‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 201 sur 396 · L OBSERVATION · texte numérisé non relu

L OBSERVATION

Scarabée

Ver luisant

Blatta orientalis.

Grillon.

Guêpe..

Kandy,

Capde B.-Espér Kaudy,

Scorpion | -^ 25,3 |

lulu

K,indy.

6,6 I Kandy.

travcrs.-iient un serpontin plat couclié au fond d'un vas* plein d'eau froide dont im thermomètre indiquait la température. M. Despretz, puis M. Dulong, perfectionnèrent cet appareil, auquel ce dernier physicien donna

De tous ces animaux, comme on voit, ce sont les oiseaux dont la température est la plus élevée.

La chaleur animale prend sa source dans la série des réactions chimiques qui se produisant incessamment en nous, constituent une des conditions essentielles de notre existence et sont intimement liées à leur tour à la température de nos organes, en sorte que la vie s'allanguit et s'éteint lorsque notre température baisse au delà d'un certain degré, qu'elle s'active outre mesure quand notre température interne s'élève au contraire trop haut. Aussi notre organisme est- il sans cesse en travail pour se maintenir à uu degré convenable. Les besoins d'alimentation deviennent plus impérieux et demandent, pour être satis- la disposition indiquée Ifiq. -fSf), dans laquelle A repréfaits, des aliments plus copieux ou plus riches en hiver sente la chambre à combustion, fe le tnbe d'arrivée de qu'en été, afin de fournir les matériaux d'une coni- I l'air, ss' le tube en serpentin par lequel s'échappaient bustion ilis active; par la nifme raison, la respira- | les produits de la combustion après qu'ils avaient cédé lion et la circulation du sang s'accélèrent, le besoin de mouvement devient plus marqué. En hiver nous devons produire plus de chaleur, parce que nous en perdons davantage. Il arrive même souvent en été que nous avons peine .'i dépenser tout ce que nous produisons, ce qui arrive surtout lorsque l'air est calme et chargé de vapeurs, parce que l'évaporation se fait mal à la surface de notre peau et dans l'intérieur de nos poumons. Nous nous habituons peu à peu à un état permanent lorsqu'il n'est pas trop éloigné des conditions normales de la vie humaine, bien qu'à cet égard notre organisme soit doué d'une souplesse merveilleuse ; mais les transitions brusques ou souvent répétées sont toujours laborieuses. C'est ce qui rend souvent les acclimatations si dangereuses et ce qui augmente dans une si forte proportion la mortalité dans les passages de l'été i l'hiver ou de l'hiver à l'été.

CuALEin DE COUBINAISON. — Chaleur dégagée pcud.int Il combinaison des corps. Les combinaisons chimiques sont la source principale de la chaleur que nous pouvons produire à la surface du globe ; et parmi ces combinaisons la plus importante, à ce point de vue , la comliustiun, fera l'objet d'un article spécial. Nous nous occuperons ici d'une manière plus particulière de la mesure des quantités do chaleur produites. Les premières expériences qui aient été faites sur la chaleur de combinaison romonicnl il L.ivoisicr et Laplace, qui se Bcrvirciit & col

Ti%. Ul. — O'otlmtlra it Diilnnu.

effet de leur calorlmtirc de glace (voyez Chai.ki n si'kcifiQi'K). Le comte dn Runiford lui substitua un appareil plus exact dans lequel les produits de la combinuison

leur ch.aleur à l'e.iu contenue dans le vase BB', t^t' sont des thermomètres donnant la température du calorimètre. Mais le travail le plus complet qui ait été fait en ce genre est dii A MM. Favrc et Silbermann, dont nous représentons les appareils dans les figures 482 et ■18S. La ligure iS2 représente l'ensemble de la chambre à combustion AB, des tubes D, C d'introduction des gaz comburants, du serpentin FC donnant issue aux résidus ou produits gazeux de la combinaison. Un premier vase contenant l'eau destinée à recueillir la chaleur dégagée entoure l'appareil à coiubustion, sim enveloppe dd' de duvet et le second vase hb' rempli d'eau servent à abriter l'appareil des variations de lenipéiature extérieures. La figure 483 nous montre la coupe d'un second appareil employé par ces deux plly^i(-jells pour l'examen des combinaisons par voie huiniclc tiet appareil, considéré dans ses dispositions csbciitielles, peut être envisagé comme un gros Ihormomètro à mercure susceptible do loger dans une cavité close AB les substances qui dégagent ou absorbent de la chaleur. Les tableau suivant rouforme quelques-uns des résultats obtenus.

Noms tic* siibituiiccs.

Ilydropî-nc

Chntcur déftair^A pur t gr. du combuiUbl*.

!âOfl3

779li,ft

îîÛi.B

CHA

CHA

Noms des Substances. par 1 jr. de coiiibuïtilile.

Sulfure de carbone 3400,5

Gaz olefiant 1 1857,8

Elher 90Î7,6

Alcool 7184

Acide stéarique 96 1 6

Essence de lércbcnihiue 10852

Huile d'olive 986Î

L'étude des quantités de clialeur dégagées d:ius les réactions cliimiques présente un très-grand iniérèt, surtout depuis que l'on commence à mieux comprendre la nature des courants électriques et le rôle de la chaleur dans les machines à vapeur. La chaleur produite est la manifestation du travail moléculaire qui accompagne toute action chimique. La chuleur n'est elle-mfme que du travail sous un certain état (voyez Travail). Ce travail de combinaison peut se manifester en même temps sous un autre état, sous forme de courant électrique, par exemple, et l'intensité du courant d'une pile ou la quantité d'électricité qui la traverse dans l'unité de temps est exactement en rapport avec la quantité de chaleur fournie dans l'unité de temps par la somme totale des réactions chimiques qui s'opèrent dans cette pile. Nous ignorons encore quelle est la relation qui existe entre la chaleur et l'électricité ; peut-être la première n'estelle qu'une conséquence ou >me transformation de la seconde (voyez Pile). Nous ajouterons seulement que la quantité de chaleur dégagée par la combustion d'un corps est indépendante de la vitesse avec laquelle s'effectue la combinaison, pourvu que la nature du produit obtenu reste la même. Souvent, comme lorsque le fer se rouille à l'air, la combustion a lieu avec une telle lenteur que la chaleur se perd à mesure qu'elle se produit sans qu'il eu résulte une élévation appréciable de température, mais cette chaleur reste la même en quantité. Chalei'R latente, du latin liitere, être caché. — Quantité de chaleur que 1 kilograiume de chacun des corps absorbe ou dégage quand il change d'état sans que sa température en subisse de variation apparente. La glace, en fondant, par cela seul qu'elle fond, absorbe une quantité considérable de chaleur, et cependant l'eau qui provient de sa fusion est au même degré de température que la glace elle-même ; de même, la vapeur qui est contenue dans l'air contient beaucoup plus de chaleur qu'un même poids d'eau au même degré.

La détermination des chaleurs latentes est importante au double point de vue théorique et pratique ; aussi a-t-elle été l'objet d'un grand nombre de recheiches dont nous citerons les principales.

Chaleur latente de fusion. — Ce fut Black qui l'évalua le premier. Wilcke, Lavoisier et Laplace, puis dernièrement MM. de La Provostaye et Desains, s'en occupèrent successivement. Ces derniers, en projetant des fragments de glace fondante dans de l'eau et observant l'abaissement de température produit parla fusion de cette glace, constatèrent qu'un kilogramme de glace à zéro, pour fondre sans s'échauffer, absorbe "9,23 calories. Ce procédé, qui n'est autre chose qu'une application de la méthode des mélanges pratiquée par M. Regnault pour la mesure des chaleurs spécifiques, jointe à la méthode du refroidissement employée par Petit et Dulong (voyez Chaleurs spécifiques;, a conduit aux résultats suivants :

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