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ï"',33 do tuyau d';iller et de l'",33 de tiiyuii de retour, qui, av:c {l"',()81 de diamètre donnent l'",20 de surface de chaufte par cellule. Ces tuyaux sont renfermés dans un coffre on plâtre adossé aux cloisons des cellules. De l'air déjà chaud, pris dans les corridors, les parcourt dans toute leur longueur, pénètre ensuite dans la cellule par des ouvertures grillagées et y opère une ventilation suffisante tout en y maintenant une température uniforme de 13 à 15°.
Chariue vase chaufleur est chauffé par de la vapeur d'eau qui y est amenée par un tuyau gagnant snccessivement tous les étages et qui communique avec lui serpentin logé dans le vase chauffeur. Un second tube sert à évacuer l'eau provenant de la condensation de la vapeur et à la ramener dans le générateur. Ce générateur, formé de plusieurs chaudières accouplées et fonctionnant comme une chaudière unique, est disposé dans des caveaux situés au cer.tre de l'édifice. La dépense de houille est évaluée à 2 001/ kil. par jour moyeu de chautTage, avec une ventilation de 25 mètres cubes par cellule et par heure, et l'ouverture facultative des fenêtres pour chaque détenu ; ce qui donne environ 4 kil. par jour pour 100 mètres cubes de pièces chauffées et ventilées. C'est de tous les résultats le plus économiquement obtenu jusqu'à ce jour. M D.
CHAULAGE (Agriculture). — On donne ce nom a une opération ayant pour but de prévenir certaines maladies des céréales, au moyen de substances assez caustiques, assez corrosives, pour altérer la poudre de la carie, par exemple, sans désorganiser le grain que l'on va confier à la terre. La chaux vive, le sel marin, l'alun, le sulfate de soude, le sulfate de cuivre, l'acide arsénieux,etc. ,ont été .employés. Mais on doit voir, par la nature des moyens, que plusieurs offrent des dangers, et celui qui parait aujourd'hui le plits efficace et sans inconvénient pour la santé des semeurs, c'est le procédé de Mathieu de Dombasle (1S35). On place le grain dans un baquet, on l'arrose, en le remuant, avec une solution de 640 grammes de sulfate de soude dans 8 à 9 litres d'eau chaude pour un hectolitre de grain, de manière que celui-ci soit bien humecté partout ; c'est alors qu'on répand sur la masse dn blé de la poudre de chaux éteinte, en continuant toujours à remuer jusqu'à ce que tous les grains soient exactement couverts de chaux. La dose de chaux vive pour un hectolitre est de 2 kil. pesée avant l'extinction. Cette opération, ainsi faite, porte le nom de sulfatage; mais le nom de chauloqe est encore généralement usité.
CHAl'LIODli (Zoologie: , Chaulioilus, Schn., du grec chnuUnilous, qui a des dents saillantes. — Sous-geui;e de Poixsoiis ma/acoptérijijiens ahrioyninaiix , genre Émce (brochets) ; deux dents à chaque mâchoire qui croisent sur la mâchoire opposée. Ils ont beaucoup de rapports avec lesstomias. Le C. de Hloniie \C. Slnniit\ Schn.), la seule espèce connue, a été trouvé près de Gibrallar; d'un vert foncé; il a de 0",'iO à 0",45 de longueur.
CiiADLiODE (Zoologie), C/(««/i'irfe«, Latr. — Genre d'Insectes névroplérex, famille des P/mn'pemtex^ tribu des lleme'iohins; ils ont cinq articles à tous les tarses, quatre palpes filiformes; trois petits yeux lisses; antennes peclinées. Des fitats-Unis. Ce genre a été établi par Latreille sur \' /iémero/)c pcctixicorne de Linné et de Fabricins.
CHAUME (Botanique), culmu.'!. — Nom sous lequel on désigne la tige des Graminées : herbacée, simple, garnie de plusieurs nœuds, elle est remplie d'une moelle légère, centrale, déjiourvue de faisceaux flbro-vascnlaires, qui, en général, ne se développe pas aussi vite que la tige, se détruit lorsque relie ci s'accroît, et laisse à son centre un canal vide, qui lui vaut le nom de lir/e fistiilcuse {/islu/n, petit tube) (voyez Mo.\ocoTYi.i noM s, Tioe).
CilAlMK (Agriculture). — On appelle chaume, cette portion de la lige des céréales qui rc^te au-ilessns de la surface du sol, après la mois.son; sa hauleur varie, suivant les localités, de O'-.lS à 0",4H ; quebiuelcis inrine, on coupe le blé ras-terre. C'est surlo'.t dans les gr<isscs terres argileuses qu'on laisse de grand» chaumes, et immédiatement après la moisson, on les enterre afin do diviser le sol, et rie l'ameublir. Mais c'est là une mauvaise spéculation, parce qu'on retranche ainsi de la récolte une quantité de paille qui dépasse la valeur de ce que collerait un uuiic nmcndemcnt. Quilques luliivaK^nr» emploient aussi celle méthode, lorsque le pied des hlés est ciiThargé d'hi^lK's dont on évite ainsi do mclaiigcr les graines avec le blé; dan» ce cm, on fauche ce rhauuie quinze jours après, et l'on en fait du fourrage, ou bien on lo fuit p.'\lurer sur pince par h's moutons; nuiis comme celle abondance de plante» nuisible» peut dispandtru pur
un meilleur mode de culture, il est bien prouvé que le cultivateur n'a pas intérêt à perpétuer cette pratique ; le fourrage obtenu ainsi ne compense pas les inconvénients qui eu résultent, et surtout celui de rendre impossibles les labours d'automne, si nécessaires, dans les terres compactes, pour ouvrir le sol aux influences de l'air. Il y a donc avantage à tenir les terres nettes par un bon mode de culture, à couper le blé ras-terre, et à faire des prairies artificielles pour nourrir les bestiaux, mieux qu'on ne l'eût fait avec les chaumes réservés lors de la moisson. Si pourtant l'abondance des plantes nuisibles obligeait accidentellement à laisser dos cbauiues longs, il faudrait, par un temps bien sec, y mettre le feu ; toutes les mauvaises graines seraient brûlées.
CHAUSSE (Chausse d'Hippocrate), (Médecine). — Espèce de sac conique, d'entonnoir, en étoft'e de laine, dont on se sert pour passer les sirops, les décoctions épaisses et muqueuses, et toutes les liqueurs trop denses pour passer au filtre de papier (voyez Filtre). La chausse ressemble exactement à un pain de sucre, dont elle semble être la forme ou le moule.
^ CHAUSSE-TRAPPE (Botanique). Allusion faite au calice épineux de cette plante, qui ressemble à cet instrument de guerre, à plusieurs pointes qui servaient autrefois à arrêter la cavalerie, et que l'on nommait chausse-trappe. Calcitrapa, de calcis, pied, et trappa, de trapp, signifiant piège, en celtique. — Espèce de plante du genre Centaurée (voyez ce mot).
CHAUVE-SOURIS (Zoologie), Vespertilio , Lin , du latin vesper, le soir. — Tribu de Mammifères, ordre des CIte'iroptères, qu'elle forme tout entier avec la petite tribu dos Galeopillièques. On distingue les chauves-souris par les caractères suivants : doigts des membres antérieurs excessivement longs et formant, avec la membrane remplissant les intervalles qui les séparent, des ailes autant et plus étendues que celles des oiseaux. Aussi, les chauves-souris volent-elles très-haut et très rapidement. Les muscles pectoraux sont très-dévcloppés, et le sternuiu a, dans son milieu, une arête pour leur donner attache conmie dans les oiseaux. Les yeux sont excessivement petits, mais les oreilles, souvent très-grandes au point de former quelquefois avec les ailes une énorme surface membraneuse presque nue, et tellement sensible, que les chauves-souris se dirigent dans tous les recoins de leurs sombres retraites, probablement parla seule diversité des impressions de l'air. Ce sont des animaux nocturnes qui passent l'hiver en léthargie, suspendus par les pattes de derrière Les femelles mettent bas deux petits qu'elles tiennent cramiiounés à leurs mamelles. Cette tribu, trèsnombreuse, a été subdivisée en un grand nombre de gciu'es, partagés eux-mêmes quelquefois en sections. Les Kousseltes [Pteropiis, Briss.) constituent une section de grandes chauves-souris de r.\>ie méridinuale et de l'archipel des Indes ; leur membrano est éoliancrée profondément entre les jiiuibi's ; elles ont drv incisives tranchantes à i-li:i'|iii' iii;irliMii-r, cl il. s iri:irli.'liiii's à couronue plate; an -1 \nriii-' l|,'^ .11 r:iiiilr p.iiii.' .lo fruits, dont elles doli ni-, iii li.-.inr..ii|i. i;. ji. lulanl, illi's poucsuiveut aussi les petits oiseaux ol les poiits quadrupèdes Ce sont les plus grandes chauves-souris, et on mange leur chair. Elles n'ont point ou presque point de queue; parmi les premières, on peut citer : la fi. cdulc [P. edulis, Geoff.) des des de la Sonde et des Moluques; la fi. Kalou, Ka- /oug (P. jauanicu.i. Desm.), un peu plus grande Ciue la précédente (l^iGO d'envergure), elle habite Java; la lionsset te vulgaire I P. vulgnris, GoolV.) des Iles de France et de Bourbon. Le Kn/nug, nom qu'on t oimc vulgairement à toutes les Roiissi.|i,.s dniis lo pays, se trouve en «bondaiicc à Java |.;ii n. nh. i i ni.nt. Ces animaux viv<'iit en sociétés nombi. Il . , , liant la lOle ou b:is aux branches des ai birs, s.' . i. - 1. nii,(oiitro les autres, immobiles, siliMicieux, et semblant faire corps avec la b.aticlie; à pciiio le soleil a t-il disparu, qu'ils quittent la branche ot s'élancent dans la campagne pour chercher leur nourriture. Ils dévorent iiHlisiinctiineut toutes espèces de fruits, et font des dégàis c.insiili'-ralilt'S, dont on ne préserve le» plus rechorclios (|u'ou les enveloppant comme nous faisons pour nos raisins de table. Leur chair est estiméi! et on leur fait une chasse assez active (voyez. Roessettk). Parmi les Roussetlcs qui ont une petite quelle, on distingue : la fi. d'Ugi/pte, (P. .Egi/ptiaiui, Geoff.), lainen»!^ et grise, qui vit dans les souterrains en Egypte. A côté de» lloussett.'s, on peut placer les Céphaloles (voyez co mot). Après les Rou'-solto», viennent lo genro Mninsses {Mnlussus, Geoll.) à niusoau simple, oreilles larges ot courics, s'unissaiit l'uiui à l'aulro sur le niusoiiu.
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Des deux continents (voyez Molossf.) ; le genre Noclilwn (Noctilio, Lin.) d'Amt^iique (voyez ce mot); le genic Ph.rllostome [fliyt/ostotim, Cuv. et Geoff.), dont la langue peut s'allonger beaucoup, et se termine par des papilles qui paraissent disposées pour former un organe de succion. Ils sont d'Amérique, courent mieux que les autres chauves-souris, et ont l'habitude de sucer le sai'g des animaux. C'est dans ce genre que se trouve le fameux Vampire > Vnjnpiriis spectrimi. Lin.), qui attaque surtout le bétail (voyez VAMPiBEj.Les Oreillards I^Plecotus, GeoH.)
Fig. SIS.— Oreillard vulgaire (lonî. du corps, 0"i,0:;).
forment un genre qui a les oreilles plus grandes que la tête, unies l'une à l'autre sur le crâne ; avec un oreillon grand et lancéolé et un opercule sur le trou auditif; 1'". d'Europe [P. vu/garis. Et. Geoff.) Ifig. SUS) habite les ruines de nos vieux édifices, il n'est pas rare aux environs de Paris (voyez Oreillard).
Les Chauves- souris communes ou Vesperfilions {Vospertilio^ Cuv. et Geoff.) constituent un genre caractérisé par des oreilles séparées, quatre incisives en haut, six en bas, la queue comprise dans la membrane. Les nombreuses espèces de ce genre sont distribuées dans toutes les parties du monde. On en compte six ou sept en France. On les trouve en général dans les vieilles ruines, dans les cavernes, les souterrains, les creux des vieux arbres. F.lles vivent en général d'insectes, et à ce point de vue, elles rendent de trt'S-grands services, qui mériteraient d'être réconi|icn-sés par un peu plus de sympathie de la part de l'homnie. Elles chassent pendant la nuit, et dans quelques pays on les a nommées, à cause de cela. Hirondelles de nuit. Le jour, elles demeurent immobiles dans leurs retraites, accrochées par leurs griffes, la tête en bas, serrées et tassOes les unes contre les autres; c'est dans cette position aussi qu'elles passent l'hiver pour ne se réveiller qu'au printemps. Ces animaux cherchent à mordre lorsqu'on veut les saisir.
Les principales espt^ces sont : La C. ordinaire {V . mûrinus, Lin.), la plus connue et la plus grande du genre; elle a les oreillons en forme d'alêne, les oreilles oblongues, poil brun-marron dessus, gris clair dessous ; 0",40 (l'envergure. La C. se'rotine {V. serotiiius. Lin.), marron l'oiicO, ailes et oreilles noirâtres. On la trouve sous les toits des églises. Un peu plus petite que la précédente, c'est la plus commune aux environs de Paris. La C. nodule (V. nuclula. Lin.), un peu plus grande, on la trouve dans les creux des vieux arbres ; Et. Geoffroy l'a vue souvent dans les chantiers qui avoisinaient le Jardin des Plantes. La C. pipistrelle (F. pipi^irelliis, Gni.), la plus petite de notre pays (O",!? d'enverg.), brune noirâtre, oreilles triangulaires.
La répulsion qu'on éprouve pour ces animaux, dont l'aspect n'est pas gracieux , n'a pas empi'ché quelques personnes de chercher à les apprivoiser. Ainsi, le naturaliste anglais White raconte qu'il avait une chauvesouris qui prenait les mouches dans la main, et elle en épluchait les ail's qu'elle rejetait. Elle mangeait aussi très-bien de la viande crue. On a vu, dans des fermes an-
?;laises, des chauves-souris |irivécs qui vivaient avec la aniille et venaient prendre des mouches enirc les lèvres. Les genres établis par Et. Geoffroy Saint- Ililaire dans la tribu des C/inures-soiiris, sont au nombre de quinze; en voici les noms: (Uossoplwrje , Mr'f/nderme , Mulotvolant, Mtjoptère, Nodilion, S'ijctrrc, Nt/rtinome, Oreillard, Phijltnslome , Rhinotophe, Rhinnpome, Roussette, SIénoderme, Tnphien, Vespertilion (voyez les mots qui ne sont pas traités dans cet article).
CIKLX (Chimie), Cuadx vive, Pi\otoxïdb de cai.cii'm
ANnvDiiE. — Combinaison d'un métal appelé calcium avec l'oxygène dans la proportion de 20 de calcium avec 8 d'oxygène. La formule est CaO.
C'est un corps blanc caustique, très-alcalin, d'une densité égale à 1,3 Exposée à l'air, elle en absorbe l'humidité, se gonfle et se réduit en poussière ; on dit qu'elle s'est dehtée ou amortie. Mise en contact avec l'eau, elle s'échauffe et foisonne beaucoup en donnant lieu à un hydrate CaO.HO. Si la quantité d'eau est peu considérable, la température peut s'élever à M'f)", et d'abondantes vapeurs d'eau se dégagent avec sifflement ; dans le cas contraire, la chaleur, se répartissaiit sur une plus grande masse d'eau, en élève moins la température. Il se forme alors une bouillie plus ou moins claire appelée luit de chaux employée au blanchissage des murs à la chaux.
La chaux, d'après Dalton, se dissout dans 778 fois son volume d'eau à IS" et dans 1 27ii fois son volume d'eau à Kjn»; elle est donc moins soluble à chaud qu'à froid, et sa dissolution froide se trouble par la chaleur. Cette dissolution, appelée enu de chaux, est fréquemment employée en chimie comme re'actif. Quand on veut la rendre plus chargée en chaux, il faut y ajouter du sucre qui augmente la solubilité de cette substance. L'eau de chaux est également employée en médecine pour hâter la cicatrisaiion de plaies trop lentes â se guérir. On l'obtient pure en introduisant dans un flacon de la chaux et de l'eau, agitant, laissant déposer et versant l'eau qui surnage l'excès d'alcali pour la remplacer par de l'eau pure, puis renouvelant cette opération deux ou trois fois pour ne g.arder que la dernière eau. Cette eau très-limpide se trouble peu à peu à l'air; la chaux qu'elle contient absorbe l'acide carbonique de l'air et forme du carbonate de chaux blanc et insoluble.
La chaux vive ou amortie jouit de la même propriété que sa dissolution ; elle se carbonate à l'air, mais d'une manière qui n'est jamais complète ; il se forme une combinaison de carbonate et d'oxyde hydraté dont la formule est (aO,CO^-4-CaO,HO.
La chaux pure est complètement infusible, mais quand elle est mélangée de silice ou d'argile, elle peut se fritter au feu et même y éprouver une fusion complète.
La chaux est employée dans l'industrie à la fabrication de certains produits chimiques ; on en fait usage pour la clarification des sirops de sucie, pour la purification du gaz de l'éclairage, dans la préparation de divers luts ou ciments pour fermer les joints des conduits de vapeur de gaz ou d'eau. Elle est employée annuellement en quantités immenses à la confection des mortiers. L'agriculture commence à en tirer im excellent parti comme amendement des terres trop argileuses. Sous ce dernier rapport sui-tout sa production économique est d'une trèsgrande importance.
Cuisson de la chaux. — Un des procédés les plus anciennement employés pour cuire la chaux et que l'on trouve encore usité dans quelques localités, consiste à straiifier dans un four circulaire, fr'ur à chaux, la pierre calcaire ou pierre à chaux avec du bois, de la tourbe ou du charbon de terre sur un lit de fagots qui sert à allumer. Lorsque le feu est arrivé à la moitié de la hauteur du tas, on en recouvre la partie supérieure avec du gazon pour que la cuisson soit plus lente et plus régulière.
Plus tard on employa le four à cuisson intermittente dont nous donnons une coupe par notre gravure .S16. Ce four, dont la hauteur est d'environ :i mètres, est construit en briques, avec revêtement intérieur en briques réfractaircs ; il porte inférieurcment une ou plusieurs ouvertures destinées à l'introduction du combustible et à l'extraction de la chaux cuite. Pour charger le four on construit au-dessus du foyer une votUe grossière avec les plus grosses pierres à chaux disposés sans ciment et on remplit la cuve au-dessus de la voiUe de pi( rres plus petites. Dans le foyer on brùle des fagots, des broussailles ou de la tombe. Le f u est d'abord ménagé, puis, au bout de douze heures, poussé plus'vivement jus'iu'â ce que toute la masse soit rouge. On arrête alors le fen, on laisse refroidir et on défourne. Cette calcination intermittente entraîne une perte considérable de chaleur et de temps pendant le rcfroidissenieni du fourneau; aussi a-t on pu réaliser une économie ir.'s nutalile par l'emploi de fours marchant d'une manière rontiniie et dans lesquels la pierre calcaire est chargée par la partie supérieure (gueulard), tandis que l'on retire la chaux cuite par des portes ménagées â la partie infiïrieuro du fourneau. Ces fours continus, dits fours omlanls, sont de deux sortes. Dans les uns, on stratifié le combustible et le calcaire ; on dcfoui-uc la chaux â mesure qu'elle est
cuite et on ajoute ii chaque fois do nouvelles charges par l'orifice supérieur. Ce sont de grands cylindres ouver s inférieurenient pour l'entrée de l'air et la sortie de la «hanx. Dans les fours coulants do la seconde espèce, le
combustible est introduit à part dans des foyers disposés latéralement autour du four de manière que la flamme et les produits sazcux de la combustion traversent la pierre à chaux i\ous donnons {/ii/. .'iH ) la coupe d'un four de ce genre, o est l'un dos trois foyers qu'il possède ; on
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Vrf. 310 Ma.
peut y briMer du bois, de la tourbe ou di; la houille. La flamme pénMie dans la cuve du tour par uji carneau 6e C|ui y déboiiche à I"',.'i0 au-dessus do lu sole. En il Ht trouve une pcule que l'on ouvre seulement au moment où l'on veut défouiner. La forme intérieure du founienu permet & la charge de descendre facilement A chaque extraction de chnux cuite, et celle-ci est réglée de nuinltre que les fragments de pierre incomplètement