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Au delà de ces limites, il vaut mieux accoupler plusieurs chaudières.
CiiAUuiÉRESTtiirLAiRES. — Voycz Locomotives, Loco-
UOBILES.
Les chaudières à vapeur sont construites en cuivre, en fonie ou en tôle de fer. Le cuivre, étant trop cher, n'est employé que dans les cas exceptionnels où les seules eaux d'alimentation qu'on puisse se procurer sont trop corrosives pour le fer. La fonte est d'un prix peu inférieur à celui de la lole A cause de l'épaisseur plus grande qu'on est obligé de lui donner, et les dangers d'explosion des chaudières en fonte étant sérieux, on les a presque entièrement abandonnées. Les générateurs sont donc formés de feuilles de tôle rivées l'une à l'autre et dont l'épaisseur est fixée par les règlements. Pour les parties plates, l'épaisseur eM déterminée à part et la résistance doit être augmentée par (les tirants intérieurs. Au reste, toute chaudière & vapi'ur doit être au préalable essayée au moyen d'une pompe foulante à eau, en présence d'un ingénieur désigné par le préfet, et résister à une pression triple pour les rhaudières en tôle cl en cuivre, quintuple pour les chaiidièri-s en fonte, de ci'lli' qu'elle doit supporter pendant la marche régulière. Dans les locomotives, loutefoin, l'épreuve n'est faiif qu'au double de la pression normale. La pre^'.ion d'i-preuvc est faite avec de l'eau et non de l'air, pour rvitc r les accidents en cas de rupture. Un timbre est appu.sé sur la chaudière & la suite de cet Mttal.
Lu puissance de vaporisation d'une chaudière dépend
de ses dimensions, mais elle dépend aussi beaucoup de son mode de constiuction, de la disposition de son fourneau, de la nature du combustible et de la couduite, lente ou rapide, du feu. Les chaudières sans bouilleurs peuvent donner de 36 à 40 kil. de vapeur par mètre carré de surface de chauffe et par heure. Les chaudières à bouilleurs n'en donnent en service courant quei'5; mais celles-ci ont, à volume égal, une surface de chauffe plus étendue, ce qui coniinMise et au delà leur infériorité soiu le premier point de vue. Celte infériorité tient à une étendue relativement moindre de la surface de chauffe directe et à un obstacle plus grand à la formation des courants de vapeur et d'eau dans les bouilleurs et leurs tubulures. Les chaudières sans bouilleurs, préférables pour les machines de faible puissance , conduiraient pour de fortes machines à des longueurs inadmissibles de fourneaux.
L'étendue de la grille à combustion doit toujours être le plus grande possible, sans en rendre cependant le service trop difficile, afin d'accroître la surface de chauffe directe qui est de beaucoup la plus active dans la production de la vapeur. La rapidité di> la combustion, sans influence notable sur la quantité de vapeur produite par 1 kil. de houille, en exerce une au contraire considérable sur la quantité de vapeur fournie par une même surface de chauffe, et par conséquent sur la puissance d'une chaudière. Sous le rapport de l'économie de construction, il y a donc avantage à employer une combustion vive.
De tous les générateurs, les chaudières dites tubulaires, et en particulier celles des locomotives, sont celles qui présentent la puissance de vaporisation la plus énergique.
Bien que la quantité totale de chaleur emportée par la vapeur augmente avec sa température et sa pression, il n'en résulte aucune différence sensible dans la pratique; il est avantageux, au contraire, d'alimenter la chaudière avec de l'eau déjà chaude. C'est cette pensée qui a guidé M. Farcot dans la modification qu'il a apportée à ses chaudières {fig. 509). Le tuy; u par lequel arrive l'eau d'alimentation est très-long et replié quatre ou cinq fois sur lui-même en segments d'une longueur égale à celle des bouilleurs ordinaires. Le dernier segment, le plus voisin du corps de la chaudière, communique avec celui-ci par une tubulure située au-dessous du niveau de l'eau; il communique également p,ir une seconde tubulure supérieure avec la chambre à vapeur, afin que la vapeur qui s'y produit puisse s'ajouter à la vapeur de la chaudière. Les gaz provenant de la combustion, après avoir épuisé leur action sur la chaudière, suivent le tube d'alimentation dans toute sa longueur, et, comme dans ce trajet ils rencontrent de l'eau de plus en plus froide, ils se dépouillent de plus en plus de leur chaleur, et n'en conservent que juste ce qui est nécessaire pour produire le tirage dans une haute cheminée (voyez Alimentation).
Fig. SOD- — CluuJiird de FarMl.
Pour les pièces accessoires dont sont munies les chaudières pour en régulariser la marche ou pour ppjvenir les accidents, voyez l'"i.OTTEUiis, SocPArrs de stnETÉ, Ma-
NOMi-;THKS, KM'IOSIONS.
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TE.VSIOX DE LA VAPEUr.
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