‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 202 sur 396 · SUBSTANCES · texte numérisé non relu

SUBSTANCES

Phosphore

Soufre

Brome

Nitrate de soude...

Nitrate df potasse.

Chlorure de calciu

hydrate

Btain

Bismuth

Plomb

Mercure.

ClIUBtnSSPiClFIlllJES 1

M'it.solid.

a l'état liq.

o,so;n

,ao

0,2UÛD

,!)tl

O.OStiO

Chaleur latente de voiatiusation. — La qu.antité do chaleur absorbée par l'eatt pour se vaporiser sans changement de température est bcauc-oiip plus grande encore que la chaleur do fusion de la glace. Dès que de

l'eau pure est arrivée au point où elle bout, elle reste au même degré, quelle que soit l'ardeur du foyer, jusqu'à ce que la dernière goutte en ait disparu. L'érorme quantité de chaleur qu'elle reçoit est emportée à l'état latent par la vapeur.

C'est encore Black, et après lui Watt, son élève, qui s'occupèrent les premiers de cette chaleur latente; mais les résultats les plus précis sont dus à M. Despretz, et surtout à M. Regnault.

Dans les expériences de M. Despretz, la vapeur d'eau bouillante provenant d'une cornue chauffée, pénétrait dans un serpentin entouré d'eau froide, où elle se condensait; la chaleur qu'elle perdait était reçue par l'eau dont la température montait d'une quantité correspondante. En comparant le poids de la vapeur condensée au nombre de degrés dont l'eau du calorimètre s'échauffait, M. Despretz en conclut que 1 kil. d'eau à 100», pour se transformeren vapeur à liiO», .ibsorbe533 calories qu'elle abandonne quand elle revient à l'état d'eau à lOU".

Les expériences de M. Regnault furent faites à des températures très-variées, à l'aide d'un appareil qui lui permettait d'opérer sur de grandes quantités de vapeur, Le tableau suivant résume les résultats obtenus par ce savant et contient, outre les chaleurs latentes, la quantité totale de chaleur qu'il faut donner à 1 kil. d'eau à 0°, pour la porter à une température quelconque et la vaporiser à cette température. Du reste, que de l'eau se transforme en vapeur h 80°, par exemple par simple évaporation ou par ébullitioii, elle emporte toujours la même quantité de chaleur.

Chalfurs latentes de la vapeur ilVau, ik diverses températures.

CBiLBL-,

CBiLECn

CBALErR

CHlLEOn

talenle.

lolile.

totale.

Ces résultats peuvent être assez exactement représentés par la formule

dans laquelle C représente la quantité totale de chaleur qu'il faut donner à I kil. d'eau à la température 0, pour le transformer en vapeur à la température T. Cette chaleur totale croît avec T; mais la chaleur latente de vaporisation diminue à mesure qu'augmente la température à laquelle a lieu la vaporisation.

Les nombres suivants sont dus à MM. Favre et Silberman.

L H! li 1 D E s.

d'ebiiUitian.

latente.

S|)etill,,„c.

Carbure d'hydro^fuc

Acide butyrique

Butyrate de mélhylf'ne. . . .

Essence de tercbenlhiuo...

De tous les corps, c'est l'eau dont la clialeur lalenl est la plus considérable. Voyez i l'article IUaciiimis vAPEun les résultats de ce fait (voyez V'ArEUR).

Cil A

CHA

I •■.h-nrnlion do la cl.alciir latente qui accompagne lou^o" m^ a uansformation d-uii liquide en vapeurs nous îourn" l'explication d'un grand nombre de phénomènes naturel C'est elle qui produit le sentiment de fraîcheur rt ratmë de froid que nous éprouvons quaud nos mains sonTn™ouiirées dVau, d'alcool ou d'étherqm s y vaporise plu" ou moins rapidement. L'abaissement de te, nXature observée dans los alcarazas, vases poreux qui

"t suinter au travers de leurs parois de l'eau qui se vaSe à le»r surface est dû à la.même cause ; cest elle encore qui nous aide i .naintcmr constante la température de notre corps, même au milieu des chaleui-s [^pus vtvesde l'été,' lorsque la fnispiration cutané npnt s'effectuer chez nous sans entraves. Le fioid pro S^h plrKoration de l'eau dans le vide Pe.U être as sez intense pour congeler ce liquide. Dans es niunes "ondUions l'acide carbonique "quideproduit un froid

de près de 90° au-dessous do zéro; 1 oxyde d azote un

'■°^„AteVruor~-audei" qui émane ourayon.e defcorps chaùret se propage a« t-vei. du vide ou de certains corps (air, eau, verre... comme le fait U lu mù!;è. La pTopriét'é qu'mit les corps d'émettre ainsi de a chaleur rayonnante i'appelle ,-o««ou-e«...^ ou .a /^^^ nant ■ la propriété qu'ont certains corps de se la ^ser tri cr-er par la chaleur rayonnante est nommée diathei- "a »f et ces corps eux-mêmes sont dits diathermanes, Ss que les co?ps qui ne jouissent pas de cette pronriété sont dits athermanes. , „ „ „„

'Ta chaleur rayonnante se comporte dans l'espace exactement comme la lumière; elle se propage en ligne droite da s esmTlienx homogènes; elle peut traye rserlev.de, miisqu'elle nous arrive du soleil en quantité considerab è elle s'y propage avec une rapidité comparable à c le de la l'iimièr'l qui est de 70 000 ^'^-^^j;^'^ DuisQue dans toutes les éclipses de soleil, on n a jamais rcmarquéque les rayons de chaleur aie.it d.spaju ou reparu aVès^'éclipse plus tôt ou P^^^-^^.^'^ ^"^ himineux, et cette conclusion a ete vérifiée pai des ex

'''LMn^nshé "^î^ U lumière rayonnante en divers points de so parcoure, varie d'une manière '"versemen proportionnello au caixé des distances ^"'Ptf ^ .^ PJ";,^,'. la source de chaleur. Ainsi, par exemple, si no is plarions le réservoir d'un thermomètre successivement à des d is anccs 1 2 3,... de la flamme d'une bougie, les ouanâ^'s' de'chilcur'qu'il recevrait décroitra.ent comme es nombres 1 1/4, 1/!),.-. pourvu toutefois que Ion puisse néglige, la cliaieiîr 'abso'rbée par l'air Pendant le trajet^ te sjîeil n'est pas plus loin de nous quand il se couche î^e lorsqù'U est au zénith, et cependant ses •■avons ^ont beaucoup moins chauds dans le premier cas que dans le second. C'est que, dans le premier cas, ces ■'ayon» ont traversé avant d'uTiver jusqu'à nous une couche d a. lus émusse, dans une direction plus oblique et qu une 'îlus fo>'te proportion en ont été éteints ou déviés de leur

^' Le pouvoir échauffant d'un faisceau de rayons de chal.m c^? d'autant plus faible que la surface qui les reço c;" plus inclinée slir leur direction ; aussi, les terrains e , rente dont l'inclinaison est dirigée vers le midi sont-.l.s .lus chauds que ceux dont l'inclinaison 'f/'l-'f;;;^^;];'^ le nord. C'est également une des causes de a d'.nnu m craduelie de la température à la surface du sol, a mi fSîc qu'on s'éloigne de l'équateur ou que, dans un même î^eu, 0 s'éloigne de l'heure de midi. Nous devons ajoule,"'toutefois,''que l'absorption de chaleur bo «ire par couche almospliériquo joue le principal rùle dans ces deux dernière pliénoinènes. , , r j

La chaleur 'rayonnante se réfléchit à la sur oce des corps iKilis, suivant les mémos lois que la luniièu, ci «i on expose un miroir concave aux rayons solaires, là où viendKint converger les rayons lumineux viendioi.l au»»i coiiv.iger I.» rayons de chaleur (voyez Miuoiiis,

"Ta'chai::.';r7ayonnant« en travereant les corps diathermaiie^ e,i déviée de sa direction rectiligno ou rdfriiclde comme la hni.ière, et suivant les mêmes lois; car si nous « OHO.iH aux rayon-, solaire, une hntille convergente, là «,, viendront w conc.mlrer le» rayon» do Inniierc viendront également conviger le» ravon» de chaleur.

Knlln la chaleur layoniiaiile prouve les mémos cffcls

"'t;;:;;h.K:nnà;;ie^V»tpasp. .mogènequ-a

lumière blanche ; oUc K compose, comme elle, d une in-

finité de rayons de chaleur jouissant de proprieie-^ distMicteset doués en particulier de réfrangtbilites inégales- aussi, lorsque nous faisons tomber un faisceau ae rayons solaires sur un prùmc, tous les rayons de chaleur qui composent le faisceau, inégalement dévies, se séparent et produisent un spectre calorifique, occupant toute l'étendue du spectre lumineux et le dépassant même, du cùté du rouge, d'une quantité égale environ à la longueur du spectre lumineux, quand le prisme estes sel gemme. Les rayons qui forment cette dernière partie du-spectre calorifique sont dits rayons de chaleur ohscure, et les autres, rayons de chaleur lumineuse, sans qu'on soit en droit d'en conclure que les rayons de lumière etles rayons de chaleur lumineuse soient une seule et même chose, ces deux espèces de rayons se réfractant d» la même manière; mais on peut les isoler les uns des autres par l'interposition de certains milieux qui arrêtent les premiers et laissent passer les seconds, ou réciproquement. On n'est pas plus en droit d'aftirmer que les rayons de chaleur et les rayons de lumière aient une origine distincte ou soient d'essences différentes. Les dilférences capitales qu'ils présentent, sous le rapport de leurs propriétés physiologiques et physiques, pouvant tenTrl un mode particulier de vibration de l'éther par leouel ils se propagent. . ,

^ De même que certains corps (les corps colores) refléchissent ou laissent passer au travers de leur substance certains rayons de lumière, tandis qu'ils arrêtent les autres (voyez Coei.EUBs); de même la plupart des substances diathermanes se laissent plus facilement traverser par certains rayons de chaleur que par d'autres; ce qu constitue le fUermochrohme. Toutefois, les rayons de chaleur sont généralement d'autant plus fansmissibles que dans le spectre ils se rapprochent plus de la lumière bleue, et d'autant moins qu'ils s'en éloignent davantage; en sorte que la plupart des corps seraient Oleus pour la chaleur! î/expérience démontre, de plus, qu'un faisceau de ■•wons de chaleur de même intensité thermometnque renf "rme une proportion de rayons facilement transinjsble/d'autant'plus forte qu'il ^"-''"«d ,une sour e de chaleur à température plus élevée. Ce fait, dont les coiiséquences sont pour nous de la plus haute .>™Porta. ce oeut être mis en évidence de la manière suivante : Une boite on boisa parois épaisses et noircies intérieurement es fermée par une glace de verre que l'on expose perpenSah-e'ïnent à lUiction des rayons solaires. La chaeùi solaire, émanant d'une source à température extrêmënientéieée, traverse facilement le verre. En tombant s^r les pa?ois 'noircies de la boite, elle est absorbée par eles, transformée en chaleur obscure H^" "«^f "\ P ;! traverser le verre qu'avec une extrême difhculté. La cliakur s'accumule donc dans la boite jusqu'à ce que a perte par les parois égale le gain If^ a g ace La température peut s'élever ainsi jusqu'à 60 ou 05 . Un et^a analogue, quoique moins marqué, se manifeste sous !e^ cloches ou châssis des jardiniers, dans les serres. L air fuî'niêine jouit delà même propriété que le verre,; e c"s"à cette circonstance que nous devons de jouir a hi smïacedu sol dans nos climatsd'unc température moyenne de 0 à 12" au-dessus de zéro, tandis que les espaces dans e.nuels se meut la terre sont à une température de 80 \ 100" au-dessous de zéro. Sans coite protection de notre

. ,, .-.n^ 1-, irirticiilanl.' qno olosentC sa clia-

:UniosplHM.M,. s.uis Up.n^^^^^^^

' La Xïeur ruyoïmante a rU nudi. r |K,rticulièrement nnr Ne ■ oii, Leslie, Rumford, mais surtout par Mellom, '"' "onO dan -. redi..dies un degr^de^^^

^Xe'ïCleSÎ"-"-"-^^^

tionner et adaptera s, . l" ;""; „"'"''','., n,,sains reprises et continuée^ r-..' MM- 1- ' '''^"'■'V, avivée nar CiiAi.Eun SOUIBE. -Ciialour.p.i nous eM en ojuc ^ar le so eil. Klle entre pour une largo part dans les variations de température et de climats que nous rencontrons à la surface du globe. . , .

M l'omllet est parvenu, dans un beau travail, à e alue. avec un certain degré d'approximation la quantité t ml. de ciàlui- qui nous est 'versée annuellement par

soleit e est arrivé à ce résultat quo s. cette chaleur éta . niforniénient répartie à la surface de la tei-ro ollo sérail capable d'y fondre une couche de glace de 30 ,89 d'énnisso.r;il a^oiiclu des mêmes expériences que la ri , r >■• loi»!'' 'iui é"'"»o du soleil serait snllisanto pour ?„ndr "cl, 'iquo jour une coii.lie .le glace de 1(1 W^^^ mètre» ou do quatre lieues et quart. ,,; „,, iv,. insuu'\

La chaleur solaire n'e.st pas la seule .pu ai i ive j.isqu a

CHA

CHA

nous. Bien que la température des espaces plani5taires soit, toujours d'après M. Poulllcf, d'environ 1 iO" au-dessous de zéro, ces espaces nous enverraient encore annuellement une quantité de chaleur capable de fondre sur toute la surface du globe une couche de glace de ?G mètres d'épaisseur, c'est-à-dire presque autant que le soleil, ce qui tient à ce que le soleil n'occupe, par rapport à la terre, que les cinq millionièmes de la voûte céleste, et qu'il doit, par conséquent, à égalité de surface, envoyer 200000 fois plus de chaleur pour produire le môme elTet.

Enfin, la terre elle-même possède encore à l'intérieur une portion notable de sa chaleur primitive, et cette chaleur, pénétrant peu à peu jusqu'à sa surface, contribue aussi pour sa part à en élever la tempéi'ature (voyez Cualeir TEnr.ESTRE, Temi-éka-

Tir.E DE L'Ain, DE l'ESPACE).

CuALEiT, sptciFiQLE. — Quantité de chaleur absorbée par 1 kil. d'un corps pendant que sa température monte de 1° et qu'il restitue, quand sa température redescend, au contraire, de 1°.

Black et Irwine, de Glascow, paraissent avoir constaté les premiers que les divers corps, sous le même poids, absorbent des quantités très-inégale* de chaleur pour s'échaufl'er d'un même nombre de degrés, et cherchèrent à préciser ces différences. Crawford, en Angleterre, et Wilke, en Suède, s'occupèrent eu même temps de la même question ; mais les physiciens qui l'ont traitée avec le plus de soin sont Lavoisier et Laplace, Petit et Dulong, Delaroche et Bérard, de La Rive et Marcel, et plus récemment M. Regnault.

Lavoisier et Laplace employèrent à cet effet leur calorimètre rie glace, dont nous doimons une coupe {fif/. 484). Le corps, préalablement chauffé à 100°, était plongé dans l'intérieur d'un vase A contenant une double enceinte garnie de fragments de glace fondante. L'enceinte intérieure BB, destinéeà recueillir la chaleur perdue par le corps chaud communiquait au dehors par un robinet E servant à écouler l'eau provenant de la fusion de la glace ; l'enveloppe extérieure ce, servant simplement à préserver la première du contact de l'air, communiquait également au dehors p.ir un second robinet F De la quantité de. glace foi;due jiar le corps et rccned

térieur marquât 20°, puis dans la glace fondajite, et on mosuiait le temps nécessaire pour que le thermomètre descendît de 15 à 10°. Plus le corps contenait de chaleur, plus il mettait do temps à se refroidir, sa surface et le milieu restant les mêmes. Ce procédé est généralement peu exact.

Il en est autrement du procédé suivi par M. Regnault.

^^iS^Hyi^,

Fig, Wfc. — Calorimèlrc de I-aplace et Lavoisier.

lie dans le vase I, on déduisait la quantité de chaleur abandonnée par celui-ci, sachant que 1 kil. de glace à <l" absorbe "!),23 calories pour fondre sans changement de température.

Dulong et Petit opéraient d'une manière moins directe. La substance qu'ils voulaient soumettre à l'expérience était renfermée dans un petit vase d'urgent ou dans un réservoir de verre à surface argentée, dans Taxe duquel était placé un tliormoinètrc. Le tout était introduit dans un vase de cuivre dans lequel le v'ide était fait aussi cxaclemeut que possible. L'appareil ainsi disposé était plongé dans de l'eau chaude jusiju'à ce que le thermomètre in-

ia. — Ai>i>dieil de U. Regiiault, iiu

Nous donnons ici une coupe de l'appareil dont s'est servi ce dernier physicien. La substance à essayer est renfermée dans un petit panier P en fds de laiton très-fins, formé par une double enveloppe cylindrique de manière à laisser en son centre un espace vide dans lequel put se lo^er le réservoir d'un thermomètre T. Ce panier est suspelidu au milieu d'un cylindre de fer-blanc D fermé à ses deux extrémiiés par deux bouchons mobiles de même métal et entouré d'unedoubleenveloppe CC dans laquelle circule de la vapeur d'eau bouillante. C'est là que le corps s'échauffe jusqu'à un degré voisin de 100". Sur la gauche est placé un petit chariot ce' portant un vase de cuivre V très-mince rempli d'eau dont la te.mpér.ituro est très-exactement marquée par un petit thermomètre L Ce chariot est abrité contre la chaleur de la première partie de l'appareil par un écran mobile en bois I.

Lorsque la température du panier est stationnaire, on soulève l'écran, on fait glisser le chariot sous le cylindre D, on laisse tomber le panier dans l'eau, on ramène le chariot ijans sa prcmiè.e place et on suit la marche du thermomètre i. De l'élévation de température de l'eau on déduit la chaleur perdue par le corps.

Le tableau suivant renferme quelques-uns des résultats obtenus.

Ces résultats mettent en évidence une loi remarquable recoiinue d'abord par MM. Dulong et Petit pour les corps simples, puis étendue aux corps composés d'abord par Nevvman, puis par M. Regnault. Cette loi consiste en ce que les chn/curs spécifiques des corps simples sont en ration iwcrse de leurs poids atomiques, de sorte quelle produit do ces quantités est constant ou à pou près. D'après les derniers travaux de M. Regnault, les chaleurs spécifiques des corps composés ayant même formule seraient également en raison inverso de leurs pnuls atomiques. Ces lois, toutefois, no iicuvcnt pas Cire véritlecs d'une manière absolue, la capacité calorifique d'un mime I corps variant d'une manière Irès-scnsible avec sa tempe-

CHA

CHA

rature et son état d'agrégation, comme l'ont montré les expériences de M. Regnault.

Tahlcan «les cbalour» apûcifiqucs des solides et des liijuidos.

Eau 1,90000

Lailoa 0,(

Mercure 0,(

Anlimoii.e 0,03077

Argent 0,05601

Arsenic 0,08140

Bismulh 0,03084

Cadmium 0,05669

Charbon de Ijois. 0,54150

Cuivre 0,09515

Diamaut 0,14680

Etain 0,06623

Fer 0,11379

Iode 0,0541ï

LIOt'IDES.

Acide acétique . . 0,6589 | Esprit de bois

Or 0,

Ptiosplioie 0,

Platine 0,

Plomb 0,

Plombagine 0,

Soufre 0,

Verre 0

Zinc 0,

Chaleurs spécifiques des gaz et vapeurs. — Elles sont le plus souvent rapportées à l'unité de volume, et non à l'unité de poids. Les premières déterminations précises qui en aient été faites sont ducs à M.M. Delaroclie et Bérard. Le gaz traversait un tube où il se trouvait chauffé par de la vapeur d'eau, puis il pénétrait dans un serpentin entouré d'eau froide, où il perdait la chaleur qu'il avait reçue et qu'on pouvait ainsi mesurer.

Ces expériences ont été reprises par MM. Delarive et Marcel, et tout récemment par M. Regnault, avec toute la précision qu'exigeait un sujet dont l'importance est devenue capitale pour la théorie des machines à vapeur.

Voici le tableau des résultats obtenus pour les gaz simples; ils sont rapportés aux volumes.

Tableau des chaleurs spécifiques des gaz simples.

Chai, spicif. C. Densiie D. Fiololl CD.

Oiycène 0,2182 l,t0S6 0,24re

Ajofe 0,2440 0,9713 0,2370

Hydrogène 3,4046 0,0692 0,2356

r.blore 0,1214 2,4400 0,2982

Brome 0,0355 5,39 0,2992

Les nombres de la quatrième colonne sont proportionnels aux quantités de chaleur qui élèveraient de 1° l'unité de volume des différents gaz ; pour avoir ces quantités elles-mêmes, il faudrait multiplier ces nombres p.ar ■—-; 1"' représente le rapport de la densité de l'air à celle de l'eau.

Dans toutes les expériences dont les résultats sont relatés plus haut, les guz ou vapeurs se sont dilatés en même temps qu'échauffés; mais en augmentant convenablement la pression qu'ils supportent, on peut omprcher cette dilatation d'avoir lieu. On trouve al'i-- 'im l:i il lalcur absorbée par un même gaz pour uw un hm \:iiiLiiion de température est moindre que pn'i iih nnurni. Les gaz ou vapeurs absorbent donc de la clialeur pour se dilater simplement sans changement de température ; et en effet, si on comprime fortement un gaz, on le voit s'échauffer au roiigi' (V Rrioupt pnri jutkiue); si on le dilate au contraire brusquement, sa température baisse par l'absorption d'une portion de sa chaleur sensible. Ce dernier phénomène Joue un rôle important dans le travail de la vapeur par détonle (voyez Machines a vapeur. Détente). C'est grâce à lui (|iie l'on peut plonger sans danger la main dans un jet de vapeur qui s'échappe avec violence d'une chaudière où l'eau bout à une température de l.'.O à 200°, ce que l'on ne pourrait pas faire avec de l'eau bouillant à 1(10°. La vapeur comprimée dans la chaudière se dilate brusquen)ent en arrivant à l'air libre, et sa température y desond en même temps jusqu'à ao ou iO°. Chaleur terrestre. — Clialeur accumulée dans le sein de la terre. L'examen des faits géolngiques a conduit i cette opinion, aujourd'hui généralement admise, que la terre a 6tù jadis dan» un état d'incandescence et de fusion. Une grande partie de cette chaleur s'est dis|)erséc daim les espaces iiilcrplanétaircs, et son départ de notre , Blobo a donné naissance à des phénomène» d'un grand loUirCt. Le nfrnidis'cnicnl s'opérant par la surface, une croûte solide n'i si formée autour du noyau central resté liquide Ju.H(pi'.\ nos jours ei l'i-nviloppe comme d'un vêtcmcnl qui l'ttbriic ilu froid extérieur. Cette croiito solide a d'abord perdu de na rli.ileur propre ; elle se contraclait ' k masure que sa cli.ileur baissait, lundis que le noyau J central conservait sensiblement son volume. L'iiiiuieiiHC vase clos formé par elle devenait donc peu & peu trop petit pour la masse liquide qu'il lonall uascrrée; il a dû

éclater à certaines époques, et d'énormes quantités de matière en fusion se sont écoulées par les fractures et déversées à sa surface. Par les progrès du refroidissement, ces matières se sont solidifiées à leur tour; elles ont cicatrisé les plaies de la croûte terrestre, rétabli sa continuité jusqu'à ce que la même cause, reprenant son cours, ait ramené les mômes effets.

Mais il est arrivé une époque où l'équilibre des températures s'est trouvé constitué dans l'enveloppe solide et où la plus grande partie de la chaleur perdue a été fournie par le noyau central ; les phénomènes ont alors changé d'aspect. Dans ces conditions, qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours, c'est au contraire sur le noyau central que l'action du refroidissement s'est fait surtout sentir. Ce noyau s'est donc contracté plus vite que l'enveloppe qui le recouvre, et il s'est présenté des époques où celleci, imparfaitement soutenue, s'est plissée de manière à suivre les décroissements de volume de la masse liquide. Les plissements ont dû être accompagnés de rupture de la croûte et de rebrousseraent ou soulèvement des bords de la plaie.

Les causes des phénomènes géologiques ont donc été doubles; mais il est difficile d'établir la limite où l'une d'elles a cessé pour faire place à l'autre. Les déchirures suivies d'éruptions plutoniques, ont pu être accompagnées de soulèvements déterminés par le courant des matières fondues. A la suite des plissements produits sous l'influence de la seconde cause, des fragments de l'enveloppe solide n'étant plus soutenus parla cohésion du système, ont pu plonger dans la masse fluide et faire monter celle-ci à leur surface. Cependant, dans la série des époques géologiques, il s'en présente où l'un des deux ordres de faits prédomine nettement sur l'autre.

Grâce à l'atmosphère, sorte de vêtement qui a une large part dans la conservation de la chaleur terrestre ; grâce à l'influence du soleil qui verse chaque année une énorme quantité de chaleur à la surface de notre globe, le refroidissement de la terre est aujourd'hui d'une lenteur excessive ; mais la cause la plus puissante des révolutions du globe n'en agit pas moins sourdement sous nos pas, produisant de temps à autre, comme pour nous faire toucher du doigt la perpétuité de son action, ces terribles secousses qui renversent nos villes.

Il n'est pas nécessaire de descendre bien avant dans le sein de la terre pour y acquérir des preuves de l'existence de la chaleur qu'elle y conserve encore. La température varie à sa surface à chaque instant du jour; mais si nous pénétrons au-dessous, nous voyons ces variations diminuer de plus en plus et devenir nulles à une profondeur de 25 à :!0 mètres. Les caves de l'Observatoire de Paris, qui vont à 30 mètres au-dessous de la surface du sol, sont rigoureuscmont au même degré, 11°, 82, ■ d'une extrémité à l'autre de l'année, .\u-dessous de ce niveau, la température monte de plus en plus à mesure qu'on s'enfonce davantage. C'est ainsi que les eaux du puits de Grenelle, qui jaillissent d'une profondeur de 5''i8 mètres, ont une tempe ralure de 27°,7, ce qui correspond à un accriiisM'uivMit de 1" par 33 mètres de profondeur. En supposant que cette progression se maintint, on atteindrait une température de 1 600° ou du rougte blanc à une profondeur de 49 kil. L'épaisseur de la croûte solide serait donc à peine la centième partie du rayon terrestre. M. D.

CllALLES (Médecine, Eaux minérales). — Village de Krance (Savoie), arrondissement et à k kilomètres de Ohambéry, où l'on trouve une source d'eau minérale froide, sulfurée sodique. Elle contient par litre : chlorure de magnésium, l«',IIIO; iodure de potassium, l)«',0()U j bromure de sodium, 0«',inO; sulfure de sodium, Of'iSOS, et quelques sels alcalins. Elle convient dans les scrofules et les accidents tertiaires de la syphilis.

CHALOUPE cannelée (Zoologie). — Nom vulgaire do VAriiofutiilc in-i/o (Mollusques).

CilALUMEAU (Clùinie, Technologie). — Tubcde cuivre ou de fer-blanc ABCD {fig. 'iSU) terminé à son extrémité supérieure par une embouchure V en ivoire ou en corne et à son extrémité inférieure E par un boni du platine ou de cuivre percé dans son axe d'une ouvert iiro très-étroite. Si l'on tient cet appareil à la bouclio et qu'on en approche le bout de la flannne d'une bougie (fii/. iST), lo courant d'air qui s'en échappe diMe la llanmie et l'allonge, en un (/((/■</ '(/"• .l'une lei,i|, ,aiiin lirs,l,i,v. On ohlient ainsi une sourcil .le clialnu 1 1 , IiumIic, mais Irùsaclive. On l'eniplciiu en chiniie à leiuhc dus i orps, à oxyder ou réduire lus combinaisons mélalliques et mémo à les analyser pour un rccunnaltre la nature. Derzclius et

ClIA

plus récemment M. Platiier ont écrit des traités spéciaux sur la chimie ainsi faite au chalumeau. Les orfèvres, les émailleurs, les bijoutiers, les essayeurs de monnaie fout également un fréquent usage de cet instrument pour des soudures de peu d'étendue, pour fondre des émaux ou faire des essais de tout genre.

CnALtlMEAD A VAPEURS COJI-

BUSTiBLES. — Le chalumeau à bouche, très-commode tant qu'on opère sur de très-petits objets, devient trop faible ou trop fatigant dans un grand nombre de cas. On a recours alors au chalumeau à vapeiu's combustibles brûlant des vapeurs d'essence de térébenthine chauffée, et imaginé par le comte Desbassayns, de Richement. Un tlacon de verre à niveau constant alimente d'essence de térébenthine une petite chaudière en cuivre sous laquelle brûle une petite lampe à esprit de vin. Un thermomètre , dont le réservoir plonge dans la chaudière, sert à indiquer la température convenable pour opérer.

Un soufflet fournit un courant d'air forcé à deux tubes de caoutchouc, munis chacun d'uu robinet. Le premier tuyau conduit l'air dans la chaudière à la surface de l'essence de térébenthine d'où il ressort chargé de vapeurs combustibles. En allumant le jet, ou a d'abord une flamme Fig. is6. - Chalumeau. molle et blanchâtre, mais si

ou fait arriver l'air par le second robinet, la flamme acquiert aussitôt une couleur bleuâtre vive et une température extrêmement élevée. Cette flamme est en forme de dard quand on veut l'employer aux soudures ou au travail du verre ; mais si on

Fig. V87. — Dard prcJuil par le clial

veut la faire servir i fondre ou calciner des corps en chimie, on peut lui donner la forme d'une couronue enveloppant le corps à traiter.

Chalumeau aéiihïdbique. — Dans ce chalumeau, d'une très grande énergie, la vapeur d'essence de térébenthine est remplacée par de l'hydrogène. Voici l'appareil imaginé à cet effet par M. Desbassayns. Une première caisse inférieure, munie d'un double fond, est remplie de rognures de zinc par une porte que l'on ferme ensuite hermétiquement. Au dessus de cette caisse s'en trouve une seconde dans laquelle on introduit un mélange d'eau et d'acide sulfuri(|iie manquant 2(l° à l'aréomètre Baume. Cette seconde caisse communique avec la première au moyen d'un tube plongeant jusqu'au fond de celle-ci. Un second tube à robinet part au contraire du sommet pour venir déboucher dans un compartiment distinct, dans lec|uel on verse i l'avanci.' un peu d'eau, et débouchant à l'extérieur par une tubulure. Lorsqu'on veut se servir de cet appareil après l'avoir chargé de zinc et d'acide, on établit la romnjunication entre les deux caisses, l'acide descend, en chassant devaut lui l'air qui se trouve avec

le zinc; en même temps, l'acide, arrivant au contact du zinc, donne lieu à un dégagement très-rapide d'hydrogène. Tout l'air est rapidement chassé; on ferme alors le robinet. Le dégagement d'hydrogène continuant, ce gaz refoule l'eau acidulée dans le vase supérieur jusqu'à ce qu'il ne touche plus le zinc et que son action sur lui cesse. L'appareil est alors prêt à fonctionner.

Le chalumeau proprement dit est formé par uu tube de cuivre à calibre intérieur très-étroit auquel viennent aboutir deux tubes de caoutchouc munis à leur jonction de deux robinets. L'un des tubes est monté sur la tubulure du générateur d'hydrogène. L'autre vient conimuniquer avec un soufflet donnant un courant d'air forcé. L'hydrogène arrive donc à l'extrémité du chalumeau tout mé^langé d'air, et quand on y met le feu, il donne un dard allongé d'une température extrêmement élevée. Pendant que l'appareil fonctionne, l'eau acidulée vient mouiller le zinc de manière que l'hydrogène qui se forme puisse alimenter le chalumeau, pour remonter ensuite dans le réservoir supérieur. Ces deux appareils ont singulièrement perfectionné l'industrie des soudures; on peut ainsi, par exemple, facilement souder le plomb directement (soudure autogène). Le bec du chalumeau étant placé à l'extrémité d'un tube de caoutchouc, l'ouvrier tient à la main un véritable outil de feu capable de produire les effets les plus variés et les plus intenses.

Chalumeau a gaz oxïhïdrogène. — Dans ce chalumeau, plus énergique que tous ceux qui précèdent, l'air mélangé à l'hydrogène est remplacé par de l'oxygène pur, ce qui permet à la flamme d'acquérir une température encore plus élevée. Le soufflet du chalumeau aérhydrique est alors remplacé par un gazomètre à oxygène. Les deux gaz sont quelquefois mélangés à l'avance dans [ un seul g;izomètre dans la proportion de 2 volumes ) d'hydrogène et 1 volume d'oxygène. Dans le but de prévenir les effets de l'explosion terrible qui se produirait inévitablement par la transmission du feu de l'extrémité du chalumeau au gazomètre, on loge dans le tube, vers son extrémité, une dizaine de toiles métalliques transversales très-fines destinées à arrêter la flamme. Ou préfère cependant ne réunir les deux gaz qu'en un point voisin de celui où la combustion a lieu. M. D.

CHAM-ECERASUS (Botanique). — Nom d'une espèce de CItèvrefeuille et de Cerisier.

CHAM.EDORÉE (Botanique), Cliamœdorea, VVildw, du grec cliamai, à terre, et dôrea, don. — Genre de Palmiers, tribu des Arècinées. Il comprend de petits arbres habitant les régions chaudes de l'Amérique, et particulièrement le Mexique et la Colombie. Caractères principaux : fleurs dioîques ; les mâles ont un calice en cupulo, 3 pétales arrondis ; G étamines ; les femelles, un calice à 3 lobes; -3 pétales; ovaire à 3 loges; 3 stigmates petits, aigus; baie arrondie, et ne renfermant qu'une graine. On compte environ une quarantaine d'espèces de ce genre. Jusqu'à présent, les serres chaudes d'Europe n'en possèdent guère que vingt-six. Plusieurs sont cultivées au Jardin des Plantes.

CHAM.EDRYS (Botanique), du grec chamai. par terre, et drus, chêne : petit chêne. — N'om spécifique donné à deux plantes herbacées dont le feuillage réassemble en petit à celui du chêne. L'une est une Véronique indigène {Ver. chainœdri/s. Lin.), petite plante vivacc à tiges rampantes et poilues, et à fleurs bleues ou carnées, disposées en grappes lâches (voyez Véronique); l'autre est la Germandrée petit chêne [Tcucrium chamœdry s, Lin.), petite herbe un peu aromatique et à saveur amère, un peu acre, fleurs disposées par 2-G en faux verticilles d'un rouge pourpre (voyez Germandrée). Le mot chamœdro))S à la même signification.

CIL\M-EROPE (Botanique), C/inmOTO/jj, Lin., du grec chamai, à terre, et rûpes, broussailles : petit arbre. Ce genre possède les palmiers les plus petits. — Genre de la famille des Palmiers, tribj des Conj/thinécs. Ils ont 3-i spathes incomplètes ; les fleurs mâles ont un calice tripartit, corolle à 3 pétales, G-9 étamines ; fleurs hermaphrodites; 3 ovaires distincts; 3 baies ou moins, à une graine. Los chamairopes sont ordinairement des pahniera presque sans tige. Le C. Palmiste, palmier nain (C. humilts. Lin.), est souvent à peine élevé de 2 mètres ; mais il peut atteindre jusqu'à lll mètres, peut-être par l'influence du climat. Ses feuilles sont palmées, miiltilides, roides. Ce palmier est le seul qui croisse on Europe. On le rencontre assez commmiénicnt en Espagne et même à Mice. En .Algérie, il est très-abonJant. L'économie domestique des Arabes tire parti de cette espèce. Avec les feuilles, on fabrique des paniers et des nattes. Les jeunes

en A

CHA

pousses et les fruits à pulpe douce et mielleuse .e n.an-

'%\^imftoZ: 'ch'mbI^ocsck.. - instrumeut CHA.MBKt , l'image réelle des objets

r/térieu s'mn s consti':.ction la ?lus simple, elle se rÔmoosè d'..ne lenlille convcmeute adaptée à 1 ouverture du voltt d-une chambre d'ailleurs complètement fermée A la lumière. Tous les rayons lumineux émanant des obfe s e"té ie« s et qui tra^^rsent la lentille viennent peindre enarrièro d'e le les images de ces objets eux-mêmes rvovez LFW.LLES co^vEr,GE^TEs). Lorsqu'on peut fane .hstr'ction de cette inégalité de distance et q« on place '.me (Sue de papier blanc en un lieu convenable en avtoe de la lentille, toutes les images sy dessitient avec netteté et avec les couleurs des objets eux-mêmes; mais

" Ll'chambr'e n""!employée autrefois seulement comme U ch4ibre clahe à la reproduction des objets par le des- ?n f àrouis une très-grande importance depuis la découverte de la Mo/o^m/^/ue (voyez ce mot), Aussi sa constrtlction a- t-elle reçu successivement d'importants

'^mnîrpToîogropl.ic, ce n'est pas, à.proprement parler rimageuniineuse des objets qui doit se pemdre sur a D hnue 011 la feuille de papier sensibilisée, mais leur ma.e chi^que ou formée par les rayons clnm.ques de iflSwlivo. Or, avec les lentilles simples ordinaires, ces deux^magcsue coïncident pas, n'occupent pas le même utu de l'espace, et comme on ne peut voir que la première on ne peut trouver le lieu exact de la seconde nue pa. tâtonnement. Tout eu travaillant les lentilles avec^out le soin possible pour que leurs effets eussent loute 1 " "etteté désirable, il a donc fallu es compose,' d°une manière spéciale pour l'objet proposé. D un autre cô^r comme la distance d'une image à la lentil e qui la nrôduit varie avec la distance de son objet à cette même rentiUc 0^1 a dû construire la caisse de la chambre o .sci^e et "a monture de sa lentille, de telle sorte que la disunce de cette lentille au fond de l'appareil ou se rrnm disno^ela lame impressionnable pût être variée dans k-s m°^s onvenables et avec assez de lenteur potjr que la '«^^«« l'oM fut toujours facile. Les mstrunien s vrés par les bons constructeurs otit acquis, sous ces di- ... ..^m,f,. ts un degré de perCeclion remarquable. ' on à Ùe l'inenUon de la chambre noire à Baptiste PoVtà q en donne une description dans sa Magia n^ulalniV^r) Elle semble, toutefois, «voir été connue, bien antérieurement, par Roger Bacon. distincuc

GlUMBBES nE l'oeu. Anatomie). — On distingue d.«s l'œil la cUamhre mtérmn-e <ii\<>. chambre po.léri^ye La première est l'espace compris entre 1 iris et â cornée transparente. La seconde est située derrière riris èmre cette membrane et celle qui renferme Ihiiuièu,' vitrée; elle est très-petite : quelques amUomistes aoplquent ce nom à tout l'espace circonscrit par la. sclérotquc et liris; dans ce cas, elle est beaucoup plus CTandc tue la chambre antérieure (voyez OEit.). ^CHAMiinE CMUE, Caméra lucida. - Petit instrument scriiîù, aux dessinateurs ou paysagistes, à reproduit-e î'imâèc exacte des objets, d'un édifice ou d'un paysage. Tl se compose dnii pris.ue de verre à quatre faces dont > JVn ôi \C se c« ment à angle droit, tandis que les deux AB et A(. se c«ui„.n „^^^^ ^^^^^^ opposées BD

et DG se rencontrent ^,,ns un mmle obtus de I ;v (y ]iri-ineest porté lin: i/..iii,ihiiiriit sur un |ii(il il i"iii librement tourner autour de son axe. La face AB est tournée vers les objets que l'on veut reproduire, la face AC est recouverte d'un écran percé d'une ouverture allongée de (|ueUiues millimètres d'étiudiic et disposée dans 11' voisinage du l'arèle C, de manière i dépasser le prisme d'une quantité voriablo. L'ieil plan: au-dessus de celte oiivcrlure reçoit donc deux rs|iices île. rayonn, le» un» qui viennent du nrlMne, le» nulle» qui ont passé il côté. Les premiers l'naiieiit de» ol.Jel» exiéricur», et après avoir subi sur le» Mirrices DB cl DC deux léllexioii», comme sur de «éiitnblc» iiiiioM's, ilB »c relèvent à peu prè» vcrlicale-

ment pour donner lieu ;■> une image située dans la direction qu'ils possèdent eu quittant le prisme. Cette image vient donc se projeter sur le papier P où on veut la reproduire En même temps des rayons lumineux venant de ce papier et du crayon qui s'y promène et rasant 1 aréte C du prisme pénètrent dans l'œil O qui se trouve alors impressionné simultanément par deux images superposées. Le dessinateur peut donc suivre avec sou crayon les contours qu'il veut reproduire. Toutefois, comme notre œil a besoin de s'approprier aux diverses distances des objets pour que nous puissions les voir avec netteté, ces deux images superposées et tres-inéealement distantes produisent rapidement un sentiment de fatigue prononcé. Pour faire disparaître ou diminuer cet inconve'nient, la chambre claire est ordinairement munie de verres colorés ayant pour but d égaliser la teinte ou l'éclat des deux images et de verres divergents pour égaliser les distances auxquelles sont vues par 1 œil ces deux mêmes images ou pour égaliser la divergence des rayons lumineux qui les produisent en pénétrant dansl œil. La chambre claire a été imaginée par Wollaston, modifiée par Amici, de Modène, perfectionnée en dernier lieu par M. Ch. Chevalier et M. Lauseda. C est un instrument très-portatif et très-commode pouvant servir par tous les jours possibles (voyez Prisme, Vision, Len-

^' CHAMEAU Tzooiogie) , Camelus , Lin.; ftame/os des Grecs.— Genre de Mammifères ruminants, sons cornes. Dans la classification adoptée par M. P. Gervais i s forment avec le genre Lama, la famille des Camel,des.}\s se rapprochent plus que les autres de l'ordre voisin les Pachydermes. Non-seulement les chameaux ont toujours des canines aux deux mâchoires, mais encore deux dents pointues enfoncées dans l'os incisif; six mcsivcs en bas, dix-huit ou vingt molaires; es os scaphoide e cuboidc du tarse séparés. Ces <;='>-^"t'-cs /es distingi^nt très-nettement des autres rumuiants. >. Leur levie rç„. née et fendue, dit Cuvier, leur long cou, leurs orbites

saillants, la faiblesse de leur ^'-«"P"' "'.P™P°'''"i" ^ ^es ..réable de leurs jambes et de leurs pieds, en font des «res en quelque sorte difformes; mais leur extrême so- Mété et la faculté qu'ils ont de P»f.f ,■•, P'"^";";;^ '°";;t sans boire les rendent de première utilité. Ils ont à et eflèt les côtés de la panse garnis de cellules dans lesquelles il se retient ou se produit continuellement de 1 eau. :. Ce sont de grands animaux de l'ancien continent dont on connaît detfx espèces, toutes deux réduites depuis loi gtemps à létat domestique. Le C. a deux bosses, C (le Bactrkine.on simplement Chameau (C. bactnanus^hm.), originaire du centre de l'Asie, est plus grand que la seconde espèce le Dromadaire, ses jambes sont moins lianes; soi 'museau plus gros et plus renflé, son poil plus brun, sa démarche plus lente. Sans parler de cette formé disgracieuse du chameau que tout le monde coiinà ît, ce cou long et arqué vers le bas, cette tête pe te, ce dès chargé de deux bosses, etc., nous dirons seulement qu'il se fait remarquer par une large callosité JUdessous du poitrail, et de petites au coude au genou de, ïambes do devant, ;\ la rotule et au jarret de celles de denièir • l-i r.'melle porte douze mois. Cette espèce habite 1,. ■rurkrstaii le Thibet, les frontières de la Chine; on l'emuloie coiiùne bête de somme, et son pas est plus sur que celui du dromadaire. Le chameau descend bc;mcoup moins vers le Midi que ce dernier. Le Uromadaur C. ,r Arabie, C. à une seule bosse (C. dromeilarun Un.), originaire d'Arabie, d'où il s'est ■'''pand» dans tout c nord de l'Afrique, et dans une grande pa^'C de 1, h k et de la Perse, etc., est celui des deux qui |)orle le |.lu> loin la sobriété; il est plus léger et f>« P''''!:';' '' '' course; sa bosse, placée sur le milieu du > "^. " ' ;■' J»: mais tombante comme on le remarque dans le .i. m. u son poil est doux et laineux ; d un l'I.'""' ^"1'; ;^"- '^ jeunesse, il devient, avec l'Age, d'un gns roussitre il a des callosités comme l'autre espiice ; sa tai le mesurée au Earrot varie de 1"',10 à 2">,30. Elle est moindre que ccl e du cliuneau. Les Arabes regardent cet animal comme uù prirent du ciel, sans le secours duquel ils ne pot. liraient ni subsister, ni commercer n. voyager Le lait d.^s dromadaires leur sort de "»."'•'•''"":"'''•,',:, ^.' poil doux Cl moelleux sert 4 faire des ''l""'''- ' "''

vêlements; avec ces animaux, ils savent fr.viu hn K. (U,

leiî u sans .e!.,, e,.u u'cessil.le ; ils peuvent éta-

ïl rdes coinni. ^i - '< ■ des contrées qui seraient

ohinen "soi,. i. .le la terre; ils peuvent ptir-

.. .1, -i, des disfinces de ,1. A ,.u 1 eues, dit on, en un jour. Le ùansporrlies marchandises se fait par le moyen de.

CHA

CHA

dromaJaires, et chacun d'eux peut porter une charge qui varie de 400 à CÛO kil., et faire, ainsi chargé, 10 à ]2 lieues par jour. Les dromadaires de course et ceux de charge peuvent niarcherainsi dix idouzejours de suite ; ils se reposent seulement le soir; alors on leur ôte leur charge et on les laisse paître; mais le désert ne leur fournit pas toujours dans ses oasis mêmes une nourriture abondante. L'absinthe, l'ortie, le genêt, l'acacia et les autres végétaux épineux, forment la base de leur alimentation, qu'ils prennent ordinairement pour vingt-quatre heures. Cet animal peut se passer de boire pendant sept à huit jours ; mais alors il sent l'eau de fort loin et il y court rapidement^, si elle est à sa portée. Le dromadaire de course rend aussi de grands services, comme il a été dit plus haut, et tout le monde sa rappelle que, danslacampagned'Egypte, le général en chef monta avec ces animaux un régiment qu'on appela le léffiment des dromadaires. Depuis notre conquête de l'Algérie, les dromadaires et les chameaux sont devenus des auxiliaires précieux, et on les emploie nonseulement dans le Sahara, mais même dans l'intérieur pour les charrois et les transports. Mais il est vrai de dire que c'est dans le Sahara, pour le service des caravanes, qu'ils jouent un rôle important. M. le général Carbuccia , qui a publié un excellent travail sur cette matière, reconnaît deux races de dromadaires, l'une à formes massives, employée surtout comme bètede somme ; l'autre à formes plus sveltes, ce sont les Mahri ou Méhari qui fournissent ces courses fabuleuses dont nous avons parlé tout à l'heure. « Les farouches pères du sabre (les Touaregs), dit M. Félix Mornan, montés sur le merveilleux méhari, franchissent en un jour des distances énormes et fondent, par un bond qu'on ne saurait mieux comparer qu'à celui du tigre, sur la caravane qu'ils ont pressentie de loin, avec un flair véritablement prestigieux et qu'ils suivent souvent à la piste, etc. »

Chameap (Zoologie). — Nom vulgaire d'une coquille du genre Strombe (Strombus tucifer. Lin.).

Chameac léopard, ou plutôt Cajiéléopard (Zoologie). — Voyez GiKAFE.

Chamead marin (Zoologie). — Espèce de Poisson du genre Coffre . ^

Chameau de rivière (Zoologie).— Les Egyptiens avaient donné ce nom au Pélican (voyez ce mot). .^D. F.

CHAMOIS (Zoologie),. -liWi/ope rupicapra. Lin.; Isard dans les Pyrénées. — Espèce de Mammifères ruminants, du genre Antilope (voyez ce mot). C'est le seul ruminant de l'Occident de l'Europe que l'on puisse comparer aux antilopes. Ses cornes sont lisses, recourbées brusquement en arrière près de leur pointe ; elles sont creuses et pei-sistantes. Le chamois est de la taille d'une grande chèvre ; son poil, d'un gris cendré au printemps, est d'un fauve roussàtre eu été. Derrière chaque oreille, sous la peau, existe un sac qui ne s'ouvre au dehors que par un petit trou. Cet animal, d'une légèreté et d'une agilité remarquables, vit en troupes, au milieu des rochers les plus escarpés, où l'on ne peut l'approcher qu'avec la plus grande difficulté ; sa peau, ferme et douce, était employée autrefois pour faire des vêtements ; mais elle est devenue rare et on a été obligé de la remplacer par d'autres. La chasse au ch.rmois est une des plus dangereuses, et pourtant elle devient une passion insurmontable. Voyez-vous le chamois, sautant avec une légèreté incroyable sur les neiges glacées et les pointes des rochers '? Il a aperçu le chasseur ; il fait entendre une espèce de sifflement aigu, prolongé, qui va retentir au loin dans les rochers et les forêts; tons les autres chamois accourent à ce bruit. Le chasseur, lui, traverse les glaces, il grimpe, il saute de roches en roches, il ne connaît pas le danger; la nuit le surprend, il attendra le lendemain matin, sans abri, sans feu ; l'espoir le soutient, il mange un morceau de pain dur, puis il se couche et s'endort. Avant l'aube il est debout : c'est l'instant de surprendre le chamois; il boit une goutte (l'cau-de-vie et court à de nouveaux dangers ; enfin il arrive assez près de lui pour distinguer ses cornes, il appuie le canon de son fusil contre un rocher, il vise sans se presser, le coup part, et presque toujours le chamois tombe, rarement le chasseur manque son coup. Il se retourne alors, mesure le chemin qu'il a parcouru, examine comment il pourra franchir les obstacles, les précipices qui le séparent de son vill.nge, se met en roule chargé de son fardeau, qu'il a jeté sur ses épaules et arrive sain et sauf à son chalet; ou bien le pied lui a manqué, il a

glissé et alors C'est ainsi que se termine le plus

souvent la vie du chasseur de chamois.

CHAMOISAGE. — Préparation des peaux de chamois, de daim, de bullle, de bouc, de chèvre, pour la fabrica-

tion des gants. Le chamoiseur se Lorne à priver les |)caux de leur humidité et i les passer en huile, c'est-à dire i les pénétrer d'une matière huileuse qui leur donne de la souplesse, sans altérer lear force et sans leur communiquer d'odeur incommode (voyez Tannerie).

CHAMP de la vision. — Voyez Lunettes, Télescopes, Microscopes.

CHAMPIGNONS (Botanique), mukès des Grecs; fungi, des Latins. — Groupe très-nombreux de plantes cryptogames, constituant une grande famille ou plutôt ur.e classe, comprenant des végétaux terrestres qui se développent sur les matières organiques en décomposition ou dans la terre. Ils ne présentent jamais ni feuilles, ni tiges, ni racines, mais on y observe toujours, même dans les espèces les plus simples, des organes distincts pour la végétation et pour la reproduction. Ils sont essentiellement formés de filaments ordinairement blanchâtres, connus sous les noms de mycélium, blanc de champignon, s'enchevêtrant les uns avec les autres ; ce sont les organes de végétation. De ce mycélium s'élèvent les organes de fructification qui constituent souvent des réceptacles charnus ou spongieux portés sur des pédicules et formant avec eux des organes beaucoup plus apparents que le reste de la plante. Les champignons que nous mangeons sont des réceptacles de ce genre conformés en espèces de chapeaux pédicules; ils portent, du reste, diversement disposées, les spores, ou corps reproducteurs des champignons. Le mycélium a d'ailleurs une puissance de végétation telle que la dessiccation complète n'y éteint pas la vie, et M. Léveillé assure en avoir fait l'expérience avec des échantillons conservés dans sou herbier depuis plus de vingt-cinq ans.

On a fait plusieurs subdivisions dans cette nombreuse famille : les unes comprennent des espèces très-simplement organisées, à peine visibles à l'œil nu ; les autres ont une structure plus compliquée et aft'ectent de plus grandes dimensions; quelques espèces peuvent être mangées et sont même très-recherchées; il y en a qui entrent pour une part considérable dans l'alimentation de certaines populations; beaucoup sont éminemment vénéneuses et occasionnent assez fréquemment des accidents funestes.

Malgré la simplicité de leur structure, les champignons ne laissent pas que d'être composés de plusieurs organes différents ; ainsi : 1" le mycélium, dont il a été question ; 2° nn pédicule, ouiStipe, qui supporte le réceptacle ; -3" le réceptacle, partie qui renferme l'appareil de la fructification, situé à sa surface, dans son intérieur ou dans des conceptacles particuliers ; 4" les capsules ou Ihèc/ues, petits sacs microscopiques contenant les spores; 5° les spores, sporidies, sportlles, séminules, corps reproducteurs ordinairement réunis plusieurs ensemble dans les capsules, mais qui quelquefois sont nus; G" le chapeau, partie plus large qui couronne le stipe; '" le voira, ou bourse, qui enveloppe tout le champignon dans sa jeunesse et qui se rompt ensuite pour le passage du chapeau et du pédicule, mais en laissant des traces à la base de ce dernier et quelquefois au sommet du chapeau ; 8° le voile, cortine, anneau, qui unit les bords du chapeau au sommet du stipe et laisse, en se rompant, une espèce d'anneau ou de collerette autour de ce dernier ; 9° la membrane sporulifèrc (liymenium), sur laquelle reposent immédiatement les organes de la fructification. Du reste, l'organisation des champignons a quelque .inalogie avec cefie des plantes à fleurs distinctes. Ainsi, en prenant pour exemple l'Agaric comestible [Agaricus edulis\, on observe : 1° un épidémie mince, difiicilo à séparer; 2" une substance fibreuse, analogue au bois, mais souvent molle dans les champignons fugaces, formée de filaments ou de fibres enlacés les uns dans les autres et faisant fonction de tubes capillaires; S° souvent, k l'intérieur, une substance médullaire composée d'utriculi s ou de petites vessies placées à la suite les unes des autres. Les champignons aiment les lieux humides; la chaleur ombragée favorise leur dévelopiienient; c'i'^t poin- cela qu'on les trouve dans les endroits sombres, dans le creux des arbres, dans les caves; il y en a qui naisMut sur li s liquides contenant des principes fermenlcscibles que lei;r présence souvent développe; c'est pourquoi l'idée de moisissure entraîne souvent celle de pourriture. L'existence des champignons est extrêmement délicate ; on ne peut les toucher sans les meurtrir, et un champignon desséché sur pied, et humecté de nouveau, ne végète plus, comme on peut le remarquer dans les lichens, par exemple. Il n'est pas de végétaux dont la croissance et le développement soient aussi rapides; une seule nuit voitOclorQ

CHA

CHA

des milliers de champignons; il y en a qui, on moins dWhe ire naissent et parviennent au tcrmede leur existence ordinairement, pourtar,% la durée de leur vie est dIus lon'ue, et il y en a, conmie les bolets amadouviers SuTper^i'nent plusieurs années ; il est vrai qu'ici ce sont âesSatious successives comme on le voit dans les coraux Nons avons déjà parlé des spores, spornles, sémiuules ce sont de petits corpnscules ronds qui paraissen être lès eraines de ces ^égétaux. Il semble que le but principal de la nature soit de perfectionner le developnemeEt, la maturité de ces semences pour les répandre au dehors, soit par leur chute propre, mais bien plus encore en les lançant au loin par une force impulsive du ■Létal, soit à l'aide des vents qui les transportent partout, de sort; qu'on peut dire que l'ff^o^.pl^^''^'^" «^' ''^"P'i^; leur petitesse et leur légèreté expliquent comment ils échappent à la vue et par quel mécanisme Us peuvent s'introduire partout, même dans la profondeur des organes des animaux, et comment ils peuvent, à ">; njû^ncn donné et quelquefois en très-peu de temps, couvrir dos nannes d'eau ou la surface des végétaux, "[^champignons nous présentent nn g™"'! "«"*:<^ d'espèces utiles, surtout an point de vue de 1 alimentation ; ainsi : les bolets, les agarics, les ?™"gf ; '«^ f " 1 VPOKS, les truffes, etc., et beaucoup d autres oflrent à l'homm'e tantôt «ne nourriture tantôt un assaisonnement qui constitue un des luxes de la table '.ra^'^^ côté de ce parfum délicieux, de cette chair suave rie certains charn^ nienons il y a le poison que peut verser dans n.s veines fè^cl àmpgnon vénéneux dont les nombreuses espèces v^-g; tout près des autres et se rencontrent souvent sous rimprudente main d'un quêteur inconsidéré et peu versé d^s' là connaissance de ces plantes -, la ressemblance et Quelquefois désespérante et défie les plus habiles, sui- ?ouUorsqu'ils vont à la recherche des champignons dans un pays qu'ils ne connaissent pas et où Us sont exposes à rencoDirer des espèces trompeuses pour eux ; aussi nous ne nous hisardero'ns pas à donner à la légère quelques- Sus des caractères auxquels on peut distinguer les bonnes espèces des mauvaises, et nous croyons être pl''S sage en recommandant, dans cette matière, de ne pas être un dëmi-sà v" t. ou alors de ne pas s'en mêler-, donc il ne faut aller à la recherche des champignons n"e lorsqu on les connaît parfaitement. Les champignons de bonne quali e peuvent aussi devenir dangereux lorsqu ils auron été eardé" à letat frais, c'est-à-dire non desséchés; il est donc prudent de ne pas les conserver longtemps.

C'est pour garantir les habitants de Paris contre les accidnnts qui pourraient résulter de leur imprudence ou Se leur in?urie%ue l'administration de la poli c^ a édicté une ordonnance (renouvelée du reste de celle du li mai IT-ai, à la date du 12 juin 1820, ainsi conçue :

r Tous les champignons destinés à l'approvisionnement de Paris devront être apportés sur le marche aux - noirées ; r il est défendu d'exposer et de vendre anciin diampignon suspect et des champignons de bonne qualité quîaurlient été gardés d'un jour à l'antre, sous les pei- Ses portées par la loi ; ils seront visités et examinés avec soin avant l'ouverture de la vente; 3° les seuls champi- Knons achetés en ijros an marché aux poirées peuvent lire vendus au détail dans le même jour sur tons les marchés aux fruits et aux légumes et d:ui- 1-^ imuiK|u. ^ de fruiterie; 4° tout jardinier qui aunnh .u,,,i:nim. l'.n les tribunaux pour avoir expose en \riif 'l'- ■ ii,un|.iimon» malfaisants ou de mauvaise qualiir, sera i\|iu -i de» halles et remplacé; 5» il est défrudu de rnor, vr.uh et exposer des champignons sur lu vnu- puliuqnc ei colporter dans les maisons. Les contraventions seront constnlées par des procès-verbaux qui seront »'> 'esses an nréfel de police. — Les seuls champignons dont In vente Lit tolérée son. lessulvan.s : le C. î'-', ™«^''%(^»"'''"" pdulist la Morilli- mmeslihln tMorcliella esr.ulenia) cl la Chimlerdh romcsiiljlf \C(mll,nrdlus ciharius), qui tous lé» deux rroi>sent dans 1rs bois. ^„„„/.

I,e nombre iiiilni des espèces de champignons a donne lieu k un (."•""•l »'>"''"•« lie cln-sillcations pins on moins claires et plus ou moin» commodes pour 1 utude; les prnicinale» sont celle» de llnillard. de l'ersoon, do Link, de Frie» rie- M. A. lirongniarl, et dans ce» dernier» temps celle» de MM. l/vriil,. ei l'ayer. Nons ..xposcrons Iresbrifcvcmenl relie d.- M. Itrongninrt ; pour lui, le» clmmpiffnnn» forment un- claH...: qu'il divise en cinq familles. 1- r\M».l.y. : len ll</r''r</li'«'' {ll'ii>"n/l(i , l'„r,-nmn!,crlft FiiesKk rérepIncleH rorlnces ou ligneux, contenant une e»p(!rn de noymi mou, formé do ypore» enveloppées de mucu» ou coi.leiMic» dan» de» cellule» nllongée». Vege

taux petits , le plus souvent noirs , qui presque tous viennent sur le bois mort ou sur les plantes vivantes dont ils rompent l'épiderme. On en a formé trois tribus ; les principaux genres sont : Sphœria, Lin., dont Fries a décrit plus de 5U0 espèces; P/i'(C!di«m, Fr. ; Histenum, VQrs.;Rlwlismn,¥r.,elc.

■>' FAMiiLE : Champignons proprement dits [Hijmenomyretes Fr.). Hymenium étalé à la surface extérieure dii vé-'étal, les spores renfermées le plus souvent dans des capsules; on les a divisés en trois tribus : A, les tungini:es ■ B, les TrémeUinées; C, les Clathroides. Les Funginee^-' qui se distinguent par une membrane fructilere limitée et bien distincte, ont été subdivisées en trois soustribus : les Agancees, les ClaLvriées, les Hehellacees. On a encore subdivisé les Agarkécs en quatre sections : les Aqnrkinées, les Pohjporées, les Hydnees, les Auncutannées. Parmi les genres nombreux que forment toutes ces divisions, on doit citer particuhèremeat les smvants. - Genre Agaric (vovez ce mot). - Genre Amanite ou 0-wif/e(voyez ces mots).-Genre C/(n'i(e/-e//e (Ca««Wlus. idans), distinguépardesplis dichotomes, sporesblanches,'pointde voile. L'espèce la plus intéressante de ce dernier genre, la C. comestible (C. abanus. Lin.), croit en été dans presque toutes les forêts et surtout dans celles de pins • elle est d'un goût un peu poivré, mais agréable, se distingue par sa couleur jaune d'or ou jaune chamois ; d'une consistance ferme; ce champignon, charnu, presque eu entonnoir, a ses lames épaisses, turgescentes soi^ pédicule épais en haut, aminci en bas. - Genre Bolet (voyez ce mot). - Genre Polypore [Polyporus, Un.), qm nous oflre lesespèces P. squammosus, P. ovmus, des forets de pins de l'Allemagne ; P. fuberaster cim se vend dans les marchés à Naples ; P. pied-de-chevre champignon dur des forêts des Vosges, comestible; P. enbouqiiel (P frondosus. Lin.), ainsi nommés parce qn ils sont réunis plusieurs ensemble et serrés les uns contre les autres iu pied des vieux chênes, aussi comestibles II y a despolvpores qui ont le chapeau sessile et lateial; on y dTstingue ceux dont la chair est blanche, ferme, élasique tels sont le P. offinnal (P. offlanaUs, connu sous lenoni d'. Agaric du Melè-.e, ^i^wn<h attache PW nn de ses côtés sur le tronc du mélèze, d'une saveur d abord douceâtre, puis amère et nauséabonde. C'est un purgauf drastique violent qu'on emploie quelquefois à 'a do-e de 08' 10 à 0«',:iO dans quelques hydropisies; P. Jonicntariùs, grande espèce qui croit en abondance sur les troncs des iiêtres et dont la substance spongieuse PÇut fai^ un très-bon amadou ; P. i9«j(i)!«.N-,qu on recueille sui le cçrkier, le prunier sert aussi à f^"'-e de ''-niadou; quoiqu'il soit plus dur et moins bon que le P''ecedont, il n en a pas moins reçu le nom à'Anmdomncr (voyez ce mot). C'est celui qui, dans le commerce, est appelé AgariTdeTc.irurgiens. - Genre Hgdne {Hydnum, Lin.), àoJvhymeniJn est garni .d'aig-"""^ /n a ene ibres et clos On l'a aussi divisé en cinq sections dans les miellés ou remarque quelques espèces comestibles : is L H. V,«rf»m, dans le, bois, eu automne et le nlLcatun!. Le H. cn.l/n.des, <^S'len>ent cornes ible ,l,.u,uu-vu d.- clnpoau, est très-iameux, et ses aiguillons . l'n lous ,run n, ■inecùté. -Le genre h-istultna nous ',„,,■,, il une csnècv \r F. buglossoides, Bull., Langue-de- ,n,i croit à 'louibrc 'des vieux chênes; sa chair, de rouge, ressemble aux betteraves coupées ; cette ■ est coinestible. -Dans le genre Clavarreo» trouve ui-s espèces comestibles bonnes à noter : a isi spnr/ms a-ispa est très-beau et très-délicat ; il c o t en Sil.'sie ; le C/avaria botrylis, le C. /tara, le C. co a^ / „/, • ei tin le C. cendré (C. cinerea} est une des espèces es p conimnnes des environs de Paris; c genre cî^Z-è se distingue par un rOeeptacle dresse cyln^ drioue homogène, confondu avec le stipe ; 1 hj niLimim oi nptoute la surface de la plante. -^^^XT'm velle on distingue les espfces H. esculentn, H. wi/u'o. H. mnacMla, comestibles; d'Italie. - Le £0™ A/^ "ille iMorM/a. Lin.), plus intéressant pour "0"s est c'irac ériM'. par un réceplaclo arrondi eu forme de masùo ou do chapeau, traversé par lo P^^diculo auquel il adhère; il renferme une douzaine d'espècestoutes comcs- ?U,hs nais les plus estimées sont la M. ™»'" pj«v èZ/rnIa, Pers.) et la M. délicieuse (M. deUcosa, Pries), (voyez Molli U.K). , ,,„„.„„„,,,,,, pers •

3« lAMii.i.r. : Le» h/coperdacees (■''.'/""" /'s PC'»- Cailcrmnucelrs, Fries) ont des spcu'ules mêlées do llla- ';^::'Z niùérien; cTun peridium (-^cep^-^ 'l'^brancux cl »ec) llbreux, d'abord clos, mas d u '^^>^^^ ensuite sou» la forme de poussière. On les dnise en

le Sp,

eu A

4il

Quatre tribus: l" les L,/coperdées, c'est ici quon trouve le Lycoperdon ou Vesse-de-h,,,. (voyez LïCOPEnDO«) ; •2° les Fuliqinées, ne présentant aucun interût d utilité ; 3° les Aaqiogastres, divisés en trois sous-tribus dont une nous intéresse, celle des r»6e>e« qui .'en erme le genre des TnifTes (Tube,; Lin.) (voyez Truffes); entiu 4» les %rot.!^, dans lesquelles ou trouve l'E/'^oi du seigle fSi)/iflZia. Lév.) (voyez Ergot). . ,„ ,

^ 4« MM.LLE -Les Mucédmées ou Moisissures {Hyphomucetes Fr.; r-ic/iw»)/c!, Pers. [voyez Mucedinees)).

5e FAMaLE : les Uràlinées {Coniomycetes, Fr.) (voyez Uréiiinées, Charron ue blé, Carie).

En 1843 M. Brongniart a fait quelques changements à ceu" classification ; il a partagé les champignons en quatre

"lo'Ls Hyphormicées, comprenant les Mucédinécs, les

Mucorées, les Vrédincei. r.,hp,-nrpe, les

•l» Les Gastéimmjcées, comprenant les Tutieiacees,[cs

Lijcoverdacées, les Clathracécs. • . ,

30 Les Hyménomycées, où Ton trouve les Agancinees,

'"^V Lres'/eVomi/ceW. renfermant les Hypoxylons.

Comme beaucoup d'espèces de «^''^'^Pig^of. f"":"' dans l'alimentation de l'homme, on a cherche à es reprodu w mais on n'a réussi que pour un petit nombre d'entrè elles. Le C. de couche Agaric ^^tmle X; ricus cnmnesiris, Lin.) est celui qu'on obtient le plus facilement. Dans une cave ou dans d anciennes carrières on fait des couches de 0»,G0 avec un mélange de terreau, de fumier et de crottin de cheval; on étend à la surface de ces couches du blanc de champignon (myceiun" que l'on recouvre ensuite de terreau; on arrose de temps en temps pour entretenir la fermentation, la chaeur et l'humidité; en très-peu de temps la couche se couvre de filaments blancs sur lesquels naissent en très-rand nombre de petits tubercules qui croissent et se succ^Jei" rapidement. Quand le nombre des champignons diminue, il fliut faire une nouvelle couche ; les éléments de la fermentation n'existant plus dans celle-ci, la chaleur n'est plus sumsanle, malgré les arroseiiients. On trouve quelquefois, avec le champignon comestible, quel-

nues espèces très-suspectes ; ainsi : 1 Agaricus volvaceus, Bull. • le Fv/iqn riipornrin, Pers. Dans ce cas, il ne faut pas hé-'ilcr à'drlruire les couches et à en faire de nouvelles Parfois aussi elles se remplissent de scolopendres, de cloportes et de dilTérontcs autres espèces d'insectes. Il faut aussi en faire le sacrifice et nettoyer parfaitement la place, renfunier et même l'abandonner pendant quelque temps. Dans les circonstances ordinaires, le produit d'une couche ou meule dure ordinairement deux ou trois mois lorsqu'elle est établie dans un hangar. Dans une cave ou une carrière, il peut se prolonger jusqu'à quatre ou cinq mois. . . ., ,

Quoique le nombre des champignons comestibles soit assez considérable, il n'y en a pourtant qu'un petit nombre d'i;si)èc.s iImmI (.n n^e M'iiérali'inrut. \ moi celles qui sont I.: plu'. snuN.-.il .■ii,|.lnv'rs ; I" 1 Orn,,,/,' /;■««- <■/».■, Orun,/,: ,mn,r ir.rn/, ll..n,<lr, I adr,,,,, .hizrnu, .■le. {Amuialnuurn,d,ani,\\r^.;.Uj('ncii.uiuniHtn,cus,nuU.l, (|ui, dit-on, faisait les délices des empereui-s romains et avait mérité le nom de Prince rfcs ciiampiguoiis ; U" la

CHA

Chanterelle comestible {Canthnrellus cibaritts. Lin.), joli champignon. qui a l'odeur de la violette; 3" la Clavaire coralloide, barbe de chènre ou de bouc. Pied de coq, Ganteline, Tripette, Mainotte, etc., couleur jaune paille rouge oranger ou blanchâtre, saveur très-agréable ; 4° les Morilles en général, dont plusieurs espèces sont trèsrecherchées (voyez Morille) ; à" les Mousserons, groupe du genre Agaric, très-estimés des amateurs; G» les Bolets, les Ceps (voyez ces mots); 'i" VHydne rameux, de Bulliard; Corne de cerf, Chevelure des arbres {Hydnum caralloidts, Pers.); très-grand, rameux, ressemble h un choux-fleur. On mange encore plusieurs autres espèces d'hydnes ; 8" plusieurs espèces de Russules, section des Agarics, nommés vulgairement Rougeole, Rougeoie, Rouuillon, Rousselet, Roussile, etc. Dans la même section des Agarics, nous avons le C. de couche {Agaricus edulis), dont il a été question plus haut. En général, ces champignons sont remarquables par leur réceptacle disposé en parasol charnu et dont la fi^ce inférieure porte des lamelles ou de petits tubes logeant les spores dans leurs intervalles {fig. 489) ; 9° la Truffe comestible (Tuber ciharium. Lin.), de la famille des Lycoperdacces.

Nous n'irons pas plus loin dans cette énumération des champignons comestibles; mais il convient de citer aussi quelques-unes des espèces nuisibles connues, les Moisissures ou jUwcey!nees,letrop fameux Oïdium Tuckerii auquel on attribue la maladie de la vigne; le Pénicillium, qui se développe souvent sur les confitures; les iMucors ou Moisissures coimnunes. Parmi les espèces de la famille des Urédineet , qui vivent en général sur d'autres végétaux, VUredo carbo produit le charbon des grains; IT. caries occasionne leur carie; VU. rubigo vera constitue la rouille des céréales; enfin le Sphacelia seuetum, de M. Léveillé, est un état pathologique du seigle connu sous le nom à'ergot. La maladie des vé- "étliux connue sous le nom de blanc (voyez ce niot), est produite par un champignon parasite du genre Erysiphe. Il V a d'autres champignons qui s'attaquent aux animaux • ainsi tout le monde connaît la maladie des vers à soie connue sous le nom de Muscardine (voyez ce mot). Il n'est pas possible d'ajouter ici la liste des nombreux champignons auxquels il faut se garder de toucher, et dont la plupart renferment un poison redoutable. Aussi, en raison de la profusion de ces plantes, de la consommation que l'on en fait pour l'alimentation et de la difficulté de distinguer les bonnes espèces, on conçoit facilement la fréquence des accidents d'empoisonnementf. Nous allons en dire un mot.

Les symptômes qui caractérisent 1 empoisonnement par les' champignons sont l'oppression, le vomissement, la tension de l'estomac et du bas-ventre, 1 anxiété, les tranchées, une soif ardente, etc. ; puis la dyssenterie, un tremblement général; et souvent la mort vient terminer cette série de soulfrances ; ces symptômes paraissent ordinairement plusieurs heures après l'ingestion des champignons. La première chose à faire, en pareil cas, c est d'administrer au malade 0",15 de tartre stibié (émétique) dans un bon demi-verre d'eau, pris en trois fois, à dix minutes d'intervalle, pour faire évacuer tout ce qui est dans l'estomac ; on agira de même sur les intestins, au moyen de lavements purgatifs avec le séné ou 40 grammes de sulfate de soude ou de potasse. Après avoir provoqué de larges évacuations, on aura recours aux boissons mucilagineuses, adoucissantes, aux calmants, pour parer aux douleurs et à l'irritation produite par le poison ; ainsi les cataplasmes, les fomentations, les lavements, etc. En général, l'empoisoimemcnt par les champignons est grave et le traitement doit éire suivi avec énergie et persévérance. Il est du reste quelques précautions que l'on doit prendre lorsqu'on a affaire à des champignons un peu suspects; ainsi on aura le soin, après les avoir coupés en deux ou trois morceaux, de les faire macérer dans de l'eau fortement chargée de vinaigre pendant deux heures, de les laver ensuite à grande eau, et enfin de les faire blanchir dans l'eau bouillante pendant dix minutes (voyez Mvcologie). CHANCRE (Médecine). — Voyez Cancer.

Chancre (lîniauiqiie). — On appelle ainsi une maladie oui allaqiK' fréquruiinent les arbres à fruits à cidre. La surface (1rs br;iiuhi's ou de la tige se couvre d'abord de plaques brunes; Ivcorce désorganisée vers ces points se déchire irrégulièrement et laisse apparaître sur la circonférence de ces plaies une sorte de >'C»ni:"'C"t f»"; Eieux et pulvérulent, de couleur brune {fig. 490). Le corps ligneux est queUpiefois attaqué lui-même jnsqu à la moelle. La plaie, grandissant toujours, finit par enta-

CHA

mer toute la circonférence de la branche on de la lige, et la partie placée au-dessus de cette plaie se dessèche et meurt. Le meilleur moyen de remédier à cette maladie, c'est de retrancher les branches malades, si elles sont jeunes.

Lorsqu'on a affaire à de grosses branches ou à des tiges, il faut enlever toute la partie malade avec un instrument bien tranchant, puis cautériser la plaie avec un peu d'acide sulfurique ; on la recouvre après cela avec du mastic à greffer. Cette maladie tient souvent à ce qu'on fait à un arbre vigoureux des retranchements trop considérables et trop multipliés pendant plusieurs années.

CHANDELLES. — Voyez Sur.

CH.ANFP.LIN (Hippiatrique). — Nom qu'on donne à la partie antérieure de la tête du cheval limitée en haut par le front, sur les côtés par les joues, et en bas par les os sus-nasaux et les sus-maxillaires. Sa forme se lie à celle de la tète, il doit être droit et large ; lorsqu'il est rétréci et busqué, il annonce un animal commun. Par analogie, ce nom a été donné à cette même région de la tète dans un certain nombre d'animaux, dans les ruminants surtout.

CH.\NTERELLE (Botanique), Cantharellus, Fries, du grec cuntliaros, vase, coupe; son chapeau ressemble trèsbien à un petit vase. — Genre de Champignons, triba des Agaricées, section des Agiiridiiées ; recouvert sur une de ses faces d'un hymenium formé de lames en forme de plis, charnues, épaisses, rameuses et à tranche obtuse; pédicule nu, manquant quelquefois. La C. orilinaire (('. ciiariiis, Fries; Agaricus cantharellus. Lin.) a le chapeau de couleur chamois, il est fumeux et irrégulier; son pédicule est plein, charnu, épais, en entonuoir et à bords déchiquetés. Cette espèce croit sur le sol, dans les bois. Elle est comestible, un peu coriace, et répand une odeur particulière qui n'est pas désagréable. Sa saveur est piquante et se prolonge assez longtemps dans la bouche. Dans certains pays, elle constitue la base de la nourriture des habitants.

CHANTEIIK (Épeuvieh) (Zoologie), Faucon chanteur, Vail. ; Falco musicus, Daud. — Espèce d'Oiseaux de proie, du grand genre Faucon. Il est grand comme l'autour, cendré dessus, blanc rayé de brun dessous et au croupion. On le trouve en Afrique et il fait sa proie des perdrix, des levrauts et autres petits quadrupèdes; il fait son nid sur des arbres. C'est le seul oiseau de proie connu qui chante agréablement.

CiiANTEtRS (Oiseaux) (Zoologie), Canori, Vieil. — On comprend sous cette dénomination tous les oiseaux qui se font reni.arquer par un chant plus ou nioiii-- .irmlu, plus ou u'.oins agréable. Dans sa classilication iMiniliil i^i'iuc. Vieillot a établi sous ce nom sa vingiinur laiiiiili- <!(; la tribu des Anisodactyles, ordre des Sglrains; caractérisée ainsi : bec comprimé, le plus souvent échancré, fléchi en arc, ou droit et courbé à la pointe et l'ongle postérieur quelquefois plus long que le pouce. Celte fauiilio n'a pas été admise par les ornitliologislcs, parce que les caractères (|ui lui ont été assignés n'ont pas paru de nature à pouvoir constituer uu groupe naturel. On a donné quelquefois le nom de Chanteur au Chantre l'ouillot {Molacilla Inichilus , Lin.) et à quelques autres espèces remarquables par leur chant.

CIIANVrtE (Botanique), Cannabis, Tourn., du celtique can, roseau ; ah, petit. — La tige de ce genre est droite Cl légère comme une petite canne. La langue franç.iisc a tiré de ce nom les mol& canevas, chènevis et chanvre. 11 est bon de remarquer, toutefois, dit Tliéis, que les Arabes, *iui connaissuienl cette plante de temps immémorial, rappellent eu leur langue ganeb. Le C. culliré (C. saliva. Lin.) csl l'unique espèce de ce genre. On le reconnaît 4 sa lige droite, simple, ou un peu rameuse vers le liaiit cl couverte de pciils roide», à ses feuilles pétiolées, digitéc», à .'j-1 fiili.il.s terminées en pi)iinc et largement denléeH, d'un vert plus p.'ile en dessus qu'en dessous. Le chniivre v.sX origiiiHire dis Indes iirieulalcs. Suivant les difTére.nlH climats <iù il rr.iii, il nlTecte ciTtiiiiies formes et aiypiiert des pnprién'h -.p^viiiles ipii ont fait croire à l'exiitcnco de plusieurs espèci'S ; tuais, eu réalité, ces (li(Tirei)ce» no pcuveiil eonstilucr que des variétés dont on distingue Ira nuivanleHile C. lie Chine [C. giganlea, l)elile),qui acquiert une trèvgrande taille et donne une libre Irtai-bclle, longue, ré»i»lnnte et noyeuse; mai» se» graines sont plu» p<;lllc» que dan» lo lypej lu C. (te

442 CHA

riiiih, appelé f. indica par plusieurs auteurs, p:ir.i!t analogue à la variété précédente. C'est lui qui forme la

base de cette matière narcotique et extraordinairement eiiivraute connue sous le nom de hachich ou hashish

Vti. *8I. — Clmiivrc rtsiicllo.

(voyez ce mot); enfin lo C. liu PiilmonJ , qui s'élèvo aussi bi'aucoup plu» quo lo C. commun, mais dont la nmlière Iwlilecst plu» grossière; il est naturalisé depuis

criA

CHA

lin temps immémorial dans notre climat. Chez les anciens, la fibre du chanvre servait à confectionner des objets grossiers , tels (nie des cables, des cordages ; mais il n'est pas prouvé qu'ils en fabriquaient de la toile. Ce ne fut, dit-on, que du temps de Catherine de Médicis que l'on arriva à faire, avec le chanvre, une toile assez fine. Caract. du genre : fleurs dioiques;Ies mâles en grappes ayant leurs sépales légèrement inégaux, leurs Sétaniincs à filets grêles et courts, à anthères pendantes marqués de 4 sillons longitudinaux ; les femelles accompagnées d'une bractée et d'un seul sépale en cornet renflé à la base ; le fruit est un cariopse indéhiscent.

Pour obtenir la matière textile propre à être travaillée, on fait subir au chanvre une suite de préparations telles que le rouissage, le broyage ou le teillage, puis le peignage. Les pieds mâles, improprement appelés pieds femelles par les cultivateurs parce qu'ils sont eu général moins vigoureux, donnent 26 p. 100 de chanvre toillé, tandis que les pieds femelles, appelés par conséquent pieds mâles, n'en donnent que de 16 à T2 p. 100 et de qualité inférieure. La matière textile du chanvre est plus grossière, mais plus tenace que celle du lin ; elle se distingue, en outre, de celte dernière en ce qu'elle est jaunâtre. Le chanvre qui croît dans nos climats est, comme celui des pays chauds, quoiqu'à un degré moins fort, une plante malsaine. C'est surtout la préparation du rouissage qui devient funeste à ceux qui s'y livrent à cause de l'exhalaison infecte qu'elle produit ; ce danger est du reste beaucoup moindre lorsqu'il a lieu dans une eau courante, mais alors il devient funeste pour le poisson qu'il tue infailliblement : aussi l'autorité l'a-t-elle défendu dans l'intérêt de la conservation du poisson. Il est aussi un important produit du chanvre, c'est sa graine, connue sous le nom de c/iénevis, qui sert, comme on sait, à la nourriture des volatiles et dont on extrait une huile grasse employée dans les régions du nord pour la préparation des aliments. Quand on a rendu cette huile siccative, elle peut être employée dans la peinture à la place de l'huile de lin. Enfin, l'huile de chènevis forme en médecine la base d'émulsions adoucissantes. La culture du clianvre demande un terrain riche en humus, ni trop sec, ni trop humide. Il doit être fumé tous les ans, et labouré trois fois dans l'année. Les semis se feront â la volée vers le mois d'avril. Vers le mois d'août, on arrache brin à brin le mâle (femelle des cultivateurs) qui jaunit le premier. Vers la fin de septembre, on arrache la femelle, on récolte la graine le plus souvent en battant le chanvre dans un tonneau défoncé d'un bout ; et lorsqu'il est sec on le porte au Hotiloir, où il reste de douze i quinze jours (voyez Rouissage.)

On a encore donné le nom de chanvre à des plantes appartenant à des familles difl"éroiites ; ainsi l'on a appelé :

Chanvre D'AiiÉniQiE, V Agave mexkana.

Chanvre du Camada, V Apocynum cannabinnm.

Chanvre de Crète, le Datisca cannahina.

Chanvre de la Nouvelle-Zélande, le Phormium tenax.

Chanvre piquant, VUrlica caimabùui. G — s.

CHAODINÉES (Botanique). — Famille A' Algues, établie par Boi'y de Saint-Vincent, et renfermant des végétaux composés d'un mucus modifié par des corpuscules de diverses formes. Cette famille est fondue, principalement aujourd'hui, dans les Prnlococvnïdées.

CHAOS ( Botanique ). — Genre â'Algvex, établi par Bory de Saint-Vincent, et dont les espèces se rapportent aux genres Proinroccu^, P/eitrocnccuf, etc.

CHAPE. — Nom doimé d'une manière générale, en physique et mécanique, aux pièces qui supportent les extrémités des pivots sur lesquels peuvent tourner les les corps. La cluijin d'une poulie est la fourchette qui porte son axe ; la chape d'une aiguille aimantée est une petite pièce en cuivre ou mieux en agate, creusée d'un trou conique renversé sur la pointe du pivot et sur laquelle est portée l'aiguille.

CHAPELET (Médecine vétérinaire). — On désigne sous ce nom des suros (petites tumeurs osseuses) placés à coté les uns des autres, comme les grains d'un chapelet. On appelle farrinc m rhapelel une variété du farcin, dans laquelle les boutiHis "ni ]il:ii-és sur une même ligne, et plus nu mnins s^ p:ii- , i\M\r/ SrRos, Farcin).

CHAPELET 111 m; M i ici i \l(:canique). — Machine destinée à élever Iran :i iiur prtiti^ liautriir ; on l'emploie piirliciilièn'uipiil pour ('•puiser l'eau dans ics-nnslruriiniis i'ailos .iu-(l('ssoiis (lu nivi'au d'uni* masse cl'rau quelconque. Il se coiuiiose d'une chaîne sans lin, vert. cale ou Inclinée, munie do disques perpendiculaires et passant sur deux roues A cl B. Cette dernière, ainsi qu'une por-

tion de la chaîne, plonge dans l'eau à épuiser. En l'ai sant tourner la roue A à l'aide d'un moteur qucico iqne, on entraine la cli.iine dont la partie ascendante passe dans un tube d'un diamètre égal à celui des disques, de sorte que l'eau placée au-dessus de ceux-ci au moment de leur entrée dans le tube est élevée jusqu'à la hauteur du réservoir. Les dimensions des disques permettent un certain jeu dans le tuyau, afin d'éviter le frottement; mais ce jeu doit être le plus petit possible.

CHAPELLEGODE- FROY (La) (Médecine, Eaux minérales). — Village de France (Aube) , arrondissement et à 4 kilom. de Nogentsur-Seine; où il y a des sources d'eaux minérales ferrugineuses, bicarbonatées, froides , acidulés , d'une saveur styptique.

CHAPELLERIE .i.ai Ja q.e

{ Technologie ). — La

fabrication des chapeaux constitue une des branches do commerce les plus importantes de notre pays; elle embrasse une immensité de détails dont la plupart sont étrangers au but de notre dictionnaire; toutefois, nous pensons rester dans le cadre que nous nous sommes tracé en donnant quelques explications sur la mise en œuvre des matières premières employées dans cette intéressante industrie.

Chapeaux de feutre. — On emploie, pour cette qualité de chapeaux, les poils de castor, de lièvre, de lapin, de chameau, etc. Ces poils jouissent de la propriété de former, quand on les agite et qu'on les presse dans des sens divers, une sorte de tissu entrelacé et d'une solidité suffisante pour qu'on ne puisse le défaire sans le déchirer. Ce lissu porte le nom de feutre, et l'opération qui sert à le produire s'appelle feutrage. Certains poils, comme ceux de laine d'agneau, de vigogne, se feutrent naturellement; aussi en met-on toujours une petile quantité pour former la trame de tous les feutres. D'autres poils, au contraire, ont besoin de subir une opération particulière appelée secre'tage, et qui consiste à les brosser avec une solution étendue de nitrate de mercure, à laquelle on ajoute ordinairement quelques centièmes d'acide arsénieux et de sublimé corrosif. Sous l'action du secrétage, les poils se crispent et se tordent dans des sens très-divers, et deviennent ainsi pins aptes à contracter cet entrelacernent complexe qui constitue le feutrage. L'opération qui détermine le feutrage consiste, après avoir conven.ablement choisi et assorti les poils, i les placer sur une toile humide (feutrière) et à les rouler dans tous les sens en les humectant de temps à autre. On se sert d'abord d'eau pure, puis d'eau acidulée, et on augmente graduellement la pression en se servant d'abord de la main seule, puis do rouleaux de bois, enfin de la main garnie de manche.i, sortes de semelles de cuir qui permettent d'obtenir une pression énergique.

On fait ordinairement deux formes, l'une qui doit rester au-dessous et servir de cniros.ve, renferme dos poils feutrants communs; l'autre, qui doit la recouvrir, est formée des poils fins qui servent à désigner l'espèce particulière du chapeau.

Les formes terminées sont passées un cerlain nonibie

de fois aux bains de teinture, et enfin apprêtée gomme ordinaire.

Chapeanr de xnir. — Les chapoaux de nirs d'iUMMaivas-rfiilp'.', mil, m.' M \irni

la

inerti'

i.ll.'

qu'on l'ail s. cher sêpanjurnl. C 'st sur leii.' Innin' qii on met une coille en peluche de soic,(iu'on mouille cl qu'on passe au fer jusqu'à ce qu'elle ait le lustre désiré.

CHA

CHA

^'°Jinf™è?e d'autre mise en oeuvre chimique que le '™fra,e (fe tiné l les blanchir ; mais cette opération est Ts t d'éUcat et il arrive quelquefois quand a combustion est mal dirigée, qu'il ^eprodmt de. taches mauem les ou que les lanières perdent la nexibiUté nécessaire t^ùrles opérations ultérieures de tresse ou d assemblage ■^CHAPERON (Chasse). - On appelle a.usi une espèce de bonnet de cuir dont ou coiffe les oiseaux de proie emnL^spotrla chasse. Lorsqu'ils ne sont pasencoi-e on les nomme chaperon du rust. On appelle bon chapero««,>r,Te faucon qui supporte bien le chapero

CHAPÈE0^ (Zoologie,. — C'est le nom par lequel Linne désigne fa partie la plus avancée du front des insectes, celle qui toSche immédiatement la bouche ou la lèvre su- Dérieure Dans les scarabées, les cétoines, les hannetons, fa forme constante du chaperon a fourni de bons caractesTour rétablissement di différents groupes. Un grand nombre d'auteurs out aussi désigné par ce mot la partie D^^érfeurc du corselet dans les boucliers les cassid2^ etc., qui déborde la tête, eu forme de chapeau. ClUPON (Zootechnie). — Voyez Coq.

CHARA (Botanique). — Voyez Chakagne.

CHAR.4CÉES (Botanique). - Famille de plantes ^cotylédomsacro9L.r, comprenant des plantes aquatiques submergées, ordinairement incrustées d'une matière calcdrrLeirrs rameaux sont verticillés. La reproduction de «s plantes a lieu par des fructifications situées à 1 aisselle des rameaux, et se présente, d'une part, sous la forme de disques lenticulaires (anthéridies) renfermant des globules rouges, et, d'une autre part, de sporanges contenant une spire renfermant un grand nombre de g anu"es striés. Les plantes de cette famille habitent les e^ux douces et stagnantes de tous les pays. La substance calcaire quTaccompagne plusieurs chara, rend ces plantes rodes ai? toucher; aussi les emploie-t-ou, dans certains pavs, pour écurer les ustensiles.

Travaux monographiques : - Vaucher, Mem. Soc

Dict. class. se. nat. III. - Bischof, D,e knjptn:,^Geu:

° CHARACms\z!,o?olie). Charaeinus. Artedi.- Groupe àePoissL, du grand "genreS^u».»» (vy^^ «.";,°') f f ' par Artedi, pour classer tous les saumons qui n ont pas p"s de qua re ou cinq rayons aux ouïes ils on tous les nombreux cœcums des salmones, avec la vessie divisée na? un étranglement, comme les cyprins. Cuvier pense que leurs fornles, et surtout leurs dents, varient assez pour qùVa en fasse plusieurs subdivisions ; .1 les partage en ?rc?ze Tous-genres, qui sont : l-> les Curunates,C^ T les Anostomef<. Cuv. ; V les Serpes, Lac«P- S ^ 'e,^ ^ f" bunues, Cuv. ; 6" les Serra-saimes, Lacép. ; 6" es MragoLpIéres, Artedi; ■' les C/i«teu., Cuv. ; S" les fim ., Myletes Cuv.); 9° les llydrocyons, Cuv. ; 10° les CilharS.Cuv ; 1 1° les Saurus, Cuv. ; \i' les Scopèles, Cuv. ;

'^CHARiimUÉb '(Zoologie), Charadrieœ, Less. - Famille d'O/.P»»^ cc/.«.v«>«, établie par Lesson, qui a pour UPC le genre Phaier {Cliaradrius, Lin ), et qui comprend en outre les genres Glareole, Vauneau . Œdt- Œ et llullrier; .idopté en partie parSwamson. sousle nom de C/,.r«./,.-;,</ees; il est devenu le, Charadndees pour Ch. Bonaparte, qui a donné le nom de Charadn- „ée.s à une division de ce groupe; nous nr pa.lons pas des modifications Introduites dans ccttedivision piu ^l^- ^-'^V ot Kaup; et nous renverrons au mot I'umh'., '.\ I" " genre tel que l'a établi Cuvier, et qui nous parait bien

'"'cilAUAGNE (Botanique), Chara, Lin. — Genre de nlal'les 'lc7,/»/r'(/r<m'.v, tvpc de la famille des Charneecs. Il comprend des plante» aquatiques, submergées, à tiges dépourvues de feuilles articulées ; les rameaux ont des ramu»cules disposés par verticillés, et portent le long de l,.,ir face interne les organes de la fructification, coinpo- «é» de sporanges et dnnlhéridics. La C. vulgaire {Ui'irfi vulmrii Lin.i est souvcnl recouverte d'une croûte calcaire qui la fait employer pour écurer la vaisselle -Ai'. \\ Mn nom vulgaire d'/,-r/a. /i écurer. Cette espèce répand Te ôdTur marécageuse nauséabonde. On lui attribue les elTel, pernicieux de» marais ponlins. Les chmagiies s composent d'une grande .,uanlité "■'^I*'^''''- O" ''f,,^^; L„. quel-inefol» «ou» les noniH vulgaires Ai- Lushes

CllÀH^^CON I Zoologie), C'«r™/io, Lin. On a écrit tMUavencon, Omranson. - Genre li'hnectas coh'op-

fère* tétrampres, famille des Porte-bec ou Rlimchophores; établi d'abord par Linné, d'après ce caractère principal, que les antennes en massue sont insérées près du bout de la trompe; ce qui lui donnerait aujourd'hui une extension considérable. Les entomologistes, tout en adoptant ce groupe, ont été obligés, pour y mettre de la clarté, de le sotis-diviser en plusieurs autres genres, qui forment aujourd'hui, par leur réunion, une des divisions de la famille des Po,le-bec de LatreiUe, des Curcuhomdes de Schœnherr. Réduit ainsi à un moindre nombre d espèces, d'après les travaux d'Olivier, et surtout de Clairville, adoptés à peu près dans la méthode du Règne anunal (deuxième édition), ce genre est ainsi caractérise : antennes de 11 articles insérées près de extrémité libre d'une trompe courte, formée par le prolongement de la tète, qui les reçoit dans une sorte de ramure oblique creusée de chaque cOté. Le premier article de ces antennes est très-long, et les trois damiers rapproches et courts, forment une espèce de ""ssue ; 1 avam-dermer article des tarses est bilobé. Ce sont des insectes à corps arrondi, ovale, plus ou moins allonge : les élytres bombées les pattes très-fortes, les cuisses gonflées ou e n luseau. D'après ce qui vient d'être dit, ce genre ne renferme plus ces espèces intéressantes i connaître, à cause des dé-àts qu'elles causent et qui, longtemps encore, porteront pour le vulgaire le nom de charançon; aussi, pour e charançon du blé, du riz (voyez Calanobe) ; Pou- celui de la noisette (voyez Balamne) ; pour celui de la vigne - Fvoyez ATTELABE, RinNCH.TE, etc.). Tel qu'il existe auourd'hui, le genre Charançon se compose des plus grandes espèces, de celles surtout qui sont recherchées à raison de leurs formes, de leurs couleurs variées et brillantes; les plus belles nius viennent du Brésil et du Pérou, celles de 'ancien continent sont plus petites et moins ornées. Le C impérial (C. imperialis, Fab.), qui a souvent près de 0-i 04 de long, est d'un vert d'or brillant, deux bandes noiVes sur le corselet, des rangées de pointes enfoncées d°un vert doré sur les élytres, les intervalles noirs. Au Biésilet au Pérou. Le C.royaHÇ. '■^.'?«''';L.n) nommé aussi fastueux, somptueux, noble n^ guère que 0 0 2 à 0- 015 de long; c'est le plus joh insecte connu. D un vert bleu, avec des bandes cuivreuses ou dorées trèséc atantes sur les étuis. On le trouve à Sauit-Domingue et aussi dit-on, à Cuba. La plus belle espèce de notre navsestle C vert {C. viridis, 0\iv., Chlorima viridis, &e ) long d'environ Om,01 1 ; il a le dessus du corps d'un vert obscur, avec les côtés et les parties inférieures jaunes très-rare aux environs de Paris, on le trouve dans le midi de la France, en Piémont, etc. ,. ., , ,.„

ClUR^NÇONITES (Zoologie), C«rci</<o>»te, Latr -- Tribu d7«sec^e,v coléoptères tétramères, famille des Rhyn- XLre. (voyez ce n^t) dontLa.roille ava.td abord fai une famille qu'il a détachée depuis s,. ,. '' '' "'' ,'le/'' «c ticornes ou de Charançomtes, et m" '' ^' '1' '-', ,"\ ,„,,^ sections : 1° les Bréuirostres, qu. n,,, '-■;'';;;';'; ^ f'^' oricine, de niveau avec la base ar> maiKhiiui s, on les diWsë en trois sous-tribus et en une trentaine de genres ; V'LLongirostres, dont l'insertion dos antennes a lieu en arrière de la base des mandibules et plus V^^^àcl^ «ti ils sont partagés en doux sections, les W.'/'/oplmàe^ et les Spermatophages, toutes deux subdivisées ■ Muis tribus U en un grand nombre de genres (voyez Rn,M,noiMio,as). U'.i Charançons font partie de la sec-

"' Cli'\n\\E'(Znoîogie).- Genre d'Insectes lépidoptères

r/,« ■ i« du grand |enre Papillon de Linné, détaché du

.0 s'-ënrc Nymphale par Ocl.senluimer pour une seule

espire, la Nymphu is Jasius l.:ifr. i np , ,

Sa chenille, qui vit sur 1 arlmus,. r ImM ly I ■itics

méridionales de la zone tempon. ri. -, mi

les côtes de la Méditerranée I.. . ly ' " ■' ' '''^

des apalures que parce <iue loue- .al. -, ""',;.,„.

terminées par deux queues av ant 1 ""gl^ « a 1. I. Ç ^a

sius a le vol extrêmement rapide, et est ties-dilliciic a

'ipprocher, c'est un des plus beaux et des plus grands

nVnillons d'Eniope (voyez NVMriiAi.E).

' ■ AHBON. - Voyez Caubone, CAnnoN.SAT.ON Com-

nts^rim ES, voyez aussi le nom de chaque combustible en

niiiiriilior. Antiihacitk, lioi ii.i.e, etc.

' C lA I ON, ANTllUAX MAI t« ou ..ESTn.ENTIEL (MédO-

Hun)-- ■ •"" eur inflammatoire peu saillante, peu pro- Sc très- ure. fort douloureuse, résistante d >me cl.a- K..^l,l„lP d'un roimt! vif éclatant vers la circonfércelr^^oujmirs avide et noire dans le contre, s.ir e uci U s'élève bientôt une nu plusieurs P^yctenosqui se décl iront et laissent écouler une sérosité roussltio.

CHA

eu A

trfes-âcre-, qui dc'termine une clialeur et une démangeaison insupportables. La base de la tumeur est toujours entourée d'uQ cercle enflammi;, luisant, qui prend ensuite différentes couleurs et s'étend rapidement. A la mémo place, on aperçoit bientôt une croûte noirâtre gangreneuse, qui lui a valu le nom de charbon. Le mal s'étend de plus en plus, la gangrène envahit les parties voisijies, celles-ci deviennent mollasses, livides, noires, il se développe de nouvelles pustules, remplies d'une sanie fétide qui, par son contact, peut propager la maladie, et la mort arrive rapidement si l'on n'arrête ces ravages. Pendant ce temps, se développe successivement une série de symptômes généraux, ainsi : abattement, prostration des forces, anxiété, fièvre très-vive, pouls fréquent, développé, le plus souvent petit, concentré; peau aride, soif, anxiété précordiale , palpitations, etc. Le charbon peut affecter toutes les parties du corps. 11 reconnaît pour cause, les grandes chaleurs de l'été , les aliments de mauvaise nature, les eaux malsaines, le voisinage des mares, des étangs à demi desséchés ; on l'observe chez les bouchers, les pitres, les équarrisseurs, chez les personnes qui lavent les laines, les tanneurs, les cardeurs de matelas, etc. Le charbon peut être facilement conlondu avec la pustule maligne (voyez ce mot) ; cependant, le premier est précédé de prodromes ou symptômes précurseurs qui annoncent une affection générale, tandis que celle-ci est une affection locale qui provient le plus souvent du contact, ou de l'inoculation du virus charbonneux ; la pustule maligne n'est point entourée d'un cercle luisant comme le chai'bon : du reste, arrivées à une certaine période, les deux maladies ont la plus grande analogie. Le traitement local consiste à extirper le plus promptement possible la tumeur et toutes les parties gangrenées, par des scarifications profondes et des incisions dans le tissu cellulaire tuméfié autour de la tumeur. La cautérisation avec la pierre à cautère, le fer rouge, a aussi des résultats avantageux ; on panse avec les onguents stimulants. Quant au traitement général, la saignée pourra être indiquée dans le début chez des individus sanguins, si le pouls est fort ; on y joindra un régime sévère, parfois des vomitifs, des puigatifs. Lorsqu'il y aura prostration des forces, ou aura recours au quinquina, aux toniques, un peu de vin, quelques aliments, etc.

Charbon (Médecine vétérinaire),. 4n//iraA-, avant-cœur. — Chez les animaux, on rencontre de grands traits de ressemblance avec ce qui se passe chez l'homme ; il y a pourtant à signaler quelques particularités. Ainsi, on observe assez souvent le charbon à la langue, et il prend le nom de glossanthrax (voyez ce mot). Dans le cheval, on n'observe qu'une tumeur unique à la langue, au poitrail, Bur l'encolure, les cuisses, la partie inféi'ieure des membres. Dans l'espèce bovine, les tumeurs sont ordinairement n-.ulliples; ici, on distingue plusieurs variétés, le charbon blanc, qui pénètre dans les chairs sous forme de tumeur ; une autre variété présente en peu de temps un volume énorme. On a observé aussi le charbon sur des volailles, entre autres sur les oies. Chez les bêtes à laine, il se manifeste souvent à l'état d epizootie. Les tumeurs paraissent sous le ventre, près des mamelles, à la face interne des membres; la peau devient violacée, noirâtre, et présente des phlyctènes remplies de sérosité. Le traitement est absolument le même que dans l'espèce humaine : la raison et la pratique indiqueront les légères modifications qu'il devra subir. Le charbon est contagieux, il se transmet des carnivores aux herbivores, et réciproquement, et même à l'homme; la période d'incubation peut n'être que de quelques heures.

L'arrêt du conseil d'État de 1784, et les dispositions des art. 4îi9, 4G0, 4()I, i(;2 du Code pénal exigent, pour le charbon, la déclaration, la séquestration, l'abalage, l'enfouissement, etc. L'usage du lait et de la chair des animaux charbonneux devra êlre proscrit; on défendra aussi les nianipulalinnsdes débris cadavériques, surtout dans les charbons épizootiques. F — N,

CiiAUBON ou Nielle {Bolanique agricole).— On appelle ainsi une maladie des céréales, produite par une espèce de petit champignon du genre Uredo {Vredo carbo, de Cand.). Celle maladie attaque l'avoine, l'orge, le blé, le mais, le millet, le sorgho. La présence du mal est indiquée par une poussière noire qui lui a fait donner le nom de charlioH. Celte poussière, qui remplace la farine dans \ le grain, est l'élément de la reproduction de ce parasite, et annonce le terme de sa végétation. Il recouvre les (leurs d'une poudre très-line, noire, inodore, se laissant emporter par le vent quand elle est sèche; ce sont des capsules sphériques, très-petites et demi- transpa-

rentes; le blé frappé du charbnn est rare sur tige, grêlp, les épis sont noirâtres, et avant leur a|)p;uitioii, la fouille

Fig. M4. — Blé Fig. 496.— Cliarbon de ravoiiie, Fif. 496. — Charbon de chaibonn'-'. dei'oier état d'alléralion. l'oige à deux raii^''.

supérieure est jaune et sèche à son extrémité. Dans l'avoine, les pieds sont d'un vert pâle, chétifs, les épis ne s'épanouissent pas. Dans cette dernière, ainsi que dans l'orge, les dégâts sont plus considérables que dans le blé. Les blés de mars et les blés sans barbes y sont plus sujets que les autres. C'est surtout dans les climats chauds et humides, qu'on observe le plus souvent le charbon. Du reste, cette maladie ne paraît pas communiquer de qualités délétères à la farine, qui seulement donne un pain d'une couleur peu agréable ; il ne faut pas confondre le charbon avec la carie, qui est d'une couleur moins noire, d'une consistance moins sèche, d'une odeur nauséabonde, et qui a une influence nuisible sur la santé ; elle attaque plus souvent le blé que le charbon (voyez Carie).

CHARBON (Chimie). — Corps combustible formé de carbone uni ou mélangé à des quantités variables de diverses autres substances, suivant sa nature, sa provenance et son degré de pureté. On les distingue en charbons fabriqués et charbons naturels ou fossiles. Les premiers sont produits par la calcination des matières organiques, et particulièrement du bois ou de la tourbe {charbon de bois, charbon de tourbe) (voyez Cablonisation). Les autres s'extraient du sein de la terre où ils sont tout formés (anthracite, houille, lignite). La houille est fréquemment elle-même soumise à la calcination, soit dans le simple but de la transformer en coke, soit pour en retirer des gaz employés à l'éclairage (voyez ces divers mots et Combustibles).

CHARBONNAGE. — Menu branchage employé à la fabrication du charbon de bois.

On désigne également de ce nom un terrain houiller en exploitation, ou l'exploitation elle-même, ou le produit qu'on fn retire.

CHAI'.liONMI'nK (Zoologie). — Espèce d'Oiseaux du genre U ■ ■ i\ ■■/. re mol).

CII\I;i;ii\\IH;I S iMédecinc, Eaux minérales). — Villagr d.; ti.uiiu JUiune), arrondissement et à S kilomètres O. do Lyon. Il y a deux sources d'eaux ferrugineuses bicarbonatées froides, contenant par litre (l"'',04 1 de bicarbonate de protoxyde de fer, O',0;!4 d'acide carbonique libre, et des traces d'acide sulfhydrique. Conseillées dans les dyspepsies (pertes d'appétit), la chlorose, les cngorgemenis du foie, les scrofules.

CHARCUTERIE (Hygiène! (de chair cuite). — Les viandes de charcuterie sciiit très-susceptibles de s'allérer, sans qu'on puisse savoir au juste quelle est la naturedu principe toxique qui se développe; c'est surtout en Allemagne que ces faits ont été observés ; les uns ont pensé

cnA

CHA

qu'il icfoniKiit de l'acide pyi-oligiieux, d'autres de l'acide hydi-ocyanique; Kciner aditque c'était un acide gras, etc. Ces altérations ont été observées surtout dans le boudin, le fromage de cochon, les pâtés de viande. Quoi qu'il en soit, des accidents graves ont été signalés, et, dans l'espace de trente ans, Kerner en a observé cent trente-cinq dans le 'Wurtemberg, dont quatre-vingt-quatre morts.

CHARDON (Botanique), Carduus, Gœrtn., de n7\l, pointe en celtique, d'où ardis en grec, pointe de flèche, urduus, épineux en latin; chardon est francisé de cnrduus. — Genre de plantes de la famille des Composée.<, tribu des Cynarëes, sous-tribu des Cardtiinées. Les chardons sont des herbes dressées, à tiges plus ou moins ramifiées, à capitules presque globuleux ou oblongs, étamines à filets poilus et à anthères, accompagnées d'un appendice linéaire à leur sommet ; akènes terminés par

une aigrette îi plusieurs rangées de soies plus ou moins scabres. On a extrait du genic Curduus de Linné plusieurs genres, tels que le Cirsium et le Sihjhinn. parmi les espèces indigènes du genre Caj-duuï, admis par G:ertner, nous citerons les suivantes : le C, des ckamiit, Vhiudon hémorrdidul (C. arvensis, Lamk; C. serrri/ii/ri. Lin.) {/i;/. -497), à feuilles lancéolées, irrégulièrement dentée.s, épineuses, fleurs ramassées plusieurs ensemble, calice non épineux; il se trouve dans les champs de moissons et fait le désespoir des cultivateurs qui parviennent diflicilemcnt à s'en débarrasser, parce que les semences sont transportées au loin par les vents, et qu'elles poussent partout où elles trouvent un terrain qui leur est favorable. On l'a appelé hcmorroïdal , parce que la piqûre d'un insecte fait naître sur ses tiges des renflements rougcàtrcs, semblables à une veine gonflée. Le C. ii /leurs grêles [C. ienuiflorus, Suiith), caractérisé par ses capitulc^ oblongs, cylindiiques, sessilcs et réunis en petits bouquets au sommet des rameaux. Le C. crispé (C. crispus.. Lin ) présente, au contiaire, les capitules pédoncules ; et ses pédoncules sont chargés d'épines. Le C. )ienclié[V. nutnns. Lin.) a ses pédoncules tomonteux presque nus. Ses fleurs sont pourpres ou blanches. Ses aigrettes plumciises ont été quelquefois mêlées avec du colon dans la fabrication des tissus. Le C. ù feuilles d'acauthe [C. a'anllioides. Lin.) paraît n'être qu'une variété de l'e-spèce précédente. Toutes ces plantes habitent les terrains secs et pierreux, principalement sur le bord des chemins. Le chardon a servi d'emblème de la résistance dans l'institution d'un ordre militaire d'Ecosse, connu sous le nom d'Ordre de Suitil-André on du Ch'irdon. C'c^i un collier d'or eulrelacé de fleurs de chardon et de brarii lies de rue. Il a pour devise : Persoiim' ne m'offense iinijimeinriil. On donne le nom de Chardun ii d'autres planlesqui n'appartieinienl i)as au même genre; ainsi le C. à boiiiiclier au ii foulon (voyez CAiiufenr.) ; lo C. tjf'uil {('enluurea liciiedictii) ; le C. roland {Jù-ynt/ium camw'v/yc), etc. G — s.

CIIAIIDOWKUET (Zoologie), CncrfHe/.'j.Cuv. — Sous- Kcnre d'Outv/u./; du grand genre Moinenux ih'rinf/illa. Lin ), qui ont le bec conique sans Cire bombé en aucun point, un peu plus Inni; et plus aigu que la linotte, avec une pointe grtli! et »llout;é^^ «'t les deux mandibules droites cl entières. Ils vivent, en général, do (srains. Le C. iirdiunire {Friur/. carductis. Lin.) est un ilc nos plus jolis oir.eaux d'Liiropc; c'est aussi un des plus docilwt cl des

meilleurs chanteurs : il es» brun en dessus, bhinchâtre en dessous, le masque d'un be;.u rouge et une belle tache jaune sur l'aile. Il tire son nom de la graine de chardon qu'il recherche particulièrement. Il se plaît dans les jardins, dans les vergers, et c'est le plus souvent sur les arbres fruitiers que la femelle fait son nid, auquel elle donne une forme plus arrondie et plus élevée que le pinson ; elle le garnit ù l'intérieur de crin, de laine, de duvet, et c'est sur cette couche qu'elle dépose cinq ou six

Fig. 498. — Nid du cliardonncrel.

œufs tachetés de brun rougeâtre. Son vol est peu élevé ; en hiver, ils se réunissent on troupes nombreuses A la manière de presque tous les petits oiseaux. Dans nos volières, on le croise souvent avec le serin.

CHARDONNKTTE (Botanique). — Nom d'une variété d'arfir/iaiit (voyez Ar.TirnwT, Cvnnox).

CHARGE (.Médcriiir m irnuaiie). —On donne ce nom à des matières piii^-rii-r~ (|i;i se maintiennent d'ellesmêmes sur la partie uù un ks place comme topiques. Les charges sont composées de térébenthine, de goudron, do poix noire ou de Bourgogne, auxquels on ajoute des essences, des teintures, etc. On rase la peau, et on les applique seules ou mêlées avec des étoupes hachées. Les charges sont excitantes, résolutives et fortifiantes. On les applique autour des articulations, sur les épaules ou sur la région des reins dans les efforts.

CHARGÉ n'ÉPAiiLES, DE cakacue (Ilippiatrique). — Par ces expressions, on indique qu'un cheval a ces régions trop fortes, trop développées.

ClIAlilÉIS (Botanique), du grec c/mn'fi'i', gracieux ; allusion faite au port de la plante. — Genre de piaules de l.i famille des Cunij^osees, tribu des Asicracées. Il comprend des licrkes originaires du cap de Bonne-Espérance. 1,1' C. ''( f'uilles diverses [C. heteroiilii/lln, Cass.) est nue jolie i)lanle annuelle, haute de 0>",îO et donnant pendant tout l'été des capitules de fleurs d'abord jaumitres, puis bleues.

en AR.ME (Botanique), Car/jîHH.?. Lin., de c«)', bois,;ii'H, tête, en langue celtique; c'est-à-dire bois propre à faire' des jougs pour les bœufs. Son nom grec zuyin, de zugos, joug, présente absolument la même signification. — Genre de plantes de la famille des Quercinées ou des Cupulifcres, suivant difl'ércnts auteurs. Il comprend des arlwes de moyenne hauteur, et habitant les régions tempérées de l'Europe et de l'Ann i i^inr ,i pinin inuale. Le C. commun

(C. Mu/us, Lin.) «-i I . , l,i plu itn|Hirtantedu genre.

On la connaît s<iu\. m il. m h i.i ilm^ sous lo nom de Clinrmille. C'osl un .u lur .|ui |i.iii .lUenuIre i\ 12 mètres, et même plus. Son icnri r l'st lisse, grisAtre. Ses feuilles sont ovales ou oblnii^ur-., de niées, d'un vert gai et mar- (piécs de nervures saillaiilis. |,a propriété qu'il a de se beaucoup ramifier, de se pli' r '\r i.'uirs manières, et do prendre, parla taille au\ i i ' aii\, imiiis les formesqu'on veut lui donner, le rendit hrs pn'ciiux autrefois pour former ces palissades et ces décorations do verdure qu'on enq)lovail pour rembellissemont dos jardins, et que l'on connaissait sous le nom do Vhannilles.Lc charme coninnin habile les endroits frais et uu peu humides do l'Europe moyenne. Ou en distinguo plusieurs variétés carao lérisée» principalement par la forme de leurs feuilles. Cet arbre est une de nos meilleures essences forestières. Son bois est blanc, dur, posant, d'un grain uni et serré, et

un A

s'emploie dans le dm no image, la fabrication des nian- i rèrent chez les blessés de l'une des sanglantes joumc'es ches d'outils ; les mécaniciens s'en servent aussi pour de la révolution. Les Anglais et les chirurgiens du ^Ol•d ' I remplacent notre charpie par une espèce do préparation

de lin ou de chanvre soigneusement arrangée, mollette sur une de ses faces et gommée sur l'autre, ou moelleuse sur les deux : ce tissu est en pièces roulées ; on en coupe des morceaux suivant les besoins. F — n.

C'IARRÊE (Agriculture). — C'est le nom qu'on donne aux cendres lessivées. Par les différents sels solubles qu'elles contiennent, l«s cendres sont très-utilement employées en agriculture; mais on se sert plus particulièrement de la cimi-rée ou cendres lessivées, d'abord parce qu'elles sont moins chères, ensuite parce qu'étant moins riches en sels solubles, elles n'ont pas une action aussi énergique et ne brûlent pas les plantes, comme cela arrive souvent avec les cendres vives et récentes qu'on répand sans précaution sur le sol. Le silicate de potasse est un de ces sels qui résiste le plus à l'action de l'eau, et c'est pour cela que la charrée exerce pendant si longtemps des effets marqués sur la végétation. La charrée convient à tous les sols, mais surtout aux sols argileux pt compactes. Elle est également utile à toutes les récoltes, et pendant toutes les saisons, mais surtout au printemps. C'est l'engrais par excellence pour les prés non arrosés. On la répand à la main ou à la pelle.

CHARRUE (Agriculture), Carruca des Latins. — Machine avec laquelle on laboure la terre. Parmi les différents modes de labourage que les hommes ont employés Fis, 499. - Branche de ctiamie commun. pour la Culture, celui qui Se fait au moyen de la charrue,

s'il n'est pas le meilleur, est de beaucoup le plus éconofaire des roues de moulins, des vis de pressoirs, etc. Il a inique et surtout le plus prompt. Les diverses sortes de surtout de grandes qualités comme bois de chauffage. Il charrues peuvent se rapporter à doux types principaux, donne une belle flamme et dégage beaucoup de chaleur, les araires ou charrues simples et les charrues à avant- La quantité de calorique qu'il produit est même supé- irai?ioucomposées.

rieure à celle que donne le hêtre. L'écorce du charme L'araire, employé dès la plus haute antiquité par les

peut servir pour la teinture en jaune et le tannage des peaux. On distingue encore deux espèces intéressantes dans ce genre : le C. a AmériqueiC.americana, Michx),qui s'étpnddii Canada jusqu'aux Florides; et le C. d'Orient (C ocira/o/iS Lamki, quiest un arbrisseau de 4 à 5 mètres. Caractères du genre : fleurs monoïques en chatons; les mâles allonges, composés de fleurs accompagnées chacune .^-

d'une écaille imbriquée, acuminée, ciliée à ..^:

la base ; étamines barbues à leur sommet ; les femelles en chatons lâches et raboteux ; ovaire infère à 2 loges; fruits secs et durs, ovoïdes et formant un strobile. G— s. CH\RM1LLE (Honiculture). — Voyez Chaume.

CH4RN1ÈRE (Zoologiei. — On appelle ainsi en conchyliologie la partie la plus solide et la plus saillante des coquilles bivalves, celle où elles sont attachées ensemble et sur laquelle se font les mouvements. Elle est presque toujours munie de dents (voyez Coqcille!. CHARPENTE osselse (Zoologie).— Voyez SijtELETTE. CH\RPIE (Médecine), du latin carp^xm, cardé, sousentendu tinleum. — On donne ce nom à un amas de tils provenant de morceaux de toile de 0-",0,S à0>»,09 carres, que l'on a effilés; c'est ce qu'on appelle charpie Onde: on connaît encore la charpie râpée, qui se fait en raclant avec un couteau un morceau do toile ; on obtient une espèce de duvet moelleux qui peut Être employé dans certaines circonstances. Pour faire de bonne charpie, il faut employer du linge qui. ait déjà servi, mais qui ne smt pas trop usé; il doit être blanc de lessive, sans empois cl non coloré : avec la charpie brute, on fait les plumasseaux, les bourdoimets, les boulettes, les tampons, dont on se sen pour panser les plaies, les ulceres.etc. On lait des mèches , des tentes avec de la charpie longue de 0°,15 à 0'°,îO; la charpie râpée se pelotonne davantage et est moins absorbante.

La charpie de coton n'a d'autre inconvénient que d'être moins absorbante; elle a, du reste, toutes les autres qualités de celle de fil. On peut rrrui.liH .r 1;. ,\v.u-[nr par du chanvre en él(iii|i'-, i" i-H''. l'I^'nchi et cardé. Dans tou^ I' s cis, hi chai pir ne doit pas être conservée trop longtemps; elle ne doit pas Cire entassée dans dos cnisscâ ou dans des tonnes, comme cela a lieu quelquefois pour lo service des grands établissements. Pcllctan attribuait il de la charpie conservx-epe^ndantde.s „„c lo contre acoupéeverticalemcnt ; il se compose d'uilo

années,dansrmterieurdelHût i^l-DiCu, lescasnom reix . Yi|.„.„issant depuis la pointe cl

de ijourrilure d'hôpital (voyez PounniTiiiE) .|Ui se detla- | aile, p.uuc qui w lm = c i

l'cupics primitifs qui se sont occupés de culture, différait peu de celui qui est encore en usage dans quelques parties du midi de la France, de l'Italie et de l'Afrique. Ainsi cette dernière, à quelques légères modifications près, se compose d'un soc pointu, avec deux oreilles ou i^ersoirs en bois en forme de coins. Ce soc coupe seulement des tranches horizontales que les deux oreilles rejettent plus ou moins sur les côtés. C'est encore aujourd'hui l'araire de Provence {fig. 500). Mais peu à pen et avec le temps des perfectionnements ont été apportés, et enfin on en est arrivé à l'araire perfectionné de Mathieu de Dombasie. Il se compose de sept parties principales : le contre, le soc, le srp,k versoiroti oreille, Var/e ou flèche ou haie, les manches, le régulai eur. Le coulrc (cuUer. couteau) (7, fi'j. 5(11) est une espèce de couteai: adapté en avant du soc, ;\ l'âge de la charrue, et destiné à couper la terre verticalement en avant. En général il est droit, quelquefois en faucille ou bien ;Y traiirhant convexe; il n'est pas perpendiculaire, mais incliné, la pointe en avant. Le sùc{e, fig. 501) est la partie importante de la charme; il coupe horizontalement la tranche do terre

— CSIo saiiclic de la charruo do ilo Dombiis!

CHA

CHA

qui constitue une espfece d'appendice à droite du soc tranchant, qui va en se relevant vers sa partie la plus large pour aller former avec le versoir un plan incliné destiné à soulever et i renverser la tranche de terre. L'autre partie du soc est la douille ou souche, qui sert à le fixer au corps de la charrue. Le sep {<l, fig. 501) est une solide pièce de bois garnie d'un talon d' qui pèse et glisse sur le fond du sillon ; il doit être muni de bandes de fer sur la face inférieure et sur le côté gauche. Le versoir ou oreille, pièce située à droite et contournée de telle sorte que l'instrument, débarrassé plus tôt du poids de la terre, est allégé dans sa marche. Autrefois c'était de chaque côté une planche droite(/), fig. 500), s'écartaut obliquement de la partie postérieure de la charrue. Vage, flèche, haie ou perche [a, fig. 501), c'est véritablement le corps de la charrue; cette pièce sert \ fixer le contre, à contenir l'appareil régulateur et les mancherons ou manches; elle est assujettie h la partie postérieure et antérieure à l'aide de deux étançons c et c'. L'âge, quelquefois en fer, le plus souvent en bois, a une longueur variable de 2°, 50 à :i mètres. Les manches sont ces morceaux de bois que le laboureur tient de chaque main pour diriger la charrue. Le régulateur {i, fig. 501) est une branche verticale qui glisse dans une mortaise à l'extrémité antérieure de l'âge et qui permet d'élever ou d'abaisser la ligne de tirage et de soulever, par exemple, la pointe du soc en abaissant cette ligne.

La charrue à avant-train n'est autre chose que celle qui vient d'être décrite et à laquelle on ajoute un avanttrain composé d'une paire de roues, à l'essieu desquelles vient s'adapter une chaîne en fer fixée à la partie inférieure de l'âge par un crochet solide. C'est sur cette chaîne que se fait le tirage au moyen d'un système d'attelage fixé également sur l'essieu; au-dessus de celui-ci s'élève un châssis dont les deux montants verticaux, percés de trous, reçoivent une traverse c|ui glisse dn haut en bas et qu'on fixe à volonté ; au milieu de cette traverse existe une boite à coulisse que l'on peut faire aller à droite et à gauche et qui i ^çoit, au moyen d'un crochet, l'extrémité de l'âge. Il existe une multitude de modifications de charrues des deux modèles dont il vient d'être question ; on ne peut ici entrer dans de plus grands détails à ce sujet. Mais nous devons faire mention d'une espèce de charruedite/)o/i/5oc,c'est-à-direà plusieurs socs accouplés; cette machine, dont on trouvera la description dans l'ouvrage de Gasparin, et qui est due à M. Godefroy, ne peut être employée que dans les grandes exploitations. Dans ces conditions, elle paraît offrir quelques avantages dont un des principaux est qu'un seul laboureur peut la diriger sans difiiculté, etc.

Nous n'avons doruié ici qu'une idée générale de la charrue et de sa construction ; quant aux divers genres de charrues et d'araiios, et quant aux «llveis travaux (|ni on réclament l'emploi, vovez le mot LvBOun.

CHARTRE (Médecine), Yoies. — Par ce mot, on entend en général un état de marasme, de consomption qui accompagne le plus souvent le racliitisme : on dit d'un enfant qu'il est en chartre, lorsque, par les progrès de celte maladie ou du carreau, de l'atrojjhie mésentérique, il est réduit à une maigreur qui annonce une fin plus ou moins prochaine. On a pensé que ce mot venait du vieux mot français chartre, dérivé lui-même par corruption de carcer, prison, parce que cette affection était très-fréquente dans les prisons.

CHASSE (Zoologie^), Venntio des Latins. — C'est l'art de prendre les quadrupèdes et les oiseaux, soit vivants, au moyen de /uses et d'engins de toutes espèces, soit en les tuant le plus ordinairement avec le fusil. On donne le nom de Vénerie i la chasse qui se fait en grand avec des chiens, «oit & pied, soit ;'l cheval, surtout pour les béti'S fauven. La grande chasse aux oiseaux, qui se faisait an- I refois avec des faucons, portait la nom de Fawoiiuerir. On appelle pipée la chasse des petits oiseaux au moyen de gluQux ; on distingue encore pour les oiseaux la chasse au miroir, h la Iriiluaise, à la passée, etc. (voyez (tu.x différents animaux qui snnl le oui de lu chasse et aux mots FAiicoNNUtiK, VCiNP.iiiK, etc.).

CHASSKLAS .florliculture). — On appelle ainsi cette variété de raisin si connue et si appréciée des amateur», et dont la culture est une des industries les plus productive» des environs de la ville de Fontainebleau. On sait que le» varii'lés de vigne cultivées pour In table (lilf. reiii généralement de celles que l'on clioisit pour les vignoble»; leur» fruits ont une iiaveur plus douce et plus agréable. Parmi ce» différente» variété», le clinssela» lient le premier rang. Le C. de Fontaineljlemi, chasselas doré,

a les grains ronds, blancs, teintés de roux d'un côté, do grosseur moyenne [fig. 502); c'est la variété qu'on devra le plus multiplier. Elle mûrit à Paris, dn milieu à la fin de septembre. La treille du château de Fontainebleau a servi de modèle à tous li's horticulteurs qui ont voulu cultiver en grand le chasselas, et aux auteurs qui ont écrit sur cette matière. Créée il y a une centaine d'années et restaurée au commencement de ce siècle, elle a une longueur de I 38-1 mètres de développement. Mais c'est à Thomery, village situé à 8 Icilomètres de Fontainebleau, que la culture du chasselas a été faite avec un plein succès ; commencée il y a plus de cent vingt ans, continuée avec une intelligence et un soin persévérants par un agriculteur du nom de Charmeux, dont les descendants ont conservé avec respect les bonnes traditions, cette culture fait aujourd'hui la ricliesse du village de Thomery et de toute la contrée; elle comprend actuellement 120 hectares et produit en moyenne un million de kilos de raisin. Les bornes de cet article ne nous permettent pas d'entrer dans les développements que comporterait la culture du chasselas de Fontainebleau. Nous renverrons aux traités spéciaux (voyez Raisin, Vigne). Comme sous-variétés on cite: 1° le Gros Coulard , Damas blanc. Précoce de Rouen, à grains inégaux, gros, blancs, coulant souvent. Mûrit fin d'août à Paris ; 2" le Queen Victoria, à grains trèsgros, blancs, ronds ; 3° le Roie (Pô), liogal rosé, grains ronds, rosés, assez gros. Il mûrit vers la fin de septembre. On appelle vulgairement Chasselas musqué le Muscat blanc précoce, à grains blancs, un peu allongés, assez gros. Apporté de la Calabre, il mûrit difficilement à Paris. On donne aussi vulgairement le nom de Chasselas Napoléon, Chasselas rf'^-l/jec, à une aous-variété de

Chassolns de Fonl.ninebtc:

raisin connue dans le Midi sons le nom de Pawe commune jaune (Bouches-dn-Rhôno), i\ grains gros, longs, jaunes; il nulrit (lifllcilement sous le climat de Paris.

CHASSIE (Anatomie). — Humeur grasse, onctue\isc et jaunâtre, sécrétée par les follicules sébacés des paupières, connus sous le nom de glandes de .Méihomius. Elle sert à empêcher les paupières d'irriter le globe de l'œil par leur frottenuMit et â s'opposer à ce que les larmes tombent sur la joue. Lorsque ces follicules sont malades, ils sécrètent une grande ([nantité de chassie , et cette nuiladic porte le nom de lippilude (voyez ce mot).

CHAT (Zoologie), Felis, Lin. — Genre de Mammifères, ordre des Carnassiers, famille des Carnivores, tribu des Digitigrades, dont il contient le» espèces les plus carnivores ; le chai commun on ordinaire, le lion, le tigre, la panihèro, le lynx, etc. Toutes ces espèces présonlenl entre elles une ressemblance qui ne permet guère de les distinguer que par leur taille, leur couleur, la longueur de leur poil et do leur queue. Ce sont, de tons les carnivores, les plus féroces et les plus puissiimment armés; lcui-s mâchoires, courtes, sont mues par des muscle» très-fort»; elles portent â chacune deux fausses molaires comprimées ot iraiichantes, suivies d'une grande

CHA

CHA

cai'iiassiÉrc poiiitiip, une trfcs-petite tuberculeuse supérieure, et enfin des canines onormcs. Leurs ongles rétriicti- Ics se redressent ou se cachent, i la volontéde l'anima!, sous la peau repliée du bout des doigts, par l'effet de ligamcuts élastiques ifig. âO-t) ; ils ne perdent jamais leur pointe ni leur tranchant, et cette conformation en fait des animaux très-redoutables, surtout les grandes espèces. Ils ont la vue d'une portée médiocre, mais ils voient aussi bien la nuit que le jour; si leur odorat est moins développé que celui du chien, en revamhe, chez eux l'ouïe est d'une finesse extrême, ils perçoivent les sons les plus légers. Toutes les parties de leur corps sont d'une flexibilité et d'une souplesse remarquables ; ils savent aussi bien ramper et grimper que faire des bonds énormes; mais ils courent assez difficilement, et c'est à force de patience et de ruse, aidées d'un silence absolu, qu'ils viennent h bout de s'emparer de leur proie. Cacliés le plus souvent dans un repaire touffu, près d'une source ou au bord d'un ruisseau, ils attendent, épient l'animal qui vient se désaltérer, fondent sur lui d'un seul bond, le déchirent de leurs ongles , et assouvissent pour quelque temps leur appétit sanguinaire. Ils ont le pelage en gé-

néral doux et fin, et des moustaches qui paraissent leur transmettri des impressions très-délicates. Ce genre renferme plus de vingt-cinq espèces , dont les principales sont : l" le l.iiiii (F. leo. Lin.), le plus fort et le plus courageux des animaux de proie ; distingué par sa couleur fauve uniforme, le flocon de poil du bout de la queue, et la crinière qui revêt la tète, le cou et les épaules du mâle (voyez Lion). 2° Le Tigre royal {F. tirjris Lin.), aussi grand que le lion, plus allongé, la tête plus ronde; le plus cruel des (|uadrupèdes : c'est le fléau des Indes orientales ; la force et la rapidité de ses mouvements sont prodigieuses (voyez Tioue). 3° Le Jnr/uar ou Tigre d'Amérique, la gninile l'nnthèn' rfcs fourreurs [F. onen. Lin.), presque aussi grand que le précédent et presque aussi dangereux (voyez Ja(;uab). 'i" La Paiil/ière [F. pardusy Lin.l {fig. 60'i), c'est le Pnrdu/is des anciens, répandue dans toute l'Afrique et l'Asie méridionale (voyez Pav- Tiii-np,). .'i" Le Léopard (F. leopardm. Lin.). Ces deux espèces sont plus |;ctites que le jaguar. Les voyageurs et les fourreurs les désignent indistinctement sous les noms de léojiori/, paiit/iére, ligre d'Afrique, etc. (voyez Léo- PAnn). 6" Le Congnar, Puma, ou prétendu Lion d'Aiiiérir/ue {F dinco/or, Lin.) (voyez Couguar). 1° Les Lgii.r {F. lynx. Lin. 1 ; le Loup rervifr {F. cervaria, Temm.), etc. (voyez Lynx, Loup ckrvieh). 8° l,'Orelot {F. purda/ii), un peu plus bas sur jambes que les autres (voyez Ocki.ot). 9* Le Serval {F. serml. Lin.) (voyc'z Skrvai.). 1(1° Le Ciii'pard ou Tigre elms.ieur des Indes {F. jnbnia, Schreb. , on mieux F. gvltala, du mèiue) ; ses ongles ne sont pas rrtractiles (voyez GiiiPAnu). Il" Le Cliat ordinaire (/'.

cal lui. Lin.), se trouve à l'état sauvage dans les forêts de l'Europe; son pelage, d'un gris brun, avec des ondes transversales plus foncées en dessus, est d'un gris blanc en dessous. Sa queue est très-velue, annelt^e de noir, les oreilles sont plus roides que celles du chat domestique, il est d'un tiers plus grand que celui-ci; et sa longueur, depuis le bout du museau jusqu'à la naissance de la queue, peut aller à O^iGO Le chat sauvage n'existe pas en Amérique ; il est même devenu rare dans nos climats. Les chats domestiques varient beaucoup par la longueur, la couleur et la finesse de leur poil ; ce sont des animaux propres, légers, adroits; ils aiment leurs aises, se plaisent i se coucher sur des coussins chauds et moelleux. Lorsque le chat veut exprimer le contentement et l'afTection, il fait entendre une espèce de murmure sourd qui se renouvelle et se prolonge indéfiniment Us ne vivent guère que douze à quinze ans La femelle porte 55 i 56 jours, ei met bas quatre à cinq petits.

Les chats domestiques ofl'rent quelques différences dans leur taille, la couleur et la longueur de leur pelage. Kolbe prétend qu'il y a, au cap de Bonne Espérance, des chats bleus , ou plutôt couleur d'ardoise : on les retrouve en Asie ; leur poil est fin, lustré, délicat comme de la soie, et long de cinq à six doigts sur la queue. Us ressemblent p.ir la couleur à ceux que nous appelons choix chartreux, et ne diffèrent guère de nos chai^ d' Angora. Ceux-ci ont hs poils longs et soyeux, ceux du ventre descendent quelquefois jusqu'à terre et ceux du col forment une large fraise, ils sont en général blancs, on en rencoutre cependant de gris, de fauves, de tachetés, etc.; ils ont les lèvres et la plante des pieds couleur de chair; originaires de l'Anatolie, ils doivent leur beauté, dit Desmarest, à l'influence du climat; il on est de même des chats d'Espcgne, qui sont roux, blancs et noirs, et dont le poil est aussi très-doux et très-lustré. En Chine, il y a des cliais à long poil extrêmement luisant avec les oreilles pendantes (V. Races). Chat. — Petit groupe de Poissons du genre Silure, sous-genre des Piméludes (voyez ces mots) ; ils ont la tête nue, mais très-large, leurs barbillons sont au nombre de huit. Le Silure chat (S. catus. Lin.), se trouve dans la mer et les rivières de la Caroline ; sa chair est peu agréable, on la mange frite.

CHAT-HUANT (Zoologie), Symium, Savig. — Sous-genre d'Oiseaux de proie jwclurnesdu grand genre SIri.r (Chouette). Us se distinguent de ceux du même genre, parce qu'ils ont le disque qui entoure leurs yeux, composé de plumes effilées; la. collerette de plumes écailleuses, et, entre deux, luie ouverture d'oreilles qui se réduit à une cavité ovale n'occupant pas moitié de la hauteur du cr.'inc : ils n'ont point d'aigrette, et leurs pieds sont emplumés jusqu'aux ongles. Le Chal-lmanI , Hulotte , Chouette des liois, etc. {Strix aluco et Stridula, Lin.) {fig. 505) a environ (i"",40 de long. Cet oiseau est couvert partout de taches longitudinales brunes; aux scapulaires et vers le bord antérieur de l'aile, des taches blanches. Le fond

Fis- SOI. - le ihal-liiitnl, Im'ollo.

du plumage est grisâtre dans le mâle, roussàtre dans la femelle, ce qui les a fait considérer longtemps comiiie deux espèces, n II est bon de s:\voir, dit Cuvier, (|uedanï tout ce genre , les femelles sont plus russes que les

CHA

mâles, ce qui a fait quelquefois multiplier les espèces. » Le cliat-Inuujt habite les bois, où il niche, et se tient dans les vieux troncs d'arbres ; il chasse pendant Ip. nuit, et fait une guei-re acharnée aux mulots et aux campagnols, et, sous ce rapport, les services qu'il rend à l'agriculture devraient bien modérer la manie de destruction qui anime les paysans à sou égard. C'est, du reste, un reproche qu'on peut leur adresser pour beaucoup d'autres animaux (voyez Choiette).

CH.\TAIGNE (Botanique). - Voyez Châtaignier.

Châtaigne d'eau (Botanique). — Kom vulgaire de la Marre ftoltdiite ivoyez Macue).

CH.\TAIGMER (Botanique), Cn<:tanea , Tourn. , du nom de la ville de Custanea, en Thessalie, dans les environs du fleuve Péuée. — Genre de plantes que Linné considérait comme faisant partie du genre Hc'tre ^Fagns). Il appartient à la famille des Quercinées, dans la classe des Amciifacees. Les châtaigniers sont, en général, des arbres des régions tempérées de l'Europe, de l'Asie moyenne et de l'Amérique. Le châtaignier commun

loO

CHA

Fig 506. — Brandie de cliltaigi

(C. Vesca, Gaertn.; C. vulgaris, Lamk ; Fngus Casfanen, Lin.) {fig. SOGi est un arbre pouvant acquérir une élévation de 20 à 25 mitres, et une énorme épaisseur de tronc. On a souvent cité le châtaignier de l'Etna, qui mesure .S3 mètres de circonférence, et dont l'âge est évalué à 4 000 ans L'immense branchage de cet arbre, appelé Châtaignier aux cent chevaux, peut servir à abriter des troupeaux tout entiers. On raconte, à ce sujet, que la reine Jeanne d'.\ragon, surprise un jour d'orage au mont Etna, put s'abriter avec tous ses cavaliers sous ce colosse végétal Le châtaignier qui existe près de Sancerre, dans le déjtnrtcment du Cher, est célèbre aussi par ses dimensions; à un mètre au dessus du sol, il mesure

3 mètres de diamètre. D'après certaines évaluations , son âge pourrait être de plus de 1 000 ans Le châtaignier commun habite principalement l'Europe méridionale, TAsie Mineure et le Caucase. Il était connu dans la plus haute antiquité pour ses fruits, que l'on nommait hnluni. Son bois a beaucoup d'élasticité et de ténacité. Il est employé spécialement dajis certains pays, pour la fabrication des éçhalas, des tonneaux, des cercles de cuves. Ce genre se dislingue par des fleurs mâles en chatons grêles interrompus; involucre fructifère épais, coriace, hérissé de piquants, et s'ouvranl irrégulièrement en 2 on

4 valves; 1-3 fruits do forme v;iriable.

Le châtaignier était, dit ou, plus commun autrefois en Fiance qu'il ne l'est aujourd'hui. On en trouve encore des forêts dans les Vosges, dans le Jura, aux enviions de Lyon, dans le Limousin ; mais on en dépouille lous les jourH les collines sablonneuses des environs de Paris qui en étaient couvertes. Les châlaiguiers se mulliplicnl de graines qu'on sème surtout au priulemp , i|iirl(|iir i,,is eu automne ; lorsqu'ils ont acquis 2 nn'ti'' ;i ."..ii.lr imutcur, onles piaule dans la place qu'ils cloinni ik iqn i , |.t, quelque temps après, on peut les grelïer en flule, si l'on veut obtenir des fruit» plus gros et plus abondants (voyez MAnno\). Le boi» de châtaignier est peu estimé pour le chauiragc; mai» comme il fait de bon bois de charpente, on l'emploie souvciil dun^ la construction. Le C. (l'Ami<rir/iie '('. Anirriainn, Swcei.), que certains botanistes regardent connue uni' variélédu précédent, acquiert aussi de belles proporiious et peul résister au\ grands froids.

Les châtaigne» son! un produit inlércssani au point de vue de l'alimentation dan» les pays de m intagnes dépourvu» presque cnmplétc'inent de ci'uéalis. La récolte eut plus ou moins aboiiduhte, mais elle manque rarement;

c'est une excellente nourriture pour les hommes et les animaux. Dans plusieurs parties de la France, le Limousin, Jes Cévennes, la Corse, etc., les habitants des campagnes et la classe indigente en font presque leur unique nourriture ; il en est de même dans les régions montagneuses de l'Espagne, de la Suisse, de l'Italie. La conservation des châtaignes demande certaines précautions, qui varient suivant les pays. Dans les Cévennes, par exemple, on a des bâtiments dans lesquels sont disposées de grandes claies, sur lesquelles on peut mettre à la fois jusqu'à 600 kil. de châtaignes; on entretient sous ces claies un feu doux pendant plusieurs jours, en les retournant de temps en temps avec une pelle, jusqu'à ce que les châtaignes soient bien sèches ; on les retire ensuite et on les bat, pour les dépouiller de leur enveloppe, en les mettant dans de grands sacs do forte toile, sur lesquels deux hommes frappent chacun avec un bâton, pour briser l'écorce extérieure et en même temps détaclier la peau intérieure. On vanne ensuite les châtaignes pour enlever tous les débris de leur écorce, et, après ce to préparation, on les serre pour s'en servir au besoin. O i peut manger la châtaigne cuite sous la cendre ou dans du lait, ou bien la convertir en farine dont on fait des bouillies, des galettes qui tiennent lieu de pain, comme on fait eu Coree et en Italie, et même une espèce de pain d'une saveur douce et agréable, qui se digère facilement et peut se conserver plusieurs jours. La plus belle variété de châtaignes, connue sous le nom de tnarrom, est produite surtout par les châtaigniers qui ont été greffés; elle constitue un mets presque de luxe, qui se mange ordinairemeut rôti dans une poêle percée de trous, et que l'on sert sur les meilleures tables (voyez Marron). G — s.

CH.\TEAU-XEUF-LES-BA1NS 'Médecine, Eaux minérales). — Village de France (Puy-de-Dôme), ai-rondissemeut et à 24 kilom. de Riom, où l'on trouve des sources ferrugineuses bicarbonatées froides, dont la température varie de 15" à 37° cent. Elles contiennent notamment de l'acide carbonique libre, des bicarbonates de soude, de potasse, de chaux, de protoxydede fer, du chlorure de sodium, de la silice, etc. Ces eaux minérales , encore peu utilisées, ont paru efficace, dans les rhumatismes, quelques névroses, dans les gastralgies, etc.

CHATELDON (Médecine, Eaux minérales). — Village de France (Puy-de-Dôme), arroidissement et à IG kilom. do Thiers et de Vichy (Allier). On y trouve plusieurs sources d'eau ferrugineuse bicarbonatée froide. Elles contiennent une quantité notable d'acide carbuiique libre dissous, environ 2^,4:9 par litre, des bicarbonates alcalins, etc. Ce sont surtout des eaux digestives. Elles ont aussi été avantageuses dans la gravelle, le catarrh:: vésical, etc.

CHATEL-GUYOX (Médecine, Eaux minérales). — Village de France ( Puy-de-Dome ), arrondissement et à 7 kilom. N. E. de Riom, qui possède des eaux acidulés thermales (chlorurées , sodiques et ferrugineuses bicarbonatées). Température, 30° cent. Elles contiennent do l'acide carbonique libre, des bicarbonates, et une certaine quantité de sulfate de soude qui explique leurs propriétés purgatives.

CII.VTENOIS (Médecine, Eaux minérales).— Bourg de France (Bas Rhin), arrondissement et à 2 kilom. O. de Schclcsi.iili, i|ui riMircrni' deux sources minérales (chloruri''is-,M,li(iurs) iVoidrs. Elles contiennent par litre 4s,214 de: |n in. i|jr^ li\rs, dnut 38,200 de chlorure de sodium. Einiiloyjes avec succès contre les maladies a théuiciues (de faiblesse).

CHATON (Botanique). — Nom que l'on donne â certaine disposition de fleurs en épis ressimhliut â une qucur de rhal. Le chaton diiïèrc de l'épi, en ce qu'il se couipiiM' ilr fliMirs mâles ou femelles, qu'il est articulé, se dessèche et tombe après la floraison. On n'cmploio guère Cl! nom que pour désigiun- l'infloresci'ncp de la classe des Amenlacces. Le chaton est pinrliint dans le bouleau, le noisetier (fig. 607); simph dans les peupliers et les saules. Il est composé, quand son ave produit do courtes ramifications, comme dans le noyer. Le chaton est .i/'ht'rirjiin, ginliulenx dans les platanes ; oviiide d.ins II .:,li., r.inli,. Il est inlcrrom/ni dans jilusieurs es| M. , !i, M. ., .h ., ptc.

Cinini 11,1.1 Ml A I il'hyslologic). — Ou appelle ainsi

l'cMiinii |iH' |M-miuiseut sur certaines parties du corps

des litillaii.ins li'gi'nTs, praliquérs d'uin' luanièro plus OU moins ra|iiili'. Les iv^jons l"s plu- pnurvues de norfs, telles que la plante des pirds, la paume des mains, les lèvre», les orillces du nez, des oreilles, sont les plus sensibius au chatouillement. Le premier elTet qu'il produit,

CHA

est une sensation de plaisir qui porte au rire; si le cliatouillement est continué plus longtemps, il détenniue des

Fig. 501. ■

cris, des mouvements convulsifs; enfin on l'a vu suivi (juelquefois de convulsions violentes et prolongées , et même de la mort. Pendant les guerres religieuses des Cévennes. un des supplices les plus usités était le chatouillement sous la plante des pieds. Le chatouillement est quelquefois employé en médecine, suriout dans les cas de syncopes, d'asphyxie, etc. Ainsi, l'on excite avec la barbe d'une plume l'intérieur des narines, dans le but

de réveiller la sensibilité. On chatouille la luette pour produire le vomissement.

CHAUDES-AIGUES (Médecine, Eaux minérales). — Bourg de France (Cantal), arrondissement et à 3.' kilom. de Saint-Flour. Sources thermales; température de 57" à Si 1° cent, (bicarbonatées sodiques). Ce senties plus chaudes de France ; elles contiennent différents sels à bases alcalines, un peu de fer et des traces d'arsenic, en tout 06,81 1 de princii)es fixes. Employées dans les rhumatismes, certaines maladies de la "peau , les rétractions musculaires, etc.

CHAUDIÈRE A VAPEf R ou GÉNÉnATEUR. — Partie essentielle d'une machine à vapeur, le générateur peut exister seul (voyez Chauffage a la vapeur).

Les chaudières à vapeur ont éprouvé dans leurs formes des modifications très-nombreuses ayant pour but, soit d'économiser le combustible, soit d'augmenter leur puissance de vaporis.ition et leur force de résistance. Les conditions générales qu'elles doivent remplir sont de présenter une surface de chauffe étendue, d'offrir une résistance suffisante à la pression de la vapeur, d'être d'un nettoyage facile à l'extérieur et à l'intérieur, de pouvoir être visitées sans difficultés dans tous leurs points, de n'exiger que des réparations rares et peu dispendieuses, d'être d'un poids, d'un volume et d'un prix peu élevés, d'utiliser enfin le mieux possible le combustible. Suivant le but qu'on se propose d'atteindre, l'une de ces conditions peut toutefois être subordonnée aux autres. Les principaux générateurs sont les suivants :

Chaudière de Newcomen, hémisphérique à fond concave du coté du foyer. — Ce dernier est placé au-dessous de la chaudière et occupe le tiers ou la moitié de la sole. La flamme et la fumée, après s'être étalées sur tout le fond de la chaudière, font latéralement le tour de celle-d, dans des conduits appelés carneaux, avant de s'échapper par la cheminée. Quelquefois elles pi'uètrent dans l'intérieur même de la chaudière au moyen de carneaux en tôle ayant la forme d'un U. Elles peuvent, dans les conditions les plus favorables et avec de bonne houille, vaporiser de 7 à 8 kil. d'eau par kilogramme de charbon brûlé.

Chaudière de Watt ou Chaudière a tombeau, de forme prismatique allongée terminée par des fonds plats. — Cette chaudière est toujours à basse pression ; la face inférieure en est concave du côté de la sole et du foyer j

Léfjcnde explicative dt^ In figure b08.

C, boiiine.irs.

r P. Iiil),-i de cummunicalion cuire

Il ri, nnli.ire el 1c5 bouilleurs.

1! '' - -'I jioiir le tirage de la chc-

f, «ourape c silrelé.

N. 0, llolleur indicjtcu r, inillcakuji- à- niveau.

Fig. 508. — Chaudière i bouilleu

elle est léchée dans toute sa longueur par la flamme et les gaz qui font ensuite un circuit complet longitudina- Icment autour de ses flancs, et souvent même pénètrent dans son intérieur en suivant dos carneaux longitudinaux en tôle. Pour diminuer le poids de ces chaudières et supprimer le fourneau en maçonnerie dans lequel elles sont ordinairement encastrées, on dispose asse: généralement, suriout dans les bateaux ù vapein-, le foyer dans la chau-

dière même ; le feu est alors entouré d'eau de tous côtés, à l'exception des oiueituies destinées à l'introduction de l'air et du combustible. Ces chaudières peuvent donner également de T i 8 kil. de vapeur d'eau par kilogramme do charbon brûlé.

Chaudière cvlinurioi'e, arec ou sans bouilleurs; terminée à ses deux extrémités par des calottes sphériques, la plus favorable à la résistance et la plus généralement

CHA

CHA

adoptée en France pour les machines à haute pression. — Les chaudières cylindrique^ sans bouilleurs sont disposiSes et chauffées comme les chaudières à tombeau ; elles donnent de ii,5 à 7 kil. de vapeur par kilof^ramme de charbon brillé. L'introduction du foyer à l'intérieur diminue leur résistance, exige plus desoins dans leur construction et nécessite l'usage de pièces intérieures de renforcement; aussi dans les machines fixes leur préfère-t-on les chaudières à bouilleurs (/Ç7. .SOS). Les bouilleurs sont formés par deux cylindres B, B un peu plus longs que le corps de la chaudière, d'un diamètre beaucoup plus petit, disposés côte à côté parallèlement au-dessous du cylindre principal A avec lequel ils communiquent par quatie ou six tubulures et fermés à l'une de leurs extrémités par une calotte sphérique et fixe et à l'autre par une forte plaque de fonte mobile pour le nettoyage intérieur. La chaudière est encastrée horizontalement, les bouilleurs en dessous, dans un fournean en briques réfractaires, au moins dans les parties qui avoisinent le feu, et de manière que les extrémités mobiles des bouilleurs soient situées hors du fourneau. La flamme et les gaz lèchent d'abord les bouilleurs d'avant en arrière et sur leur face inférieure, puis reviennent d'arrière en avant entre le cylindre et les bouilleurs et retournent enfin à la cheminée en suivant les flancs du cylindre. Dans ce long circuit, ils cèdent une grande portion de leur chaleur au générateur; le reste les tenant dilatés produit le tirage. Les bouilleurs augmentent l'étendue de la surface de chauffe, mais en diminuent l'efficacité moyenne. Étant plus exposés à l'action du feu, ils donnent plus de vapeur que le corps de la chaudière, mais ils s'usent plus vite; aussi les ajustet-on généralement de manière à pouvoir les renouveler sans détruire le fourneau et sans déplacer le gros cylindre dwt ils accroissent la durée. Ces chaudières, dans les conditions les plus favorables, donnent de (i à ' kil. de vapeur par kilogramme de charbon. Voici les dimensions généralement adoptées pour elles d'après la force nominative des m.ichines qu'elles doivent alimenter.

mllCE ISOBlMtllE

COr.PS DECHAl'DIÈRE.

BOtlLLEDRS.

lA ÏIACBIM-

la --> — •

Page 1