ACH
dnn<= dos liincttos dont l'olijoctif ou verre dirip' vorslcsohjets n'iiuniit pas été acliromatisé ou serait mal aclirouiatisé, et ce défaut, qui enlèverait toute netteté aux lunettes se corrige de la même manière. A une lentille convergente en verre ordinaire (pi/. 4 1 ), on ari-nlr nne l,.iilillo divergente eu .ristat. Si les iloux
li'iilillcs soute voiiahl.'nioi]|<-li..iM,-,lrur
rn-~onilil.' conserve enccirr les i)nipiiolés (lis l.'iitillis convergentes et peut fournir iiiir ini:i::i' réelle des objets vus au travrrs; iniiis les rayons élémentaires de divn-scs couleurs qui entrent dans la com- [insiiion de chaque rayon de lumière ordinaire ne se trouvent plus séparés les uns des autres, chaque rayon émanant de l'objet conserve ses propriétés et l'image '''IJiù'u'i.miîq'iâ'!"'' l'cste semblable i l'objet dans sa coloration comme dans sa forme.
Nous donnons ici, comme exemple, le système adopté par le célèbre artiste Fraunhofer, pour l'objectif acliromati(|ue de sn lunette astroiiomiciue. La lentille convexe de vrrir nrdiiiairo u i i,iru-ijUiss\ est associée à un ménisque cliveri:êiit de crisial i fliiil-g/iiss) ; l'ensemble agit comme nue leiii illi' simple d'une distance focale deO"',50. Soient I' celle disiance, r, >■', les rayons de courbure des surl'ai I s du ein«ii, ,v, s', ceux duflint, le tableau suivant donne une jdee .empiète du dispositif.
INDICES l)E HtKRACT10\.
lliut ),i.3Ugl 1.0107(17
Crown r =0,7347120 V
Fli.il s = 0,29?169') F
nenii-ou\orturc =0.033344? F
Ppaisseui du ccown = O.0il43.'i964» F
Épaisseur du flint = 0,0034601 IS F
Le ménisque divergent tourne sa surface concave du côté du crown.
On a cru pendant longtemps que Viirliioiinitimie était impossible, c'est-à-dire qu'on ne pouvait pas, autrement que parla réflexion sur les miroirs, changer la direction d'un rayon de lumière sans le décomposer. Cett(; (juestion fut l'objet de longs débats entre les plus grands géomètres, tels que Newton, Euler, Clairaut, d'Alembeit. Hall en n;5;i, Jean DoUoud en l"57 résolurent les premiers la question en construisant des lunettes achromati(|ues. Aujourd'hui aucun doute ne saurait exister à cet égard, et cependant, malgré les progrès de la science, la recherche des formes qu'il convient de donner aux surfaces des lentilles acenli'es en-emlile l-este eiieme (Ul des
problèmes les pins drlie^d- et les plus dHtieilev, en llieOT'ie
comme en pratique, de l'ait de Cinsiruiie les hinetles. Dans les petites lunettes terrestres, les lorgnettes de spectacle, etc., tant de précision n'est pas nécessaire, et on se contente d'une approximation .assez grossière, qui ne serait pas tolérable dans une lunette astronomitiue.
Les deux lentilles qui s'achromatisent sont ordinairement soudées l'une il l'autre par un mastic bien transparem; quelquefois elles sont libres dans >ine nieiilim; commune. Dans ce dernier cas, si eu ;< liesiMu de deuiMuter la lunette pour en nettoyer les \ en es, il lant ;i\ nie sein de les mettre en conlart |)ar les im mes snrl'uees, aiitremeiit l'aeludmalisme serait alt('ié, et la lunette perdrait nolablemeiit de ses (pudilés.
(\oyez les gi'ands traités sp.'cianx de physique etd'opti(pic: llerschel, Ti-uilé il'optiijiii', l'ouillet, Daguin, .)amiii, Itesains, etc. Triiilé-' ili' iilii/r^niur.)
\C.III'.()VL\T()l'SlI'..— An"e(ti(Miparlicidière de l'œil qui le rend incapable de disii(n.nier les couleurs, ou du moins certaines couleui--. I.e^ pii sennes rpii sont affectées d'a- (■|irom;it(q)sie cdiiiplete sujii sensibles aux différences que pn'sentent les corps et leurs diverses parties dans lenr ilegré d'éclairement, mais les voient tous colorés de la m(Vnc manière; il en est d'autres qui peuvent distinguer deux ou trois coideurs, mais qui rapportent liiiis les tons Il ceux-là. Il arrive assez souvent i|ue ces personnes ne se doutent nidlement de celte iniperreelieii de leur vue l'I (pi'elles n'en sont averties i|u'aieidenlelliueiil. Aucun
Iridlenienl n'est ;ip|lli( alile à celle llllecliun. 1)11 (vsle, si
23 AGI
les noms que nous donnons aux couleurs nous sont communs à tous, les impressions qu'elles produisent en nous sont tout iudisiduelles, et lien ne pnuue qu'elles se ressemblent chez dellN personnes dill,'i-eiites. M. D.
ACICULAIHES (Kiani.i.rs) (Butaniipie), il» ';'•■"> «™''< .aiguille. — Feuilles étroites, rigides et pointues (voyez
FtlULLIiS).
AcicuLAiBES (CnisTAUx). — Cristaux prismatiques allongés comme des aiguilles.
ACICULES (Zoologie). — Poils gros, rigides, piquants et sans crochets, au nombre de i ou 2 à chaque pied membraneux de certains Anni'liilcs.
ACIDE (Chimie), en laiin -/ei,/Hï,du grec ald.t,akicl on, pointe, piquant. — \nn dunne à tout composé dont le mode d'action se rapproche plus on mniiis de celui du vinaigre qui n'est lui-même que de r.u ide :e (li'ine (li''l;i\c dans l'eau. Les acides, au moins rem (pu si disseUiut dans l'eau, présentent, en général, les caiacleres suivants : ils ont une saveur aigre, piquante, ils rougissent la teinture bleue de tournesol ou le papier qui en est imprégné, ils décomposent la craie, le marbre avec effervescence et sont plus ou moins neutralisés par la chaux. Les acides les plus simples dans leur constitution sont ]es lu/riracides ; i\s résultent de l'union d'un métalloidc avec l'hydrogène, ce sont : les acides fliinrhi/ih-ii/iic, chlorhydriiiue, bromhijdrique, iodhtjdi-ii/iie, yiil/lii/drù/ue, sé/eiilii/drique, iellurhi/driqiie; et même l'aride cyimkydriqui> ou prussique, bien que le cyanogène soit un corps composé de carbone et d'azote, à cause des analogies qui existent entre le rôle chimique du cyanogène et celui du chlore, du brome ou de l'iode. On appelle oxacides, les acides d.ans la constitution desquels entre de l'oxygène ; ce sont les plus nombreux et les plus employés. Exemple : nc/rfe fidfuriqite ou huile de vilriul, acide azotiqiip mi nitrique, connu sous le nom d'eanforfe, acide jilii'^filiiinqiie, les acides acétique, oxalique, tartrique, sléarique, etc. Les acides sont dits hydratés ou aiiiii/dres suivant qu'on les considère comme reiifenuant de l'eau en combinaison ou comme n'en renfermant pas. Les oxacides anhydres ne sont plus, à proprement parler, des acid(»s,et prennent le nom d'.\MiïDRii)Es. Cette circonstance est très-importante, en ce sens qu'elle permet de rattacher les oxacides aux hydracides par l'élément commun hydrogène, que ces deux classes d'acides contiennent et qu'ils peuvent échanger en totalité ou en partie contre un métal en donnant naissance à diflérents sels. Un acide ordinaire n'est même, au fond, autre chose qu'un sel à base d'hydrogène, l'hydrogène pouvant être considéré comme un métal g.azeux à cause de la manif're dont il se comporte dans les léactions. On distingue les acides en minéraux et en unjaniques suivant la nature des corps dont ils proviennent (ces derniers contiennent toujours du carbone); mais cette distinction n'a rien d'ali-oln, iiiieiidn ipie l'on a pu former de toutes pièces, à l'Aude ('es éléments fournis par le ri'ïue minéral, des suhsnuice, identiipies à celles (pie prudiiiseiii les \( u.i.iux OU los auimaux. On appelle i(( ides /»/; .1// /,ev h s produits acides résult.ant de l'action de kl cliiiloiir sur ceiiniiis acides organiques, produits qui ne diffèrent des acides primitifs que par de l'eau ou de l'acide carbonique en moins, ou bien par les deux à la fois. Ou appelle acide nionohnsique ou mono-utamique un acide qui, dan^ les deubles iu(,(.\ii'osm i(i\s, l'cliaiuie
toujours tout sen lu .h-uL-ene li;isl,|ne hulceiie Il ipiel-
que sorte dlspoinldei coulre un uni. il ; /////(/ve/ec un bi-utoniiqiie celui ipii |ieut irécliaiiger que la nioilié de cet hydrogène ; Irihasique ou tri-atomique celui ([ui peut n'échanger que le tiers ou les deux tiers du même élément, etc. Les acides bi-atomiques, tri-atomiques, etc., constituent le groupe des acides po/i/iili, nuques, ainsi nommés comme si la mo^'cule d'un de ces acides renferm.ait plus d'un atome d'hydrogène basi(pie, ordinairement deux ou trois. Exemples : l'acide métttiihosphorique, HO,PO'\ et l'acide acétique, H0,C»H30'>, sont mono-atomiques , et forment des sels, MO,PO'*, et MO,C'H''0:', dans lescpiids le métal IM remplace l'Iudrogène H; l'acide ,u,r,q,h,,^l,h,n-iqin', •,'1I(),I>0', et l'acide tartrique, SII0,('.''1P()"', sont bi-atouiiipies, et tonnent des sels neutres '.'MO.PO^, et ■.'!\l(),(',''ir'0'", plus des sclsaciib's IIO.-MO.I'O'', et IlO.MO.C/ll'O'". Kuliu l'acide phospburiipie ordinaire :ill(),l'()'', et l'acide cilrique:)ll(),(:i=ll''Oi', sont tri-atomi.piesel foriiieiit trois s.^ries de sels, les nus ueiiires;iMI),l'()', cl :iM(),i;'ni''0'i, les autres arides qi(),M<),l'<) ■ el VllO.MD.C'lI'O",
plus iii),;sio,i>()'\ el iio.'.'Md.c.'ir'O"-
A repiKi u OUI Ole posées les bases de la mimencla-
AGI
TïTF r.iiiAiioi'E fin roçîirdait J'owm'no commo l'clémoiit ycnùralcur des acides, comnin l'éliiniont fssentiel i la constitution de ces corps, et l'on considérait un sel comme une combinaison formée de doux principes antagonistes, d'un acide et d'un oxyde, tel <iue la potasse, la chaux, l'oxyde de fer, l'oxyde de cuivre, etc. appelé bn.ie.
On a reconnu, depuis, l'inexactitude et l'insuffisance de cette manière de voir, et, tout en conservant l'ancien langage, on se contente d'exprimer le plus simplement possible les résultats des réactions sans adopter d'hypothèse absolue sur le groupement des molécules que nous ne connaissons pas d'une manière certaine. Dans le système unitaire^ si simple et si rationnel, qui tend à prévaloir sur le système ancien dit dua'istique, on regarde un sel comme un édifice moléculaire unique, dans lequel l'hydrogène et les métaux peuvent se déplacer et se remplacer suivant certaines proportions. L. G.
Le,s acides jouent un rôle extrêmement important dans la chimie et dans les arts. Plusieure d'entre eux sont employés en médecine. Nous donnons ici la liste et la for- Huilo des principaux d'entre eux :
AGIOCS MINERAUX.
Arsénicux Arsïi.ique Azotique Itoriquf!
tlarboiiique r.lilorhvdriqiie Chlui'iquL- ('hromique l'tuorhydrique l.Hlique
Mé(a))liosplK)rii|U rhosphoriqui^ Tyruphuspiiuriqu 'Siliriquc Siilfui-ique Sulfhvdrique Sulruicui
AsO' Asl)S AlOô.HO
nos (;o2
r.alliqiie
i;io5.Hû
Lactique
r.rOi
Malique
HFl
M.ui^ariqi
lOS.HO
li'équc
l'hOS.IlO
Oxalique
Pho5.;uio
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l'huS,2llO
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l'vr.jrarli
St,-,iri.in>.
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Tjuuique
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•r.,rtnque
ACIDES OUGANIQUES
(;li|i:>Ûll.3HO C.SHO^I.UO (■.i»H5ll»,SH0 CliHloO OjHO («HiuS.îHO
r»HMu'',iio
|:36H3Ju3,IIO CSOS.HO C.iAzH CBHSOl
(;.''ii3i)3.ni)
risiisou
r.SHiO'O ÎHO
Essais des acides. — Presque tous les acides employés dans les arts sont livrés par le conmiorcc plus ou moins élcndus d'eau. Pour déterminri' Icui- lichi^M' en aride pur, on se sert ordinairemcm .l.'/-/,, »/,</'■% i\rn iz Ar.Koui-vriiEs). Si l'on désire un plu-- Lriami di-^rr ,{,■ l'uvcisidn, Il faut neutraliser l'acide au moyen d'une liqueur «/(■«//«« tilréeà l'avance (voyez Alcali)". On prend une certaine quantité, 10 grammes par exemple, de l'acide à essayer, on l'étend d'eau, s'il est trop concentré, et on y iijiiuteuu peu de teinture bleue de tournesol qui (lr\ irrjt iiiuiiédlatcmcnt rouge. D'un autre coté, on viim' ihin^ une l)urettc graduée une liqueur alcaline préparéi! de Itlle sorte que 1(1(1 parties de cette liqueur mesuréi's dans la burette, puissent saturer complètement 10 granmies ih: l'acide pur. On verse peu à peu la liqueur dans l'acide jusqu'A ce que la teinture redevienne bleue, et, il'après la quantité dont le volume de la liqueur a diiniiiué dans la burette on évalue la quantité qui en a été employée. S'il en a fallu KO divisions par exemple, c'est ipie l'acide essayé reiirermail 80 p. 1(10 d'acide pur, soit 8 grammes unis à Ti d'eau {vnyvr. r/ifif/iie acide en larliciiiier).
M'.W.W (Chimie, 'l'echnologie). — On peut auiourd'bui déllnir l'acir'r, (In fer pur retenant en comi inaisoji du carhine dans In proportion de (l,nil(i A (|,(|-.'. L'acier a une densité variable piMi dilTiM-ente de celle du fer; il estbi'il- Iniit, «nsrr.ptiblr.ruu beau poli; sa blancheiu' dépend du t\i%ri: <lr' larbiuaiion ; la nuance est toujours plus claire qui^ ccdlc ilii fi'r, le grain n\ est toujours plus lin, aussi les ariiTs ii'iint pri'sque pailaslruclnre nerveuse. Il est i)lus dur que le fi'r nn'ini' A chnud ; iniiis il est plus aigre, di' siu'te qu'il liuil letnivaill'M- fi une plus basse leuipi'rature. Sa léiinclH: csl presque ilnnlili'dr relli-du fer, seiilemeni il faut le charger lentement ; il est biMuroiip phis élasti<|uc. Il Kewinded'aiitHulinolu» facilement ipi'il est plus carburé. Oiliinieli' fer, il agit sur l'aiguille aimantée, de plus il coun'.T\<: In vertu iniigiii'tique iiitiglcmps après qu'(ui la lui Il roininiiiiiqiiée. 'roiis les arjiTS ne Jouissent pas de: ces piiipriélés nu ni(*ine digié, hii'udes causes les fdiu varier. l/expérienre n luiiuvé qu(! l'on roiisirve d'nulani njicux la léii.icllé, In (iiiretc': el rélasiiciié di' ce composé i|u'il iHl pluH lifimogèue et que lis lieux riiiiipiisaiits se rapprochi'llt ilavaiitnge ilr In piireié rhimlque. l>'ii rerherrhe» ri'ceiitet de M. l'Ii-iiiy ont établi que l'nzoti' joue un rOle riinstniit (Inns la fahr.ratioii de l'acier, qu'il existe ilaiiH loiilc» leB «ulwlaiicu» nciéraiiles, et
l AGI
qu'on le rencontre invnriablemenl dans l'acier lui-même. On peut aisément prévoir l'iuiportaiice qu'un jiareil fait peut être appelé à prendre d.ins la fabrication de l'acier.
Le rapport du carbone au fer exerce surtout son influence sur la dureté du composé; de là lerhiscement des aciers, en aciers durs el aciers doux sel, m la leneur en carbone. Les premiers passent aux fmues, tandis (|ueles seconds se confondent par des nuanee^ lusiiisililes avec les fers durs aciéreux, dits /';m " yinm^ à eause de leur texture grenue. Outre le fer et le cailiene, l'acim- peut contenir du silicium, du soufre, du pliesjiiioir-, de l'arsenic, de l'aluminium, du cuivre et divers autres métaux. On est porté à croire qu'une faible quantité de silicium ou de phosphore n'est pas nuisible, la dureté est augmentée ; le soufre rend l'acier cassant à chaud ; cependai.'t l'acier de Styrie contient jusqu'à n,0lis de soufre : l'arsenic est beaucoup plus rare, il agit comme le phosphore ; l'aluminium est très-fréquent, le silicium favorise son entrée, l'acier indien en contient de 0,001 à 0,00?. Le cuivre est très-nuisible, rend l'acier cassant, et il est presque impossible de s'en débarrasser. M.Bertbier a constaté que le chrome et le tungstène augmentent la dureté de l'acier.
En Allemagne on utilise maintenant un alliage de fer, de carbone et de tungstène. L'analyse d'un échantillon adonné (i p. ion pniir la prnportion du tungstène.
L'homogénéiii' est |,i , -nise qui influe le plus sur les qualités de l'arii i-, siii imu sur sa ténacité. C'est pour l'obtenir qu'on fait subir un si grand nombre d'opérations aux aciers de choix.
On peut augmenter la dureté et l'élasticité de l'acierà l'aide de la trempe, le fer ne jouit pas de cette |irn|iriété. — Pour tremper un acier, onle porte i une liaiiieieiii|ii.rature. et on le refroidit brusquement dans un lii|iinle mu un métal fondu. La trempe est d'autant plus forte cpi'un l'a porté à une plus haute température, qu'il est plus carburé, et qu'on l'a refroidi plus brusquement. On se sert ordinairement du mernire et de l'acide azotique concentré pour une trempe tiés-reite. Si en ivpeiie l'acier h la même température et (|iriiii h lai^-e lerieiilif lentement, les effets de la trempe seul detiuits; si on le reporte à une température intérieure, on les diminue dans la même proportion. C'est ce qu'on appelle le recuit.
On juge facilement de la température à laqtielle on porte l'acier, il sert lui-même de thermomètre. On a reconnu que l'acier chaull'é à l'air se recouvre d'une pellicule d'oxyde transparente donnant le phénomène des anneaux colorés. On a d'abord jaune pâle 2J0", javinepaille 232°, jaune-orange 2'i3°, brun 2.'ii, pourpre '.'77, bleu clair 2SS, bleu foticé 292, bleu noir ;il(i; à :i(i0" la
disp;
colo:
mais a\e.- ni, uns iji de l'ail-, d.ms.l,, rii se pi'odiiisenl |ias. 1 tremi)és, sont euMii
L'oxydation ne si elle iiéiiètre i Tint perds.-s ipialit,''-..la chaulledans la /eue
„■ pl„-tion I ;,(ln'. fai
sli uineiils
reproduit, l'abri
acier, d'abord
produit pas seulement à la surface, rieur, le carbone s'oxyde et l'acier tais il ne faut placer une barre qu'on ut il se pi'oduit de l'acide carboni<iue. : distinguer le fer de l'acier, on y parvient immédiatement en versant à la surface de deux lames une goutte d'acide azotique étendu, il reste nno tache noire sur l'acier après qu'on a lavé, tandis qu'il n'en reste aucune sur le fer. Si la lame est polie, on peut même par ce procédé juger jusqu'à un certain point de l'homogénéité.
Un bon acier étiré en barre très-mince ne doit pas so gercer, doit se bien smuler; on doit pouvoii' le travailler jusqu',*! une très-basse lempératuie. Casse, ildoit présenter un grain homogène et unil'ornie;(|uant;'i la liuesse, elledéljend de la grosseur delà barre: l'acierfortemont carbuiti a un grain lin et brillant, à moins qu'il ne soit fortement trempé.
Selon le procédé do fabrication, on distingue dans le conmierce : l'acier naltnrl ohlemi direrlement avec le minerai de fer ou on oxydant partiellenient le carbone do la fonte; l'acier ct'iiienlé obtenu en faisant absoiberdu carbone nu fiu- sous rinlluence de la chaleur, l'.n réalité on emploie fort peu d'acier naturel et d'acier cémenté isolément, on les fond ensmuble nu on leur fait subir un ou plusieurs corroyages pour augini'uter l'homogénéité. On a ainsi li!s acier» /imtiusv.l corroi/cs. Kniln on a l'acier W'iidI: ou ncier Iniiieu.
Les consommateur» d'acier peuvent eux-mêmes .se diviser en deux classes, les anciens et les nouveaux. Les pietniersappliquentles aciers cémeiitéset fondus, durs et tenaces A laconfecliondes outilsetinslruinents;lesacier.s
AGI
n'inonti's naturols mi-durs nu doux soit fondus, soit soumis A uu ou plusieurs l'oiToyagcs, :V la laillaudi'r-io, ;\ la routollorie, à la i|uiiiraillei-ic, etc. I,|•^ M'ooiiiK iiii|>l..irut les aciers naturols laminés, corroy('s ou foudus au\ coustructious de machines; la tùle d'acier fondue est employée pour les chaudières à vapeur; des essais se font pour faire en acier la couverte des rails.
Acin- naturel. — On peut l'obtenir en partant des minorais et eu partant de la fonte. Il n'y a que le procédé Clienot qui donne de l'acier d'une manière courante en partant des minerais; on a reconnu que dans la méthode catalane il y a plus d'avantage à fabriquer du fer. Toutes les méthodes d'affinage de la fonte peuvent, quand on les dirige convenablement, donner de l'acier (voyez à ce sujet l'article Fen) Toutefois nous décrivons plus loin uu procédé de ce genre, le procédé Bessemer, qui, il raison de sa simplicité, a produit une grande sensation parmi les savants et les industriels.
Acier lie ceitieiiiiiiii,n nu iiaer ce'menlé. — On l'obtient en recarburaut le fer sous l'influence de la chaleur. Le fer employé ne doit ])as contenir de substances étrangères ni de matières oxydées. Les bons fers à cémentation sont rares, les fers de Suède et de Norwége jouissent depuis longtemps d'une réputation sans rivale, ceux de la Danemorie, surtout les premières marques, se vendent plus du double des prix couranis. En France, les meilleurs que l'on ait, sont donnés par la méthode catalane. Le cément est le charbon de bois fraîchement préparé employé en mélange de poussières et de morceaux de la grandeur d'une noisette ; jamais il ne sert deux fois. Le fer est réduit en barres de II'", 01 à 0",lll i d'épaisseur, de largeur vaiiabU et d une longueur un peu moindre que celle de la caisse i cementci Cette caisse est en grcs ou en briques itfiaclaiii les p irois ont i ,12 i 0 ',15 d'épaisseur On tu pi k il nviliii u 11 foui di g ik re (^(^ -i'.) ayant une porteiiliM|u \ii uiitt Les caissi s sont de partit d autre dt li j-,nll( Hhs sont soutmues par de petits niuis veiticaiix de suite qui les fl mîmes peuvent
ti„ 12 - Pour It c inpnUlion
circuler en dessous, d'autres murs les relient entre elles et avec les parois du four, (i ou 8 ouvertures, percées près des parois longitudinales dans la voûte, forcent les llaiiimes à lécher les parois. Les charges sont variables, elles sont comprises entre 101)00 kil. et 2 000 kil. par caisse, une charge de lOOOf) kil. parait préfér;ible. Les dimensions des rais.ses varient avec In rhaige et la qualité du comliiislil)li', la llaiiuiie dnii iiMUiler jusqii au haut des caisses. La LiiL'eiii' ne dnit pas clr|K,.,M'r ()"',"0 iV l;"',SO pour que la c liai, iw |i.nètrr liiiii ri ni peu de temps jusqu'au centre. Comme longueur ou ne dépasse pas .S à (i mètres. Il faut que l'ouvrier puisse jeter le combustible jusqu'au bout de la grille qui n'a que 0"',iO de largeur. La liauteur des caisses varie de 0"',!)() à r",7(i. Deux petits carneaux permettent d'introduire des barres de fer nommées témoins et (pii indiquent le degré de carburation auquel un est arrivé.
Le four neul' isi si rln-, cliaullé lentement, puis on le laisse refroidir ei un cIi.li ;;e. Dans cluwpie caisse on place une couche de (l"',l,') de (énieiit, puis une couche di! fer ; les barres .sont séparées par un intorvallc de quelques millimètres, puis une autre couche de cément et di; fer.
Le fer iiiTupe h pi'ii près les 0,3.S du voliini caisses sniii feniMMis parunecouchc-d'argile H doit pas se geri-er. Les portes sont ensiiili' on chiiilVr piii à peu pour arriver au ruiige ou liiiis JMiirs. Au b.iiil de (i A S jours pour
Kilal. Li