CIR
gones réguliers circonscrits i la circoiifcrcncc dont le rayon est 1 met re.
Triangle . . .
Carré
Pentagone . . .
Hexagone. . .
Octogone...
Décagone.. , Dodécagone.
10,3923 8,0000 7,2634 6,9JSi 6,6214 6,4984 6,4308
Tous les polygones circonscrits à une même circonférence ont pour apothème (voyez ce mot) le rayon de cette circonférence. ,. j j . .
Si l'on circonscrit à une sphère un cylindre droit et un cône équilatéral, on trouve que la surface de la sphère étant représentée par 1, celle du cône sera 9 et celle du cylindre 6 ; il en est de même pour les volumes;
CIRCONVOLUTIONS (Anatomie). — On désigne ainsi les saillies ondoyautesqui se remarquent sur toute l'étendue du cerveau et du cervelet, et qui sont formées par une lame de substance grise à l'extérieur et à l'intérieur d'un noyau de substance blanche; elles se présentent sous la forme de sillons tortueux, irrégnliers, plus ou moins profonds, qui séparent des éminences arrondies sur les bords, contournées sur elles-mêmes et ressemblant un peu aux replis de l'intestin grêle dans l'abdomen ; on a désigné sous le nom d'anfniciuosités les sillons dont nous venons de parler. On a prétendu, dans ces derniers temps, que le développement des circonvolutions n'était point en rapport avec celui des facultés intellectuelles dans la série animale ; cette assertion, basée à ce qu'il parait sur un certain nombre d'observa tiens, aurait besoin d'être confirmée par un ensemble de recherches plus complètes. Du reste les circonvolutions sont nulles chez les poissons, les reptiles, à peu près chez les oiseaux-, très-peu développées chez les rondeurs; déjà prononcées chez les carnassiers, elles sont beaucoup plus apparentes chez les ruminants et les solipèdes; elles atteignent de grandes dimensions chez l'éléphant et les singes. Enfin, chez l'homme, elles sont tout à fait exceptionnelles.
On a encore appelé circonvolutions les contours que les intestins décrivent en se repliant sur eux-mêmes.
CIRCULATION (Zoologie), du latin circuhis, cercle. — La circulation est une fonction qui, chez les animaux, a pour but de distribuer dans le corps le sang qui le nourrit, puis do ramener ce sang à l'organe de respiration pour qu'il reprenne au contact de l'air ses propriétés nutritives, et de le porter ensuite de nouveau dans tout le corps. Cette importante fonction a été découverte \ers ïd'lS par Harvey, célèbre médecin anglais.
Le sang qui vient de se parfaire au contact de l'air dans l'organe de respiration (voyez Sang, Respiuation), se rend aux diverses parties du corps qu'il doit nomnir ; là il s'altère et change de couleur en exécutant cette fonction, alors l'autre portion du mouvement circulatoire le ramène à l'organe de respiration pour y reprendre toutes ses propriétés. Quand il va de l'organe respiratoire aux parties, chez les animaux supérieurs , il est siiny muge ; il est sanf/ noir, au contraire, quand il revient des parties au lieu où s'effectue la respiration. Le mouvement circulatoire se divise donc, si l'on peut dire, on deux moitiés : la circulation du s-iinr) rouge et la circulation du sang noir. Plus l'appareil où se meut le sang sera complet, plus il sera exactement clos, plus la fonction s'exercera avec précision. CIh'z les animaux à sang chaud, par exemple, le sang contenu dans un système de vaisseaux continus et jiarfaitement clos décrit ses deux trajets bien complètement : le sang devenu rouge dans les poumons (organes de respiration de ces animaux) est distribué tout entier aux parties du corps; là il s'altère, devii'ut sang noir et retourne tout entier aux poumons reprciidr.' lu niiilcur roug.' qui cararli'risc seul aptitude à nourrir nos organes. Mais l.irs(|ue l'appareil dans lequel il est contenu est un peu moins parfait, le sang rouge et le sang noir se rencontrent dans leur trajet, il se fait un mélange, et dès lors toute la masse du sang noir n'est plus ramenée à l'organe respiratoire, une partie mêlée au sang rouge retourne aux parties sans avoir préalablement respiré; et, réciproquement, uuc
partie du sang rouge est entraînée avec le sang noir vers l'organe de respiration sans avoir été pniii' jus^iiTaux organes du corps. On nomme circii/iilmn r,„„/,/. /,■ ci'Ue qui s'exécute de façon qu'il 7i'i/ njainajx iiicun „ir/ange du sang qui a respire' avec relui qui n'a pus respire. Si ce mélange a lieu, la circulation est incomplète.
L'appareil où se meut le sang est presque réduit à rien chez les animaux les plus imparfaits, mais il se complique à mesure que l'organisme se perfectionne, et nous allons, chez un animal aussi élevé que le chien, par exemple, le trouver coinposé essentiellement d'un système de vaisseaux ramifiés et d'un organe central d'impulsion, nommé cœur, et capable d'imprimer au sang le mouvement dont il est animé dans ces vaisseaux.
Le cœur. — Le cœur est le centre d'impulsion du sang. Chez un animal supérieur c'est un muscle creux, placé au milieu de la poitrine, et dont les contractions ou battements poussent en même temps le sang ronge vers les parties et le sang noir vers les poumons ; aussi est-il composé de deux moitiés pareilles, souvent nommées cœur droit et cœur gauche. Chacune de ces moitiés est divisée en deux cavités nommées, l'une oreillette, l'autre ventricule. Ces cavités communiquent ensemble, tandis qu'il n'y a aucune communication d'une moitié du cœur à l'autre, et en même temps chaiiine de ces moitiés est placée sur le trajet d'une drs deux parties du cercle circulatoire. Ainsi, la circulation du sang rouge est mise en mouvement par les cavités gauches du cœur, tandis que les cavités droites servent de centre d'impulsion à la circulation du sang noir.
Il est facile de suivre sur la figure théorique ci-jointe {fig. 567) la marche du sang dans le cercle circulatoire de l'homme, du chien, du cheval, ou de tout animal semblable. En CR est le re'seau capillaire respiratoire où le sang vient de se parfaire au contact de l'air et de prendre la couleur rouge; en CG est le re'seau capillaire nutritif où il s'altère et devient noir. Le mouvement circulatoire doit, comme je l'ai dit, porter le sang de CR en CG, et le ramener ensuite de CG en CR ; les petites flèches indiquent cette direction. Considérons donc le sang rouge en CR. Des vaisseaux CRÔ (veines pulmonaires) le mènent à l'oreillette gauche 0 ; cette oreillette , en se contractant, chasse le sang dans le ventricule gauche V, duquel naît un vaisseau principal [artère aorte). Le ventricule pousse le sang dans ce vaisseau, dont les ramifications aboutissent au réseau CG. Dans ce réseau capillaire de la nutrition répandu parmi tous nos organes, le sang devient noir ; de sorte que le demi-cercle CRO VCG, que nous venons de parcourir, représente la circulation du sang rouge. Mais il faut que le sang noir revienne à l'organe respiratoire ; aussi, d'autres vaisseaux CGO {veines raves) le conduisent dans {'oreillette droite 0' ; celle-ci le pousse dans le ventricule droit V qui l'envoie dans un vaisseau placé à sa suite (artère pulmonaire), et dont les ramifications se rendent au réseau capillaire respiratoire CR. Là il reprend, sous l'influence de l'air, sa coloration rouge, la. cii-culation du sniig noir est donc terminée ; elle correspond à l'arc CGO'V'CR (voy. Cui;ur). C'est ainsi que la circulation s'opère chez l'homme, les mammifères et les oiseaux ; mais à mesure qu'on descend dans la série animale, on trouve de grandes modifications. Dans les reptiles et les amphibies qui n'ont plus qu'un ventricule du canir, le sang noir et le sang rougo se mêlent dans cette cavité, de sorte qu'une partie du sang noir retourne aux organes sans avoir repassé par le réseau capillaire respiratoire, et une portion du snng rouge rentre dans l'arlir.' pulmonaire; c'est ce que Cuvier a appelé rcspirnlum viruinptètc. Dans les poissons, le cœur n'a plus que di'ux cavités, une oreillette et un ventricule. Dans la plupart des invertébrés, crustacés, mollusques, ie cœur est réduit à une seule cavitiS , qu'on nomme cœur aortique, et qui représente les cavités gauches. Chez les insectes, il n'y a plus qu'un tronçon d artères, et le cœur n'est plus représenté que p ir un vaisseau contractile. Les limites qui nous sont imposées ne nous permettent pas d'entrer dans de plus grands détails sur les conséquences qui doivent résulter de ce»
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modifications profondes dans les organes de la circulation.
CiBCULATioN DANS LES VÉGÉTAUX (Botanit|ue). — Les plantes sont pourvues d'un appareil de circulation où les liquides nourriciers se meuvent comme dans les animaux ; la i-éve et le /atex ou suc propre (voyez ces mois) sont portés dans toutes les parties du végétal, pour accomplir cette grande fonction de la nutrition; l'eau de la terre, tenant en dissolution diverses substances, entre dans les racines parleurs extrémités (voyez Absorption, Endosmose) ; de là, sous le nom de sève tiscerulante, monte par ces racines, puis par la lige à travers le corps ligneux, tant par les canaux directs que lui offrent les vaisseaux, que par les fibres et les cellules qu'elle traverse successivement, dissolvant et s'appropriant diverses substances nouvelles. Cette marche de bas en haut, et de dedans en dehors, la mène dans les feuilles et à la surface de l'écoi-ce, où elle se met en rapport avec l'air; puis, complètement organisée par cet acte respiratoire, elle prend une marche rétrograde, et, sous le nom de sève descendante, descend pour la plus grande partie à travers l'écorce, déposant sur son passage, dans des solutions de continuité toutes préparées, des amas de matières, la plupart destinées à la nourriture ou à la forniaiion des tissus; et elle arrive enfin à l'extiéniité des racines, où l'absorption a commencé. Qnant au suc propre ou latex, il circule dans des canaux sinueux communiquant entre eux par des branches transversales qui leur donnent la disposition d'un réseau très-compliqué, et par leur arrangement, leur structure et leur origine, les vaisseaux laticifères oft'rent de l'analogie avec certains vaisseaux des animaux; le liquide qu'ils ch;irrient est incolore ou coloré, chargé de granulations opaques (voyez SÉVE, Latex).
CIRCUMFUSA (Hygiène). — Mot latin qui signifie les choses environnantes. Halle désignait par ce mot la première classe de sa division de la matière de l'hygiène; elle comprend l'atmosphère et tout ce qui en fait partie, les climats, les habiiations, etc. (voyez HïGiiiNE, Ma-
TIÈKE DE L'HYr.liiNE).
CIRCUS (Zoologie). — Nom scientifique du genre Busard (oiseau).
CIRE (Chimie organi()ue). — Sorte de matière grasse sécrétée par les abeilles [cire des abeilles) ou par d'autres insectes hyménoptères d'espèce inconnue {cire de Chine). On fait encore rentrer d;ins le groupe des cires plusieurs produits qui s'en rapprochent par les propriétés; tels sont : la cire de myricn, provenant des baies du Mijrica cerifera, vulgairement nommé Cirier île la Louisianne. On fait avec cette cire un savon aromatique et des bougies qui répandent en brûlant une odeur très-agréable. La cire d'Oculja, fournie par les noyaux du fruit du Mi/risttca oculm; la cire île Carnauba, extraite d'un palmier du Brésil; la cire de Bir.uhiba, contenue dans une autre espèce de muscadier, le Myristica bicuhilju; la cire de palmier, provenant du Ceroxylon amhcola. On donne entin le nom de cire à cette matière pulvérulente d'aspect résineux disséminée à la surface des feuilles d'arbres ou des tiges, comme dans la canne à sucre, d'où l'on extrait la Cirosie (C"M'"0'), et qui forme aussi comme un léger duvet à la surface de quelques fruits. Les cires d'origine aiiimaU^ et particulièrement la cire d'abeilles, sont de beaucoup les plus employées. Cette dernière est sécrétée sons les aniir:iii\ dr l'abdomen ; c'est avec elle que les abeilles construisctit li^ gâteaux à cellules hexagonales ou alvéoles dans lcs(|iiellijs elles déposent le miri (voyi'z Abeilles). Pour extraire la cire, on souni'l les gàtiaux :ï la presse, puis on les jette dans l'eau bouillante, les principes solubles dans l'eau sont éliminés ainsi, l't la cire, ;\ raison de sa légèreté spécifique, vient tlotler à la surface où on la recueille. On obtient ainsi la cire brute ou cire jaune, La couleur et l'odeur de la cire sous cette forme sont duos à quelques principes étrangers, et surtout i\ un peu de miel ; on la purifie en la faisant fondre avec un 7.'. de crème de tartre pulvérisée, agitant foriemcnt et laissant déposer. La rire exposée ensuite à l'iiction du soleil perd peu à peu sa couleur en même temps qu'elle devient plus friable, aussi est-on obligé d'ajouter un peu de suif pour lui redonner du liant; c'est ce mélange qui constitue la cite blanche di: commerce. La cire jaune fond à lii' ; exposée à la lumière et à l'action de l'air humide ou de la rosée, elle se décolore en s'assimilant de l'oxygène ; son point de fusion s'élève à (i6° ; elle devient cire blanche. La cire est consliliiéc p.ir trois primiprs immédiats: laci^rine ou ocù/c c(.'<o/i7«e (C'^'ir'''0'',I10), la «ii/ivcine (C»«n»'0') cl la réroMtir. Lu sé|)arati(in de ces trois principe \»cfaitcn employant l'alcool bouillant
qui dissout l'acide ctrotique et la céroléir.e et laisse la myricine, qui est i peu près insoluble d.ins ce liipiide ; en concentrant la solution alcoolique, l'acide cérotique cristallise ; c'est un corps solide fusible à 78° et volatilisable sans altération. L'eau mère concentrée à son tour dépose la céroléine, corps mou qui fond à 2U°. La partie de la cire insoluble dans l'alcool est traitée par l'éthcr bouillant qui dissout la myricine; celle-ci se dépose plus tard de la solution éthérée sous la forme d'une poudre à graiiiscristaliinsfusibleà72°.Lac/)-erfeC/(i«e(G'<"Hi»S0») est d'un blaiic plus mat que la cire des abeilles; elle fond :\ 80°. Par la potasse en fusion elle se dédouble en acide cérotique qui reste uni à la potasse et en ce'/-6(i>ie(C5''H5*0-). On a en etîet :
CinsH108o4 4- 2H0 = C54IIi305,IIO + r>''ll5602
rire de Chine. Ac. cérotique. Cérotiue.
Parmi les produits qu'on extrait de la cire, la myricine et la ce'rotmc olfrent une importance exceptionnelle, car la myricine par la potasse fondue domie la mélissnie (C60H62O2), qui est un alcool de la série (C^nH^n-t-^O-) (voyez Alcools) ; de son côté, la cérotine est un alcool de la même série (C^'H^'O-). L'un et l'autre alcool doi;nei:t par l'action de la potasse un acide correspondant, Vncide me/ issique \C^^W''0'') et l'acide cérotique déjà trou\é dans la cire des abeilles (C^'H^'O'), analogues tous les deux par la dérivation et la composition à l'acide acétique (C'H'O*). Enfin, chaque alcool fournit par la distillation l'hydrogène carboné qui lui correspond, meViSiène (CeuH^"), céi'otène (C^'H*'). La cire sert principalement à la fabrication des bougies ; on l'emploie au moulage des objets délicats; et en médecine pour la fabrication des cérats, onguents et pommades. La cire et les principes qu'elle renferme ont été étudiés par MM. Gay-Lussac, ■riiénard, Chevreul, Boudet, Boisseuot, Essling, Hess, Gerhardt, Voleck, Brodie, Lewy.
CinE A CACHETEr.,CiRE d'Espagne (Chimie industrielle). Parcequ'elle nous venait autrefois de l'Inde par l'Espagne.
La cire à cacheter longe superfine se prépare en fondant 4 parties de gomme laque dans une capsule en fer sur un feu clair, puis on y incorpore 1 partie de térébenthine de Venise et 3 parties de vermillon, en remuant constamment. Quand le mélange est bien intime, on le prend par parties de 250 grammes quel'on roule et qu'ni étire sur un marbre chauffé en dessous par un réchaud, qu'on lis^e ensi ite avec une planche en bois dur munid de poignées, et que l'on divise enfin en bouts d'une Ion pueur convenable. Ces bouts, maintenus quelque teinp» entre deux réchauds, fondent légèrement à leur surface, qui devient brillante. Le plus ordinairement, ces bâtons sont moulés dans des moules d'acier qui leur donnent leur empreinte.
En remplaçant le vermillon par d'autres couleurs, on peut donner à la cire toutes les nuances qu'on désire. Les cires dorées s'obtiennent en incorporant à la pâte avant le moulage des paillettes de mica jaune doré.
Dans les cires communes, on remplace le vermillon par du minium ou même du colcothar; on remplace également la gomme laque, en tout ou partie, par un mélange de colophane et de craie ou plâtre pulvérisé, ou mieux de sous-chlorure de bismuth qui donne une cire de meilleure qualité.
CinE A BOUTEILLES. — Elle est simplement formée de galipot que l'on fait fondre et auquel on incorpore une (|naidité convenable d'ocrc ou d'une matière colorante (|urlc'ciiii|iie. Pour cacheter les bouteilles, après les avoir bien bouchées et lorsque les bouchons sont bien secs, on les renverse le goulot dans un bain de la matière fondue; une partie de ci'tte matière s'attache au verre et au liège et complète la fermeture.
CiiiE A scEi.i.Eit. — Matière plastique destinée à recevoir l'empreinte d'un cachet et employée, comme son nom l'indique, dans la pose des scelle's. Cette cire se pré|)aro en fondant ensemble 1 p.uiiis île cire blanche, I partie de téiébenthine de Veni c, pois :ij"nlantau mélange, quand il commence à s'ép.ii'-sir, uik i|nantité suffisante de vermillon pour lui doniirr une teinte rose, l'onr s'en ser\ij', on la raniuliit en la malaxant entre les d(ii(;ts, on l'applique sm' le papii'r et le tissu qu'elle doit riMMiiivrir et on la comprime fortement avec un sceau dont elle prend l'empreinte.
CiiiE iMiMiiAi.E, Ozoïhéritc. — Substance naturelle essentiellement composée de paraffine qui se rencontre en assez grande (piantité dans le sein de la terre en Moldjvic, prts Uc SUmik ii de /.ictri-iki, pour que les