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CIT

n'en contiennent que 4. Desst-clui à 100°, il ne garde que 3 équival nts. Vers l.'iO", l'acide citrique, après avoir éprouvé inie fusion aqueuse, se décompose ; des vapeurs blanches apparaissent; il laisse dégager 1 équivalents d'eau et se transforme en acide aconitique iiu'on retrouve dans la cornue.

C12HS0I1,3H0 — 2H0 = C'ÎHSOU

Ce dernier acide, chauffé plus fortement, se dédouble en acide carbonique et acide itaconique.

C,13h6012 — 2C02 = r.iOH«08

Enfin, l'acide itaconique distillé plusieurs fois abandonne les éléments de 2 équivalents d'eau et se convertit en acide citraconique.

C10H6O8 2H0 = r.lORiOS Ac. itaconique. Ac. cilraconiq. anhydre.

L'acide citrique contient les éléments de l'acide oxalique et de l'iicide acétique; aussi par l'action de la potasse donne-t-il de l'oxalate et de l'acétate de potasse. De même, traité par l'acide sulfurique, il se dédouble eu oxyde de carbone, acide carbonique et acide acétique. L'acide citrique se distingue de l'acide tartrique, auquel il ressemble d'ailleurs par quelques-unes de .ses propriétés, en ce qu'il ne donne pas de précipité dans les sels de potasse et que versé dans l'eau de chaux il ne trouble la liqueur que lorsqu'on la chautl'e. On l'extrait habituellement du jus de citron; ce liquide, débarrassé par une fermentation préalable des matières en suspension qui altéraient sa limpidité, est saturé par la craie, puis par l'eau de chaux, qui forment avec l'acide citrique un citrate de chaux neutre et un citrate basique. Le précipité est lavé avec soin et décomposé ensuite par l'acide sulfurique qui s'empare de la chaux. L'acide citrique est employé en teinture pour aviver diti'érents rouges, tels que le rouge de carthame ou de cochenille, il sert aussi comme rongeant ; on s'en sert pour la confection de limonades ; le mélange intime de 6(i0 giammes de sucre et 10 grammes d'acide citrique aromatisé avec l'essence de citron forme la limomide sèche. L'acide citrique a été découvert par Schéele, en 178-4, et étudié successivement par MM. Lassaigne, Baup, Berzelius, Dumas, Malaguti, Crasso, Robiquet, etc.

CITRO.N (Arboriculture). — C'est le fruit du citronnier (Citi-us,h\n.)\ il est arrondi ovoïde, oblong; son écorce est lisse ou le plus souvent rugueuse, et contient des vésicules concaves en opposition avec celles de l'écorce d'orange, qui sont convexes ; on sait que Poiteau a observé que ces vésicules d'huile essentielle sont d'autant plus convexes que le jus de la pulpe est plus sucré ; c'est ce qui explique la différence que nous venons de signaler. Le suc de citron est acide et a une saveur aromatique agréable ; il est employé comme condiment dans la préparation de certains mets, des glaces, etc. Étendu d'eau avec du sucre, il constitue la boisson rafraîchissante connue sous le nom de limonade. En médecine, le jus de citron a été employé aussi comme antiseptique, antiputride ; par l'huile essentielle qu'elle contient , l'écorce de citron jouit de propriétés amèrcs et toniques très-énergiques (voyez Orange, OnANOEn).

CITRONNELLE (Botanique). — On donne ce nom vulgairement .'i plusieurs plantes qui répandent une odeur de citron. Ainsi, VArynuise nurone {Artciiiiaia abrola- Mon, Lin.) (voyez AnsioiSE), la Mélisse nffirinale (voyez MÉLISSE) sont souvent des citronnillcs pour lesjardiniers. Il on est de même de la Li/'pn: iioi/,'iir de rilnui {Lip/iia citriodora, Kunlh.; Verbcua tripluilla. L'Ilérit.). C'est un sous-arbrisseau du Pérou, appartenant ;\ la famille des Vcrhé)iui:('i:s, tribu des Verhéiices ; ses fouilles sont verticillées par ;i ou 4, lancéolées, pétiolées, aiguës. Ses fleurs, disposées en épis axillaircs, sont blanches en dessus, un peu violettes en dessous. Les feuilles de cette citronnelle ont une agréable odeur et se prennent quelquefois en infusion tiiéiforme.

CITRONNIER (Botanique), CUrns, Lin., étymologie vague. On a supposé que ce mot venait de Citron, ville de Judée, d'où le citronnier est originaire; mais, comme le fait observer de Théis, cet arbre est trop coniui Cl ce lieu l'est trop peu pour qu'où doive lui attribuer

une semblable origine. — Comme le genre CiVcî/s comprend les Orantjers, les Citronnieis, les Bigaradiers, les Cédratiers, les Li'/ielticrs, les Bergamolliers, et que ces espèces sont tellement voisines les unes des autres qu'on les confond très-souvent, nous ronvoyons au mot Oranger, qui généralise tous ces arbres, nous conformant ainsi à l'excellent travail de Poiteau et Risso, adopté généralement, qui, sous le titre d'Histoire naturelle des orangers, réunit ces espèces.

CITROUILLE (Botanique), Ci7ra//M^, Ncck., dérivé do citriis, citron, orange, de la couleur orangée du fruit. — Genre de plantes de la famille des Cucurbitacées, sousordre des Cucurljilées, dont les fruits sont des baies globuleuses i chair solide. haC. cultivée {C.vulffaris, Schrad.; Cucurhila ritriillus,Lin.)es,t une plante originaire d'Afrique. On la distingue à ses feuilles cordiformes, très-profondément découpées et à son fruit oblong, glabre, m.aculé, dont la chair est rouge et les semences noires. Le Pastèque et le Melon d'eau ou Ja^é sont deux variétés de cette espèce. L'un a la chair ferme et l'autre la chair très-aqueuse. La C. coloquinte [C. colocynthis , Arnolt: Cucuniis coloryntliis. Lin.), du grec iô/on, intestin, et ldneô,ie remue, est une plante rampante qui vient en Orient et principalement au Japon. Son fruit est globuleux, à enveloppe mince, coriace, et renferme une chair spongieuse extrêinement amère. La locution : amer comme chicotin, fait allusion à cette plante, qui portait autrefois le nom do Chicotin. Dès la plus haute antiquité, on a attribué une foule de propriétés à la coloquinte. Aujourd'hui, on tire quelquefois p.arti des qualités très-purgatives qui lui ont valu son nom, (voj'ez Coloquinte). Le nom de citrouille, qui désigne aujourd'hui un genre établi par Necker, était et est encore pour quelques personnes, synonyme de courge {voyez ce mot).

Caractères du genre : fleurs monoïques ; les inàles à calice divisé en 5 lanières, à corolle rotacée soudée avec le calice, à 5 étamines en .3 faisceaux; les femelles à calice globuleux, à ovaire infère composé de 3-0 loges renfermant un grand nombre d'ovules. G — s.

CITULE (Zoologie). — Sous-genre de Poissons acanthoptérijgiens, famille des Scombéroïdes, établi par Cuvier dans le genre Caranx : Ce sont, dit-il, des Carangues qui ont les pointes de la deuxième nageoire dorsale et de l'anale, très-prolongées en faux, présentant, du reste, les autres caractères des Caranx (voyez ce mot). Les espèces signalées sont : le Tchwtl-parah, de Russel, et le Mais-fini-ah, du même.

CIVE ou Civette (Botanique). — Espèce de plante du gcareAil nommée .Allium schœnoprasum par Linné, du grec schœiios, 'jonc, elprason, poireau. Cette plante a les feuilles cylindriques qui ressemblent à celles du jonc ; elle est connue aussi vulgairement dans les jardins, pot.ngers sous les noms de Ciljoulette, Appétit, Fausse Échalotte. C'est une herbe à bulbes allongés, à feuilles linéaires, fistuleuses, glauques, et à fleurs roses, dont le périanthe est divisé en folioles lancéolées, aiguës, dépassant les étamines. La cive ou civette croit spontanément dans toute l'Europe. Sa première patrie parait être la Sibérie. Cotte plante s'emploie fréquemment dans les assaisonnements.

CIVETTE (Zoologie), Viverra, Lin. — Genre de Mamnvfères carttivores, tribu des Digitigrades, qui diffère des chiens en ce que, dans les civettes, on ne trouve plus qu'une seule molaire tuberculeuse derrière la carnassière delà mâchoire inférieure. Les animaux de ce genre semblent former une transition entre les chiens et les chats ; ils ont des papilles dures sur la langue, des ongles i demi redressés pendant la marche. Dans le voisinage de l'anus, une poche plus ou moins profonde, où des glandes particulières versent une matière odorante et onctueuse. Ce sont des animaux en général de petite taille, couverts d'un pelage gris ou fauve, toujours marqué de bandes plus foncées et symétriques, ou do séries de taches disposées .avec régularité comme celles des chats ; quelquefois leur é|)ine dorsale est garnie de poils longs et susceptibles de l'ormcr comme une espèce de crinière, 1 irsciu'ils se hérissc'ut. Ils vivent, comme les martes, do petits animaux qu'ils poursuivent avec beaucoup d'activité. On les trouve dans les contrées de l'Asie méridion.ile, et particulièrement dans l'Inde ot en Afrique. Cuvier (/(£</«<.' ««/;««/) les divise en plusieurs sous-geru-es dont les principaux sont : les Cireltes proprement dites; les Genêt tes; les Mangoustes ; les Paradorures; les Swicatei.

Civettes proprement dites, Viverra, Cuv. — Sousgcnro du genre précédent, caractérisé par une poche profonde , située au-dessous do l'anus et divisée en

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