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deux sncs se reaiplissant d'une pommaJo abondante, d"une forte odenr musquée. On n'en cninait que deux espèces : la C. commune, C. d'A/'riquc ( I'. cicelta, Li».), cendiée, iiTégulièrement barrée et taclietée de noir, la queue moindre que le corps, noire vers le bout ; quatre ou cinq anneaux vers sa base : de très-longs poils le long de l'épine, susceptibles de se hérisser et de se redresser comme une crinière, lorsqu'on irrile l'animal {fig. 508).
La civette a environ 0'",'iO à n>","5 de longueur, sans compter la queue, sur 0'",30 de hauteur au garrot. Son museau est un peu moins pointu que celui du renard , mais un peu plus que celui do la marte ; ses oreilles sont courtes; elle a de longues moustaches. Ces animaux sont d'un naturel farouche ; cependant on parvient à les apprivoiser assez facilement et à les manier sans danger ; elles sautent comme les chats, vivent de chasse, poursuivent les petits animaux, et surtout les oiseaux. Leur cri ressemble assez à celui d'un chien en colère. La C. cnmiiiime a reçu quelquefois le nom de Cliat musqué. Chat civette, etc.
L'humeur parfumée dont nous avons parlé porte en français le nom de civette; regardée connue un médicament stimulant et antispasmodique, on l'employait autrefois dans les mûmes circonstances que le castoreum. Les parfumeurs la font entrer dans ce qu'ils appellent poudre de C/iijjov. On en met aussi quelquefois dans les tabacs de choix. Pour recueillir ce parfum, les Indiens introduisent dans la poche une petite cuiller au moyen de laquelle ils la vident en partie ; cette opération se répète deux ou trois fois par semaine, et l'animal en rend d'autant plus qu'il est mieux nourri. Malgré la rigueur du climat, on en a élevé beaucoup en Hollande, et on prétend que le parfum-civette qu'on y récoltait était préférable à celui de l'Inde.
Le Ziljet/i, C. de l'bule[V. zibetha ,hin.), cendré, ponctué de noir, des demi-anneaux noirs sur toute la <iucue; n'a pas de crinière. Cette civette habite les Indes orientales. Elle est plus svelte de corps et un peu moins grande que la C. cummune. Son parfum a les mêmes qualités.
Le sous-genre des Genettes (Genetta, Cuv.) a mie poclie réduite! un enfoncement léger, formé par la saillie den glandes, et presque sans excrétion sensible {voyez Genette). Les Mangoustes, Cuv. {llerpestes, llig. 1, constituent un troisième sous-genre, à poche volumineuse, mais simple, et l'anus est percé dans sa profondeur (voyez Mangoi'Ste). Le sous-genre Purailoxute [Puradoxiirus, F. Cuv.) a les dents et la plupart des caractères des Genettes, avec lesquelles on l'a longtemps confondu (voyez PAnAuoxLiiEj. Le sous-genre Surinute {Ri/zœna, llig.) ressemble aux Mangoustes, mais il se distingue d'une maniiTi' ti'tlp, parce qu'il n'y a que quatre doigts i. tous les pi' il . I.' m- jHiihe s'ouvre dans l'anus même. Oii n'en ("1111,111 i|n iinr dspèce (l'/uecca leiradacti/la, Gm.) origin.iii e d'.Mrique ; un peu moindre que la Slangouste des Indes, cet animal n'a guère plus de 0"',30 à O"',:!^ de longueur du corps et de la tète.
CLAB.\i;0 (Z'iologie, Vénerie). — Ou appelle ainsi une vaiiété de CInen cmii-uttt, dont les oreilles très-longues dépassent le nez de beaucoup. Leur aboiement est très-fort. Les chasseurs disent (|u'un chien cluljaude, qu'il est c/al/audeur, quand il aboie ù tort ot à travers, et ne peut aller avec les autres chiens.
CLADION (Botanique) , Cladium, P. Brown , du grec kladion, rameau. — Genre do plantes de la famille des Cypéra'ilcs, tribu des Schœnées. Il se dislingue par ses épillcis à une ou deux fleurs et munis d'écaillés plus petites à lo partie inférieure; les akène» sont A enveloppe ou épicarpe crusiacé fragile Le C. mariscjuc (C. muriscus, P. Brown; C. gerniiinicwii, Sdmd.\ Scliœnus mariscu.i. Lin.), appelé aussi vulgairemcut Clinin niarisque, cal une plante robuste qui atteint souvent plus de 1 mètre. Se» feuilles sont longues, linéaires, scnbrcs
et SCS épis sont bruns. Cette espèce est une plante des marais répandue dans les régions tempérées; clic contribue, par SCS racines qui s'entrelacent, à la furniation des îles flottantes. On le trouve aux environs de Paiis.
CLADOBATES (Zoologie), Cladobates, F. Cuv.; Tupnia, Piafles. — Genre de Mammifère?, ordre des insectivores.([ai a pour caractères : cinq doigts à chaque pied, trente-huit dents dont neuf paires supérieures et dix inférieures, quatre incisives allongées à la mâchoire inférieure ; pas de tuberculeuse en arrière ; le pelage doux, la queue longue et en panache comme les écureuils. Ou les trouve dans l'Inde, et surtout dans les îles de la Sonde. Ce sont des animaux qui, à rencontre des autres insectivores, montent et vivent dans les arbres comme les écureuils, dont ils diffèrent surtout par leur museau pointu ; ils sont d'ailleurs gracieux et élégants. On en connaît aujourd'hui cinq ou six espèces : Le C. ferrugineux [C. ferruginea, F. Cuv. ; T. ferruginea, Rafles) est de couleur ferrugineuse ; museau très-allongé. Longueur, 0'",2(l, et sa queue au moins autant. Il habite Bornéo, Java, Sumatra. Le C. cerp ou Bunxring, F. Cuv. ; T. lie Java { I'. juvanica. Rafles; C.j'uvauica, F. Cuv.); habite les mêmes pays; il est d'un gris brun, tiqueté.
CLADOiME (Botanique), C/adonia. — Voyez Céno-
IIÏCE.
CLAIROX (Zoologie), C/erus, Geofl'. ; Trichodes, Fab. — Genre d'insectes coléoptères pentumères, famille des Serricornes, section des Ma/acodermes, tribu des Cluirones. Ils ont les palpes maxillaires terminées par un article en forme de triangle renversé et comprimé; la massue des antennes n'est guère plus longue que large ; mâchoires terminées par un lobe saillant et frangé ; corselet déprimé en devant; ils sont souvent hérissés de poils et ornés de couleurs vives et brillantes. On les trouve sur les fleurs. Les principales espèces sont : le C. apivore, C. des ruclies [Attelabus apiarius. Lin. ; Trichodes apiarius , Fab.), bleu, avec les étuis rouges. On le trouve dans toute l'Europe sur les fleurs. Sa larve nuit beaucoup à nos abeilles domestiques, dont elle dévore les nymphes. Une autre espèce, le C. à bandes rouges{C. alvearius, Geod.; Trich. alvearius, Ftib.) est presque semblable au précédent, mais il a une tiiche d'un noir bleiu'itre à l'écussou : sa larve vit dans les nids des abeilles-maçonnes, et se nourrit aux dépens de leur postérité.
CLAIRONES (Zoologie), Clerii, Latr. — Tiùbu d'/n- ' sectes coléoptères, dont le Clairon est le genre type (voyez Clairon); elle se caractérise ainsi : deux de leurs palpes au moins sont avancées et terminées en massue; mandibules dentées; le corps ordinairement presi|ue cylindrique ; la tête et le corselet plus étroits que l'abdomen, et les yeux échancrés. La plupart se trouvent sur les fleurs, les autres sur les troncs de vieux bois. Les larves qu'on a observées sont carnassières. On les a divisées eii plusieurs genres dont les principaux sont : les Cyiidres, les Priùcères, les Clairons, les Sécrobies, etc.
CLAPET, SoiiPAPE A CI.APET (Mécîvnique). — Pièce de bois ou de métal, garnie ou non sur l'une de ses faces d'un cuir ou d'un drap, et mobile i charnière sur l'ouverture ([u'elle est destinée à fermer. Dans les pompes à eau, le clapet s'ouvre sous la pression de l'eau et se rc-
fig. 080. - CUpct.
70 — Diiible clApct.
ferme par son propre p.iids (voyez Pomi'e). Dans les instruments à vcni, le clapet est une petite soupape garnie do peau et s'ouvrant à charnière au moyen d'un levier à ressort.
CLAPIER (Chirurgie). — On appelle ainsi certains sinus qui se forment quelquefois sur le trajet des fistules, et le plus souvent dos fistules à l'anus. Us provien-
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nent de ce que la matière puiulente a fusé du cûie où elle a trouvé moins de résistance. Lorsqu'on s'aperçoit de leur existence, il faut avoir soin de les ouvrir, afin de les convertir en une plaie simple, ou bien on exercera une compression, si cela est possible, pour empêcher le pus de s'y accumuler. Le nom de clnpier>! leur a été donné à cause de la ressemblance qu'on a cru trouver entre eux et les terriers où se réfugient les lapins.
CLAPIER (Économie domestique). — Voyez Lapin.
CL.\QUEB01S (Physique). — Instrument de musique emprunté aux sauvages, et composé de petites lames d'un bois dur et trts-sec, réunies parallèlement entre elles au moyen de cordons qui les traversent à une distance de leurs extrémités un peu moindre que le quart de leur longueur. On les fait résonner en les frappant avec mi b.àton du même bois. C'est donc une espèce d'harmonica en bois. Quand les lames sont convenablement taillées, elles rendent les sons do la gatume d'une manière un peu voilée, mais très-sensible.
CL.\RKL\ (Botanique), C/arkia, Pursh, dédié au capitaine Clarke, compagnon de voyage du capitaine I évy dans l'expédition aux montagnes Rocheuses. — Genre de plantes de la famille des Onayrariées ou CEnothérécs. Il comprend des herbes annuelles, originaires de la Calilornie et employées pour l'ornement de nos parterres. Le C. à pétales découpés (C. pukhelta, Pursh) a les feuilles linéaires ou lancéolées et les fleurs roses, nom breuses et d'un grand effet. Le C. élégant [C. elegnns, Dougl.l se distingue par ses fleurs lilas, à pétales ejitiers. Enfin, le C. rhomboïde [C. rhomhoidea, Dougl.) a les fleurs également lilas, mais se distingue principalement par ses feuilles ovales ou oblongues.
CLASSE (Sciences naturelles). — Nom d'un certain ordre de groupes dans une classification. Ce mot est particulièrement employé en histoire naturelle. Dans le langage moderne des zoologistes, il désigne le second ordre des groupes de la méthode naturelle : le règne animal se divise en embranchements ; chaque embranchement se subdivise en classes ; chaque classe en ordres; chaque ordre en familles, etc. En botanique, le mot classe n'est pas habituellement employé; le régne végétal se divise, comme celui des animaux, en emhranchen^ents ; mais jusqu'ici les botanistes n'ont pas réussi à déterminer la subdivision naturelle de chacun de ces embranchements en classes, et ils arrivent directement aux groupes beaucoup plus restreints et beaucoup plus nombreux qu'ils nomment familles. Dans les sciences autres que l'histoire naturelle, le mot classe n'a pas un sens défini comme en zoologie, bien qu'il soit employé par beaucoup d'auteurs dans les divers essais de classification publiés par eux.
CLASSIFICATION (Sciences naturelles). — Rangement d'objets de même nature, d'après une convention faite ou des principes rationnels. Le but que l'on se propose eu faisant une classification est de rendre plus facile l'étude des objets que l'on classe, en les disposant dans un ordre qui, au moyen de quelques-uns d'entre eux, permette de se souvenir des autres. Les classifications ont encore l'avantage que Von peut retrouver sans peine un des objets classJs, dès qu'on en a besoin; elles fournissent enfin les moyens de désigner les objets par une nomenclature qui en faciUte l'étude. L'esprit humain appfique ce procédé à la connaissance de tout ce qui est l'objet de ses travaux; le littérateur classe les diverses figures du langage, les divers genres île styles ; If philosophe classe les faits que lui pri-^mir l'uliseivaiion de l'àme humaine; l'architecte clnss.- 1rs du.r, nnNiunients que nous ont légué-i Ips siècles pirciMlriiis, Mais les sciences, et surtout i-rl|rsc|ni nul |1'I1U- nhje; îles rlri-s naturels, ont particule irlllillt ijiipluye et piTleeiinnii.' les Classifications. I.'liisiciiie iKiiiirelie,' et priiiripalejneiit la zoologie et la botanique, ont fourni des modèles en ce genre à toutes les autres branches des connaissances humaines.
Une classification peut reposer sur des conventions faites d'avance et jugées commodes pour l'étude; alors on la dit artificielle. Mais, pour être rationnelle, toute classification doit réunir les objets qui se ressemblent le plus sous tons les rapports, et alors elle suppose une étude préalable; connue, dans ce cas, elle groupe les objets d'après l'appréciation des ressemblances que la nature même a élablies entre eux, la cl.assification pn'iiil alors le nivni de nntiurl/r. Les ri.-ituralistes eut jiris la coutume de désigner les clussiliialii)ns arlilieielles sens 11! nom de sg\li;ncs (du grec sgslcmii, assemblage), et le-i classifications naturelles sous celui de méttioilcs (du grec mttltodos, recherche, raisoimée). La tendance natu-
rclli' de l'esprit humain est de ranger les objets de ses études suivant des classifications naturelles; mais comme il n'y parvient qu'en acquérant inic connaissance assez approfondie de ces objets eux-mêmes, et que, s'ils sont nombreux, il lui est impossible do les connaître sans les classer d'une façon quelconque, il est contraint parfois d'employer au début de ses travaux des classifications artificielles. L'exemple le plus remarquable en ce genre se\rouve dans l'histoire de la botanique. Linné, au commencement du xvii' siècle, tout en proclamant la nécessité de ranger les végétaux d;uis une classification naturelle, tout en essavant même de réaliser ce vœu, publia néanmoins, pour donner l'essor aux études botaniques, une classification artificielle basée snr l'étude des étamines et des pistils des diverses fleurs. Un demi-siècle après, A. L. de Jussieu publiait une classification naturelle des genres de plantes, et posait les véritables principes sur lesquels repose l'établissement des classifications de ce genre. Toutes les sciences qui ont besoin de classer les êtres qu'elles étudient, marchent aujourd'hui dans la voie ainsi ouverte (voyez Méthode naturelle,
RÉGNE ANIMAL, RÉGNE VÉGÉTAL, RÙCXE MlXÉr.AI.).
CLASTIQUE (Anatomie).— Le docteur Auzoux a donné ce nom à une méthode d'enseignement de l'anatomie, au moyen de pièces artificielles que l'on démonte et que l'on brise, en quelque sorte (du grec i/nô, je brise), pour faire voir et étudier les parties sous-jacentes avec leurs rapports entre elles. Ce procédé, déjà employé à une autre époque, mais avec des pièces très-imparfaitement confectionnées, n'avait pas obtenu de grands succès jusqu'au moment où le docteur Auzoux y a apporté des perfectionnements tels que l'étude de l'anatomie a pu être vulgarisée d'une manière remarquable.
CLATHRE (Botanique), Clathrus, Lin., grillage en latin. — Genre de Champignons, type de la tribu des C/athroidées, de la classification de Bory de Saint-Vincent. Caractères: chapeau scssile, muni de volva, divisé en lanières anastomosées en forme de grillage; de là, le nom générique. Ce genre, établi par Linné, a été refait par Michel. L'espèce la plusremarquable est le C. cancellatus de Liimé, qui se présente d'abord avec une surface analogue à celle de notre agaric comestible ; mais bientôt l'intérieur grossit, le volva se fend et laisse voir une belle couleur orange. Cette nouvelle surface, par suite d'un nouveau développement, se divise en bandes et laisse des vides d'où s'écoule un liquide noirâtre, qui n'est autre chose que la substance molle de l'intérieur transformée. A ce moment, la couleur du champignon est arrivée à tout son éclat (voyez Champignon). G — s.
CLATHROIDÉES (Botanique). — Tribu de la famille des Champignotis, établie par Bory de Saint -Vincent (famille des Hyménomycètes, de Tries). Caractères : hyménium épais, gélatineux, étendu sur une partie de la surface du champignon ou renfermé dans son intérieur. Genres principaux : Satyre {Phallus, Lin.}; Clathre [Clatlirns, Lin.).
CLAUDÉE (Botanique), Ctaudea. Lmx. — Genre A'Algnes de la famille des Floridées. Il comprend des plantes à fronde cylindrique, ratneuse, garnie d'expansions membraneuses ailées et brillant de très-vives couleurs. Ces plantes, extrêmement élégantes, ont été trouvées par le voyageur Pérou, sur les côtes de la Nouvelle-Hollande. La C. élégante (C. elegans, Lamk) est une des algues les plus remarquables. Elle présente environ ()'",Si) de longueur. Ses frondes, ramifiées d'une façon très-bizarre, ofîrent à la fois des teintes de feu, de rouge, de violet, de vert et de jaiuie très-vifs.
CLAUDICATION (Médecine), du latin daudicare, boiter. — La claudication est l'action de boiter; elle peut être de naissance ou acquise ; presque tous les vices de conformation des membres inférieurs, dans lesquels ils sont d'une longueur inégale, ou dans lesquels les pieds sont tournés en dedans, en dehors, inégalement développés, peuvent produire la claudication ; elle peut dépendre aussi de la flexion d'un membre, de l'ankylose, de la luxation, de la coxalgie; on voit, d'après cela, (|u'elle tient, soit à une inégalité de forces musculaires, de diveloppement, de longueur, ou enfin à une difl[iculté <pielninque dans les mouvements. La claudication n'est (leur <|M"un symptôme d'un grand nombre d'états maladifs, ipie niius n'avons p.as à traiter ici et auxquels nous renverrons le lecteur (voyez A\KYLOSE, Luxation, Fbac- Ti uE, etc.). — En médecine vétérinaire, on emploie plutôt le mot di> boilcrie (voyez ce mot).
CLAVAGELLE (Zoologie), Clnvagella, Lamic. — Genre de Mollusques acéjihales testacés,hm'ûlc des Enfermés,