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ne pas compromettre la vie de l'enfant, et pourtant pas , avant qu'on soit à peu prÈs sûr de la mort de la femme ; i cependant, quel que soit le temps écoulé, il ne faut pas l hésiter à faire l'opération : la malheureuse princesse de I Schwartzenberg, qui pérità Paris en IKIO dans un incendie au milieu d'une fête, était enceinte; on ne l'ouvrit que le lendemain, l'enfant était vivant. C'est par cette raison que les mêmes précautions doivent être prises, et le même procédé opératoire suivi, que s'il s'agissait d'une femme vivante. On ne décrira pas ici les procédés opératoires proposés pour les différents cas qui peuvent se présenter; ils rentrent tout à fait dans la pratique de la grande chirurgie. t — N.
CF,ST( Vides (Zoologie). — Voyez Vers intestinaux.
CESTREAU (Botanique). — Aom vulgaire du genre Cestrum de Linné, du grec kesh-a, marteau pointu. Les Grecs donnaient ce nom à lu bétoine, parce que les fleurs de cette plante réunies en pelote imitaient assez bien, selon eux, un marteau. Aujourd'hui ou nomme Cestrum un genre dont les fleurs ont quelque analogie avec cette disposition. Ce genre est le type de la famille des Cestrinées, voisine des Solanées, suivant la classification de M. Brongniart. D'autres auteurs font des Cestrinées une simple tribu de cette dernière famille. On ne connaît pas moins d'une quarantaine d'espèces de Cestrum appartenant presque tous à l'Amérique méridionale. Ce sont des arbrisseaux à feuilles alternes, à corolle eu entonnoir, allongée, à 6 élamincs dont les anthères s'ouvrent longitudinalement, à ovaire biloculaire, à placentas globuleux, munis d'un petit nombre d'ovules. Leur fruit est uue baie entourée ou renfermée dans le calice. Les cestrenux sont de belles plantes d'ornement dont les fleurs exhalent un arôme agréable. On distingue surtout le C. roseum, Kunth., arbrisseau du Mexique, qui donne de jolies fleurs roses sessiles, et le C. orangé (C. aurantiacum, Lindl.), arbrisseau spontané dans le Guatemala, et donnant de juin en août des fleurs d'un beau jaune orangé. G — s.
Cf f ACÉS (Zoologie), en grec kêtos, baleine. — C'est le neuvième ordre de Jl/a^Mmî/eres de Cuvier; caractérisé surtout par l'absence de pieds de derrière, le tronc se continuant en une queue épaisse, terminée par une nageoire horizontale ; la tète se joint au tronc sans ce rétrécissement ([ui constitue le col. Ils ont presque en tout la forme des poissons ; aussi se tiennent-ils constamment dans l'eau ; mais, comme ils respirent par des pou nions, ils sont obligés de venir souvent à la surface pour y prendre de l'air; du reste, ils sont pourvus de mamelles pour allaiter leurs jietitsi La pêchedes cétacés est un des grands uiol;iles du développement maritime de toutes les nations. Chaque année, des milliers de navires baleiniers partent des ports d'Europe ou d'Amérique, pour aller, dans les mers de l'un ou l'autre pôle, rechercher les immenses mammifères marins qui constituent cet ordre. Dans la plupart des espèces de cétacés, les fosses nasales, au lieu de venir s'ouvrir un pou au-dessus de la bouche, à l'extrémité du museau, font, avec la cavité buccale, un angle plus ou moins grand et vont former leurs narines à la face supérieure de la tête. Cet appareil, qu'on nonmic evetil, a, de plus, dans sa portion terminale, un sac contractile où l'eau qui s'imrnduii dans la bouche lorsque ranimai avale, eli|Hii i r.ri'i|iar les fosses nasales, s'amasse [lour être ell^llll. |.]"i.i'rcn jets d'écume quand l'animal est à la biulucc de l'eau, 'l'ous les cétacés qui oiTrcnl cette disposition forment la famille des Célai.if.i souffleurs ou C. ordinaires. Ils vivent d'animaux marins; tandis qu'une autre famille, formée des genres dépourvus d'évcut, et dont les espèces vivent de nialières végétales, [rorle le nom de Cétacés lœrbivores. Tous le» cétacés sont d'ailleurs, comme les amphibies, des animaux marins.
C'est parmi les souffleurs que se rencontrent les genres les plus intéressants. 'Som ritrroiis parliculiùrement :
1» l.i:» Duui/liius (Mpliiuus. I.in.),d(iut les deux niAchuitiih itvul arniédt (IvUvubt cuuitjucb ttiulvb «viublaLiluïuuU'u
elles, et dont le régime est très-carnivore, out dû aux anciens une célébrité peu justifiée parce que les modernes ont pu en observer. Ce sont, en général, les moins grands des cétacés, bien que certaines espèces atteignent jusqu'à 8 mètres de longueur. Le Dauphin commun {Delphinus delpliis. Lin. ) n'a guère pi us de 3 mètres ; il peuple en abondance toutes les mers : c'est le fameux dauphin des anciens. Le Marsouin commun {D. phocœna. Lin.) (/?<;. 419) est le plus petit cétacé ; il ne dépasse pas l^.SO. On le distingue du dauphin, parce que sou museau n'est pas prolongé en bec, mais simplement arrondi. On le voit souvent sur nos eûtes (voyez Dauphin).
i" Les Cachalots (Physeter, Lin.) n'ont de dentsqu'à la mâchoire inférieure. Leur tête volumineuse est renflée à sa partie supérieure et antérieure par un vaste dépôt d'uue matière huileuse qui, figée par le refroidissement, est connue sous le nom de spermu-cœti, blanc de baleine ou adipocire; elle sert, comme la cire, à faire des bougies, h'ambre gris paraît être une concrétion formée dans leurs intestins. Ces animaux out, en général, des dimensions énormes; on les chasse très-activement pour en extraire le blanc de baleine et la petite couche de lard qu'ils portent sous la peau. On trouve des cachalots à peu près dans toutes les mers (voyez Cacualot).
i" Les Baleines {Balœna, Lin.), non moins grandes que les cachalots, fournissent au commerce une huile précieuse et la substance cornée, désignée sous le nom de fanons de baleine ou simplement baleines. Mais ce qui rend les baleines célèbres dans le monde, c'est moins leur importance commerciale que leur taille monstrueuse. La
B. franche (B. mysticetus. Lin.) dépasse tout ce qu'on peut imaginer : c'est le plus grand des animaux connus. Sa longueur va jusqu'à 30 mètres; la circonférence de son vaste corps, à 28 ou 30 ; l'ouverture de sa gueule mesure près de 7 mètres (voyez Balei.-«e).
Les cétacés herbivores forment trois genres (liègne animal de Cuvier), 1" les Lamantiiu ou Manates [Manatus, Cuv.); 2° les Dugongs, Lacép. [Halicores, Uig.); 3° les Stellères, Cuv. (Hitina, Ilig.).
CÉTÉRACH (Botanique), de chetherak, mot par lequel les médecins arabes et persans désignent cette plante. — Genre de la famille des Fougères, tribu des folypodiacées . Ses caractères sont : capsules en groupes épars ou diversement agrégés, recouverts d'écaillcs membraneuses ou filiformes. Le C. officinal (C. officinarmn, Willdw ; Gjjmnogramma ceteracli, Spreng. ; Asplenins celerach. Lin.) est une petite plante que l'on appelle vulgairement doradille, de l'espagnol doradillia, à cause des reflets dorés que présentent ses feuilles. Celles-ci sont profondément pinnatifldes, à lobes alternes, triangulaires, trèsobtus, aussi longs que larges. Cette espèce vient sur les murailles, dans les fentes de rochers des régions tempérées. On la rencontre en difl'érents endroits des environs de Paris. Elle passait autrefois pour dissoudre les calculs, guérir les maladies de rate et uue foule d'autres atïcctions. Aujourd'hui, c'est à peine si elle figure dans les officines comme pectorale. Aussi se coutente-t-on de prescrire ses feuilles eu infusion. G — s.
CÉTIOSAURES (Zoologie), Cetiosaurus, Owen. — Genre de llepliles sauriens, famille des Crocodiliens (fossile), caraciérisé par des OS spongieux et l'absence de cavité médulliiiic diui^ les os loiif^s. Deux espèces indiquées, l'uni- à .Meiidoii, l'antre dans le New-Jersey, dans l'étage crétacé sciiuniuii; d'autres, réparties dans les étages tertiaires d'Auteuil et de Provence. Ces reptiles égalaient en grosseur les plus grandes baleines actuelles. M. Owen pense qu'ils étaient marins.
CE TOINE (Zoologie), Cetonia, Fab. — Genre d'Insectes coléoptères pentaméres, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabées, section dos Mélitophilcs; caractérisé par des antennes de 10 articles, labre membraneux caché sous le chaperon, mandibules en forme d'écaillés membraneuses, mcntcui presque aussi long que large, corps dviil' ili'|iriiiii', . mi li'i (Il iKi|M'/r. On trouve les cétoi-