CED
aibi-es laiteux de l'Amérique tropicale. Fleurs dioiques; ■J étamines; fruit pulpeux, enfermé dajis le calice persistant. La C. pc/lee (C. pellala. Lin.), appelée aussi Couleqiii», est un grand et bel arbre de la Jamaïque et de Saint-Domingue. Son bois, mou et léger, est employé ;\ différents usages. Los naturels s'en servent pour obtenir du feu en faisant tourner rapidement un morceau de bois dur et pointu dans le bois de sa racine. Les fruits de cette espèce sont comestibles.
CÉCROPS (Zoologie), Cecrops, Leach. — Genre de Crustacés eniomostvacês , ordre des Pœcilopodes, famille des Siphonostonies, tribu des Califjides ; créé par Leach et adopté par tous les zoologistes , il ne comprend encore qu'une seule espèce, le C. de Latreille, Leach, trouvé sur les branchies du thon et du turbot ; le corps de cet animal n'est pas prolongé comme dans les argules et les caliges, il est ovale, formé de quatre pièces qui se reçoivent postérieurement chacune dans une sorte d'échancrure. On lui donne jusqu'à 0",025 de longueur.
CECUM (Anatomic). — Voyez C.eclm, CœciiM.
CEDONULLI (Zoologie). Je ne le cède à aucune, traduction des deux mots latins cedo nulli. — C'est le nom marchand et vulgaire d'une des espèces les plus belles et les plus recherchées du genre Cône, appartenant aux Mollusques gastéropodes pectinibranches , famille des Buccinoides. Le C. nulli [C. cedo nulli) est une coquille couronnée, couleur fond de cannelle, avec deux cordons réguliers de taches de couleur bleuâtre, difformes, circonscrites de brun. Il existe un faïuc cedo nullt qui n'a point de cordons doubles et réguliers au milieu de la coquille; on en a plusieurs variétés. Elles habitent toutes les mers de l'Amérique méridionale et celle des Antilles.
CÉDRATIER (Botanique), Cilrus medica, Risso. — L'un des types du genre Citronnier-oronrjer, Il a beaucoup de rapport avec le limonier, dont il diffère par ses r.imeaux plus courts et raides et son fruit, ordinairement
Risso et Poit ) a les rameaux raides, munis de longues épines ; sc-^ ji'unes pousses sont anguleuses et un peu viiilriirs; ^r^ leuilles h pétioles non ailés, sont oblongiics, ( |Kiis-is, pointues, et d'un vert foncé; ses fleurs soNi lo^rs ou à teinte un peu violacée. Le cédrat, ou fruit de cette variété, es' ovale, plus renflé vers le sommet que vers la base, profondément sillonii '■ à la surface, et se termine par uu mamelon au sommet. Il est gros, d'abord d'un rouge pourpre, passe ensuite par le vert, et devient jaune à la maturité. Sa saveur est légèrement acidulée ; sa chair épai-se, blanche, tendre, d^mce ; pulpe verdiUre, peu considérable. Les cédrats étaient connus de l'antiquité. Théophraste en parle sous le non; de Pomme de Me'die, de Perse ou d'Assi/rie. On ne connaît pas exactement la patrie du cédratier. Cet arbre est naturalisé dans beaucoup d'endroits de la région méditerranéenne. On a attribué jadis aux cédrats d'importantes propriétés médicinales. La magie les employa aussi dans les enchantements. Le Cédratier à gros fruit. Pondre [Malum citreum vitlgare, Ferraris; C. medica tuberosa , Risso et Poit.) {fig. 4fii) est une des plus remarquables variétés de cédratier. Ses fl urs sont grandes, violettes en dehors. La grosseur de son fruit est surtout considérable. On voit souvent des poncires pe.-er jusqu'à 1.5 kil. Ils sont oblongs, bosselés, marqués de sillons longitudinaux interrompus, terminés par un mamelon plus ou tnoins détaché d'un côté, chair très-épaisse, ferme, pulpe verdâtre, presque sèche, acide. Le C. à gros grains (C. medica maxima, Risso et Poit.) est très-rugueux et sillonné. Les cédrats s'emploient ordinairement comme conserves, confits dans du sucre. G — s.
CÈDRE (Botanique), Cerlrus, Mill., en grec kedros, Théis pense que plusieurs villes d'Orient, en Carie, ayant porté les noms de Cedreu, CedropoUs, il est à croire que les Grecs, après avoir rapporté le bois de cèdre de ces pays, et n'en ayant reçu aucune dénomination, désignèrent cet arbre par le nom de l'endroit où ils l'avaient trouvé. — Genre de plantes de la famille des Ahiétinê.rs, classe des Conifères; d'après M. Brongniart ou d'après Endlicher, famille des Conifères, tribu des Ahiétinées. Caractères : cônes dressés, à écailles fortement appliquées dans toute leur longueur; feuilles persistantes aciculaires ou presque tétragones aiguës; chatons mâles, solitaires, à l'extrémité de petits rameaux très-courts. Le C. du Liban (C. Libani, JiaTTel.; Pinus cedrus. Lin.; Larix
FIg. »6J. - Coupe du ccnclral.
plus gros et plus vcrruqueux, à chair plus épaisse, plus tendre, et moins acidulée. On compte plusieurs variétés di ciSdraiier, Le C. ordinaire {Citrus medica vulgaris,
du l.ili.m.
C(?(/n«, Mill.) (/îj. '16-1), est un arbre qui peut atteindre jusqu'il 25 mètres d'élévation et 12 à 13 de circonférence. Ses branches sont étalées horizontalement, et prennent un grand développement en longueur. Il a plusieurs variétés, qui se distinguent par la disposition des branches. L'une les a dressées, une autre pendantes. Il y a aussi la variété ù feuilles glauques argentées. Ce végétal, que l'on avait longtemps considéré comme une espèce propre au Liban, se trouve en Afrique, et trts-abondamment dans l'Asie Mineure, où il forme des forêts considérables. Cultivé pour la première fois en Angleterre dès lliS-i, ce n'est qu'en 1734 que Bernard de Jussieu apport.i de ce pays en France celui qui est si conu» aujourd'hui au
CEI
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Jardiu des Plantes de Paris, dans le grand Labyrinthe; son diamfctre est d'environ 1 mètre. , , - .
L'bistoire rapporte une grande quantité de faits touchant le cèdre. Ainsi : les Juifs avaient la coutume de planter un cidre lorsqu'il leur naissait un fils ; pour une fille, ils plantaient un pin, et quand les enfants se mariaient, on faisait le lit nuptial avec le bois de ce cèdre, symbole naturel de la constance et de la pureté, parce qu'il passait pour incorrnijtible. On raconte que le temple d'.\pollon, à Dtique, renfermait un tronc de cèdre qui durait depuis près de deux mille ans. Les anciens croyaient aussi que ce bois avait la propriété de préserver de la corruption; c'est pourquoi ils déposaient les manuscrits précieux dans des coffres de bois de cèdre. Le temple, bâti par Saloraon, était décoré de bois de cèdre , qui lui fut envoyé par le roi Hiram. La plus grande partie du temple "d'Éphèse était en bois de cèdre. Le cèdre se cultive de plus en plus sous nos climats ; il peut résister à des froids rigoureux.
Le C. de l'Himalaya [C. Deodora, Loudon; Pinus Deodora, Roxb.) atteint jusqu'à 40 et 60 mètres. Son bois est résineux , ses branches réfléchies à l'extrémité ; son feuillage est glauque. Ce majestueux végétal, qui a des variétés'à feuilles épaisses, à feuilles vertes, et une autre appelée robuste, à cause de la vigueur de ses branches et de ses feuilles, nous vient de l'Himalaya. Il a été introduit chez nous vers 1822. Le C. de l'Atlas [C. Atlantica, Manet.) ne date que de 1842 dans nos jardins. Il se distingue du C. du Liban par sa cime droite et ses branches étalées, plus courtes; de sorte qu'il présente une forme pyramidale élancée. Cette espèce est originaire de l'Afrique. G — s.
CÉDRÈLE (Botanique), Cedrela, Lin., dérivé de Cèdre. Une espèce fournit une résine aromatique présentant de l'analogie avec celle du cèdre. — Genre de plantes, type de la fainille des Cédréle'es, comprenant des arbres à feuilles persistantes, fleurs petites, blanches, en panicule terminale. Le C. fuux-ucujou (C. adora ta. Lin.) est un grand arbre de l'Amérique australe. Son bois est tendre, irun, à odeur agréable. Il est connu dans les colonies sous le nom de cèdre acajou. Les Anglais le nomment cèdre bâtard. On construit avec ce bois des canots et des pirogues. L'ébénisterie l'emploie avec avantage. Le C. taon (C. toona, Uoxb.) habite principalement l'Indoustan. Le C. velouté (C. veiutina, de Cand.) est à peu près de la même taille que les précédents. Ses rameaux sont pubescents, veloutés. Son écorce, dont les propriétés sont fébrifuges, est désignée, à Java, sous le nom de bois de toon. En général, les autres espèces de cédrèie possèdent des qualités analogues et ont un bois coloré et odorant. Leur écorce, leurs feuilles et leurs fruits répandent une odeur alliacée qui rappelle Vassa fœtida. Caracl. du genre : 5 pétales drossés; étamines, 5, insérées sur le réceptacle ; capsule à 5 loges, s'ouvrant au sommet en 6 valves; graines ailées.
CÉDRELP.ES ou Cédkélacéës (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialyj)étales, rangée par M. IJrongniart entre les Aurantiacées et les Méliacées. Elle comprend des arbres et des arbrisseaux à bois souvent dense et coloré. Leurs feuilli'S sont alternes, sans stipules. Caractères : calice libre à 4-5 divisions; pétales, 4-5; étamines en nombre égal, distinctes ou doubles et monadelplics j ovaire à 'i-b loges ; capsule ligneuse à 'i-û loges, renfermant des graines souvent ailées. Les plantes de cette famille habilent les régions chaudes de l'Amérique, de l'Asie et de l'Afrique. Endlichcr les divise en deux tribus : 1" les Siriclcjncps, caractérisées i)ar des étamines nionadclphes et par leur corolle à préfloraison contournée. Genre principal : Acajou oa Mahoyon {S(i:ictenia, J;icq.); 2° les Cédréléei , qui se distinguent par des étamines libres et par la piéfloraison de la corolle imbriquée. Genre principal : Cédrèie iÇedrela, Lin.). Celte famille est importante par les beaux bois qu'elle fournit. Ceux-ci sont, en général, colorés, aromatiques, et possèdent des qualités .isiringentes et l'éhrifnges.
CI-J)IIIK (lioiar]ii|.ic). — Cedria, nom de lu manne nmslictnhi-, on résine qui découle du cèdre du Liban, C'est un b:innie salutaire que les Égyptiens employaient dans leur» enibnuiniiin iils.
CEINTUKE (llygii'iif),en latin, Ci«.7K/«m. — On donne ce nom à une bundi' di' toile, de soie, dc^ laine, de cuir on de toute auto' nniii're, nu moyi-n dir liii|uilli' on soutient le torse ^ la lianlcur dos lonilws. (Jmz lis hommes qui sont exposés à faire de grands niouveim iils du corps, il est bon de donner un point d'appui aux nniscles qui incuvvnl le trwic,%u moyen d'une cciuture modéi'énient
serrée ; aussi, sont-elles d'un usage presque général chez les peuples guerriers et chasseurs, chez les habitants des montagnes, etc. La ceinture est aussi très-utile aux hommes qui montent habituellement à cheval, pour soutenir et préserver des chocs les intestins et tous les organes contenus dans l'abdomen ; enfin , dans les pays marécageux et les temps froids et humides, une ceinture de laine est un excellent moyen hygiénique pour préserver de i'humidité les mêmes organes et favoriser la régularité da leurs fondions.
Ceintdke de Hii.den. — 'Macliine inventée par Fabrice de Hilden, pour réduire les luxations et les fractures des membres. Elle est abandonnée aujourd'hui.
Ceinture dartrecse. — Affection exanthématique , plus connue sous le nom de Zona (voyez ce mot).
CÉLASÏRE (Botanique), Celastrus, Un. Du grec kélastron, sorte d'arbrisseau toujours vert. Les anciens donnaient ce nom à certains arbres dont les fruits mûrissent tard. On croit que le Célastron des Grecs se rapporte à notre fusain. — Genre de plantes type de la famille des Célastrinées. Ce sont des arbrisseaux à feuilles alternes, simples, et à fleurs blanches. Le C. grimpant (C. scandens. Lin.), appelé aussi Bourreau des arbres, parce qu'il les entoure au point de les étouffer, est un grand arbrisseau du Canada à feuilles alternes, très-entières ou dentées en scie, fleurs dioiques, petites, pédicellées, disposées en grappes axillaires et terminales, style court, épais, à stigmate tubulé. Ses fruits sont rouges, à i cornes, son écorce est éniétique. Caract. du genre : 5 pétales ouverts en étoile, plus longs que le calice; 5 étamines; ovaire à demi plongé dans le disque ; capsule anguleuse, charnue, à 2-3 loges.
CÉLASTRINÉES (Botanique).— Famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, elle a des analogies avec les Hippocratéacées, dont elle se distingue par le nombre des étamines et avec les Pittosporées. Elle comprend des arbrisseaux à fleurs régulières, disposées en cimes axillaires. Caractères: calice persistant; 4-5 pétales caducs; étamines insérées au bûid d'un disque annulaire, hypogynes, et en n miln i -^ i! \ celui des pétales; périsperme charnu. Les Oli-iii ' '•- laliitent les régions subtropicales do l'hémisplun :iiiMr;(l, et principalement le cap de Bonne-Espérance. Les propriétés de ces plantes sont en général acres, amëres et purgatives. Genres principaux : Fusain [Evonymus. Tourn.), Célastre [Celastrus, Lin.l, Olivetier {Elœodendron, Jacq.).
CÉLERI ( Horticulture), Apium graveolens. — Nom d'une espèce du genre Ac/ie (voyez ce mot), à laquelle la culture a fait perdre sa saveur repoussante et ses propriétés souvent malfaisantes. Le C. cultivé {Apium dulce, Mill.) appartient à la famille des Oinbcllifères, et joint aux autres caractères du genre Ache, d'avoir ses feuilles dre.ssées, fermes; les pétioles très-longs et étiolés; on en a obtenu un certain nombre de variétés dont les principales sont : le C. creux; le C. plein, blanc ; le C. court, hâtif, dont les côtes pleines blanchissent facilement; le C. à couper, dont les feuilles s'emploient comme fourniture de salade ; le C. nain frisé, tendre et cassant ; le C. gros violet de Tours, ;'i eûtes épaisses, à pieds plus gros que dans les autres variétés ; enfin, le C. rave {A. rapaceum, Mill.), qui se distingue par ses feuilles étalées, ses pétioles plus courts, sa racine arrondie et charnue, qui se mange cuite ou crue et coupée en rond dans les salades. Le céleri est très-répandu dans les parties septentrionales de la Fi-ance et dans toute l'Allemagne. C'est une plante arnnrniairc, saine et fort agréable ; on mange sesjcimrs li:, s, la base des pétioles et une partie de la racine. Lu culture du céleri se fait, au moyen des semis de janvier, en mars sur couche et sous cloche ou chAssis ; on repique sur couche avec abris pour mettre Cil pleine terre en avril. Les semis suivants pnivent se faire jusqu'en juin en pleine terre, sans repi- (|uago. 11 doit toujours être replanté surun terrain bêché profondément, plutôt humide et frais que sec. Celui qu'on garde pour l'hiver sera paillé et butté avant les fortes gelées auxquelles il est très-sensible; quant à celui qui doit servir aux besoins journaliers, aussitôt qu'il est lissez fort, on le lie de trois liens, par un temps sec, pour le faire blanchir, ]mis on amoncelle au pied, do la terre ou de la paille pour le butter.
CÉLES'l'lNE (Minéralogie). — Voyez gfRONriANE sul-
l'AlÉB.
CELLAIRES (Zoologie). — Genre compris autrefois dans l'embranchemenl des Xnophyles, et qui aujourd'hui fait partie du sous-embranchement des MoHuscoïdcs ou Tuniciers, classe des liri/oioaires, famille des Cellariées,
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Il avait déjà éti5 bien caractérisé par Pallas, qui lui (ioniia le nom do Cellularia (cellulaire), adopté par Linné ; ce sont des animaux marins dont le canal digestif a deux orifices, et dont les espL'cos sont communes niome dans les mers d'Europe : ils se fixent aux corps marins solides, au moyen d'un grand nombre de petits tulles flexueux ; leurs tiges sont souvent brancliucs. La r. velue (C. hirsuia, Lmx), haute de 0°',10, couleur nine paille, est des mers d'Amérif|ue. La C. sn/lcor [C. ■ icnrnis, Pall. I habite les mers d'Europe et d'Asie. CELLARIÉES (Zoologie). — Nombreuse famille de 1/ ://uscùïde.s' ou Tuniciers,Br!/n-onires,ùaus laquelle se I lacent les Flu.slres, les Ceïlaires et plusieurs autres -' iu-es. Ce sont des animaux marins, tentacules ; leurs I "ilypiers sont membraneux, divisés en loges articulées in jointes entre elles, et dans chacune desquelles réside un polype. 11 en existe :\ l'état fossile.
CELLÉPORES ( Zoologie ). — Genre de Mollmcoïdes nu Ttiniciers (Mill. Ed.), de la classe des Bryozonire.i, :i polypiers membraneux et operculifères ; caractérisé ainsi par Lamarck : Cellules complètes, distinctes, ou- \ l'tiire terminale ronde, formant, par leur accumula- 11, une sorte de polypier fragile, comme spongieux, I ueux, appliqué ou encroûtant. Les cellépores vivent Clans la mer; on en cite une vinstaine d'espèces. ^ CELLULAIRE (Tisse) (Anatomic). — On appelle ainsi l'un des tissus élémentaires qui entrent dans la composition des animaux. C'est le plus universellement répandu, et il se distingue surtout par sa structure aréolaire et spongieuse ; il se présente, ou sous sa forme élémentaire ou diversement modifié, dans presque toutes les parties du coips des animaux ; à l'œil nu, il se montre formé de lamelles membraneuses minces, transparentes et molles (tissu lamelleux de Cliaussier), qui, en s'entre-croisaut dans divers sens, circonscrivent une série de cellules assez comparables, lorsqu'on les insuffle avec de l'air, aux bnlles accumulées d'un liquide mousseux. Elles communiquent entre elles, peuvent être vides et simplement humectées ou remplies par un dépôt de graisse qui les rend opaques et volumineuses; c'est ce qu'on appelle alors tissu adipo-ce/lulaire. Au microscope, une de ces lamelles paraît formée d'une quantité de fibres incolores, flexibles et résistantes, entre-croisées en tous sens au milieu d'une matière transparente et amorphe (sans formes déterminées) qui les réunit {fii/. 4G4). Ce tissu est
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Fij. V8V. - Fihl
susceptible de se laisser distendre par l'accumulation do cette matière graisseuse, car il est très-extensible, mais ne revient pas sur lui-même et n'est pas élastique. Les fibres ne sont pas susceptibles do s'allonger; elles ne peuvent pas non plus se contracter. Lorsque ce tissu est en voie de formation, on trouve dans ses lamelles, non plus des fibres, mais des cellules microscopiques, nonunées utncules, qui sont les vrais éléments constitutifs des tissus organisés; ce sont de petits sacs arrondis, qui, par leur juxtaposition, forment la cominuité du tissu (voyez Uthicl'i.es). Les mcmhrayia séreuses et les muqueuses (voyez ME.MI!ll.^^E) ne sont autre chose que les lamelles du tissu cellulaire se rangeant parallèlement entre elles, se superposant sur une assez faible épaisseur et arrivant à constituer de vastes surfaces eu lèuillets cellulaires. c est par une modification analogue que se l'niinn la t^cnn (voyez ce mot) qui est une espèce demuquru^.' .I.^iiu.'c h s'adapter au contact continuel des ol.jri, ,ai,]p lus Enhii, le tissu carlilar/ineuxc. le tissu ./vw,/x résultent aussi d une transformation du ti5su cellulaire.
CuLLULAinE (Tissu) (Botanique). — Les organes qui constituent un végétal sont formés d'un petit nombre de parties élémentaires; et le microscope nous les montre composés de cellules ou utricules, petits sacs variables dans leurs formes et dans leurs dimensions; ces cellules, accolées en tous sens les unes aux autres, forment un tissu général qui est la matière première de tout organe. On distinguo dans les végétaux trois tissus élémentaires, tous trois composés d'uti-icules ou de cellules, et tous trois cellulaires, distingués seulement par la forme des cellules, très-dill'érente, et qui leur donne un aspect, des propriétés et des usages distincts; ce sont : le tissu cellulaire propre; le tissu fibreux; le tissu vascula ire (voyez Cellules, Fibreux, Vasculaike).
Le tissu cellulaire
propre, auquel on donne souvent le nom de moelle, (issu rnédiillaire, purenchjpne, est caractérisé par les dimensions égales en tous sens de ses utriculcs. Elles conservent leur forme globuleuse, arrondie ou ovale dans les organes, où elles ne sont pas sei'rées les unes contre les autres; mais, dès qu'elles se pressent entre elles, elles prennent l'aspect de polyèdres réguliers ou irréguliers. Lorsque le tissu peu serré laisse aux cellules leurs formes arrondies, on observe entre elles des intervalles que l'on nomme les méats infercellulaires (a, fi;/. iCà) ; parfois on trouve au milieu des cellules des espaces vides plus considérables, auxquels on a donné le nom de. lacunes. Ces cellules présentent quelquefois des difl'érences dans l'aspect de leurs parois, alors elles sont ponctuées, rayées, spirales, annulaires, réticulées. Dans certains tissus cellulaires, les parois s'épaississent peu à peu, de façon que leur cavité s'am.oindrit ou même s'oblitère complètement : la chair des fruits, la farine, sont des tissus de ce genre.
CELLULAIRES (Zoologie), Cellularia, Pall., Lin. — Nom donné autrefois au genre Ceïlaires.
CELLULES (Anatomie animale). — On donnait ce nom, naguère, à ces espaces visibles à l'œil un, circonscrits par les lamelles membraneuses du tissu cellulaire, qui s'entre-croiseut en divers sens et qui sont assez comparables, lorequ'on les insuffle avec de l'air, aux bulles accumulées d'un liquide mousseux. Aujourd'hui nous nommons cellules ou utricules les éléments primitifs presque constants des tissus organisés ; ce sont de petits sacs arrondis, polyédriques ou diversement comiirimés qui, par leur juxtaposition, forment la continuité du tissu; souvent leur capacité contient, outre une matière qui la remplit et varie d'aspect, un ou plusieurs corps opaques placés vers le centre de la cellule, et qu'on nomme les noyaux {nucleij. Ce sont des cellules élémentaires de ce genre qu'on trouve dans la texture même des lamelles du tissu cellulaire aux premiers temps de sou développement ; peu à peu les fibres se montrent et envahissent les tissus, où bientôt on les trouve seules (voyez Fibres, Cellulaibe [Tissu], Utbicule).
Cellules ou Utiucules (Anatomie végétale). — On appelle ainsi de petits sacs variables dans leurs formes eu dans leurs dimensions, mais toujours beaucoup trop petits pour être aperçus à l'œil nu. Accolées en tous sens les unes anx autres, ces cellules forment un tissu général, qui est la matière première de tout organe ; mais il résulte de leur forme très-dill'érente dans chacun d'eux uu aspect, des propriétés et des usages parfaitement distincts (voyez UiiiiciLEs, Cellulaire [ris4-«]),qui constituent trois sortes de tissus végétaux élémentaires : le tissu cellulaire, le tissu fibreux et le tissu vasculaire. 1° Dans le tissu cellulaire, les cellules ont des dimensions égales en tous sens; on les aperçoit à peu près pareillement distendues dans toutes les directions, ou tout au moins elles n'offrent aucun allongement marqué dans un sens uniforme. Les cellules conservent leur forme arrondie, globuleuse ou ovale dans les organes où elles ne sont pas serrées les unes contre les autres; mais dès qu'elles se pressent entre elles, on les voit prendre l'aspect de polyèdres véguliers et irréguliers; on trouve des parencliymes formés de cellules cubiques, parallélipipèdes, oct:u'diiques, etc. ; les faces ne sont pas également planes; leur courbure est même parfois très-marquée (voyez CtLLiLAiiiE [ri'isHl). 2" Tissu fibreux ; ici les cellules qui
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