‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 186 sur 396 · I-'vsence de citrou (2'i'e espèce · texte numérisé non relu

I-'vsence de citrou (2'i'e espèce

Pétrole 0,847 13,90

Essence de térébenthine 0,890 13, 5Î

Ether acétique 0,905 12,Î0

Alcool 0,821 12,10

Ether 0,737 10.80

Sulfure de ciirboune 1,290 10,20

La capillarité influe certainement sur l'ascension de la sève dans les plantes. Il ne faudrait pas, toutefois, lui attribuer un rôle trop important. Pour qu'il y ait force capillaire, il faut que le filet liquide soulevé ait une surface terminale concave. Dès que cette concavité disparait, la capillarité cesse. La capillarité ne pourrait donc exister dans des tubes fermés et pleins, quelque déliés qu'ils fussent, et elle ne peut suffire à expliquer la circulation de la sève dans les végétaux, ni en particulier le double phénomène que l'on observe sur une branche de vigne coupée transversalement. La sève s'élève dans le bout supérieur à rencontre des forces capillaires qui prennent naissance à l'extrémité inférieure des vaisseaux : dès qu'ils commencent à se vider, la sève monte également dans le bout inférieur pour se déverser au dehors par la surface de la section, bien qu'il ne puisse y exister aucune force capillaire, tous les canaux plongeant, par leur extrémité supérieure, dans une goutte de sève à surface convexe. C'est Yeiidosmose et Vaspiralion des feuilles qui interviennent dans ce cas. Il y a aussi l'action très-puissante, mise en évidence par les expériences de M. Jainin, provenant de ce ipie la colonne liquide n'est pas continue, mais interrompue par des bulles d'air de façon à former un véritable clj.'ipi'let liquide.

La capillarité n'en joue pas moins un rtjle marqué dans la nature ; c'est elle qui produit l'imbibition des corps poreux mis, par leur surface, en contact avec un li(|uide qui les mouille, et qui fait, par exemple, monter l'huile dans nos mèches de lampe. C'est elle également (lui fait monter peu à peu à la surface du sol, à mesure (|ue cette surface se dessèche, l'humidité des couches inférieures. Si cette eau qui imprègne le sol tient en dissolution des substances salines, ces substances sont entraînées avec elle, puis abandonnées par elle à lasurface du sol à mesure ipie l'èvaporation s'effectue. C'est ainsi que so produisent par exemple une foule d'eltlorescences salpètrées qui apparaissent dans certaines contrées , comme aussi à lu siirlarr des murs humides. Le salpêtre de iioiissaye, dr |i.i\-- miriicnix, rst porté il la surface de la terre par nu . 11,1 ilu mi hm' ;;enre.

Dans les oli--( rvaimns ],i,v Iriques très-précisos, il

est nécessaire de tenir compte de la capillarité qui tend généralement i déprimer la colonne de mercure soulevée (voyez BAiu)Mi;ïi.K). M. D.

CAPILLAHIIIÎ. — Voyez Capillaiiies.

CAI'ILI.US VeiXeius (Botanique). — Voyez Adiante, Caimi.laitit;.

CAI'IS'I'IIUM (Zoologie). — Mot latin qui signifie muselière; c'est, dans les oiseaux, la partie de la tète qui entoure la base du bec.

CAP

CAP

CAPITAINE (Zoologie), nom donné à plusieurs animaux très-différents. Ainsi, parmi les Oiseaux, on a désigné ainsi un Gros-bec d'Afrique (voyez ce mot); parmi I les Poissons : 1° les Lachnolaimes , de Cuvier , genre ' à'Acanlhoptértjgietis labroiâes. qui viennent d'Amérique; î» VÉrémophile muUsien, de l'ordre des Malaropteryqiens apodes, famille des Anguilliformes, poisson de i'Amérique méridionale, très-bon à manger, et nommé ainsi dans le pays. Enfin, quelques Mo/lasques des genres Cône et Came sont désignés vulgairement sous ce nom.

CAPITALE (PouDBE), Poudre de Saint-Ange, Poudre sternutatoire (voyez PounnE).

CAPITÉ /Botanique). — Terme qui s applique aux organes des plantes réunis ou renflés en tête à leur sommet. Les poils sont capités sur la tige de la fraî^ine IP; «'c. Le stigtnate épais, arrondi, estcaplivé dans la belladone, les balisiers, les volubilis, la pervenche, etc.

CAPITO (Zoologiei.— Nom donné par Vieillot au genre d'oiseaux nommé Barbu (Bmcco, Cuv.) (voyez Barbis).

CAPITULE (Botanique). — Ce nom s'applique à une sorte d'inflorescence ou disposition des fleurs résultant du non-prolongement des axes des fleurs ; c'est-à-dire que celles-ci se trouvent disposées en tète ou en boule, bi l'axe était prolongé, les fleurs extérieures se trouveraient au bas de l'inflorescence, et celles du centre par conséquent au sommet. Ce qui a fait dire à de Mirbel que le capitule est une sorte d'épi très-peu développé. Le capitule, dont la Scabieuse fleur des veuves offre un bon exemple , est presque toujours accompagné de bractées et garni d'un involucre.La calatlnde n'est qu une modification du capitule (voyez ce mot).

CAPOTE (Vétérinaire). — Espèce de bandage matelassé en toile, dont on recouvre la tête d'un cheval pour pouvoir le maintenir pendant certaines opérations. On appelle capote fumigatoire un conduit en toile qu on fixe au nez de l'animal pour lui donner une fumigation. CAPPARIDÉES (Botanique).— Petite famille de plantes Dialypétales hgpogynes, voisine des Crucifères. Elle comprend des végétaux à feuilles alternes, simples ou composées. Calice à 4 sépales libres ou soudés ; pétales 4 ou quelquefois nuls ; étamines en nombre quaternaire ou indéfini, insérées sur un réceptacle allongé ou globuleux, et souvent glanduleux; ovaire libre à une seule loge; fruit siliqueux ou baccifcrme. Cette famille se divise en deux tribus, celle des Clëomées, qui comprend des herbes ou sous-arbrisseaux à fruits secs déhiscents, et celle des Capparées, comprenant des arbres ou arbrisseaux à fruits charnus indéhiscents. Les Capparidées habitent les régions tropicales et subtropicales, plus particulièrement de l'Afrique et de l'Amérique. — Genres principaux;. Cléomé[Cleome, Lin.); Polanise (Polamsia, Rafin.); Câprier (Capparis, Lin.) . G --s. ^

CAPRAIRE (Botanique), Cnprarm, Lin., dérive de capra, en latin, chèvre. Les feuilles d'une espèce passaient pour être très-recherchées de cet animal.— Genre de plantes de la famille des Scrophularinees, tribu des Sibthorpiées. Il comprend des plantes vivaces, quelquefois sous-arborescentes, à feuilles alternes, dentelées. Le calice est à 5 divisions ; la corolle est campanulée ; les et amines, au nombre de 4 ou 6, sont sagittées ; la capsule est à '2 sillons, et s'ouvre en 2 valves. La C. à deux fleurs, \ulgCi\re,nKnt thé du Mexique (C. biflora. Lin.) est une herbe i feuilles oblongues, lancéolées et à fleurs blanches. Ou s'en sert en guise de thé. G — s.

CAI'HES (Botanique). — On appelle ainsi les boutons à fruits du cdprier, confits au sel et au vinaigre, et vendus comme condiments (voyez Câprier).

CAPRICORNE (Zoologie), Cerambyx, Lin. — Grand genre d'Insectes colcoptères, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, ainsi nommés à cause de la longueur de leurs antennes qu'on a comparées aux cornes des clièvrcs {capra). C'est là, en effet, un de leurs caractères les plus remarquables (fig. 411); ces antennes ont des articulations nombreuses; elles sont ordinairement plus longues que le corps, qui est lui-même trèsallongé, supporté par des pattes grêles. Outre l'élégance de leurs formes, la vivacité de leurs mouvements, et souvent la richesse de leurs couleurs, quelques espèces se distinguent encore par une odeur très-agréable, ou par le son qu'elles produisent lorsqu'elles éprouvent quelque contrariété. Leurs larves vivent en général sous les écorces; leur corps est mou, allongé, aplati, presque quadrangulaire ; chaque espèce parait attachée à une nature de bois en particulier, et c'est toujours aux vieux arbres qu'ellcss'.attaquent. Dans la classification du lièfiti! anima/, ce genre se trouve subdivisé en sous-genres dont

lesprinripaux sont: les,Callicliromes [Callichroma, Latr.) (voyez ce mot); les Acanthoptères (Acanthoptera, V.&tr.) dont une des plus jolies espèces est le C. des Alpes, Acnn- Ihoptère rosalie [C. alpinus. Lin.), d'un bleu cendré, avec des taches noires sur les élytres, dont deux au-de-

Fij. m. — Capricorne de! Alpes. (Long. cn.OSJ.)

vaut du corselet, et deux au milieu, plus grandes et formant une bande. C'est la pUis belle espèce que nous ayons en France ; elle est fort rare à Pans, et on la trouve quelquefois dans les chantiers où elle est apportée avec les bois qui viennent du Midi. Viennent ensuite les CapcïCocHjs proprement dits (Cecamiî/x, Lin.), dont il sera parlé tout à l'heure ; enfin, les Callidies {Callidium, Fabr.) (voyez ce mot) constituent encore un sous-genre très-intéressant.

Capricorne proprement mx. — Sous-genre du grand "enre précédent, caractérisé par de;» antennes longues, sétacées le coi-selet tantôt presque carré etun peu dilaté au milieu, tantôt oblong et presque cylindrique, souvent rugueux. On y distingue surtout le C. héros [C. héros, Fab Oliv.), le Grand C. noir chagriné; c'est la plus grande espèce de notre pays ; long de 0°',04, rioir, le bout des élytres brun et prolongé en une petite dent ; il a le corselet très-ridé, les antennes simples; on le trouve fréquemment aux environs de Paris. Sa larve creuse des trous profonds dans le tronc des gros chênes et lenr fait beaucoup de tort. Cuvier pense que c'est peut-être le Cossus des anciens.

CiPRIER (Botanique), Capparis, Lin. — Ce nom vient du mot arabe kabar; les Grecs en ont fait kapparis, puis les Français câpre. — Genre de plantes type de la famille des Capparidées, dont les espèces sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles simples; fleurs blanches ou verdàtres. Parmi les nombreuses espèces de ce genre, le C commun ( C. spinosa. Lin.) est la plus importante. L est un arbuste très-rameux, élevé à peu près de 1 mètre ; ses tiges sont souples, glabres, ses stipules épineuses, et ses feuilles entières, arrondies, lisses. Les fleurs de ce câprier, axillaires et solitaires, sont blanches, avec des étamines purpurines. Originaire de l'Asie, cette espèce se cultive beaucoup dans l'Europe méridionale. Elle est très-abondanfe dans la Provence, où elle est désignée sous le nom de Tapenier. Plusieurs autres espèces donnent de belles fleurs qui sont d'un joli efi-et dans les serres chaude^. On cultive le câprier pour les jeunes boutons de ses jolies fleurs, que l'on nomme câpres. Lorsqu'ils sont frais, ils sont légèrement odorants et ont une saveur piquante à cause de l'huile volatile qu'ils contiennent. On les cueille et on les passe au crible pour choisir les plus petits, qui sont les plus estimés ; puis on les met dans le vinaigre pendant une quinzaine de jours, et on les conserve dans des vases clos. Ou fait aussi confire de même les jeunes fruits du câprier qui sont des siliques ; dans cet état, on leur donne le nom de cornichons de câprier. Ces deux préparations sont employées comme assaisonnements, et sont douées de propriétés excitantes qui facilitent la digestion chez les individus d'une constitution molle ; elles entrent dans plusieurs préparations culinaires. L'écorce de la r.acine de câprier était employée en médecine et placée au nombre des cinq racines apéritives mineiires; elle a été employée aussi dans la chlorose, les cachexies, etc. Ce médicament est abandonné auiourd'hui, peut-être à tort. Caract. du genre : sépales concaves; 4 pétales ouverts; étamines longues et nombreuses ; ovaire longuement pédicellé ; stigmate sessile, obtus; fruits siliqueux pulpeux. ,^ ~ %„%„

C VPRIFICATION (Économie domestique ).— 1 rcsancien procédé pratiqué encore aujourd'hui dans le Levant, pour hâter ou faciliter la maturité des figues. Ce

CAP

CAP

nom vient de caprificus, figuier sauvage (voyez Figue, Figuier).

CAPRIFOLIACEES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones gamopétales péiigynes renfermant en général des arbrisseaux à feuilles opposées, entières, sans stipules, ou découpées et munies alors de stipules. Elles habitent particulièrement les régions tempérées et froides de l'Amérique septentrionale , de l'Asie et de l'F.urope. On les divise en deux tribus: 1» lesioHK'eVees, caractérisées par une corolle tubuleuse à limbe régulier ou irrégulier et un style filiforme. Genres principaux : Symphdi-ine [Sijmphoricnrpos, Dill.), Dierville (Diervilla, Tourn.), Chèvrefeuille [Lonicera, Desf.), Linnée {Liniiœa, Gron.); 2° les Samhuciiic'es, caractérisées par une corolle régulière, rotacée, à 6 lobes plus ou moins profonds et 3 stigmates sessiles. Genres principaux : Sureau [Samliucus, Tourn.), Viorne [Vibumum, Lin.). Caract. de la famille : calice adhérent avec l'ovaire, à 5 dents; corolle épigyne, quinquéfide, étamines insérées sur la corolle et en nombre égal à celui des lobes, ovaire infère i 2-5 loges ; fruit bacciforme souvent pulpeux. G — s.

CAPRILIQUE, Caprique, CArnoîQiE (Acides) (Chimie'. — Ces trois acides se montrent à l'état de combinaison saline quand le beurre est saponifié. Lorsqu'on emploie la potasse pour cette saponification, on obtient un mélange de butyrate, de caproate, de caprate et de caprilate de potasse. En précipitant la potasse par l'acide tartrique à l'état de bitartrate de potasse, et saturant la liqueur devenue acide par l'eau de baryte, on obtient les quatre sels de baryte correspondants. Il n'y a plus qu'à les séparer les uns des autres, en se fondant sur leur inégale solubilité dans l'eau, et à les décomposer individuellement par l'acide sulfurique pour avoir chacun des acides à l'état de liberté. Ainsi, le mélange do quatre sels, traité par un peu d'eau froide, lui abandonne le butyrate et le caproate ; cette première dissolution abandonnée à ellemême dans un lieu chaud, laisse cristalliser le caproate à peu près pur. Le résidu, caprate et caprylate, est dissous dans l'eau bouillante qui, par une concentration cgnvenable, laisse déposer le caprate et retient le caprylate. Voici les principales propriétés des trois acides indiquées I.'urallèlemcnt.

ÂClDE CiPnOlQt'E.

Liquide aux températures ordinaires,

bout à 2000.

Odeur pi(|uaiitc

de la sueur.

Solide jusqu'à lî

bout à 240o.

Odeur de l'aeid

sebacique.

Ces acides se retrouvent aussi parmi les produits de l'oxydutionde l'acide oléique par l'acide azotique, et dans la saponification du beurre de cacao. L'acide caprique a été aussi obtenu en oxydant l'essence de rue par l'acide azotique. Les acides caproiqueet caprilique ont été obtenus à l'état anhydre par M. Chiozza. Lrs prinripuiix cliiniistes qui ont découvert et étudié ces acidis, sont M M. Clievreul, Chio/.za, Lorch, Brazier, Gossietli , Gerhardt, Fehling , Glu.k.lbcrgrr. B.

CAI'lil.MLI.GID.E (Zoologie). — Dans la classification de Cil. Bonaparte, c'est une famille de la tribu des Vo- /ucres, ordre des Passeres; parmi les genres dont se compose cette famille, on trouve le genre Caprimulyinœ, c'est le grand genre linyoulercnt de Cuvier.

CAPItl.VlULGUS (Zoologie), Caprimu/ijus, Lin.— C'est VEni/oulevent do Cuvier (voyez ce mot). Les mots Caprinmlyus, Tette-vaclie, /7;jo//ie/n,v, viennent de l'idée populaire que ces oiseaux tcttent les chèvres.

CAI'llO.MYS (Zoologie), Desin., du latin capra, chèvre, mt/v, rat; lloutia, Cn\. — Genre de Mammifères lionqeitrsy du grand genre Mus de Litmé, ayatit la forme et l'ensemble de structure de rats énormes, qui atteindraient la taille du lièvre et du lapin ; ils se distinguent parquntrc molaires partout à couronne plate; cin<i doigts aux pieds de derrière, et quatre avec un rudiment de pouce à ceux de devant ; leur queue est ronde cl peu velue ; les deux espèces connues habitent Cuba. Le C. de Fonriiier (lloutia Congo: , de la taille d'un lapin, est bran mêlé de fauve ; il est connu à Cuba sous le nom de C/iemis. Le C. prcheusilis {lloutia Caruimlli) est plus rare et plus petit; il est roux, mêlé de gris, Ils étaient regardés autrefois par les indigènes comme un de lein-s meilleurs gibiiTS avec les ar/nutis.

CA1'H0\, Cai'Eiion' (Botanique). — Fruit du Copronier, espèce de Fraisier.

CAPSICUM (Botanique), Capsicum, Lin. — Nom latin du piment.

CAPSULAIRE (Botanique). — Terme qui s'applique à. un fruit sec présentant la nature de la capsule. Certains botanistes comprennent, sous le nom général de fruits capsulaires, les fruits simples qui s'ouvrent à la maturité comme le légume, la silique et la silicule, la pyxide et la capsule.

CAPSULE (Anatomie). — Ce nom a été donné à des parties qui ne se ressemblent nullement, ainsi qu'on va le voir. — Capsules articulaires, capsules fibreuses, ligaments capsulaires ; ce sont des appareils ligamenteux disposés par couches membraneuses, qui enveloppent certaines articulations, comme celles de l'épaule, de la hanche, du genou, etc. — Capsule du cœur ; c'est le nom que Paracelse donnait au péricarde. — Capsule cristalline (voyez Cristallin). — Capsule de Glisson, espèce de membrane décrite par Glisson ; c'est un tissu cellulaire très-dense, qui environne les ramifications de la veine porte (voyez Foie). — Capsules surrénales ou atrabilaires, reins fuccenturiaux , corps aplatis, triangulaires, situés au-dessus des reins qu'ils recouvrent comme ferait un casque. Ce sont des espèces de sacs sans ouverture, ;\ parois épaisses, d'un tissu granulé, grisâtie tout particulier; leur cavité renferme un liquide visqueux, peu abondant, d'une couleur brune, jaunâtre ; on croit que c'est VatrolAle des anciens, à laquelle ils ont fait jouer un si grand rùle dans un grand nombre de maladies. — Capsules synoviales ; sacs sans ouvertures, en manière de membranes séreuses destinées à sécréter la synovie, et placées aux articulations et au voisinage de certains tendons.

Capsule (Botanique), du grec Aa/Ji'a, boite. — Terme par lequel ou désigne un fruit sec dont les carpelles s'ouvrent d'eux-mêmes à la maturité. Ce nom s'appli(|ue en général à tout fruit sec qui ne rentre pas parmi les légumes, comme dans le pois ; parmi les siliques ou silicules, comme dans les Crucifères, parmi les pyxides , comme dans le mouron rouge. A vrai dire, ces ditl'érentes sortes de fruits sont dos modifications bien caractérisées de la capsule. Suivant le nombre de loges dont elle est formée, la capsule est dite uni-bi-tri-quadriloculaire, etc., et multiloculaire si ses loges sont nombreuses. Il en est de même pour le nombre de valves qu'elle forme en s'ouvrant à la maturité ; on fait précéder le mot valve des expressions uni, bi, tri, etc.

Capsule (Pharmacie). — Espèce de bols ou grosses pilules composés d'une enveloppe plus ou moins solide dans laquelle on renferme des médicaments liquides, très-désagréables au goût. On a employé les capsules surtout pour administrer le baume de copalm ; les premières ont été faites en gélatine; plus tard, on a employé le gluten, dont la digestion se fait plus rapidement dans l'estomac, ce qui permet une absorption plus rapide du médicament. De|)uis lors, on a fait usage des capsules pour plilsirni's ;iiiIitn lui'il lc;iuiciits.

C*i'M 1 1 , 1.1 [,i I Li;i Viitih li.i. — On appelle ca;MMfe les aniiiii r> luliiiuKniir-, .iii|iiin rr> pcuir les armes portatives; ce sont en généial de iiciils cylindres en cuivre embouti, fermés par un bout, ouvi'rts par l'autre. Pour prévenir les éclats, on pratique des fentes suivant des génératrices du cylindre, de manière ;\ rendre plus facile l'épanouissi'ini'iit du métal.

On placi^ au tond du rylindi'e une matière fulminante compos(''(' il'' (lc'ii\ |iiii-ties di' l'iilininate de mercure et d'une pariir ih' s;il|"ir.. Ir -.rliiriic n'a d'autre but que de rendre Ir Inlimii.iir iii<,i.:s ,A|.ln,if.

Les ca|it.iilijs do ^mi lo mjmI loiiies fabriquées i la capsulcrie de Paris ; elles présentent à l'ouverture un petit rebord qui les rend plus faciles à manier. On se sert, pour la confection des capsule*, de bandes de cuivre de ()"',000i d'épaisseui': i. s h;iiiili ■;, .misrarinm de trois balanciers, sont d'^ilini il .Il , .iii| -il ,1 six branches j

ensuite, les éloili-s smmi i miKniih- m c) lindres, et enfin les rebords sont rabattus. I.r-- caiisul.s Milrssnut placées sur une plaque de fer peirér de pi'iits inuis, et s.int chargées do Oi!,01 de cniuposiiiiiii tubninanli' ; nu iiitmiliiit dans les capsules il,, pnin, mis, et ;\ l'aide d'inir rspi'ce de laminoir, un pie i- |,i ueilièn' fulminante afin do lui donner une ceii.nne . mm i.i.inre; pour la préserver de l'humidité, on \er..e il. es nue ;;,iutte de vernis à la gomme laque l:)(ll) giainm'iiieie laqm;, dissous dans un litre d'alcool il !).'>" .i l il iiei.

A l'exposiiiou univeisell, île l'aiis, en 1855, on avait exposé ftnii miicliino (|ui déeoupait les bandes de cuivro en étoiles et fabriquait la capsule. M. M.

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