‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 182 sur 396 · SO · texte numérisé non relu

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La formule D ^ AU donne ensuite la dépense.

Veut-on, au contraire, savoir à l'avance quel sera le débit d'un canal dont les dimensions sont données, il faudra recourir encore à la même formule. Le profil d'un canal pouv.ant varier à l'infini, nous supposerons le cas le plus favorable à la dépense, celui d'un canal à parois latérales verticales et dans lequel l'eau atteint une hauteur égale à sa largeur B. La formule D=AtI nous donne, dans ce cas, pour la dépense D, en mètres cubes :

Pour éviter les calculs auxquels entraîne cette formule, nous donnons une table des résultats qu'elle fournit.

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TEXTE PAU METnE EN MILUMETBES.

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Pour 80 servir île cette table, sachant, par exemple, II; la largeur est de 0",":,') et la pente O",!)!!!, descendez lins la première colonne de Kauclie jusqu'au nombre 0,76, "in avancez »ur la ligne horizontale jusqu'à la colonne 1, oua trouverez le nombre W'^Wjt,

C.ixAL DE N.\vTr,«i0N. — Il existc un assez petit nombre de cours d'eau naturels, qui réunissent, toutes les conditions désirables aux transports par eau. Si leur courant offre aux marchandises qui descendent des facilités très-grandes, il est, au contraire, pour celles qui montent un obstacle que l'on 'ne peut le plus souvent vaincre qu'à très-grands frais. Ils sont d'ailleurs soumis à des débordements, des débâcles, des sécheresses, dont l'arrivée et la durée échappent aux prévisions, et laissent planer sur les arrivages une incertitude très-préjudiciable au commerce. Enfin, les dispositions du lit et de ses rives, les ponts qui les traversent, les usines qui les bordent, créent souvent des dangers auxquels toute l'habileté des mariniers ne peut p.as toujours parer.

D'importants travaux ont pu considérablement améliorer le cours de plusieurs rivières, telles que l'Oise, la Sambre, la Somme. Mais ces travaux seraient impr,aticables ou entraîneraient à des dépenses extrêmement élevées, sans certitude de succès pour nos grandes rivières, et on a dû recourir à des canaux creusés à côté de ces cours d'eau : tels sont le cunal latéral de la Marne, le canal latéral delà Loire, le canal latéral âe la Garonne.

D'un autre côté, il est souvent d'une grande utilité de réunir entre eux deux cours d'eau navigables, afin que l'on puisse passer de l'un dans l'autre sans quitter la voie p,ir eau. Dans ce cas, on est obligé de traverser les contre- forts plus ou moins élevés qui séparent les deux bassins, et de donner au canal une double pente dont le point le plus élevé s'appelle point de partaf/e. Ces can,aux à point de partage sont nombreux en France ; tels sont : le canal des .\rdennes reliant la Meuse à la Seine, le can.al du Centre reliant la Loire à la Saône, le canal du Midi reliant, par la Garonne, la Méditerranée à l'Océan, le canal de Rriare, etc.

Dans le premier cas, la prise, d'eau nécessaire à l'alimentation du canal est faite sur le cours d'eau luimême-, dans le second, elle a lieu au point de partage dans des réservoirs alimentés par dos cours d'eau secondaires. Dans ce dernier cas surtout, la dépense en eau doit être le plus faible possible à cause de la faiblesse des ressources dont on dispose pour l'alimentatioD. La vitïsse de l'eau dans le canal doit donc être presque nulle : dans tous elle est très-faible, et comme la pente générale est souvent considérable, il faut la racheter par des chutes convenablement espacées. Le canal est donc partagé en segments à pente nulle, appelés tjiefs, et comme l'eau atteint des niveaux différents dans deux biefs successifs, on réunit ceux-ci par des écluses à sas destinées à permettre aux bateaux de franchir l'intervalle. Toute l'économie de ce système de navig.ation repose donc sur l'écluse à sas dont nous donnons la description sommaire.

Chaque écluse C {/ig. 401) formée latéralement par des parois verticales est fermée à ses deux extrémités p.tr des portes mobiles D,D, E,E, munies de vannes àleur extrémité inférieure. Son plafond est au même niveau que celui du bief d'aval B, et l'eau peut s'y élever au même niveau que dans le bief d'amont A. Dans notre figure, les portes d'amontsont fermées et celles d'aval entr'ouvertcs; l'eau est au même niveau en C et en B. Si dans ces conditions nous voulons faire monter un bateau de B en A, nous le ferons passer d'abord en C, ce qui ne présente aucune difliculté, puis nous fermerons les portes E, E. Nous ét,ablirons alors une communication entre A et C au moyen di's vannes. Le niveau de l'eau montera en C et le bateau s'élèvera en même temps; puis, quand l'eau sera à la inènie liautcur en C qu'en A, on ouvrira les portes D et le bttU'au pourra passer. Si le bateau devait, au contraire, descendre de A en B, on fermerait les portes E,E,oii ferait communiquer A avec C, et quand l'eau aurait atteint au même niveau d,ans ces deux points, on ouvrirait les portes D,D, on ferait passer le bateau dans l'écluse, on refermerait les portes D,l), et on établirait la communication entre l'i'rlnsi rt le bief d'aval. L'eau s'écoulrrait de C, y attciiuli .111 lui iiiKi 1.' même niveau qu'en aval, et on pourrait alnr, .nui ii li,'. portes E,E pour pousser le laleau plus loin. La perle en eau est, comme on voii, pour ch.aque écluse, égali! à la capacité de cette écluse, m.ais cette eau peut servir à toutes les écluses inférieures. Notre gravure 402 montre en pei-speriivo les portes dont l'éclusier est en train il'emnr le, vannes. Les portes sont d'un grand poids, niin, iniii.i elles supportent do la part de l'eau une pres-inii ren uliialile quand lo inveau n'est pas le même des deux cùtés, en sorte qu'il serait alors presque absolument impossible de les ouvrir,

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ot, le piit-nn, que l'eau s'écoulant trop mpidcnicnt bi'isrriùt iiiniillilili-uii'nt. le bate;iu. Les vannes ne laissent ij h l.iiiciiiriii iriiiplii- OU vider l'écluse, quoique chaque p.;--n^i ,1 .vliiM lie dépasse guère dix minutes.

Irii'X- ciii cuiinl. — Le tracé d'un canal de navigation est un travail important et difficile; parce qu'un plus ou moins grand nombre des points de son parcours sont déterminés par la position de centres commerciaux, de rivières à traverser ou à desservir, etc. En partant de ces données, il faut choisir le tracé qui réunit au plus haut degré les conditions d'économie dans l'exécution et l'entretien, de facile circulation et d'alimeiitation suffisante; se tenir en dehors delà zone des inondations à craindre et s'élever assez pour donner une issue facile .sous le canal aux cours d'eau des vallées latérales. Il faut également, pour les canaux de partage, choisir le point de partage dans une position telle que l'alimentation des deux branches soit toujours assurée; pour les canaux de partage et les canaux latéraux, établir les points extrêmes de manière que l'entrée et la sortie soient toujours faciles.

La section transverse d'un can.al est toujours le plus petite possible ; sa prnfondeur est telle que la hauteur n'y dé- î,i; p;isse pas déplus deO'°,40 le tirant d'eau des bateaux en charge, et sa largeur est réglée de manière que deux bateaux seu- r lement puissent passer en travers l'un de i l'autre. Mais sous l'action de l'eau ce f profil s'altère, le lit du canal s'ensable ou ' s'envase peu à peu ; il faut donc le curer = de temps en temps. Cette réparation a, . en général, lieu ch.aque année à la fin de S' l'été, époque ordinaire du chômage du canal.

L'établissement d'un canal donne presque toujours lieu à des travaux d'art iin portants, en dehors même des écluses ce sont des réservoirs d'alimentation, ici aqueducs, des ponts-canaux, dos soi>terrains, etc. La multiplicité plus ou moins grande de ces travaux, ainsi que les difficultés inégales qu'il a fallu sur monter pour établir le lit des divers ca naux, font varier dans d'assez grandes proportions leurs frais de construction Ainsi le canal du Berry a coûte en moyenne, 80 000 francs par kilomttre, tandis que le canal latéral de la Garonne a exigé 309 000 francs. La France pos stde près de 15 000 kilomètres de caniux qui ont coûté environ 80f) millions de francs; elle a en outre près de 8 000 kilo mètres de rivières canalisées au moyen de barrages, écluses et autres travaux exécutés dans leur lit.

Pour entreprendre de pareilles depen ses, il faut que les canaux procurent au commerce de bien grands avantages ; c'est qu'en effet sur l'eau dormante la résistance à la traction est extrêmement faible ; un cheval suffit pour y mouvoir un bateau chargé. Les nombres suivants auront d'ailleurs une signification plus claire. Sur une bonne route macfdamisée, les frais de transport sont de 20 centimes par tonne et par kilomètre; sur un canal, ils atteignent à peine 1 centime et demi ou treize fois moins, en ne comptant pas les frais de péage. On conçoit donc que les canaux dépossèdent partout le roulage pour les marchandises lourdes et encombrantes qui n'ont pas besoin de vitesse. Avec les chemins de fer, la lutte est beaucoup moins inégale, parce que sur les voies ferrées les frais de transport ne s'élèvent qu'à 6 ou G centimes par tonne et par kilomètre, et que le chemin de fer présente des conditions de régularité ot de vitesse que ne peut donner un canal.

Sur la plupart des canaux, le transport des marchandises est soumis à un péage destiné à couvrir les frais d'administration et d'entretien du canal en mémo temps que l'intérêt et l'amortissement du capital engagé dans sa construction. Ce péage est très-variable, cert;iins canaux ayant été construits jiar des compagnies qui les exploitent, d'autres étant administrés par l'État. Sur ces derniers, le péage est très-réduit et ne s'élève guère, en moyenne, qu'à 2 centimes environ par tonne et par kilomètre. Ces tarifs ne sont nullement rémunérateurs ; ainsi la recette de dix canaux administrés par l'État, et fur-

niait ensemble ui;e ligne de navigation de 1070 kilomètres, n'a produit en six ans, de 1844 à i85l,qHe 25 297 327 francs. Los frais d'administration et d'entretien ont été de 21 921 852 fr.ancs. L'excédant n'a donc été que de 3 375 475 francs pour six ans ou 5C2 6:9 francs par an, ou \ p. 1(10 du capital de 270 millions qu'a coûté leur établissement. Ce, serait là, sans doute, une mauvaise spéculation si l'accroissement de richesses qu'ils 0 it produit ne venait compenser et bien au delà les avaices. On estime la circulation sur ces canaux à 100 (100 tonnes par an parcourant le réseau dans toute sa longueur.

Sauf le canal qui relie le Rhin au Danube et quelques canaux en Suède, il n'existe pas dans les contrées do l'Europe situées à l'est et au midi de la France, de la Belgique et de la Hollande, de ligne de navigation artificielle qui mérite d'être citée. Mais tandis que la France compte 125 kilomètres environ de canaux par million d'habitants, l'Angleterre en compte 104 kilomètres, et les États- U ii« :; 13. Le rése.au américain a S OOn kilnmètrrs environ. I.n II.MI.iM,!,.,.! 1., i;,.'J,|.ir ..Mil -iii.i;,ii/r .],• ..i.iaiix.

Fi;. 401. - Écluse lie cjnil >iic en plan.

Fig. t02. -

Historique. — L'établissement des canaux remonte à une haute antiquité; les Égyptiens en avaient construit un grand nombre, dont les plus importants sont le canal du iVil à Alexandrie et au lac Maréotis, et le canal de ris;hmede Suez. Ces grands travaux étaient entièrement ruinés faute d'entretien dès le siècle dernier. Les Français rétablirent le canal d'Alexandrie pendant la campagne d'Egypte, et la reconstruction du canal de Suez, en projet depuis plusieurs années, est en voie d'exécution. L(s Chinois ont également depuis des siècles construit des canaux; leur plus célèbre est le canal Impérial tr.aversant la Chine du nord au sud, sur une longueur d'environ 1 .300 kilomètres. Alexandre, chez les Grecs, forma le projet non exécuté de percer l'isthme de Corinthe. Les Romains creusèrent le canal des Marais pontins, et les émissaires destinés à assurer le niveau de plusieurs lacs en Italie. Le plus important, dû à l'iMupereur Claude, avait pour but de dessécher le l.ac Fucin. 30000 hommes furent pendant dix ans employés à ces travaux qui furent détruits par les eaux du lac, lâchées trop brusquement dans leur nouveau lit. Ils n'ont pas été repris depuis.

Cliarlemagne fit comnn lu-er un canal fpii devait réunir le Rhin au Danube. Il fut obligé, par suite des difficultés d'exécution, d'abandonner ce projet réalisi' depuis 1845 par Ir canal Louis, qui réunit le Danube au Mein par rAltmulil.

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C'est au commencement du xV siècle que deux ingénieurs italiens imaginèrent les écluses à sas. Cette importante innovation fut bientôt appliquée à Venise, en Hollande, en France, où elle fut importée par Léonard de Vinci au commencement du xvi« siècle. C'est alors qu'on commença à en comprendre toute l'importance et qu'on en tira tout le parti possjble. Dès ce moment, la construction des canaux prit une grande extension ; les projets surgirent de toutes parts. De 1C05 à 1610, Boutoroue et Guyon exécutent le canal de Briare ; celui du Languedoc est creusé par Paul Biquet de Bonrepos, de 166G à IGS-i. Le mouvement ne se ralentit pas jusqu'à la révolution, où il fut suspendu pour recevoir tme nouvelle impulsion sous l'empire et les gouvernements qui se sont succédé jusqu'à ce jour. Plusieurs canaux commencés ne sont point encore complètement terminés ; mais il est peu probable qu'on en ouvre dorénavant de nouveaux quelque peu importants, toute l'attention se concentrant actuellement sur notre réseau de cbemins de fer. M. D.

Caxal (Anatomie). — On appelle ainsi toute cavité étroite et allongée, qui donne passage soit à un liquide, soit à un organe quelconque dans le corps des animaux.

— C. fie Bicimt (nié par la plupart des anatomistes), repli de l'arachnoïde, situé au-dessus des tubercules quadi'ijumeaux. — C. de Ferrein, prétendu canal qui devait résulter de l'occlusion des paupières. — C. crural, C. inguinal (voyez Crl'RAl, Inguinai.). — C. nasal, conduit qui succède au sac lacrymal, et qui transmet les larmes dans les fosses nasales. — C. me'ilnllaire, conduit qui occupe le corps des os longs , et dans lequel est logée la moelle. — C. thoraciqiie, tronc auquel viennent aboutir presque tous les vaisseaux lymphatiques. ^ C. vertébral, conduit formé par la succession des trous des vertèbres, et qui donne passage à la moelle épiuière. — C. demicirculaires, nom donné, à trois canaux creusés dans l'intérieur de la portion pierreuse du temporal, et qui s'ouvrent dans le vestibule.— C. salivaires, qui transmettent la salive des glandes où elle est produite jusque dans la cavité buccale ; ce sont le C. de Ste'non pour la parotide, le C. (le Wurl/ion pour la glande sous-maxillaire. — Les C. he'pati'/ue, cystique et cholédoque, par lesquels s'écoule la bile, etc.

Canal (Botanique). — Nom que l'on donne à certaines parties de plantes creusées on gouttières ou formant un espace vide plus ou moins lotig dans leur intérieur. — Le canal médullaire est une lacune cylindrique ou prismatique que l'on trouve au centre des tiges dicotylédones et rempli dans les premières années par un tissu à cellules arrondies qui n'est autre chose que la moelle.

— Les canaux résiniféres sont des intervalles qui se développent dans l'épaisseur du péricarpe de la famille des Ombellifères. Ils sont colorés, sécrètent une sorte de résine et sont placés plus ou moins au niveau de l'épidcrme. Ils sont souvent visibles extérieurement sous forme de bandelettes.

CAi\.\LICULÉ (Botanique). — Terme qui s'emploie plus particulièrement comme une qualilication de certains organes dont les parties sont creusées en gouttière. Ainsi, il y a des feuilles, des légmnes, des graines, etc., canaliculés Exemple : les fouilles de l'éphémère de Virginie, de l'ornithogallc des Pyrénées, de la soude, du pin sylvestre, etc., sont allongées et creusées, ou pliées en gouttières dans tonte leur longueur ; le Jégmnc du pois à fleur Jaune paie {l'itnm arltrus) est relevé d'une double marge qui forme un canal le long de la suture; enfin, la graine du dattier est aussi canaliculéo.

CANA.MELLE (Botanique). — Voyez Canne a sucre.

CAiN.VItD (Zoologie), /lnrt.ï, Lin. — Genre nombreux d'Oiseuux qui, avec le genre Harle (Mcrgus, Lin.), constitue toute la famille des LameUiroslres,\n quatrième de l'ordre des Palmipèdes. Les canards sont caractérisés par le bec grand, large et garni sur ses bords d'une rangée de lames Baillantes, minces, transversales, qui paraissent destinée» 4 laisser écouler l'eau quand l'oiseau a saisi sa proie. Cuvicr et Milnc-Edwards les divisent en trois sous-genres dont les limites no sont pourtant pas trop précises. Ce sont les Oi'cï, les Cijgnes, les Canarili pro|)rement dits. Le sous-genre des Oies [Anser, Brisson) a pour caractères : bec médiocre ou court, plus étroit en avant qu'en arrière, el plus haut que large à sa base ; les jamiies plu» élevées que chez le» canards, et plus rapprochais du milieu du corps, leur facilitent la miinln'. l'Iusiciirs vivent d'herlica et de graines. On les sous divise imi plusieurs sections qui sont : 1° Les Oies proi)nnienl dites ; 2" le» lleniac/ics; 3° le» Cériopsis (voyez ces mots). Le »ûu»-genrc des Cygnes (Cijcnui, Meyer) a pour carac-

tères : le bec aussi large en avant qu'en arrière , plus haut que large à sa base; les narines à peu près au milieu de sa longueur, le cou fort allongé. Ce sont les plus grands oiseaux de ce genre (voyez Cygne).

Canards proprement dits, Anas, Meyer. ^ Ce sousgenre se distingue par un bec moins haut que large à sa base, et autant ou plus large à son extrémité que vers la tète; les jambes plus courtes et plus en arrière qu'aux oies, leur rendent la marche facile; ils ont aussi le cou moins long ; leur trachée-artère se renfle à sa bifurcation, en capsules cartilagineuses. La première section des canards comprenant les Macreuses, les Garrots, les EiJerj, les Millouins, est caractérisée par : le pouce bordé d'une membrane, les doigts plus longs, les palmures plus entières, les tarses plus comprimés, la queue plus roide, les ailes plus petites, le cou plus court, les pieds plus en arrière; ces espèces marchent plus mal, vivent plus exclusivement de poissons et d'insectes, et plongent plus souvent. 1° Les Macreuses ont le bec large et renflé ; la Macreuse commune {Anas niyra. Lin.) [fig. 403), est

Fig. 403 — Macreuse

(Long 0'",S0.;

noire, grisâtre dans sa jeunesse, le bec très-large, garni sur sa base d'une protubérance ; elle vit en grandes troupes, le long de nos côtes, principalement de moules ; sa longueur totale est de 0'",40 à 0"',45. Les macreuses arrivent en bandes nombreuses sur nos cotes ; lorsqu'elles descendent au midi pour y passer l'hiver, et lorsque, au printemps, elles rpt::igrient les pays froids, elles nagent avec une grande a;;ilité et courent sur les vagues comme li;s pétrels. La Double Macreuse [Anas fusca. Lin.) est beaucoup plus grosse et a une tache blanch'; sur l'aile. Elle est moins commune. 11 y en a encore quelques autres espèces qtie nous ne pouvons citer. 2° Les Garrots ont le bec court et plus étroit en avant, les uns ont la queue pointue, tels sont le C. de Terre-Neuve {Auas glacia/is. Lin.) ; le C. arlequin [Anai histrionica. Lin.) ; les autres, ou les Garrots ordinaires, ont la queue ronde ou carrée ; nous citerons le Garrot commun [Afi'is clangultv, Lin.l, qui est blanc, la tûte, le dos et la queue noirs ; l'hiver, il vient du Nord, et niche quelquefois sur nos étangs. 3" Los Eiders ont aussi le bec étroit en avant, mais plus long que les garrots, et remontant plus haut sur le front, où il est écliancré par un angle do plumes. VEider commun [Ana.'i mollissima, Lath.) est blanchâtre, à calotte, ventre et queue noirs; la femelle est grise maillée de brun ; il mesure de 0"',(iO à l)"',Oi de longueur sur On',85 d'envergure. Cet oiseau est célèbre par le précieux duvet qu'il nous fournit, et qui est connu sous le nom d'fV/i-<;don (fil/. 4111). Il habite les mers glaciales , et abonda surtout ei'i IshuuU', eu Laponie, au Groenland'; on le trouve aussi aux Orc;uli!s et aux Hébrides, et môme en Suède. Ils ne descendent pas, au midi, plus loin que la côte nord de. l'Anglcterro, encore n'y rencontre-t-on que des individus iMil.s. Los eiders nichent au milieu des rochers baignés par la m-r, ol le» familles du pays se transiuettout comme une propriété assez importante, les points de la côte qu'elles possèdent, lorsqu'elles sont fréquentées par

u^e nouXrovision de duvet pour la remplacer, on s on

,un. (Lon,. 0- ,6) )

procure aussi une certaine quant te ?"f '^^e apr.s la mort mai- il est beaucoup moins estime. 4" Les «!«ou w Z è beclargcet plat, sans particularité notable. Le M,lhun commun {A,L fc-ina, Linné) est cendré finement s?rié de noirâtre, la tûteet le haut du cou roux; le bas du cou et la piitrinè bruns ; le bec plombé clair.Il niclie quelquefois dans les joncs de nos étangs. Sou cri est un siffle- S,Pnt OTave et ce caractère qu'où retrouve dans plusieurs autres e^ptces,fu a fait donner, ainsi qu'à celles-c. par que quesOTnitiiologistes, le nom de Ç.nffleur. Le mUoum huppé (Ams rufina. Lin.), dit a"^s\C. .«//?e«r /««pp.-, es nofr le dos brun, la tête rousse. Il liabite les bords de la mer Ca"nienne, et est quelquefois porté par les vents rùsqu'en^os contrées (Cuv.). Le .Uor,7/o« (A. fuhgula Un ) noir, les plumes de l'occiput prolongées en huppe 1 Te ven.ve blanc^t nue tache pareille ^ '^^-I ",°;;t^ ^,f assez ré"-ulièrement tous les hivers; 0"i,h3 de longueur. La seconde section des canards proprement dits se distin-'ue par : le pouce non bordé d'une membrane, les pates*^ moins reculées, la marche P"^ facile la tête Plus mince, le cou plus court; ils plongent rai c- 'r^^it^èTse nourrissent d^ plantes et de graines aquatiques autant que de poissons; ce sont les C. Ç«''"«''"J' les So«cto(^, les Tadornes, les Sarcelles l" Les C. cfmnZs, v^vmi lesquels figure en première ligne e C 0,'dlnàire [Anas boschas. Lin.). Il est reconnaissable à se pfed.3 aurore, à son bec jaune, ^^ b^^^» «'• ,f i=">trpant de la tête et du croupion chez le maie, et aux fua°e plumes du milieu de la queue, qui chez lui sont ?ecûurhées en demi-cercle. La femelle comme dans toutes îes espèces de ce genre, est privée des couleurs qui ornent le raàle. C'est la souche de la plupart des races que nous élevons, et il comprend en même temps le C. sciuvane et le C. domestique. Vers la mi-octobre les sauvages conunencent à se montrer par petites bf des dans nos campagnes; quelques semâmes Pl.«^ tf d^ls dev.c^inent plus abondants, et on les reconnaît a eur voléle%e,aux figues inclinées, et aux triangles réguliers Q" >'= fo™^ ' d;uis l'air; c'est surtout le suir qu ils voyagent, et le sit nèment de leur vol signale leur passage. I s se tiennent svir les étangs et les rivières, et y vivent de petits po ssôns de grinouilles, de graines, etc. Us vont pnsui o passer l'été dans le nord. Au printemps, ils se séparent par paires et nichent dans les marais sur une touffe de jonc! Leur ponte est, en général, do dix à quinze œufs qu'ils couvent pendant trente jours. Les petits vont à l'eau avec leur mère dès le jour de leur naissance, mais ils ne peuvent voler que vers l'âge do trois mois; dans cet état, ils portent le nom de llaltebrans W est ù, remarquer que les petits canards provenant d œufs de canards sauvages, sont farouches, et ont quelque peine ft s'apprivoiser; mais cet instinct cesse au bout de quol<|ues Générations. La chair du canard est un aliment agréable, et celle du sauvage est bien plu^ recherchée. Ou plume ces oiseaux aux mois do mai et de septembre, et cette récolte est un objet de commerce d une certaine importance. La voix du canard est bruyante et r;u.que, et celte résonnance est due à la conformation de la trachée artère qui, avant sa bifurcation pour arriver au poumon, se dilate en une sorte de vase osseux et cartilagineux. Les femelles ont la voix plus forte, plus suscop-

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:^::ISl S^:^ "osp^ds^i^inain.; U es.

pLcoup plus .- j - lu. onne 3nsqu^^^0;,C^5^^de l[^r^a^^ç^t^i»|p^^-odeurdei^ ^trCr; s'o^, r^mar^q^lSïe^ ra^f.' long he. dont

UnarcUioeata Lin.), est un très-beau canard k tête et ou m-ll'Sanc sur /à poitrine, roux - ventre, qui no^^^^ vient du Nord vers le P;;"f -P^'^ ,|° o^^ïo tlZ

dit l'auteur latin, ne connaît pas de mets Pl"^ f ^ ff„, f«" Uor) que les Chénalopéces (Be™^'^!'^ a^ee Oied E^ p^ et \l,zChcuerotes. 3» Les r«'/o''"f «"t « J^e^ l'^^'^'^^^^ vpr« 1p bout relevé en bosse saillante à sa base. Le la Z',/e\S»" (.4-" 'f-■"'^Lin ) est le p usv^^^^^^^ npint de tous nos canards; blanc, a tète veiie, une ceiu [u ë canndle autour de la poitrine, '•^li«:--^^„t, ■^°'„^; fie blanc de roux et de vert pourpré. Tres-coramun sur £ boi^sde la merdans le nord de l'Europe; il se montre aussi^en assez grand nombre au printemps sur nos cot^s ; U ett un peu plus grand que le canard commun. 4" Les Srfrcenè/sont'un |-oupe k petites espèces de canards, qui ne ditfèrent guèredu canard <:<'"'°7",^^>7,='^;V^ J^ul La Sarcelle ordinaire {Anas g«e)r/Herf«/«,Liii.) est mail 1 ^e de noir sur «n fond gris, un trait blanc autour et i la su te de l'œil; elle est commune sur nos «^.aiigs au prmtemps et en automne, et se porte dans le Aord pour couler. Sa taille ne dépasse pas 0-,4 1 . La Petite Sarcelle ( W crecca, Lin.) est beaucoup plus commune dans nos contrées où elle fait sa ponte. Elle est finement rajeo de noi I?re la tête rousse, une bande verte à la suite de 'œ 1 On la txouve aussi dans l'Amérique du Nord. Elle Xiut à peine Oœ,3S de longueur. Nous n'avons pu citer dans cet art de qu'un petit nombre d'espèces du grand so^t^enre de C ,m»d. proprement dits ; nous sommes oW^'és de renvoyer aux Traités spéciaux de Temminck, deLeson, etCf aux Dictionnaire d'histoire mi '.relie deDéterville; Dictionnaire des sciences na^m-^lles de

^ aNARMÉconomie rurale). - On doit rangea au nombre des oiseaux utiles le canard devenu domestique (vojez rariicîe précédent) ; il se multiplie avec la plus grande facilité exi^/e peu de soins, même dans le premierage ; mais comme ta tesoin d'eaJ, et qu'il ne profite que dans les reux aquatiques, il ne faut pas trop Penser M elevr avec avanta-Je dans les I eux secs et arides. Il n y a guère que dlux et ton au plus trois variétés qu'on élève dans nos tasses-cours; savoir : le C. commun ou l;arM eur; le C ™Vimpropremem de Barbarie ; pms. lorsque la basse-cour est peuplée de ces deux espfes 10 C métis qui en est le produit. Le canard sauvage a four" 1 ciiard domeslique auquel il -« ■»««. vo'?tiers ■ souvent la cane sauvage niche sur la crête d un arbre et <le-c-nd ses petits en les portant avec son bec S ùi^l eau voisine. Le canard musqué, étant un peu sauvage, s'avance quelquefois très-loin dans es cou s d'eàu,^et souvent il ne peut pas retrouver le chemin de H ferme II importe donc de ne l'élever que dans des propriét™ closes, et d'où il ne puisse sortir. Le canard barboteur pourra t se diviser en deux variétés: la pemier^ Cs grosse, se trouve en Normandie, en Picardie e da » d'autres provinces, on P^-^f^''^ t"iees|H.ce m..>v,it, encore plus barboteuse que 1 autre ; '=,ell'';Ci -st I s It ih , exige moins d" souk t ; Pa^, 'S >; ,, i,, ,,„ca

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fin de mai. Il faut abrs les surveiller de près, parce qu'elles pondent dans le premier endroit venu, et si l'on ne trouve pas leurs œufs, elles les couvent, et amènent lin beau jour à la ferme leur jeune famille. Elles n'abandonnent pas le nid où elles ont pondu une fois. Une cane pourrait pondre de suite cinquante à soixante œufs, si la couvaison ne venait interrompre la ponte; le meilleur moyen de retarder ce moment, c'est d'enlever les œufs à chaque ponte. Les œufs de cane, plus gros que ceux de la poule, sont aussi délicats à manger. Leur coque paraît plus lisse, ils sont de couleur verdàtre ; le jaune est gros, assez foncé. La cane n'est pas naturellement disposée à couver, et pour l'y inviter, on laisse vers la fin de la ponte quelques œufs dans le nid. Elle peut en couver de huit à douze. Pendant le couvage, elle demande quelques soins ; ainsi , on devra lui mettre sa nourriture devant elle ; il faut qu'elle soit suffisante, mais pas en trop grande quantité, elle couverait moins bien. La couvaison dure trente jours , et les premières couvées de l'année sont toujours les meilleures. Du reste, la couvaison des canes a quelques inconvénients résultant, soit de leur négligence, soit de ce qu'elles conduisent trop tôt leurs petits à l'eau ; aussi, arrive-t-il souvent dans les fermes, de faire couver les œufs de cane par des poules ou des poules d'Inde. L'éducation des canetons ne demande pas des soins minutieux; ainsi, leur nourriture se composera d'abord de pain émietté, imbibé de lait, d'eau, d'un peu de vin ou de cidre; quelques jours après, ou leur fera une pâte avec une pincée de feuilles d'orties cuites, hachées, mêlée d'un tiers de farine de blé de Turquie, de sarrasin ou d'orge ; puis des herbes potagères crues et hachées, etc. Les canards sont très-gloutons, et on peut dire qu'ils mangent de tout ; ainsi, les balayures, les criblures de greniers, les racines, les fruits, tout leur est bon, pourvu que cela soit humecté. Mais c'est surtout dans les eaux des rivières, des étangs et des mares, qu'ils trouvent leur nourriture. La plume des canards est un revenu d'une certaine importance dans les fermes ; mais elle est infiniment moins estimée que celle des oies. Al). F.

C.\NARDlf:RE (Chasse). — On a donné ce nom l^à un grand fusil, avec lequel on peut tirer de loin les canards, qui sont difficiles à approcher; 'i" à un lieu couvert et préparé dans un étang ou un marais, pour prendre ces oiseaux.

CANARI (Zoologie). — Nom vulgaire du serin de C'anarie (voyez Skiiim).

CANCELLAIRES (Zoologie), Cancellaria, hsmk. — Genre de Mollusques gastéropodes pecfùubrnndies, famille des Buccinoïdes , détaché par Lamarck du genre Volute. Ce sont des coquilles marines, testacées, univalves, dont presque toutes les espèces d'une forme élégante sont très-recherchées dans les collections.

CANCKU (M(''decine). — Ce nom tout latin, et qui, dans ieit<' langue, signifie crabe, a été donné à la maladie qu'il désigne, soit parce que les vaisseaux dilatés et engorgés qui rampent .1 la surface des tumeurs cancéreuses du sein, ont donné l'idée d'une ressemblance avec cet animal, soit parce que, cette maladie désorganisant cl détruisant tous les tissus, on a pensé qu'un animal de celte espèce dévorait les parties malades : quoi qu'il en soit, le cancer attaque tous les tissus, excepté Uépiderme et peut-être les cartilages articulaires; cependant le sein, l'utérus, la vessie, l'estomac, le rectum, sont les organes où on l'observe le plus souvent ; puis la peau, et surtout la peau du visage, des lèvres, le foie, les reins, la vessie, la prostate, etc. ; enfin, les os eux-mêmes où il constitue Vosléosnrcome (voyez ce mot); du reste, H faut dire ()u'on a confondu sous le nom de cancer une multitude d'afi'crtions qui présentent eniri' rllcs des dilTérences assez notables: l'on est en droit d'cs|ii''nT que les travaux d'anatoniiepathologi(|neet Irs ri'rliinlirs microscopiques qui se poursuivent viendront é( laircr rr jxjint encore si obscur de la p.itliolcigic. Aujourd'hui donc on considère les tumeurs canréinivcs ciiiimic' f inui'rs, soit de la matirre sifuirreusf\^'n^ il^ Im mnlnir ■nrr/Jn/tnii/t' o\.i ce'ré-

bri forme {voyc./, Knm i hm i , Criii il. i nh ir a surtout

pour caractère di' Lus ri- ,,.,iil.'i- p,ir la pr.s^ion un liquide crémeux connu sous le nom de jius cu>iei.'reua', qu'on rencontre aussi, mais d'une manière moin» constante, dans la forme squirreuse. Au reste, le cancer se substitue à tous le» tissus au sein desquels il se développe, et il se reproduit, lorsqu'il a été enlevé, en vertu d'une cause tout 4 fait inconnue. Il est facile de concevoir, d'après ce qui vient d'être dit, combien sont obscures les r.tuscs du cancer ; signalons seulement les faits : il n'apparaît

pas avant l'âge de trente h trente-cinq ans. I! est plus fréquent clicz les femmes que i-\.r/ ]•■- Iiniiinn'^, il, m- les climats chauds que dans |. n p.iv-, fi ,ii,|^ ; ,„, |,. irn]ji'.|ue plus souvent à la suite d-^ L-iaml"^ c nniuiuiiim^ pulitiques; les chagrins, les priiaiiou^, semblent ra\U]-iM-r son développement; enfin l'hérédité parait jouer un grand rôle dans sa production. Dans l'ignorance où l'on est de la cause du cancer, les auteurs ont admis en général une diathése cancéreuse (voyez Diathèse), un vice général de l'économie qui vient produire ses effets de dégénérescence spéciale dans telle ou telle partie.

Une tumeur se développe lentement avec un accroissement progressif : elle est d'abord dure, peu ou pas douloureuse, sans chaleur, sans changement de couleur; elle est plus ou moins i])égale,lesglandes voisines se tuméfient; de temps en temps il survient des élancements douloureux, vifs, lancinants; l'accroissement devient plus rapide, les douleurs sont plus vives, plus persistantes; nous siipposerons pour plus de clarté qu'il s'agit d'un cancer du sein : la malade commence à maigrir, son teint devient d'un jaune paille. Ici se manifeste cette altération profonde de l'organisation, connue sous le nom de cachexie cancéreuse (voyez CachkxieI, caractérisée par l'air de soufl'rance, la pâleur, l'amaigrissement progressif, etc. Bientôt la tumeur commence à faire plus de saillie, la peau, qui est devenue adhérente, prend une teinte rougeàtre, livide, les veines superficielles s'engorgent, se gonflent; alors, à l'endroit où la couleur de la peau est plus vive, il se fait une petite fente d'où s'écoule une sérosité saniense; le cattcer est ulcéré; les bords de la petite plaie s'écartent, des végétations s'y forment, l'ulcère fournit un pus sanieux, fétide, les douleurs sont cuisantes, la plaie s'agrandit tous les jours ; il survient des hémorrhagies, une fièvre de consomption mine les forces de la malade, la mort vient plus ou moins vite terminer ce drame de soufl'rance ; voilà le cancer dans toute sa laideur, et roalheureusement la science n'a que peu de moyens à opposer à un mal aussi redoutable. Comme traitement local, on a proposé successivement les résolutifs en topiques, tels que cataplasmes de toutes espèces résolutives, pomm.ades mercurielles ou iodées, ou d'iodnre de potassium, emplâtres fondants, de ciguë, de in/jo; les antiphlo(jistîques, sangsues, ventouses, cataplasmes émollients; les narcotiques, tels que cataplasmes, fomentaiions, embrocations , onctions avec les préparations d'opium, de belladone, de jusquiame, de datura, etc. La compression méthodique au moyen de disques d'amadou convenablement appliqués sur ia tumeur, maintenus et serrés avec une bande do toile. La cautérisation a eu des partisans nombreux, plusieurs caustiques ont été mis en usage pour enlever les tumeurs cancéreuses : ainsi la pfilc de Rousselot ou de frère Corne, ou piite arsenicale, qu'on doit employer avec la plus grande circonspection, à cause de l'arsenic qu'elle contient ; la pâle de Canquoin au chlorure de zinc ; le caustique de- Vienne, à la potasse caustique; le rnu<:tique sul/i/-sufrané, lie M. Velpcau, i l'aciil'' snll'nii'ine, etc. Tous ces moyens comptent quelqu(^s suiiès, l^nlin, V enlèvement àe, la tumeur par l'instruuM'nt tranchant est le moyen le plus elliciicc, cl le succès sera d'autant plus sur '\\w la tumeur sera moins ancienne et moins voluniinrn^c, c|n rllc sera plus localisée,que les glandes lyin)iliaiiijnes\i>isines ne seront pas engoi'gées, que les douleurs lancinantes senml phisrans, qu(t le malade, en un mot, sera dans de nieill, nies , ondiiions de santé, et ne présentera aucun des s\Mi|ii(inies qui caractérisent la cachexie ca7tcéreu\-e ; cependant il est des circonstances où il ne faudrait pas reculer devant une opération avec des conditions moins favorables; et la science est riche de faits qui doivent encourager dans cette voie un chirurgien habile et dévoué : dans tous les cas, lorsqu'on se décide à enlevir une tumeur cancéreuse, il ne faut rien laissiT cjui puisse reproduire la maladie, (^l toute partie suspeele doit être enlevée iinpitnya!)lenient. Dans le traitrincut i/i'nériil du cancer, la ciguë tient le premier rang; oji l'a dnrui.'e in |i"ndre, en extrait; mais dans ces derniers lemps, mm. lie\iiy et Guillerniond, considérant que les wi,, .m » il,- ,i/nè' rnûres et récoltées dans le Midi mniiennenl plus di' e.itiirine (principe actif do la ciguë) que les feuilles, ont employé ces semences mêmes contre les afTections cancéreuses : on n fait usage aussi de la belladone, de la jusquiame, de l'aconit, du lourier-cerise, d(> l'acétate de cuivre, de l'arséniate de; soude, de l'hyilrochloratc do 1 baryte, de l'iode; enfin, devons-nous citer le lézard gris, ' vanté par J. Florès, médecin de Guatimnla? l'eau pure employée par l'outcau, de Lyon? et l'eau di&tilléo, qnf\

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Willinm Lanibe, médecin anglais, conseillait dp donner aux malades pour toute nourriture? F — N.

Canceh, Can'CRE (Zoologie). — Voyez Crabe [Crtisliicé]).

CAN'CHE (Botanique), Aira. Kunth.— Genre de plantes de la famille des Gra/ninees, tribu des Avénacécs. 11 comprend des herbes gazonnantes appartenant aux régions tempérées. La G. cary^phyllée (A. caryojjhi/Neay Lin.) est une plante annuelle que quelques auteurs font entrer dans le genre Avoine^ à cause de sa glnmelle inférieure bidentée ou bifide au sommet. Elle ne s'élève guère à plus de u'",ib. Ses tiges sont grêles, dressées, et ses panicules sont étalées après la floraison. La C. flexueuse {A. flexiiosn. Lin.) est vivace et plus grande. Ses feuilles sont très-étroites et son arête plus longue de moitié que la glnmelle, tordue à la base. Elle fournit un bon pâturage. D'après M. de Gtisparin, son produit par hectare est de 3 bb'J kilog. de foin. La C. gazo7inante {A.cespitnsn, Lin.) a les feuilles larges et l'arête presque droite. Ces trois espèces sont indigènes ; elles sont très-répandues sur un grand nombre de points du globe. Les deux dernières font partie, suivant quelques auteurs, du genre Desehanipsia, établi par Palissot de Beauvois et présentant, entre autres caractères, l'arête de la glumelle inférieure insérée à la base de celle-ci. Caractères du genre : épillets composés de 2 fleurs, rarement de 3 ; glumelle inférieure tronquée à 3-5 dents ; arête tordue à sa base et naissant sur le dos de cette glumelle. G — s. .

CANCREL.^S, Kakerlac (Zoologie). — Nom vulgaire deluB/alte, il' Amérique (V03'ez Blatte).

CANCROIDE (Médecine), du latin cancer, et du grec eidns, aspect). — Ce nom avait d'abord été donné par Alibert .'i la maladie comme aujourd'hui sous celui de kéloide (voyez ce mot). Aujourd'hui, on appelle cancroïdcs les tumeurs d'.apparence cancéreuse qui affectent la peau et les muqueuses et qui, une fois ulcérées, envahissent successivement les tissus tant en largeur qu'en profondeur; ces vues nouvelles, basées sur les travaux de M. Lebcrt, tendraient à distinguer d'une manière tranchée les cancroides des affections cancéreuses (voyez Can'cer).

CANDI (Économie domestique). — Ce mot vient-il du latin camhdus, blanc, ou de ce que c'est dans l'île de Candie que cette préparation a été faite pour la première fois ? — Quoi qu'il en soit, on donne le noin de sucre cand'\ au sucre cristallisé régulièrement; pour l'obtenir on prend du sirop de sucre qu'on laisse évaporer par la chaleur, jusqu'à ce qu'une goutte versée sur un corps froid se fige sans s'étaler ; alors on le verse dans un vase qui aura été préparé à cet effet, et dans lequel on aura liisposé des fils en différents sens. Les cristaux viendront se former autour de ces fils. On donne le nom de fruits candis, à des fruits confits, entiers ou coupés par morceaux, sur lesquels on verse une couche de sucre qu'on a fait cuire et refroidir.

CANE (Zoologie). — Femelle du Canard.

CANÉFICIER (Botanique), Cassia fistula. Lin. — Espèce du genre Casse.

CANEPÉTIÈRE (Zoologie). — Nom vulgaire de la petite Outarde.

CANETON (Zoologie). — C'est le nom qu'on donne au petit Canard.

CANICHE (Zoologie). — Nom vulgaire du Chien barbet (voyez CHIE^).

CANICULE ou Sii\ii:s (Astronomie), étoile du Grand Chien, la plus brillante du ciel. — Les anciens .appelaient jours caniculaires ceux oil Sirius se lev.ait le matin en même temps que le soleil : c'était alors Tépoque de la plus grande chaleur (voyez Saisons).

CANIN (Anatomie, l'hysiolo^ic), du latin caninus, de chien, qui tient du chien. — On appelle faim canine, une faim que rien no peut apaiser (voyez Boulimie). — On nomme ilents canines, ou anr/u/aires ou aul/cres, celles qui sont placées entre les incisives et les petites molaires, il y en a deux à chaque mâchoire dans l'homme. — La fosse canine est une dépression qu'on remarque à l'extérieur de l'os maxillaire supérieur, un peu audessus de la dent canine. Le muscle canin s'insère sur cette branche et va se terminer à la commissure des lèvres, c'est le sus maxillù-labial, Chauss., ce muscle élève la commissure et la porte un peu en dedans, il produit par ses contractions, le mouvement parlirulinr qu'on exécute dans cette espèce de sdurire qui uianiurlr (i, 11:1111 etqu'on nomme ris nim/uciir, ris •iaidiniii/iir eu ris ru, un ; il est surtout remarquable lorsque la contraction n'a lieu que d'un côté.

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