, forme par l'union de 2 proportions d'oxygène (Ij;). a/c^ I proportion de calcium (vO) ; sa formule est CaO. On 1 obtient en versant do l'eau oxygénée dans de l'eau de chaux ; il se dépose sous la forme de petites lamelles cristallines. Une température pou élevée lui fait perdre la moitié de son oxygène, et le traiisfoi'ine en chaux.

Calcium (Sulfures de). — On en connaît plusieurs. ' Monosulfure de calcium ( CaS ) , l'homologue de la chaux. — Il s'obtient en calcinant le sulfate de chaux avec le charbon. C'est une substance blanche prcsquo insolublc dans l'eau. Ce sulfure se forme aussi spontanément lorsque des matières organiques, telles que le bois, des plantes, sont mises en contact avec des eaux

char-'ées de sulfate de chaux, comme le sont lus eaux des puits de Paris. La matière organique en décomposition enlève son oxygène au sulfate do chaux, et le transforme en sulfure qui se décompose lui-même en chaux et en acide sulfhydrique. La mauvaise odeur que répand ce gaz, fait dire que l'eau s'est pourrie. Bientôt, le gaz sulfhydrique lui-même est brûlé partiellement par ion contact avec l'air; il se forme de l'eau, du soufre se dépose, et la désinfection s'opère d elle-même avec le

'^Bwtl//"«re de calcium (CaS'-), l'homologue du bioxyde de calcium.— S'obtient en faisant bouillir du lait de chaux avec de la fleur de soufre et filtrant la liqueur chaude. La liqueur jaune obtenue contient de 1 hyposullite de chaux et du bisulfure de calcium, qu'elle abandonne par le refroidissement, sous forme de cristaux en aiguilles orangées, tiès-peu solubles dans l'eau.

Pnitasuifure de calcium (CaS"'). — Se prépare comme le précédent, eu employant un excès de soufre et prolongeant plus longtemps l'ébullition. Enj-^glant convenablement les doses de soufre et la durée de 1 ebulhtion, on peut obtenir des sulfures intermédiaires aux deux der-

"'caLcium (Chlorure de) (CaCl). — On n'en connaît nu'un , le protochlorure. Ou l'obtient, dans les laboratoires, en dissolvant de la -chaux hydratée ou du carbonate de chaux dans de l'acide chlorhydnque, mais U se produit en grande quantité dans la préparation de 1 ammonnique par le chlorhydrate d'ammoniaque et la chaux. Le résidu de cette opération est du chlorure de calcimn mélangé d'une petite .[uantité de chaux en excès. On traite ce produit par l'eau, qui dissout le chlorure, on évapore, et on laisse cristalliser par refroidissement On obtient ainsi de gros cristaux de chlorure hydraté, dont la formule est CaCl + Baq. Ces cristaux sont tres-déUquescents; ils fondent h l'air, dont ils absorbent 1 humidité; ils se dissolvent rapidement dans l'eau, dont ils abaissent notablement la température; et qiiand Us sont mélangés avec de la glace pilée, ils prodmsent un froid tiès-intense pouvant descendre jusqu à 45 au-aessous de zéro. Chauffé, l'hydrate fond facilement dans son eau de cristallisation; à vOO", il abandonne les deux tiers de son eau (4 proportions), et forme une masse poreuse, très-avide d'humidité et éminemment propre fi dessécher les gaz. Chauffé plus fortement, il aijan-, donne le reste de son eau, et lond enfin à la chaleur rouo-e. On le coule alors en plaques que l'on concasse en fragments, et que l'on renferme dans dos vases bien bouchées On l'emploie en cet état en chimie, soit pour dessécher les gaz, soit pour enlever leur eau à certaines substances organiques.

Si l'on fait bouillir un excès de chaux hydratée dans une dissolution concentrée de chlorure de calcium, puis que l'on filtre et qu'on laisse refroidir, on obtient des cristaux d'un oxychlorure de calcium dont la formule est

^L'akool forme également un alcoolate de chlorure de

^triu»' ('rutuRE DE), Spalh Fluor Fluorùie Chaux fluatée (CaFl). - Se rencontre dans la nature en masses compactes de couleurs variées, ou en cristaux nettement déterminés. Cette substance présente un phénomène de phosphorescence assez remarquable Quand on Ta réduite en poudre et qu'on la chauffe dans une cuiller de fer, bien avant la chaleur rouge, il s en dégage une lumière tantôt violette, tantôt verte, suivant les échantillons du fluorure. L'exposition de la poudre aux rayons solaires, produit également une phosphorescence qui se conserve quelque temps dans l'obscurité.

Le fluorure de calcium est employé à la préparation de l'acide flaorhydrique et de l'acide fluosiUc>que{wo^ez ces

'"calcul (Médecine). - On appelle ainsi dos concrétions qui' se forment dans différentes par les du corps des animaux ; cependant, on a plus généralement réservé ce nom pour désigner ces corps étrangers accidentels qui se développent soit dans les canaux, soit dans les cavités tapissées par des membranes; 't^'''';^; ' '''^ de concrétions (voyez ce mot) pour ceux qu on reMontrç au milieu des tissus des organes. L^^ f«"";' "" f^'l,,,^. culs en général est encore environnée d "'«'S';" f'^;^,^,";";, rite; leurs causes varient, du reste, suiynn le 1 . . où ils se développent, et a nature des fondions qne les orgaiL sont ppêlés i remplir ; c'est donc eu parlai, de Sun d'eux qu'il sera dit un mot de ces causes, et du traitement qui leur convient.

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Le5 C. artliilfiqnes sont des dépôts dp matières tophacéos (voj'cz Tophis) friables qui se forment dans les articulations chez les goutteux ; ils sont composés, en généralj d'acide urique et d"urate de soude, d'après Schèele et Fourcroy (voyez Godtte).

Les C. fiilioii-es peuvent se rencontrer dans la vésicule du foJe, dans le foie même, ou dans le canal cholédoque (voyez ces mots). Ils sont le plus souvent formés de chote.iférine (voyez ce mot) et des matières colorantes de la bile. On ne peut rien dire de précis sur les causes de ces calculs. Les symptômes les plus ordinaires sont une douleur dans la région droite de l'estomac, quelquefois trèsvive, la jaunisse, les nausées, les vomissements, des coliques aiguës, extrêmement violentes, des déjections al- Tines fréquentes, des vomissements suivis quelquefois d'un calme plus ou moins long; dans ce cas, il n'est pas rare de trouver quelques petits calculs dans les matières fécales. Le traitement consiste dans l'emploi des calmants, des émoUients. D'autres ont employé les solutions de chlorhydrate d'ammoniaque, de soude, de potasse, les extraits ou les sucs de saponaire, de fumeterre; les eaux de Vichy, de Plombières, de Contrexeville, etc. ; des bains, un régime approprié sévère. Le traitement de Durande, médecin de Dijon, a été vanté par plusieurs praticiens célèbres, et entre autres par Sœmmering, Richtcr, etc. Voici en quoi il consistait: le malade était mis à l'usage des émoUients pendant quelques jours, puis on lui administrait la préparation suivante: essence de térébenthine, 10 grammes, faites dissoudre dans I.S grammes d'élher sulfurique, à la dose de 2 à 4 grammes par jour dans du bouillon ; le malade buvait par-dessus quelques tasses de petit-lait ou de bouillon de veau ; du reste, ce remède doit être employé avec beaucoup de circonspection.

Les C. intestinaux sont rares chez l'homme, à moins qu'on ne considère comme tels ceux qui , après s.\o\t franchi les canaux biliaires, sont descendus dans l'intestin ; on en a cependant trouvé quelques-uns de formation calcaire. Chez les animaux, on rencontre souvent des calculs intestinaux d'une espèce particulière, connus sous le nom de bézoards (voyez ce mot). Il faut citer encore les C. des voies lacrymales, les C. du pancréas, les C. de la prostate, les C. pulmonaires. Les C. salivaires, composés de phosphate de chaux, occupent les glandes parotides et sublinguales; lojsqu'ils s'enpagent dans les canaux excréteurs, ils peuvent donner lieu à une maladie connue sous le nom de Grenouillefte (voyez ce mot).

Les C. vrinaires sont les plus importants de tous, ils peuvent se rencontrer dans les reins, dans les ureière^, dans la vessie ou dans Vurètre; c'est ce qu'on appelle vulgairement la))ierre. Ils sont composés le plus souvent d'acide urique, d'oxalato de chaux , de différents phosphate^;. de cystine ^parfois seule', puis viennent ceux i'uraie d'ammoniaque, de soude, de potasse, de chaux et de plusieurs autres sels. Les calculs des reins présentent des symptômes qui les distinguent diflicilenient de la néphrite (voyez ce mot), ou des coliques néphrétiques (voyez ce mot), nerveuses ou rhumatismales; cependant, leur présence s'annonce plus particulièrement par une pesanteur dans la région du rein, une douleur obtuse, tensivc, aiguë, pongitivc, qui survient tout à coup et s'exaspère par les mouvements, les secousses; qui diminue 81 le malade se couche sur le dos, etc. ; il rend souvent des graviers anguleux, grenus, d'acide urique ou d'oxalatc de chaux. Le traitement consistera en général dans les nntiplilogistiqucs; dans quelques cas rares et bien précis on pourra avoir recours à la néphrotomie (voyez ce mot). Quant aux calculs de la vessie, ils diffèrent de formes : les uns sont lisses, polis, les autres rugueux, hérissés d'aspérités, semblables à des mûres (pierres imlrales) ; ils sont quelquefois petits comme des grains de sable; il y en a d'autres qui remplissent la vesftic cl pèsent jusqu'à ï kil. ; on en voit de blancs, de jaunes, de bruns. Ordinairement uniques, on en rencontre quelquefois en très-grand nombre. Leur cause est généralement ignorée; une seule bien apiiréciable, c'est la présence d'un corps étranger dans la vessie : ainsi, un gravier desrendu des rein», un caillot de sang, une balle de fusil, im fragment d'o» à la suite d'une blessure, un fragment de fionde, etc., peuvent former le noyau d'un calcul. Le» symptômes «ont une pesanteur dans ia vessie, une dén)angeaison et ni(*me une douleur vive au pré|iucc et en urinant; souvent, pendant l'émission di' l'urine, le jet s'orrêlc tout h coup, un faux pn» détermine quelquefoi» une douleur subite, etc. ; enfin, la soude portée dans la vessie , vient confirmer le» soupçons du chirurgien

(voyez Cathétérisme). On a proposé différents moyens pour^issoudre la pierre dans la vessie ; jusqu'ici, aucun n'a réussi (voyez Lithontriptiqies). Le seul traitement employé aujourd'hui est le traitement chirurgical, la taille, \a litliotritie {yoyez ces mots). Quelquefois de petits calculs s'engagent dans le canal excréteur de l'urine; le plus souvent, ils sont rejetés au dehors plus ou moins facilement, mais quelquefois leur expulsion ne peut se faire, si on les néglige ils continuent à grossir, dilatent la portion du canal où ils sont logés , et donnent lieu à des accidents qui obligent d'avoir recours à une opération chirurgicale. F — n.

CalcI'L (Mathématiques). — Expression générale qui désigne ordinairement l'ensemble des opérations qui ont pour but d'obtenir soit un résultat numérique, soit une expression littérale répondant à une question déterminée (opérations arithmétiques, calcul algébrique, résolution des équations, etc.). Plusieurs parties spéciales de l'analyse mathématique portent le nom de calcul suivi d'une épithète qui particularise la branche de mathématiques dont il s'agit.

Calcul différentiel. — . Pour faire comprendre l'objet du calcul différentiel, il est nécessaire de recourir k quelques définitions. On nomme infiniment petite une quantité variable qui tend vers la limite zéro : ainsi, lorsque dans la géométrie élémentaire, on considère un cercle et un polygone régulier inscrit, si l'on augmente indéfiniment le nombre des côtés du polygone, la grandeur de ce côté décroit indéfiniment, et peut devenir aussi petite qu'on voudra ; le côté est dit alors infiniment petit, parce qu'il a pour limite zéro.

De même, lorsqu'une quantité croit d'une manière continue, et passe d'une grandeur à une autre, on peut toujours concevoir que ce passage s'effectue par degrés aussi petits qu'on voudra, de sorte que l'accroissement total ou fini soit considéré comme une somme d'accroissements infiniment petits. Ces derniers, qu'on nomme des différentielles, sont l'objet du calcul difTérentiel. Mais on précisera encore mieux le sens qu'il faut attacher à ce mot de différentielle en recourant i des considéj-ations géométriques.

Soit (/ = f{x] une fonction de lavariable indépendante ,('. Prenons des axes rectangulaires Ox, Oy {ftg. -392) et construisons la courbe que représente cette équation. Soit un point M dont pi^. 393.

les coordonnées sont OP =

X, MP — y. Si l'on donne à j un petit accroissement dx, de sorte que OP' ^ r -(- rf.r , l'ordonnée correspondante sera M'P' ^ t/ -|- dy, et l'on aura :

dx est l'accroissement de la variable indépendante x, dy, celui de la fonction y. Le rapport entre l'accroissement de la fonction et l'accroissement correspondant de la variable sera :

dy f{x + dx]-f{x)

dx

■ dx

et, surla figure, il représente la tangente trigonométrique de l'angle M MQ. Or, si l'on fait tendre dx vers zéro, il devient le coelliciont angulaire de la tangente menée à la rourbe au point M. Lu limite de ce rapport est la dérivée (/', de sorte que l'on a :

dx

On verra à l'article DiiRivÉE, comment on calcule la dérivée d'une fonction quelconque, et nous supposons ici que l'on ait présente à l'esprit toute cette théorie.

L'accroissement infiniment petit dy de la fonction correspondant à l'accroissement do la variabh' dx se nomme di/fércnlielle; on voit qu'elle est égale au produit de la dérivée par ce dernier accroissement, ce qu'exprime la relation

dj/ = y'dx

Le calcul différentiel a pour but de calculer les différentielles, et de les appliquer & diverses questions d'analyse et de géométrie.

Différenlialion des fonctions, — D'après co qui est

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exposé à l'article Dérivée, on peut écrire inimédiaten-.ent la différentielle dos fonctions simples. Ainsi :

lo-

dx

adx rdx..

elc

La difîëreutielle d'une fonction composée est la somme des difTéreutiulles calculées, en considérant successivement comme variable chacune des lettres dont elle dépend, et toutes les autres comme constantes. Ainsi, par exemple, la différentielle d'une somme de quantités est la somme des dififérentielles de ces quantités.

D)ffërentiel/es successives. — De môme qu'on peut prendre les dérivées successives y' , y\.... d'une fonction y^f[x); on peut aussi prendre la différentielle d'une diflérentielle. On l'appelle la différentielle seconde; celleci donne une différentielle troisième, et ainsi de suite. De sorte que chacune des variables possède une suite de différentielles , qu'on écrit comme il suit :

d^ij .

Il existe des relations faciles à apercevoir entre les différentielles et les dérivées du même ordre. Ces dernières sont les quotients des différentielles du même ordre de la fonction et de la même puissance de la diffél'entielle de la variable; on a donc :

, dy „ diy rf3i/

w^^ — n •= — v= — ■ ■ • I etc.

Fonctions de plusieurs variables inde'pendantes. — Lorsqu'une fonction dépend de deux ou plusieurs variables indépendantes, on en peut calculer la différentielle par rapport à chacune de ces variables, toutes les autres étant traitées comme des constantes ; on les appelle les différentielles partielles de la fonction. Quant à la différentielle totale de la fonction, elle est, par définition, la ^omme de ses différentielles partielles. La différentielle totale d'une fonction u^f{xyz...) sera donc :

du

du.

' dx

dy

Maintenant que nous savons calculer les différentielles des diverses fonctions, nous allons indiquer rapidement l'usage que l'on en peut faire.

De la méthode itifiiiHésimate. — L'emploi du calcul différentiel, dans les questions d'analyse ou de géométrie, peut être présenté de diverses manières. Celle qui conduit le plus rapidement aux résultats est la méthode in- , finitésimale , qui contient

comme cas particulier celle qu'on désigne sous le même nom en géomérrie élémentaire, et où l'on considère une courbe comme un polygone formé d'un nombre inlini de côtés infiniment petils.

Rapportons la courbe F,g. m y = f{x)(fig- 393) à dos

axes rectangulaires, et prenons sur celte courbe deux points M et m infiniment voisins; l'arc qui les joint pourra être confondu avec une droite qui n'est autre chose que la tangente MM'. Si l'on mène MQ parallèle à Or, MmQ est le triangle différentiel ou infinitésimal, dans lequel

MQ = PP' = dx et mQ = dy.

Appelons s l'axe compté sur la courbe à partir d'un certain point fixe. Mm sera l'accroisscmont infiniment petit de s, c'est-à-dire sa différentielle ds. On a donc

ds=\j ^j-î 4- dyK

Toutes les questions relatives à la tangente ou h la normale peuvi'iit être résolues à l'aide de ce triangle. Ainsi le coefficiont angulaire de la tangente, ou la tangente lrigonométri<iuc de l'angle Wïx est égal à tang '"MQ = ^l. Celui de la normale est — ^.

Prolongeons la tangente et la normale jusqu'à la rencontre de Or; MT s'appelle la longueur delà tangente, TP la sous-tangente, MN la normale, NP la sous-normale. L'expression de ces quatic lignes s'obtient aisément. En comparant le triangle différentiel au triangle semblable MTP, on trouve

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