C.vr.^COUA (Zoologie). — Synonyme de cacatoès
CATACOUSTIQUE, du grec catacouô, j'entends. — Branche de la physique qui traite de la réflexion des sons et de ses effets, tels que les échos, etc. (voyez Acoustique, Sons, Échos).
CATADIOPTRIQUE. — Composé des deux mots catoptrique et dioptrique, et résumant les deux branches de la physique qui ont pour objet l'étude de la réflexion de la lumière à la surface des corps et l'étude de la transmission de la lumière au travers des corps transparents. La catadioptrique s'applique à tout ce t]ui appartient à la fois à ces deux branches et particulièrement à l'étude des instruments d'optique qui réunissent les effets combinés de la réflexion et de la réfraction (voyez ces mots).
CATAIRE ou Chataire (Botanique), Nepeta, Lin., de Nepet, ville de Toscane, dont une espèce est, dit-on, originaire. — Genre de plantes de la famille des Lal/iées, type de la tribu des Népétées dont les espèces assez nombreuses sont des herbes à fleurs disposées en faux verticilles compactes et réunies ordinairement en épis terminaux. Ces plantes habitent principalement l'Europe méridionale et l'Asie. Une des plus communes, la seule qui se rencontre aux environs de Paris, est la C. vulgaire (.V. cataria, Lin.; Cularin vulgaris , Moench.), plus comme sous le nom d'herbe au chat. C'est une plante qui ne s'élève guère à plus d'un mètre. Elle est dressée et couverte d'ime pubescence blanchâtre. Ses feuilles sont pétiolées, ovales, cordiformes, dentées, crénel.es, tementeuses à la face inférieure. Ses fleurs sont blanchi* ou purpurines en faux verticilles serrés, à corolles moitié plus longues que les calices. Cette espèce croit sur les bords des chemitis, dans les endroits un peu humides. Elle a la propriété d'attirer les chats qui se roulent et se frottent avec frénésie sur son feuillage; de là ses noms. On a prétendu que ces animaux no s'attaquaient qu'à la chataire qu'on plante et laissaient indifféremment celle qui n'a point été déplacée. Do cette idée est résulttS le proverbe anglais suivant :
If \(tu srl it, llio cats will cat it ;
If yuutiow il, tlic cals will notmowit.
Cl Si vous la plantez, les clials In mangeront ; si vous la semez, il» n'y toucheront pas.» La elialaij-eiontienl dans toutes ses parties une huile volatile abunilanie utilisée aiilrefois on méileciiie leninie e\eii,.nie, i,>im<|iii' ei stomachique. On lui aiiiii"(:iii h- l'in :iil.' |iivpi|i'-
lés antiliysléri<iues : nui . II. - i ,i.i| 1 li ,i , .iin|ili !,■-
ment nlianil" ée. (;:ii ,eii i ■ : . île i i ,i .1. m . i :j|r- ei â
gorge oblique ; corolle ù tube nu dans liiiléiieur ; lèvre
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siipénciire droite un peu concave et (■cliancrée, l'inférieure (îtalée à 3 lobes, celui du milieu tiès grand ; étaniines rapprocht^es, à anthères réunies par paires, à 2 loges, le plus souvent divergentes ; style bifide.
CATALEPSIE (Médecine), en grec katalépsjs, saisissement, du grec fai/o/«»('/oîK!, je saisis. — Affection nerveuse caractérisée parla suppression complète ou incomplète de la sensibilité et des mouvements volontaii es et par une roideur des muscles qui les maintient immobiles dans la position où se trouvait le malade au moment de l'invasion ou dans celle qu'on leur a donnée ; les muscles de la respiration continuent leur mouvement, seulement celle-ci est plus faible. Cette maladie est rare; les femmes mélancoliques , atrabilaires, d'un tempérament nerveux, y sont plus svijettes. Les causes qui la déterminent le plus souvent sont les affections morales vives, les chagrins, une violente frayeur, la colère, la contemplation extatique (voyez Extase), l'ivresse, la vue d'objets qui inspirent l'horreur; quelquefois ou l'a observée dans les affections vermineuses; elle a aussi été déterminée par la suppression d'un flux habituel ou par la rétrocession d'un exanthème (voyez ce mot). L'invasion de l'accès est souvent précédée de maux de tète, de roideur dans les muscles du cou, de bâillements, de palpitations, de légers mouvements convulsifs; d'autres fois, elle est si prompte, qu'elle surprend le malade au milieu de ses occupations ; tout à coup il est pris d'une roideur convulsive des muscles, générale ou partielle ; l'action des sens se suspend ; les yeux, s'ils sont ouverts, sont fixes, dirigés en avant ou en haut, mais insensibles à la lumière; l'ouïe est dans le niÈme état d'ab'ilition, le goût et l'odorat semblent conserver plus d'aptitude à être excités par les agents extérieurs. Les muscles sont dans une contraction permanente, la coloration de la face est ordinairement plus animée, la respiration et la circulation conservent leurs mouvements naturels, quelquefois plus lents et plus faibles, les facultés intrllectuelles sont éteintes. La catalepsie peut affecter un seul côté du corps, quelquefois même un seul membre. Les accès sont plus ou moins longs, plus on moins complets ; ils peuvent durer depuis quelques minutes jusqu'à plusieurs jours. Ainsi, le docteur Fournier rapporte une observation curieuse de catalepsie survenue chez une femme vingt-quatre heures après la suppression d'une diarrhée habituelle par de violents astringents en potion et en lavement administrés par un charlatan: « Je fus appelé, dit Fournier (par ce charlatan), le cinquième jour ; le pouls était concentré, fréquent, dur, mais régulier. Pendant notre visite, qui fut longue, cet homme ayant éternué, la malade se leva sur son séant et lui dit: Dieu vous bénisse, mniisieur, en l'appelant par son nom ; puis elle se recoucha et rentra dans sa catalepsie. I) {Dictionnaire des sciences médicales,] Elle cessa par l'emploi des lavements purgatifs qui rétablirent la diarrhée. La catalepsie est sujette à des retours le plus souvent réguliers ; leur nombre est plus ou moins rapproché, mais ils peuvent se multiplier lorsque les causes se reproduisent. Le malade, qu'il ait eu ou non la conscience de ce qui s'est passé pendant l'accès, n'en conserve pas le souvenir; il oublie même quelquefois ce qui a précédé l'attaque. Cette maladie est rarement mortelle, malgré le pronostic sévère que portait sur elle Boerhaave ; mais elle peut être suivie d'affections graves, telles que la manie, les convulsions, une maladie des centres nerveux, etc. On a dit que cet état pouvait être confondu avec la mort et qu'on avait enterré vivants des individus affectés de catalepsie intense; peut-être a-t-on confondu dans ce cas la léthargie avec la catalepsie (voyez Léthargie). Quoi qu'il on soit, ce sujet intéressant sera traité aux mots LÉTHARGIE, Mort, Inhumation. Le traitement d'un accès de catalepsie consiste dans l'emploi des stimulants sous toutes les formes : ainsi l'éther, l'ammoniaque, les chiffons brûlés, la titillation des narines avec les barbes d'une plume, le chatouillement, la fustigation de la plante des pieds et de la paume des mains, les odeurs suaves; la musique a souvent produit des effets remarquables, l'électricité, l'acupuncture; enfin, lorsqu'il s'agit de la suppression d'une évacuation, quelquefois la saignée ou dos purgatifs, comme dans l'exemple cité plus haut. Dans l'intervalle des accès, il faut avec soin rechercher les causes qui ont pu déterminer la maladie et les faire cesser si cela est possible; on pourra avoir recours, suivant les circonstances, aux émissions sanguines, aux purgatifs, aux vésicnloires, aux sétons, aux cautères, aux réfrigérants sur la tête, aux bains, aux affusious froides, etc.
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CATALOGUE d'étoiles. — Table des positions des étoiles par longitude et latitude, ou ascension droite et déclinaison. Le plus ancien des catalogues est celui qui fut construit par Hipparque, 130 ans avant J. C, à l'occasion de l'apparition subite d'une nouvelle étoile et qui nous a été transmis par Ptolémée dans son Ahnaqeste, Il comprend I 02"2 étoiles ou à peu près le quart de celles que l'on voit à l'œil nu. C'est .aussi l'apparition d'une étoile brillantedans CassiiipéequidélerminaTycho Brahé à entreprendre un catalogue. En 11 12 parut l'Hiitoria rœ/estts de Flamsteed, qui renferme les positions de 2919 étoiles. Ce catalogue a été la base de tous les calculs et de toutes les théories des astronomes jusqu'au temps où Lemonnier et Lacaille entreprirent de donner de nouveaux catalogues pour l'année 1750. Ce dernier observateur a donné à lui seul les positions de 9 700 étoiles australes, jusqu'à la septième grandeur inclusivement, qu'il observa en moins de dix mois au cap de Bonne-Espérance en 1751.
Vers le même temps (1750-1762), Bradley déterminait à Greenwich, avec une précision qu'on n'a pas encore dépassée, les positions d'un certain nombre d'étoiles dites fondamentales, dont Bessel a fait connaître toute l'importance et qui ont été tout récemment encore l'objet d'une discussion approfondie de la part de M. Leverrier, • dans les Annales de l'Observatoire de Paris.
Enfin on doit citer les catalogues de Tobie Mayer, de Cagnoli, de Piazzi, de Zach, de Groombridge, d'Argelander, d'Airy, de Bumker, de Harding, de Bessel, etc. Mais l'un des plus importants est Y Histoire céleste française, de Jérôme de Lalande, fondée sur les observations faites de 1789 à 1800 par le Français de Lalande et Burkardt. Ce grand travail, revu avec soin en Angleterre par F. Baily, contient 47390 étoiles jusqu'à la neuvième grandeur inclusivement : il a servi à construire le bel atlas céleste de Harding. D'autres travaux du même genre sont aujourd'hui en cours d'exécution, dans le but principal de faciliter la découverte de nouvelles planètes (voyez Cartes célestes).
Il existe aussi des catalogues do nébuleuses, d'étoilei doubles, de comètes (voyez ces mots). E. R.
CATALPA (Botanique), Catalpa, Scop., nom américain. — Genre de plantes de la famille des Bignoniacées , tribu des Bignoniées. Corolle à 5 lobes, à tube ventru; étamines 5, dont 3 stériles; anthères ayant un lobe situé inférieurement et l'autre supérieurement; capsule en forme de longue siliqiie, cylindrique, à 2 valves séparées par une cloison assez épaisse ; graines nombreuses, ailées. Les espèces de catalpa sont des arbres à feuilles simples et à fleurs disposées en panicules. Le C. de la Caroline [C. hignonioides, Walt.; Biynonia catalpa. Lin.) est un arbre très-élégant que Catesby découvrit le premier en 1726 dans la Caroline. 11 peut atteindre 10 mètres de hauteur; sa tête est arrondie; ses feuilles sont amples, ovales-acuminées, échancrées en cœur, et ses fleurs, blanches, ponctuées de jaune et de pourpre, s'épano;iissent dejuin en août et font un très-bel effet dans les grands jardins. Cette belle espèce a parfaitement réussi chez nous. Cependant, au delà du climat de Paris, dans le Nord, elle souffre de la gelée. Le C. à longues siliqncs (C. lonyissima , Sims.) est de serre chaude et moins important pour l'ornement. Il est originaire de Saint-Domingue. G — s.
CATALYSE, du grec catalysis, dissolution. — Nom donné par M. Berzelius au phénomène qui a lieu quand un corps, p.ir sa seule présence et sans y participer, met en jeu certaines affinités chimiques ou détruit certaines combinaisons déjà formées. C'est ainsi que le bioxyde de manganèse, le bioxyde de cuivre, le platine, l'argent en poudre détruisent Veau oxygénée sans rien perdre ni gagner dans cette action; que la mousse de platine fixe l'oxygène de l'air sur l'alcool, qu'il transforme en acide acétique, etc. On a rangé les causes de ces divers phénomènes sous le nom efforce calalylique, personnifiant pour ainsi dire une cause entièrement inconnue et dont l'origine est probablement aussi variable que les effets qu'elle produit. Aussi reinpiace-t-on généralement le mot force catalytique par les mots action de présence, qui ont le grand avantage d'exprimer simplement un fait sans rien préjuger sur sa cause ignorée.
CATANANCHE ( Botanique', nom scientifique de la Cupiilone.
CATAPLASME (Médecine), en grec /c«/n/</os»i(J, enduit, de Icalaplassn, j'enduis, j'applique dessus. — On appelle ainsi un médicament externe d'une consistance molle, pulpeuse, une espèce de bouillie qu'on applique sur quel-
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qiies points de l'eslérieur du corps. En gênerai, le cataplasme étendu fin couche de O^iOIS à peu près sur un morceau de linge, sera appliqué cliand et à nu, si la disposition des parties le permet et s'il n'y a h la peau aucune solution de continuité ; autrement il sera rei couvert d'une gaze ou d'un linge fin. Les cataplasmes les plus ordinaires sont émollients; ce sont des espèces de bains locaus, c'est dire qu'ils doivent être dune consistance assez molle pour qu'ils se conservent humides longtemps, c'est même ce qui constitue leur principal mérite ; aussi on préférera, pour les faire, les matières qui retiendront le mieux l'humidité ! ainsi la farine de lin au premier rang, ensuite la farine de riz, la fécule de pommes de terre, la mie de pain, délayées dans de l'eau, dans une décoction de guimauve, dans du lait, etc. Ce cataplasme sera renouvelé au moins trois fois dans les vingt-quatre heures. Pour faire un cataplasme tonique, on ajoute au précédent de la poudre de quinquina, de l'alun, de l'extrait de saturne, etc. Les cataplasmes excitants se feront avec la poudre d'absinthe, de menthe, de sauge, de mélisse, d'écorce d'orange; on pourra aussi les faire avec du vin, de l'alcool, etc. C'est à cette section qu'il faut rapporter le cataplasme de Pradicr contre la goutte (voyez Remède (de Pradier), Goutte). Les cataplasmes irritants sont composés de substances acres, plus ou moins caustiques, telles que les bulbes d'ail, d'oignons, la farine de moutarde, le poivre (voyez Sinapismes), etc. Les cataplasmes narcotiques (voyez ce mot) se font en ajoutant au cataplasme émollient une préparation quelconque d'opium, de jusquiame, de belladone, de stramoine, etc. On peut encore préparer des cataplasmes acides avec le vinaigre, le suc de citron, l'oseille, pour exciter sur la peau un picotement qu'on veut quelquefois rendre douloureux. Enfin on a donné le nom de cataplasme i/alvanique (voyez G.\lvamsue) à un appareil imaginé par Récamier, composé de deux ou quatre disques contenant chacun seize éléments et enveloppés do plastrons en soie ; il l'employait contre certaines névroses, les gastralgies et autres névralgies. ' F — n.
CATAPPA (Botanique), Terminalia catappa, c'est le Badamier ordinaire,
CATARACTE (Médecine). — On donne le nom de caiaracte à une maladie caractérisée; par l'opacité du cristallin ; par celle de sa cnpsule, d'où résulte une cécité plus ou moins complète; ou par celle du liquide contenu dans la capsule, connu sous le nom à'humeur de Morgagni, qui peut aussi perdre sa transparence, et produire ainsi une troisième espèce de cataracte. On a aussi, à tort, désigné sous le nom de C. noire, Vamaurose (voyez ce mot). On distinguera donc : 1° la T. lenticulaire ou cristalline; 2" la C. capsulaire ou membraneuse ; Z" la C. laiteuse ou interstitielle. On pourrait dire que la cataracte est la maladie des vieillards. Les causes en sont à peu près ignorées; cependant on a signalé, h juste titre, des contusions, des blessures avec des instruments piquants, des inflammations profondes du globe de l'œil ; ces causes, eu effet, ont été admises par tous les bons auteurs, et on a même reconnu qu'elles avaient déterminé la cataracte chez de jeunes sujets. On a admis aussi, mais sans leur donner la mtitne importance, l'insolation, une lumière trop intense, l''s iujprcssions morales vives. Cette maladie attaque indistinctement les hommes et les femmes, elle est rare chez les adultes, plus rare encore chez les enfants, quoiqu'elle soit quel<|ucfois de naissance. On a dit qu'elle pouvait tire héréditaire. On est en droit de craindre la cataracte, lorsque chez un sujet déjà avancé en âge, la vue devient trouble, qu'elle est offusquée par des images informes; le malade voit volti^ier dos mouches, des toiles d'.iraigiiées, il croit voir les objirts à travers un image, il se froili: lis yeux pour délounnr un obstacle qui persiste toujours; quelquefois, il y a des maux de télé, bientôt la maladie aiignienie, les brouillards s'épaississent de plus en pluH, et enfin, en ex;iMiinanl avec attention, on a])erçoit derrii re la pupille, à la pliicc occupée par le cristallin, une tache ciisi.' ou blanchiltrc. La pupille est plus dilatée ipie dan.s l'éiat naturel ; elle est quelquefois insensible à la lumière, et ne se contracte pas sous son influence; dans ce cas, on a lieu de soupçonner la complication d'une rniiaiirtifr (voyez ce mot), ce qui diminue les chances de l'opération dont il va Cire question. La cataracte débute ordinairement d'un seul côté, mais le plus souvent, au bout d'un temps plus ou moins long, la second œil commence à s'olwurcir & son tour. La maladie marche quelquefois rapidement ; d'autres fuis, clic