‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 23 sur 396 · A CI · texte numérisé non relu

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de VOOnn kil. l'opéralion est terminée, nu bniirlie la grille, on ferme le clapet de la cheminée et on laisve lerriiidir; n jours après, on peut décharger. Toutes les biiries sont classées, on fait deux ou trois classes d'aricr selon le degré de carburation et l'homogénéité du griiin. C'est une opération très-délicate exigeant beaucoup d'habitude. Cet acier est ensuite corroyé ou fondu. Sduviiii il se produit à la surface des barres des souflliires provenant du dégagement de l'oxyde de carbone, d'où le nom d'acier ampoule ou iiovle donné k l'acier cémenté. La dépense moyenne est de 70 kil. de charbon de bois par tonne d'acier et de 700 à 8oo kil. de houille. La dépense totale peut s'élever à 'lO fr. en moyenne.

Acier eornji/e'. — Quand on a des cylindres à sa disposition, le corroyage de l'aciijr se fait comme pour le fer, en plaçant les lopins cinglés ou les barres plates réunies en paquets dans des fours à réverbère. On chauH'e lentement pour éviter l'oxydation, et même on entoure chaque paquet d'une couverte formée d'un mélange d'a.-gile ou de quartz et de battitures. Il ne faut pas dépasser le rouge cerise, car l'acier devient cassant .A chaud. On le porte ensuite au marteau, puis aux cylindres. Si on n'a qu'un petit martinet pour faire l'étirage, on doit avoir un foyer de chaufferie. Deux foyers sont accolés afin de n'occuper qu'un ouvrier; ils ont la mémo face de tuyère ; dans l'un, marchant à la houille, on échauffe le lopin, on le finit dans l'autre qui marche au coke ; le martinet frappe de 200 i :iOii coups par minute. Le déchet est de 10 pour 100 ; la consommation en combustible de 50 pour 100. On peut classer les barres, en former des paquets et réchauffer de nouveau ; on a ainsi les aciers deux et trois fois corroyés.

Acier fondu. — Par les corroyages on décarbure beaucoup l'acier, mais on ne parvient pas à une hoinogénéilé complète ; on a donc élé conduit à tenter la fusion. Les premiers essais ont eu lieu en Angleterre. Elle se fait dans des creusets fermés, chauffés au coke ou .\ la houille; ce dernier procédé est récent. Pour faire les creusets, on se sert d'argile réfractaire de première qualité mélangée avec une certaine quantité d'argile calcinée et broyée ou de coke pulvérisé afin de diminuer le reirait à la cuisson.

Le four k cuire est un simple fourneau à vent dans lequel on place plusieurs creusets sur des fromages. L'intervalle entre eux est rempli de coke, et on chauffe lentement pendant i2 heures à l'air et sans tirage. Les cieusets sont salis par les cendres du coke; c'est pour

I tvUer qu'on emploie maintenant des fours semblables \ ceux qui servent à la cuisson des briques réfractaires.

Li four de fusion (ftg. 43) est à courant d'air naturel, li^( lement rétréci à la partie supérieure pour mieux conc iitici la cha'eur. On a des fours à ï et à i creusets. Les puniuis ont (r,40 perpendiculairement à la cheminée sui 0 ,55 à O-^CO; les seconds ont O-^fiO sur 0'",(;0 à

II ,70 selon la qualité du coke; entre les creusets se trouvi un intervalle de 0'",0:', à 0",035. La profondeur est de I mètre, la section du rampant est le sixième de la giilk. Il hauleur n'est que de 0",I6 à 0°',\T. Un re-

gistre plaei' dans la cheminée permet de régler le tirage; les paiiiisilii Ibiirneaii sont en pisé très-réh-aclairo (argile nu grrs qiiai-izeiix piluiin,' i. Les fours réunis sur une même lile sniil ^épalrs par un iiilervalledeO"',:tO il W^W.

Cliarun diiiii ii\ e-i r.inié par un cadre en fonte ren-

leniiant des luainr, i . h .maires. Le four est séché pendant 2 ou :i iiiins à |i, m leu, puis on le nettoie et on le remplit de la.l.r iih.hkIi ..ml. Après (I heures environ les briques smil au luiige blanc, le four est de nouveau net-

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