C.Wl.iU (Zoologie). — Voyez Esturgeon
CAVIIiNS (Zoologie). — Nom donn-' par quelques zoologistes à une tribu de Matnmi/ères rongeurs, dont le Cahiuis [C'ivin) est le type.
Cavités (Anatomie). — On appelle cavités sphmchnigiies (du grec sp/anchna, les entrailles) celles qui renferment les viscères; ce sont le crûne, le thorax et l'abdomen. On dit encore la cavité pelvienne pour le bassin, les cavités nasales pour les fosses nasales, etc. On trouve en-, core dans les os des cavités qui sont tantôt articulaires, ce sont la ruvité cotyloïde creusée dans l'épaisseur de l'os de la hanche, les cavités tjlénoïdes du temporal et de l'omoplate, etc. D'autres fois elles ne servent pas aux articulations, ce sont alors, des fosses, des smus, des rainures, àesanties J'antre d'Hygniore sitms maxillaire), des sillons, etc.
C.\YliL)X (Botanique). — On donne ce nom à des bourgeons secondaires produits par certains bulbes à l'aisselle des feuilles qui les recouvrent ; ils se développeront successivement sur la plante môme, ou dans d'autres espèces ils pourront en être séparés et se développer d'une manière indépendante. L'ail vulgaire est ainsi co iformé (voyez Bui.nE),
CAVOU (Zoologie). — Les naturels de l'ile de Maragnon appellent ainsi, au dire du P. d'Abbeville, une e.spèce de Sinr/es du genre des singes du nouveau continent BulTon a pensé que c'ét.ait son Coaila {Simia pnniscus, Lin ). Dan- lo liégne anin:at, on trouve celte désignation parmi les espèces du genre Atèles, à côté du genre Couita. « Le Cayou, F. Cuvior {Ateles ater), a la face noire comme le reste du corps. »
CÉANOTlIli (Botanique), Ceanolhus, Lin. Les Grecs avaient donné le nom de Keanôllios à une plante épineuse. — Genre de plantes de la famille des Wianmées, dont très-peu d'espèces sont épineuses. 11 coiiiprend des arbrisseaux à feuilles simples, alternes. Parmi les espèces assez nombreuses de ce genre, et toutes dignes d'être cultivées pour l'ornement, on distingue surtout le C. de Delisle (C. Deliliuiius, Spacli), avec ses feuilles assez larges, légèrement pubescenics en dessous , et ses fleurs d'un joli bleu pile. Cette plante paraît n'être qu'une variéié du C. à fleurs blettes {C. azureus, Desf.). Le 6'. d Amérique iC. Arnericunus, Lin.) a les feuilles triiiervées et es fleura blanclies.il est originaire de la Virginii-, où l'on prend ses feuilles en guise de thé. On extrait de» racines de cette plante une matière colorante jaune nankin. Caract. du genre : calice campanule à h diviiiiuiiB; ordinairement, pétales f>, onguiculés; b étamines; ovaire Irigone; baie à 3 logos, renfermant une graine, rarement ï-'i. G — 8.
CKBlIsNS (Zoologie), de Cchus, sajou. — Nom d'une tribu de Singes établie dans la classillcation de I. Geoffroy Saiiit-llilaire, adopieo presque en entier par M. le priiT' iiir Gervais ; elle renferme une grande j)urlic des mvA" du nouveau continent; ils ont les narines ouvertes lai I al'meni, tioi» paires d'avaiil-molaire» à chaque nià- ( li'jiii-, les ongle» courts; en général, la queue longue et prnnaïue ; aucun d'eux n'a de callonité» aux fi'sse>. Cette tribu comprend le» genres suivants -.Sajou, Saiiniri, Callifnclw, Atile, Hurleur, Sulu, Lagotnclw, Itrucliyurc, hrnule, S ifct ipit Ithi ue, CiHiMOa (Zoologie), d'uo nom de géant dans la mytho-
logie. — Genre à'Insectes coléoptères pentamères, famille des Serricnrnes, section des Malacodermes , tribu des Cébriouitcs. Ces insectes, d'une assez grande taille (les plus grands peuve;it avoir 0™,025 de longueur), se trouvent plus particulièrement dans les contrées les plus méridionales de I Europe et du nord de l'Afrique. Ils volent avec impétuosité, souvent le soir ou la nuit, surtout après les pluies d'orage, et quelquefois en gi'and nombre; ils entrent dans les maisons et se précipitent en bourdonnant sur les lumières. Très voisins des Cistèles et des Taupins, ils se distinguent des premières par leurs tarses de cinq articles, et des autres par leurs palpes filiformes, leurs mandibules en pointe, leur sternum anté.ieur dont l'extrémité ne s'enfonce p ùnt dans une cavité de l'arrière poitrine. Ils ont la tête saillante, les antennes longues, le corselet en forme de trapèze, les pieds assez longs avec les tarses filiformes, ce qui les distingue des Buprestes. L'espèce principale, le C. géant {C. gigas, Fab. ; Longicornis, Oliv. ), long de 0'°,025, habite l'Italie et les-départements les plus méridionaux de la France. La femelle diffère essentiellement du mâle; celui-ci est noirâtre, pubescent, les élytres, l'abdomen et les cuisses sont d'un brun fauve.
CÉBRIONITES (Zoologie). — Tribu d'fnsec/es co/eo/jt(^i-es (voyez Cédiuon), à mandibules pointues, palpes filiformes, corps arqué ou bombé en dessus, tête sans éiranglement à sa partie postérieure. Leurs liabitudes sont à peu près inconnues. Beaucoup se tiennent sur les plantes dans les lieux aquatiques. Ils renferment les douze genres suivants : Phyiodaclyles, Cébrions, Ané/astes, Cullirliipis, Sandalus, Khtpicères, Ptylodaclyl.es, Dascilles, Elodes, Scyrtes, Nt/cfées, Eubries.
CEBÙS ou Cepiis (Zoologie), probablement du grec képos. Nom d'un singe d'Ethiopie, cité par Elien et que Cuvier croit être le Patas, espèce de Macaque. — C'est le noin scientifique donné au Sajou, espèce de Singe, type de la tribu des Cébiens, de I. Geofï.
CÉCIDOMYIE (Zoologie), Cecidomyia, Meig. — Genre à'Insectes diptères, de la famille des Némocères, tribu des Tipules ; il est composé de très-petits insectes, à antennes filiformes, grenues; bouche faiblement avancée, palpes courbées, ailes couchées sur le corps avec trois nervures longitudinales. La femelle a l'abdomen pourvu d'un dard au moyen duquel elle enfonce ses œufs dans les boutons à feuilles et à fleurs de plusieurs végétaux; il s'y développe une sorte de gale qui sert de retraite et de nourriture aux larves de ces insectes. Ce sont surtout les jeunes pousses du genévrier, du saule, du lotier, etc., qui présentent ce phénomène. La C. grande (C. grandis, JÛeig.) est d'un noirâtre cendré, avec les pieds gris. La C. du lotier {C . loti, Meig), dont les larves vivent eu société dans les fleurs du lotus coniiculatiis, qui se transforment en des vessies pointues au sonmiet, a le corps d'un jaune blanchâtre, un peu aplati, pointu eu devant, arrondi par derrière.
CÉCILIE (Zoologie), Cœcilia, Lin., du latin cœcus, aveugle. — Genre de lieptilrs ophidiens, famille des Serjienls nus, ainsi nommé parce que les yeux excessivement peiiis sMiii II \>'u piis 0:1. Iii's siiiis l.'i praii, et manquent (|neli|n.'f(ii^. l'r.iii li'sr, \ i -ijuriisr, mIIimii]!'.. (le plis ou de ridr^ aniiiilaiir-. , |H.';i\ur (ri'i:iinrs iniiic.s ipii no parai>^enl (|ue lui>i|u'uii l;i ili^-rc|ni., d'uù \ ient qu'elle semble être nue. Tète di'piiinée ; l'anus est rond et situé à peu près au bout du cor|)s, clispesilion très. rare dans les serpents et q\ii rapprocha les oéeilies des Batraciens; en ed'i'l, mal iV- h m- l'iurni., un r^l tenté de les classer près de> Tril(ni - : niiijiii.. .'ii\, iK snnl aquatiques et se lienneiil dans l^s eii.liniis nnnV.agenx ; leurs maxillaires supérieurs ne sont pas mobiles; leurs vertèbres sont conformées comme celles des Tritons, leur langue n'est pas bifiirquée, etc. Il y a donc de nouvelles études à faire sur ces animaux. La C. tentacule': {C. tentaculata. Lin.), noirâtre, avec des marbrures blancbes sous le ventre. De Surinam et du Brésil; environ W,'-i',i de longueur. La C. r/luliueiise{C. glutinosa, Lin.),!\ stries transversales sei^ rées, allongée, grêle, cylindrique; Amérique méridionale. Environ 0"',s.') il ()"','ili de longueur.
Cl''.C;iTÉ (Médecine), du latin cmcus, aveugle. — Voyez AvEiir.i.K.
CÉCIIOPIE (Botanique), Cceropia, Lin. Suivant les uns, ce nom viendrait de Cécrops, fondateur et premier roi d'Athènes ;suiv;mt d'autres, du grec licicra.i:, cricur. Nom donné il ce genre, parce que son tronc et ses branches, creux par intervalles, ont reçu vulgairement le nom du llois-tronijiclte. — (ienre de piaules de la famille des Arlocurpées, tribu dos ConocéphaUes. 11 renferme de»