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d'animaux classés, tantôt parmi les Mollusques, tantôt parmi les Crustacés. Les travaux de M. le docteur Martin Saint-Ange leur ont enfin assigné leurvéritable place, basée sur les caractères anatomiques que nous empruntons à l'auteur même. « Toutes les espèces de cette classe sont fixées, les unes par un pédicule, ce sont les Anntifes proprement dits; les autres sans pédicule, ce sont les Balnnes. Une enveloppe nommée manteau renferme le corps qui présente des traces évidentes de divisions circulaires ou anneaux. La bouche est composée de mâchoires latérales; il existe le long du ventre des filets nommés cirrhes, représentant des espèces de nageoires, comme celles qu'on vcit sous la queue de plusieurs crustacés. La circulation se fait au moyen d'un vaisseau dorsal double, mais point de cœur. Les branchies sur les côtés du corps et fixées à la base des pieds.» Dans le jeune âge, ces animaux, qui sont tous marins, nagent librement et ressemblent beaucoup à certains crustacés, tels que les cyclopes ; mais bientôt ils se fixent sur quelque corps et prennent la forme indiquée plus haut. M. Milne-Edwards regarde comme un cœur le v aisseau dorsal dont il a été question. D'après tous les caractères assignés par M. Martin Saint-Ange, i! proposa de pincer la classe des Ciir'iipédes parmi les animaux Annele's, entre les Crustacés et les Annélides; plus récemment (1858, Cours étc'm. d'Hist. nat.), il en a fait seulement un ordre de la classe des Crustacés.

CIRRHOBRANCHES (Zoologie). - Famille de Mollusques établie par de Bhiinville, et qui ue renferme que le genre Dentale (voyez ce mot).

CIRRHODERMAIRES (Zoologie). — De Blainville. g donné ce nom à la classe îles l^cliinodenncs.

CIRimOSE (Médecine). — Voyez l'oiE.

CIRSE iBotanique), (.'irsiuni,'rouTn.; Cntcus, i^ia. — Du grec kirsoi, varices, parce qu'une espèce que l'on croit de ce genre était employée parles Grecs contre les varices. — Genre de plantes de la famille des Composées, u-\ba des Cmnrées, sous-tribu des Carduine'es. Les cirses, dont ou compte au moins quatre-vingts espèces, sont des plantes herbacées, i feuilles épineuses, à fleurs tantôt purpurines ou blanches, tantôt jaunâtres; elles i^ssemblent aux chardons. Les environs de Paris en possèdent huit. Parmi les plus conmiunes sont : le C. sans tige (C. acaule. Ail.; Can/uus acaulis. Lin.), qui est une herbe vivace presque sans tige, à feuilles oblongues glabres et à fleurs pourpres; le C. des potagers {C. oleraceum. Ail. ; Cnicus oleraceus. Lin. ), qui se dislingue par ses tiges élevées de 1 mètre au moins, ses capitules entourés de bractées larges, ovales, décolorées, et ses fleurs d'un jaune pâle. Dans certains indroits on fait cuire les feuilles de cette plante et on les mange comme le chou. Caract. du genre : corolle à tube court, à limbe divisé en cinq lanières; anthères munies supérieurement d'un appendice linéaire-subulé ; akènes membraneux, :iigretto à plusieurs rangées de soies. G — s.

CIS (Zoologie), Cis , Latr. ; Anobium, Fab. — Genre d'Insectes co!éopii:res tétramères, famille de Xylophages, caractérisé par un corps ovalaire, déprimé ou peu élevé, le corselet transversal, arrondi ; la tête des mâles est souvent cornue ou tuberculée. Ces insectes très-petits ont des couleurs sombres. On les trouve à la fin de l'hiver dans les bolets qui croissent sur les sauks. L'espèce la plus commune aux environs de Paris est le C. du bolet (C. h 'leli), d'un brun obscur ; le C. reliculaium se trouve souvent dans la forêt de Fontainebleau.

CISAILLES (Mécanique industrielle). — Forts ciseaux servant à couper à froid les métaux. On en distingue de deux espères, les cisailles droites et les cisailles circulaires. Les premières sont formées de deux lames à tranchants droits réunies par un goujon autour duquel elles peuvent tourner. Leurs dimensions sont très-variables, depuis Celles des ds;iilles à main dont se servent les zingueurs, ferblantiers, poêliers, chaudronniers, etc., jusqu'à celles de ces puissants appareils mus à la vapeur et employés dans les forges ou les ateliers de construc tion des chaiulières â vapeur pour couper des barres oV lames de fer très-épaisses.

Les cisailles circulaires sont formées par des disques de fonte auxquels sont fixés des tranchants circulaires en acier, touriuint simultanément en sens inverse et disposés de manière â se t()ucher et à se croiser légèrement. On les emploie surtout pour les métaux en feuilles; ils ont l'avantage de couper les surfaces courbes ou de couper en ligne courbe. Oii emploie au^si quelquefois des cisailles mixtes pour coupi'r îles feuilles de fer très-épaisses ; elles se composent d'une lame d'acier â arête vive rectiligne

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