‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 199 sur 396 · III- m I' Il 111- VII hril,', sur les peupliers · texte numérisé non relu

III- m I' Il 111- VII hril,', sur les peupliers

le , liiii i.ij i|i NI I . , ■ 11'' . iir liMii |iivsi|iic aucun tort aux piuuii-s a I Liai il.; Iiiius, Iw.ii ilillercnles en cela dCS iiannetons avec lesquels il ne faut pas les confondre. A l'état parfait, elles se contenleiit do la liqueur miellée des fleurs. Un grand nombre d'espèces siint icniarquabl(w par les couleur» métalliques var'ur i|i !• p:ireiit. La V. brillante ((,'. nilida, Fab.), de 1' \iii- 1 1 |iir iiuriitrionnle, d'un vert nuit en dessus; corsili i n i Ij hv^ d'nii Jaune obscur. La C. dorée (Scarnbwus aurnlus. Lin.;

C. iiurala, Fab.), longue do 0"',()^, d'un vert doré brillant eu dcDDUs, rouge cuivrciu un dessous; bu trouvo

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dwis toute rEnrnpe, sur les (leurs surtout du rosici et du sureau. La C. drap mortuaire (S. shcticus Lin ; C. stictica Fab.), longue de 0",0I, d'un noir luisant, un peu velue, avec des points blancs. Très-commune sur les chardons, en Europe. . .v ^,.,-„^„

CÉTR MRE I Botanique), Cetrana, Achar. — Gen.e ao la famille des Lichens, que certains auteurs fondent ou dans les Physcia, ou dans les to6«'-ia et Borccra. Lo t . d'Islande (C. .>/««rf.m, Achar.; Phuscm tslandica, de Cand! Lichen islandicus, Lin.), appel.5 ='"''■ l^X' d-lslande, est caract^-isé .linsi : thallus un peu cartilagineux, olive châtain, à laciniurescanaliculees, dentelées munies de cils concolores, à bords tres-entiers. Cette âpèœest roulée à sa base, agglutinée. Ses f">ct>hcat.ons ^nt sessiles, arrondies, planes, d un brun fonce. Elle croît en touffes sur la terre, dans les bois montueux et rocailleux, et sa base offre comme des taches sanguinolentes. Le lichen d'Islande se prend en tisane dans les maladies de poitrine (voyez LICHE^) ; il entre dans plusieurs préparations pharmaceutiques et renferme de l'amidon et des principes amers. Berze'ius y a trouve 80,8 p 100 de matière amylacée. Réduit en poudre, on en fait dans certains pays une bouillie agréable et saine; on on fait aussi du pain, ou même on l'emploie dans le potage sous forme de gruau. . „ ,

CÉVADILLE ou Cébadille (Botanique). — On donne dans le commerce ces noms aux fruits et graines pulvérisés d'une plante qui n'est pas encore bien déterminée ; les uns pensent que c'est VAsagrée officinale {Asagrœa omcinalis, Lindl. Le botaniste Retzius les a attribues à un Verntrum auquel il a donné le nom de 1 eratrum sabadilla. ceue suustance a eie nommée vulgairement aussi mndre de capucin. La cévadille possède des propriétés vénéneuses énergiques, c'est un vermifuge très-puissant, dont on pourrait faire usage, si on n'avait à craindre les dangers qui peuvent résulter de son emploi. Les graines qui portent ce nom sont renfermées dans des capsules longues d'environ On',OU, inodores, mais d'un goût acre ; les semences elles-mêmes sont noirâtres, rugueuses ; elles ont une saveur caustique et brûlante. C'est dans ces "raines que Pelletier et Caventnu ont découvert le principe alcaloïde nommé vératrine. On prétend que l'usage même externe de ce principe peut occasionner la mort (voyez Vératrine).

CEYX (Zoologie), Ceyx,Lacép. — Sous-genre d Oiseaux passereaux, section des Syndactijles, genre des Marlmspécheurs. Ce ne sont , dit Cuvier , que des martins-pèclieurs à bec ordinaire, mais où le doigt interne n'existe pas. On en a plusieurs espèces des Indes. Le C. trulacti/le {Alcedo tridaclijla, Pall. et Gm.) a, dans la forme de son bec, de l'anaiogie avec les martins chasseurs. Le C. tribrachys {A. trihrachys, Sh.), et le C.memnimg [A. meninting, Horfs.). , „ .

CHABOT (Zoologie), Cottus, Lin. — Genre de Poissons acanthopte'rygiens, famille des Joues cmrassees ; caractérisé par une tùte large et déprimée, cuirassée et diversement armée d'épines ou de tubercules ; deux dorsales, six rayons aux branchies ; ils n'ont pas de vessie natatoire. Les espèces d'eau douce ont la tête presque lisse, seulement une épine au préopercule ; la première dorsale est très-basse ; la plus connue est le C. de rivière, vul- "airement Tête d'âne. Meunier, Testard [C. gohio, Lin.), petit poisson de (t'°,10 â 0°',12; il est noirâtre, trèscommun dans toutes nos rivières et nos ruisseaux, et nage avec rapidité ; il vit d'insectes aquatiques, de vers, de lirs-petits poissons : quelques personnes répugnent à le manger p.nrce qu'il a la peau visqueuse et couverte de • petits tubercules, et enfin à cause de la ressemblance de sa tête avec celle des têtards de crapauds ; mais c'est ■A tort, parce que sa chair est très-délicate. Les espèces marines sont plus épineuses ; quand on les irrite, elles 1 .•nflent encore leur tête ; nos cotes en ont deux : le Cotle rhfihnissenu (C. huhalis, Euphrasen), qui aquatre épines dont la première très-longue ; et le C. scorpion de mer {C. srorpius. Lin.), qui a trois épines au préopercule.

CHACAL (Zoologie), Canis aureus. Lin. — Espèce do Mammifères carnassiers du genre Chien; sa taille est entre celle du loup et colle du renard commun. Il ressemble au premier par les couleurs; mais il a la queue touauc comme le renard, et bien plus courte. Le chacal de l'Inde et celui do Barbarie ne diffèrent point par les couleurs. Le chacal, répandu dans toutes les parties chaudes de l'Asie et de l'Afrique, vit en troupes nombreuses, dans des terriers qu'il se creuse. Ces animaux sont très-voraccs et causent des dégâts dans les contrées où ils se sont multipliés, soit en déterrant les morts, soit

en pénétr.int dans les étables où ils dévorent jusqu'aux cuirs des harnais, lorsqu'ils ne trouvent pas d'autio nourriture. Ils font entendre la nuit une sorte de hurlement tout à fait particulier dont les voyageurs ont été frappés. En général, ils n'attaquent pas l'homme; cependant, lorsqu'ils sont pressés par la faim, ils peuvent devenir dangereux. Ils se nourrissent ordinairement de charognes; aussi exhalent-ils une odeur forte et désagréable. On a voulu rapporter le chien domestique au chacal ; il faut convenir qu'il y a entre le caractère du chacal et celui du chien beaucoup de ressemblance, et il ne serait pas impossible de trouver de bonnes raisons pour regarder le chien domestique comme une race de chacal soumise à l'homme et modifiée par une longue servitude. Au reste, et c'est l'opinion de Fréd. Cuvier, c'est seulement par une expérience directe qu'on pourrait établir la faculté du chacal à acquérir la domesticité du chien. On trouve des chacals depuis les Indes et les environs de la mer Caspienne jusqu'en Guinée; mais il n'est pas sûr qu'ils soient tons de la même espèce : ceux du Sénégal, par exemple (C. anthus, Fréd. Cuv.), sont plus élevés sur jambes, et paraissent avoir le museau plus fin et la queue un peu plus longue.

CHAIA Dt) Pabaguai, d'Azz. (Zoologie), Chauna, Ilig. ; Parra chacaria. Lin. — Genre d'Oiseaux e'chassiers, famille des Vacrodactyks, tribu des Kamichi, caractérisé par le bec moins long que la tête, l'occiput orné d un cercle de plumes qui peuvent se relever, la tête et le ' haut du cou revêtus seulement de duvet, un collier noir ; ils n'ont point de corne sur le vertex, comme une espèce de Palamedea, très-voisine. Ils mangent des herbes aquatiques. Le Chaïa ou Chavaria fidele{Parra citavaria. Lin., Laih.) est de la grosseur d'un coq commun ; on utilise, dans le pays de Carthagène,eii Amérique, son intelligence et son activité pour en faire un gardien et un protecteur de la volaille dans les basses-cours; on dit même qu'il les préserve des attaques du vautour sur lequel U s'élance et qu'il met en fuite au moyen de ses longues et fortes ailes. Haut monté sur jambes, il peut vivre dans les marais et les traverser. Cet oiseau est encore remarquable par la longueur de son cou et la membrane rouge qui occupe une partie des côtés de sa tête. La ponte de la femelle est de deux œufs. La longueur totale de l'oiseau est de (i",80.

CHAIN'ES (Technologie).— On distingue trois espèces de chaînes dont la fabrication et les usages sont trèsdifférents. ,

1° Chaînes plates à mailles régulières non soudées, flexibles seulement dans deux sens opposés et employées au lieu de courroies ou de cordes dans la transmission des mouvements. .

■■"1 Chaînes ordinaires, à mailles soudées, qui remplacent les cordes et câbles dans les grues, chèvres, cabestans, etc.

3» Les chaînes à mailles étançonnées pour le service de la marine.

Pour les dernières, voyez Cables en fer. Pour fabriquer les secondes, on prend une tige de fer rond, de la grosseur voulue, on l'enroule à cluuid en spirale sur un mandrin en fer, et on coupe obliquement toutes les spires sur une même génératrice du mandrin. On a ainsi une série d'anneaux ouverts ayant tous les mêmes dimensions. On soude successivement chacun de ces anneaux en une seule chaude, après l'avoir passé dans le dernier chaînon de la portion de chaîne déjà faite. Quelque soin que l'on apporte à cette opération, on ne peut répondre de la solidité de la chaîne qu'après l'avoir soumise à un effort de traction au moins double de celui qui doit constituer sa charge habituelle ; les chaînes offrent une grande résistance et ont une grande durée, mais comme organe de transmission elles usent beaucoup de force. , , ,.

L'invention dos chaînes plates est due à vaucanson, dont elles portent encore généralement le nom. Le mode de construction adopté par ce mécanicien est simple, mais n'est applicable qu'aux chaînes d'une faible puissance ; pour les chaînes sans fin des machines à draguer, des norias, des bancs à tirer..., on adopte la disposition suivante. Des pièces de tôle ayant la forme d'un 8 sont taillées dans des feuilles de tôle au moyen d'un emportepièce mù par un balancier, et percées en même temps vers leurs deux extrémités. Ces pièces sont réunies par paires au moyen de cylindres do fer rivés à leurs deux extrémités et formant une charnière, autour de laquelle peuvent se mouvoir deux chaînons successifs. Chaque chaînon est d'ailleurs formé par 2, 4, G, 8... pièces, sui-

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vain la force qu'on veut donner à la cliaîne. Cette dis position est pai-ticulièrement adoptée pour les cliaîucs sans fin remplaçant les courroies. Les poulies sont alors munies sur leur circonférence de saillies distantes l'une de l'autre de quantités égales à l'écarté ment des cylindres charnières, de manière que tout glissement soit impossible.

L es chaînes de montre sont construites d'une manière semblable.

Les chaînes à la Vaucanson et de Galle sont impropres au service des treuils, à cause de leur roideur dans le sens transversal ; les chaînes à mailles ordinaires y deviennent embarrassantes quand elles ont une grande longueur M. >'eveu a fort heureusement levé la difficulté par la. modification qu'il a apportée au treuil. Son nouveau tr euil peut recevoir trois ou quatre chaînons ;\ plat, séparés par autant de chaînons placés de champ. Ceux-ci sont enibr asés par deux saillies du treuil qui prennent point d'appusi sur les extrémités des chaînons à plat, de manière à former une espèce d'engrenage. La chaîne se déroule d'un coté, taudis qu'e'le s'enroule de l'autre j elle peut donc avoir une longueur presque indéfinie. M. D.

Chaîne D'ARPESTEtn (Géométrie). — Instrument destiné à mesurer la longueur d'une droite sur le terrain; il est formé par la réunion de cinquante petites tiges de fer ayant un peu moins de 0'",2; chaque tige est bouclée à ses deux extrémités, et deux tiges consécutives sont jointes par un anneau en fer; la distance des centres de chaque anneau au suivant est rigoureusement u",? : les deux tiges extrêmes n'ont pas la même longueur que les autres et sont terminées par deux poignées ; la chaîne a ainsi une longueur de 10 mètres quand elle est tendue, mais comme il est difficile de la tendre bien exactement, on lui donne quelques millimètres de plus; pour faciliter la lecture, on a séparé les mètres par des anneaux en cuivre au lieu d'anneaux en fer ; celui du milieu porte une petite fiche en fer ou en cuivre qui permet facilement de voir une longueur de 5 mètres.

Pour mesurer avec la chaîne une droite AB jalonnée sur le terrain, il faut deux personnes que Ion désigne ordinairement sous les noms d'arpenteur et d aide. L'arpenleur se place au point A et y fixe inie des poignées de la chaîne, tanilis que l'aide s'éloigne dans lailirection -AB, en tendant la chaîne jusqu'à ce qu'elle soit complètement déroulije ; ce dernier porte dans la main dix tiges de fer pointues, qu'on appelle des fiches; quand la chaîne est bien tendue, il plante une de ces fiches de manière à ce qu'elle toudie intérieurement la poignée qu'il a de son côté ; alors on enlève la chaîne et les deux opérateurs se remettent en marche dans le même sens; quand l'arpcnteur est arrivé à In fiche plantée par l'aide, il y place extérieurement sa poignée, tandisqnc l'autre agit comme la première fois; il en résulte que l'on n'a pas à tenir compte de l'épaisseur des fiches, que l'arpenteur a successivement relevées sur son passage; alors chaque fiche passée dans les mains de l'arpenteur correspond à une distance de 10 mèties, et à la longueur ainsi obtenue, il faut ajouter celle qui sépare la dernière fiche du point B, et que l'on peut évaluer, iX l'aide des subdivisions de la chaîne, à 0",l près et même à 0"",06, quand on a un peu d'Iiabiiuilc. .Si, avant d'èlro arrivé en B, tout le jeu de fiches était épuisé , l'arpenteur le rendrait à l'aido ot marquerait sur un carnet un trait que l'on appelle snuvi'Utune portée; chaque portée correspond ainsi à 1110 mètres et on ajoute la longueur restante après la dcrnièro portée complète, cooimo il a été indiqué plus haut,

CHAINKT'I'E (Géométrie). — (Voyez Polygones fi'NIct;i.niiKs, l':ynrio\s iifs toiiii'.i;s .

CHAISK (Astronomie). — Constollation boréale (Voyez

t0SSTBI.UT10i\.)

CiL\LAZK (llutaniqiio). — On appelle c/in/nre, dans la graine, le point où le f'unicule franchit l'épaisseur du lit/meii ou tunique interne du nuret/e. Kllc coriespond souvent au lii/e et «■ trouve sous lui, mais souvent aussi clic est au nivnnu d'un autre point do la graine. Lu clin- Inzf ol le micin/ii/le sont toujours situé» i deux points extrême» ot op|x>s<''ii du lu graine ; aussi a-t-on considéré cit deux points coumiu délerniiiwuit un axe dans la «ruine ; la chalazt est lu Imse, le nivro/ii/le le sommet, Vii.re est lu llano qui les Joint Ivoyiv. Umii.k).

CilALA/K (Zonlogli!;. — Un doiHie c nom en zoologie h deux espl'ccs do curdoo* qui inaintieuiicut le jaune sus-

pendu dans l'œuf des oiseaux : ce sont des couches à'albumine ou de hianc d'œuf, qui sont tordues sur elles-mêmes en spinile par les mouvements de l'œuf dans Voviducle (voyez OEcf, Ovidicte).

CHALAZIE (Médecine), du grec chn/aô, je relâche. — Plusieurs oculistes, et entre autres Wenzel, ont donné ce nom à une séparation peu étendue de la cornée d'avec la sclérotique, et qui peut être déterminée, soit par le relâchement de fibres de la cornée, soit par une petite plaie, soit par suite d'un hi/popyon ou abcès survenu & la suite d'une ophthalmie.

CHALCJDES (Zoologie), Chahides, Daud., nom qn'on trouve déj;\ dans Pline. — Genre de Reptiles sauriens, famille des Sci/icoVIiens, très-voisin des Seps, caractérisé par un corps fort allongé, presque cylindrique, rampant ; quatre pattes à peine apparentes, très-courtes, à troi::

Fig. 480. — Chalcide.

OU cinq doigts, langue courte, échancréc à son extrémité. Quoique rapprochés des lézards par les pattes, ils ont toute l'apparence des serpents et se roulent sur euxmêmes : leurs pattessi petites touchent à peine la terre ; mais leur tète ressemble à celle des lézards. On en connaît une espèce à cinq doigts, des Indes orientales (C. lacerta seps, Lin.) ; mie à quatre doigts {Lac, tetraclaciyla, Lacép. ).

CHALCIDITES (Zoologie), ChalcifHœ, Spin. — Tribu à'Ltsectes hyménoptères , famille des Ptipivores, distinguée par les ailes inférieures sans nervures, antetines de 12 articles, palpes très-courtes. La cellule radiale manque ordinairement ; une seule cellule cubitale. Cette tribu comprend le grand genre Chalcis de Fabricius.

CHALCIS (Zoologie), Chalcis, Fab. — Grand genre de la tribu des Chakidites (voyez plus haut), caractérisé par une tarière souvent composée de trois filets, ainsi que celle des ichneumons, saillante ; les larves sont également parasites. Quelques-unes très-petites se nourrissent de l'intérieur d'œufs d'insectes ; d'antres vivent dans les galles et les chrysalides des Lépidoptères. Ces insectes sont fort petits, ornés de couliHirs métalliques trèsbrillantes, et ont, pour la plujjarl, la faculté de sauter. Ils ont été divisés dans le Règne animal en une quinzaine do sous-genres, dont les principaux sont : les Chalcis propres; les Leticopsis ; les Misocampes.

Chalcis proprement dits, Chalcis; Vespa sphex. Lin. — Se distinguent par des cuisses très-grosses, comprimées, dentelées, les jambes aussi très-fortes, arquées, ailes toujours étendues, tarière droite et inférieure. Ils se tiennent dans les lieux aquatiques. Le C. cluviiwde (C. clavipes, Fab), long de 0'",tl07, est très-commun aux environs de Paris. Le C. naiit (C. mitiula, Fab. ; Vespa minuta, Lin.) a environ n"',005 de long, très-commun sur les fleurs ombellifères ; il est noir tivec les pieds jaunes.

CHAIJîF (Botanique), E/a'n/'/7i!/j, du mot arabe Ichalcf, nom que les Arabes donnent au saule, et que l'on a applicjué ik lui genre oll'rant le port de cet arbre. — Nom vulgaire du goure hlieaynus de Linné (du grec cloia, olivier, et aynfts, gattilier). On a cru trouver dtuis ces plantes de l'anaiogio avec l'olivier et avec le gattilier. Ce genre do plantes type de la famille des Klcaynées, comprend des arbres et des arbrisseaux à feuilles alternes qui doivent leur coloration, quelquefois do teintes très-vives, 4 des écailles qui lus recouvrent. Calice tubuleux à 4 ou G lobes; disque annulaire ou conique, proéminent à la gorge du calice; nkèno recouvert par le calice devenu charnu. Le C. « feuilles iUroiles{li, unyusii/hliu. Lin.), souvent appelé olivier de Ilolu'me, est un arbio à branches dressées, i\ feuilles argentées, luisantes, et à fleurs jauniUres répundunt une odeur très-agréable. C.otie espèce est indigène dans quelques-uns de nos déparlenients méridionaux, lille habile spécitdeini'iil l'IJn'opi' et l'Asie mériilioiialu. Cultivée dans les jaidins |i:i.Vii«i'rs , elle y produit un très-joli elTot. Son fruit diupacc, do la forme d une pctiio olive, est, dit-on, comestible eu Perse et duos la Turquie d'Asie.

CliALLIlU (Pliysiquoi. — Nom donné soit b. l'impression que nous ressentons en présence d'un corps chaud, soil & la cause physique qui produit eu nous cette iui-

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pression. C'est celte dcniière acception que nous adoptei-nns daiis les articles suivants.

Les coi'ps peuvent contcnii- des quantités inégales et vaiiables de clialeur, donuant lieu à, des nioditicatious diverses de ces corps, soit dans leur volume, soit dans leur état (voyez Dilatation, Fcsion, Concklation, \ \roiiisATiox, Vapeuhs, CilALEtn spécii-ique, Chaleur latente, Cai-okimétrie).

La clialeur considérée en olle-ni6me jouit également de propriétés spéciales qu'il importe de connaitrc (voyez

ClIALEtiR KAÏONNANTE, TllEKMO-ÉLECTRICITÉ, CONDtCTllîl-

LrrÉ calorifique).

La nature de la chaleur nous est inconnue. On la considère encore assez généralement comme un fluide subtil, impondérable, immatériel, inégalement répandu dans les espaces et uni en proportions variables avec les particules des corps. Mais il se produit parmi les pliysiciens une tendance de plus en plus manifeste à assimiler la cbalcur Ji la lumière et à la considérer comme un mouvement vibratoire imprimé à Vétlier qui remplit les espaces et transmis aux parties pondérales des corps.

Le rôle de la chaleur dans la nature est immense. Cet ascnt tient en efl'et sous sa dépendance immédiate tous leli phénomènes de vitalité chez les animaux et les végétaux ; il est la cause première de tous les phénomènes météorologiques qui nous entourent; la plupart des transfornirtons physiques ou chimiques subies par les corps lui sont dues ou exigent son intervention, et enfln chaque jour nous pouvons démontrer d'une manière plus évidente que la chaleur, résultat d'un travail moléculaire, n'est elle-même que du travail sous un certain état et qu'elle l'orme la source principale sinon unique du travail mécanique i la surface du globe.

Malgré l'univPi-salilé d'action de cet agent, les physiciens no se sont occupés que très-tard do ses effets, de ses propriétés et de sa nature. L'invention du thermomètre et les perfectionnements apportés à cet instrument au commencement du xv!!!": siècle par Fahrenheit et Réaunnir marquent les premiers pas sérieux de la science dans cette TOie. Les di/(ilalinns des corps par la chaleur furent mesurées par Lavoisicr et Laplace, Petit et Dulong, IlallstroHi, Dalton, Rudbei'g, Gay-Lussac, et récemment

par MM. Kegnault, Maguus, Piei-re Les cha/eiirs spé-

dfif/ues ou latentes, dont Stahl, Crawford, AVilkes et Black avaient démontré l'existence, furent évaluées avec précision par Lavoisicr et Laplace, Delaroclic et Bérard, Dulong et Petit, de La Rive et Marcet, Regnault,

Porson Les quantités do chaleur dégagées dans les

combinaisons' des corps ou pendant la vie des animaux ont été étudiées par Lavoisicr et Laplace, Rumford, Dulong, Despretz, par M. Regnault, et plus particulièrement parMM.FavreetSilberniann. Les tensions des vapeurs aux diverses températures ont été déterminées par M. OErsted

et Peridns, Dulong et Arago, Regnault Les lois de

la propngalion et de la distribution de la chaleur dans les corpsonl élé étudiées par Leslie Runiford, Nicholson, Bérard Arago. Dulong, Desprelz, Pictet, iMellnni, Fiirbrs, et tout réciuinienlparMM. LaProvostaye elDcsaiiis. Fourrier, Laphu-p et l>n,«=rMi ont plinH''' rp< niônips questions avec le s(-iMirs (h i' / !;■ . n liik I-pln l'h", /ts. Les elT,;rts nctii.-U (!.- i . '■ ..n. i. : .n'- h- v- n ,n Cliniciens semolent hil:- ruU .::' I'< Ind^.l- L. rliiLiii- ,l;iils une iinuvelli' voie en mettant de plus en plus en évidence le rOle mi'canique de cet agent.

CitAi.Ei R AMMALE. — Chaleur produite par les animaux et servant ;\ maintenir la température de leur corps dans les (imites les plus favorables h. l'entretien de la vie, limites qui varient beaucoup d'ailleurs dans les divers gDupes de la série animale.

Des expériences nombreuses faites sur l'homme à l'état do SHUté ou de maladie, par MM. Breschet et Becquerel, ou exécutées sous les climats les plus variés par John Davy, ont montré que la température varie peu, du moins dans nos principaux organes. La température des hommes d'un même équipage montait à peine de l''en passant des pays froids aux contrées de la zone torride. En opérant sur dos natm-cls de Ceyian, sur drs Iloltentols, des nègres de Madagascar et do Mozambique, sin- des Albinos, des Malais, sur des Cipaycs, sur des prêtres de Rouddba, qui ne mangent que des légumes, et sur des Vaidas, qui ne mangent que de la viande, les résultats ont été sensiblement les mêmes. Le degré de chaleur le plus bas (a.S°,8) a été trouvé chez deux Ilottentots du Cap. La plus élevée (SSo.O) appartient à deux enfants européens nés i Colombo, l'un de huit ans, l'autre de douze ans. La température moyenne do l'homme est de 37° cen-

tigrades environ. John Davy a éaalement observé les teniprratnirs d'un grand iKuiibre d'animaux. i\ous avons réuni les résultats obtenus parluidatis letableau suivant:

Sa

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