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Il faut éviter également de faire rendre deux cheminées dans !e mÈme tuyau ou coflre, à moins que ce coffre ne <^oit très-large, ainsi qu'on le voit dans les anciennes cheminées. Dans ce cas, si la cheo.inée supérieure a un coffre particulier s'élevmit de quelques mètres avant de déboucher dans le coffre commun, le tirage de I une c es cheminées peut être favorable à l'antre au heu de Un
""l?s causes qui font fumer les cheminées en agissant par le bas sont très-souvent, surtout à Pans 1 insuffisance d'arrivée de Tair dans la salle pnur répondre i l'appel de la cheminée, parce que les portes et les fenêtres sont trop bien jointes, et qu'ij n'y a pas de ventouse ou que la ventouse est trop petite. Mais le même etfet peut être produit par une cheminée voisine qui, placée dans des conditions meilleures, produit un appel plus énergique et fait servir l'autre de ventouse, ou bien encore par les vents régnants qui tendent à faire circuler 1 air dans l'appartement en sens opposé à celui que produirait un tirage régulier. Pour remédier à cet état de choses il faut d'abord en bien connaître la cause. Pour cela, quand le fou est bien allumé, on ferme tontes les portes et fenêtres, et avec une bougie allumée que l'on présente aux joints des fenêtres et des portes, en enirc-bâillant même ces dernières pour y présenter la bougie, on reconnaît par la direction que prend la flamme la direction des courants d'air. Si tous les courants viciiAent du dehors au dedans de la chambre, et qu'en ouvrant légèrement une fenêtre ou une porto la cheminée cesse de fumer, c'est évidemment que l'arrivée d'air est trop petite. Il faut ou agrandir les ventouses, ou en créer s'il n'en exist^ pas Dans le cas, au contraire, où le courant sortirait par une des portes, il faudrait le suivre de chambre en chambre jusqu'à l'endroit où il prendrait naissance, et ' satisfaire à cette aspiration par des ventouses, et en même temps fermer plus hermétiquement, au moyen de bourrelets, les portes par lesquelles le courant se propage jusqu'à la cheminée qui fume. , . ,
La fumée est quelquefois versée dans la pièce à chauffer, simplement par des remous qui sont dus à une dimension trop grande du coffre à son extrémité inférieure. Il suffit de le rétrécir en ce point pour corriger ce défaut. Chauffage par cheminées poêles. — Les cheniuiées poêles forment un intermédiaire entre les cheminées ordinaires et les poêles. Celle que l'on appelle rhemuiée à la prussienne consiste en un coffre carré en tôle, largement ouvert par devant où il est muni d'une trappe également en tôle, que l'on peut abaisser ou soulever à volonté au moyen d'un treuil sur lequel s'enroulent deux chaînes fixées à l'extrémité inférieure de la trappe. Cette cheminée se place dans l'intérieur de la salle à chauffer, ou bien on l'encastre dans le coffre d'une cheminée ordinaire, en ayant soin de ménager autour de la tôle un espace où vient s'échaufler un courant d'air qui pénètre ensuite dans la salle.
On construit aujourd'hui un grand nombre de cheminées analogues pour la combustion de la houille ou du coke; elles sont toutes en fonte, sont très-durables et chauffent bien, tout en laissant jouir de la vue du feu. Les cheminées Dewrnnd en fonte sont déjà bien anciennes, mais elles sont construites avec des soins et une soli dite si remarquables, que, malgré leur complication, beaucoup de ces cheminées fonctionnent après cinquante ans aussi bien que le jour de leur installation. Ce sont encore de bons appareils.
CiiAui FACE PAR POÊLES. — C'ost Ic plus Simple et le plus économique ; aussi prend-il une extension de plus en plus grande, surtout dans les petits ménages ou dans les antichambres et les salles à manger des ménages plus aisés; mais ses avantages sont le plus souvent compensés par de graves inconvénients dont le prhicipal est de ne donner lieu qu'à un renouvellement insuffisant de l'air dans la pièce où on en fait usngc.
Les jioi'Ies en fonte, les plus généralement enip!oyi;s dans les petits ménages, sont en même tcnips disposés pour cuire les aliments, et, sous ce rapport, ils rcmli'ut d'immenses services à la cla>isc nécc-ssiicusc. Ou priii Irur donner sans difficulté et à très-peu de frais les fnrmrs les plus comniodos pour le but qu'ils doivent altciudre, et ils se fabriquent .luioiird hui par milliers et à tiès-bas prix dans nos fruges. Ces poêles cliaulleiit r.-ipideuieut et avec une grande énergie et permettent d'utiliser presque toute la clial<:ur di'gugée du ceniluisiihle ; maisils se refroidissent aussi tivs-vilc, et il est nialheureusemcnl difficile d'obtenir avec eux une chaleur douce et uniforme sans arrêter presque complètement le renouvellement de
l'air, ils répandent d'ailleurs une odeur désagréable. Les conditions hygiéniques sont toujours mal observées avec eux, et il est nécessaire, pour l'entretien de la santé, d'en combattre les fâcheux efl'ets par des promenades à l'air libre. La grande chaleur qu'ils produisent accroît aussi dans une forte proportion la capacité de saturation de l'air et sa faculté de se charger de vapeur, ce que l'on exprime vulgairement en disant qu'ils dessèchent l'air. L'évaporation trop rapide à la surface du corps et dans les organes de la respiratii>n devient alors très-fatigante ; mais on peut la combattre aisément en plaçant sur le poêle un vase contenant de l'eau qui rend à l'air un degré d'humidité convenable.
Les poêles en terre ctd'f;', vernissés ou non, s'échauffent plus lentement, mais ils se refroidissent aussi moins vite et donnent une chaleur plus douce et plus uniforme. Ils sont exempts de mauvaise odeur ; malheureusement ils se fendillent et se détruisent rapidement, et on ne peut guère y brûler que du bois, la houille et le coke donnant une chaleur trop vive qui augmenterait encore la rapidité de leur destruction. Dans ce cas, il faut garnir le foyer de briques réfractaires, et modérer l'intensité du feu.
Depuis longtemps on a cherché à diminuer les inconvénients des poêles en les garnissant de bouches de chaleur qui versent de l'air chaud dans la pièce et en renouvellent l'atmosphère d'une manière plus complète; mais, pour atteindre ce résultat, il est nécessaire que la prise d'air ait lieu an dehors, et aussi que les ventouses aient une section suffisante. Les poêles en terre cuite des salles, à manger, dont le foyer est entouré de tuyaux de font& pnur le passage de l'air qui s'y échauffe pèchent en général par l'insuffisance de leurs ventouses. M. Darcet a démontré que, pour une salle à manger ordinaire, la section de l'ouverture intérieure et extérieure devait être au moins de n",2n à 0"','25. Il convient aussi de disposer derrière le grillage de la ventouse une boîte à eau que l'on alimente régulièrement tous les jours.
Les maisons russes et suédoises sont chauffées par de très-grands poêles construits entièrement en briques et occupant tout un pan de mur. La fumée et les produits de la combustion y circulent dans des conduits ménagés dans leur épaisseur en y faisant un grand nombre de circuits. Un feu de bois y est allumé chaque matin pendant quelques heures et est renouvelé le soir dans les trèsgrands froids, puis, quand le bois est transformé en braise, on ferme toutes les issues du poêle. Celui ci s'échauffe lentement, et comme sa chaleur ne peut l'abandonner qu'en traversant ses parois, il se refroidit aussi avec une extrême lenteur. On obtient ainsi dans les appartements une température uniforme de 14" à 15", mais à la condition que l'appartement soit hermétiquement clos et que l'air ne puisse s'y renouveler ; de fréquentes promenades, à l'air libre obvient aux inconvénients de cette vie en serrechaude.
Poêles calorifères. — On rencontre actuellement dans, le commerce un grand nombre de poêles appelés calorifères, construits en terre et métal, ou en métal seulement,, et auxquels on donne les formes les plus élégantes. Ces formes sont trop variables pour que nous songions à les décrire. Nous nous bornerons à Pn indiquer un petit nombre des plus répandus. Voici les conditions les plus générales auxquelles on doit chercher à satisfaire dans leur construction.
1° Présenter la plus grande surface de chauffe possible en conservant la plus grande simplicité de forme et d'ajustement et en donnant aux conduits de fumée une forme qui ne gêne pas le tirage et permette un nettoyage facile ;
2° Faire passer sur cette surface do chauffe, en sens contraire du mouvement de la fumée qui doit d'ab^ird monter, puis redescendre vertiraicment avant de se rendre dans la cheminée, un rapide courant d'air frais, puisé au dehors et pénétrant dans la salle après s'être échaulfépar son contact sur la surfa-e de clmulfe ;
3° Conserver aux conduits de ce courant d'air une section au moins égale à celle du di'gapenient de la fumée ; i" Donner un degré suffisant d'humidité à l'air chaud, soit en plaçant sur le poêle un vase plein d'eau, soit en disposant un réservoir d'eau sur le trajet du courant d'air chaud et alimenté chaque jour à raison de 1 litre environ pour une salle do dO à SO mètres cubes; i" Compter en pratique environ I mètre carré de surface de chauffe par inO mètres cubes de capacité delà chambre à chauffer.
Le poêle calorifère de M. Chevalier est un des mcil.
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leurs calo.-iftres que l'on conslruisc aujouiù'liui. 11 se compose d'un foyer métallique central dont la fumt^e traverse une sûric de carneaux concentriques avant de s'échapper par le tuyau de fumée, tandis que de l'air circule abondamment entre les carneaux, et aprt'S s'être échauffé par son contact avec eux, s'échappe par de larges ouvertures grillagées disposées sur le pourtour de la caisse cylindrique qui enveloppe tout l'appareil.
Le calorifère de M. René Duvoir, dont notre gravure S i;t représente une coupe, est plus simple et donne aussi de bons résultats. Il est formé d'un foyer central C, d'une grille et de quatre plaques de fonte qu'on peut facilement remplacer quand elles sont usées Les produits de la combustion s'élèvent jusqu'en D, d'où il se divisent par six tuyaux, HG et EF, qui les conduisent en A et de là dans une cheminée.
M. Péclet a proposé avec raison de construire des poêles dont le foyer serait placé au milieu d'uue masse d'eau
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d.- M. lli'nO Duvoir.
travei'sée en outre par des carneaux de circulation pour la fumée et l'air fourni par la ventouse. En combinant ce système avec une combustion lento, on obtiendrait ainsi une chaleur très douce pouvant aisément se conserver pendant vingt quatre heures à cause de la grande capacité calorilique de l'eau. Le dnnger de ce système serait dans les fuites d'eau qui pourraient survenir et qui, une fois produites, deviendraient difficiles à arrêter.
CiiAufFAGE PAI\ CALonii EUES. — Los CBlorifèros différent des poêles en ce que, construits sur une assez grande échelle, ils sont toujours établis en dehors de la pièce ;\ chauffer, tandis que les poêles sont placés dans cette pifeco même. Le transport de la chaleur du foyer à la pièce peut avoir lieu, soit au moyen d'air cliaud, soit an moyen d'eau clinude, soit erilln nu moyen de vapeur d'eau, ce qui coubiitue trois dusses bien distinctes de calorifère». Quelques lègle» cependant leur sont communes et nous allons les énoncer d'abord.
L'éloignement du calorifère des pièces à chauffer exige que l'on enveloppe l'appareil dans uno construction en maçonner!: sunisammcnt épaisse et mauvais conducteur pour qu'elle ne laisse po'dre que le moins possible dichaleur an travers de se» paroi». On y emploie ordinaire ment la briipie. Au contraire, l'appareil intérieur csl en mél.il pour ménager la place multiplier les surfaces de chauffe et focilller les assemblages. Oiie condition devient même indispensable dans le cliauffnge k l'rmi nu h la vapeur. Il est égaleinrni irès-important, soit pour di-
minuer les frais de premier établissement, soit surtout en vue des réparations possibles, que l'apparei! soit simple, facile à exécuter, à démonter et à reposer, facile aussi ù visiter et à nettoyer.
Calririfère à air cliaiid. — Ces appareils sont généralement formés d'un foyer logé dans une sorte de cloche renversée et doublée intérieurement vers le bas d'une chemise en briques réfractaiies destinées à recevoir la plus forte impression du feu et à ménager la cloche. Celle-ci est percée supérieurement de deux larges ouvertures pour l'issue des produits de la combustion. Ces deux ouvertures correspondent chacune avec l'extrémité supérieure d'un conduit en fonte composé d'un certain nombie de tuyaux horizontaux et parallèles et communiquant successivement l'un avec l'autre par des tubulures verticales. L'extrémité inférieure de ce conduit se réunit à celle du conduit voisin pour se rendre dans la cheminée destinée à l'expulsion de la fumée. La cloclie et les deux rangées de tuyaux sont enveloppées chacune d'une chemise en briques laissant entre elle et la fonte un intervalle suffisant pour une large circulation d'air. Il convient de donner à cette cloche des dimensions assez grandes pour qu'elle ne rougisse que faiblement; on évite aiu-i lie communiquer une mauvaise odeur à l'air chaud. Un premier courant d'air s'établit verticalement autour de la cloche ; deux autres courants semblables se produisent autoiu' des deux rangées de tuyaux allant des tuyaux inférieurs les moins chauds aux tuyaux supérieurs qui le sont plus; la fumée, par cette disposition, se dépouille plus complètement de sa chaleur. Ces trois masses d'air inégalement chaudes se réunissent et se mêlent clans une chambre à air d'où parlent les tuyaux de distribution. Il est iniportant que la circulation de l'air soit assez acive pour que la température de cet air ne s'élève |ias trop haut ; on assure ainsi la salubrité des pièces desservies, on opère plus complètement le refroidissement de la fumée et on économise le combustible. Il est également important d'introduire dans la chambre i air chaud une quantité d'eau suffisante pour donner à l'air chaud un degré d'humidité convenable.
Les calorifères doivent être construits à un niveau inférieur à celui des pièces à chauffer, afin que l'air chaud tende à monter naturellement dans celles-ci ; dans le cas conti aire, il faudrait donner lieu ii des appels toujours incertains et incommodes. L'installation des tuyaux de distribution de l'air est une question extrêmement importante et difficile, surtout quand il faut chauffer des étages différents, l'air chaud tendant toujours par sa légèreté à juonter aux étages supérieurs au détriment des étages intérieurs qui restent froids; on n'a quelquefois d'autre ressource que de partager le calorifère en compartiments distincts pour chaque étage. Les tuyaux de conduite d'air doivent être entourés avec soin de corps mauvais conducteurs pour éviter qu'ils ne se refroidissent ; ils ne doivent jamais avoir horizontalement une grande longueur, parce que l'air y circulerait avec peine; les bouches de chaleur doivent être larges, et enfin chaque pièce à chauffer doit présenter des ouvertures assezgrandes pour l'ccouleincnt de l'air froid à mesure que de l'air chaud est versé par la bouche de chaleur.
Calorifère à vapeur d'eau. — La vapeur d'eau bouillante est employée depuis très-longtemps au chauffage des ateliers et manufactures, et c'est là qu'on a puisé l'idée de la faire servir au chauffjige des édifices publics et des maisons particulières. La quantité de chaleur que la vapeur d'eau bouillante emporte avec elle et qu'elle abantlonne en se condensant est considérable; l kil. de vapeur à IOii° perd en effet G30 calories en retournant à l'éiat d'eau à Ki". On comprend dès lors tout l'avantage (pie l'on peut retirer de la substitution de la viipeur à l'air chaud dont la puissance calorifique est au contraire si faible. Celte substitution préseme cMicnre <li's avantages d'une autre n:ilure. La force ascensiciuiielle de l'air chaud dans les tuyaux de distribution est toujours très-faible, et il suffit du plus léger obstacle i)our la détruire. Il en résulte des dillicullés très-graves quand on veut chauffer (!n même temps un certain nombre de pièces placées à la suite les unes des autres et surtout à des niveaux différents. La vapeur, au contraire, est poussée par derrière par 1 effet infinie de sa production dans la chaudière et se tioiive ainsi oblig e de suivre toutes les issues qui lui sont ouvertes et <pie l'on peut i'é;;ler à volonté ; ses tuyaux d'' rondiiite sont l'^'uleiiient moins vcluniineiix et d'une installation plus facile an travers des murs et des planrlnrs; toutefois riiistallatiou d uu appareil de chauffage à la vapeur est toujours assez dispendieux pour qu'on
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n'y ait guère recours que dans des établissements d'une certaine étendue, des édifices publics ou des administrations importantes. Nous en dirons cependant quelques mots.
Un appareil de ce genre se compose essentiellement d'un générateur destiné à produire la vapeur, de tuyaux de distribution et de transport, enfin de récipients à grandes surfaces extérieures destinés à condenser la vapeur et à transmettre à l'air au travers de leur enveloppe la chaleur provenant de cette condensation.
Les générateurs ne présentent rien de particulier dans leur disposition (voyez Chaudières a vapeur). Les tuyaux de distribution doivent être en métal, le meilleur est le cuivre, et assemblés avec beaucoup de soin pour éviter les fuites. Ce sont ces deux parties de l'appareil qui occasionnent la plus forte dépense d'installation A cause des précautions qu'elle exige et de la perfection avec laquelle ces parties doivent être exécutées.
Les récipients ou appareils de condensation reçoivent des formes très-variables selon les localités où ils sont établis. Ce sont de simples tuyaux dans les ateliers et même les édifices publics, quand ces tuyaux peuvent être facilement cachés à la vue sous des tables, des planchers ou des chaufferettes, ainsi que l'a fait M. Grouvelle à la bibliothèque de l'Institut ; mais au milieu des sallis habitées et décorées, ces récipients doivent faire eux mêmes décoration; on leur donnera la forme de piédestaux, de consoles... ainsi que l'a fait le même ingénieur pour les salles de l'Institut et des Néothermes. La forme intérieure de ces appareils est d'ailleurs très-simple : ce sont des vases métalliques creux dans lesquels vient déboucher un tuyau de vapeur ; un second tuyau sert pour la sortie de l'air chassé par l'arrivée de la vapeur; un troisième ramène au générateur l'eau provenant de la condensation.
Calorifère à eau chaude. — Le chauffage à la vapeur est énergique et prompt : mais il porte immédiatement la température au maximum, et dès que l'afflux de vapeur cesse, la température tombe. Le chauffage par circulation d'eau chaude est remarquable, au contraire, par la
régularité et la durée do ses effets, l'extrême facilité avec laquelle on peut modérer la chaleur et en régler l'intensité suivant his besoins du moment, par la seule conduite du feu. Ce .système n'i xigc ni alimentation, ni nettoyage, ni surveillance; le feu peut être négligé pendant plusieurs heures sans produire un abaissenKMit de température notable. De tous les syslùnics, c'est donc celui
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qui convient le mieux au chaufi';igc des appartements. Ce procédé, du reste, était mis en usage par les Romains dans leurs étuves et leurs thermes ; de nos jours encore les eaux thermales de Cliaudes-Aigues sont employées au chauffage des habitations sous lesquelles elles circulent dans des conduits ; mais ce que l'on appelle circulation rf'ea», la disposition de l'appareil q\ii sert à conduire l'eau chaude sur les points que l'on veut chauffer et à ramener l'eau refroidie à son point de départ pour lui rendre la chaleur perdue, est de l'invention de Bonnemain, qui l'employa dès 1777 à l'incubation ajtificielle des œufs de poule. Ce procédé fut porté à un tel degré de perfection qu'un appareil monté par Bonnemain lui-même fonctionne encore au Pecq (voyez Incudation). De Francis il passa en Angleterre, où il reçut, de i830 à IS36, un immense développement pour le chauffage des appartements, et Perkins lui ouvrit encore une nouvelle voie, en imaginant, en 1837, la circulation d'eau à haute pression. Ce procédé revint alors en France, où M- Léon Duvoir lui donna une très-grande impulsion. Notre gravure 514 donnera une idée suffisante de l'ensemble des appareils employés généralement par cet ingénieur. Ils se composent d'une chaudière en fonte ou en tôle à foyer intérieur et enfermée dans une construction en briques pour la préserver du refroidissement. De cette chaudière, en son sommet, p.irt un tuyau BC qui s'élève directement jusqu'au plus haut point où on veuille porter la chaleur. Il y débouche dans un vase d'expansion D ou de niveau d'eau librement ouvert à l'air ou simplement fermé par un couvercle à volonté quand le chauffage doit être fait à la pression ordinaire, ou bien esactement clos quand on veut forcer la température et la faire monter au-dessus de lOO», ce qui n'a lieu que dans les grands appareils de chauffage et exige l'addition d'un manomètre et d'une soupape de sûreté sp. Du vase d'expansion partent autant de tuyaux ef, hi, qu'il y a de pièces à chauffer par étage. Chacun d'eux vient débouchera l'extrémité supérieure d'un pnf le d'eau E ordinairement en fonte. Cn tuyau de retour mn part de l'extrémité inférieure de ce poêle pour descendre k l'étage inférieur ou aboutir à la chaudière, à l'extrémité inférieure de celle-ci. Tout l'appareil est exactement rempli d'eau, sauf l'espace nécessaire dans le vase d'expansion pour la dilatation de l'eau par la chaleur. Quand on allume le feu sous la chaudière, l'eau qu'elle contient s'échauffe, se dilate, devient moins dense et tend à monter; eUe s'élève en effet par le tuyau diiect BC, tandis que l'eau descend par les tuyaux de retour pour prendre la place de celle qui s'élève. Une circulation d'eau assez active ne tarde pas à s'effectuer dans tout l'app.areil qui, au bout de quelque temps, se trouve à peu près également chaud en tous ses points, les poêles d'eau et les tuyaux de retour étant cependant toujours de quelques degrés au-dessous du tuyau direct, que l'on préserve avec soin du refroidissement. Les poêles d'eau placés chacun dann une pièce à chauffer y versent une chaleur douce et bien soutenue. Ils peuvent ainsi en échauffer directement l'air, ou bien être traversés par des ventouses qui servent à renouveler l'atmosphère respirable.
Dans le système imaginé par Perkins, l'appareil de circul.ation est formé par im long tube de fer replié sur luimême en spirales remplaçant, d'une part, les poêles d'eau, et, d'autre part, la chaudière où l'eau reçoit l'aition du leu. Cette disposition donne plus de puissance aux appareils de Perkiiis ; mais, comme l'eau y acquiert des températures pouvant s'élever jusqu'à '.iOOo, et qu'à cette température la pression de l'eau est énorme, on y est toujours exposé à des dangers d'explosion qui sont nuls quand on opère à la pression ordinaire.
Chauffage a circulation combinée de vapeur et d'eao chaude. — M. Ph. Grouvelle a fait la plus heureuse association des deux derniers procédés de chauffage à la nouvelle Force de Paris, dite prison Mazas. I :22ll cellules divisées en six corps de bâtiments, les corridors où elles s'ouvrent, les parloirs, les services généraux, les bâtiments de l'administration, cn un mot un cube de àiOUO mètres divisé en un nombre considérable dr conip^ir:!mcnts différents, sont chauffés et ventilés parun seul foyer et un seul homme pour la conduite du feu. CIkicuu des dix huit étages de iiS ccllulis a un vase chauffeur d'où part une circulation en tuyaux do fonte indépendante des autres, complètement close, et dont le tuyau supérieur se bifurque pour courir devant cha(iue rang de cellules de l'étage.
Chaque cellule a un appareil qui lui app.artient, indépendant de tous les autres et pris cependant sur l'app-ireil commun de l'étage. Cet appareil est composé de
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