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n'arrive à un développement complet qu'après plusieurs années. La cataracte peut être compliquée d'anianrose, d'ophihalmie, d'hydrophthalmie, d'adhérence de l'iiis, d'oblitération de la pupille : la plus grave est celle qui est compliquée d'amaurose. Pendant longtemps, le traitement de la cataracte a consisté dans l'emploi des narcotiques, des fondants, des antiphlogistiques ; les purgatifs, les pommades ammoniacales, stibiées, les sétons, les moxas, ont été mis en usage ; enfin, on finit par reconnaître qu'il n'y avait d'autre moyen de guérison que d'enlever l'obstacle qui s'opposait au passage des rayons lumineux, et cet obstacle étant le cristallin (voj'e"z-ce mot), c'était lui qu'il fallait déplacer," enlever ou broyer ; de là, trois procédés opératoires.
Le premier, le plus ancien en date et le plus simple, est celui par abaissement, de'pression, ou de'placemeat ; Celse, qui vivait sous .\uguste et sous Tibère, le connaissait et le pratiquait. Cette méthode consiste à abaisser, à enfoncer le cristallin dans la partie inférieure du corps vitré; l'opération se fait au moyen d'une aiguille, dite aiguille ci cataracte (voyez Aigcille). On plonge l'instrument au côté externe de l'œil dans la sclérotique (blanc de l'oeil), à On',003 de son union avec la cornée (voyez Sclérotique , Con>'ÉE) ; on le dirige transversalement vers la partie supérieure du cristallin, ce qui est facile, puisqu'on voit l'instrument à travers la pupille; on déprime alors le cristallin, et on le maintient dans cette position pour que le corps vitré, qui s'est déplacé pour le recevoir, revienne en avant et l'empêche de remonter ; on retire l' aiguille, et tout est terminé.
La seconde méthode, ou la méthode par exfraction, ne remonte pas au delà de 1737, oii elle fut exécutée pour la première fois par Daviel. Elle consiste à faire à la cornée une incision oblique, à travers laquelle on extrait le cristallin et sa membrane ; cette incision est faite au moyen d'un scalpel ou couteau fixé sur un manche, et auquel on a donné le nom de ke'ralotome {voyez ce mot) ; le couteau étant tenu comme une plume à écrire, le tranchant en bas, on en porte la pointe à la partie supérieure externe de la cornée transparente, tout près de sa réunion avec la sclérotique, on l'enfonce en le dirigeant de manitire que l'instrument ressorte au-dessous de l'extrémité du diamètre transversal de la cornée ; on continue la section de toute la circonférence inférieure de cette membrane, de l'angle externe à l'angle interne, puis on incise la capsule du cristallin ; bientôt le cristallin se présente à l'ouverture, et on le retire avec la pointe du couteau.
La préémineiice de l'une de ces méthodes sur l'autre, a été un grand sujet de controverse parmi les chirurgiens, et, pour prouver l'importance de ce débat , il suffira de citer parmi les partisans de l'abaissement, dans ces derniers temps, Dupuytren et la plupart de ses élèves, et parmi ceux qui opéraient exclusivement par extraction, Boycr et Roux.
Le troisième procédé est celui du broiement; il consiste à détruire, à déchirer, à broyer, en un mot, le cristallin et sa membrane au moyen d'une aiguille, et cela sur place. Deux moyens ont été imaginés, le premier n'est autre chose que le premier temps de l'abaissement , et lorsque l'aiguille est arrivée au cristallin, on divise et le cristallin et la capsule par des mouvements en tous sens, et on en dissémine les parties dans le corps vitré. Le second moyen, nommé këratoni/xis (voyez ce mot), remonterait, dit-on, jusqu'au xvii" siècle; par ce procédé on pénètre jusqu'au cristallin, à travers la cornée transparente, et ou le détruit comme il a été dit tout à l'heure. Après ces différents procédés opératoires, l'œil doit être soustrait ji la lumière avec le plus grand soin, le malade sera soumis ;\ nu régime sévère ; ainsi, la diète, les boissons délayantes, le calme le plus parfait, etc. Co qu'on doit redouter surtout, c'est l'inflammation, plus à craindre après la méthode par abais.scment qu'après l'extraction; si elle survenait, il faudrait la combattre avec énergie par les saignées, les sangsues, les purgatifs, la di''te sévère, etc. F — N.
MÉnixixE VKTÉniNAinE.— On observe la cataracte chez les animaux domestiques à tous les ftges, sur un ou sur les deux yeux à la fois ; du reste, ce qui a été dit pour l'homino lourest en grande partie applicable; nous y ;»joutoions seulement ce qui suit : elle est une des terminaisons ordinaires de ro|ilith;ilmie périodique sur le cheval, Tilne et le mulet. Le pronostic, fâcheux pour l'homino, l'est encore plus pour les animaux, à cause du pou de succès qu'on obtient. Enfin, pour le Irailement, dans les essais faits sur les animaux, on a employé les trois niéthudes
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recommandées pour l'homme. Pour V abaissement, on so 'e tTrai^uiUe de Scarpa (voyez A|Gl-.lle) dont les lin on^ions sont augmentées suivant le volume do 1 anin ' n Û'ocède''comme chez l'homme. Vr-^-l^*'^^.
"s „,.',,' Vivec le kcrcitotome, ou couteau de Weizel r. ' K , MoroME). Quant au broiement, s'il peut être ■ VnVn c h> z les' aiiinwux d'une taille moyenne, en con^
""'■ IT aXf^au leïï'ser aveugle^L'opération de fa"" le'u'^s^'o,;^ pas réellement avantageuse pour
'*^ p^itTrirHE fMédecine), du grec kata, en bas, et rlwô,
sfcrétion plu abondante et une altération par icahèro du mucus qui lubrifie ces membranes; on distinguait autrefois le'catarrhe suivant '^^ «'"f "«^,^^°^, '^.T Queuse était affectée : en C. nasal, C. pulnonaue, L. ZtZ-alC. intestinal, C. vésical, etc. Aujourd hui, en Drcnâit le nom de l'organe ou de la muqueuse malade, on V àioti^e la terminaîson itr, par laquelle on est contenu de dé^gner l'inflammation, et on a les noms de IToncmela" moite, entérite , cystite, etc. Plusieurs eau es prédisposent plus ou moins aux affections catarrlnlcs- ainsi, dans les climats froids et humides, elles ronl pour "Tnsi dire endémiques, et y deviennent souvient éCém ques dans certaines saisons (voyez Endémique et IpidSe). Les individus qui travaillent dans une atmosphère humide y sont sujets; on les rencontre au.si de préférence chez les femmes, les enfants, les personnes IvmiAatiques, les vieillards. Parmi les causes détermina es il faut signaler le temps froid, le passage subit de Ta sécheresse à l'humidité, les vicissitudes brusques de ■atmosphère, l'exposition à un air frais lorsque le corps est en sueur quelquefois, la rétrocession d'un flux hab.taol d'un exanthème, d'une dartre, d'un rhumatisme, la coexistence de certaines maladies, comme la rougeole, quTentra'ne le catarrhe bronchique , la scarlatine qui produit le catan-he guttural. Une cause beaucoup cent rovè?séè et qui cependant, d'aprfcs l'observation journalière des fails, ne peut être tout à fait révoquée en^doute, c est la contarion [quelle que soit l'influence du contact, de la cohŒon du séjour dans une localité, dans un appartement où i existe un ou plusieurs individus atteints Section catarrhale-, il est certain que les personnes m^ séiou rnent qui vivent habituellement avec eux, sont ?rès-sr^vènt p il de la même maladie. Les symptômes généraux que déterminent les catarrhes, ont beaucoup d analogie avec ceux des autres inflammations; ainsi, une douleur ordinairement peu intense, mais obtuse, gravative une chaleur tantôt modérée, tantôt acre et brûlante, une tuméfaction légère, une rougeur plus ou moins vive. La sécrétion du fluide muqueux se supprime d abord puis devient bientôt abondante; le mucus incolore, fluide, acre, s'épaissit, devient opaque, gris, verdatre, visqueux Une fièvre plus ou moins intense se développe, la pçvui est sèche, il y a du frisson, mal de tûte, insonimo agitation. Puis viennent dos symptômes dépendants del organe affecté, et auxquels on fera facilement l'application, sans les désigner autrement; ainsi, Uirmoienicnt, mtement d'oreilles, enchifrtncmont, éternumont, difficulté d avaler; d'autres fois, c'est de la toux, une expectoration ditficile, de l'oppression, ou bien des coliques, des tranchées avec constipation ou dévoicmont, etc. Tous ces symptômes appartiennent à l'état aigu, mais si la fièvre s éteint, si la soif est moins vive, et que les douleurs, les desordres dans les fonctions persistent, si les forces ne se relèvent pas, Bi l'appétit ne revient pas, etc., c'est que l'état chroni<iue a succédé à l'état aigu. La gravité du catarrhe, est en raison de l'importance de l'organe affecté; ainsi, le O. pulmonaire est plus grave que le C. nasal, el ainsi des autres; il offre, en général, plus de danger chez les vieillards, dansles saisons froides et humides, dans les granUes épidémies. , , ,
Le traitement du catarrhe à l'état aigu est, en général, celui des infiammations ; ainsi, dans les cas les plus simples, on aura recours à la diète, aux boissons adoucis-
santes, aux bains de pieds, aux lavements, au repos "énéral, et surtout au reims de l'organe malade. Lorsqu il Sst plus intense, on joindra à ces moyens les émissions sanguines, les ventouses, les cataplasmes, si cela est possible; dans les inflammations de la muqueuse des voies aériennes, on emploiera les aspirations de vapeurs émollipiites ; dans celles de l'estomac et de l'intestin, on pourra avoir renmrs auK bains tièdes, émoUients, etc. Lorsque la m:!i I ., ! I nue marche chronique, on pourra presn "ts dans les catarrhes oculaire, gut-
tural 1 les amers, les vomitifs, les purgatifs,
les déri\atifs, t.ls que vésicatoires et autres, dans la catarrhe pulmonaire; les toniques, dans les catarrhes intestinal, vésical, etc. On entend ordinairement par le mot de catarrhe, sans désignation, le catarrhe pulmonaire (voyez BnoMCiuTE). F T ?"• „
CATABRHINIENS, GATARRHININS (Zoologie), Catarrhinius,(ia^vcchida,-M-âosiions,rhis,rhinos,mim& — Grande famille de Singes, établie par Et. Geoffroy, et qui comprend ceux de l'ancien continent (Pitliectis, Blainv. ; Simina, Ch. Bonap.). Ils ont pour caractères communs : nombre et arrangement des dents comme chez l'homme, narines ouvertes au-dessous du nez, obliquement, et séparées par une cloison étroite, dents canines plus ou moins développées; en général, des callosités fessières, quelquefois une queue longue, mais non prenante Et. Geolîroy les avait divisés en onze groupes, réduits aujourd'hui à sept, subdivisés en différents genres. Ces groupes sont : les Chimpanzés, les Orangs, les Gibboni les Semnopithéques, les Cercopithèques (les Guenons de Cuv.), les Macaques, les Cynocéphales. On voit que ce sont à peu près les divisions de Cuvier {Règne animal); seulement, ici les Magots sont reunis aux Macaques dont Cuvier les avait séparés avec réserves (voyez tons ces mots). , . .• ,
CAT\RTISME (Chirurgie), dn grec katartismos, réparation. — Ancienne expression par laquelle on désignait la réduction d'un os luxé. , „ ,
G\THARTE (Zoologie), du grec kathartes, qui nettoie, parce que ces oiseaux rendent des services en mangeant les débris putréfiés. -Genre d'Cseaux de proie duancs, du "rand genre des Vautours; ce sont les Gallmazesow Culharistes de Vieillot; ils ont la tête et une partie du cou dénudés, le bec droit, grêle, courbe seulement vers la pointe, les narines percées de part en part. Ils habitent l'Amérique; on n'en connaît que deux espèces: 10 VUrubu (Vulturjola, Ch. Bonap.), do la tail c d un petit dindon, il a le corps entier d'un noir brillant, la tête nue ■ ces oiseaux sont répandus dans toutes les contrées chaudes et tempérées de l'Amérique, où ils vivent en troupes dans les villes, sous la protection des lois à cause des services qu'ils rendent en dévorant toutes les immondices des rues; 2» l'.4oM)-a, Cuv. (I utur aura, Lin.), du Brésil, du Paraguay, etc., de la taille du précédent; noir roux, la queue étagée; les mômes mœurs que l'urubu. Cuvier, qui place 1 irr«4« dans le genre Gypaète, met dans les Catharles le Vultur californianus, qu'il nomme C. vautourien, de la Nouvelle - Californie ; il approche du condor pour la taille; plumage brun. , , . ;<;„-.■
CATHARTIQUE (Matière médicale), du grec katlmro, ie pur^c ie nettoie. — Nom donné aux médicaments qui ont la'pi-opriété de provoquer dos évacuations alvmes. Les médecins français les désignent sous le nom de pwqalifs, que l'on a divisés en laxatifs, cathartiques, drastiques. Les cathartiques seront donc des purgatifs niovens dont l'activité est modérée et irrite doucement U surface intestinale ; ce sont les sulfates de potasse, de soude, de magnésie, le tartrate acidulé de potasse, les e-ux minérales salines, purgatives, etc. Le sulfate de magnésie est quelquefois désigné sous le nom de sel catharlique amer: on appelle poudre cathartique un mélange de poudre de jalap, I gram. ; de scammoiiee, 1 eram.; crème de tartre, 2 gram., mêlez : dose, 2 à
4 "i-am. Ces médicaments seront employés de préférence lorsqu'on a affaire à des sujets laiblcs, à des femmes délicates, à des enfants; dans les cas do constipations, avant d'avoir recours aux purgatifs plus
'^"cATHÉRfiTIQUE, du grec cathatreô, je détriiis, je réprime - On a donné ce nom à des caustiques faibles (voyez Caustiques), ou qu'on emploie légèrement, de i,nm,i,'rp à ne produire qu'une irritation un pou vive,
5 •n'avoir qu'une escli.?re très-superficielle (voyez Esc lARE): Les cathérétiqucs s'emploient spécialement pour détruire les chairs fongueuses, les végétations qui se for-
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ment autour de certains ulctres, ou aux orifices des trajets tistuleux, et pour réprimer l'exubérance des bourgeons cliarnus dans les plaies en voie de cicatrisation , ou pour déterminer une inflammation adhésive dans les parois des kystes (voyez ce mot). La pierre infernale (azotate d'argent), est celui qu'on emploie le plus ordinairement ; on fait souvent usage aussi de l'alun calciné, des acides minéraux affaiblis, etc.
CATHÉTER ((Chirurgie), mot grec qui signifie so:ide (h chirurgien. — On appelle ainsi une sonde métallique à laquelle on donne à peu près la courbure qu'on suppose à l'urfetre ; elle présente nne cannelure sur sa convexité. Elle sert à explorer l'urètre, l'intérieur de la vessie et à diriger les instruments qu'on veut introduire dans cet organe, lorsqu'on pratique l'opération de la taille, par exemple (voyez Lithoiomie).
CATHÉTÉRISME (Chirurgin). — Opération chirurgicale qui a pour but de faire pénétrer un cathéter dans la vessie ; cette opération porte encore le même nom loi-squ'rlle est faite au moyen de sondes creuses ou algalies, de bougies pleines, en gomme élastique, en cire, etc. Elle offre une assez grande difficulté et demande une main exercée.
C'est, sans contredit, une des opérations les plus délirâtes de la chirurgie. On y a eu recours pour explorer l'urètre et la vessie, pour reconnaître l'état de la prostate, pour rechercher im calcul, pour tenter la dilatation d'un rétiécissement , pour faire évacuer l'urine lorsqu'elle est retenue dans la vessie par une cause quelconque, etc.
Le cathctérisïiie du pharynx et de l'œsophage sert i reconnaître la présence d'un corps étranger, à en opérer l'extraction ou la propulsion, à donner passage à des substances alimentaii'es ou médicamenteuses, ou enfin à dilater, cautériser ou faire saillir certains points de ce conduit. Il peut se pratiquer par les narines ou par la bouche. L'instrument le plus simple et le plus commode est une longue sonde de gomme élastique Ifig. 453), de 0'",008 à 0",<M0 de diamètre, connue sous le nom de sonde œsophagienne. Dans le premier cas, on introduit la soude par vine des narines, jusqu'au pharynx, arrivé là, on la dégage avec le doigt ou un crochet, pour la faire pénétrer dans l'œsophage. L'opération est préférable par la bouche, il suffit de déprimer la langue avec l'index gauche, le long duquel on glisse la soude jusqu'au pharynx, et on l'introduit dans l'œsophage ; on doit agir avec précaution et rapidité, afin de ne pas gêner la respiration. On pratique encore le catliétérisme de la trompe d'Eustache dans certaines maladies do l'oreille. Il se fait par les narines.
CATHÉTOMÈTRE (Physique), du grec cathelos, vertical, et métron, mesure. — Instrument de physique servant à mesurer, avec une très-grande précision, la différence de hauteur verticale de deux points. Il se compose: 1° d'une règle CC {fig. '^b^), divisée avec beaucoup de soin en millimètres ou demi-millimètres, «t mobile, verticalement, autour d'un pivot GIIK, ■planté verticalement lui-même sur un pied très-solide, à vis calante» L, L'; 'i° d'une lunette horizontale à •court foyer DD', pouvant glisser le long de la règle, et eirc arrfttée en un point quelconque de sa course par la vis de pression v".
Un niveau k bulle d'air EE', parallèle à l'axe de la lunette, permet de s'assurer de l'Iioiizontalité de celle-ci, de même que les niveaux à bulle d'air disposés en croix sur le pied de l'appareil, permettent de vérifier ou d'établir la verticalité du pivot.
La hinettc, fixé<^ en un point de la règle, peut donc se mouvoir dan» un mi'ine plan horizontal, et Être dirigée vci^ un point quelconque de ce plan. i;llc peut, à volonté, panser d un plan horizontal à un autre quelconque compris dan» le» limites de longueur de la règle. Afin que l'ajustemcnl de la lunette à chaque plan puisse se faire d'une manière plu» facile, le cliariiil qui la porte,, se compose de deux jiarlics ili»tinctes A et R, réunies par une vi» de rappel v'. La pièce U peut Ctrc llxéc sur la
règle au moyen de la vis de pression i'" ; c'est alors au moyeu de la vis v' que la pièce A est déplacée d'un mou-
vement très-doux. L'usage de cet instrument est dû A Dulong et Petit.
CATIIOLICON ou Cathoi.icum (Matière médicale), du grec kntho/icos, universel. — Elecfiiaire cathulicin double; c'est une préparation très-ancienne et très-usitée autrefois, comme un purgatif doux; on l'administrait dans certaines diarrhées et dyssenteries, à la dose do 8, 10 à 15 grammes; on le donnait aussi en lavements. Parmi les nombreuses substances qui entrent dans sa composition, nous citerons la casse, la rhubarbe, le séné et le tamarin.
C.VrOBLEPAS (Zoologie), du grec kata,en has,etblepâ, je lance des regards. — Animal extraordinaire cité par Pline : « En Ethiopie, dit cet autour, on trouve le catoblepas ; il porte avec peine sa lourde tèle, toujours baissée vers la terre ; autrement, comme on in' peut voir ses yeux sans expirer à l'instant, il rauscrnit la destruction du genre humain, i. Cuvicr pense «pie cet animal iiourraitétro le Gnou, espèce d' Antilope (voyez Gnou), qui, en effet, porte la tète basse comme les Ruminants pour combattre , mais qui n'expose pas aux dangers dont parle Pline. M. II. Smith a proposé ce nom pour lui geme de Ruminants à cornes creuses, (pii comprend le Gnou.
CATODONTES (Zoologie), du grec liata, on dessous, et du génitif of/()«/i«, dent. — Linné avait dontié ce nom au genre Cachalot, parce qu'ils ont seulement ik la niAchoire inférieure des dents, qui entrent dans des cavités i-orn--|i(in(laiili>s d<; la mftchoiro supérieure.
('.\l(H'ri;l(.)l i; l'livsi(iue),dugrec catoptron, miroir.
llniii.lir (le "la |iliyMi|n('(|ui traite des lois et des effets
de la rellrxi.iri do la' luinière, par;iculièrement à la surfaces des miroir» plans ou courbes (voyez Lumigiie, RiirLEXioN, Minoin.sJ.
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CATTLÉIE (Botanique), Catt/eya, Lindl. , déditie à William Cattley. — Genro de plantes de la famille des Orchidées, tribu des Èpiclendrces. Il comprend de trèsbelles plantes épipliytes, à feuilles coriaces et à fleurs sortant d'une grande spatlie. Ces plantes habitent l'Amérique du Sud, et particulièrement le Brésil. La C. superbe (C. siiperba, Lindl.) a les fleurs odorantes très-larges, colorées d'un rouge lilacé, avec unlabelle pourpre, jaune au milieu. Cette espèce vient à la Guyane anglaise. On cultive aussi dans les serres chaudes la C. éléyantc [C. elefjans, Morren), dont les fleurs sont roses avec le labelle violet pourpre ; la C. labie'e (C. labiala, Lindl.), dont les fleurs présentent souvent un diamètre de plus de 0",20, et sont colorées en rose lilas avec le labello pourpre vif. Il y a plusieuri variétés de cette plante, et elles se distinguent principalement par la coloration de leurs fleurs. En résumé, on connaît une vingtaine d'espèces de ce genre qui ofl'rent, pour ainsi dire, une égale beauté dans leurs fleurs.
CAUCALIDE (Botanique), Caiicatis, Lin. — Genre de plantes de la famille des Ùmbeltifères, tribu des Caiccaliiiées. Caractères : carpelles à 5 côtes primaires, filiformes , garnies de quelques tubercules épineux : 4 côtes secondaires, plus en saillie, et munies d'une rangée de gros aiguillons subulés, recouvrant chacune un canal résinifère. Ce genre comprend des herbes à feuilles deux et trois fois pennatiséquées. La C. fausse carotte ( C. daucoïdes , Lin. ) est une plante indigène dont les fruits sont hérissés d'aiguillons en forme d'hameçon au sommet. La C. à feuilles yrctes [C. leptophylla. Lin.) est de l'Europe méridionale et n'a qu'un intérêt botanique, comme la précédente.
CAUCHEMAR, Lncube, Asthme koctirne, Éphialte (Médecine). — Sentiment d'oppression, de suffocation, pendant le sommeil, comme s'il y avait sur l'épigastre (l'estomac) un poids incommode, avec une impossibilité de se réveiller, qui finit cependant par un réveil en sursaut, accompagné d'une anxiété extrême; les anciens croyaient cet état produit par des démons dont les uns, nommés i'ncubes, attaquaient les femmes, les autres, nommés succubes, attaquaient les hommes. Les causes du cauchemar sont ou la pléthore sanguine, ou une affection des organes digestifs, et surtout de l'estomac qui rend les digestions pénibles ; ainsi, on l'observe chez les gens sédentaires, qui ont une nourriture trop succulente, chez ceux qui, après avoir nianjré le soir, se couchent sur le dos, avant que la digestion soit faite. Il peut être déterminé aussi par la suppression d'une saignée habituelle. Les enfants peureux, les individus nerveux, d'un esprit faible, et auxquels on raconte des histoires de revenants, de fantômes, y sont très- sujets, aussi bien que les hommes qui se livrent aux travaux de cabinet et à de longues méditations. L'invasion de l'accès est ordinairement brusque ; le malade est suffoqué par l'objet qu'il croit placé sur sa poitrine; c'est ordinairement un homme difforme, un cheval monstrueux, un singe, un chat furieux, une vieille femme, un fantôme, un démon ; il se joint à cela un rêve fatigant, pénible ; le patient est au bord d'un précipice, il va tomber dans l'eau, il veut fuir, mais il est retenu par une force irrésistible ; il pousse des cris confus, des gémissements ; enfin, il se réveille en sursaut, couvert de sueur et accablé de fatigue. Cet état ne se renouvelle guère, à moins que la cause qui l'a déterminé ne continue à agir. Quant au traitement, si l'on a afi'aire à un individu sanguin, replet, et surtout si l'on a négligé une saignée habituelle, il faut se hâter d'y avoir recours ; on aidera ce moyen par des bains de pieds, des purgatifs, et surtout un régime sévère ; si on remarque qu'il y ait dérangement dans les fonctions digestives, s'il y a embarras gastrique, on aura recours aux évacuants, vomitifs ou purgatifs; on reconnnandcra la sobriété, do s'abstenir du repas du soir, de vin, de liqueurs, et en général de toute alimentation succulente ; dans tous les cap, on devra ne se coucher que lorsque la digestion est fuiie, et toujours la tête élevée. F — N.
CAliDAL (Zoologie), du latin cnuda, queue. — On applique cetti.' épithètc h tout ce qui a rapport à la queue. En ichiliydlogie, on appelle na;/eoire caudale celle qui termine la queue de presque tous les poissons. Verticale dans presque tous, elle est horizontale dans une variété de daurade de la Chine. Les Cétacés ont aussi une nageoire caudale; mais elle est horizontale.
CAUDEX (Botanique) , mot latin qui signifie tronc d'arbre, lii/e. — Ce terme est employé en botanique pour désigner la partie analogue à une tige qui, dans beaucoup de plantes, est souterraine ou couchée. Dans ce
sens, on emploie plus souvent le mot rhizome. Dans l'embryon, on dislingue deux parties principales, que l'on iinnnno le C. ascendant, le C. descendant. L'un est constitué en partie par la gemmule et s'élève; l'autre, par la radicule et s'enl'once dans la terre.
CAUDi.MANES (Zoologiel, du latin co!«/fl, queue, et niaiius, main. — On a désigné par cette dénomination les singes du nouveau continent, qui ont la queue prônante comme une main.
CAULESCENT (Botanique), du grec kaulos, tige. — Se dit d'une plante qui présente une tige ; on dit plante caulescente, par opposition à celles qni en sont déiiourvues. Dans ce cas, la plante est acaule.
CAULICOLE (Botanique). — De CandoUe nonmie ainsi les plantes parasites qui vivent sur les tiges. Elles ont quelquefois des suçoirs qui, dans les cuscutes, par exemple, se présentent sous forme de fils déliés et blanchâtres, s'entortillent autour de plusieurs plantes , telles que le trèfle, la luzerne, etc. Le gui est aussi un parasite caulicole ; il s'implante dans le corps ligneux d'un arbre et s'y greffe intimement.
CAULICULE (Botanique) , Cauliculus. — On donne ce nom à la partie de l'embryon de la graine qui est la petite tige située au-dessous des cotylédons, et que l'on appelle plus ordinairement tigelle.
CAULIÎVAUtE (Botanique), Caulinus, qui s^'applique aux parties des plantes appartenant à la tige. — Il y a des racines aériennes qui naissent sur la tige ; alors elles sont dites caulinaires. Généralement, on dit les feuilles caulinaires pour les distinguer de celles qui naissent immédiatement du collet de la racine, et qu'on appelle radicales. Dans le pissenlit, par exemple, ou voit ces deux situations de feuilles qui donnent à celles-ci une forme différente. Les stipules sont caulinaires dans l'aune, la passiflore glauque, etc. Les épines sont caulinaires dans les cactus, les féviers, etc. Les aiguillons le sont également dans la rose, les ronces. Les fleurs sont situées directement sur la tige, et par conséquent caulinaires dans le cacaoyer, les cuscutes, les cierges, la vesce cultivée, etc., etc.
CAURALE (Zoologie*. — Espèce d'Oiseaux échassiers, du genre Grue; Rùla à queue {Euripiga, Ilig.), vulgaire- Dient Petit yaon des roses. Oiseau du suletl [Ardea helias. Lin.). Il se distingue par un bec pli:s long que la tête, plus giêle que celui de la grue commune, fendu jusque sous les yeux comme aux hérons; il est de la taille d'une perdrix, et son cou long et mince, sa queue large et étalée et ses jambes peu élevées lui dojinent un air tout différent de celui des autres oiseaux de rivage. Son plumage, nuancé de brun, de fauve, de roux, de gris et de noir, rappelle les plus beaux papillons de nuit ; on le trouve le long des rivières de la Guyane, dans l'intérieur des terres, au centre des grands bois. Il vit solitaire; sa nourriture consiste en poissons, en insectes, en larves, en mollusques qu'il tire de la vase. Son caractère est défiant et sauvage.
CAURIS (Zoologie). — Nom spécifique de la coquille Porcelaine cauris {Ctjprœa monetn, Lin.), vulgairement la Momxaie de Guinée, parce qu'elle est employée par les nègres coiume monnaie. Elle appartient au genre Porcelaine et à la famille des liuccinoïdes, des Mollusques yastérapodes pectinitjranches ; c'est une petite coquille ovale, déprimée, plate en dessous, â bords très-épais un pou onduleux ; d'un blanc, jaunâtre; elle est de la mer des Indes, de l'océan Atlantique.
CAUSTICITÉ (Médecine), du latin caustictis, brûlant, qui vient lui-même du grec Icaïâ, je brûle. — C'est là propriété de certains corps de brûler plus ou moins, d'avoir une saveur irritante comme une brûlure. La causticité lient â la tendance de certains corps à se combiner avec les substances animales, de manière à les détruire et à former avec elles des combinaisons chimiques particulières. Cette action est beancoiip plus marquée sur les tissus vivants que sur le cadavre; lorsqu'elle n'est point arrêtée, elle produit certains phénomènes remarquables, tels que la rougeur, la tuméfaction, le soulèvement de l'épidermo (voyez CAiisriQi'E, Cautère. Biioliiie).
CAL'STIQI'E i Médecine), même étymologieque le précédent. — On donne le nom de caustiques â des corps qui, mis eu cont.act avec des tissus animaux, les modifient, dc'truisent leur texture et forment .ivec eux une nouvelle combinaison. On en distingue do deux s.irtes i les cauxliqncs ou cautères actuels ; ce sont ceux dov.t le principe a'activité, le calorique libre, pent agir sur-lechamp, comme le feu, le fer rouge, etc. ; et les causti-
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nues ou cautères potentiels. Nous no parlerons ici que le ces derniers, renvoyant au mot cautére,^ou^ lequel ils sont plus spécialement désignés, tout ce qui regarde les premiers (voyez CACTÈr.E, Feu, Moxa).
Le caustique ou cautère potentiel a été ainsi nommé, parce que sa propriété de brûler est inhérente, qu elle existe en puissance, et qu'il n'emprunte pas au calorique l'action caustique dont il jouit par lui-même lorsqu il se trouve en contact avec unesubstance animale, surtout lorsqu'elle est vivante. D'après leur degré d'activité, on divise les caustiques en escharoti'jues; ce sont les plus actifs et ils produisent immédiatement des cscliares ; et en cnt/teretiques dont l'action est plus faible (voyez ces mots;. Les cautères potentiels les plus employés sont : la pierre d cautère ou potasse caustique ; le beurre d antimoine ou chlorure d'antimoine ; la pierre infernale ou azotate d argent ■ l'alcali volatil ou ammoniaque liquide ; 1 alun calciné ou sulfate d'alumine et de potasse desséché ; 1 arsenic blanc ou acide arsénieux ; les acides sulfurique, nitrique ou azotique, chlorhydrique, etc. Il existe un grand nombre de caustiques composés, dont on fait souvent usage : ainsi la poudre et la pâte de Rousselot, de frère Corne dans laquelle entre l'arsenic (voyez Poudre Pâte); e caustique de Vienne, avec la potasse caustique et la chaux vive; la pommade de Gondret avec l'ammoniaque, le caustique sulfo-safrané de M. Velpeau, avec lacide sulfurique, etc. Quel que soit le caustique employé, par sa combinaison avec les tissus vivants, il perd sa puissance à mesure qu'il agit, et il arrive un moment ou il n'a plus d'effet; alors, au delà de sa sphère d ac ivite, les propriétés vitales se développent davantage, il y a un mouvement de réaction, et il s'éiablit une ligne de démarcation et par suite une suppuration abondante qui détache Veschare formée (voyez Eschaue). t — N. . Caustique (Chimie), du grec caM^aco?, venant de /mîo brûler. - Nom donné en chimie aux alcalis quijouissent de la propriété de désorganiser la peau ou, comme on dit vulgairement, de la brûler. On l'emploie assez ordinairement pour distinguer ces alcalis à l'état de P"™te de leurs combinaisons avec l'acide carbonique. On dit potasse, soude ou chaux caustique, par opposition à potasse, soude ou chaux carbonatée. ,„ „o„c.!n,„>
Caustique (Physique), on donne le nom de caustique à la ligne lumineuse formée par l'intersection des rayons partis d'un point lumineux et réfléchis par un miroir ou réfractés par une lentille d'une ouverture trop grande nour que ces rayons viennent converger exactement en un même point ou foyer. La caustique produite par réflexion s'appelle catacnustigue, et la caustique par refraction diacaustigue. L'existence de ces courbes et leur nature ont été reconnues par Tschirnhausen, en 16S2 (voyez Reri.Exio\, Réfraction, r.xvKi.oin't-s).
CAliSUS en grec kausos, chaleur extrême. — Hippocrate désigne sous ce nom une espèce de fièvre caractérisée par une fièvre et une soif ardentes ; la langue âpre, sèche la région épigastriquc très-douloureuse, des déjections liquides et pâles; le teint est un peu bilieux, etc. • ■« modernes ne l'ont point admise comme une espèce distincte, et Pinel la regarde comme une complication de la fièvre bilieuse avec la fièvre inflammatoire (voyez Fièvre). , ,....,., p,
CAUTÈRE (Médecine), du grec Icaio, je brûle, — y. mot désigne l'agent employé par le médecin pour brûler une partie vivaiilc; c'est aussi le nom qu on donne à la petite plaie produite par cet agent, et dont ou entretient la suppuration en l'empêchant de se guérir, au moyen d'un corps étranger; nous considérerons donc successivement le cautère sous ces deux points de vue.
1" Ou nomme cautère, caustique, toute substance qui, mise en contact avec un tissu animal, le détruit, le dusoicaniRC, en fomianl avec lui un nouveau compose, une C'.cltare: nous ne reviendious pas sur la division qui a élu élablic de cautère actuel et de cautère potentiel; ce dernier ayant conservé plus spécialement le nom de caustique a été exposé ailleurs (voyez Caustique). Il ne sera question ici qiied» cautère actuel. Ce nom lui a (Il donné, parce que le calorique libre qui est la cause de non artivilé ngil snr-l.-.liiunp et qu'il brûle mimwlialemOiiU Le» cuulèi-eH iir,lii(!l» iti.nt le feu kous tmiles les forme»; ainsi le» charbons alliiiiié.s, les métaux rougis au feu le cautère éleciiM-gHlva.uqtie, le nioxa, la poudre ft ranon, etc. L'acier est, de Ions les ag.MilK, celui qui est préférable, en raison do »a «run.le capiicitu pour le c;ilorifi.ic et de la facilité avec laquelle on reconnaît le degru (11. lemp rntnro, nelon le» dilVéroiitcs icinlcs qu il est susccpiililc de prendre.
On a donné en clnrurgio le nom de cautères aux instruments dont on se sert "pour pratiquer la cautérisation. On y distingue ordinairement le mouche, de buis, d'ébène, de corne ou d'ivoire; la tige longue do 0",''0 à 0",'25, recourbée souvent vers son extrémité qui doit recevoir la partie cautérisante, de manière à former un angle de 90° environ; et enfin Yextréiuité cantérilante, dont la forme et les dimensions ppuvent varier beaucoup. Les principaux sont: le C. olivaire ou bouton de
Pb. 460.
Cautères actuels.
feuifiq. 455), enferme d'olive;leC. enroseauon cylindrique (fia. 456), semblable à un fer à papillotes destiné à cautériser certains trajets flstuleux ; le C. en rondache ou couteau de feu [fis- '•^D, avec lequel on fait les cautérisations linéaires ; le C. conique ou pointe de feu dont l'extrémité a la forme d'un cône tronqué ; on ne l'applique que par la pointe, la tige est droite (fiq. 458) ou coudée {fis- 459); le C. annu/aire ou couroime de feu, pour la cautérisation sincipitale (voyez SiNcipUT) ; le C. numvmlaire qui est un disque légèrement bombé à sa surface {fîg. 4G0), le C. reniforme. ou en haricot, etc. Ces différents agents cautérisent plus ou moins profondément, suivant qu'on les fait rougir plus ou moins; ce qui a fait distinguer les dilTercius dcrés de chaleur par les mots de rouge brun ou ooscur, rouge cerise et ruugc blanc ou iticandescmt. Pour la médecine vétérinaire (voyez Caotérisation).
2° Le nom de cautère désigne encore un petit ulcCie artificiel, arrondi ou elliptique, dont on entretient la snppuration au moyen d'un corps étranger ; on la encore appelé fonticule, exuloire. Le cautère peut se placer sur presque toutes les parties du corps, mais particu lerenient aux membres, le long et sur les côtés de a colonne vertébrale, sur la poitrine, sur les flancs, il la nuque; mais c'est particulièrement au bras, à la cuisse et à la iambe. Au bras, c'est dans l'enfoncement qui correspond i l'insertion du deltoïde; Ma cuisse, dans la dépression qui existe au-dessus de la partie interne du genou ; à la jambe, à trois ou quatre travers de doigt au-de.ssous et en dedans du genon, entre le muscle 1»'™»" ."'*''™^, ''^ le tendon du couturier. Le cautère peut s établir par une ncision avec le bistouri, den-,ui5 :\ 0-.,018 de longueur, éuél^àn" jusqu'au tissu cellulaire sous-cntatié; on f^açe dans In petite plaie une boulette de charpie, pour la tenir ouverte; au bout do trois ou quatre jours, on nanse avec un poison un morceau de racine d un preriré à ce, effet. D'autres fois, on le fait avec un morceau do nierrcJl cautère gros comme une lentille, que Ion place dans l'ouverture d'un petit emplâtre fenûtré, api-liqu^ sur le point où on veut ouvrir le cautère, trois ou quatre heures après, on lève l'appareil et on a une aclie grisâtre le V,l)1.5 de diamètre ; c'est l'escl.are qui tombera 'en'luilnt'uno petite plaie dans ^-^^^P^^^^^ lesiours un pois à cautère pour entretenir la suppuiatiÔi voye./. P<us A CAUTiîiiEs). Ce dernier procédé potir ouvrir un cautère et préférable ;\ l'.ncision; comme il y r'iue certaine perto de substance, il a ><'"'»^d« »""danco à uc Buérir. '' ' •
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