‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 187 sur 396 · GAR · texte numérisé non relu

GAR

CAR

CAPUCHON (Botanifiue). — On donne ce nom aux sépales ou pétales présentant un prolongement redressé et ouvert antérieurement connue un capuchon ou un casque. Cette forme se rencontre à la partie postérieure de la fleur dans l'ancolie et l'aconit.

CAPUCIiNK (Botanique), do la forme de capuce ou capuchon que présente l'éperon de cette plante. Nom vulgaire du denre Tropœolum, Lin., du grec tropaion, trophée La feuille des capucines ressemble à un boucher et leur fleur à un casque vide. — Les capucmes constituent le seul genre de la famille des Tropéolees. Ce sont des herbes grimpantes, à saveur acre et piquante, qui a valu ;\ la petite et à la grande capucine {T. minus, Lm., et 7 . ma- 7US Lin ) le nom de Cresson du Pérou. Ces deux plantes ont'des variétés à fleurs doubles ou colorées d'un pourpre mordoré. Elles sont non-seulement employées dans l'ornement, mais elles sont utiles en économie domestique. On sait que les boutons et les fruits verts de la capucine sont un assez agréable assaisonnement lorsqu'ils sont confits dans le vinaigre. On raconte que, par un soir de forte chaleur, la fille de Linné observa une lumière tresvive qui se dégageait, comme des étincelles électriques, des fleurs de la grande capucine. La C. tubéreuse [T. tuberosmn, lîuiz et Pavon) et la C. azurée {T. azureum, Bot.'mag.), originaires du Chili, ont des racines amylacées qui peuvent servir d'aliment. La première est d'un usage, assez fréquent dans le Pérou. On connaît aujourd'hui plusieurs variétés de capucines, toutes fort remarquables par l'élégance de leur forme, la beauté et la singularité de leurs fleurs. Au moyen des semis, on a obtenu quelques individus à fleurs doubles; mais surtout des fleurs plus grandes et diversement colorées, ainsi, brunes, pourpres, panachées, jaunes, blanches, etc. Caract. du genre : calice à 5 sépales inégaux, plus on moins soudés, et prolongés en un éperon ; 5 pétales irréguliers, tordus eu spirale avant l'épanouissement, les 3 inlérieurs petits ou nuls; 8 étamines distinctes; 1 style; fruit de 2-3 coqu es ou akènes indéhiscents. G — s.

C\PUL01DES (Zoologie). — Famille de Mollusques qasiéropodcs peclinibranches , établie par Cuvicr et caractérisée ainsi : coquille largement ouverte, à peine turbinée sans opercule, sans échancrure ni siphon ; elle comprend les genres Cabochons, Crépulules, Navicelles, Cali/ptrées, Siphonaires . , . ,

CAPULUS (Zoologie), Capulus, Montf. — i\om latin du Ca6oc/(on (voyez ce mot). . , , , ,.-ii j

CAPVERN (Médecine, Eaux minérales). — \ill.age de France, arrondissement et à 1 3 kilomètres E. de Bagnèresde-Bigorre, où il existe des eaux sulfatées calciqucs, contenant une quantité sensible de fer. Température, 24° cent., fondantes et diurétiques; on les emploie dans les engorgements du foie, de la rate, dans la gravellc, etc.

CAQUE-SANGUE (Médecine) , des deux mots latins cacare et sangius. — On désignait autrefois par ce nom, en médecine, toutes les déjections alvines sanguinolentes, qu'on appelle aujourd'hui dyssenierie (voyez ce mot).

CARABES (Zoologie), Carabui, Latr. — Genre d Insectes coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carahiques, section des Grondtpalpes; caractérisé par des élytres terminées en pointe; un labre bilobé ou fortement échancré, abdomen ovale, ailes nulles ou rudinientaires. Ces insectes, qui se trouvent surlout dans toutes les contrées froides et tempérées , ont le corps allongé, souvent bronzé ou d'un vert doré en dessus, cuivreux ou violet dans d'autres, deux yeux arrondis et saillants; les antennes filiformes un peu plus loiiguesque la moitié du corps; les mandibules fortes; ils comptent liarini les plus grands coléoptères que nous ayons ; ils sont voraces,fort agiles, et on les voit souvent courant î"!

lirre dans les champs, dans les jardins, dans les bois. Ils se nourrissent, en général, à l'élat de hirves commeàl'état parfait, de larves, de chenilles ou d'autres insectes qu'ils saisissent avec leurs fortes mandibules, et souvent même ils se dévorent entre eux. Ils répandent une odeur forte et désagréable, et lorsqu'on les prend ils font sortir par la bouche ou par l'aïuis une li(|ueur eioirfttre , très - ùcre et très - irritante , d'une odeur

lis.— Carabe do

fétide. Les anciens paraissent avoir regardé ces insectes comme un poison pour les bœufs qui en avalaient avec l'herbe qu'ils mangeaient; voilà pourquoi GeolTroy leur donna le nom de Buprestes. Le vulgaire confond, eu général, les carabes avec les cantharides, et leur attribue les mêmes vertus. Le C. doré {C. auratus. Lin.), qu'on nomme vulgairement le Jardinier {fti/. il i), long de 0",025, d'un vert doré en dessus et noir en dessous, 4 les premiers articles des antennes et les pieds fauves; ses élytres sont sillonnées, avec trois côtes unies sur chaque. Ou pe trouve plus ce carabe au midi de l'Europe, à moins que ce ne soit quelquefois dans les montagnes. On peut encore citer parmi les espèces le C. violet, le C. encha'mé, le C. granulé, etc.

CARABIQUES (Zoologie), C</raiici,Latr. — Nombreuse tribu d'Insectes coléoptères pentamères, famille des Carnassiers. Ils se nourrissent de proie vivante et surtout d'insectes qu'ils attrapent à la course; ils ont le corps oblong, les yeux saillants, la tète ordinairement plus étroite que le corselet, et les mandibules, qui sont entièrement découvertes, le plus souvent simples on sans fortes dentelures. Ils répandent presque tous une odeur désagréable (voyez Cababei. Les larves ont le corps allongé, presque cylindrique, la tête grande, écailleuse, armée de deux fortes mandibules; deux antennes courtes et coniques. Ils se cachent dans la terre, sous les pierres, sous les écorces des arbres, et sont, pour la plupart, très-agiles; cette tribu très-nombreuse est d'une étude difficile; Cuvier y établit d'abord deux divisions : la première se distingue par lespalpesextérieuresquinesont point terminées eu manière d'alêne; leur dernier article n'est point réuni avec le précédent. Ils se subdivisent en six sections qui renferment plus de quatre-i-ingt-dix genres. — Première section : les Troncalipenncs, vingt-quatre genres dont les principaux sont : les Aptines, les Brachines, les Odacantlies, les Dryptes, les Léhies. — Deuxième section : les Bipartis, quinze genres; les principaux sont : les Encélades, \esCarénums, les Scarites, les Oxygnathes, les Di- /()»jw.— Troisième section; les Quadrimanes.six genres, les principaux sont : les Daptes, les Harpales. — Quatrième section : les Simplicimanes, quatorze genres, parmi lesquels on remarque, les Féronies, les Myas, les Calatlies. — Cinquième section : les Patellimanes, dix-sept genres, dont les principaux sont : les Clitœnies, les Loricères, les Panayées. — Sixième section : les Gratidipalpes, quinze genres ; les principaux sont : les Ptiocrustes, les Cocaieï, proprement dits, les Calosômes, les 0/«optirons, les Élaphres. — La seconde division est distinguée de la précédente par la forme des palpes extérieures dont l'avant-dernier article, en forme do cône renversé, se réunit avec le suivant; elle forme une septième section, celle des Subulipalpes, divisée en deux genres, les Bembidions et les Tréclnis.

CARACAL (Zoologiel, Felis caracal. Lin. — Espèce de Mammifères carnassiers, du genre Chat, très-voisin des Lynx ; il est roux vineux, presque uniforme ; Cuvier dit que c'est le vrai Lynx des anciens. De Perse et de Turquie. Les Turcs l'appellent karrah-kukik, d'où Butfon a fait caracal.

G\RACARA (Zoologie), nom indigène; Polyborus , Vieillot; /•Veo, Lath. — Genre à'Oiseaiix de proie, du grand genre Faucon, section des Ignobles. Voici comment s'exprime Cuvier à leur sujet. « L'Amérique jiroduit des aigles à longues ailes, à tarses nus, écussonnés, où une partie considérable des côtés de la tête, et quelquefois de la gorge, est dénuée de plumes; on leur a donné le nom de Caracara, » qui vient d'un cri particulier que ces oiseaux poussent en renversant la tête en arr^èie; celui do Polyboriii vii-Tit du grec polu, très, et 6o™i, gourmand; ils son! cil rll^ 1 tu— voraces, mangent de tout, et ne redouteni pa^l. M,]viii:ij;i'de l'homme dont ils dévorent avec avidité loui cr •juil a pu laissera la suite de ses repas; ils se nounisseut de reptiles, de mollusques, d'insectes même, d'oiseaux aquatiques et autres, de petits quadrupèdes, etc. Le C. ordinaire, Falco hrasitiensis, Gm. ; Poli/b. vuli/aris, Vieill. (0,(15 de long), rayé en travers de blanc et de noir, des plumes cftilées, blanches à la gorge, une calotte noire, un peu prolongée en huppe ; les , couvertures des ailes, les cuisses et le bout de la queue ; noirâtres. C'est l'oiseau de proie le plus nombreux au Paraguay et au Brésil. Lorsqu'il est poussé par sa gour- [ niandise, il est assez courageux pour enlever aux autres » oiseaux do proie les chairs qu'ils dévorent, et pourtant , il est lâche au point de se laisser harceler et mettre en !^ fuite par les petits oiseaux, tels que les moqueurs, les hirondelles, les petits passereaux de toutes espèces. Il

CAR

CAR

fait son nid, en général, à la cimo des grands arbres, et la femelle y pond deux œufs. D'Azzara, qui a étal)li une famille des Curacaras, a ajouté à l'espèce citée plus liant deux autres espèces; l'une, qu'il a nommée Cliimunzo, est le C.clnmnnf/o{P.chimango,\iei\\.); et l'autre, Cliimac/lima d'Azzara, est le P. cliimacliima, de \'ieillot.

CARACOLE, CABAC01.I.E ou Cabacai.la (Botanique), de car. tète, et cal, couverture, en celtique. La caracalle était un vêtement à capuclion. — Les Portugais ont nommé ainsi cette plante à cause de sa fleur en forme de capuclion. Les Français en ont fait caracollc, espèce de Haricot des Indes orientales. C'est le P/uiscotus caracul/a. Lin. Cette plante est un arbrisseau grimpant, que l'on cultive en sen-e chaude et qui donne de très-jolies fleurs lilas et odorantes très-belles, mais peu nombreuses, grosses, légèrement lavées de rose sur un fond blanc. On la sème sur couche pour repiquer, ou on la multiplie de boutures.

CARACTÈRE (Histoire naturelle). — On nomme caractérf une disposition particulière qu'un être possède en commun avec ceux du même groupe que lui, mais par laquelle il diffère de tous ceux des autres groupes. Les caractères servent donc à réunir les êtres pour former les groupes et à les séparer de ceux auxquels ils n'appartiennent pas. Les classifications en histoire naturelle reposent sur l'étude des caractères. Or, en zoologie et en botanique, ils sont fournis par la grandeur, la forme, le nombre des organes, leur structure, leur consistance, leur position et leur grandeur respectives, etc. Dans les minéraux, ils sont fournis par la forme, la cristallisation, la cassure, le grain, la couleur, etc. Les caractères sont simples lorsqu'ils sont considérés chacun !-éparénient et propres à la partie la plus simple du corps naturel; composés, s'ils sont formés de la réunion de plusieurs caractères simples : les caractères univci-sels embrassent ttnis les signes propres au corps entier, soit brut, soit organisé. C'est ce caractère universel qui constitue véritablement la nature de chaque corps, nature fondée sur la composition élémentaire des minéraux et sur l'organisation des végétaux et des animaux.

CARACTKIîISTIQUE (Arithmétique). — Partie entière d'un lognriilmir' ivnvez Lor.AniTiniEs).

CARAi; W, (:\i;\''. \M, C\n\c.i A\A (Botanique). — Espèce du L'Mllv /l'r, /.;/,;-•, \n\i'Z ,-,■ iiiHt).

CARACA'IE, Cu-.M.iAri; ( liotanîque). — Voyez TiL- LANnsiE.

CARAGNE (Botanique). — Nom que l'on donne à l'espèce do Gnminc-résinc produite par l'.l;)i//)'(S caranu , .irbre du Mexique, appil'' cnniiuinHincnt iirijre à la /"o/ie. C<Ute gomme se |ir -rnic ~.h,x la l-mir de masses brunes. Elle répand \\\\r niLii) tn ~ lial-aiiiii|ue et s'enflaninie i l'apiirorhe de la lumière. Elle était employée autrefois cmiiini' vulnéraire et résolutive.

CARAMCOLIEI! (Botanique), de caramliolnt, nom nialabare. — Ceiire de plantes de la famille des Oialidécs nommé en botanique Averrlioa , Lin., dédié ii AvcrphoGs, médecin arabe, qui vivait vers le milieu du xi« siècle. Les caramboliers sont des arbres propres aux Indes orientales. Le C. cylinilrifjue {A. liilimlii. Lin.) s'élève à :t mètres environ; sa forme est arrondie, ses tiges sont diffuses, ses feuilles composées de 19 ou l'I folioles; SCS fleurs disposées en gra|)pes et de couleur purpurine, et son fruit a la forme d'un petit concombre. Le C. « nn//les uiç/ui (.). caratiihola. Lin.) est nn peu plus élevé que le précédent ; son fruit 4 angles aigus est de la grosseur d'un œuf de poule, et comestible ainsi que r( lui de la première cspèri;. On le confit ordinairement dans le vinaigre. Les Indiens les mangent quelquefois cuits. Ils sont considérés comme rafraîchissants et servent à composer un sirop employé aux Antilles contre les lièvres bilieuses. Les baies du dernier surtout contienuent une matière colorante dont on tire parti. Caractères : calice à .S divisions; corolle à ;> pétales droits; 10 étamine» dont !> sont quelquefois stériles ; ovaire présenlaut 5 angles et siirinonié di^ !t styles pereistants; le fruit est une grosse baie ovale, sillonnée, pulpeuse, acide, à ftlogcs renfermant des graines anguleuses. G — s.

CARANX (Zoologie), Caranx, Cuv. — Genre de Poissons acanlli'iplérhif/iens, de la famille des Scomhérùides (Kcgne animal). Caractérisé par nue ligne latérale ruirnssée sur une étendue plus on moins grande ; deux dorsales distinctes, une épino couchée en avant de la première; pectorales longues et pointues. On les distingue de» maquereaux dont ils sont voisins, parce <pie ceux-ci ont de fausses nageoires au-dessus et aii-deswu» de la queue. Ou y trouve, entre autres espèce», le

Saurel, Maquereau bâtard , Gascon , Chicharon [Scombcr trachurus. Lin.), assez semblable au maquereau par la forme générale, avec une chair moins délicate; les bandes ou plaques qui garnissent leur ligne latérale commencent dès l'épaule. On en trouve dans la Méditerranée qui ont jusqu'à 1 mètre de longueur; dans la Baltique, il atteint rarement 0"i,'i5 ; le C. glauque [Scomher glaucus. Lin.), de la Méditerranée, dont la chair est blanche et de bon goût ; on le nomme encore sur nos côtes méridionales, Derhio, Biche, Cahrole, Damo. « Nos marins, dit Cuvier, nomment Carangues des poissons de ce genre, à corps élevé, à profil tranchant, courbé en arc convexe et descendant rapidement; il y en a de nombreuses espèces dans les deux océans. 1) La Carangite des Antilles {Scomber carunyus, Bl.) est argentée ; elle pèse jusqu'à 10 ou 12 kiL C'est un bon poisson et très-sain. La Caranque bâtarde {Guaralercba, Séb.) est, au contraire, selon Cuvier, trèssujette à être empoisonnée.

CARAPACE (Zoologie). — Nom que l'on donne à la partie supérieure de cette boîte solide et résistante dans laquelle se trouvent enfermés les Reptiles de l'ordre des Chéloniens (Tortues); la partie inférieure se nomme le Plastron (voyez ce mot) ; et la réunion de ces deux pièces constitue cette espèce de coffre naturel, recouvert par la peau écailleuse et qui n'offre nulle part la consistance charnue. C'est qu'en effet l'os est sous la peau. On comprendra facilement cette remarquable conformation en jetant un coup d'œilsur la carapace d'une espèce de Chélonien (fig. 41-3) dans laquelle les modifications du squelette n'ont pas atteint leur plus grande intensité ; de telle

Fig. ^13. — Siiiiclollc d'un i-0|Uile cliclonien (tortue mm-ind).

sorte que les rapports de celui-ci avec ceux des autres vertébrés n'en seront que plus facilement aperçus. La cnrayiace des Cliéloniens est formée par les eûtes i, /c, />, ramenées sons la peau, élargies et soudées entre elles par leurs bords. Sur la ligne médiane du dos, elles sont réunies par des plaques (jui surnioutent les vertèbres et représentent les apophyses vertébrales que celles-ci portent ordinairement A leur face dorsale. Enfin, des pièces osseuses c', c' [fig. 413), analogues aux cartilages siernaux de l'homme, entourent lacjirapace à droite et à gauche, et en forment le bord outre chacune des écUancrures par où sortent les autres parties de l'animal (voyez CiiÉLO-

NII:N, TOIITI'K, l'LASTnON).

Quelques naturalistes ont encore donné le nom de carapace à des pièces solides qui recouvrent la tête et lo dos des crustacés, des tatous, et qui sont plus généralement appelées test; et à des parties écailleuses qui recouvrent plus ou moins complètement certains poissons.

CARBAZOTUM i; \. ii.i \<m :ic'n\c. trinilrnphcnique,0\x acide /Ji'VK/iK, (.Il mur c il ^\/ '()"). — Acidr provenant d'une oxydât Min p.n l h i.lr .i/,iii.|iM'ilc' lu lihrine, de l'indigo, de la salicini' rides pioiliiil ,.| 11.' r.iilVinir l'huile do goudronde honilli'. C'i'sl nn <'..i|i iihlr, i isi-illisé d'une manière Irès-régulirrc, en gros im m. , .i sis pans, terminés par des oclaèdri'S à ba>i' iliuml» ; sa saveur est anière; sa couleur, jaune citron. 11 est soluble dans l'eau, l'alcool et l'élhcr. Chauffé avec précaution, il fond et se

CAR

CAR

volatilise; si la température devient subitement trop élevée, ^es éléments se séparent en produisant une détonation. Il est monobasique ; ses sels ont tous une coloration jaune ; quelques-uns détonent par le cboc (carbazotatc do plomb). Celui de potasse est très-peu soluble dans l'eau ; cette propriété permet de distinguer facilement les sels de potasse des sels de soude. L acide carbazotique teint on jaune la laine, et la soie sans 1 intermédiaire d'aucun mordant; aussi l'utilise-t-on- auiourdhui, en notable proportion, dans l'industrie^ de la teinture. Son goût amer l'a fait introduire par fr;mde dans la fabrication de la bière pour y remplacer le lioublon — On prépare l'acide carbazotique en traitant la partie de l'huile de goudron qui passe à la distillation entre ItiO et 190°, et qui renferme une notable proportion d-acide phénique (C'^'O^), par l'acide azotique à l'ébullition ; il se dégage de l'acide carbonique et des vapeurs

d'acide phénique (C'^'O^), par 1 acide azotique à 1 ebul lition • il se dégage de l'acide carbonique et des vapeur nitreuses. La liqueur concentrée et refroidie se prend en masse; on lave celle-ci à l'eau froide et on la traite par l'ammoniaque qui forme du carbazotate d'ammoniaque ; il n'y a plus qu'à décomposer ce sel par un acide et à faire cristalliser plusieurs fois l'acide carbazotique dans l'eau. Cet acide a été découvert en 1788 par Hausmann, étudié ensuite par Welter, Laurent, Dumas, Liebig, Gerhardt, et appliqué à la teinture de la soie, en iS4à, parGuinnn, teinturier à Lyon. B.

CARBONATES (Chimie). —Substances formées par la combinaison de l'acide carbonique avec une base, telle que la chaux, la potasse, la soude, les oxydes de plomb, de fer, etc. On les reconmùt tous à la propriété qu'ils ont de faire effervescence quaiid'on verse sur eux un acide fort, comme l'acide chlorhydrique ou nitrique. L'effervescence est due au dégagement de l'acide carbonique mis en liberté par le nouvel acide qui prend la place du premier. Trois carbonates seulement sont solubles : ce sont les carbonates d'ammoniaque, de potasse et de soude. Le carbonate de chaux est insoluble dans l'eau pure, mais il se dissout en quantité très-aiipréciable dans de l'eau chargée d'acide carbonique ; d'autres jouissent également de la même piopriété. .\u contact de l'air, l'eau perd peu à peu son acide carbonique et le carbonate se dépose en même temps. C'est à ce phénomène qu'il faut rattacher les incrustations auxquelles certaines eaux donnent lieu. Le carbonate d'ammoniaque est seul volatil. Tous les carbonates, à l'exception de ceux de baryte, de potasse et de soude, sont décomposés par la chaleur rouge; les bicarbonates sont même réduits à l'état neutre à la température de 100°. Tous, sans exception, sont décomposés au rouge par le charbon quand ils supportent cette température sans se décomposer seuls; il se forme de l'oxyde de carbone, et l'oxyde ou même le métal est mis en liberté. La vapeur d'eau produit le même effet ; l'acide carbonique est entraîné en abandonnant l'oxyde. Les carbonates sont abondamment répandus dans la nature, particulièrement le carbonate de chaux. C^naoNATE n'AMMOMAQiE. — Voycz Ammomaque. Caiidonate de barïte. — On ne le rencontre guère (liie dans quelques cantons de l'Angleterre. S'il était plus commun, on pourrait l'employer queUjuerois .\ la place du carbonate de plomb auquel il ressemble un peu par ses propriétés physiques (voyez Baryte).

CAr.BONATE de ciiAix. — Sel neutre, insoluble dans l'eau pure, légèrement soluble dans l'eau chargée d'acide carbonique. 11 est tellement abondant dans la nalure, qu';\ lui seul il forme peut-être la moitié de l'écorce du globe. On le reconnaît à ce que, soumis à la calcinaiion, il donne de la chaux en abandonnant son acide carbonique; mais si la calcination a lieu en vase clos, le carbonate fond sans se décomposer et produit par le refroidissement "du marbre artiliciel. Cette propriété, toutefois, n'a pu être utilisée pour l'industrie.

Le carbonate de chaux présente un grand nombre de variétés parmi lesquelles les plus importantes sont : la chaux carhonale'c spalliir/ue ou spnthd'Islntide, la chaux carLonatde fibreuse, le marbre, le calcaire compacte, le calcaire oolilique, la ciaie, etc. (voyez ces divers mots et CAi.cAinE).

CAnnoNATE DOiiBi.E HE ciiAix ET DE MAGNÉSIE, appelé aussi d'itomic (voyez ce mot).

CAnuoN.ATE DE MACNb:siE. — So roncontrc dans la nature à l'état neutre. Il sert, en le dissolvant dans l'acide siilfuriqnc , à préparer le sulfate de magnésie ou sel d'Epsom. Ce dernier, dissous dans l'eau et précipité i 100° par un carbonate alcalin, donne le carbonate du commerce, appelé innf/xeiic bliiiirhi'. C'est un sons-cnrbonutc hydraté, on |ioiidre blanche très-légère. Ce pro-

duit est très-employé en médecine, surtout comme contrepoison des acides minéraux (voyez Magnésie). Caiuionate de FFn. — Voyez Fer carbonate. Carbonate de zinc. — Voyez Zinc.

Carbon.ate de ri.OMB. — Voyez Céruse, Plomb. Carbonate de crivRE, appelé quelquefois vert-de-gns. — Voyez CiivRE.

Carbonate de potasse. — Voyez Potasse.

Carbonate de socde. — Voyez Soude.

CARBONE (Chimie), du latin carbn, charbon. —Ne se rencontre dans la nature à l'état de pureté que dans le diamant; mais il forme la presque totalité du charbon ordinaire, où il se trouve uni à quelques sels minéraux qui restent à l'état de cendres après la combustion du carbone. Le diamant et le charbon noir sont donc un seul et même corps sous deux états physiques divers. Le premier est cristallisé ; le second ne l'est pas. Autour de ces deux types principaux viennent se ranger d'antres espèces de charbons. Le noir de fumée, le noir animal, la houille, le coke, le lignite, appartiennent au second; le graphite, le charbon des cornues à gaz, \a plombagine, le diamant noir, appartiennent au premier.

C'est Newton qui, le premier, soupçonna la nature combustible du dian.ant. Depuis, Davy reconnut qu'à la chaleur d'un feu de forge, il brûle en se transformant en acide carbonique comme le charbon ordinaire. M. Jacquelaiii est d'ailleurs parvenu à transformer le diamant en véritable coke. En plaçant un diamant entre les deux cônes de charbon d'une forte pilede Bunsen, on levoit devenir incandescent, jeter une lumière telle que l'œil ne peut en supporter l'éclat, et si on l'observe .au travers d'un verre noirci, on levoit se boursouner, se fendre, et après le refroidissement présenter l'aspect d'une masse poreuse, d'un gris métallique, friable, entièrement semblable au coke. On conçoit, d'après cela, l'inutilité des ellorts tentés jusqu'à présent pour transformer, par la chaleur seule, le ch.trbon en diamant. On ignore par quels procédés ce dernier corps s'est formé dans la nature. Sa densité est de :i,.SO. iVoyez Diamant.)

Le graphite, dont la densité est de •2,-m, au contraire, peut Être produit an ificiellement. Le fer fondu jouit, en effet, de la propriété de dissoudre le charbon. Quand il en a dissous très-peu, il le conserve pendant son refroidissement et devient de l'acier ou de la fonte; mais quand il en a absorbé une quantité plus considérable, le charbon vient, par un refroidissement lent, cristalliser à sa surface sons forme de lames noires, brillantes, d'un éclat métallique : c'est le graphite.

La plombagine. t\m sert à fabriquer les crayons dits mine de plomb, n'est autre chose que du graphite ordinaire, en paillettes extrêmement fines, et ne contient aucune trace de plomb.

Dans l'intérieur des cornues où on distille la houille pour la fabrication du gaz à éclairage, on trouve adhérentes aux parois du vase des masses grises très-brillantes, très-dures et sonores, formées par un agrégat compacte de peiites paillettes cristallines de charbon. Ce charbon est appelé charbon métallique, parce que, par sa conductibilité électrique et calorifique, ainsi que par son éclat, il ressemble à un métal. Le graphite et la plombagine sont dans le même cas.

Les charbons du premier groupe proviennent toiis de la calcination ou combustion incomplète drs matières organiques végétales ou animales. Leur aspect varie suivant la nature de la matière carbonisée. Si cette matière est infusible, le charbon conservera la forme de la substance, ainsi qu'on le voit pour le charbon de bois ; si elle est fusible comme la houille, le sucre, la plume, elle laissera un charbon boursouflé, poreux; si elle est volatile, ainsi que le sont les huiles, elle fournira un charbon très- divisé comme le noir de fumée. La densité du charbon amorphe le plus compacte ne dépasse pas ■.'.

Mais de quelque source qu'il vienne, le charbon ne peut être ni fondu ni voUitilisé, il est complètement inaltérable par la chaleur, du moins quand il se trouve à l'abri du contact de l'air. , ,

Les divers charbons brûlent très-inégalement à lair; les plus légers sont ceux qui brûlent le plus facilement et le plus vite. Tous, à poids égaux, donnent la même qnanliié de chaleur quand ils ne renlerment pas trop de matières étrangères et que la combustion est complète ; mais dans la pratique il est loin d'en être ainsi. Un brasier alimenté au coke donne plus de chaleurque s'il était alimenté au charbon de bois ; cette diflérenco tient d'abord à ce (lue, à volumes égaux, le coke, étant plus dense, contient plus de combustible que le charbon de bois ; mais,

CAR

CAR

en outre, le charbon de bois donne beaucoup d'oxyde de carbone en même temps que d'acide carbonique, sa combustion est incomplète, tandis que le coke n'en donne presque pas ; or, les quantités de chaleur fournies par un même poids de charbon, pour se transformer en oxyde de carbone et en acide carbonique, sont entre elles comme les nombres 1 et 6,7.

Le charbon au rouge peut même décomposer l'eau pour s'emparer de son oxygène, en donnant ainsi de l'acide carbonique, de l'oxyde de carbone, de l'hydrogène et des hydrogènes carbonés. Il est attaqué à l'aide de la chaleur par les alcalis caustiques, dont il décompose l'eau d'hydratation et forme des carbonates; il décompose également par la chaleur tous les acides, à l'exception des acides borique et silicique; il réduit enfin la plupart des oxydes métalliques et ramène les autres au minimum d'oxygénation. En dehors de la chaleur qu'il nous donne par sa combustion, ce corps est donc extrêmement précieux comme réducteur, soit en chimie, soit surtout en métallurgie. Il entre d'ailleurs dans un très-grand nombre d'autres combinaisons que celles qu'il donne avec l'oxygène. Au rouge, il s'unit avec le soufre pour former une substance très-volatile, d'une odeur caractéristique, appelée s«//î«e (/e carbone ou acide sidfocarbonique, et dont l'industrie fait actuellement un grand usage pour la préparation des caoutchoucs volcanisés. Il s'unit également au chlore pour former divers chlorures de carbone; il s'unit à l'azote pour former le cyanogène et les cyanures. Enfin, il n'est pas de composé organique qui n'en renferme une quantité plus ou moins grande.

En outre de ses propriétés chimiques et calorifiques, le charbon en possède encore une autre dont on a su tirer un grand parti : c'est sa propriété absorbante qu'il possède à un degré d'autant plus élevé qu'il est plus poreux et plus divisé. Sous ce rapport, les charbons peuvent être classés dans l'ordre suivant : charbon animal d'os ou noir animal, charbon de bois, braise, noir de fumée calcine', coke. Voici le tableau des volumes de divers gaz qui peuvent être absorbés par un volume égal à 1 de charbon de bois calciné et refroidi dans le vide.

— acide chlorhydrique 85,00

— acide sulfureux 65,00

— acide sulfhvdriiiuc 55,00

— prolonyde d'azote 40,00

— oxygène 9,25

— azote 7,05

Le charbon absorbe aussi avec une grande énergie certaines substances solides , particulièrement les matières colorantes. Aussi le considèret-on comme dcsinfeclant et décolorant . C'ksI cette propriété remarquiibl'' qui le fait employer, dans les rafifineries de sucre, à hi i liiiili( aiimi et à la décoloration dos sirops; dans les élaMisscnirnts de filtration des eaux potables, à la purification de ces eaux. C'est elle également qui le fait servir à la préparation des noirs animalisés, mélange de matière fécale et de terreau calciné dont l'agriculture tire un si grand parti. Le terreau renferme beaucoup de matière végétale; par la calcination en vase clos, il se transforme en une terre absorbante qui renferme en même temps du charbon, par le secours duquel il enlève aux matières fécales leur mauvaise odeur et rend très-aisée leur application.

A l'aide du charbon, on peut enlever complètement l'acétate de plomb, le bichlorurc de mercure (sublimé corrosif), l'acétate de cuivre (verdet), le sulfate de cuivre (couperose bleue;), et un grand nombre d'autres sels dissous dans l'eau. On peut enlever de la même manière l'amertume à une décoction de quinquina, d'absinthe et d'autres i)laiites amèrcs qui perdront en même temps leur» propriétés médicales; mais, en revanche, on pourra retirer au charbon les principes qu'il aura enlevés en le fuLsant bouillir dans un liquide approprié.

C'est enfin à cette propriété absorbante du charbon qu'est duc cette augmentation de poids qu'il éprouve quand il reste exposé quel(|ue temps à l'air humide dont il absorbe l'humidilé. Une chaleur ménagée lui fait perdre coltc liumidilé; mais une chaleur intense et brus fiucment appliquée donne lieu à la décomposition de 1 eau par le charbon et à la formation de gaz combustible». Ces gaz, CM brûlant, donnent une flamme ^ température. (!xtremcmcnl élevée, ce qui fuit que, dans certui; ueit liuluslries, on préfère au chaiboii «ec le charbon (|ui a séjourné dans l'eau, et qui donne aussi, il est vrui,

moins de cendre; mais la chaleur totale qu'il fournit en brûlant se trouve diminuée de toute celle qui est nécessaire pour transformer l'eau en vapeur. Ce dernier inconvénient disparaît, tout en laissant substituer le premier avantage, quand on projette un jet de vapeur d'eau dans un foyer bien embrasé. La formation de ces gaz combustibles explique en même temps pourquoi une quantité d'eau trop faible est plus propre à activer l'incondfe qu'à l'éteindre. — Pour les diverses espèces de cli.irbons, voyez au nom de chacun d'eux, voyez en même temps Caubosisation. M. D.

CAr.BoivE (Oxyde de) (Chimie). — Gaz incolore, sans odeur ni saveur, formé par l'union d'une proportion (6) de carbone et d'une proportion (8) d'oxygène. Sa formule chimique est CO. Il prend naissance toutes les fois que la combustion du charbon est incomplète, ou que l'air se trouve en contact avec un excès de charbon.

L'oxyde de carbone est non-seulement impropre à la respiration, mais encore il est fortement vénéneux, et c'est lui particulièrement qui tue dans l'asphyxie par le charbon; -^ de ce gaz dans l'air suffit pour tuer subitement un oiseau. Une très-faible proportion de ce gaz dans une atmosphère confinée sutlit pour produire des maux de tête et un malaise général, que l'on attribue vulgairement à la vapeur de charbon. Aussi l'usage dos fourneaux alimentés au charbon do bois, qui fournit de l'oxyde de carbone plus facilementque les autres charbons,doit-il être l'objet de précautions continuelles. 11 en est de même des braseros usités presque partout en Espagne, en Italie, et même dans le midi de la France. Il faut savoir les gouverner et y être habitué. C'est encore à ce gaz qu'il faut attribuer cette maladie redoutable qui décime les repasseuses, et qu'elles désignent ordinairement en disant qu'elles ont le sang brûlé par la chaleur du fer. Cette altération lente du sang et la consomption qui en est la suite sont dues à un empoisonnement produit par la respiration habituelle d'un air contenant de faibles quantités d'oxyde de carbone qui s'échappe de fourneaux mal établis ou mal c induits.

L'oxyde de carbone est combustible ; il brûle à l'air avec une flamme bleue et produit alors ces flammelles que l'on voit apparaître au-dessus d'un fourneau qu'où vient de recharger de charbon noir. Son aflBnité pour l'oxygène est telle, qu'il joue le rôle de réducteur comme le charbon (voyez Feu).

L'oxyde de carbone, sous l'influence de la lumière, se combine directement avec le chlore et produit ainsi un corps gazeux, appelé phosgéne ou acide chloroxycarbonique COCI.

L'oxyde de carbone est absorbé avec une grande facilité par la dissolution ammoniacale de protochlorure de cuivre, ainsi que l'ont découvert MM. Doyère et Leblanc. On II' ini'pure en faisant passer un courant d'acide carlioiiiqiic sur du charbon chaufTé au rouge. L'acide carboiiii|iir pniid ainsi un poids de charbon égal au sien, et double eu même temps de volume. On l'obtient encore en calcinant un mélange de craie et de charbon, ou en traitant de l'acide oxalique par de l'acide sulfurique. Dans ce dernier cas, l'acide oxalique C-0^ se dédouble en oxyde do carbone CO et en acide carbonique CO^. Pour obtenir le premier gaz pur, il suffit de faire passer leur mélange au travers d'une dissolution de potasse ou de soude qui retient l'acide carbonique.

L'oxyde de carbone a été découvert par Priestlcy, mais ce n'est qu'en 180? que la nature de ce gaz fut reconnue en Dirini' temps à peu près par Cruikshank en Ecosse, ei ('.ii'iiieiit Uésomios en France, M. D.

CAIIIIOMI'KI'.KS (Teiikains) (Géologie). — Voyez lIoiJii.i.Eii (Teiirain).

CAIUÎO.MQUE (Acide) (Chimie). — Gaz incolore, presque sans odeur, d'une saveur légèrement aigrelette, piquante, quand il est dissous, et communiquant cette saveur aux eaux do Seltz et autres boissons gazeuses. Il n'est ni combustible ni comburant ; il est inqjropre à la respiration, et même, suivant quelques auteurs, sensiblement vénéneux ; il produit rapidement l'asphyxie (|uand il est mélangj avec l'air en proportion trop forte ; mais sous ce rapport il est lir;iiiroiip moins actif que l'oxyde de carijone. Une aiiiii. pli- le or .-..se il'êlre respiruble que quand elle reiil'eni h |iln,il. ,;i)|i. liin d'acide ; A ce moment, une bougie .s'rli'iiulrait dans cette atmosphèrclntroduit dans l'estomac, en dissolution dans l'ctu, il le stinmio et favorise en génér:vl le travail do la digestion.

L'acido carbonique rougit légèrement la teinture do tournesol à laquelle il communi(|ue une teinte vineuse ;

CAR

CAR

toutefois, quand on le comprime sur cette teinture, la coloration devient rouge-pelure d'oignon, comme avec les acides les plus (énergiques, et cet etïetdure autant que la compression clle-niènie.

La densité de l'acide carbonique est de 1,5; un litre de ce gaz à zéro, et sous la pressio.i normale C^iTCO, pèse 1«',977. M. Faraday est parvenu à le liquéfier sous une pression de Su atmosphircs à 0°. A 30° au-dessous de 0", une pression de 18 atniosphtres serait suffisante, et à 30° au-dessus do 0", il en faudrait une de 1^. M. Thilorier a fait plus : il a congelé l'acide carbonique en utilisant le froid extrêmement intense que fournit l'acide carbonique liquide, quand il se vaporise et reprend l'état gazeux. Nous donnons, dans notre figure 414, la coupe de l'appareil imaginé par M. Thilorier pour l'obtenir sous l'un et l'autre état. La première partie, le générateur A, se compose d'une chaudière cylindrique en plomb, recouverte de cuivre rouge et renforcée par des cercles et des bandes de fer qui lui donnent une énorme résistance. Sa capacité est de G à 7 litres. Il est suspendu entre deux pointes d'un support en fonte. Le récipient est formé d'une manière analogue et reste couché sur une table à roulettes. L'ouverture 0 du générateur est fermée par un bouchon B à vis, percé dans le sens de son axe et muni d'un robinet r: ce bouchon se manœuvre au moyen d'un double manche 6, b. Le récipient porte de même une ouverture u dans laquelle est engagé un tube de cuivre T portant au dehors un robinet )• . Les deux compartiments se relient entre eux au moyen d'un tube de cuivre T, qui se fixe à l'aide de deux brides sur les tubulures i, r.

Pour préparer l'acide carbonique liquide, on enlève le bouchon B et l'on verse dans la chaudière A 1 800 grammes de bicarbouate de soude et 4,15 litres d'eau à 40°;

puis on y introduit un vase cylindrique de cuivre contenant environ 1 kil. d'acide sulfnrique concentré. Ce vase étant vertical, son acide n'agit point encore sur le sel de soude. On ferme alors le générateur avec son bouchon et on le renverse. L'acide s'écoule, se méle-au bicarbonate qu'il décompose, et l'.icide carbonique se dégage. Mais le volume qu'il prendrait sous la pression ordinaire est au moins lOo fois plus grand que celui du récipient. Ce gaz se liquéfie en partie. Lorsque la réaction est ;\ peu près terminée, on ouvre les communications entre le générateur et le récipient. L'acide carbonique distille du premier dans le second, où ilse condense. On recommence 1 opération jusqu'à ce que l'on ait dans le récipient une suflisante quantité d'acide carbonique, que l'ou porte ordinairement à 2 litres.

L'acide carbonique liquide est incolore, très-mobilesa densité serait de 0,Ti à 2;° et de 0,98 à 0"- soii point d'élMillitioii serait à 78°,2G au-dessous de 0". Sa dilatabilité par la chaleur serait énorme, car un volume de crMte substance à 0" deviendrait 1,4 .1 .30°.

L :icide liquide contenu dans le récipient est surmonté a un ■ atmosphère gazeuse d'une élasticité ég.alc i 50 atmosphères à 16». Si donc, après avoir enlevé le tubeT,

on vient à ouvrir le robinet »•', le gaz s'échappera avec une grande violence. Mais en repassant ainsi brusquement à l'état de vapeur ou de gaz, il absorbera une énorme quantité de chaleur latente qu'il prendra en grande partie à lui-même, de sorte que sa température s'abaissera d'une manière considérable. Cet abaissement de température est tel que le jet de gaz forme dans l'air un nuage produit par des fiocons d'acide carbonique congelé. En dirigeant ce jet dans une boite cylindrique à minces parois, ces flocons tourbillonnent, s'agglomèrent et la boite en peu d'instants est remplie par une neige d'acide carbonique congelé. Cette neige, étant très-mauvais conducteur de la chaleur, peut se oon&erver quelques instants, parce que son évaporation est très-lente; on peut même la déposer sur la main sans en éprouver une impression de froid bien vive; si on la comprime entre les doigts, la peau est désorganisée comme par le contact d'un fer rouge. Si, de même, on verse dessus un peu d'éther qui la dissout, l'évaporation devient trèsactive et le froid peut descendre en quelques instants à 90° au-dessous de zéro. On peut de cette manière congeler en quelques instants plusieurs kilogrammes de mercure.

L'acide carbonique est soluble dans un volume d'eau égal au sien; l'eau en prend autant qu'il en pénétrerait dans l'espace qu'elle occupe, si elle n'y était pas. La quantité qu'elle dissout augmente donc avec la pression que l'on donne au gaz lui-même, en sorte que, sous une pression de ce gaz égale à 5 atmosphères, l'eau en dissout cinq fois plus que sous la pression d'une seule atmosphère. C'est sous cette pression que se préparent ordinairement les eaux gazeuses. Dès qu'elles sont à l'air libre, l'acide s'en dégage rapidement sous forme de bulles très-fines et très-nombreuses; au bout d'un temps plus ou moins long, elles en sont complètement privées, la pression de l'acide carbonique dans l'air étant .sensiblement nulle : on dit qu'elles sont éventées.

L'acide carbonique est inaltérable à la chaleur seule ; mais l'hydrogène et le carbone le transforment en oxyde de carbone ; il est également décomposé, mais seulement d'une manière partielle, par une série d'étincelles électriques.

La préparation de l'acide carbonique dans les laboratoires se fait au moyeu du carbonate de chaux sur lequel on verse un acide étendu. Cet acide se substitue à l'acide carbonique qui se dégage; à la place du carbonate do chaux, on peut employer le bicarbonate de soude comme dans l'appareil de M. Thilorier; m:ds ce procédé est plus dispendieux. On le préfère cependant dans quelques cas, particulièrement dans la préparation des eaux gazeuses par les gazogènes ; dans ce cas, on emploie souvent pour acide de l'acide tarlri(jne ou citrique. Dans l'industrie, notamment dans le raffinage du sucre, on se contente de faire passer un courant d'air au travers d'une couche de rbonique. charbou incandescent.

L'acide carbonique existe tout foimé dans

la nature. Il entre dans la compusitiou de

tous les calcaires ; on le rencontre dans un grand nombre

d eaux minérales et même dans toutes les eaux potables

ordinaires ; 1 air en contient environ 0,000 i de son poids ;

I est le produit incessant de la respiration des animaux-

II se développe d.ans la germination des graines, dans la fermentation alcoolique , d:uis la désorganisation spou-

aneedes matières végétales, dans la combustion de toutes les matières charbonneuses; enfin il se dégage naluroUement des fissures du sol volcanique do certaines contrées. Il existe dans les environs de Naplcs une grotte appelée ■• (jrottc (lu chien, qui doit sa célébrité A un dégagement do ce genre. L acide carbonique, qui - • - ■

y forme à la surface du sol unr i ^ qu'un chien qui y pénètre \M'r\^-, homme peut impunéiuciit s'y iru coucher. On suppo.sc aussi qn,' i t/ionisses étaient ducs h un pli. i

L'acide carbonique est la sounr ou !■ .-, iilanics puisent la presque totalité de leur carbone; en aidant à la dissolution des phosphates, des silicates, des carbonates, il favorise leur absor()tion par les racines.

Par;icclse et Van Ilelniont s'aiieiçurent les premiers que, dans certaines circonstances, il s'échappe un gaz do

t|.Ii,^,l,„.,.,|„e

l'air,

pour

-pl.)xi', lan,lis,

u'un

lli'l'ilM, lnal^ lu

ns'y

ïi'Imi'Us dos

CAR

CAR

la pierre calcaire ; ils appelèrent ce gaz esprit des bois, esprit sauvage, gaz sylvestre. Frédéric Hoffmann en constata l'existence dans les eaux minérales ; mais ce n'est qu'en 1755 que Black reconnut l'identité du gaz des calcaires avec le gaz provenant de la combustion du bois et de la fermentation, et en l'TU que Lavoisier établit sa composition chimique, et lui donna le nom qu'il porte encore aujourd'hui. M. D.

CARBONISATION. — Transformation en charbon. Cette opA-ation ne fut d'abord exécutée que sur le bois ; on retendit successivement à la tourbe et à la houille. Elle a pour objet d'enlever à ces combustibles les matières volatiles qu'ils peuvent contenir ; le résidu que l'on obtient s'appelle charbon de bois, cliarbon de tourbe, coke.

Carbonisation dc bois. — Les procédés de carbonisation du bois sont très-nombreux. On peut cependant les ranger en trois classes. Dans la première, ou carbonisation en vase clos, le bois est renfermé dans une enveloppe métallique chauffée à l'extérieur, de sorte qu'il ne reçoit jamais le contact direct du feu ni de l'air. Dans la seconde, le bois est généralement renfermé dans une enceinte en maçonnerie ; la chaleur nécessaire à la carbonisation est également produite au dehors de cette enceinte, dans un ou plusieurs foyers qui lui sont accolés; mais les produits gazeux de la combustion qui s'échappent de ces foyers sont introduits dans la niasse du combustible à carboniser et opèrent sa distillation. Enfin, dans la dernière méthode, la plus ancienne et encore la plus généralement répandue, le bois i carboniser est assemblé en tas recouvert d'une couche de terre; le feu est introduit dans la masse même du bois auquel on laisse arriver de l'air avec ménagement, de manière à brûler du combustible juste ce qu'il faut pour carboniser le reste. C'est le procède' dit des forêts.

Procédé des forêts. — La première chose à faire est de bien choisir la place où la carbonisation doit avoir lieu. L'emplacement exerce en effet une influence trèsgrande sur la quantité et la qualité des produits obtenus. On cherche autant que possible un endroit où le charroi du bois soit facile, où le chargement du charbon soit commode, où l'on ait l'eau à proximité pour les divers besoins dc l'opération, où le sol soit sec sans être trop léger ni trop compacte, et oùon puisse être à l'abri des courants d'air.

L'emplacement choisi, on y empile le bois. Dans l'ancienne méthode, employée surtout pour les bois résineux et dans les pays dc montagnes, où il est difficile de trouver des abris convenables, le bois empilé forme des tas rectangulaires sur un plan légèrement incliné. Leur largeur varie entre 2 et ;i mètres et leur longueur est au maximum de 12 à l3 mètres. Des pieux sont enfoncés verticalement autour de l'aire; des planches sont adossées à ces pieux ù 0'",.50 de distance des cOtés des tas et servent à retenir la couche de fraisil qui enveloppe latéralement les faces verticales de ces tas. La hauteur de ceux-ci va en augmentant de la partie antérieure, où elle n'est que de {)",G0, à la partie postérieure, où elle peut s'élever à 5 mètres pour les tas de plus grande longueur, dc telle sorte que leur face supérieure forme un plan incliné à l'horizon d'un angle do 15 i W". Cotte face est également recouverte de fraisil. Ce fraisil est appliqué liumide et battu avec soin, de manière à former une couche le moins perméable à l'air qu'il soit possible. Les planches qui la retiennent sont arrosées de temps en temps, dc peur qu'elles ne s'enflamment.

Chaque tas s'allume en plaçant des charbons enflammés avec un peu dc petit bois à la partie antérieure entre les bûches dc la rangée inférieure. A cet effet, on a pratiqué avec un pieu une ouverture au bas du tas pour l'entrée de l'air et une seconde au-dessus pour la sortie de la fumée. Dès que h- Tu ' si liiiii pris, ou fcrnie l'onvcrlurcqni a servi à r^illnnn i n .m m iinrr il.ms la couverte, toujonr* vers If Minnm m rmrul ilii l.is, lldisOU quatre de (r,()2 A ll'",<):i Ak <liurneiru; on les lui-si; ouverts jus(|u'à ce que la fumée noire et épaisse qui s'en dégage d'abord soit reni|)lacée par une fumée légère et bleuâtre; on bouche tous ces Irons pour on ouvrir d'autres plus avant, tant sur les côtés que sur le dessus, et on continue ainsi jusqu'à ce que l'on ait atteint l'extrémité postérieure. On commence i retirer les charbons de la partie antérieure lorsque la carbonisation s'est étendue h 7 nu 3 mètres de distance, en ayant soin dc les refroidir à mesure avec de l'eau. Par ce proaMé, un stère d'i bois de sajun donne en moyenne 0"'%7'8 de gros charbon Cl 0"',(m de menu charbon, pesnut ensemble 81 kil.

Ce procédé a été remplacé par un autre exigeant pins de soins dans la conduite du feu, mais donnant plus de charbon et que l'on appelle carbonisation en meules. Sur une aire bien battue, on construit, avec trois ou quatre grosses bûches, une espèce de cheminée de 0",'25 à CiSO dc largeur ; autour de cette cheminée on range le bois debout et sur trois ou quatre étages superposés allant en se rétrécissant de la base au sommet [fig. 415), et on recouvre le tout, à l'exception du sommet, d'une couche de fraisil humide bien battu ; on peut aussi recouvrir de bûches successives, de feuilles sèches, de gazon retourné et de terre battue. Sur le pourtour et à la base de la meule, on pratique des e'vents d'ad- !»ission régulièrement espacés de 0"',G0 à 0",80 et destinés à l'introduction de l'air. On jette alors du charbon embrasé et de petit bois dans la cheminée par l'ouverture qu'on a laissée à la partie supérieure de la meule; puis, quand le feu est bien pris, on ferme cette ouverture avec quelques mottes de gazon et du fraisil et, au bout de quelque temps, on commence à percer dans la couverture, à partir du sommet, des e'vents de dégagement pour la sortie de la fumée. Il en sort d'abord une fumée blanche et épaisse; lorsque cette fumée devient peu abondante, d'un bleu clair et presque transparente, c'est un signe que la carbonisation est terminée dans cette zone. On bouche les évents de dégagement et on en perce d'autres plus bas que l'on fermera à leur tour quand on y verra apparaître la fumée bleue, et l'on continnera ainsi jusqu'à ce que les évents de dégagement soient arrivés près des évents d'admission. Ou bouche alors tous les

évents et on recouvre la meule d'une couche de terre humide que l'on arrose au besoin et qu'on laisse refroidir pendant vingt-quatre heures. Souvent, surtout quand

fiV t- <. ^^- --

Fis. ne. - McMitc 1

il fait du vent et que la meule est mal abritée, l'opéralioii est loin do marcher avec la régularité que nous avons supposée dans ce qui précède. On s'en aperçoit t ce que l'allaissoment do la meule, à mesure que la carbonisation marche, no se fait pas d'une manière égale sur tout son pourtour. Le charboimicr bouche alors les évents d'admission et de dégagement du cùté où le feu va trop vite pour les multij)lier dans les autres pointai

CAR

381 CAR

mais, malgré tous ses soins, dans les grands vents, il ne parvient qu'à grande peine à maitrisor le feu, et, dans ces cas, il se forme de la braise ; le rendement en charbon peut se trouver réduit à moitié.

Le diamètre ordinaire des meules de carbonisation est de 4 à I) mètres, et ces meules contiennent de 4 à 5 décastères de bois ; dans certaines forêts, on les porte à 10 ou 15 décastères. Théoriquement, le rendement en charbon des grosses meules est plus considérable que celui des petites, mais aussi le fourneau est plus difficile à conduire, et si le charbonnier n'apporte pas à son travail la plus active surveillance ou si le vent s'élève, le charbon est de qualité inférieure et les pertes considérables. La carbonisation d'une meule de l5 décastères et son étouffa"e durent une douzaine de jours pour les bois verts et tendres et seize ou dix-huit jours pour les bois verts et durs. Le dressage des meules se paye à raison de l',50 à l',75 le décastère. La carbonisation se paye à prix fait à tant par mètre cube de charbon obtenu.

Le charbon bien cuit se reconnaît h ce qu'il est dur, compacte, sonore et à cassure brillante. Le chai-boji trop cuit ou braise est tendre, friable, nullement sonore; sa surface est couverte d'une couche blanche de cendre. Enfin le charbon qui n'est pas assez cuit est terne, un peu roux, se casse difficilement ; il doime, en brûlant, une flamme blanche ou de la fumée, d'oi'i lui vient le nom de fumeron. A l'exception des usages domestiques, le charbon roux convient mieux que le charbon trop cuit ; il donne plus de chaleur.

C'est à, Ebelmen que l'on doit la théorie de la carbonisation en meules. L'oxygène de l'air qui pénètre dans la meule par les évents d'admission se change complètement en acide carbonique sans mélange d'oxyde de carbone. Cet oxygène porte en entier son action sur le cliarbon déjà formé et nullement sur les produits de la distillation du bois qui s'opère de la même manière qu'en vase clos. La carbonisation s'effectue de bas en haut et du centre à la circonférence. L'expérience faite en démolissant une meule en partie carbonisée a montré que la surface qui sépare le charbon tout formé et le bois non encore carbonisé est celle d'une espèce de tronc de cône renversé ayant le même axe et la même hauteur que la meule et dont la base tournée vi^rs le haut s'élargit de plus en plus à mesure que la carbonisation fait des progrès. C'est à cette surface de séparaiion même que la combustion s'effectue, et l'absorption de chaleur latente produite par la formation des produits gazeux de la distillation du bois, jointe à la lenteur de la combustion, ne permet ni à ces produits de se brûler, ni à l'acide carbonique formé de se transformer en oxyde de carbone par son contact avec le charbon. C'est d'ailleurs à cette surface que la circulation des gaz doit être le plus active, parce que le charbon y a déjà pris tout son retrait et que n'étant pas encore séparé du bois, il ne s'est pas enrore tassé ; c'est donc là que les vides sont le plus grands ; c'est là aussi que la température est lopins élevée ; c'est enfin à cette région que correspondent les évents de dégagement.

M. Mardis Bull, afin de donner à la combustion un aliment peu dispendieux et d'économiser d'autant le charbon produit, a imaginé de remplir les interstices laissés dans le dressage des meules par du fraisil ou menu charboii. Ce procédé est employé avec succès depuis 1827 à l'usine d'Elende dans la fabrication courante du charbon de bois et donne un rendement notablement plus considérable. A Audincourt, la cheminée conlrale est supprimée; mais au milieu de la placr à iharbon est creusée une chaudière en briques que l'un niuplit de moiui lois et de fumerons et que l'on recouvrr d'une phique de tôle qui elle-même est couverte d'une couche épaisse de fraisil. On dispose ensuite la meule à l'ordiuain', sans cheminée centrale et en ayant soin que les vides laissés entre les bûches soient aussi petits que possible. On met le feu à la chaudière par des conduits en briques destinés à fournir l'air nécessaire et à laisser dégager les produits de la combustion. La plaque de tûle rougit et mot en feu le fraisil et par lui la meule.

Voici le tableau des résultats comparatifs obtenus ;i Audincourt ; 1" par la caibonisation en meules de 15 à 18 décastères de bois, procédé ordinaire; 2" parla carbonisation de meules de 2,8 à :<,5 décastères, méthode ordinaire également ; ofcnlin 3° par la carbonisation de meules de 2,8 à :i,5 décastères sur une aire munie d'une chaudière en briques.

Places simples 15,0 à 18,0

Places simples î,8 à 3,5

Places à chaudières S,8 à 3,5

Produit en chnrbon p. 100 de bois 36,5Î 39,55 43,73

Malgré ses avantages, l'emploi des places à chaudière est peu praticable en forêts.

Le procédé de carbonisation dit des forêts ne donne que du charbon; il laisse perdre d'autres produits, tels que goudron, acide pyroliyneux, dont l'industrie tire aujourd'hui un bon parti. On a donc cherché à recueillir ces produits et à modifier dans ce sens le procédé primitivement employé.

Carbomsaïion Dti BOIS EN VASE CLOS. — M. Mollcrst imagina le premier de carboniser le bois en vase clos ait moyen d'une chaleur appliquée extérieurement au vase. Ce procédé fut appliqué par M. Kestner à Thann et des usines semblables s'élevèrent successivement dans d'autres localités.

Toutefois, dans cette industrie intéressante, et dont la première idée est due à Lebon, le charbon de bois ne forme qu'un produit accessoire, le produit principal élant l'acide pyroligneux (voyez Vinaigre où il est pirlé de l'acide pïroligneux).

CnAHBo:v noux ou Bois torréfié. — Dans plusieurs usines, on préfère au charbon de bois le bois simplement torréfié, à l'emploi duquel on trouve une économie notable. La torréfaction se fait ordinairement en vases clos chauffés au moyen des flammes perdues des fourneaux, ce r.ui donne lieu à une économie de combustible en dehors de la plus-value calorifique du bois torréfié sur le charbon.

Carbonisation de la tourbe. — Elle a lieu tantôt en meules, à la maliière du bois, et donne alors un charbon dur, compacte, pouvant à poids égal remplacer le charbon de bois dans les hauts fourneaux du pays. On l'opère aussi en vase clos, et nous donnons la description d'un appareil employé à cet effet à Crouy-sur-l'Ourcq, prèsdeMeaux. Un cylindre ouvert supérieurement pour le chargement et inférieurement pour le déchargement est chaufl'é au moyen de la flamme des foyers, qui circule sutonr de lui dans un carneau en spirale. Le tout est entouré d'une enceinte destinée à prévenir la déperdition de la chaleur. Les produits de la distillation s'échappent par un tuyau, qui les conduit dans le réfrigérant. Lorsque la carbonisation est complète, on ouvre un registre ; le charbon tombe dans un réservoir fermé, où il se refroidit ; on forme ce registre, on introduit une nouvelle charge et on recommence. On carbonise à la fois 2"", 500 de tourbe et chaque opération dure vingtquatre heures ; on brûle environ aô p. 100 de tourbe de qualité inférieure dans les foyers et on obtient 25 à 30 p. 100 du poids total de la tourbe en charbon de tourbe. C'est dans nu appareil de ce genre qu'a lieu la production du charbon roux employé dans la fabrication de la poudre.

Carbonisation de la houille. — Elle se fait beaucoup plus facilement et exige moins de soins que la carbonisation du bois, parce que le coke oppose à la combustion une résistance beaucoup plus grande que le charbon de bois.

Le procédé suivi dans le Strafl'ordshirc consiste à construire sur une aire plane(/?^. 4 1 7) une cheminée conique en briques sur champ, laissant entre elles un grand nombre d'intervalles et terminée par un tuyau de fonte que

^rt^sg

Fig. 417. — CarboniBation de U liouiiU:.

l'on peut fermer à volonté. Autour de la cheminée, on range la houille en une meule circulaire que l'on couvre do menu charbon ou de menu coke. On met le feu par la cheminée que l'on ferme ([uand il est pris, eu ménageant sur le pourtour du tas ^■'-■souveituivs pour l'cdeiission de l'air

CAR

CAR

et la sortie des gaz. Quand la carlionisation est terminée, on éteint !e coice en versant de l'eau par les ouvertures supérieures dans le but de le désulfiirer. Le soufre y semble êire, en eflet, à l'état de sulfure de calcium que l'eau décompose en chaux et acide sulflij'drique qui se dégage. L'opération s'effectue sur l'20 mètres cubes de houille environ; elle dure trois jours et le refroidissement quatre jours. On obtient 60 i GO p. lOO de coke.

Dans le pays de Galles, la carbonisation a lieu en tas rectangulaires très-allongés, atteignant souvent 40 à 50 mètres ; tantôt le fou y est mis en divers points à la fois, tantôt seulement par une extrémité.

Dans le bassin de la Loire, la méthode employée par les ouvriers marchands de coke établis près des puits d'extraction diffère un peu des précédentes. La menue houille sur laquelle on opère est entassée en longs prismes rectangulaires, très-allongés et tronqués h leur sommet, ayant •.'",75 k la base inférieure, l",75 à la base supérieure, et de 15 à 20 mètres de long. Dans sa masse, on a pratiqué des ouvertures coniques dirigées horizontalement vers ra\e et appelées oiivreaux et quelques cheminées maltresses verticales pour la mise en feu. L'opération dure de sept h quinze jours, suivant qu'elle est plus ou moins pressée. La houille grasse ainsi traitée rend kb à 50 p. 100 de coke en gros morceaux, en forme de chouxfleurs d'un gris d'acier métallique et de très-bonne qualité. Le seul arrondissement de Saiut-Étienne eu fournit annuellement 170 000 quintaux métriques environ.

La carbonisation de la houille peut s'effectuer également dans des fours ; c'est môme le procédé le plus généralement employé pour les houilles menues qui forment une proportion considérable du produit des houillères et qui ne peut, la plupart du temps, trouver de débouché que quand elle a été convertie en coke. Les fours usités en France sont à solo circulaire ou légèrement elliptique, d'un diamètre égal à 2'",50 ; leur voûte est surbaissée et a à la clef 1 mètre. Cette voûte est percée d'une cheminée de O^iSO do largeur, par laquelle on enfourne la houille et qui sert à l'écoulement des produits gazeux. L'air nécessaire à la combustion y pénètre par trois ouvertures latérales, et le défournement s'opère par une porte située à la partie antérieure du fourneau et fermée avec des briques réfractaires. Un certain nombre de fours semblables sont disposés en avant d'une plate-forme s'élevant à la hauteur des cheminées et sur laquelle on apporte la houille en tombereaux.

Au commencement d'une campagne, on commencé par allumer dans le four un feu de grosse houille en comptant à peu près pour rien le coke fourni. Cette première opération a pour but d'échaulTer le four; il faut mémo ordinairement la répéter pour que l'opération marche d'une manière ordinaire. A mesure qu'une opération régulière avance, on rétrécit peu à peu les ouvreaux et on juge que l'opération est terminée lorsque, la fumée ayant disparu, la flamme se raccourcit et devient claire. On défournc immédiatement quand on est pressé et on éteint le coke avec de l'eau. Dans le cas contraire, on étoiitTo pendant quelques jours avant dcdéfourner. Les houilles grasses menues du bassin de la Loire carbonisées en four donnent CO à va p. 100 de coke.

Les gaz qui s'échappent de ces fours peuvent être allumés et servir soit à la cuisson de la chaux, soit à tout autre usage.

Enfin la carbonisation de la houille a lieu en vase clos dans les villes dans le but de recueillir les produits de la distillation que l'on emploie k l'éclairage (voyez Éclai- BAGE AU cAz). Le coke obtenu dans ce cas est de (lualité très-inférieure et n'est employé qu'aux usages domestiques.

CAIIBUUK (Chimie). — Nom générique donné à la combinaison neutre du carbone avec un corps quelconque autre que l'oxygène.

Les carbures d hyilror/bie sont très-nombreux ; ceux qui ollront le plus d'intérêt sont le (jaz de l'éclairar/e, le r/az otéfiant, le f/nz des marais. Mais le caoutchouc, les essence» de lérébenlhine, de cition, de cédrat, d'orange, de poivre... le naphte, le pétrole... sont également des carbures d'hydrogène.

La simple distillation suffit généralement pour isoler les carbures qui se trouvent tout formés datis la nature minérale ou organique; mais on en obtient aussi un grand nombre par la calcination, en vase clos, des matières organiques telles que les résines et les huili's. Dans la nomenclature usitée en France, les carbures d'hydrogène ont assez souvent leur nom terminé en èiic. lixemplc» : cumphogèno lC'"H"), dérivé du camphre ; benzène

(C'-U^), dérivé de l'acide bcnzoique ; cumène (C"H"), dérivé de l'acide cuminique, etc.

La fonte et l'acier sont des carbures de fer (voyez Feii, Fonte, Acier).

CARCAJOU (Zoologie), Mêles labradorin, Sabine. — Espèce de Mammifères carnassiers., du genre Blaireau, famille des Carnivores, tribu des Pluntii/rudes ; trissemblable au blaireau d'Europe, il s'en distingue extérieurement par une couleur plus claire du dessus du corps et par la bande blanche de la partie supérieure de la tête qui est plus étroite; du reste, Lahontan, qui en a parlé le premier, dit qu'ils vivent dans des tanières comme nos blaireaux, mais qu'ils sont plus gros et plus méchants. Cet animal, originaire de l'Amérique septentrionale, n'a pas été retrouvé ailleurs.

CARCÉRULE (Bot anique),du latin ca)-cfr,prison.— Nom donné par de Mirbel à des fruits secs, multiloculaires, indéhiscents. C'est Vutricule et la samare de Gœrtner; tels sont les fruits des Amarantes, des Urticées, de la Belle-de-Nuit, du Frêne, de l'Orme, etc.

CARCHARIAS (Zoologie), Carcharias, Cuv. — Nom scientifique du genre Requin.

CARCIN (Zoologie). — Crabe commun de nos côtes, Fortune méiiade (Cancer mœnas. Lin.). — Espèce de Crustacés décapodes hraclujuref, du grand genre Crabe, sous-genre Étrille ou Fortune. On l'appelle encore vulgairement Crabe enragé sur les côtes du Calvados. Leacli en a fait un genre. Il a une carapace verdàtre, plus large que longue, fortement dentelée sur les côtés ; la région branchiale très-développée, le front avancé, horizontal. On a beaucoup trop vanté ses propriétés médicales contre la phthisie et la morsure des animaux enragés. Trèscommun sur nos côtes, on le trouve à marée basse entre les pierres ou enfoncé dans le sable ; il court avec rapidité sur la plage : quoique sa chair ne soit p.as très-bonne, on en expédie pourtant une certaine quantité pour l'intérieur, dans les mois de juin et de juillet. Sa femelle dépose ses œufs, qui sont d'un brun verdàtre, dans des endroits bourbeux, en avril et en mai. Le carcin n'a guère plus de 0'°,ns de large.

CARCINOME (Médecine), du grec carl.-inos., crabe. — Ce mot, qu'on peut considérer comme synonyme de cancer, était employé autrefois pour désigner différents états de cette maladie ; les uns l'appliquaient au premier état, au squirre (voyez ce mot), d'autres à la dernière période du cn«ce)' (voyez ce mot).

Carcinome du tissu réticu- LA1RE DU PIED (Vétérinaire).

— Vatel a appelé ainsi une maladie du pied chez quelques espèces domestiqties, maladie regardée connue cancéreuse, et bien plus connue sous les noms de crapaud, piélin (voyez ces mots).

CARDAMINE (Botanique), Cardamine, Lin., en grec kardaminé. — Genre de plantes de la famille drs i'nicifères, tribu d'-^ Anil.n/rrs-.

Caractères: silii|iir^ Hn/'aiiTs i valves planes, bans iurvuie et s'ouvrant avec élasticité du sommet i la base; stigmate entier. La C. des prés, vulgairement Cresson des prés (C. pratensis, Lin.) {fia. 418) est une herbe indigène, commune diiiis II'-. |irai] irs liniiiides qu-.ll- -i.i.i.n- ,,.i. .ilil.nient lir -r^ )..\i. . il. nr. Manches ou liiuian lia -- ,li,pM,,( , en bouqui'ts li i imiiauv. I,a saveur [liciuanla lic r. iir i-, pèce la fait i|iirl.|ii.l'nir, substituer au cre^siMi (11' fiiiitalne.

La C. il fcuill,

iR. H8. — Cnnl»!

il» prél.

r.r.arel (C.

autri/olia. Lin) et la C. trifuliéc (C. lrifilia,Un.), l'une d'Italie, l'autre de Laponie, pourraient figurer dans les jardins & cause do If urs fleurs élégantes. G — s.

CAR

CAR

CARDAMOME (Botanique), en grec kardamômon, nom ■d'une plante aromatique. — Espèce du genre Amomu/n, .appartenant i la famille des Zingiiéracees; c'est VA. cardamoinuyu^ Lin. (.1. racemosutii, Lanik), qui se distingue par une capsule charnue, à 3 valves, renfermant des graines petites, roussàtres , et exhalant une odeur aromatique. La saveur de celles-ci est anière , légèrement camphrée, et les fait employer dans les assaisonnements par les Indiens. On les mêle souvent aussi au bétel pour faciliter la digestion. Celte espèce, qui croît au Malabar et à Java, présente plusieurs variétés connues dans le conmierce, par leurs graines, sous les noms de Grand, Petit, Moyen Cardamome, et do Cardamonerond ou en r/riippe. Ces graines étaient autrefois préconisées en médecine comme toniques et stimulantes. G — s.

CARDE (Horticulture). — Voyez Cabdox.

CARDÈRE (Botanique), Dijjsacus, Touru., du grec dipsa, soif; plante utile à ceux qui sont pressés de la soif, parce que les feuilles opposées et soudées forment une concavité qui reticjit l'eau. — Genre de plantes, type de la famille des Dipsacées, appelée autrefois Cuvette de Ve'mts, parce que l'eau contenue dans ses feuilles passait pour un puissant cosmétique. Les Cardères sont des plantes hérissées d'aiguillons ou poilues; leurs fleurs sont en capitules garnis de paillettes et entourés d'un involucre. La C. sauvage {D. sytvestris, Mill.) s'élève environ à 2 mètres et donne des fleurs d'un bleu rougeâtre. La C. féroce (D. ferox. Lin.) est hérissée de nombreux aiguillons très-durs. Ses fleurs sont d'un rose lilas. La C. poilue (D. pitosus. Lin.), appelée aussi Verge à pasteur, présente de nombreux aiguillons en forme de poils. Ses fleurs sont d'un blanc jaunâtre. La C. à foulon (D. fulonum, Mill.) (fig. 419), désignée vulgairement sous les noms de Chardon à foulon. Chardon à Imnnetier, se •distingue essentiellement par un réceptacle chargé de pail-

Fig. 122. - Paillelle de

lettes roidcs, terminées en une pointe épineuse recourbée au sommet. Cette organisation des capitules fait employer cette espèce pour carder, peigner les draps et les couvertures. Elle est cultivée en grand pour cet usage dans certains pays. Ses racines, ainsi que celles do la première espèce, [.jissent pour diurétiques et sudorifiques. Ces plantes sont indigènes. Caract. du genre : invoUicellc létragone à 8 sillons; calice à limbe presque en forme de gobelet ou de disque; corolle à 4 lobes; étamincs, 4 ; stigmate longitudinal. G s.

CARDL\ (Anatomic), du grec kardia, cœur. — C'est le nom que l'en donne à l'orifice par lequel Vœsophage aboutit dans l'estomac ; il est situé un peu au-dessous do la pointe du cojur (d'où lui vient son nom), mais en est seiiaré par le diaphragme ; en face du cardia, se voit la portion la plus dilatée de l'organe, ce (|u'on nomme le ç/raiirl ctil-de-siic. stomacal (voyez Estomac).

CAliDIALGIE (Médecine), du grec cardia, orifice su-

périeur de l'estomac, et algos, soulTrance, douleur dans la région du cardia. — On a défini la cardialgie, une douleur rongeante qui se fait sentir sous l'appendice xiphoide (voyez ce mot). Cette douleur est accompagnée d'un sentiment d'anxiété, de défaillance et d'oppression ; elle est en général plus bornée et plus circonscrite que celle que détermine la gastralgie, avec laquelle, du reste, elle a été confondue, quoiqu'il semble plus rationnel de la considérer seulement comme un symp*ome de cette dernière maladie (voyez GASTr.ALr.iE) . CAIiDL\QUE (Anatomie, Médecine). — Ce mot a été employé le plus ordinairement pour exprimer ce qui a rapport au cœur, en grec kardia ; cependant, par extension, il a servi à désigner l'orifice œsophagien de l'estomac, auquel on a donné le nom d'orifice cardiaque, ou simplement cardia. — Les artères cardiaques, autrement dites coronaires, sont au nombre de deux et naissent de l'aorte au-dessus des valvules semi-lunaires; elles sont destinées ;\ former le réseau artériel qui fournit au cœur le sang nécessaire à l'accomplissement de ses fonctions.

— Les veines cardiaques suivent à peu pi-ès les diverses ramifications du réseau artériel, et finissent par se réunir pour former deux troncs principaux, l'un antérieur et l'autre postérieur, qui viennent aboutir dans l'oreillette droite. — Les vaisseaux lymphatiques cardiaques, après avoir suivi à peu près le trajet des vaisseaux sanguins et avoir traversé les glandes du col, viennent se terminer partie dans le canal thoracique, partie d.-ins les veines sous-clavières et jugulaires internes. — Les nerfs cardiaques, le plus souvent au nombre de six, sont fournis par les trois ganglions cervicaux de chaque côté ; cependant, à gauche, il n'y a ordinairement que deux ganglions qui en fournissent. — Le plexus cardiaque qui résulte du réseau formé par les nerfs cardiaques, est placé à la partie postérieure de l'aorte, près de son origine. — On a donné le nom de remèdes card iaqucs oa cordiaux à des médicaments auxquels on a attribué la propriété spécifique de réveiller l'action du cœur. C'étaient, pour la plupart, des substances aromatiques, alcooliques, des amers, des toniques dilTusibles, etc. F — N.

CAr.DiAOi E (Botanique). — Voyez AcnirAtME, Léonure.

CARDINAL (Zoologie). — Ce nom a été donné à un certain nombre d'oiseaux, parce qu'il y a beaucoup de rouge dans leur plumage ; tous ou presque tous appartiennent à l'ordre des Passereaux, mais à des genres différents, ce qui a jeté une assez grande confusion dans la nomenclature et dans la distinction des noms. Ainsi, dans le genre Tangaras, on trouve le C. d'Amérique, Tangara rouge cap (Tanagra gularis. Lin.); — le C. de Virginie et le C. du Canada, Pyranga rouye ( T. œstiva et mississipcnsis, Lath.) (probablement la même espèce à des .igesdifi'érents); — le C. du Mexique, Scarlatte {T. ruia-a, Lath.); — le C. pourpré, Jacapa bec d'argent {T.jacapn,hMb.). — Parmi les Troupiales,leC. commandeur, Troujiiale commandeur {Oriolus phœnicus, Lath.).

— Pai-mi les Gros-becs, plusieurs on t aussi reçu ce nom, tels sont le C. huppé. Gros-bec de Virginie {Loxia cardinalis, Lin.) ; — le C. dominicain, Gi-os bec paroare huppé {L. do- }ni>iicaria. Lin. ); — le C. de Madagascar, Grosbcc fondi. Moineau de Madagascar {L. madagascariensis. Lin.); — le Petit C. du Voign, Gros-bec érythrin, Muitieau rouge {L. erythrina, Gm.). — Le chardonneret, le guêpier, lo cotinga rouge, et un grand nombre d'autres oiseaux ont encore été appelés ainsi ; on ne peut les citer tous.

Cardinal (Spahe) (Zoologie). — Nom donné à un poisson du genre Spare. Il a le dos rouge foncé et le ventie rouge clair. On le trouve dans les mers de la Chine.

Cardinal (Aiîgynne) (Zoologie).— Le Cardinal, Engr. (Papilio cynara, Fab.), est un insecte Lépirloptcre, famille des Diurnes. 11 a la moitié de la surface inférieure des ailes de dessus de couleur pourpre.

Cardinal (Cône) (Zoologie), Co?ius cardinalis, Hsvass).

— Espèce de Mollusques gastéropodes, de la famille des Buccinoides, dont la coquille a 0'",027 de long, remarquable par sa couleur incarnat ou d'un rouge de corail.

Cardinal (Botanique). — Nom spécifique d'un Glaïeul (GIndiolus cardinalis, Curt.), ainsi nommé du rouge éclatant de ses fleurs grandes et di' posées en épi.

CARDINALE (Zoologie), Pyrochroa. couleur de feu. — Genre d'Insectes coléoptères, remarquable par sa couleur de feu (voyez Pvrochre).

Cardinale (Pêche) (Horticulture). — Variété qui tient de la sanguinole (voyez Pèche), mais plus grosse, meilleure, avec moins de duvet.

Cardinale (Botanique). — Nom spécifique d'une Lobélie i^Lobelia cardinalis, Lin.) à fleurs écarlates, et d'une

CAR

CAR

Savge iSalvia fulgens, Cavan.) dont la corolle iJcarlate a jusqu'à 0",0G de long.

CARDINALES (Dents) (Zoologie). — On désigne par li des espèces d'apophyses disposées en forme de pivot pour réunir les deux valves des coquilles et leur permettre les mouvements. Leur nombre et leur forme ont fourni des caractères pour distinguer les genres (voyez Coquille).

CARDINAUX (Points). — Ce sont le Nord et le Sud, extrémités de la méridienne ; l'Est et l'Ouest sont déterminés par une perpendiculaire à cette méridienne Jvoyez Ciel).

CARDITE (Zoologie), Cardite. Brug. — Genre de Coquilles biv'-ilres, appartenant aux Mollusques acéphales teslace's, fsmille des Mijlilace's, dont Lamarck a séparé le genre Isocarde. L'animal est généralement inconnu : la coquille est allongée, presque toujours éqnivolve ou à peu de cliose près; charnière dorsale composée de doux dents, l'une courte cardinale, l'autre lamelleuse longitudinale; ligament externe dorsal et postérieur. Toutes les espèces sont marines et n'adhèrent jamais aux corps sousmarins. La C. je'son {C. calyculatn, Chama cali/culafa, Cheran.), longue de 0'",ni, est brune; elle est rose lorsqu'elle est dépouillée de son épiderme. Méditerranée, côtes du Sénégal. La C. trapézoide (C. trnpezia. Brug.), longue de 0'°,00'J; avec la forme que son nom indique, elle est très-épaisse, rougeàtre. Des mers de Norwége. La C. brune (C. semi-orbiculata, Brug.), de la grosseur d'une petite huître, longue de ii",OS, est brune. On ignore sa patrie.

Cardite (Médecine), du grec knrdia, cœur, et de la terminaison ite, par laquelle on désigne l'inflammation. Inflammation du cœur. ■ — Cette maladie a été considérée pendant longtemps dans son ensemble, sans examiner si elle affectait le cœur lui-même seul, la membrane séreuse qui le recouvre [péricarde], ou celle qui tapisse son intérieur [endocarde). Bientôt pourtant on distingua l'inflammation du péricarde de celle du cœur (voyez PÉKicAnoiTE) ; mais ce n'est que dans ces derniers temps que celle de la membrane interne a été étudiée séparément, surtout par M. Bouillaud, sous le nom d'«idocardite (voyez ce mot), de endon, dedans, kardia, cœur. Le nom" de card'le a donc été réservé exclusivement pour désigner l'inflammation du tissu musculaire du cœur, bien que cette distinction soit souvent dilBcile à établir, et que même la maladie reste rarement à cet état de simplicité sans passer d'un tissu à l'autre; ce qui, du reste, n'a pas une grande importance au point de vue du traitement qui est le même dans tous les cas. Les causes de la cardite sont toutes celles qui produisent ordinairement la ptieumcmie ou la pleurésie (voyez ces mots). Ainsi les variations atmosphériques, les refroidissements subits, les fatigues, l'abus des boissons alcooliques ; puis quelques causes spéciales : ainsi cerlains poisons tels que l'arsenic. Les symptômes spéciaux sont : la diflicultéde rP'-pirrM-, 1p< pnliiiiatinns. In fréquence, l'irrégularité, la iliirii'' lin p-niK, ihm ilnnlciir vive, poignante, anxieuse <hui^ la n -i-ni du cmih, lirs spasmes, des défaillances, l'iin|io-sil,ilii,'- ilr ivsiri- c.n.-li.'. Li' trailemcnt consiste dans l'emploi énergi(|ue des anli|ilil"i:isiii|n's ; ainsi les saignées générales et locales, n'i" !. .■, snixaiit le besoin, le calme, le repos, les boissons rniollimtcs, les laxatifs doux, la diète absolue, etc. I'— ^.

CARDIU.M (Zoologie), Cardium, Lin. — Nom scientifique des mr/uilles du genre liucarde.

CARDON (IjOiaiiique), Cuiura,\:\\\\., du grec Icinara, articliaul; ou Cipiam (selon quelques auteurs), de A'kïh, rliiwi, :'i ciinsp des dents pninuies du rnlire. — fJenre de plantes de la famille des Com;jOîces, tribu des Ci/narér-;, êsu^-tribu des Cnrdniuées. Il comprend cl.s planir, \ivcces, épineuses, à feuilles profondément d.. iiii|k i-,, ■:, ctipitnies i-ouvent très-voluniincux et rtiiIVriiKuil des fleurs bleues on pourpres. Il se distingue principalemciit par un involucri! h folioles terminées en épines, des nntliéres inunies d'un appendice très-obtus, et les aigrettes à plusieurs rangées de poils plumeux. Les doux espèces les plus importantes du genre sont l'/lc/i'c/inHY (C. .sco/i/mus. Lin.) dont on mange la base des folioles de l'involucrc avec le réceptacle (voyez .Aiiticiiaut), et le C. prnpremeni dit [C. carduncrllus., Lin.l, ipii se dislingue du précédent par ses feuilles toutes bipennaiiparliles, et par son involucre à folioles aciiminées, épineuses au sommet, tandis que relies de l'arlichaut sont ordiiiaiiement échancrées. C'est In culture qui a fait du cardiju une trè»-b»inie plunle aliniontairc. Les feuilles ont acquis leur saveur agréable, parce qu'on les fait blanchir lu les i'upprocli;uu ut en les couvrant de paille. I^llc)

perdent ainsi l'âcreté que leur donne la matière verte. On distingue plusieurs variétés de cardons dont les plus estimées sont : le Cardon de Tours, qui est épineux et qui présente les côtes pleines et épaisses, et le Cardon d'Espagne, qui, au contraire, est sans épines et dont les côtes sont creuses ou demi-creuses. G — e.

CARDUACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones gamopétales, correspondant auxFlosculeuses de Jussieu dans les Composées. Aujourd'hui l'étendue des Composées étant devenue considérable et les subdivisions nécessaires, les classifications n'adoptent plus cette famille. Les Carduinées, selon M. Brongniart, forment une sous-tribu dans la tribu des Cynarées ; leurs genres principaux sont : Bardane, Chardon, Cardon, Artichaut et Opopordon. G — s.

CARÈNE (Botanique), du latin car»!'?, quille de vaisseau.— Expression qui s'applique aux pétales inférieurs des fleurs papilionacées, dont la forme arquée rappelle la carène ou quille d'un vaisseau. La carène, lorsqu'elle est formée d'une seule pièce, résulte de la soudure de deux pétales par leur bord antérieur. Quelquefois ces deux pétales se touchent seulement. C'est dans cette partie que sont abrités les organes sexuels. Ou peut facilement se rendre compte de la carène dans les fleurs du pois de senteur et du robinier (faux-acacia). On dit do cerlains organes qu'ils sont carénés lorsqu'ils ont la forme d'une nacelle.

CARET (Zoologie), Testndo imhricata, Lin. — Espèce de Itepiiles chcluniens, du grand genre des Tortues, sous-genre des Tortues de mer. Bien moins grande que la tortue franche, qui atteint quelquefois un poids de 400 kil., elle pèse rarement plus de 100 kil.

l (Lonj. LMS.)

Elle a le museau allongé, les mâchoires dentelées, et porte treize écailles fauves et brunes, épaisses de O^.OOG à (i"',om , qui se recouvrent comme des tuiles. Sa chair est désagréable et malsaine, mais ses œufs sont très-délicats. C'est elle qui fournit la plus belle écaille employée dans les arls et dans l'industrie (voyez Écaille). Le caret se nourrit de Yherbe à tortue, espèce do fucus, de la mousse des rochers, qui croit sous l'eau. On le trouve dans les mers des pays chauds.

CAREX (Botanique). — Nom scientifique du genre Laiche.

CARIACOU (Zoologie). — On donne ce nom à deux cerfs de Caycnne, dont les bois sont simples, droits et pointus. Cuvier pense que le Cariacou de Buffon est la femelle du Cerf de Virginie [Cervus viryinianus, Gm.).

Caiuacou ou Palinot (Économie domestique). — On api)elle ainsi, à Caycnne, une boisson fernientée faite avec un mélange de cassave, de patates et de sirop de canne.

CARIAMA (Zoologie), Microdacti/lus, Geoff. — Genre (VOisenux échassiers, de la famille des Pressirosires, caraiMérisé par un bec plus long que la tète, crochu, fendu jusi|uc siMis l'œil ; cequi leur donne quelque chose do la |ili\ ' ii'iiiiiiiic et du naturel des oiseaux de proie, et les ia|i|ii'" II'' drs h.'rnns. Leurs jambes se terminent par des

dui;;is ( Miviiic Ht courts, un peu palmés à leur base.

Leur I '■ .1' i"iit atteindre la terre. On n'en connaît

qu'uni- ■' ]irrc, ]f Cariama proprement dit [M .crislatu!, Geoff.; Sariii, d'.Vzz), plus grand que le héron; il se nourri! d'insectes et de lézards, et se trouve dans les lieux élevés, sur les lisières des bois, et non pas piès des marais, oii il vivrait de poissons et de reptiles aquatiques, comme on l'a dit par erreur. Il vole mal et rarement, et comme sa chair est estimée, on l'a domestiqué en plusieur.s endroits. Il habite l'Amérique méridionale. Sor plumage est gris fauve, onde de brun; il porte sur la base (lu bec une huppe légère qui revient en avant. U'Azzara pense qn'il ne boit jamais ; on le rencontre par paires ou en petites troupes.

CARIE (Botanique agricole), Vredo carie, de C;ui-1. —

CAR

CAR

Maladie redoutable de certains végétaux, en particulier des céréales et surtout du blé; elle se rapproche beaucoup du charbon, eu ce que l'une et l'autre sont ducs à une espèce de Clianipignons. de la tribu des L'sli/at,inées, famille des riri/inées,\'L'redo eaciesdedeC'andoUe, Tilletia carie!: de M. Tulasne : l'une et l'autre aussi finissent par produire une poussière noirâtre qui, dans la carie, exhale une mauvaise odeur de poisson gâté, qu'on ne trouve pas dans le charbon. Le blé carié se distingue par

Fis. l«. — Blé carié. Fig. 127.— Poussière Fis. W8.— Pontsiêie de cane ïiie à la de carie »ue à la

lenlille n° 3. lentille n» 1.

les caractères suivants : l'épi malade est d'un vert bleuâtre; il est plus étroit que l'épi sain, ses balles sont plus serrées, il reste toujours droit, il semble mûrir plus vite que les autres, ses balles sont blanchâtres, ses grains plus nombreux sont colorés en gris brun. La propagation de la carie est due principalement aux spores qui restent attachés au blé de semence; le meilleur moyen de les détruire, c'est, avant de le semer, de soumettre le grain à l'opération du chaulage par la chaux et le sulfate de soude, par le sulfate de cuivre ou par l'arsenic ; mais ces deux derniers moyens peuvent être dangereux (voyez Chaulace . Lo blé carié ne peut être employé.

Carie (Médecine), caries des Latins. — Maladie des os, consistant en une altération particulière de leur tissu avec suppuration, et qui a une grande analogie avec les ulcérations des parties molles. Ramenée à ces termes, la carie se trouve nettement séparée de la nécrose jvoyez ce mot) avec laquelle on l'a confondue pendant longtemps, en donnant à celte dernière le nom de carie sèche, par opposition à celui de curie liuoiii/e, qu'on avait réservé pour la première. C'est surtout aux travaux de Monro que la science doit cette dislinclion si importante au point de vue du traitement. La carie attaque de préférence les parties spongieuses des os; ainsi les extrémités des os longs, les os courts du carpe, du tarse, du métacarpe, du métatarse, les verlèbres, les os du bassin, le sternum, sont ceux où on la rencontre le plus souvent. Les causes externes de la carie sont toutes les violences qui peuvent déterniincr une contusion du tissu osseux et y développer une iiillaniiiiation plus ou moins vive : les causes internes sont ces dispositions constitutionnelles, connues sous les noms de iliuihèscs ou de vires, parmi lesquels les vices scorbutique, vénérii'n, mais surtout scrofuleux, jouent le plus grand rôle. Quelles que soient les causes de la carie, son point de départ peut cire une exostose (voyez ce mot), ou elle pciii siininir sans aucune affection arcidcntclle ut èirr, Mmiiiil l'upinimi d. s meilleurs pailiologistcs, la tçraiiiiuisoii d'une inlhuiiiuatioii de los (voyez Ositirt;) ; ainsi une douleur profonde.

constante, se fait sentir dans l'os; celui-ci se gonfle, les parties molles s'engorgent, la tuméfaction augmente, la peau devient rouge, douloureuse; bientôt if y a de la iUictuation, l'abcès est ouvert de lui-même ou par le chirurgien ; il s'en écoule un pus sanieux, gris noirâtre, mêlé de quelques particules osseuses ; il s'y établit des ulcères fistuleux : une sonde portée dans ces abcès rencoutre au fond une surface dure, rugueuse, inégale ; c'.est ■ l'os carié. Quelquefois ces phénomènes se passent profondément ; dans le corps des vertèbres, par exemple, le pus alors chemine dans les tissus et vient former dans une partie éloignée un abcès dit abcès par congestion (voyez Abciîs). Dans tous les cas, la substance osseuse a changé d'aspect, le périoste est devenu fongueux, le tissu de l'os s'est ramolli, il est devenu friable, poreux, vermoulu, il laisse écouler un pus sanieux, gris sale, etc. Le traitement consiste à ou\rir largement l'abcès; lorsque l'inflammation combattue a cédé, on a rccouis aux bains, aux douches, aux irrigations d'eaux alcalines, sulfureuses, iodurées, ferrugineuses, aux pansements avec la térébenthine, la myrrhe; puis à la cautérisation avec le cautère actuel (voyez CAtxÉRE) ; enfin à la résection de la partie malade ou à l'amputation, connnc dernière ressource. A tout cela on joindra un traitement interne et un régime de vie approprié à la nature de la cause diathésique de la carie. F — y.

Carie iies dents. — Voyez Dents.

Carie des arbres (,\rboriculture). — Altération de la substance ligneuse des arbres avec ramollissement ; elle reconnaît souvent pour cause l'existence d'ulcères (voyez ce mot) qui restent longtemps abandonnés à eux-mêmes. Le corps ligneux mis à nu, restant exposé à l'influence de l'air qui le décarbonisc et à celle de l'humidité des pluies, finit par se corrompre. Si la maladie fait des progrès, il se décompose tout entier de proche en proche ; de sorte qi,i'au bout de quelques années, l'arbre devient entièrement creux, et si l'on veut essayer de prolonger son existence, on doit aviser au moyen d'empêcher l'action de l'air et de l'humidité sur les parois de la cavité qui s'est produite : pour cela il faut la combler jusqu'à l'orifice, avec du mortier ordinaire composé de chaux et de sable, fermer complètement l'ouverture avec l'onguent de Forsyth dont voici la formule : Bouse de vache, 500 gr. ; plâtre, 250 gr.; cendres de bois, 360 gr. ; sable siliceux , 30 gr. Criblez exactement ces trois dernières substances et ajoutez-y la bouse de yache de manière à en former une pâte. Avant d'appliquer cet onguent, il faudra enlever avec soin les parties d'écorce et de bois desséchées, de manière que les bords de la plaie mis à vil' puissent développer des bourrelets (voyez ce mol), qui devront fermer l'ouverture.

CARILLOi\ (Botanique). — Nom spécifique de la Campanule carillon, Campanula nifrfiHW, vulgairement Violette Marine (voyez Campanule).

CARILLON ÉLECTRIQUE (Physique). — Petit instrument de physique servant à annoncer la présence de l'électricité. Il se compose de trois timbres suspendus à une tige de cuivre horizontale, les deux timbres 0 et D des deux extrémités par deux petites chaînes métalliques, le timbre B du milieu par un cordon de soie. Ce dernier timbre communique avec le sol par une chaîne peudue en sou centre. Enfin, entre les timbres se trouvent deux petites balles de cuivre suspendues par des cordons de soie. Lorsque la tige de cuivre est mise en communication avec un corps électrisé, les deux timbres O et D s'électrisent ; ils attirent les pendules (|ui, venant en contact avec eux, les font vibrer. Après leur contact , ces pendules sont repoussés et viennent frapper le timbre central sur lequel ils se déchargent de leur électricité, et la même oscillation recommence. Cet appareil est employé dans 1( s observatoires consacrés à r. tiid'- di- I' Il I II h ; r :iiiihis|iin:.rique; on l(^ suspend â l'e\in'iiiil' inlnK uiv ,], l,i ■i^-,. do fer destinée â constater l'exi-siciice elles \,uiaiiuiis de celte .•Ir.li-iril,-.

CU'.IWIRU (Zoologie). — Genre de iluUusques cas- /(■■/■(;/ji«/r,'\, de l'ordre des Hétéropodes, dans lequi 1 lanimal est recouvert jiar une coquille menue, synu'tri-

CAR

CAR

qne, conique, à pointe recourbée en arritre; elle est fort mince et transparente ; très-rare dans les collections, en raison de sa fragilité. La C. vitrée. Argonaute viirée{C. vilrea, Lmx), est extrêmement mince, translucide, d'un blanc laiteux, légèrement nacrée; longue de 0°',08, elle n'a encore été rapportée que des mers de l'archipel indien. Elle est très-rare. On n'en connaît que trois ou quatre individus dans les collections, dont un superbe au Muséum d'histoire naturelle de Paris. La C. cymbium est une espèce de la Méditerranée. La C. fragilis est de la mer des Indes (voy. Hétéropodes)..

CARLIN (Zoologie). — Variété de chien fort à la mode vers la fin du siècle dernier et au commencement de celui-ci. C'était une espèce de petit doguin au nez écrasé et court; son masque noir comme celui d'.\rlequin lui avait fait donner ce nom, h cause de l'acteur Carlin qui, dans ce rôle ainsi que dans beaucoup d'autres, a fait les délices de Paris, à la Comédie-Italienne, pendant plus de quarante ans, jusqu'à sa mort, en 1783. Ces chiens ne sont remarquables ni par leur intelligence, ni par leur odorat; c'est une variété qui n'existe presque plus (voyez CHiE>i).

CAPiLI.\Ë (Botanique), t'oc/i»'!, Tourn. Selo'n Olivier de Serres, ce nom viendrait de Charlemagne, parce que l'armée de cet empereur fut guérie de la peste par cette plante; selon Linné, il s'appliquerait à Charles-Quint dont l'armée, atteinte de la poste en Barbarie, éprouva du soulagement par le secours de cette plante. — Genre <îo plantes de la famille des Composées, tribu des Cinare'es, sous-tribu des Car/ine'cs. Caractères : involucre à folioles intérieures rayonnantes, colorées, scai'ieuses, beaucoup plus longues que les fleurons; aigrette à soies réunies par 3-5 à la base. Les carlines sont des herbes garnies d'épines dures. La C. commune(C. vulgaris^ Lin.) est une plante indigène, très-abondante dans les lieux arides. Elle est haute de 0"",50 environ. Ses tiges sont pubescentes, sèches, et restent longtemps droites après que la vie a cessé. Les capitules de cette espèce sont jaunâtres. La C. ù feuilles (l'acanthe(C. acantltifolia. Ail.) est une herbe vivacc, qu'on appelle vulgairement Chardousse dans la France méridionale, où elle croît. Elle est dépourvue de tige ; de là, le nom spécifique de Acaulis, que Lamarck lui a donné. La C. à liges courtes {C. subacaulis,dc Cand.) a la tige presque nulle et les capitiles pourprés comme ceux de la précédente. La C. à feuilles de saule (C. salicifolia, Less.) est originaire de Madère ; elle se distingue par son involucre bordé de bractées foliacées et étalées, plus longues que les écailles de cet involucre. On mauge quelquefois les réceptacles de ces trois dernières espèces. G — s.

CARLSBAD ou K.\r.LSBAD (Médecine, Eaux minérales). — Petite ville de Bohême, à 100 kilomètres N.-O. de Prague. Il y a plusieurs sources d'eaux sulfatées sodiqucs, thermales, d'une températun; de 50° à 80» cent. Elles contiennent de l'acide carbonique , du sulfate de soude, du carbonate de soude, du chlorure de sodium, des carbonates de chaux et de magnésie, de la silice, dos carbonates de: fer, de manganès(!, de strontiane, du fiuatc de chaux, quelques autres sels, puis des traces d'iode, de brome, d'arsenic, d'acide borique. Ces eaux sont laxativcs, fondantes et résnlntiyes ; elles conviennent dans les maladies du foie, de la rate, du mésentère ; dans la grovelle, les calculs biliaii'es, etc.

CAItMA.\ri.\E (liiilani<pie), Jusiicia, du nom de Justi, amateur de botanique, Écossais, auquel Houston a dédié cette plante. — Genre de la famille des Acaiithacéfs, formé d'abord par Linné, mais assez mal défini ; il avait reçu successivement un assez grand nombre do plantes monopétales labiées, à 'i étamiiic-f, etc., loi-squc iVees d'Escnbfick, dans sa Hevue des t< iinlh'n r,'s\ \r resserra dans des limites beaucoup plu^ l'imn., , .n éialilissant un grand nombre de genres nuuM;uu\. Aujourd'hui le nombre des espèces très-réduit constitue un genre à c.llice quinquépartiie; corolle bilabiéc en entonnoir à tube allongé, 2 étamincs insérées à la gorge de la corolle, anthères saillantes, ovaire à '2 loges, style simple; ce sont des plantes en arbrisseaux, do l'Asie tropicale, à feuilles opposées, les fleurs disposées on épis terminaux, accompa«néC9 do bractées herbacées, larges, et de petites bractéoius subnlée». Quelques-unes sont' cultivée» dans nos jardins comme plantes d'ornement ; ainsi la C. osier {J. cofjcinea, Cav. ; J. anisncinillius. Nées), à corolle écarlato; du Mexique. La C. nlhuloilit. vulgairement Noi/er des Indes {J. udlmtoiln, Lin.), corolle grande, paie, marquée do lignes purpurines : fruit lançant ses graines nu dehors avec violence. De Ceylau.

CARMIN (Chimie industrielle). — Matière colorante, d'un rouge éclatant, que l'on prépare avec la cochenille. Cette couleur, précieuse pour le peintre et le coloriste, parait avoir été découverte, par hasird, à Pise, par un moine franciscain. Les principes sur lesquels repose sa préparation sont aussi peu connus que sa composition ; aussi, quoiqu'elle ait été formulée dans plusieurs recettes, aucune d'elles ne suffit pour assurer la réussite de ce travail délicat. Dans la fabrication du carmin, comme, du reste, dans celle de presque toutes les couleurs,' le succès dépend beaucoup de certains détails qu'on ne peut transmettre par écrit, et qu'on n'apprend à connaître que par une longue expérience.

On trouve dans le commerce trois espèces de carmin qui ont des valeurs très-différentes. Les dernières qualités sont souvent falsifiées par du vermillon (sulfure de mercure) ou de la laque carminée (combinaison de carmin avec l'alumine). Dans le premier cas, la nuance n'a pas le même éclat ; dans le second, elle est plus pâle. On ])eut d'ailleurs aisément reconnaître la fraude en faisant digérer le carmin dans de l'ammoniaque caustique. Le carmin pur est dissous ; le vermillon et la laque carminée restent comme résidu.

Carmin ordinaire. — On prend :

Cocheuille eu poudre Carbonate de potasse

Alun pulvérise

Colle de poisson

1000 gr.

On fait bouillir modérément la cochenille avec le carbonate de potasse dans une chaudière en cuivre contenant 20 litres d'eau. Au bout de quelques minutes d'ébullition, on enlève la chaudière et on la place sur une table en l'inclinant de manière à pouvoir transvaser commodément la liqueur. On y jette l'alun pulvérisé et on remue le tout avec précaution. La liqueur d'un rouge cerise foncé devient d'un rouge vif de carmin. .Au bout d'un quart d'heure, la cochenille s'est complètement déposée au fond du vase et la liqueur est tout aussi claire que si elle avait été filtrée. On la décante alors dans une autre chaudière, que l'on met sur le feu après y avoir versé de la colle de poisson, préalablement dissoute dans une grande quantité d'eau et filtrée. Au moment de l'ébullition, le carmin monte à la surface sous la forme d'un coagulum. On retire alors la chaudière; on en agite le contenu avec une spatule, puis on laisse déposer pendant quinze à vingt minutes; on décante, on fait égoutter le carmin sur un filtre en toile fine; on le lave et on le fait sécher à l'ombre. L'eau d'où s'est précipité le carmin est encore fortement colorée en rouge. On la fait servir à la préparation des laques carminées. Le carbonate de potasse peut être remplacé par du carbonate de soude ou de la crème de tartre, la colle de poisson par du blanc d'œuf.

Carmin superflu de M'^' Cenette, à Amsterdam. — On f;iit bouillir six seaux d'eau de source, on y ajoute 1 kil. de cochenille de première qualité, réduite en poudre; après deux heures d'ébullition, on verse 95 grammes de nitre ralliné, et quelqu(!s minutes après, 125grammes de sel d'oseille (bioxalate de potasse). On laisse encore bouillir pendant dix minutes, puis on retire la chaudièn; du feu et on laisse reposer quatre heures. La cochenille épuisée se dépose au fond et on transvase, à l'aide d'un siphon, la liqueur claire qui surnage dans des vases plats, en porcelaine, où on la laisse déposer pendant trois semaines. Au bout de ce temps, il s'est formé à sa surface une pellicule de moisissure qu'on enlève avec une petite éponge, puis on fait écoidcr l'eau au moyen d'un siplitm. i,u couche de carmin qui recouvre le fond (1rs vasrs l'st eusuili,' desséchée à l'ombre; elle est d'une beauté r ar(|ii:ihli> i<i son éclat

est si vif qu'il fatigue la vue. hv .;iiMiiri "rdinaii'o peut être beaucoup amélioré, en Ir lu .m du ■ in- à une douce chaleur dans de rammonia-inr iiiu-niine qui le dissout, filtrant pour séparer les uialières étrangères, puis précipitant le carmin en ajoutant de l'alcool et sursaturant l'alcali par de l'acide acétique, lavant le carmin précipité par d« l'alcool étendu d'eau et lo séchant à l'ombre.

Lo carmin est la plus belle des coulour.s rouges. Son éclat et sa fraîcheur le foiil n. henluT dans la pi'inlurft on miniature, dans la faln-i. .iIumi \\r- ir-ur^ uriiiiridles. Le^ cnniiseui's et les pli;uin;iihns 'm srrvmt i'';;nlenient pour colorer cortaijuis de hur- pri|>arali(>ns. Tantôt on lo mélange simpleincut avec les substances à eu-

CAR

lorcr, tiintùt on le dissout dans de l'ammoniaiiuo en excùs, et. on laisse évaporer l'excès d'alcali. La dissolutiiiii est lionne îi employer quand elle a perdu son odeur alcalinr. M. D.

CAKMI.NATIF (Matirre nii'dicalo\du latin canninnre, carder, neitoyi'i-. — On duiine ce nom à des médicaments «iiii mit la propri''t.o de chasser au dehors les gaz contenus dans le canal intestinal : ils appartiennent fila classe des excitants aromatiques ; les espèces dites carminutioes occupent le premier rang; ce sont les fruits d'anis, de carvi, de coriandre, de fenouil. Viennent ensuite la camomille, la cannelle, la menthe, la mélisse, la sauge, et la plupart des Labiées et des Ombellifères (voyez ces mots).

CARMLNE. — Matière colorante rouge contenue dans la cochenille du nopal {cocctts cacti), insecte hémiptère qui vit sur les cactus et qui est originaire du Mexique. La cochenille se trouve dans le commerce sous la forme de petits grains arrondis, sur lesquels il est encore possible de reconnaître la structure annelée de l'animal. Pour en extraire la carminé, on débarrasse d'abord la cochenille de la matière grasse qu'elle contient par des lavages à l'éther qui ne dissout point la carminé. Il n'y a plus alors qu'à traiter le résidu par l'alcool bouillant et à laisser refroidir la liqueur alcoolique ; la carminé se dépose en grains, rouges cristallins. On emploie rarement dans les arts la matière colorante de la cochenille à l'état de pureté sous la forme de carminé. Généralement on se sert du carmin ou de la laque carminée (voyez Carmin). — La carminé a été découverte par Pelletier et Caventou, en 18IS.

CARNASSIERS (Zoologie), du génitif latin carni<:. chair; animaux qui se nourrissent de chair. — On a donné ce nom à un groupe considérable de Mammifères dont les limites n'ont pas été déterminéesd'une manière bien précise par les naturalistes. Linné les a divisés en dix genres dénommés ainsi : Fhoca, Canis, Felis, Viverra, Mustela, Ursus, Didclphis, Talpa, Sorex, Erinaceus.

Pour Cuvier, les carnassiers forment le troisième ordre des mammifère;.

C'est une réunion variée de quadrupèdes onguiculés, à trois sortes de dents et sans pouce opposable à leur pied de devant. Ils vivent de matières animales d'autant plus exclusivement que les mâclielières sont plus tranchantes. L'articulation de la mâchoire inférieure est serrée comme un gond, et ne lui permet pas de mouvement horizontal ; elle ne peut que se fermer et 8'ouvrir. Le sens qui domine chez Fij.

eux est celui de l'odorat. Leurs intestins sont peu développés, à cause de la nature de leurs aliments et pour éviter la putréfaction, par le séjour dans un canal prolongé. La variété de leurs formes, les détails de leur organisation entraînent des différences dans leurs habitudes, ce qui a obligé d'en former plusieurs familles. Cuvier en établit trois : 1» les Chéiroptères; 2° les Insectivores; 3" les Carnivores. Dans la dernière édition du Régne animal, il en a retiré les Marsupiaux, qui avaient d'abord formé une quatrième famille, et dont il a fait depuis le quatrième ordre des Mammifères. Quelques zoologistes, à la tête desquels J. Geoffroy Saiut-Uilaire, ont cru devoir réduire l'ordre des Carnassiers aux seules familles des Insectivores et des Carnivores. Enfin, M. MilneEdwards et la plupart des zoologistes modernes ont constitué en ordres les trois familles de Carnassiers de Cuvier, de sorte que le mot de Carnassiers aurait disparu de la science, si quelques naturalistes ne désignaient pas très-souvent sous ce nom l'ordre des Carnivores (voyez ce mot).

CtaNAssiERS (Zoologie), Carnivora, Cuv. — Grande famille d'Insecles qui forme dans le Rcqne animal la prc-

CAR

a formé deu\ familles, les Carahiques et les Hi/drocan- Ihares Ivoypz ces mots). Au. F.

CARMEAUX. — Conduits par lesquels s'échappent la fumée ou les produits de la combustion dans lis /hi/ers des machines à vapeur. Les carneauxsnnt m ni;M nnnerie (briques) dans les chaudières à foyers .Mn i,-ni^ ; il^sont au contraire, en métal (tôle) dans les cli.iiiilinvs m loyers intérieures (voyez CHAumÉaE). Leur section est génélalement égale au quart de la surface de la grille sur laquelle repose le combustible (voyez Combdstion).

CARNIFICATION (Médecine), du latin caro, chair, et fio, je deviens. — Transformation de certains tissus, de certains organes, en une substance rougcâtre, d'apparence, de forme et de consistance charnues. J.-L. Petit est le premier qui ait donné le nom de carnification :Y certains ramollissements des os; ce nom, d'abord adopté par la plujiart des pathnlogisles, a été remplacé par celui ù'ostéii-sdi-n'iiiir, plus connu aujourd'hui (voyez Cancer, OstiUi-Sarco.me . Le tissu pulmonaire peut aussi, dans certaines iiinammations, iirendre une apparence de carnificalion, plus connue cependant sous le nom à'hépatisafion (voyez ce mot).

CARNIVORES (Zoologie), Carnivora. — Troisième famille de l'ordre des Carnassiers de Cuvier, qui constitue aujourd'hui un ordre; leur nom vient du latin caro, chair, et vorare, dévorer; ce sont, en effet, les plus essentiellement carnassiers de tous les Mammifères. « C'est dans cette famille, dit Cuvier, que l'appétit sanguinaire se joint à la force nécessaire pour y subvenir, u Ils sont d'autant plus carnivores que leurs dents sont plus tranchantes, et la natuie de leur régime peut presque se calculer d'après l'étendue de la surface tuberculeuse de leurs dents, comparée à la partie tranchante ; ainsi, les ours qui peuvent se nourrir de végétaux ont

mièrn des Coléoptères peutamères. Ils i chaque niAchoire, ou six en tout ; les

;,t,|..„x|,ni|

si ■■■■Mine ■ pièce t aussi

pli':;; les mâchoires termini'>'s \\.

écaill' u •■ in mille ou crochue. Leurs larvi très i.Mi.i h M s. Les insectes de rette l'aïuille snut /(■/■- »vs//., 1,11 lu/iinliijnes. Les terrestres comjiremii'nt deux tribus, 1rs Cil initelètes et les Caraliiqurs, siilidivisés en nonihiinix gi'iircs et sous-genrcs. Les aiiiiutiqiies ne forment qu'une tribu, celle des Ihjilronnit laves ou des A'oqeurs, divisée en deux genres et plusieurs sous-genrcs. Dnjcan, qui n'a pas conservé le nom de Carnassiers, en

presque toutes leurs dents tuberculeuses. Les dilTérents genres qui composent cette famille ont été établis d'après les différences des dents divisées en carnassières, fausses molaires et tuberculeuses. La considération du pied de derrière a fourni aussi des caractères qui ont permis de former d'abord deux tribus : 1" Les Planlir/rades qui appuient sur la terre la plante entière du pied, lorsqu'ils marchent ou qu'ils se tiennent debout, divisés en huit genres : les 0/«-«, les Ratons, les Panda, les llenturongs, les Coatis, le Kinkajous ou Potlo, les Blaireaux, les Gloutons. 2» Les Digitigrades qui marchent sur le bout des doigts en relevant le tarse; on les a séparés en trois subdivisions : dans la première se trouvent les carnivores qui n'ont qu'une«dent tuberculeuse en arrière de la carnassière d'en haut ; on les a nommés i'enniformes, à cause de la longueur de leur corps; ils forment le genre des Martes, divisé en quatre sous-genres, les Putois, les Maries propres, les Mouffettes et les Loutres. Dans la dimxièmc subdivision, il y a deux dents tuberculeuses, jilates di'rrière la carnassière supérieure; on y trouve le genre des Chiens avec le sous-genre Renard, et le genre de» (Minettes divisé en sous-genres, des Civettes propres, des Genetles, du Parado.r.ure, des Manr/oHï/f v.des Snricates et des Mangues. Dans la troisième snhdivision, nu trouve des digitigrades ([ui n'ont point de peliies dents du (ont derrière la grosso molaire d'en bas; ''II'' ninlii'nt les aniniaux les plus cruels et les plus cnntii . I 1 li ■ Il liasse. Il y en a deux genres, les Hgènes et I' ( ' '"/. 4311). Les Amphibies , qui formaient

une iK'iii iiH' niliu dans le Règne animal, forment aujourdlmi un petit ordre i part (voyez Amphibie). Ad.F. CARNOSITÉ (Médecine) , du génitif latj- carnis.

CAR

CAR

chair. — On a donné ce nom à certaines végétations charnues qu'on rencontre quelquefois dans le canal do l'urètre (voyez Végétations).

CARONCULE (Médecine), diminutif du latin caro, cliair ; petite chair. — La caroncule Incrymale est un petit groupe de follicules, occupant l'angle interne des paupières. Recouverte d'un repli de la conjonctive, elle présente plusieurs pertuis et plusieurs petits poils qui deviennent souvent causes d'oplithalniie. Il arrive quelquefois, en effet, qu'en s'inclinant vers la conjonctive, les petits poils dont nous vei^-ius de parler, et qu'on n'aperçoit qu'avec peine, donnent lieu à des ophthalmies. Dans ce cas, en s'aidanl d' «ne loupe, il faut les arracher avec une pince fine.

La caroncule lacrymale a été souvent le siège d'une dégénérescence cancéreuse (voyez Cancer).

CAHONctiLE (Botanique). — On nomme ainsi des renflements pulpeux ou coriaces qui sont produits par un développement particulier du tissu à la surface de certaines graines. Au-dessus du hile des graines de plusieurs légumineuses, telles que le haricot, existe nne caroncule sèche et dure en forme de cœur. Dans les graines de la chélidoine, cette caroncule se présente sous la forme d'une crête blanche et succulente. On regarde la caroncule comme une sorte diarilte (voyez ce mot).

CAROTIDES (Anatomie), du grec Icaros, sommeil lourd ; les anciens avaient pensé que les artères auxquelles ils avaient donné ce nom étaient cause de l'assoupissement. — On appelle carotides primitives deux artères, l'une à droite et l'autre à gauche, qui portent le sang aux différentes parties de la tète; celle de droite qui uait d'un tronc qui lui est commun avec la sous-clavière du même côté, nommé tronc innominé on brachio-ccphaliqiie {voyez ce mot), et qui se détache de l'aorte; celle de gauche naît directement de l'aorte; elles montent le long des parties latérales et antérieures du cou, laissant entre elles un espace rempli par la trachée-artère et l'œsophage en bas, le larynx et le pharynx en haut ; arrivées au niveau du cartilage thyroïde, sans avoir donné aucune branche dans leur trajet, chacune d'elles se divise en deux branches connues sous les noms de C. externe et de {'. interne. La première {faciale, Cliauss.) est presque entièrement destinée à la face; elle monte de son point de bifurcation jusqu'au niveau du col du condyle delà mâchoire inférieure, et se divise on temporale et maxillaire interne, qui envoient des branches à toute la face et aux parties extérieures du crâne. La C. interne monte vers la base du crâne dans lequel elle pénètre par le canal carotidien ; elle fournit l'artère ophtkalmtque et se divise bientôt en cére'Ijrale antérieure, cérébrale mni/enne «t cinnmnniquante postérieure. Elle est plus particulièrement destméc aux piirties antérieure et moyenne du cerveau, à l'œil et à ses dépendances. F. — N.

CAROTTE (Rotaniquc), de car, rouge, en celtique, à cause de la couleur de la racine. Nom vulgaire du genre iJancus, Tourn. — Genre de jjlantes de la famille des Oi/iOellifèreSy type de la tribu des Daticinén. Caractères : pétales extérieurs des rayons profondément bifides ; carpelles à 5 côtes primaires liliformes et à 4 côtes secondaires découpées presque jusqu'à la base eu longues soies disposées sur un seul rang. On en connaît une quinzaine d'espèces, dont la C. cotninunc {Ifaucus carotta. Lin.; IJ. vulrjaris, Neck.) (/?y. '(31) est la seule importante. Elle est connue de toute antiquité comme plante alimentaire. La C. i/cs jardin-; dont on obtient des racines grosses et à saveur douce et sucrée, est regardée gsnéralcnient comme ay:iiit, (imir Ij |pr l;i C. Mnim/c que l'on rencontre souvent il n h h' ii\ amli s ( i lii.nvux et dont la racine, peiii' ' i iluiv, .i Mimint lauilliée. Cette espèce est une iilaulr lJl^auNUl■ile à lige bispido élevée environ de I mètre. On cultive plusieurs variétés de la carotte commune. Les principales sont : la roi/ç/e longue, la rouije julle de Flandre, la roui/e courte lidiivc, dont les racines , boimcs à récoller à la fin de mars, sont tendres et douces, mais de peu de saveur; la jaune lonr/ue ou lïAchicourt, qui possède des qualités supérieure»; la lAanchc de llreteuil ifiy. 'i'.i'2), qui est très-grosso, en forme de toupie ; la blanctie des Vosges, une des plus estimées pour la grande culture ; la b/anctie à collet vert (fig. 4.'l.t), qui est très-grosse et trè.s-longnc, cylindriquo et dont lo collet s'élève au-dessus du sol. La variété dite violette, envoyée, il y a quelque temps, d'Espagne, est très souvent jaune; son vohnnc est considérable et sa saveur est Irès-sncréc. On jiossède aussi la C, noire de t Inde. La naturu dus terrains influe consi-

dérablement sur les propriétés des carottes. Les cultivateurs recommandent, pour obtenir de bons produits, un sable gras et profond ou une terre franche et douce. En général, la saveur des carottes rouges est plus prononcée que celle des carottes blanches. La variété lubituello-

^'^^Ï!rs<&|A>52

Carotte commune.

ment cultivée par les maraîchers pour l'économie domestique est la rouge courte, à\lc de Hollande; on en obtient des sous-variétés se distinguant par la grosseur. Lorsque cettecarotteest jeune, à moitié formée, elle est très-tendre,délicate, possède une saveur douce et constitue, accommodée à la crème, un mets très- agréable. Les carottes sont une grande ressource pour l'alimentation des bestiaux. En Angleterre, on cultive les rouges pour cet usage; en Flandre, c'est plus souvent la »-owje/j(î/L" à grosse tête. La blanche de Breteuil est très-estimée à cause de sa grosseur et parce qu'elle se conserve longtemps.

M. Vilmorin a obtenu, par la culture de la carotte sauvage, une racine à chair plus serrée, un peu plus ferme, moins aqueuse que celle des variétés anciennes et acquérant un volumcconsidérable Pour la conservation des carottes, jusque vers le mois de mai, le procédé de M. Railly parait Être préférable :\ tous les autres. Il consiste en une fosse munie d'un ventilateur et de cheminées établies de distance en distancée la surface du sol. Les racines sont entassées daiis cette fosse, puis recouvertes do paille Kif. las.-Caroiio Fis. MS.-coroiie et ensuite île terre. Toutes f^;;',';'"' ■" "''- ïjjf;'" ' ""=' les issues sont ouverics il

la ventilaiinn, pnurvii toutefois que le froid n'excède pas 2 ou 3°. Ou rxirait par incision une gonnnc résine trèsodorante de la C. d'Iispagne (D. hispanicus, de Cand.; D. f/iinonifi-r, Lnmk). G — s.

CAROUBIER (Botanique), de l'arabe kharroub. — Genre de plantes appelé Ceratonia, Lin., du grec lieras, corne; allusion faite à la forme de la gousse de ce genre, qui aj)partieiil à la famille des Césulpiniées. Caractères : calice à 5 divisions caduques; corolle nulle; étaniinos distinctes, insérées sou» un disque ' hypogync ; ovaire un peu arqué et porté sur un pédicule; gousse allongée, iiidéliiscentc, coriace, ii sutures épaisses, marquées de deux sillons. Le C. « siliqucs (C. siligiia. Lin.) est un urbre de b ou U niètrus. Su» feuilles sont pcrsis-

CAR

CAR

tantes, couiposées de G i 10 folioles coriaces obtuses. Son calice est rougeàtre. Le fruit de cette espèce est pendant, brun et renferme i;ne pulpe de couleur souvent très-foncée, entourant des graines dures et luisantes. Le caroubier croît spontanément sur les rochers des côtes de Pro-

Flg. I3i. — Caroubier. Fig. 436. — Fruil du caroubier.

(Alcarobadus Espagnols;.

vence, d'Italie, d'Espagne. Il est surtout abondant en Algérie, où son fruit, qui est comestible, était déjà l'objet d'un commerce important au moyen âge dans le poi't de Bougie. Les anciens ont connu cette espèce. ïliéophraste, Pline et Dioscoride la signalent, mais sans apprécier les qualités de son fruit. La pulpe des caroubes est douce et sucrée. Dans diflérents endroits de la Turquie, de la Syrie et de l'Egypte , elle sert de nourriture aux enfants et aux pauvres ; mais habituellement, dans le midi de l'Europe, les caroubes sont données aux animaux. Elles ont l'inconvénient d'avoir des propriétés laxatives assez prononcées. Les musulmans les emploient souvent avec la racine de réglisse dans la préparation de certains sorbets. Les Maures de Barbarie en font simplement une décoction qui leur sert de boisson rafraîchissante. Les confitures de t^amarin et do myrobolan sont préparées, en Egypte, avec le principe sucré qu'on extrait des caroubes. Dans la médecine orientale, la pulpe de ces fruits est recommandée comme bécliique et ordonnée contre les toux convulsives. Les feuilles et l'écorce du caroubier sont quelquefois employées, pour tanner les cuirs ; quant au bois de cet arbre, connu dans les arts sous le nom de carouge^ il possède des qualités importantes qui le font servir dans la menuiserie et même la marqueterie. 11 acquiert en vieillissant une prande dureté qui l'a fait passer pour incorruptible. Mallicureusement, il est très-sujet i se carier. Son aubier est blanchâtre, épais et tendre. G — s.

CAROUGE (Zoologie), Oriotus, Lath. ; Peiu/iiliniis, Vieil. ; Xanlhoruus, Briss., Cuv., du grec xanthoa, jaune, nrnix, oiseau. — Sous-genre d'Oi.irim.r p(is.ii>rriiux , du genre des r/;M/V/?/r.- de Cuvior; très-voisins des Troupiales, diiin ils 11, ■ ilillV r.'iit ([ue par leur bec qui est tout à fait droit, lamli , (|i,il rst arqué diin; les Troupiales. On ne li's tr-uuvr qu'en Amérique, où la plupart vivent par paires; ilsaiiMi;nt Ic's taillis, les endroits fourrés etnefréquenleiit \>:\< les plaines ; ils se nourrissent d'insectes et de baies, lin •.'.'■neral, ils construisent des nids remarquables par leur firmi^ et par la manière dont ils sont suspendus le plus souvent h l'extrémité des branches, et lissés plus ou moins ingénieusement, suivant les espèces. Du reste, ils ont le bec conique, droit, gros à la base, aiguisé en pointe; leurs pieds sont conformés comme ceux des oiseaux perchcurs, avec des ongles épais, courts, très-arr quésot peu iiropres îi la marche. Le C. Imnana {Ono/ut hiiniiiKt. I.iilb.) a om.is de longueur, la tète, le cou et la poitrine d'un brun rougeàtre ; on le trouve i la Marti-

nique. La femelle fait, avec de petites fibres de feuilles entrelacées, un nid qui a la forme du quart d'un globe creux ; elle le suspend au-dessous d'une feuille de bananier qui lui sert d'abri. Le C.à >/n/ pciif/aiil {Pfnilii/inns tiidipendulus, Vieil.; Orio/us! ni//ipi'>:'/iiliis,hnth., Gm.) est une espèce très-voisine du pi-écédent, de la même taille ef des mêmes formes; plumage brun rougeàtre; la poiirine, l'abdomen et les côtés du cou d'une teinte ferrugineuse; une ligne noire dans le milieu. La femelle place aux branches des plus grands arbres son nid qui a la forme d'un petit sac, et qu'elle suspend au moyen d'un fil à l'extrémité des rameaux. Cette espèce a un chant agréable. De la Jamaïque.

C*noiir.E (Botanique). — Synonyme de Cat-ouhier.

CARPE (Zoologie), Cijprimis, Cuv. — Ce mot, employé par Pline, est formé primitivement du grec /mprinos, qu'on trouve dans Aristote. La carpe est un des poissons alimentaires les plus connus; sa chair est assez délicate quand l'animal a vécu dans des eaux courantes; dans les eaux bourbeuses, il conti'acte un goût de vase. La carpe constitue un sous - genre du grand genre des Ci/pi-ins, appartenant aux Poissom malampfénjr/tens nbdominaux. famille des Cyprinoïdes {Hèr/nc animal). Ce poisson .se distingue par la bouciie' petite ; mâchoires faibles, sans dents ; trois rayons aplatis à la membrane branchiale, le pharynx garni de grosses dents; une seule dorsale longue, ayant, ainsi que l'anale, une épine plus ou moins forte pour deuxième rayon. Toutes les espèces de carpes sont des poissons d'eau douce, vivant de la"ryes d'insectes, de vers, et souvent d'herbages, de graines et même de limon. On a divisé le sous-genre des carpes en deux sections : 1° Celles qui ont des barbillons aux angles de la mâchoire supérieure. Parmi elles on distingue la C. vulgaire [Cyprinus carpio, Lin.) (/i;/. 437K poisson connu de tout le monde, d'un vert olivâtre, jaunâtre en dessous, dont les épines dorsales et anales sont fortes et dentelées, les barbillons coin-ts, les dents pharyngiennes plates et striées à la couronne. Originaire des contrées tempérées et méridionales de l'Europe, elle s'est répandue, par l'industrie des hommes, dans les pays du Nord. Ainsi, ce n'est qu'en 1514 qu'un nommé Pierre Maschal l'apporta en Angleterre; plus tard, en

Fig. 437. - Carf c vulgaire.

15G0, Pierre Oxe commença à en peupler les eaux du Danemark, sous Frédéric II. Les Suédois et les Hollandais ne la possédèrent que plusieurs années après; mais ces climats ne paraissent pas lui convenir, car plus on s'approche 'du nord , plus sa grosseur diminue. C'est dans les eaux tranquilles des parties tempérées et méridionales qu'elles se plaisent le plus. Elles acquièrent alors des dimensions moyennes de 0'°,.')0 à 1 mètre et plus; ainsi, Pallas assure que dans le Volga elles atteignent souvent jusqu'à l'",CO, et tout le monde connaît l'histoire de celle qui , au rapport de Block , fut prise en nil, près do Francfort-sur-l'Oder, à Bischolshausen, qui pesait :i.'i kil. et mesurait 3 mètres de longueur. Quoique leur croissance soit assez rapide, leur longévité est cependant extrême; Buffon en a vu dans les fossés de Pont-Charirain (jui avaient cent cinquante ans; et il y en avait â Chantilly et ;\ Fontainebleau auxquelles on donnait près d'un siècle. Pendant l'hiver, les car|ies s'enroneeiit dans la vase et passent ainsi plusieurs mois sans |ireii rr .liiliiiienis. Mais, dans la saison chaude, elles ili \ iriiiieiii vei.e-is et uiangeiitavec gloutonnerie. Leur firniiiliii' est e\irrinc, ct 011 a trouvé dans le corps d'une carpe de à kil. jusqu'à sept cent mille œufs ; il est vrai qu'une grande partie de ces œufs et des petits qui en nai.ssent deviennent la proie d'autres poissons, mais il en survit encore assez pour que, dans les viviei-s, on soit obligé quelquefois d'en arrêter la multiplicalion en Ifur adjoignant des brochets, des perches, des truites, etc. La-ftemp des carpes {C. rex cyprinorum 111.) et la ('. à cuir (C. niidus, Bl.) sont des espèces qu'on trouve en Allemagne. Cette dernière se pêche quelquefois en Lor-

CAR

CAR

raine. 2" La dcuxicniic section des carpes comprend celles qui manquent de barbillons. Ainsi on trouve en Europe : Le Carreau ou Carnssin (C carassius, Lin.), à tète petite, caudale coupée carrément. Très-comnuine dans le Nord. La Gihéle [C. gibeiio, Gm.) à caudale coupée on croissant. Assez commune autour de Paris. La Dorade de la Chine (C. ouratai. Lin.) est une espèce injportée chez nous, et qui s'est fort multipliée à cause de l'éclat et de la variété de ses couleurs qui font l'ornement de nos bassins : elle acquiert souvent un beau rouge doré. Il y en a aussi d'argentées (voyez Piscicilture. VrviEr,).

G.iBPE (Anatomie)". — On appelle ainsi cette portion de U-i main clicz l'homme, par exemple, qui succède à l'avantbras et constitue ce qu'on appelle vulgairement le poignet; il est formé de deux rangées de petits os unis trèsintimemenl entre eux, légèrement mobiles les uns par rapport aux autres, et qui donnent la plus grande variété aux mouvements de la main sur l'avant-bras. On compte huit os du carpe, quatre pour la rangée supériem-e; ce sont le pisifurme, le cunéiforme ou pyramidal, le semi-limaire et le scaphoîde; la rangée inférieure se compose de V unei forme ou os crochu, du grand os, du trnfjèze et du irapézoïde. Sur cette dernière rangée viennent s'articuler les cinq os du nie'tacarpe.

CARPELLK (Botanique), du grec karpos, fruit. — Le carpelle est une feuille repliée sur elle-même suivant sa nervure médiane, pour constituer le pistil d'une fleur-; voici la théorie qu'en donnent les botanistes : lorsque la feuille rarpellaire se replie sur elle-même, sa face inférieure est en deliors, la supérieure en dedans; dans ce

mouvement, la feuille se réfléchit donc vers l'axe qui lui a donné naissance, en rapprochant de cet axe les deux bords de la feuille, jusqu'.^ ce qu'ils viennent .se souder pour fermer ainsi la cavité ou loge du carpelle (fir/. 'iSH). Vovnire est donc formé par le limbe de la feuille carpellairc; le style est un prolongement de la nervure médiane, et le utigmatn une modidcalion glanduleuse do l'extrémité de n-iir iurvurc Ce mode de formation du carpelle nous y I;mi i nnsid.icr, à part une face correspondant i la mrMiiT nuiiiaiir et qui sera, exle'rieurc ou dorsale, deux (m-fs la léra 1rs correspondant aux côtés du limbe, cl un nngle de soudure qui regarde l'axe de la fleur. La loge que forme la feuille raij)ell:iirc; en se refermant du coté de son axe doit enfermer le bourgeon que la feuille porte normalement à son aisselle ; au lieu d'avorter comme ceux des sépales, des pétales et (los étamincs,

(1) Thi'orio du cnrpclle. — 1, une feuille : a, nervure médiano; l,b. Ijoril». —2, celte feuille se repliant pour former le carpelle. — .), le Carpelle foritic avec celle feuille: b, les ImrdB. — 4, verlicillc pislillairc de trois carpelles libres : a, nervure médiane; h, tiords formant U suture. — Ij, verticille pistillairc de trois carpelles soudêt par les ovaires. — 6, un verticille •inalofçuc, où les trois earpcllea sont soudés par les ovaires, et le» ilylet. — 7, pisiil unique en appanuicc, n sti^'matc trilobé, rétultant do la soudure à peu près eunu>l<''lc de trois carpelles. — 0, coupe, d'un ovaire fornic de liois l.nrpelles soudés entre eux par leurs bords, formant une seule lo|;e n pinccnlalion pariétale. — fl, coupe transversale avec la po>ilion dos ovules: a, suture dorsale; h, suture ventrale. — 1», coupe transversale des trois carpelles île lu lij'ure 4. — il, coupe transversale des trois carpelles de la lli-ure 8. —M, coupe transversale de l'ovaire Iricariiellé delà lijfure 6: placcntation aiile. — t.'t, coupe (l!uu ovaire ii trois lo^es, tlout les cloituns se sont détruites par le devvtuppenienl, et qui préscnteut uuc placentation centrale.

ce bourgeon prend un développement tout spc^cial et devient l'ovule; mais de même que l'on trouve sur certaines plantes plusieurs bourgeons à l'aisselle d'une feuille (le noyer, certains chèvrefeuilles); ainsi, la loge d'un seul carpelle pourra, dans certaines fleurs, renfermer plusieurs ovules. Cli:icun de ces bourgeons ou ovules est uni par des vaisseaux h l'axe de la fleuret au reste de la plante; d'autres, qui descendent du style vers l'ovule, se joignent à eux, et tous ces tissus nourriciers réunis forment sur un point variable de l'intérieur du carpelle une saillie sur laquelle s'insèrent, en quelque sorte, les ovules ou l'ovule unique; c'est ce qu'on nomme le placenta. Celui-ci est situé en général le long des bords de la feuille carpellaire, dans la partie de la loge tournée du côté de l'axe. Dans ce cas, on dit que le carpelle a une placentation axile (oTi.?, axe). Dans les ovaires à plusieurs loges, la placentation peut varier (voyez PLACEi>iT.\l.

CARPHOLOGIE (Médecine), du grec karphologia, action de ramasser des brins de paille. On a donné ce nom à. des mouvements continuels et désordonnés que fait un malade qui semble vouloir ramasser tout ce qui l'entoure et même des corpuscules qu'il croit voir, ramener ses couvertures, chercher à saisir des flocons dans l'air, etc. On remarque souvent la carphologie dans les fièvres typhoïdes graves, et c'est un symptôme d'un trèsmauvais présage.

CARPL\US (Botanique). — Nom latin du genre Charme.

CARPOCAPSA (Zoologie). — Genre à'Insectes lépidoptères noclu ■nés, créé par M. Treitschke aux dépens des genres Teigne et F>/rale : on y trouve entre autres la Pyrale des pommes (voyez ce mot).

CARPOLOGIE (Botanique), de karpos, fruit, logos, description. — On nomme ainsi l'étude du fruit dans son ensemble. Les ouvrages les plus importants sur cette intéressante question d'organisation et de classification du fruit sont : Joseph Gœrtner, De fructihus et .temini/jus plantarum, etc. Stuttgard, 1788r91, ".; vol. in-4. — Giertner fils, S«/)plementum carpologiœ. Leipsick, 1805, 3 volumes. — L. C. Richard, .Analyse du fruit considéré en général. Paris, l.sns, I vol. in-lS.

CARASSIN ou CAniîEAn (Zoologie). — Espèce de poisson du sous-genre Carpe (voyez ce mot).

(liARRÉ (Anatomie). — Plusieurs muscles ont été appelés ainsi à cause de leur forme. Ainsi ; le carré des lèvres, qui a jilutot la forme d'un losange; il est plus coiuui sons le nom d'al/oisseur de la lèvre inférieure (i)ortion du mcntu-lahial, Cliauss.). — Le carré jironaleur, muscle de l'avant-bras qui, avec le rond pronatour, exécute les mouvements de pronation [culiito-railial, Chauss.). — Le carré des lombes (iliorostal, (;h;uiss. ) va de la crête de l'os des iles à la dernière côte qu'il abaisse, lorsqu'il .se contracte. — Le carre' de la ruis.te {ischio-sous-trochantérien, Chauss.) de la tubérosité isrhiati(]ue à la ligne oblique qui desrend des trochanters; il fait tourner le fémur sur son axe et porte le pied en dehors.

CARRli (Arithmétique). — Seconde puissance d'un nombre, c'cst-à-diro produit obtenu en nuillipliant ce nombre par lui-même; ainsi l'2l est le carré de 11, parce que II XII = 121 ; on exprime cela de la manière abrégée suivante ll'= 12L

Le carré d'une somme de deux nombres est égal au carré du premier, plus deux fois le produit du premier par le second, plus le carré du second ; ainsi (,'j'i -h 3;t)« = .M* -^- 2 X &7 X 3.1 + 33», ce qui s'exprime généraletnent en posant : (a -}- 6)' = a* + 2ai + /'■'.

Le carré d'un produit de facteurs est égal au produit des carrés des facteurs ; ainsi (.'i X 7 X 12) = = .S'X ■<* X I2«. Le c;irré d'une fraction s'obtient en élevant au carré chacun de ses termes ; ainsi (^J = -^ ; quand on a affaire i. une fraction proprement dite, le carré est plus petit que la fracticui.

CAniiK ( Géométrie ). — Parallélogramme .lyant ses (fnalrc côtés égaux et ses quatre angles droits. Par suite, le carré appartient ,\ la famille des hisangrs, comme ayant los côtés égaux, et à celle des rectangles, i cause

CAR

CAR

de ses angles. Il en résulte que toutes les propriétés de ■ces deux figures conviennent au carré ; ainsi, les diagonales sont égales (voyez Rectangle), et de plus, perpendiculaires l'une sur l'autre (voyez Losange); en outre, comme dans tout parallélogramme, elles se coupent en

''^Pour'ifvoi? la surface d'un carré, il suffit d'élever au carré le nombre qui mesure son coté, sous la condition que l'on prendra pour unité de surface celle du carre construit sur l'unité de longueur. Ainsi, soit le cote = 7n',6, on aura pour la surface =1,6 X7,C = 57, /famctres carrés, puisque l'unité de longueur était le mètre. Le cîrré ayant des côtés égaux et des angles égaux, est un polygone ré<'ulier. Le point de rencontre des diagonales est le centre du°polygone, c'est-à-dire le centre commun du cercle inscrit ou taiigent intérieurement aux quatre côtés du carré et circonscrit, c'est-à-dire passant par les quatre sommets. En désignant p.ar C le côté du carre, par R le rayon du cercle circonscrit, et par r celui du cercle ins-

crit, on aura R = — -- et ;•:= - ■

CARREAU (Médecine). — C'est le nom sous lequel on désigne vulgairement V atrophie nfhenténque , maladie qui consiste dans la dégénérescence tuberculeuse des glandes du mésentère (voyez ce mot). Elle attaque presque exclusivement les enfants depuis la première enfance jusqu'à huit ou neuf an.s. Les causes principales sont un mauvais allaitement, l'abus d'iuie alimentation substaiilielle, de la bouillie, un lait trop consistant, et en général une nourriture trop abondante. A ces causes prédisjjo- «antes viennent se joindre les causes occasionnelles suivantes : ainsi, l'habitation dans des lieux humides, dans un pays marécageux, dans des quartiers trop resserres; une nourriture trop grossière ou mauvaise, l'abus des farineux, les fruits verts, l'usage des mauvaises boissons, etc. ; le carreau peut être souvent l'effet d un vice scrofuleux dont il n'est alors pour ainsi dire qu'un symptôme ; il peut résulter aussi de la répercussion d'un exanthème (voyez ce mot). Les premiers symptômes de la maladie sont un gonflement plus ou moins douloureux du ventre, perte de l'appétit ou faim dévorante, soif continuelle, malaise après le repas, sommeil agité, selles irrégulières, tantôt dures, tantôt liquides : bientôt le ventre se tuméfie davantage, les glandes mésentériques s'engorgent, deviennent dures, douloureuses au toucher; il y a des vomissements glaireux, une diarrhée continue, l'amaigrissement marche rapidement, il y a delà pâleur, la langue est couverte de saburre, les malades rendent des ahments non digérés, il y a de la fièvre, et quelquefois l'hydropisie ascite survient (voyez Ascite). D'après cette exposition des symptômes de la maladie, on peut y reconnaître deux périodes distinctes, l'une inflammatoire, l'autre de tuberculisation Ivoyez Tiberccle). Le pronostic de la première est moins grave, si 1 on peut éloigner les causes de la maladie ; mais celui de la seconde période est des plus sérieux, et la guérison est très-problématique. Le traitement de la période inflammatoire consiste dans l'emploi des saignées locales, des cataplasmes émollients, di:s bains, d'un régime doux et peu substantiel, le tout sagement dirigé, suivant les forces du malade et l'intensité de la maladie ; bientôt on aura recours à un régime un peu analeptique (voyez ce mot), aux tisanes de saponaire, de houblon, de chicorée, aux b.iins s.ilés, iodurés, sulfureux, au sirop de quinquina, au sirop antiscorbutique ; puis à l'huile de foie de morue, aux ferrugineux; dans le cours du traitement, il sorabon de tempsen temps de donner quelques laxatifs, et même des purgatifs, parmi lesquels la rhubarbe tient le premier rang. Les enfants soumis à ce traitement devront être privés de laitage et de crudité ; le bouillon gras, les viandes rôties et grillées, un peu de vin, peu de légumes, voilà quelles doivent être les bases de leur régime alimentaire. A tout cela il faut joindre la suppression, si cela est possible, des causes d'insalubrité signtilées plus haut; le cliangcment d'air, et surtout l'habitation à la campagne dans un pays sain. 1'" — f»

■CARRÉE (Racine). — Voyez Racines.

CARRELET (Zoologie). — Nom vulgaire de la P/ie franche {l'ieuronectes ij/atessa. Lin.), espèce de Pois.mn du sous-genre P/ie, genre Pleurottectc, appartenant aux Malac'jptérygiena sulilirachii-ns , famille des Pnixso7ts plats. On reconnaît le carrelet à six ou sept tubercules formant une ligne sur le côté droit de la tète, entre les yeux, et aux taches aurore qui relèvent le brun du corps "de ce côté. Celte espèce est trois fois .aussi longue que liaute; parmi les plies, le carrelet est le poisson dont la

chair est le plus tendre. Il est très-commun sur les marchés de Paris. Quelques auteurs ont attribué ce nom à la Biirbue {Pleuroiiectes rhombus. Lin.).

CARRIÈRE (Géologie industrielle). — On a dit que ce mot venait de la forme carrée des pierres qu'on en tire. Quoi qu'ilen soit, on appelle Carrières des excavations que l'un fait dans la terre pour en extraire en masses plus ou moins considérables les différentes espèces de pierres ordinairement employées à la construction, les marbres et albâtres, les grès, granits, porphyres et laves, la pierre à plâtre, les ardoises, et même toutes les espèces de sables existant dans la terre; cependant on a restreint plus spécialement ce mot à ce qui regarde les différentes sortes de pierres à bâtir. On renverra pour les autres aux mots marbre, ardoise, plâtre, sahle, grés, porphyre, etc. L'exploitation des carrières se fait à ciel ouvert, lorsqu'il n'y a pas trop de déblai à enlever pour arriver à la masse; autrement, ce qui arrive surtout dans les plaines, on est obligé d'aller la chercher à une profondeur plus ou moins considérable, et alors on exploite par cavage, c'est-à-dire par des puits et des galeries souterraines; on peut encore, si la pierre est dans une colline et qu'on ne puisse l'exploiter à ciel ouvert, y arriver par galeries horizontales. Lorsqu'on pratique des galeries, on est obligé d'avoir de distance en distance des piliers pour soutenir les terres ou pierres des toits ; ils peuvent être pris dans la masse même que l'on exploite, et doivent en génér.i.1 être consolidés par des travaux de maçonnerie ; on leur donne dans ce cas le nom de /lilicrs de masse. Lorsqu'ils sont construits avec des matériaux étr.ingers supei'posés, on les ;qipelle piliers à bras. iNous allons donner une idée succincte de ce qui se pratique dans les carrières des environs de Paris, d'après un travail récent du à MM. E. Avalle et A. Focillon, annoté par M. Delesse, ingénieur des mines, et M. Michau, docteur eu droit, maître carrier à Paris.

Conformément à une loi du 21 avril 1810 et à un décret du 4 juillet 1813, l'exploitation de ces carrières est astreinte à certaines formalités peu nombreuses, ayant pour but de sauvegarder la siireté publique et l<'S propriétés voisines des carrières : ainsi tout propriétaire d'un fonds peut ouvrir une carrière sur son terrain; mais il ne peut fouiller sous le terrain d'autrui-, il ne peut ouvrir de carrière sur le bord des grands chemins, à moins de GO mètres de distance du bord de ces chemins, et les galeries des carrières ne peuvent être poussées jusque sous les routes, etc. Lorsqu'on vent établir une exploitation par galeries, on fore un puits de 3 ou 4 mètres de diamètre. A l'orifice supérieur, on établit un dallage élevé à la hauteur des voitures de transport et ofl'rant une assez large surface nommée la forme ou le chantier; c'est là qu'on installe une roue ou treuil en bois destiné à élever la pierre du fond du puits; tout le monde connaît ces roues des carrières, de 9 à 10 mètres de diamètre, dont la jante est garnie sur ses côtésd'échelons en bois, sur lesquels les ouvriers montent en faisant tourner la roue par leur propre poids. Sur l'arbre de couche qui la supporte, s'enroule un câble au moyeu duquel la pierre est élevée lentement vers la surface du sol ; ce câble, qui a 0",ii'J environ de diamètre, soutient que'lquefois jusqu'à S ou 9 000 kil. On place dans ce puits une échelle verticale, formée d'une poutre scellée aux parois et portant des échelons ou ranclies. Le puits est ensuite continué à travers la masse, de manii-re à pouvoir l'exploiter horizontalement. Cette opération , nommée affrontage, une fois terminée, on perce dans la masse, suivant trois ou (juatre directions, des galeries de 40 à 50 mètres de longueursur 1 mètre de largeur et l",iO à 2 mètres de hauteur. La m,asse à exploiter constitue le calcaire grossier parisien et comprend de haut en bas quatre couches principales, dont l'ensemble mesure en moyenne 16 mètres d'épaisseur. Ce sont : 1" Le banc de roche, dur, résistant, d'une texture fine, se taillant bien. C'est de la pierre de choix; il mesure au plus un mètre d'épaisseur ; il se termine en bas par des assises do moindre qualité, qu'on nomme banc franc, banc d'arn!tnt, plaijuetle, morlhm, grignard ou petit moellon, T Le banc vert, couche de calcaire .argileux, propre à la fabrication dos chaux hydrauliques. On y trouve quelques bancs plus durs employés pour les dallages-, ainsi, le liais dcCréteil, le liane royal ou liais de Bagneux et de Chàtillon, le banc bleu. 3" La lambourde ou calcaire à miliolites des géologues, nommé par les ouvriers banc de son, à cause de son, peu de riihésinn ; on l'emploie on moellons ou pierre gro5si''reniciit inillée; ce banc a une épaisseur considérable, mais variable de 8 à 10 mètres

CAR

CAR

en moyenne. -4° Enfin vient un banc de calcaire grossier, inférieur, qu'on exploite à Gentilly sous le nom de batte Saint-Jacqites; c'est une pierre tendre, remplie de coquilles et qui fournit des moellons de qualité inférieure. Ce banc est moins épais que la lambourde. Au-dessus de tous ces lits, il en existe un de couches marneuses, nommé vulgairement cnillasse.

Il existe sur la rive gauche de la Seine environ trois cents carrières qui occupent de deux mille cinq cents à trois mille ouvriers, divisés en six catégories : 1" les hommes de bricole; 2° les hommes d'atelier; 3° les trancheurs; 4° les souchevetirs ; 5° les e'quarrissenrs ; G" les conducteurs. Les hommes de bricole ou arricandiers sont les ouvriers les moins habiles ; ils sont chargés des travaux de terrassement, des transports de pierres; ce sont, en quelque sorte, les apprentis du métier ; ils gagnent de l',.50 à 2 francs, et même 3 francs i ar jour, ï.es hommes d'atelier sont les véritables ouvriers de la carrière, pour faire tous les travaux accessoires, ainsi : transporter la pierre, faire tourner la roue, creuser les galeries, construire les supports, etc. Ils gagnent en général 4 francs. Les trancheurs attaquent la masse ; de 20 en 20 mètres ils ouvrent des tranchées verticales de toute la hauteur de la galerie, mesurant 0°',50 de largeur sur 2 ou a mètres de profondeur; lorsque ces énormes blocs de 19 mètres de long sont séparés de la masse, ils sont chargés de les débiter en pierres marchandes. Ils sont payés à la tâche, et une journée de dix heures leur vaut environ 4',.S0. Maintenant qu'on se repré'sente cet énorme bloc de 20 mètres de long, limité par deux tranchées de 2 mètres de profondeur qui l'isolent en partie de la niasse : il est ce qu'on appelle dé fermé; le sourheveur alors se couche tout de son long devant le bloc, armé d'un marteau en fer à deux tranchants, avec un manche de bois plat, dur et long de 2 mètres; il creuse dans la couche terreuse qui supporte inférieurement le bloc de pierre, et il arrive ainsi à l'isoler complètement en bas, en ayant soin, ii mesure qu'il avance, de placer de petits supports en bois ou en pierre pour le soutenir. Enfin, avec l'aide do ses camarades, il enlève successivement ces supports, et, à un moment donné, l'énorme masse qui peut mesurer GO ;\ 70 mètres cubes et peser 1 700 0110 kil. se trouve suspendue sans appui; elle se détache enfin en haut et en arrière et tombe sur le sol de la carrière, où elle se casse habitueileinent en plusieurs fragments; les trancheurs alors viennent la diviser. Les soucheveurs travaillent à la tâche; ils gagnent environ 5 francs par jour. Les équarrisseurs sont chargés d'équarrir et de parer la pierre sur la plate-forme de la carrière ; ils peuvent gagner de 4',5n à 5 francs. Le conducteur est chargé de diriger les travaux ; il représente le maître ; son salaire est de .'> francs à 5',,')0. 1,'exploitation de la lambourde qui fournit le moellon est un travail moins pénible. Le produit moyen des carrières do la rive gauche s'élève actuellement ( fs.j") à l 40 1 000 m^'lres cubes, dont l'extraction coûte 1!) OI.'iOOO francs, et qui ilcmnent un produit vénal de 29 070 000 francs (MM. Oclesse et Michau). En 18.6, le produit total était 48/) 902 mètres cubes représentant, aux prix de l'epiique, une valeur de

I 8C3C08 francs de matière extraite. Les catacombes de Paris sont d'ancicimes carrières de pierres à bâtir, dans lesquelles on a fait depuis un certain nombre d'années des travaux de consolidation. Voyez le Carrier des environs de Paris, par MM. Avalle et Focillon, pnblié dans Jet. II des Ouvriers des Deux-Mondes ; Paris, 1K.S8, au siège de la Soci^é internationale, quai Malaquais, ;i.

C.\HTES A JODEF.. — La fabrication de ces caries est soumise â des droits considérables et entourée par la régie de certaines précautions destinées â prévenir la fraude. Le canon des caries est formé de trois feuilles de papier superposées, dont le grain doit être bien uni, sans ia( 1m' et sans nœud, a(in que la carte ne présente aucun siijMi' qui la fa-SHereronnaitre par derrière. La feuille du milieu, appelée 7iiain-bruup, est un papier gris, bien uni, d'une teinte bien uniforme, que l'on met en double, et qui sort, tant & détruire la transparence qu'à donner à la carte une certaine raideur A cause de la propriété qu'il possède de prendre Ix'auroup do colle. Ce papier est recouvert d'un cfll6 par le papier cnrticr, ordinairement blanc ou de couleur unie, bleue, Jaune ou rose. Ce papier doit Cire encore plus rigoureusi'ment uniforme dans sa pâte et dans sa teinte que le premier. Il forme le dos de la carte.

II est cependant quelquefois tnroté, c'est-â-dire mouchelé de dessins variéii. Os cartes doivent èire rejeiée» dans Ici parties qui sont Intéressée» d'une manière sériiMise. La troisième feuille, ou papier pot ^ papier de /'i''', sur la-

quelle sont tracés les signes et figures, est un papier blanc à filigranes, fourni par la régie elle-même. Ces trois sortes de papier sont livrées en feuilles ouvertes de 0'",405 de long sur 0™,.3I 1 do large, qui forment chacune la grandeur do 24 cartes. L'impression du trait des figures se fait ordinairement avec des planches eu bois. Chaque fabricant a les siennes déposées dans les bureaux de la régie où il fait ses impressions en noir sous les j'eux d'un préposé ; l'enluminure et les cartes sans tête se font chez les cartiers. On a exposé à Londres une machine i imprimer les cartes typographiquement et à i'huile.

On emploie, dans l'enluminure dos cartes, cinq couleurs en détrempe qui sont : le noir, noir de fumée délayé dans de la colle claire d'amidon ou de gélatine \\ebleu, indigo délayé dans de la colle de gélatine ; le ,'/»'!«, qui est la même couleur que le bleu, mais moins teinté et étendu avec de l'eau de gomme ; le jaune, décoction de graine d'Avignon avec \ d'alun ou de gomme gutte ; le rouge ou mine orange (voyez Plomb) ouïe twm!//o« très-gommé (voj'ez MERCunE). Ces couleurs sont appliquées successivement dans l'ordre suivant : rouge, jaune, noir, bleu et gris, à l'aide de brosses dures et de patrons découpés i jour; chaque couleur a sa brosse et son patron à part. Les patrons sont taillés pour une feuille entière de cartes, dans une feuille de papier épais. recouverte de chaque côté de plusieurs couches de vernis à l'huile qui lui donne de la transparence et do la fermeté.

Les cartons enluminas sont séchés sur un poêle, frottés sur chat|ue face avec un feutre enduit de savon sec, et lissés au moyen d'un caillou arrondi, nommé lissoir. On les met ensuite en presse pour les redresser ; puis on les porte au découpoir. La machine imaginée à cet effet par M. Dickinson, se compose d'une série de cisailles circulaires montées sur des axes en fer, sur lesquels elles sont assujetties au moyen de manchons en bois, et que l'on met en mouvement, avec le pied par un mécanisme semblable à celui du tour. Les cartons sont ainsi partagés en bandes parallèles exactement de même largeur, contenant chacune six cartes, et qui sont ensuite coupées transversalement. .4près le découpage, il ne reste plus qu'à trier les cartes pour éliminer celles qui sont défectueuses, qu'à les assoitiret l;?smett:'e en paquets de 52 cartes pour le jeu entier, de il pour le jeu d'ombre^ et de 32 pour le jeu de piquet.

Paris et ^ancy sont les deux centres de fabrication des cartes à jouer. On en consomme annuellement à l'intérieur pour une somme d'environ l 60(i 0)0 fr, La France en fournit en outre à l'étranger, surtout aux colonies espagnoles, américaines, portugaises et anglaises, pour une valeur d'environ I 030000 de francs. La part de l'Etat sur ce produit est de 5 à 000 OnO francs, ou de 20à 25 p. 100. La vente des cartes n ' peut avoir lieu que par les fabricants patentés ou par des commissionués de la régie. Les infractions à cette pic^criptinn entraînent la confiscation des pi'o.luits mis en vente, un emprisonnement d'un mois et une amende de 1 lliiO à :!0ti0 f.-ancs.

On attribue géniTalein'Mit rn.V'iition des cartes à jouer â Jacqiiemin Gringoiiiirin-, printi-e de la fin du xiv° siècle ; mais elles sont meiiiiMiiin rs il, ^ i:f.'8 par un vieux poète franc^ais. .Après avoir aniii^,> la démence de Charles VI, elles ne tardèrent pas à devenir un jeu à la mode. C'est sous Charles VII qu'elles reçurent les noms qu'elles ont conservés jusqu'à ce jouret qui, pour la plupart, couvrent des allégories guerrières du temps. M. D.

Cautes gi;o(;r.\piiiques. — Le but des cartes géographiques est de représenter sur une surface plane une portion plus cm mnins grande du globe terrestre. Quand elles représentent un h.'niisphère tout entier, elles portent le nom dr iihiiqn-mmides. On emploie pour tracer les cartes divers jundes de priijnclioii, dont les principaux som la projection orthographique et la projection sir'ri''()grn|ilii(pu'.

Imaginons un plan passant par l'axe de la terre, c'està-dire un méridien, et des (li\. iv p nnis de l'un des héniisplière<, abaissons des pii |i.iidi( niaiies sur ce méridien , nous aurons une rr|iiis,niaiinn piano de cet hémisphère. Dans ce système dit iirlluu/raphii/ue, l'équateur et les paralli;les se projettent suivant des droites par. lèles entre elles et perpendiculaires à la ligne despOles. Quant aux méridiens, ils se projettent suivant des ellipses ayant la ligne do-i pôles pour grand axe. C'est lo mode de projection (in'on emploie dans les cartes sciénnr/raphiijues ou dans les représentations de la luno; c'est ainsi, en elTet, ipie nous voyous lo disque lunaire se projeter sur la vuùle ei-leste.

Si, au lieu (le projeter sur un inridien, on projette

CAR

CAR

sur l'équatcur, I«s méridiens deviennent sur la carte des rayons pariant du centre; et les parallèles, des cercles concentriques. Dans ce système, les parties du globo situées vers le milieu de l'hémisphère projeté sont représentées à peu près en vraie grandeur; vers les bords, au contraire, la déformation est très-grande et les surfaces projetées sont extrêmement réduites.

La projection stéi-éoqraphiqve présente cet inconvénient à un moindre degré. C'est la perspective sur le plan d'un grand cercle, l'œil étant supposé en O sur la sphère à l'extrémité du diamètre perpendiculaire à ce grand cercle MM, et r D du cOté opposé à

l'hémisphère qu'on veut représenter ; lUnsi, dans la tigure, a est la projection stt,ii oïriphique de \, 'r/ Cl Ile de CD, et Il Cl lli do B. Ce mode de projection jouit de piopiietés remarquables reconnues par Ptokmée, et qui servent dans la con-^ struction des cartes :

I" les projections de deux lignes se coupent sous un angle égal à celui de ces deux lignes ; 2" tout cercle tracé sur la sphère se piojette suivant un cercle; .3° le centre de la projection d'un cercle est la projection du sommet du cône circonscrit à la sphère suivant ce cercle.

Il résulte de ces propositions qu'une petite sui-face tracée sur la sphère et sensiblement plane a pour perspective une figure semblable. Mais ses dimensions sont un peu altérées : vers le centre, les lignes sont réduites Ji moitié et les surfaces au quart ; les portions situées vers les bords conservent à peu près leur grandeur. Ainsi,

- Projection stéréograpliitiM

dans lès mappemondes ordinaires, il n'y a pas déformntiou des contours, mais les figures sout dilatées vers les bords de la carte.

Si l'on prend pour plan do projection un méridien, l'équatcur est représenté par un diamètre perpendiculaire à l'axe, les parallèles sont des cercles ayant leur centre sur l'axe, et les méridiens des arcs de cercle passant par k-s iKiIrs 1/?,/. i40).

Comme ])iMis r:i\Mii^ dit tout à l'heure, les parties de la carte sinu rs mis les bords sont dilatées, et en particulier, si l'on considère des méridiens équidistants, on verra qu'ils sont de plus en plus espacés sur la mappemonde à mesure qu'ils s'éloignent du centre. Pour éviter cet inconvénient, M. Babinet emploie un autre système, dit h(yi)irihgrnpliiqtie, dans lequel {fir/. 44 1) les parallèles sont représentés par des droites parallèles, et les méridiens par des ellipses coupant l'équateur en des points équidistants. Les figures sont, il est vrai, un peu déformées, mais elles conservent leur vraie grandeur.

En résumé, une sphère, et à plus forte raison l'ellipsoïde terrestre, ne pouvant se iIivi|mji|hi' sur un plan, une carte géographique ne saurait ir|,i(HiiMi' 'xactcment les surfaces, les distances et les (lirrcuniis drs lieux correspiin(!;uits ,ir l:i smi'are de la terre. Les configurations sont iiKLin;i 11(11 s ,l:iiis lis cartes stéréographiques, mais les :mivs II lis iiiiii;iiriirs sont altérées. Dans le de'veloppcnicnt i:ciiii/iir di' Maiiist/ed moditié, tel qu'il est adopté pour la carie île France, que lève et publie le dépôt de la guerre, le rapport des aires est conservé, les directions et les distances le sont aussi exactement entre certaines limites.

Voici en quoi consiste ce mode de projection qui est très-apte à représenter une petite partie de la surface terrestre. On suppose un côr.e circonscrit à la sphère suivant le parallèle moyen du pays que l'on veut représenter, puis, à partir de la ligne du contact, on prend sur les arêtes du cône des points dont les distances soient précisémerTt les mêmes que sur la sphère, en développant le cône pour avoir la carte, ces points correspondent

Fij. 410. — Mappi

i des cercles qui sont les parallèles. Quant aux méridiens, ils sont formés par un rayon du secteur circulaire formant le développement du cône, c'est le méridien moyen, les autres sont des courbes telles qne les arcs de parallèle compris entre deux d'entre eux sur la carte soient égaux en longueur à ce qu'ils sont sur la sphère. Dans ce système, si la surface à représenter n'est pas trop grande, les figures sont très-peu déformées et les aires conservent la même gratideur, ce qui est essentiel dans les cartes topograpliiques.

Cai\tes marines. — Le développement de Mernator Ifig. 442), que l'on suit dans les cartes marines, consiste à représenter les méridiens par des droites parallèles équidistantes, et les parallèles par des perpendiculaires aux méridiens, dont les distances croissent à mesure qu'on s'écarte de rt'i|n;i(rnr, suivant une kii telle que l'angle de di ii\ liu !■: ,1 suit ('-al à l'angle de leur projection. I.i i: 1 ml ici l'niirin.'iiient altérées; elles se dilatent luilrliiuiui^nt quand un approche des pôles. Mais, pour les marins, cela a peu d'inconvénients, tandis qu'elles Jouissent d'une propriété qui les rend très-commodes pour fixer la route du navire. Cette propriété est la suivante : une courbe qui, sur la sphère, coupe tous les méridiens sous le même angle, est représentée pur une ligne droite sur la carte, puisque cette ligne fait le même angle avec tous les méridiens qui, sur la carte, sont des droites parallèles entre elles.

Fi;. W. - Sïsi;'i

ilograpllitilie.

Or, en mer, on connaît sans peine, à chaque instant, la direction du méridien sur lequel on se trouve, direction indiquée par la hnussolej c'est donc au méridien qu'on rapporte la direction à suivre pour aller d'un point à un autre. Si l'on suivait l'arc de grand cercle, comme étant le plus court chemin, cette direction changerait à chaque instant, parce qu'en général un arc de grand cercle fait avec les méridiens qu'il traverse des angles différents. .\ cause do cela, les marins ne suivent pas la route la plus courte, mais bien la courbe qui fait partout le même angle avec les méridiens : c'est vme sorte de spirale à double courbure, qu'on appelle /oxorirninie.

Si donc, sur une carte marine, on mène une droite du point de départ au point d'arrivée, elle coupera la direction constante des méridiens suivant un certain angle. Cet angle étant connu, il suflira, pour amener le navire à sa destination, de le diriger de manière :\ faire constamment cet angle avec les méridiens qu'on traverse. Les courants pouvant dévier le navire de sa route, il importe toutefois de déterminer de temps en temps la position exacte où l'on se trouve. Puis on la rapporte sur la carte, et l'on détermine de nouveau l'angle à suivre pour arriver au but.

Caktes célestes. — La construction de ces cartes est fondée sur les mêmes principes que la construction des cartes géographiques. Elles peuvent représenter, soit un hémisphère entier, soit une petite portion du ciel, soit

CAR

394 CAR

Une zone cntiore; telles sont les cartes écliptiques et les cartes éqiiatorialcs. On y figure les éloiles par des signes qui désignent leur grandeur, et on les accompagne de la lettre ou du cliiffre sous lequel elles sont connues dans les catalogues. On y trace le contour des diverses coustel-

rcï

T\;. »W. — Carie da Mercalor.

latioDs, et quelquefois les figures de convention à l'aide desquelles les anciens groupaient les étoiles (voyez Constellations).

Les atlas célestes les plus connus sont ceux de Bayer, d'Hévélius, de Flamsteed, de Lemonnier, et, dans ce siècle, l'atlas de Harding, auquel on doit la découverte de Junon, et qui a consigné dans ses vinît-sept cartes plus de 50 000 positions dï-tnile^ extraites de V Histoire céleste fmiirai^e de Lalamle. Br^si'l ot Ari;clan(lrr ont publié des zones qui s'étendent depuis le paralli:li.' de — ^^"jnsqu'i celui de 80°. Enfin, l'académie de Berlin a entrepris la publication de vingt -quatre cartes qui doivent représenter une zone comprise entre les parallèles de 15° de chaque côté de l'équateur, eny comprenant toutes les étoiles des neuf premiers ordres de grandeur.

t'objet de ces cartes est de servir à reconnaître les planètes et à les distinguer au milieu des étoiles fixes, par la comparaison de la carte avec le ciel. C'est dans le même; but que M. Valz a proposé l'emploi de cartes équinoxiales, et que M. Cliacornac publie des cartes écliptiques dans V Atlas (les Annales de VOliscrratnire de l'aris. E. B.

CARTH.VME (Botanique et Ciiimie),du grec catharsis, purgatinn, parce que la graine de carlliame passe pour très-purgative; suivaet quel(|ues auteurs, d'un mot aralio qui exprime l'action de teindre. — Fleur du riu-rlianic «les teinturiers {Carthainns tincloriui). Plante qui croit dans le midi delà France, la Hongrie, l'Espagne, l'Égypto, l'Amérique du Sud et les Indes. Il en existe deux variétés, l'une à grandes et l'autre à petites fleurs. La première est particulièrement cultivée en Egypte, où elle forme l'objet d'un commerce considérable. Aussitôt après la floraison, on cueille les fleurs que l'on fait sécher à l'ombre, soit inimédlalemcnt, soit après les avoir pétries dans l'eau pour leur enlever une grande partie de leur principe colorant jaune. Ce genre, qui appaitient à la famille des Composées, a pour caractères: involucre à écailles extérieures foliacées, les intermédiaires terminées par un petit appendice et bordées de petites épines, les intérieures oblongues, acuminées, piquantes. Le C. tinctorial ou offiiinal IC. tiiictoriiis. Lin.) {fii/. 4i3), appelé aussi safran Miard, li cause de ses propriétés, et r/raine de iicrror/iiet y parcn que sa graine fournit 4 cet oisfau un aliment salutaire, est une herbe annin ll^- 'ini s'. |. vr quelquefois i un mètre. Sa tige est blaii< li m. , ; I ilirc, rameuse; se» feuilles sont ovales, bordrT-. ih' (l.nirliin"épineuses; ses fleurs, d'une teinte jaune, un i)eu safjanée bépanouissent de juin en amU. Colle espèce est originaire des Indes orientales. On la trouve aussi spontanée en Egypte. Elle donne, par ses fleur», une belle teinture Jaune ou rouge; mai» la matière rouge est seule utilisée; cullo-ci sert & teindre les éton'u» de suie, de culun et do

laine, et s'extrait en prenant les fleurs arrosées d'eau salée et broyées entre deux pierres meulières. On prépare aussi avec ces fleurs la substance connue, en peinture et dans l'art cosmétique, sous les noms de rouge végétal, r tige de toilette, vermillon (F Espagne. C'est par expression, puis mélangée avec la soude, et précipitée par le suc de citron, que ette substance est obtenue. La matière coloiante du carthame est très-bril- Hnte, elle se dissout facilement, mais elle passe rapidement à l'exposition au soleil Les graines de cette plante contiennent un principe huileux qui peut étie employé aussi bien pour l'éclairage que pour l'économie domestique; les tiges servent pour le chauft'age dans cer- 1 [iiips localités où le carthame se cultive !i iand. Les feuilles fraîches fouvnisit un aliment qu'on prépare en sa- 1 id( , ou comme les épinards. Elles ont 11 outre la propriété de coaguler le 1 ut aussi les emploie-t-on en Egypte poui préparer les fromages. En Angleterre, on tire quelquefois parti, pour les I puddings, des fleurs de carthame en j.hiro de safran ; mais le principe pur- 1. Il il a -cz prononcé qu'elles renferment, i' ^Mii' lirs inconvénients.

la a.iliame contient deux principes '■ ■ ' , l'un jaune, l'autre rouge et I ai'tii t iiihamine; ce dernier setU est nipl y- on teinture. La matière jaiuie étant soluble dans l'eau, on l'enlève en introduisant dans un sac de toile ie carthame que l'on malaxe sous l'eau. La fleur, qui était jaune rougeâtre, devient d'un rouge clair en perdant la moitié de son poids. On le traite alors par une dissolution étendue de carbonate de soude qui dissout la carthamine, et on précipite cette dernière substance en saturant l'alcali par un acide.

La carthamine est une couleur d'une beauté remarqu ible m lis qui nnlheure isement, est extrêmement al-

ll^/ /

Fiz. &V3. — Carthame di

rig. US.- Fruit (lu cntlliim».

lérable; .aussi ne l'emploie-t-on que dans la teinture des soies pour lesquelles on tient plus à la fraîcheur et à la bi'auté du coloris qu'à la solidité. C'est avec elle aussi que l'on prépare le rouge d'assiette, magnillquo couleur rouge employée au coloris des fleurs. Elle sert enfin à la préparation du rouge végétal employé (lour la toilette.

Le '"" ' de carthame, pour la leinlure, se prépare ainsi qu'il suit : on saupoudre vingt parties en poids de carthame bien lavé, avec une partie de carbonate de boudo, et un méliiiiio lu tout avec soin. Le mélange est

CAR

CAR

■ensuite plac! sur un tamis ou toile très-soi'ivc, et ou le lave h l'eau IVoidi' jus(|u'à ce que l'eau pa^sr iiiculnre. On acliL've d'OiniisiT le résidu au moyi ii d iiiic uciuvclle quantité très-l'ailile d'alcali. Pour préiipiirr c'u>uite la couleur sur la soie, on se sert d'acide citrique (voyez TEiNTLinEl. Celle teinture doit être faite à froid, et l'élofl'e sécliée à l'ombre.

Le rouge (l'nssietle s'obtient en lavant d'abord le cartliame avec de l'eau acidulée par du vinaigre, afin d'enlever tout le principe colorant jaune. La substance est ensuite malaxée dans quinzi' portio* d'eau do pluie contenant en dissolution unr pintic <li- c:!! liniKilr ilc soude. On exprime et on achève de la\ei- ;i\i'c une |i(tiie i|uantité d'eau. La cartljamine s'esi ais^nuiiMUnis la lii|ueur que l'on liltre pour la purifier. On place alors dans cette liqueur des échcveaux de coton, et on la sature par de l'acide citrique. La matière colorante se précipite dans un grand état de pureté sur le coton. On sèche le coton, puis on le lave et on le traite par une nouvelle dissolution de carbonate de soude, pour lui enlever la carthamine. La liqueur, de nenxeaii s;itiin'C par de l'acide citrique, est versée dans ile^ ^i^.,], nr- mi la couleur se dépose en pellicules d'un bel i ( hil jjh lalllque rouge cuivré, quand elles sont sèches.

Le rouge végétal se prépare en pulvérisant finement du talc, que l'on mélange avec nu pou de rouged'assiette non gommé. On broie onsuiie le mélange avec \in ]ieu de blanc de baleine; on l'Inné- eio .née nu |ien d'eilin- et on l;met en pots. On im'iM.v un Kin'ii' mu. kiI , h' . inalité inférieure, en remplaçant le caiilume par du raruiin. La carthamine a été étudiée au point de vue cliiinicpie par Beckman, Dœbcreiner, Chevreul et Schlieper.

CARTHAMINE. — Voyez Carthame.

CARTILAGE (Anatomie), cartilago des Latins, chondrosdas Grecs. — Tissu animal, souple, élastique, d'un blanc opalin, qui n'est évidemment qu'un état transitoire par le(|nel |Ms-i- h- sysr, m,' osseux avant de s'encroiiter de niaiieio^ in ivnsc^ : l'Im .|iliale de chaux). Cet état cartila-nieiiN se piuliiiiue [<\\\- "i\ molus longtemps dans les dillèreiites jiariies du squeli île, et ce n'est que successivement et peu i\ peu qu'en \eii lu matière osseuse apparaître dans le cartilage. IJIe se uaintrc dans des points isolés du même os, s'irradie dans toutes les directions, et à la fin l'os tout entier ne présente plus aucun point cartilagineux. Mais il y a dans le squelette des parties qui restent plus ou moins complètement à cet état; tels sont les cartilages .li - cnies; en outi'e, il y a aussi des cartilages qui cxiieni isr,i( nient et qui n'ont aucune connexion avec le s\sii me osseux, conmie ceux du larynx, de la trachée-artère, des bronches, du nez, de l'oreille, etc. Quelquefois, avec les progrès de l'âge, ils finissent par s'ossifier, et l'identité des tissus osseux et cartilagineux est ii'llc (|u'on voit des cartilages devenir os, etdans I eiiaini s r ji.-onstances, conmie le rachitisme, les os de\( iiîr < aiiila^ineux. Dans les articulations mobiles, on reinanine aussi des cartilages qui revêtent les surfaces artieulaires des os, dent les fonctions consistent ;\ amorlii- les chocs par leur i;'lasticité et à résister aux frotti'inents cpii tendent à délinii-e ces parties ; ils portent li's nems de nu-li/m/r^- m I iri,l,iiri-<, de revêtenient ou iVr,i,ri:iilr/,iriil : ils adlirrenl à l'os par une de leurs faces, et dans lesailienlai ions Mes-mobiles, comme cellesdes membres, par exomple, ils ,,ni la forme de lames aplaties, plus minces sur les IkmiU nu'au centre sur les extrémités articulaires couviaos, et [.lus épaisses eur les borils qu'au centre dans les cavités articulaires; leur face libre est lisse et tapissée par la membrane synoviale. Les cartilages sont tapissés par une membrane librcus(^ analogue au pi'n-iosl,', et i|iriiri iioiiiine /jrrir/ioii-

<h-e. Voill\ ce .|ni e\|slr elMV, nioinille,ol m l;,nielal rhez

les mammireie^. haiis la classe d-'s ( )iseaii\, l'o.silicaiion est rapide; le sqn.loii,. se comiilrio |.toin|iieiiHiii l'i l'état osseux, et la coili|iosili,,n rlninh|iie ilrs iKiilies rarlilaglneuses offre ceriames ilillriviires a\(r .e (|ii'on (.hserve dans les Mammifeivs. I.a (lasso ilos |;o|,iiles et celle des IJatraciens piV'seiiteni un sysinn,- raililaL'ineux hors de propoi-lion avec le sysirme osson\; l'ossilli niion s'y fait 1 ■utement,et sous er i:i|,|imii , .M,n^ heancnnp'd'au-

ircs, il selnlile ,|ne larliMIr (Haie n'est |ias SlillisaUtC

pour compl.-'ier 1.- ,l/'x eloppemeni |.li\se|.ie, et (|iie l'animal reste à un état près,, ne iiidiinenlaiie; ces animaux se rtipprochent à cet égard des l'oissons cliondroptérygicns ou cartilagineux, et même, dans ces derniers, le squelette est mou, flexible et presque entièrement composé de cartilages; il ne s'y forme point de fibres osseuses et on n'y trouve que quelques petits grains de matière

calcaire. Parmi les Invertébrés, on ne retrouve plus que chez les Mollusques une espèce de tissu cartilagineux dans le ligament articulaire de la charnière des valves. Les fibro-cartilar/es sont une des modifications du tissu caitilaniiieiix l'i naine m nlnauiforme; ils présentent une pins L'rande ile\iiiiliie .|iie 1,'s cartilages vrais; on en troine de^ exemple., ,lans les ligaments intervertébraux, la trompe d'iiusiaelie, l'epielotte, les citrtilages des paupières, etc. Les aijaionn-ie, piMiseut que les cartilages n'ont pas devaisseanx sanL-nius; la membrane seule qui revêt la surface libre des , aiiihiîes indépendants en est pourvue, et ce n'est (|ue lors. pi,' le tissu cartilagineux passe à l'état d'os, que il-s vai-seaiix s'y développent. De là vient que les caiiilaj, , n, s,,iit pas susceptibles de s'enflammer ni de s'in p,nito|ilii,n-; ils |)ein,Mii s,'iilement se ramollir, s'user ,i s,' ilini-iinv par 1,' IV, ,ii, nient, comme cela a lien ilans ri'rlaines timaairs l)laiieli,'s; et si les.plaies, les divisions de ces parties peuvent se guérir ou se réunir, c'est par le moyen du périchondre (jui s'enfiamnie et s'organise.

Pal ini 1,'s productions morbides, on a donné le nom de cnrlihnj,:-. n, r,ilciitels h certaines modifications de tissus qui oliiiiii une grande analogie avec les cartilages; c'est surtout dans le tissu fibreux que cette dégénérescence a été observée; ainsi la tunique externe de la rate ou du foie, le péricarde, les fausses membranes de la plèvre et du péritoine, etc. F — .N.

CARTILAGINEUX (Poissons) (Zoologie). — Ils forment, dans le lirgne animal, la deuxième série do la classe des I'nif:.i,,n.s\ Cuvier les désigne mieux sous le nom de Clionitr'ijil,'r!/</iii/'\

C\R'f't).N, il,' l'iiali,'!! cartone,{ort papier, dérivé liiimème du latin r/imia, papier.

Le carton rie collage est formé de plusieurs feuilles de papier collées l'une sur l'autre.

Le carton de piite se prépare avec de vieux papiers que l'on humecte, que l'on fait pourrir et que l'on clésagrége à l'eau sous des meules verticales tournant dans une auge. La p.ate est mise en feuilles dans une forme spécittle, puis pressée et sécliée à l'air libre (voyez Papeterie, Papier). La pâte des cartons communs est souvent mélangée de chiflons, de laine, de poils, d'étoupe, de débris de paille et même de matières minérales, telles que plâtre, le tout broyé ensemble.

Les carions fins sont recouverts sur chaque face de papier blanc que l'onapplique tout humideavantle pressage.

Les principaux centres de fabrication du carton sont en France : Annonay, Bordeaux, Carcassonne, Dijon, le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Paris, Rouen, Strasbourg et Vienne. Le carton anglais est très-estimé.

Le carton est employé à une foule d'usages et d'objets appelés carlonnagei. Avec de la p4te de carton solidifiée par une solution de gélatine et recouverte d'un vernis imperméable, on fait des tabatières, des vases d'ornement, des socles de pendules, etc. En Angleterre, on en fait même des meubles, tels que tables, nécessaires, etc.

Le carton pierre, imaginé en Suède et devenu depuis quelques années d'un usage très-répandu, se prépare avec un mélange de pâte de carton, de terre bolaire, de craie et d'huile de lin, qui prend en séchant une grande dureté. J. A. Romaçnesi en a fait, en France, la plus heureuse application a la sculpture. On en fait des ornements légers et solides pour la décoration des appartements. On fabrique aussi avec cette composition des briques et des tuiles qui, dans le commerce, portent le nom d'ardoises artificielles.

CARTONNIÈRE (Guêpe) (Zoologie), Vespa nidulans, Fab. — lîspèce d'Insectes du grand genre des Guêpes (voyez ce mot). F.lle est petite, d'un noir soyeux, avec des taches et le bord postérieur des anneaux de l'abdomen jaunes. Son nid, suspendu aux branches d'arbres par un aunian, isi .-oiup,!-,' d'un carton trèsfin et a la forme d'un e,, II,' ii-,'n,pi''. I,,s gâteaux sont circulaires, concaves en d, ssus , i ,,'n\,'\,'s en dessous, ou en forme d'entonnoir et perces d'un trou au milieu. L'inférieur est uni en dessous et n'a point de cellules; son ouverture sert d'issue. A mesure que la population s'accroît, elles construisent un nouveau fond et garnissent de cellules la surface inférieure du prérédent.

CARTOliCllE (Art militaire). — Rouleau de papi.r renfermant le projectile et la poudre qui forment la chai-^O du fusil.

Pour fabriquer les cartouches des fusils de munition, on prend chaque feuille de papier ouverte destinée A faire les enveloppes ; on la coupe d'tibord carrémeut en six morceaux, puis chacun de ceux-ci est coupé obliquement

CAR

CAS

en deux, de manière à donner donze morceaux égaux ayant (;i",U5 du luiuteur, 0", 1 15 de largeur à un bout et 0'°,0d9 à l'autre.

Un de ces morceaux de papier étant étendu sur une table, on le rcule sur un mandrin cylindrique en bois dur et sec de 0", 190 de longueur et ii",oi3 de diamètre et creusé en un de ses bouts d'une cavité hémisphérique oii on loRe la balle. Le papier dépasse un peu la balle stu" laquelle on doit le replier d'abord à la main potir le presser ensuite sur la balle en l'introduisant dans un trou hémisphérique pratiqué à cet effet dans la table. L'oii- Trier retire alors le mandrin et passe la cartouche garnie seulement de la balle à un second ouvrier qui y verse une charge de poudre s'élevantà 12^',5 et mesurée dans un godet conique en fer-blanc. Le papier est enfin replié sur la poudre aussi près que possible.

On trouve actuellement dans le commerce des enveloppes de cartouche en laiton destinées aux fusils qui se chargent par la culasse. Ces rartouches peuvent servir plusieurs fois et sont garnies par le tireur lui-même.

Les enveloppes des cartouches destinées aux canons sont eu parchemin, carton, bois ou fer-blanc; on les appelle fforgotisses. M. M.

CARUM (Botanique). — Voj-ez Carvi.

CARLS (Médecine), du grec karos, assoupissement. — C'est le dernier degré de l'assoupissement, dont on ne peut tirer les malades avec les stimulants les plus forts ; on a dit qu'il ne différait du coma que parce qu'il est sans fièvre.

CARVI (Botanique), ce mot est altéré de fnnim. Lin., qui, selon Pline, vient de l'origine de la plante, de la Carie. — Genre de plantes de la famille des (Jmhelliféresj tribu des Amnii ,écs. Les carvis sont des herbes glabres, à racines tubéreuses comestibles et à feuilles pennatiséquées dont les segments sont multifides. Le C. commun, otiis dis Vosycs {Caritm cnnii, l.in.) est une espèce indigène, bisannuelle, qui habite les prés montncux. Sa racine a été employée comme aliment dans les temps les plus reculés. La culture lui donne une saveur assez agréable. C'est surtout dans le nord qu'elle est le plus répandue. On la mange de différentes manières. Les Germains en préparaient une boisson vineuse. Les graines sont huileuses et aromatiques. Les .Allemands les mêlent souvent i la farine destinée au pain. En médecine, ces graines sont regardées comme carminatives et excitantes. Le C. noix de terre [C. bulhocastanum^ Kochi, mot qui signifie bulhe-cliûlaiyne, a une racine dont la saveur se rapproche de celle de la chàlaigne ; appelé aussi vulgairement Moinson, Juron^W appartenait autrefois au genre liunium; c'est une espèce vivace à racines globuleuses employées comme aliment; celles-ci sont assez riches en tonne fécule. Caract. du genre : carpelles à & cétes filiformes égales; colunielle bifurquée seulement au sommet. G — s.

CARVOCAT.ACTES (Zoologie), Cuv. — Sous-genre à'Oisenux ftiissereaux , du genre Corbeau, connus sous le nom de C<i ■mr-uoix.

CARYOPHYLLAIRES (Zoologie), Canjophillorin , Lnix. — Ordre de Poli/pes à poli/piers pierreux, établi par Lamouroux, et comprenant les genres Caryoïiliij/tie, 'furhinolojtse, turliinulie et Cyclolithe. Ce mode de classification n'a pas prévalu.

CARYOl'IlYLLÉliS {Botanique). — Famille de plantes Dicoli/ledcne.s diuhjpélnles pvrirjynes. M. Brongniart, sous ie nom de Carijophijltiiiées, en fait une classe qui sert de transition entre les plantes dialypéiales à insertion hypogyne et celles à insertion périgyne, et qui comprend les C/irnopodéei , les Amar/inlaréts , les Si/énees, les Al-iiiicet, les Paronychiées, etc. Ce sont les denx avantdernières familles qui constituent le» Ctirynpliyllces des auteurs. Celles-ci sont des plantes lierbacées rarement sous-frutcscciites à la base ; leurs tiges sont articulées, noueuse»; leurs feuilles opposées, entières; leurs (leurs régulières, composées d'un calice à 5 ou rarement 4 sépul's, de 11 nu ) pétales, d'étaniines en nombre ég.tl ou doulili-. Le fruit est rapsulnirc, & une ou plusieurs loges inconiplètr's.s'nuvrantsoil par des dents au sommet, soit par dis valve;; sa plarenlalion est centrale. Les plantes de cette fainilli' hiihiiini principaleinent les régions lempéréfM de l'In'ini'-iilMri' boréal. Klles se plaisent en général daim les régions uiuntugneuses. De Candulle les divise en deux tribus : I* les .S'i/i'/kts, qni se ilisilngiient par un calice moiiOM''palc cl de» pélalrs A onglet iuissi long que le tube du calice. Genre» principaux ; (ii/psupliHr {Gi/p.iophila,lAn,),OICitlct {Diimlhui, Lin.), Siiii<»i(iire{Siijmnaria. Lin.), Silène (Silène, Lin.), CucuOule {Cuciihalus,

Ga^rtn.), Lyclmide (Lychnis, de Cand. ); 2° les Ahine'es, qui ont le calice à 4-5 sépales libres ou à peine soudés par leur base. Genres principaux : Bufonie {Bufonia, Lin.), Spargoute [Speryula, Lin.), Holostée {Ho/osteum, Lin.), Sagine {Sagiiia, Lin.), Stellaire IStel/aria, Lin.J, Sahlinc \Arenaria, Lin.), Ce'raiste [Cerastium, Lin.). Endlicher fait rentrer comme deux nouveaux sous-ordres dans la famille des Caryophyllées , les Paronychiées et lesSciérontltei's (voyez OEillet). G — s.

CARYOPHYLLIE (Zoologie), CaryophyUia. ~ Genre de Polypes à polypiers pierreux, établi par Lamouroux pour un assez grand nombre d'espèces. Ils sont de la même famille que les Astre'ei. Plusieurs espèces sont fossiles et se trouvent dans des terrains marins dont l'ancienneté varie; d'autres sont vivantes. Leurs polypiers sont fixés tantôt isolément, tantôt en faisceaux, niaisjam.'ys soudés en masse comme ceux drs Astrées. Ils n'ont qu'un seul orifice intestinal, habituellement entouré de tentacules. Il y en a dans nos mers.

CABYOPHIfLLUS (Botanique), nom spécilique de Vœi/let girofle [Diant/ius caryophyllus. Lin.), vulgairement œillet des fleuristes (voyez CEillet).

CARY'OPSK (Botanique), et non Cariopse,k cause de l'étymologie grecque karuon, noix, et op>:is, apparence.

— Mot créé par L.C. Richard et qui s'applique à une sorte de fruit monosperme, sec, indéhiscent, résultant de la soudure de la graine aux parois de l'ovaire, de façon à ce que le péricarpe, en paraissant faire partie de ses enveloppes, semble dispar.aitre. Les fruits des Graminées appelés vulgairement grains, comme dans le seigle, l'orge, le blé, le mais, etc., sont des caryopses. Le péricarpe est alors très-mince et se détache sous forme de son par le broiement de ces fruits. On prenait autrefois le caryopse pour une graine nue; mais la présence du style ou de son rudiment, qui ne peut exister que sur l'ovaire, a bientùt fait reconnaître un véritable fruit à graine et péricarpe intimement unis.

CARY'OTE (Botanique), Caryota, Lin. ; nom sous lequel les anciens désignaient une sorte de datte cultivée.

— Genre de Palmiers de la tribu des Are'cine'es. Fleurs ordinairement monoïques, sessiles; étamines nombreuses; pistil à stigmates souvent soudés en pyramide ; baies renfermant une ou denx graines. Ce genre conipi'end de grands arbres à feuilles terminales, bipennées en forme de demi-éventail; leurs spadices, grands, pendants, ramifiés, sortent d'entre ces feuilles. Le C. caustique (C. urens. Lin.) est un grand palmier des Indes orientales. Ses feuilles, qui atteignent jusqu'à 5 et 6 mètres de longueur, donnent des fibres très-tenaces employées à Ceylan dans la fabrication des cables. Sa sève donne une matière sucrée très-abondante. On a vu des individus en produire jus((u'à 100 litres en vingt-quatre heures. Le tronc de cette espèce contient une fécule analogue à celle du sagou. Son fruit, de la grosseur d'une petite prune, qui est à deux graines, possède une saveur trèscaustique. Cc.caryote est un de ces p.ihniers dont on utilise toutes les parties. Le C. ri rejets [C. soixi/ifera, Wall.) vient de l'île de France; il diffère peu de l'espèce précédente; sa baie n'a qu'une graine. Le C. farineux (C. /'ur/'uracca, Bluni.) croît à Java et ne contient aussi qu'une seule graine dans son fruit. G — s.

CAS RfiDIllBITOIRES, ViCKs nFoiiiiiiTOiRES (Économie rurale), du latin reillnhcir, \vm\vi-. — Ou appelle ainsi des maladies ou défauts dont l'cxislenco entraîne la nullité.de la vente (lo-^ animaux donicsliciucs. Les an. HUl et suivanis du V.:u\r civil, en alinlissaul les rmitumes particulières à , li;i.|Mr pioum'c, (|iianl ;"i la ininicnolalure des cas rédluhilnn.-., avaient c-ejieudnnt laissé (|nel.|nes lacunes, que la loi du 20 mai I83S est venue combler. Suivant cette loi, et sans avoir égard aux localités où les ventes et échanges auront eu lien, sont réputés vices rédhibitoircs, les maladies ou défauts suivants :

Potn LE ciii'.VAi, ET LE MUi.Ei', la fluxion périodique des yeux; Vépilepsieou mal caduc; la »iori'e;le farcin, les maladies anciennes de poitrine ou vieilles courbatures ; Vimmobilite: la pousse; le cornuge chronique; le lie sans u-^ure lies dents; les hernies inguinales iiitermitlenlcs; la hoitcrie intermittente pour cause de vieux mal.

Poin l'ksiu'.ce noviNE, la phlhisie pulmonaire ou pommelière; Yepilepsie ou mal caduc; les suites de la nondélivrance; le reuiersement du vagin ou de l'iilérus, ces deux derniers cas, lorsque le part a ou lieu chez le vendeur.

Dan» t.'Ksi'i-x.E ovine, la clarelée et le sang de rate; la clavelée, chez un seul animal, entraînera la rédliibi-

CAS

CAS

Dition de tout le troupeau. Voilà l'ensonible de la législation sur cette matière. Pour les détails, voyez la loi du 20 mai 18;iS.

CASCAIilLLE (Botanique), de l'espagnol cascara, écorce, à cause des propriétés de l'écorce do celte plante. — Espèce de plantes du genre Croton, famille des Euphorbiacées. C'est le Croton aiscari/la de Linné, arbrisseau qui liabite la Floride et les îles de Baliama, d'Eleutliéra. On lui donne quelquefois le nom vulgaire de Sauge du port de paix, et son écorce était appelée dans le commerce Quinquina gris aromatique, à cause do ses propriétés lïbrifuges que l'on comparait à celles du quinquina, ou écorce éleutcrienne. Lacascarille a les feuilles, lancéolées obtuses, pubescentes i la face inférieure, et accompagnées de trois glandes à leur base. Son écorce, qui nous vient sous la forme de petits fragments roulés, exhale une odeur musquée lorsqu'on la brùlc (voyez Croton). G — s.

CASÉINE (Chimie). — Principe immédiat, sulfuro-azoté, qu'on trouve en abondance dans le lait, et qui forme la base des fromages. Sèche, la caséine constitue une masse blanche, amorphe, opaque, sans odeur ni saveur, donnant par la combustion des cendres riches en phosphate de chaux. Humide, elle a une faible réaction acide ; elle est peu sohible dans l'eau,insolubledansralcool,solubIe dans les liqueurs alcalines et acides. On admet que, dans le lait, la caséine est dissoute à la faveur d'un peu de carbonate alcalin ; aussi, l'introduction d'un acide dans le lait amène-t-elie sa coagulation, surtout quand la température est un peu élevée. La présure, la matière extractive du gail/et ou laitle-lait , celle qu'on retire des fleurs de Vortichaut sauvage [Cynara carduncellus), provoquent aussi la précipitation de la caséine dans le lait. Un caractère distinctif de la caséine, c'est de se dissoudre dans l'acide clilor- Iiydrique concentré, en donnant à la liqueur une belle teinte violacée. La potasse fondue, en réagissant sur la caséine, engendre un nouveau corps neutre, la tijrosiiie (Gi'Hi'AzO'5). Pour extraire la caséine du lait, on fait cailler ce liquide par un moyen quelconque. Le coagulum, lavé avec soin à l'eau distillée, est dissous à la faveur du carbonate de soude, et la solution placée dans un vase profond pour faciliter la séparation du beurre. On préciliito de nouveau la caséine par l'acide sulfurique, on la lave avec le plus grand soin, et enfin on l'épuisé de toutes l(-s matières solubles étrangères par l'éther et l'alcool. — L'étude de la caséine est due principalement à MM. Braconnot, Berzelius, Dumas, Caliours et Itochleder. B.

CASEMATE (Artillerie). — On appelle casemates, des voûtes établies dans les remparts, et disposées de manière à recevoir des pièces d'artillerie. Les embrasures des casemates sont de deux sortes, ou bien percées dans le mur du rempart, mais dans ce cas, chaque boulet qui atteint l'embrasure brise la pierre et en fait une véritable mitraille très-dangereuse pour les servants de la pièce, ou bien on fa t une grande ouverture dans le mur du rempart, et on y établit une embrasure en terre.

CASEUM. — Voyez Caséine.

CASL\ (Botanique). — Les anciens, et entre autres Dioscoridcs, Pline, Virgile, ont désigné sous ce nom une plante sur l'identité de laquelle les botanistes ne sont pas d'accord; quelques-uns pensent que c'est VOsyris blanc, vulgairement nommé Rouvet (Santalacées). Il pai'ait plus probable que c'est une plante du genre Daphné (Thymékes), voisin des Lauriers.

CASOAR (Zoologie), Casuarius, Bris. — Genre d'Oiseaux éc/tassiers, famille des lirévipennes qu'il forme seul avec les Autruches. Ils ont les ailes encore plus courtes (jue celles-ci, tout à fait inutiles pour la course ; leurs pieds ont trois doigts, comme les autruches d'Amérique, tous garnis d'ongles; leurs plumes ont des barbes si peu garnies de barbelés que de loin elles ressemblent à du crin. Ils vivent par cûuplis. On en connaît deux espèces: I" le C.à casque ou Emen [Strut/iio casua- rius. Lin.; Casuarius ^meK,Lath.), de l'archipel indien; il a le bec comprimé latéralement, la tète surmontée d'une proéminence osseuse qui part de la base du bec et forme une espèce de cas(|ue comprimé sur les côtés, elle est recouverte d'une substance cornée ; la peau de la tète et du haut du cou nue, teinte en bleu céleste avec dos caroncules, comme le dijidun. L'aile a quelques liges roides, sans barbes, qui lui servent d'armes; c'est le |)lus grand des oiseaux après l'autruche. Il vit de fruits, d'oeufs, mais pas de grains. Il pond des œufs verts en petit nnmbns dont cbacuii é(|uivnut fi une dizaine au mciinsd'd'ufs dr puulc ; il 1rs riimc, comme l'autruche, et lU: les aiiauduinn' pas, comiuc ojj l'a dit, à la chaleur naturelle; 2" le C. de lu iSourelle-llollande [Casuarrus Nova-HoUandiœ, Luth.), plus connu

aujourd'hui sous le nom do Dromée [Dromaius Novce Hollandiœ, Vieil.) ; bec déprimé, sans casque sur la tête, nu seulement autour des oreilles, plumage brun, plus fourni, les plumes plus barbues, point de caroncules, ni d'éperons à l'aile; il est plus rapide A la course que le meilleur lévrier; sa chair, d'un goût assez agréable, ressemble à celle du bœuf. Le premier individu fut apporté

par Peron, qui indique déjà que l'acclimatation de cette espèce est désirable ; il est des plus robustes et supporte bien le froid. Le C. à casqvie y est beaucoup plus sensible. Depuis l'époque de son introduction en France, le dromée a été l'objet de beaucoup de travaux et de soins ; et aujourd'hui, en France, en Angleterre, en Belgique, on a plusieurs exemples de la reproduction de cet oiseau. Il est bien à désirer que les efforts tentés soient couronnés d'un plein succès, car indépendamment de sa chair, qui lui avait fait donner le nom d'Oiseau de boucherie par I. Geoffroy-Saint-Ililaire, il faut, encore compter parmi ses produits ses plumes étroites et légères, auxquelles la mode a parfois donné un prix très-élevé.

CASQUE (Zoologie), Cassis, Brug. — Sous-genre de Mollusques gastéropodes pcctinibranches, du grand genre Buccin, à coquilles univalves ovales; l'ouverture est oblongue ou étroite, terminée à la base par un canal court recourbé vers le dos de la coquille. L'animal ressemble à celui des Buccins proprement dits, mais son opercule corni5 est denteié. Lb C. baudrier {C. vibex, Brug.), des mers de l'Amérique, se trouve aussi dans la Méditerranée.

Le C. hérisson (C. erinnceus, Brug., C. à tubercules) vient des mers des Indes.LeC./re//lissé (C. decussalOi B.rug.) (fiy. 447 ), coquille ovale, un peu allongée, striée longitudinalement et transversalement, à ouveituro étroite, dentée des deux côtés ; couleur vert-olive, quelquefois rousse ou blanchâtre, Méditerranée et mer d'Afrique; longueur, U"',Oô. Beaucoup de casques donnent de la pourpre.

Casque (Botanique). Galea. — On appelle ainsi les pétales plus ou moins concaves, arrondis en forme cic casque comme dans l'aconit. On nomme aussi c.as(|ue la lèvre supérieure de certaines Scropliularinées. telle que celle de la plante connue sous le nom de Muflier ou Gueule-de-louD (Antirrhiniim majus. Lin.). G — s.

CASSAVE (Botanique), de vnssavi, mot américain usité dans les lies. — On nomme ainsi des espèces de biscuits très-minces, faits avec la racine de manioc débarrassée de son suc laiteux, puis râpée, pressée et cuite sur une plaque de fer. Les indigènes de l'Amérique méridionale .sont très-friands de cotte gulelte, cpi'iU niaiiL'i'i.r en ^uise de pain avec leurs aliments, l.a i-,iss:i\i' l'si .i---, z nutritive et de saveur agréable i;ilo |)riit ^r K.ii-inii- plu-

sicuis a '. ,, pijiiivu qu'elle soit ù l'abri de rinimidité.

Lr- \r\ ., m I ^iilacpicnt pas.

(.\sst: i; II. inique médicale), Cnssin, Lin. — Genre de la liuinlle des Lcgunnneuses-, composé d'un grand nombre d'espèces, presque toutes purgatives ; calice i

. ut.- Calque Ircilli"

CAS

CAS

5 folioles, corolle à 5 pétales, 10 étamines. Ce sont des arbres, des arbustes ou des plantes herbacées. La C. des boutiqueiX en hdiou Canéficier \C. fisttila. Lin.), est un arbre haut de i2 à l.S mètres, originaire de l'Egypte et de riude, et transporté en Amérique. Les fleurs grandes, d'un jaune foncé, et à pétales veinés, sont réunies en grand nombre sur de belles grappes un peu lâches, et ofirent un coup d'œil charmant. Le fruit est une gousse noirâtre, cylindrique, d'une longueur de Oi^iSn, ofirant à l'intérieur "des espaces cloisonnés dans lesquels se trouve mie matière pulpeuse , acidulé , sucrée , entourant une seule graine arrondie ; c'est ce qu'on appelle la pulpe de casse: après l'avoir retirée des gousses ou butons, et séparée des graines et des cloisons, on la passe à travers un tamis de crin, et on la conserve dans .des vases de faïence en un lieu sec. Elle entre dans la composition du catholicon double et de la marmelade de Trouchin. A la dose de 60 grammes, la casse purge doucement, mais on la mêle ordinairement, en moindre dose, à un autre purgatif plus énergique, la C. de Thélaïde (C. semm, Lin.) (voyez Sé.\é).

CASSE-LUNETTES (Botanique). -Un des noms du B/!(e^ C.4SSE-iN0LK (Zoologie), Caryocatactes, Cuv. ; Niicifraga, Briss. — Sous-geure à' Oiseaux iMSsereaux, îaxmWe des Corbeaux (que Cuvier ne distingue pas des Conirostres, genre Corbemia:); à bec fort, les deux mandibules également pointues, droites et sans courbure. Il n'y en a qu'une espèce, le C. ordiimire [Con-us cnnjocatactes, Lin.)j brun, tacheté de blanc sur tout le corps. Il niche dans des trous d'arbres, grimpe, frappe du bec contre l'écorce pour en faire sortir les larves d'insectes ; il se nourrit aussi de fruits, d'insectes et même de petits oiseaux ; ils viennent quelquefois en troupes dans les plaines, mais ils restent plutôt dans les bois épais des montagnes. Cet oiseau est renommé pour son peu de défiance. H habile les pays de montagne, r.\uvergne, la Savoie, la Suisse, en général, les montagnes couvertes de sapins, dont il mange les graines. Sa longueur totale est de près de 0'°,-35.

CASSE-PIERRE (Botanique), nom vulgaire de la Snxifrar/e graiiu/euse {Saxifragn graïuilata. Lin.). — Jolie espèce qui habite communément les bois de nos contrées. Toute la plante est glanduleuse, visqueuse, et ses racines sont garnies de petits tubercules assez nombreux. Les fleurs de cette espèce, doubles dans une variété cultivée, sont disposées en une ombelle paniculée ; elles sont blanches et s'épanouissent au printemps. On appelle aussi cette saxifrage Sanic/e de montagne.

CASSICAN (Zoologie), Cassican, Buff.; Barila, Cuv.; Cractims, Vieil. — Sous-genre i'Oiseaux passereaux, famille des Dentirostres, du grand genre des Pies-grièclies. Ils ont le bec grand, conique, droit, rond à sa base, qui forme un angle arrondi dans les plumes du front. Ils appartiennent tous à l'Asie méridionale et à la Nouvelle- Hollande ; les naturalistes les ont dispersés arbitrairement dans plusieurs genres. Ils ont en général des habitudes très-bruyantes et une voix criarde; ils poursuivent les petits oiseaux. Le C. flûtevr (Coracias tiijicen, Lath.), ainsi nommé parce qu il a une voix douce et fli^tée, d'un beau blanc mêlé de noir, a une longueur totale de C°',4.'). Il est d'un naturel rapace et fait souvent sa proie des petits oiseaux. Le C. revei/leur [Coracias sirepero, Lath.) est très-commuii à l'ile de Norfolk, dans la mer du Sud. Il est un peu plus grand que le précédent. Son nom de réveilleur lui vient de ce que, pendant la nuit, il a l'habitude de s'agi'er et de faire retentir l'air de ses cris. CASSIDAUîES (Zoologie), Cassidaires, Lamk. Ce sont les Heaumes de Cuvier; Morio de Monf. — Petit sousgenre de Mollusques, du genre Buccins, très-voisin des Casques, dont il a été détaché par Lainarrk ; ils ont le canal moins brusquement courbé et conduiscjit liput à fait à certains Murex. L'animal ressemble ft celui des buccins, mais son pied se développe davantage. Toutes les espèce» sont marines. Le C. Miinophore ( lluccinum echinopliorum, List.) (/!j. 448) est une coquille qui a de O^.OIl h p.,.n..-c...»l..r.é.l„nopi,o,.. 0-,08 de long, In surface Striée et cerclée transversalement, et, en outre, plusieur-i rang» de tubercules disposé» Iongitudinairmcnt; «D couleur est fauve, rousse ou blan-

châtre ; elle vient des mers d'Amérique, de la Méditerranée, surtout de l'Adriatique.

Cassidaii\es (Zoologie;, Cassidariœ. — Tribu d'/nsectes coléoptères tétrumères, famille des Cycliques, qui se distingue par des antennes insérées à la partie supérieure de la tète, rapprochées, courtes et presque filiformes, la bouche située tout à fait en dessous, la tête cachée sous le corselet (de là le nom de cas*»/», casque), ou même dans son échancrure antérieure ; leurs couleurs sont très-variées et en général agréables à la vue. Celles de leurs larves qui nous sont connues se recouvrent de leurs excréments. Ils composent deux genres, cslui des Hispes et celui des Cmsides.

C.\SSIDES (Zoologie), Cassida, Lin., Fab. — Genre à' Insectes de la tribu précédente; corps orbiculaire presque ovoide ou carré, le corselet cache et recouvre entièrement la tête ; elles vivent sur les plantes. La £. verte (C. viridis. Lin.), longue de 0'",003, verte en dessus, noire en dessous, les cuisses noires ; sa larve vit sur les chardons et les artichauts. La C. équestre fi.equestris,Ftxh.) est un peu plus grande.

CASSIE I Botanique).— Nom que l'on donne dans le midi de la France à une espèce d'Acacie (Mimosa Parnesiana,

garni de sus lleurs.

Wild.), Cassie de Fanièse, Casse du Levant. C'est im arbrisseau de la famille des Légumineuses, originaire de l'Inde et qui s'élève à une hauteur de 5 mètres envii-ou. Ses rameaux épineux se couvrent vers la lin de l'été de petites fleurs jaunes, odorantes, en capitules. Ou ne peut le cultivur eu pb-ine terre i|ue dans le midi de la France, pour SCS lli'urs qui jouent un rOlc assez important dans la parfumerie en formant la base do certains parfums. C'est séulement.aux environs de Cannes (Var) que la culture en grand est possible. La récolte dos fleurs de cet intéressant arbrisseau commence aux premiers jours de septembre et dure à peu près deux mois. Le produit est livré frais aux parfumeurs de Grasse ; toutefois, ces fleurs conservent leur aroino et une grande partie de li'ur valeur lorsqu'elles sont séchées. Le prix moyeu du ki opramme de fleurs est de 5 francs. La cassie se nniltiplie au moyen des semences; mais celles-ci sont si dures que pour les faire germer on est obligé de les faire tremper dans l'eati pendant deux jours, après les avoir entaillées ou tisées par le frottement sur un de leurs eûtes; elles gnnneut ensuite f:icilenient.

CASSIEH (Botanique). — Voyci Casse.

CAS

CAS

Page 1