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se montrent assez communément triples en épaisseur do celles du ventricule droit.
L'intérieur des cavités du cœur est tapissé par une membrane extrêmement lisse sur laquelle le sang passe sans résistance; on la nomme emlocarde (en grec encion, en dedans, et kardia, cœur) ; elle se continue dans l'intérieur des vaisseaux dont la capacité est en communication avec celle du cœur. Enfin, extérieurement, le cœur est revêtu par une séreuse nommée \e péricarde (du grec péri, autour; kardia] ; son feuillet viscéral couvre toute la surface libre du cœur, puis se réfléchit au niveau de sa base et des gros vaisseaux qui y sont fixés ; là commence le feuillet pariétal du péricarde. Logé avec le cœur entre les deux feuillets de la cloison médiane (/iiédiastiii) formée dans la poitrine par les deux plèvres, ce feuillet pariétal forme autour du cœur un sac membraneux qui le protège contre tout frottement.
Pour les maladies du cœur (voyez Anévkïsiie, Endo
CAr.IllTE. HlTEUTROPHIE, iNSUFFiSANCE.
JJous avons dit quel était le cœur chez riionimc et dans nno grande partie des vertébrés; dans les autres
prolonge dans le thorax en un vaisseau que l'on peut considérer comme une aorte. Dans les annélidcs, quoique
Fig. 389. —Cœur, poumons el i
uuille jl).
déji'i, cet organe, qui est la partie la plus compliquée de l'appareil circulatoire, nous montre des imperfections remarquables. Dans la classe des reptiles et dans celle des amphibies, le cœur, au lieu de quatre cavités, n'en a plus que trois ; on y trouve encore deux oreillettes, mais elles s'ouvrent dans une seule et même cavité ventriculaire, de sorte que le sang noir et le sang rouge se niéliiit dans le ventricule unique d'où naissent en même temps l'aorte et l'artfere pulmonaii'e; il résulte de là que ce sang mêlé est porté en môme temps dans le poumon pour y subir les effets de la respiration et dans toutes les parties du corps pour les nourrir; c'est pour cela que G. Cuvier a doiuié à ce phénomène le nom de circulation iiicimi/jlèle, par opposition à ce qui se passe chez l'homme et les aniuiaux supérieurs, où la circulutinn est dite complrti;. Dans la chusse des poissons [fiy. ,')9()), le cœur n'a plus que deux cavités, une oreillette et un ventricule, qui représentent seuleniejit les cavités droites du cœur, celles que traverse le sang nojr, ce qui lui a fait donner le nom dé cœur veineux. Le cœur gauche est remplacé par un système de vaisseaux qui, après avoir porté le sang dans l'appareil respiratoire, le ramènent dans une grande artère, Varlérc dormle, destinée à l'envoyer duns toutes les parties du corps. Dans la plupart des mollusques et chez les crustacés parmi les annelés, l'appareil circulatoire est encore pourvu d'un cœnr, itiais il n'est jamais double ; il se compose ordinairement d'une ou dn deux oreillettes recevant le sang (pii sort de l'appareil respi rutoire, et d'iui ventricule qui pousse ce sang dans les artères du corps; ce cœur peut donc Être comparé aux cavités gauches du cœur de l'honnne et on lui a donné, à cause de cela, le nom de arttr aorlii/iie. Dans les in- Boclcs, le cœur n'est plus représenté que par un vaisseau coiiiraclilc situé le long do la ligue nu'iliaui; dorsiil.' de l'abdomeu ; ce inmeuu dorsal est animé d'uii mouvement régulier de contraction qui fait marcher le «ang dn bon orillce postérieur vers son extrémité opposée; il se
clic gauche. — o', urcillcllc droilc. — V, voiilt utiii|iic — 1, antre cl ejruli.lc. — 2, cn»sc de l'aorte. — 3, ««rie ileicciidonic. — 4, nilèie» pulmcinnireH. — S, 0, veines pulmniiaire*. — 7, i, arlcreii qui viuil nu» lira» cl nu cou. — n, %oiuc cave iufcricure.^ P I*, pouniuni.
Fig. 590. — Cœur et ïaisseaui d'une carpe (S).
les vaisseaux soient très-développés, on n'y trouve pas do véritable cœur.
CcœuR (Zoologie). — Ce nom était très-employé autrefois en Conclit/liologie pour désigner, même comme genres, un assez grand nombre de Coquilles dont la forme a quelque ressemblance avec un cœur, et cela sans tenir compte des véritables caractères distinclifs. Elles sont aujourd'hui réparties dans différents genres, tels que les Biicnrdes, les Cardites, les Arches, les Hippopes, etc. Ainsi le C. blanc de Vénus est le Cardium cardissa^ Lin. ; le C. de bœuf (Cardium isocardia. Lin.); le C. de la Jamaïque [Arca senilis, Gmel.); le C. des hides [Arca fusca, Gmel.); le C. de perdrix [Cliama antiquata. Lin.), etc.
CosuR (Botanique). — On a donné ce nom vulgairement i quelques végétaux ou à quelques fruits auxquels on a cru trouver plus ou moins de ressemblance avec le cœur; ainsi :
CoEun DE iJCEtiF. — Fruit d'une espèce de Corossolier, le C. écailleux [Anona squamosa. Lin.). Cet arbre est cultivé dans les deux Indes à cause de l'excellence de ses fruits ; ils sont d'un vert noirâtre, leur chair est blanchâtre, presque semblable à de la bouillie, d'une odeur suave et d'une saveur très-agréabic. Le même nom de cœur de bœuf a aussi été donné au fruit du C. réticulé [Anoiia reticulata, Lin.), qui est d'un goût désagréable (voyez Anoxe). C'est aussi le nom vulgaire que l'on donne i la pomme d'une variété de cliou.
CœuB DES Indes. — C'est la graine des plantes du genre Corinde [Cardiospermuni, Lin.).
Coeur de saint Thomas. — On appelle ainsi en Amérique le fruit d'une espèce d'acacie, Y Acacie grimpante (Acacia scandons , Lin.) , dont la gousse a souvent près de I mètre de long, et les graijics comprimées lenticulaires ont jusqu'à 0"',l)8 de diamètre. Ces graines sont bonnes à manger, on les cuit, on les rôtit comme des châtaignes et on les dépouille de leur peau épaisse, coriace et presque ligneuse. Comme on les trouve souvent sur les bords de la mer, où elles sont entraînées par les eaux, on les a nommées dans quelques lieux châtaignes de mer.
COFFRE (Zoologie), Ostracion, Lin. — Genre de Poissons, de l'ordre dos P/cctognalItes, famille des Sclérodermes, voisin des Balisles. Ils ont, .iu lieu d'écaillés, des compartiments osseux et iv^t^uliiu's soudés en une espèce de cuirasse inflexililr (|ui leur revêt la tôle elle corps, de sorte qu'ils n'ont île mobile que la queue, les nag<'oires, la bouche; cha<iue mâchoire porte dix ou douze dents coniques. Ils ont peu de chair, mais un foie gros et donnant beaucoup d'huile. On a regardé quelques espèces comme vénéneuses. Ces poissons ne vivent (|ue sur les eûtes deî mers de la zone lorride. Ils se nourrissent de crustacés et do petits coquillages. Cuvier les
(2) Fip. 1S90. Cœur et vai unique (lu cieur. — V, vent qui reçoit le snn[; noir des vcinc&
l'une carpe. — O, uicilIcUe nique. — S, sinus de Cuvier es et le verse dans l'oreillette, cille abduniiunle — b, veine cave éricure. — A, arlcrc dorsale qui rcprcscnle l'aorte el résulte lu réunion des veines liranchinlcB. — 1, artère de la léle. — -acine de l'artcre dorsale, on veines braneliiulcB. — 3, artère sale. — 4. artère abdominale. — ti, artère branrbiale doul rnmincatiuns pr)rlenl le si.n},' noir aux brunebies.
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divise en plusieurs groupes, d'après surtout la forme du corps qui pinit être triangulaire, quadrangulaire ou conipririiée. Eu général, ces poissons sont peu utiles à
l"liomnie. Parmi les espèces assez nombreuses de ce genre, on peut citer le C. tigré [Ostrnnon cuhicus. Lin.), corps quadrangulaire, sans épines. Il parvient à la longueur de O^jSS, et sa chair passe pour délicate. Selon Renard, on le nourrit dans les bassins oti il devient familier.
COGNASSIER, Coignassiek (Botanique), Cyrlonia, Tourn., de Cydon, ville de l'île de Crète, d'oii cet arbre est originaire. De cijdonia, nous avons fait coing et cognassier. — Genre de plantes de la famille des Fomacées. Le C. commun (C. vulgnri<. Pers. ; Pijrus ci/donia. Lin.) est un arbre de petite dimension qui croit dans l'Europe moyenne. Ses feuilles sont ovales, entières, molles, cotonneuses en dessous. Ses fleurs sont blanches, grandes, à pétales concaves et à calice tomcntenx. Son fruit, qu'on d('signe vulgairement sous le nom de coing, est jaune, très-odorant, à pulpe ferme, charnue. C'est un petit arbre qui n'est guère plus grand qu'un arbrisseau, et que l'on cl.isse parmi les arbres frnitie s ; il se rapproche beaucoup du poirier. On l'emploie souvent comme sujet pour greffer plusieurs espèces de poiriers, et surtout ceux d'été. Il a l'avantage, dans ce cas, de pousser moins de bois que ceux qui sont greffés sur franc, et de donner du fruit plus prompternent. On cultive plusieurs espèces de cet arbre, l'une à feuilles oblongues et ovales [C. vu/garis ohlonga, Mill. ), une autre qu'on appelle le C. 'lu Portugal (C. vulgaris lusitamca, Mill.) (fig. 592), qui
est plus fort, pins beau, dont les feuilles sont plus larges et les fruits plus gros, plus charnus, plus propres à être convertis en gelée, marmelade et conserve que ceux de l'espèce suivante ; enfm, le C. à fruits nml if ormes [C. vulgaris mnlipirmis, Mill.), c'est-à-dire à fruits globuleux en forme de pomme. Le coignassier donne des fruits à saveur ftpro ei a<.triiigentc ; lorsqu'ils sont cuits, leur pulpe arqiiiiTi une s.iveur aromatique un peu sucrée; aussi les emploie t-on à faire des marmelades, des con fiturcs et même des sirops. Le coing a été fort célébré par les postes. Virgile en parle dans ses églogues. Los anciens l'appelaient pimone île Cyrion et miilus colnnea, parce qu'il est couvert do duvet avant sa maturité. On regardait ce fruit comme l'emblème du bonheur et de la fidélité; aussi, le dédiaii-on à Vénus. On l'admettait comme décoration des temples; ceux de Chypre et de Paphos surtout en étaient ornés. Le coing figurait aus>i
avec les statues des dieux qui présidaient au mariage. Le C. de la Chine [C. sinensis, Thunb.) est un arbre à feuilles ovales, terminées en pointe aux deux extrémités. Ses fleurs sont blanches ou roses et répandent une odeur qui rappelle celle de la violette. Les fruits de cette espèce ne peuvent pas arriver à maturité sous le climat de Paris. On parvient cependant à la leur faire achever dans le fruitier; ils se colorent alors d'une teinte jaune et exhalent une odeur agréable ; mais, la saveur leur manquant, on n'a pu encore en tirer parti, même pour la confiserie. Le C. du Jajmn {C. juponica, Pers.; C. pi/rus, Thunb.) est un arbuste cultivé seulement pour l'orneinent des jardins. Dès les premiers jours du printemps, ses fleurs rouges, solitaires ou fasciculées, s'épanouissent et sont d'un joli eflet. Cette espèce a des variétés à fleurs blanches ou roses. Caract. du genre : calice à 5 divisions; 5 pétales presque orbiculaires; 5 styles; fruit cotonneux pyriforme, à 5 loges contenant chacune Ii)-I5 graines. G — s.
C01I0B.\TI0i\ (Pharmacie), du mot arabe coliob , distillation double. — C'est une opération qui consiste à remettre plusieurs fois de suite le produit d'une distillation dans l'appareil à distiller (voyez Distillation). Les anciens chimistes, et surtout les alchimistes, avaient souvent recours à cette opération qu'ils réitéraient quelquefois jusqu'à plusieurs centaines de fois ; et ils avaient imaginé pour cela un alambic particulier qu'ils appelaient pélican (voyez Alambic, Pélican j. Quelques pharmaciens ont encore recours à ce procédé qui est abandonné par le plus grand nombre d'entre eux.
COHÉSION, force attractive moléculaire qui s'exerce entre les molécules coustitutrices d' un corps (voyez Adhésion).
COIFFE JAUNE (Zoologie). — Buffon a domié ce nom à une espèce â'Oiseaux du genre Carouge, VOriolus iclerocephalus, Gmel., qui a une sorte de coitTejaune.
Coii-FE NOIRE (Zoologie). — Nom vulgaire par lequel Buffon a désigné une espèce d'Otseaux du genre Tanyaru, de Cayenne, dont Vieillot a fait le genre Némosis.
Coiffe de Cambbai (Zoologie). — C'est un des noms vulg.aires donnés à V Argonaute argo (Mollusque).
COIFFE (Botanique). — Organe qui recouvre l'urne des mousses, et le sporange des hépatiques ; il est nommé en huiu calypfra (voyez Calïptre).
COIGNASSIER iBotanique . Voyez Cognassier.
COIN (Mécanique). — Corps dur en bois, en fer ou en acier, terminé par deux faces qui se coupent sous un angle très-aigu pour former le tranchant du coin. On l'emploie pour écarter deux corps l'un de l'autre, ou pour séparer deux parties d'un même corps, lorsque ce résultat ne peut être obtenu qu'en employant un grand effort. La troisième face opposée au tranchant s'appelle tète du coin ; c'est sur elle que s'exerce le choc destiné à le faire avancer. Eu faisant abstraction des frottements, l'effort avec lequel le coin tend à écarter les deux bords de la fente dans laquelle il pénètre est avec la pression exercée sur sa tête dans le même rapport que la longueur du coin à la largeur de sa tête mesurée de l'une de ces faces à l'autre. Si donc la tête est en largeur la dixième partie de la longueur du coin, une pression de lOn kil. suffira pour vaincre une résistance de I 000 kil. à l'écartcmcnt. Mais les frottements sont ici toujours en rapport avec la résistance à vaincre et, par conséquent, très-gr.ands ; c'est même grâce à eux que le coin chassé par un coup de maillet dans la fente d'un morceau de bois qu'on veut diviser en éclats n'en est pas expulsé vivement après le choc. Plus l'angle formé par les deux côtés du coin sera aigu, plus ce coin pénétrera facilement d.ans la fente et plus il y restera solidement fixé ; mais aussi plus il faudra que le coin s'enfonce pour produire un même écartement de l'obstacle.
COING (li.)tauiquc). — Fruit du Coy^iassinr.
COINS (Zoologie . — On appelle ainsi les dents qui terminent de chaque côté les arcades dentaires incisives dans le cheval. On a aussi applitiné la même dénomination chez le boeuf et le mouton.
COiX (Botanique), Co'X, Lin. Nom employé par Tliéophraste pour désigner, croit-on généralement, une plante graminée. — Geiu-e de plantes do la famille des Gramine'es, tribu des Panicves. II comprend des herbes ranieu.ses à tige pleine et à feuilles assez larges. Leurs fleurs sont disposées en épis fascicules; les trois épillets basilaires sont logés dans un involucre ovoïde, dur, luisant et percé à la partie supérieure. Le (?. lai-mc de Job ou larmille [C. larryma. Lin.), ainsi nommé à cause de la forme de ses graines, atteint à peu près 1 mètre de
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hauteur. Ses feuilles sont lancéolées et ses involucres fructifères sont d'un gris bleuâtre et trts-lustrés. Cette espèce, qui est originaire de l'Inde, est une des graminées les plus singulières. Dans certains pays, on emploie les graines de coix pour fabriquer du pain en temps de disetîe. On n'en obtient ainsi qu'un aliment grossier. Dans le midi de l'Europe, les grains de cette espèce servent à faire des chapelets. Les femmes de l'Inde portent souvent des colliers, des bracelets faits avec ces fruits recouverts de leur iuvolucre fructifère qui sont d'un assez joli aspect.
COKE (Cliimie industrielle), de l'anglais coak, dérivé luimême du latin coctus, cuit. — Produit de la distillation de la houille en vase clos ou de sa combustion incomplète (voyez Carbonisation, Comblstibles). Le coke est d'un gris noirâtre doué d'un reflet métallique; il est poreux, plus ou moins boursouflé; il s'.illume ditlicilement, brûle presque sans flammç et s'éteint dès qu'il est retiré du feu. Il ne brûle bien qu'en masse un peu forte et sous l'influence d'un courant d'air assez vif; mais il produit, quand il est employé dans de bonnes conditious, une température extrêmemeni élevée, ce qui, joint à l'absence de fumée dans les produits de sa combustion et à son degré de pureté supérieur à celui de la houille, le fait rechercher dans certaines industries, particulièrement dans le traitement des métaux et le chauftage des locomotives.
Le meilleur coke est préparé aux houillères mêmes par la carbonisation du menu charbon produit dans l'exploitation. Celui que l'on obtient dans les usines à gaz est de qualité beaucoup inférieure et n'est employé qu'aux usages domestiques. Il brûle très-bien dans les clieminées quand on y ajoute du bois et donne beaucoup plus de chaleur que le bois seul.
L'hectolitre de coke pèse de 40 à 45 kil. Les Anglais imaginèrent les premiers, sous le règne d'Elisabeth, de carboniser la houille pour employer le coke à la fabrication du fer. Cet usage s'introduisit en France vers 1722.
COL, Cou (Anatomie, Zoologie), collum. — Ce mot, dans un sens général, sert à désigner un rétrécissement que présente im viscèi-e dans son étendue, un resserrement qu'on observe entre les extrémités et le corps des os ; pris dans le sens propre, c'est la partie du corps qui se trouve entre la tète et le thorax, et qui olïre un rétrécissement remarquable, surtout dans les animaux supérieurs. On concevra qu'il n'y a point de p.artie du corps dont l'anatomie soit plus compliquée que celle du col, lorsqu'on réfléchira que c'est le point par lequel doivent s'effectuer toutes les communications entre la tête et les autres régions du corps : ainsi, le larynx et la trachéeartère, le pharynx et l'œsophage, transmettent dans le poumon et dans l'estomac l'air et les aliments reçus par la bouche; le sang artériel chassé par le coeur est transporté dans toute la tète, et en particulier à l'encéphale, par les artères carotides et vertébrales ; à son tour, li; sang veineux revient au cœur par de nombreux rameaux qui le versent dans les veines jugulaires ; les lymphatiques y forment de nombreux ganglions. Enfin, des nerfs et surtout la partie supérieure de la moelle épinière établissent des rapports nombreux et importants qui doivent exister entre la tète et le reste du corps. Toutes ces parties contribuent à constituer le col; d'autres encore lui donnent la forme, la souplesse et la variété des mouvements qu'il doit exécuter : ainsi, l'os hyoïde, les glandes maxillaires et sublinguales, la glande thyroïde, les sept vertèbres cervicales chez l'homme, et cnlin une quantité considérable de muscles au nombre de soixante-quinze, dont trente deux pairs et onze impairs.
Le col présente de grandes variétés dans la série animale; peu différent de ce qui vient d'Être dit dans les mammifères, si l'on en excepte les cétacés, où il n'est pas distinct, il ne l'est pas davantage dans les poissons, et en général dans les reptiles et les batraciens. Mais chez les oiseaux il offre un intérêt particulier : quelquefois il est court, d'autres fois très-long, et alors le nombre des vertèbres cervicale» qui forment sa charpente peut aller & plus de vingt; ainsi on en compte neuf dans le moineau, douze dans le geai, treize dans le pigeon, quatorze dans le canard, quinze dans l'oie, dix-liuit dans l'autruche, dix-neuf dans la cigogne, vingt- trois dans le cygne. Ces dilTérence» expliquent sulTisninment l'étendue des mouvements que chaque espèce peut exécuter suivant le nombre do cc.i verièbr&s cervicales, mouvement» qui sont en rapport av.'c la nourriture que le bec doit fnisir; ninii on remarquera que les oiseaux nageurs qui doivent plonger la tCtc dan» l'eau pour y chercher leur
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proie ont en général le col plus long et plus flexible que les autres. F — N.
COLASPES (Zoologie), Colaspis, Fab. — Genre d'/«xectes coléoptères tHramèreSy famille des Ci/cligues, voisin des Chrysomèles et des Eumolpes. Ce sont de petits insectes dont le corps est court et arrondi et qu'on trouve particulièrement en .Amérique. Une seule espèce se rencontre dans les départements méridionaux de la France, c'est la C. très-noire [C. atra, Oliv.), ovale, très-noire, pointillée, la base des antennes fauve.
COLATURE (Pharmacie). — On donne ce nom à une opération pharmaceutique qui consiste à verser sur un tissu de toile ou de laine peu serré ou dans la chausse d'Hippocrate (voyez ce mot), un liquide quelconque, soit un sirop, une décoction ou une infusion, plutôt pour en séparer le marc que pour obtenir une transparence parfaite; elle diffère en cela de la filtration (voyez ce mot). On donne aussi ce nom au liquide ainsi passé.
COLCOTHAR. Voyez Fer {oxydes de).
COLCHICACÉES (Botauique). — Famille de plantes Monocotylédones ^ nommée ainsi par de Candolle, et adoptée par la plupart des auteurs, mais sous le nom de Mé/antliace'es, R. Br. (voyez ce mot). M. Nées a établi dans cette famille une tribu, les Colchicées, ayant pour type le genre Colchique (voyez ce mot). G — s.
COLCHIQUE (Botanique), Colchicum, Lin. D'après Dioscoride, ce nom viendrait de Colchide, parce que cette plante y croissait. Il est vrai qu'elle a toujours été trèsabondamment répandue en Europe; et on pense alors '|ue le nom de la Colchide lui aurait été appliqué parce que les habitants de ce pays avaient la réputation de composer et de préparer un grand nombre de poisons. — Genre de plantes de la famille des Me'lantltacées, tribu des Colchicées. Les espèces qui composent ce genre ont un bulbe solide ; les feuilles engainantes à la base et paraissant après les fleurs qui s'épanouissent ordinairement en automne et ipii sont colorées d'un lilas ou d'un rosepurpuriu souvent très-vif. Le C. d'automne\C. autiim-
Fig. 593. — Colchiiiue d'tiulonine.
iiak\ Lin.), appelé aussi Safran des pre's. Safran bâtard. Tue-chien, à cause de ses propriétés vénéneuses, et l'etV- Uitte, veilleuse, parce qu'il fleurit au moment où commencent les veillées de la mauvaise saison, est une plante ;\ bulbe recouvert d'une tunique externe brunâtre, tandis que l'intérieur est blanc. Ses feuilles sont lancéolées, larges et d'un vert foncé. Ses fleurs, d'une belle couleur lilas, ont une partie de leur tube enterrée, ainsi que l'ovaire dont le développement reste, pour ainsi dire, statioimaire pendant l'hiver, après la floraison, (pii a lieu en automne. Au printemps suivant, la h;nnpc s'accroit, les feuilles se développent et la capsule mûrit. Le colchique d'automne croit on abondance dans les prairies, les marécages de l'Europe moyenne. Il est très-commun aux environs de Paris. On disiiii^ue |ilii-.ieurs variétés de cette espèce : celles à llnii-s ami. 1rs, :^ fleurs pourpres, â fleurs blanches, à fleur-- |i;ukm ines. ToutM les parties de cette plante exhalent ujie odmir forte et nauséabonde. Le bulbe surtout contient un principe extrêmement vénéneux dans lequel la chimie a découvert un alcaloïde nommé vérulrine du Vcrnirum salmlUlii, ou l)lutût do VAsaijn'e officinale {Vcrulriwi o/ficinale, Urandt) qui produit la cévadille? voyez VihuTniNB, Ckvadii.lk. Son emploi en médecine demande une grande préraulion. L'iiydropisie, certaines alïeclions rhumatismales, la goutte, etc., sont, dil-un, sensiblement soula-
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eées par l'emploi du colchique d'automne. Cependant, nous ne pouvons passer sous silence les réserves tres-bien motivées d'un homme qui fait autorité en pareille matifcre M. le professeur Trousseau. Pour lui le colchique employé dans la goutte et le rhumatisme « n'a pas une influence en somme plus évidente que celle de^ puigatils drastiques expérimentés comparativement. » Qu.-iiit a la véralrine, son action thérapeiuique sera appréciée aux mots Goutte, Rhumatisme, Véuatrine. Les bulbes de cette plante, habilement débarrassés de leurs principes toxiques, donnent une fécule amylacée qui peut servir d'aliment. Enfin la teinture a obtenu une couleur olive jaunâtre trÈs-vive et solide des fleurs de cette espèce. On cultive comme plante d'ornement le C. de liivona IC. Bivonœ, Guss.), espèce très-originale par la coloration de ses fleurs, disposée en quelque sorte comme les carrés d'un damier. On y remarque alternativement le blanc et le pourpre. On le trouve en Portugal, en Italie et en Grèce Le C. d'Orient (C. hyzanUnwn, Galw.) a les fleurs plus grandes que celles du précèdent. Un seul bulbe en produit quelquefois une vingtaine. On trouve cette jolie espèce dans le Levant, en Turquie.— Caract. du genre : péiianthe en entonnoir, à tube allongé, i limbe In G divisions égales ; 6 étamines insérées vers la gorge, à anthères versatiles ; ovaire à. 3 loges renfermant de nombreux ovules; 3 styles filiformes. Le fruit est une capsule. ''T.^' /•
COLÉOPTÈr.ES (Zoologie), du grec koleos, etui, pteron aile. — Nom imaginé par Linné pour désigner les insectes qui, comme les hannetons, ont quatre ailes, dont la paire postérieure seule membraneuse sert seule au vol, tandis que la paire antérieure, courte, coriace et rigide sert simplement à'étui à la précédente pour la recouvrir quand l'insecte ne vole pas. Ces ailes eu étuis ont reçu le nom à'eli/Ires, du mot grec élytron, qui, comme coleos, signifie gaine, étui. Le nom de Coléoptères dé-signe actuellement l'ordre l'; plus important de la classe des fasecte; cet ordre, i lui seul, renferme presque autant d espèces que tous les autres de la même classe pris ensemble. On peut le caractériser ainsi : l'ordre des Coléoptères comprend des insectes pourvus de deux paires d'ailes ; l'antérieure (a, fig. 594) conformée en élytres ou étuis
Fig. 504. - ColoopL
hari)Ctilier.)
destinés à recouvrir la seconde pendant le repos, la seconde (i) pliée sous la première longitudinalenieut en éventail à sa base et transversalement à son extrémité. La bouche des coléoptères est organisée pour broyer des aliments solides; nn y trouve deux paires de miiclioiros (mandibules et t,inrh,.ii-r< pmpremcnt dites), libres, munies en dessus et en (Ic^miu-. d'une pièce médiane nommée Inhre ou Am.' ^ninrirure et lèvre inférieure on Innauctle. La languette porte une paire de palpes dites hliuiles, les mâchoires proprement dites sont pourvues d'une ou deux paires de p(dpes ni/ixillaires. Le corps des coléoptères se montre d'ailleurs nettement divisé en trois parties : une tCle ornée de deux antennes et de deux yeux composés ou à facettes ; un thorax formé de trois anneaux pourvus chacun d'une paire de pattes et dont les deux priMiiicrs portent la première et la seconde paire d'ailes; riibdiiniin généralement uni au thorax sans ré trécisseincnt niiin|uéet formé d'anneaux bien distincts.
L'appareil di^'i'siil ilr-i .■.il/npières con)|ircn(l géiM'ral.'mcnt un tube iln"' m :m . niii|i:iL'ii'' dr gUiiidrs salivains et de canaux bilimn ,. I,.- lulir dii^istif varii' lic;iur.iiiii en longueur suivmu les esprces ; on y distingue un (l'sophagc, puis un estomac multiple qui comprend un jabot,
quelquefois un gésier et un ventricule cliylifique, enfin un intestin grêle, un gros intestin formé le plus souvent par un cœcum dilatable et un rectum. La respiration se fait à l'aide de stigmates placés par paires, l'une à la partie antérieure du thorax, les autres ;'l chacun des anncanx de l'abdomen ; ces stigmates conduisent l'air dans un système de trachées finement ramifiées. L'appareil circulatoire offre les particularités essentielles que l'on retrouve chez les autres insectes.
Plusieurs coléoptères se font remarquer par de brillantes couleurs ou des formes singulières ; quelques-uns atteignent une assez grande taille. Ils subissent durant leur vie des métamorphoses complètes; leurs œufs donnent le jour à des larves conformées en vers blancs ou colorés, dont le corps a les téguments plus mous que la tête et don tl a bouche est organisée pour broyer des aliments solides. Ces larves ont habituellement leurs trois paires de pattes plus ou moins développées et attachées aux .anneaux qui plus tard formerontlethorax; elles se changent, après un temps qui peut atteindre deux ou trois
ans, en des nymphes qui offrent toutes les formes do l'insecte parfait avec une immobilité complète. Enfin de ces nymphes sort l'insecte lui-même après quelques semaines, selon les espèces. . .
La longue série des Coléoptères est partagée artificiellement en quatre sections, d'après le nombre d'.irticles que l'on compte aux tarses ou parties terminales des pattes. — 1" section : C. pentamères ; cinq articles a tous les tarses; cette section, de beaucoup la plus nombreuse, comprend d'abord les coléoptères carnassiers qui, comme le Carabe des jardins (vulgairement Jardinière), s'acharnent à la poursuite des autres insectes et nous rendent des services considérables, trop souvent méconnus, en détruisant beaucoup d'espèces nuisibles. Viennent ensuite des coléoptères qui vivent de matières animales ou végétales desséchées ; plusieurs d'entre eux dévorent nos parchemins, nos lainages, nos fourrures et nos collections d'histoire naturelle. Puis nous trouvons des coléoptères qui se nourrissent de matières végétales, comme les hannetons, les scarabées, etc. — 2' section : C. hétéromères ; cinq articles aux tarses des deux paires de pattes antérieures, quatre aux postérieures. La Cantliiuiilf se range dans cette section peu nombreuse. — 3« section : C. tétramères (fig. 594); quatre articles à tous les tarses. Ce groupe est riche en espèces nuisibles aux plantes, telles que les Bruches, les Charançons, les Sco/ytes,\es Bostriches, les Lamies, les Saperdes, les C'apricornes,\eè Attises, \es Gale'ruques. — 4° section : C. trimères; trois articles à tous les tarses. Les Coccinelle! ou Bétes à bon Dieu sont les insectes les plus connus de ce groupe.
Chacune de ces sections se divise en familles dont les noms, suivant la méthode de Latreille, seront mentionnés seuls dans cet article.
Les C. pentamères comprcanewt six familles : 1" Carnassiers ; 2" Brachcbjtrcs ; 3» Serricornes ; 4° Claricorues; 5» Pal/licornes; G" Lamellicornes (voyez chacun de ces mots).
Les C. hétéromères se partagent on quatre familles : 1° Mélasomcs ; 2° Taxicornes ; 3° Sténélytres ; 4» Irachélides (voyez ces mots).
Les C. tétramères se distribuent en sept familles : I" Porte-bec ou lUii/nchophores ; 2° Xnlopimges; S» Plnli/somes ; 4» Longicornes; 5° Eupodes; 6° Cycliques; i" Clavipalpcs (voyez ces mots).
Les C. trimères composent seulement trois familles : 1° l'ungicoles ; 2° Aphidiphages ; 3° Psélaphiem' (voyez ces miitsi.
Les principaux ouvrages il consulter pour lliisloirc naturelle des insectes coléoptères sont surtout : le Spcrirs- (^l'néral des coléoptères du comte Dejean, qui ne iiinipi'i'iid (|ue les carmissii'rs carabiques; — les mono- -i-iplii.'s d'EricliMMi sur les lîr;iilu''lytres; d'.Vubé sur les l^.'lai'hirns; — l'Ili^t. uat. l'I rir.iniv^i-aphic des Buprcbtides, par .M.M. Goiy et de Caslelnau ; — le Manuel
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d'Entomologie de Biirmeister; — la Sijnomjmia curailionklum de Schrenherr, etc.
COLÉORHIZE iBotanique), du grec koleos, gaine, étui, et rhiza, racine. — Terme adopté par de Mirbel pour désigner une sorte de poclie charnue, close de toutes parts qui entoure la radicule de certaines plantes. Malpiglii est le premier qui ait observé cet organe, qui n'est autre chose qu'une écorce plus ou moins épaisse se détachant d'elle-même de chaque mamelon radiculaire. Si l'on observe un grain de blé en germination, on voit très-bien de petites gaines qui emboîtent les radicelles à leur naissance; ces gaines représentent la coléorhize. Mais elle n'est pas toujours visible et, dans certaines plantes, elle ne devient perceptible avec la radicule qu'au moment de la germination. On a cherché à se servir de la présence ou de l'absence de la coléorhize pour diviser les végétaux phanérogames en deux embranchements; mais ces caractères très-irrégulierséloigneut un grand nombre de plantes qui ont beaucoup d'affinité entre elles et que la méthode natnrelle doit réunir.
COLIADi;S (Zoologie), Colins, Fab. —Genre d'Innedes /ijpidopli-res diurne^ de la tribu dQs PnpiHonides àe Latreille. Ce sont des papillons dont les ailes inférieures sont sans échancrures à leur bord interne, prolongées sous l'abdomen et lui formant un canal. Ils sont de moyenne grandeur et leurs quatre ailes, dont le fond est d'un jaune plus on moins vif, sont ordinairement bordées de noir; ils ont d'ailleurs les antennes et les pattes lavées de rose. On les trouve souvent dans les champs de luzerne. Le C. citron, le Citron de Geoffi-oy (Papilin rhainni. Lin.), couleur citron verdâtre, est reconnaissable à la forme de ses ailes qui ont chacune un angle curviligne. Sa chenille est verte et vit sur le nerprun. La C. hyale. Souci de Geoffroy (PajAlio hyule. Lin. 1 a le dessus des ailes jaunâtre; on la trouve dans toute l'Europe.
COLIBRI (Zoologie), Trochilus. — Genre d'Oistuux dr l'ordre des Passereaux, famille des Tenuiroslres. « Ces petits oiseaux, dit Cuvier, si célèbres par l'éclat métallique de leur plumage, et surtout par les plaques aussi brillantes que des pierres précieuses que forment à leur gorge ou sur leur tête des plumes écaillenses d'une structure particulière, ont un bec long et grêle, renfermant une langue qui s'allonge presque comme celle des pies et par un mécanisme analogue et qui se divise presque jusqu'à sa base en deux filets que l'oiseau emploie, diton, à sucer le nectar des fleurs. » Ce n'est que dans les contrées les plus chaudes de l'Amérique que se trouvent ces oiseaux, que la nature semble avoir doués de tous les dons extérieurs, la fraîcheur et le velouté des fleurs, le poli brillant des métaux, l'éclat scintillant des pierres précieuses; aussi les Indiens les avaient-ils appelés les clie>;eui du soleil. Les colibris construisent ordinairement leurs nids sur une branche d'arbre et ils le recouvrent à l'extérieur d'une couche de lichen pareil à celui qui croit sur cet arbre. Ils ont un vol contirui, saccadé, rapide s'arrétant parfois immobiles dans l'air, puis partant comme une (lèche et visiiant ainsi les fleurs dans lesquelles ils plongent leur langue pour y prendre leur nourriture. Les ornithologistes distinguent surtout les colihi'U des oifeaux laouclies, en ce que, dans les premiers, le bec est arqué ; il est droit dans les oiseaux mouches. Le C. lo/inze {T. pella, Lath.) est le plus beau et le plus brillant d^; tous les colibris, comme il est un des plus grands; sa taille, mesurée de la pointe du bec à celle de la queue, non compris ses deux longs brins, est de O^iOS. Une plaque topaze très-brillante couvre la gorge et le devant du cou; les eûtes du cou et le haut du dos sont d'un rouge pourpre très-brillant. Ils habitent la Guyane française. Les bornes de cet article ne nous permettent pas di' citer d'autres espèces, parmi lesquelles il MTtiii difl'K ili^ de faire un choix.
lOI,IM\ÇON (Zoologie). — Nom vulgaire du genre //. / • Mrillusiiuei (voyez Escaticot, Hf.ucv., Limaçon).
COI.IN (Zonlcigie). — Petit groupe d'oiseaux d'Améri(|ue (ju'on a déiaché à tort du genre Perdrix avec lequel il a des rapports intimes et dont il doit tout au plus faire une Beclion. Il n'eu dilTère du nste que par un bec plus court, plu» gros, plus bombé, la queue un peu plus développée II» ho perclienl sur les buissons cl même sur les arbre» lorsqu'il» sont poursuivis. Il v en o qui voyagent comme nos cailles. I..0 Tocro ou Perdrix de In Cui/ane de BufTon {Telran 'jHyiineiisix, Gmel.) est de la taille de la perdrix. Le Teirnn mejieimiis, Frlsch., est de la grandi'ur de la raille, de même (|ue le C. de Hoiinini {Perdix .Swinini, Tcm.) et le C. à uiijretle de la Californie {Tetrao riiliforiiius, Sll. ).
COLIOUS (Zoologie), Colius, Gmel— Genre d'Oùenux passereaux, de la famille des Conirosires, voisin des Durbecs. Ils ont le bec court, épais, conique, un peu comprimé et les mandibules arquées sans se dépasser. Les pennes de la queue étagées et très-longues, le pouce peut se diriger en avant avec les autres doigts; leurs plumes sont fines, soyeuses, à teintes cendrées. Ces oiseaux, qui sont d'Afrique et des Indes, vivent en familles. Ils dorment suspendus aux branches, la tête en bas et serrés les uns contre les autres, grimpent à la manière des perroquets en s'aidant de leur bec, et vivent de fruits, de graines, de bourgeons d'arbres, etc. Le C. du Cap (C. capeyisis, Lalh.), long de fl°',î8, aie dos blanc, les scapulaires et le dessus des ailes d'un cendré pur, une tache rougeâtre sur le croupion. Le C. à yorge noire [C. )iigricollis. Vieil.) est long de 0'°,38. Il se trouve à Malinibe.
COLIQUE (Médecine), en grec côlicos, qui appartient à l'intestin côlon. — Ce mot semblerait devoir tiésigner une alTection du côlon (voyez ce mot); mais l'usage lui a donné un âens plus général, et on comprend sous ce nom toute espèce de douleur vive, exacerbante, mobile dans la cavité abdominale. Ensuite on spécilie par uu second mot tiré le plus souvent de l'organe malade le sens précis qu'on doit donner au mot colique. Ainsi, ou aura :
Coi.iQUE BILIEUSE. — Elle peut être épidémique ou sporadique (voyez ce mol). On l'observe le plus souvent en été, au commencement de l'automne, chez les sujets adultes, d'un tempérament bilieux, irascibles; elle peut éire déterminée par des excès de table, de boissons alcoo- 1 ii|ues, par les chaleurs excessives, des accès de colère, etc. Elle s'annonce par la rareté et la couleur rouge des urines, l'amertume de la bouche, des nausées, des vomissements bilieux, soif, chaleur dans la région du duodénum (voyez ce mot), quelquefois constipation, d'autres fois, matières bilieuses fétides ; elle a pour signe caractéristique une douleur atroce ; il semble que les intestins sont tordus, serrés avec une corde ; cet état peut accompagner les fièvres bilieuses, la jaunisse, la dyssenterie (voyez ces motsi. Le traitement de la colique bilieuse consiste dans l'emploi des émoUients et des adoucissants à l'intérieur et à l'extérieur; ainsi, émissions sanguines, lavements, fomentations, cataplasmes avec la décoction de pavot, boissons acidulées, petit-lait ; quelquefois on devra avoir recours aux vomitifs, aux purgatifs doux, à l'opium ; mais ces moyens devront être employés avec une grande circonspection.
Colique iiÉMoaRHOîDALE. — Elle précède le flux hémorrhoidal ou est produite par sa sujiprossion (voyez Ht.«or.iinoîuE).
Colique hépatique. — Elle est produite parla présenced'un calcul dans les canaux biliaires (voyez Calcul biliaire).
Colique iNFLAnniATOiaE. — C'est celle qui accompagne rf«/e>i7e (voyez ce mot).
Colique de Madrid. — Voyez Colique végétale.
Colique métallique. — Voyez Colique saturnine.
Colique de miserere. — Nom vulgaire de l'i/cu*.
Colique néphrétique. — Douleurs violentes produites par la présence des calculs dans les reins ou dans les uretères ou bien par une alTection nerveuse, rhumatismale, etc. (voyez Calcul, Rhumatisme).
Colique nerveuse. — Ou appelle ainsi des coliques qui, ne pouvant être rapportées à la lésion d'aucun organe situé dans la cavité abdominale, sont considérées comme résultant d'un trouble du système nerveux. Elles ont été niées p.ir un grand nombre de médecins, et, en effet, il est rare qu'elles ne soient pas liées à une autre maladie; cependant, il y a des cas où on ne peut saisir aucun symptôme de lésion organique; elle peut être produite par nue vive émotion, une forte contusion, parle froid, etc. Les personnes impressionnables, qui mènent une vie sédentaire, y sont plus sujettes que les autres. Ces coliques se déclarent tout à coup par des douleurs vives, qui s'exaspèrent ou diminuent subitement ; elles re sont pas augmentée» et sont quelquefois soulagées p:ir la pression ; la physionomie est altérée ; il y a de l'abattement, de l'anxiisté, des sueurs; elles arrachent queliiuefuis des cris. Les n;ircoliques, les antispasmodiiiui's, en potion, en applications sur le ventre, les boissons légèrement aromatiques, de tilleul, do feuilles d'oranger, de menthe, etc., les émoUienls, etc., sont les moyens qui réussissent lo mieux.
Colique saturnine. — Ainsi nommée parce qu'elle est lo plus souvent déturuiinOu par l'absorption du plomb
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(appelé Saturne par les alchimistes). On lui donne encore Ibs noms de colique métallique, colique des peintres, colique de plomb; elle est caractéiisée par des douleurs très-aiguës, la rétraction etladureté du ventre, une constipation opiniâtre, des crampes, etc.
Tous les ouvriers qui travaillent le plomb y sont sujets, mais particulièrement ceux qui fabriquent la céruse (voyez ce mot', les broyeurs de couleurs, les peintres en bâtiments, etc. La sophistication des vins par la litharge (voyez ce mot) la produit souvent, aussi bien que l'usage des eaux, des condimenis, des mets qui ont séjourné dans des vases de plomb. On l'a vue occasionnée aussi par des bonbons colorés au moyen des préparations saturnines. La maladie débute ordinairement par des douleurs obscures, passagères dans le ventre, par la rareté et la dureté des matières évacuées ; les douleurs augmentent ainsi pendant plusieurs jours, puis elles deviennent vives, exacerbantes, mobiles ; il y a des nausées, des vomissements de matières vertes ou jaunes, constipation opiniâtre, rétraction et dureté du ventre, altération de la voix, suppression ou rareté des urines, hoquets, convulsions, etc. Abandonnée à elle-même, la colique de plomb, après un ou plusieurs mois de durée, se transforme en paralysie des membres, tremblements, ara.aurose ; le malade devient tout à fait impotent. Traitée convenablement, elle ne dure que quelques jours et se termine presque toujours par la guérison. Le traitement dit de la Charité Si reçu la sanction du temps et de l'expérience ; c'est un traitement empirique dont il est très-difficile d'expliquer le mode d'action. Voici en quoi il consiste :
\" jour. — Le matin, le lavement purgatif des peintres, composé de feuilles de séné, 16 grammes; faites bouillir dans suffisante quantité d'eau ; ajoutez à la décoction sulfate de soude, IG grammes; vin émétique, 120 grammes. Dans la journée, on donne Veau de casse avec les graines ; eau de casse simple, 1 htre ; sulfate de magnésie, 3il grammes; tartre stibié, O^'ilS. Le soir, le lavement anodin des peintres, fait avec huile de noix, 180 grammes; vin rouge, 300 grammes; après cela, le bol calmant : thériaque, 4 grammes; opium, U",07.
2« jour. — Le matin on donne Venu Ijé/iite, qui consiste en tartre stibié, (l'',30 ; eau tiède, 250 grammes, à prendre en deux fois à une heure d'intervalle. Après le vomissement, on fait prendre dans le reste du jour la tisane sudunfique laxatice suivante : séné, 4 grammes ; gaiac, squine, salsepareille, de ch.aqne 30 grammes; laites bouillir pendant une heure dans 3 litres d'eau, réduisez à deux ; ajoutez sassafras, .30 grammes; réglisse, 15 grammes; faites bouillir légèrement et passez. Le soir, le lavement anodin et le bol calmant comme le premier jour.
3» jour. — On donne Veau de casse comme le premier jour, mais sans les graines, le lavement pur.jatif des peintres, la tisane sudorifique laxative; seulement la dose de séné est portée à 30 grammes ; le soir, le lavement anodin et le bol calmant.
4' jour. — La potion purgative des peintres, composée de : infusion de séné, 180 gr. ; électu.iire diaphœnix, 30 gr. ; j;ilap en poudre, |s'',50; sirop de nerprun, :'.0 gr. On aide l'action du purgatif par la tisane sudorifique laxative; le soir, lo lavement anodin et le bol calmant.
b" jour. — Comme le troisième.
G" jour. — Comme le quatrième.
S'il reste encore des coliques après ce traitement, on !e recommence jusqu'à ce qu'il n'y ait plus do douleurs; la guérison est complète lorsque pendant Cinq ou six jours après la cessation des purgatifs la constipation n'a pas reparu. On prescrit une diète sévère pendant le traitement ; mais aussitôt qu'il est terminé, on accorde des aliments dont on augmente prompteniont la quantité.
Ce traitement, suivi d'un succès presque constant, a cependant subi le reproche d'être empirique et presque aveugle, et sous l'empire de cette idée il a été modifié plus ou moins profondément; celui qui a été proposé par Stoll, a été vanté par plnsieurs médecins comme plus rationnel ; il consiste dans l'emploi des émollients, des mucilagineux, des anodins, puis ensuite des purgatifs et des calmants; mais le traitement de la Charité a conservé sa vieille répulation ; les seules modifications qu'on puisse admettre sont celles qui tiennent à celles de la maladie elle-mûme : .linsi, lorsque lo ventre est sensible à la pression, on pourra, pendant quelques jours, piescrire des bains, des lavements, des fomentations émollientes, mfime des s.iignées locales ou géniTalcs, puis ensuite on reviendra au traitement de la Charité.
Colique de cuivre. — On a dit que les ouvriers qui travaillent le cuivre étaient sujets à une affection an.v logue h la colique saturnine, qui ofl're à peu près les mêmes symptômes et exige le même traitement. D'après MM. Chevallier et Boys de Loury, qui ont fait de nombreuses recherches à cet effet, cette maladie n'existerait pas.
Colique végétale. — Elle a beaucoup d'analogie avec la colique saturnine et s'est montrée épidémiquement dans plusieurs pays, et particulièrement dans le Poitou, ce qui lui a valu le nom de colique de Poitou; à Madrid, colique de Madrid; en Normandie, à Amsterdam. On pense qu'elle est produite par les fruits acerbes, les vins nouveaux et peut-être sophistiqués par la litharge; on a signalé aussi à Madrid l'air froid et humide du soir et l'usage immodéré des glaces et des fruits. Les symptômes sont à peu près les mêmes que pour la colique de plomb, si ce n'est que le ventre, au lieu d'être rétracté, est distendu à un degré extrême, excepté dans celle de Madrid, où il est rétracté. Les moyens les plus efficaces ont été les n.arcotiques, les purgatifs, les vomitifs et l'éloignoment des causes qui ont pu la déterminer.
Colique venteuse. — Voy. Pneumatose, Tympamte.
Colique vebmineuse. — Voyez Vei\s. F — n.
COLITE (Médecine). — On a donné ce nom à l'inflammation du côlon, mais comme elle se confond avec celle des autres portions du gros intestin, il en sera traité aux mots Diai;rhék, Dvssenterie, Entérite.
COLLAPSUS (Médecine). — Mot latin qui veut dire chute et employé par Cullen pour désigner un état dans lequel le cerveau manque de l'excitation nécessaire et oii cet organe cesse de remplir ses fonctions ou les remplit irrégulièrement. Dans l'acception commune, ce n;ot exprime un afTaiblissement rapide et prompt des facultés cérébrales et surtout de l'action musculaire; il n'est donc pas tout à fait synonyme d'r;rfj/«nwie ni de prostration, ces derniers mots s'appliquant à un afl'aiblissement qui n'arrive que graduellement et non pas tout à coup (voyez AoYNAMiE, Prostration).
COLLECTION (Médecine). — Collection purulente se dit d'un amas de pus dans une partie quelconque du corps, oiï il forme alors un dépôt, un abcès (voyez ces mots).
En pharmacie, la collection des di'ogues, des substances médicinales est l'approvisionnement qu'on doit en faire. Pour les drogues tirées du règne minéral, la collection ne consiste que d.ans le choix éclairé de ces substances; il n'en est pas de même pour les substances fournies par les végétaux et les animaux; ici, en effet, il faut de plus la récolte, Vémondation, la dessiccation, la conservation des diverses substances.
COLLERETTE ou Colerette (Botanique). — On a donné vulgairement ce nom à Vinvolucre de Vombelle, dans les plantes de la famille des Ombellifères (voyez Involuciîe).
COLLES (Chimie industrielle). — Matières adhésives que l'on emploie surtout pour réunir et fixer ensemble des pièces d'un système solide quelconque, mais qui reçoivent aussi des applications aux apprêts des étofîes, à la fix.ation des couleurs, à la clarification des liquides, etc. On distingue dans le commerce un grand nombre de colles d'espèces différentes ; nous mentionnerons ici les principales.
Colle de pâte. — S'obtient en délayant de la farine dans de l'eau jusqu'à la consistance d'une bouillie cl.iire, puis en élevant la température gr;iduellement jusqu'à 75 ou 80». La colle ainsi obtenue est employée surtout dans lo cartonnage et pour le collage des papiers d'appartement.
Colle de poisson. Ichthyucolle. — Formée par la membrane interne de la vessie n.atatoire de l'e.sturgcon. Plusieurs espèces de ce genre se rencontrent en abondance dans le Volga et les autres fleuves qui se jettent dans la mer Noire et la mer Caspienne, et c'est de la Russie que nous viennent, en effet, les qualités les plus estimées de celte substance. Pour l'obtenir sous la forme qui est coimue dans le commerce, on fait ramollir dans l'eau froide la vessie natatoire du poisson do manière à ce qu'on puisse enlever la membrane externe ; on divise alors l'autre en fragments que l'on blanchit à l'acide sulfureux et <|iio l'on sèche. L'ichihyooolle sert au collage des vins blancs, du café, aux apprêts des élolTes délicates, telles que les gazes, les rubans, etc., et aussi à la confection des gelées alimentaires. C'est la plus clièro des colles employées dans le commerce. |
Colle forte. Colle de gélatine, — On dislingue dans le commerce plusieurs co//t's fortes qui portent en giaé-
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rai soit le nom des localitùs où on les fabrique, soit celui des substances cmplû.vùes à leur confection ; mais, quelle que soit leur diversité', elles ont toujours pour base la gélatine (voyez ce mot).
Notre figure 596 représente la disposition générale d'un appareil destiné i ce genre de fabrication. B est une
Flp bJ6 — Fabiicalion dt la colle foil
chaudière contenant les coUes-matih-es, c'est-à-dire les matières premières employées et qui sont ordinairement des débris de peaux ou de cuir, des rognure-s de parcbeminerie ou de tannerie, des peaux de lièvre ou de lapin épilées. Ces matières ont été préalablement en contact avec l'eau froide, qui les ramollit et les débarrasse de la cliaux qui a servi à les conserveren magasin. Après avoir cuit quatre ou cinq heures dans la chaudière B, où l'on fait arriver de temps en temps de l'eau du réservoir A, on coule le liquide dans la chaudière C, et de là dans le seau D qui sert à le porter dans les moules où il se solidifie. Après cette solidification, la colle retirée des moules est débitée en petites plaques que l'on sèche et qu'on assemble de façons différentes suivant les qualités.
Les colles de gélatine les plus pures, telles que les colles de Flandre, la (jréniline, sont <iuelqnefois tout à fait incolores et peuvent remplacer la colle de poisson ; ce sont elles qu'on emploie pour faire la colle à bouche, le papier glace, les capsules dans lesquelles on renferme certains produits pharmaceutiques, etc. Les colles de qualité inférieure sont réservées pour les usages de la menuiserie ou des apprêts communs; pour s'en servir, il faut mettre en contact avec l'eau pendant quelques heures Cl chauffer au bain-marie.
On pn/pare, pour les usages de l'économie domestique, une colle forte liquide qu'on obtient en ajoutant 200 grammes d'acide azotique ou enu forte ordinaire à la dissolution de I kil. de colle forte dans un litre d'eau.
COLLET (Chasse). — On donne ce nom à une espèce de piège que l'on fait le plus souvent avec des crins de cheval et dont on se sert pour prendre les oiseaux. Le plus ordinairement, ces pièges se tendent au milieu des y)eiit3 sentiers, dans les bois peu fréquentés, et ils se coinpii8"iit d'un petit piipiet planté en terre auquel ou attaclw, le collet disposé en anneau à nunid coulant; les oiseaux se prennent au passage. C'est ce qu'on nomme les collnl-i à ]/i(/iieli. I! y en u d'autres que l'on suspend à une baguette de bois vert qu'on retient pliée ; cette bagiu'tte se relève avec l'oiseau qui a voulu saisir l'umorci! attachée à ce piégo. C'est le collet pendu.
Coi.i.KT (Botanique). — Terme qui s'applique à une Borte d'élranglenieul qui est le point intermédiaire entre la tige et la racine. On emploie aussi souvent cette expression pour désigner le point de Jonction entre la radicule et la plumule dans l'embryon de» végétaux phanérogame». On a nommé également collet la couronne meinbianciiBe que l'on trouve attachée à la partie sujjérieuic du pédicule de certains champignon».
COLLfclK (Znologii), Colletés; Lalr. — Oenn' d'/zitecles ItijininojilèrcSy BCClion des l'orlc-air/iiillort.v, faniillu
des Mellifères, tribu des Andrenètes. Ce, sont de petits insectes observés par Réaumur, qui nous a di'peint avec sou talent ordlnaiie les moyens qu'ils emploient pour la construction du berceau de leurs petits. Nous ne pouvons dans cet article entrer dans les détails que comporterait ce sujet, et nous sommes obligés de renvoyer le lecteur au tome VI des Mémoires de Réaumur, n" 12. La C. ceinturée [C .succincta), longue d'environ O'°,009, est VHylée gtuiineux de Cuvier.
COLLIER DE MOIIAND
(Médecine). — Espèce de sachet en forme de collier employé par Morand contre le goitre (voyez Sachet, GoiTUE).
Collier (Pathologie).
— Espèce d'éruption dartreuse qui fait le tour du col comme un collier(voyez Dartre).
CO'LLIQUATION (Médecine), du latin co//iquescere, se fondre. — Ce mot avait autrefois deux significations différentes :
ainsi on entendait par là la diminution de consistance, la liquéfaction des humeurs, et particulièrement du sang; il signifiait encore, et c'est ainsi qu'on le comprend maintenant, la consomption (voyez ce mot), qui provient d'évacuations abondantes soit par la transpiration, soit par les voies digestives;, ainsi on remarque la colliquation par les sueurs ou les sueurs colliqnalives, les diarrhées colli'/uatives, dans la phthisie, dans les fièvres adynamiques (voyez Sueors, Diarrhée, Phthisie, Fièvre adïnamique).
COLLOpiON (Chimie, Photographie). — Produit de la dissolution du pyroxyle ou coton-poudre dans l'éther alcoolisé, le coUodion forme par l'évaporation du dissolvant une pellicule mince, continue, translucide, imperméable à l'eau et s'attacluuit fortement à la peau ou aux tissus organiques. Cette pi-opriélé a permis de l'employer en chirurgie pour remplacer le taffetas d'Angleterre ou les bandelettes imprégnées de diachylon, quand il s'agit de réunir les bords d'une plaie. Pour le préparer, il ne faut pas se servir do la poudre coton ordinaire obtenue par l'immersion du coton dans un mélange d'acide azotique concentré et d'acide sulfurique. Le pyroxyle ainsi obtenu est peu soluble dans l'éther. Ou fait un mélange de 100 parties en poids d'azotate de potasse et de 200 parties d'acide sulfurique inouohydraté; on y ajoute, par petites portions, 5 grammes de coton cardé, en agitant chaque fois ; on laisse reposer pendant quelques minutes, puis on lave le coton poudre obtenu à grande eau, jusqu'à disparition do toute acidité. Le pyroxyle, parfaitement sec, se dissout coniplétement dans l'éther sulfuri(|ue additionné d'environ un dixième d'alcool. On a ainsi un liquide sirupeux épais comme du miel ; c'est le coUodion médicinal. Le cellodiou sert encore en photographie. A cet effet, le collodion médicinal est étendu d'alcool et d'éther de maftièrc que, pour :î grammes de coton azotique, on ait empl'iyé 'MM) centimètres cubes d'éther et 12.') d'alcool. A la li luiiu- liin|iide et filtrée est ajouté de l'alcool iodnré rriii'riniarit pour W centimètres cubes d'alcool, 7 grammes d'iiidnrc de potassium et 0'f,7 d'azotate d'argent. On a ainsi le collodion photographique qu'on coule ensuite, sur une plaque de verre bien nettoyée, eu couche mince et uniforme. C'est sur cette pellicule de collodion rendue sensible à la lumière par l'immeision dans un bain do nitr.tte d'argent que sera développée et fixée l'image dans la chambre obscure (vov'z l'niiKM.iiM'iiiE!. L'application du collodion en M. Maynard, de Boston. Sou emploi n Anglais, M Archer.
logie), Collun'n, du gn-c knlhiri'm, l'oiseau (pie nous appi'lon»
lie d'0/w',iiii établir par Viiiilotqui me dans sa méthode .son» le nom do Cotlnrioris, dan» laquelle pinsienindos espèce» dn genre Lmiius, lia Linné, forment des geines particuliers. Les oi-
en |.l,n,, ,;:,.,
COLMJHIO.N' (Zo et mieux Icorulliihi, non l'ie-gnMie. — Fi en li fait la qiiin/ii
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soaux de cette famille ont le bec convexe, comprimé sur les côtés, échancré ou denté, le plus souvent crochu à la pointe, le pouce grêle. Elle a pour types .la Pie-gri'-che rousse (Lnnius collurio rufus, Gmel.) iiVEcorcheur {Lanius coUiiriii, Gmel.)-
COLLUTOIRE (Matière médicale), du latin colhio, je lave, je nettoie. — C'est un médicament destiné à être porté dans la bouche et à agir sur les gencives et la partie interne des joues ; il est ordinairement moins liquide que le gargarisme et s'applique au moyen d'un pinceau de charpie ou d'une éponge. Il y en a d'astringents avec des solutions de sulfate de zinc ou de cuivre ; d'autres, très-acides et presque caustiques préparés avec les acides nitrique, liydrochlorique, etc. On les emploie surtout dans les stomatites (voyez ce mol).
COLLYRE (Matière médicale), en grec collunon. — Ce mot a d'abord servi à désigner toutes les préparations pharmaceutiques d'une forme allongée et cylindrique qu'on introduisait dans l'anus, danscertaines fistules, etc. Le sens en a été complètement changé, et le nom de collyre s'applique aujourd'hui senlement aux médicaments qu'on met en contact avec les yeux; encore après l'avoir donné dans les ouvrages modernes aux substances sèches, liquides ou gazeuses, on en a même restreint le sens aux médicaments hquides employés dans les maladies des yeux. Les collyres peuvent être émol/ienls, astringents, excitants, irritants, narcoti'jues, et ces différentes propriétés peuvent être combinées ensemtle, suivant l'efïet qu'on veut obtenir. Ne pouvant citer la série de ces médicaments, nous renverrons le lecteur, pour plus de détails, aux mots soulignés plus haut, et nous nous bornerons à rapporter ici la formule de (jnelques-uns des collyres les plus usités. — Collyre (sec) de Buerhaave contre les taies de la cornée : aloès succotrin, fis^SO ; sucre, 4 grammes; mêlez, pulvérisez et insufflez avec un tuyau de plume. — Culbjre avec le sulfate de zinc: sulfate de zinc, 05'',-25; eau distillée de roses, 125 grammes. — Colli/rede Gimbernat : potasse à la chaux, 0«',10; faites dissoudre dans eau distillée, 40 grammes; une goutte ou deux trois fois par jour dans les taies de la cornée. — Collyre alnmineux : alun en poudre, I gramme; eau de roses et de plantain, de chaque 30 grammos ; dans les ophthalnu'es chroniques rc))elles. — Collyre astringent de Scarpa : acétate de plomb liquide, G gouttes; eau distillée de plantain, 200 grammes; mucilage de gomme arabique, 30 grammes; mêlez et agitez chaque fois COLM.iTAGE (Agriculture). — Voyez Irrigations. COLOBE (Zoologie), Colûlnis, du grec ktiloùns, mutilé. — Genre de Singes de Fancien continent, tiibii des Cynopithèques de Is. Geoffroy Saint- Hilaire , établi par ce zoologiste. Il est très-voisin des Semnopithèques , dont il diffère surtout par les pouces an'térieurs réduits à de simples rudiments, qui semblent des pouces atrophiés ; c'est là le caractère essentiel des colobes ; nom proposé déjà par Iligeret adopté par GeofTroy. Ces singes, à peine connus autrefois et qui n'ont été étudiés que depuis la publication de la 2<^ édition du Règne animal de Cuvier, habitent tous l'Afrique, et les espèces en paraissent assez nombreuses. Le C. à fourrure (C. vellerosus) habite la Gambie; il a le dos, les flancs et les lombes couverts de poils noirs longs de 0'",15 à 0"",20. Le tour de la face, la queue sont blancs, avec une grande tache de même couleur sur chaque fesse. Le C. fuligineux (C. fuliyinosus, Ogilb.) a le pelage assez long; les parties supérieures sont d'un noir ardoise ou d'un gris bleuâtre, les parties inférieures jaunâtres ou blanchâtres. Il habite aussi la Gambie. Le C. Guereza [C. Cucreza, Rupp.) a été découvert par M. Ruppel en Abyssinie ; il a des poils fins, doux et longs.
COLOCASE (Botanique), Colocaiia, Ray. Suivant certains élymologisles,ce mot est altéré du mot yolgds, nom arabe de la plante ; suivant d'autres, il est dérivé du grec Isole, plante poiasère, et kasia, c;isse. — Genre de plantes de la famille des Amllëes, type de la tribu d(!S Colocasiivs. Il fnurnit des herbes à rhizome tubéreux renfermant ordinairement une fécule alimentaire; à spathe droite ou en capuchon ; spadicc à fleurs miles et ;\ fleurs femelles disposées alternativement; anthères biloculaires. La C. des anciens {C. antifjuorum, Schott.; Arum colocasin. Lin.) est une plante acaule qu'on suppose être originaire de l'Inde. Cultivée en Grèce, en l';i:yptcet même aux États-Unis, etc., elle est connue dès l;i plus hante antiquité comme plante alimentaire. A l'état frais, son rhizome contient un principe ûcrc que 1^ dessiccation ou la torréfaction lui enlèvent. Cette plante est très-productive. On fuit du pain avec son rhizome
très-féculent et ses feuilles se mangent comme les épinards. La C. à feuilles de nénuphar [C. nymphœifolium, Kunth. ; Arum nymplurifoltum, Roxb.) paraît être une variété de la précédente. Elle est aquatique et croit spontanément dans les Indes orientales et le Bengale. Son tubercule est très-gros. Les Hindous surtout l'emploient dans l'alimentation. La C. comestible (C. esculenta, Schott.) est le Talla ou Taya des indigènes de l'Amérique méridionale. Dans les Antilles, on lui donne le nom de Chou caraïbe. Ses tubercules et ses feuilles servent aussi d'aliments aux Océaniens, ainsi, du reste, que ceux de la C. it grosse racine (C. mucrorhiza, Schott.) et de la C. odorante (C. odora, A. Brongn.). G — s.
COLOCYNTHINE (Chimie organique). — Principe extrait de la coloquinte (voyez ce mot).
COLOMBAR (Zoologie), Colombar, 'Vaill. ; Vinago, Cuv. — Genre à^Oiseaux de la famille des Pigeons, ordre des Gallinacés. Ils se reconnaissent à leur bec plus gros que dans les autres pigeons ; il est de substance soUde et compriiné par les côtés ; leurs tarses sont courts, leurs pieds larges et bien bordés. Ce sous-genre, établi par Vaillant dans son Ornithologie d'Afrique, a été adopté par Cuvier. ii C'est, dit le grand naturaliste, la meilleure des divisions que l'on ait faite parmi les pigeons. « On n'en connaît que quelques espèces, toutes de la zone torride de l'ancien continent; ainsi le C. abyssinien, Vaill. ; le C. cernons, Tcmni., etc. Il y en a aussi à queue pointue; tel est le C. oxyura, Temm. (voyez Pigeon).
COLOMBE (Zoologie). — Genre d'Oiseaux de la famille des Pigeons {Columba, Lin.). Ce mot est synonyme de Pif/cnn (voyez ce mot).
COLOMBl-GALLLNE (Zoologie), Chamepelia, Swains. — Genre d'Oiseaux de la famille des Pigeons, très-voisin des Gallinacés ordinaires ; ils ont le bec grêle et flexible, les tarses nus, plus élevés que les autres pigeons, les ailes amples et arrondies; vivent en troupes et cherchent leur nourriture sur la terre sans se percher. La C. à barbillons {Columba carunculata, Temm.) tient aux Gallinacés par les parties nues et les caroncules qui distinguent sa tête ; elle a la tête, le cou et la poitrine d'un gris ardoisé, le dessus des ailes et les scapulaires d'un beau blanc, les pieds rouges. On la trouve au cap de Bonne-Espérance. La C. pnsserine (C. passerina, Lath.), longue de O^ilG, a le plumage pourpre, le bec et les pieds rouges ; elle habite les pays chauds de l'Amérique (voyez Pigeon).
COLOMBIER (Économie domestique). — On appelle ainsi les habitations de nos pigeons de ferme ; on le désigne encore sous le nom de pigeonnier (voyez Pigeon, Pigeonnier).
COLOMBIDÉS (Zoologie). — Famille d'Oiseaux gallinacés établie par Is. Geoffroy dans sa classification ; ils ont le bec médiocre, droit, renflé en avant, rétréci au milieu, les narines oblongucs, les tarses réticulés, quatre doigts libres, ailes médiocres ou courtes. Ils ont été divisés en deux tribus : 1° les Colombiens ; 2° les Lophy riens (voyez Lophvre).
COLOMBIENS (Zoologie). — Les colombiens (voyez CoLOMBinÉs) ont les doigts moyens ou allongés, les tarses en partie emplumés. Us renferment les genres Colombar, Colombe, Nicombar, Colombi-Galline (voyez ces mots et surtout le mot Pigeon).
COLOMBINE (Agriculture, Engrais). — Dans la véritable acception du mot, la colombinc ne désigna que les déjections du colombier ; cependant on a l'habitude d'y coiTiprendre aussi celles des autres oiseaux de basse-cour. On sait d'ailleurs que les excréments de pigeons sont supérieurs à ceux de poules et de dindons, et ceux-ci bien préférables à ceux d'oies, de canards, ce qui tient sans doute à la nourriture moins riche en azote et plus aqueuse. Aucun cultivateur n'ignore la valeur de la colombinc ; mais, en raison de sa rareté et de son prix, on est obligé de ne l'ciuployer qu'en petite quantité. Suivant Matthieu de Dombasle, clic ne doit pas être mêlée avec les autres engrais ; on doit la faire sécher, la réduire eu poudre et la répandre; à la main sur les récoltes en végétation ou au moment de la seniaille, sans l'enterrer. Cet engrais convient à toutes les cultures, surtout dans les terrains humides, froids et tenaces. Dans les Flandres, elle est surtout recherchée pour la culture des plantes industrielles, telles que lin, colza, etc. Du reste, la colombine fr;iiche no convient pas aux récoltes ; il faut qu'elle soit desséchée et pulvérisée. Dans la culture potagère, elle rend de grands services ; on la pulvérise bien et on en jette quelques poignées dans l'arrosoir, ou bien on la délaie dans Tenu et l'on arrose avec le goulcau le pied des plantes que l'on vciit pousser. Sou efl'ct est surtout
COL
COL
r, oWo <;nr les niantes de la famille des Cucmbitii-
«nlfi^n étirés-amer, en petits prismes transparents Llùbfe danVralcooI, surtoSt à chaud, dans l'éther et tr&s-peu dans l'eau (voyez Colombo). „,
COLOMBO ou COL.MDO (Bota.nque "^^d ca le C s
pa/ma(«»^Lamk,ouCo««Z«spa/ma»s,DC.). "«"«/■ n,p>çl niante ^ai-mentcuse qui croît à Ceylan, aux ni virons delà ville de Columbo, d'où lui vient son nom. Le mmercenoùs l'apporte en tranches orbKnaj^res ou en rnnrce-uix d'un jaune verdâtre intérieurement; son ecorce, Ssse et ruèucuse, est d'un brun verdâtre ; son odeur, Srement aromatique, est un peu nauséabonde; sa saveur Txtrêmement amère. Le colombe est un inédicamcn LniQue considéré comme un excellent stomachique. 0 ^abeLucop vanté dans la diarrhée chronique et. dans la dvsLnteriè; mais il faut que tous les symptûmos d ..flStiôn 'aient disparu ; dans ce cas cni Vrcs^^^ vent K décoction de IS grammes de cette lacine a.ut> I\i. d'eau ; l'infusion I froid peut ^'e-P oy^-^-^ stomachique; on prend auss, la pouche ^ l^v do «.^ J^ ni' 60 à 0»'.80 plusieurs fois par jour. On a q";.11"e'"^ substitué au vrai Colombo la racine d'une gen lanee la FralZ Walth.rii de Michaux, qu'on a aussi appelée F fu" Colombo ,• elle est peu amère, presque sans odeur, et son action est peu marquée.
rniON lAnatoinie), kôo„ des Grecs. — C est la se conde part e du gros ntestin ; elle s'étend du coecum au rectumravèc k"|uels elle forme un canal non interrompu Te côlon s'étend de la région lombaire droite à la fosse naque "gauche; en raison de son «endue on l'a d, isé fictivement eu quatre portions : l» le C. '7'''°'' ^f 2 "'' "p" portion asccndonte, va du ccecum au record des fausses côtes- il se trouve placé au-dessous du foie e t de sa vesi cuir-' derrière les circonvolutions droites de l'intest gr ^, devànt'le rein droit qu'il touche à nu parce qi.i fsl dépourvu de péritoine en arrière; i» le C.^;««J'^« «.. l'o,V rf« côlon placé transversalement de Qiouc a fauché lègne ton fe long du bord inférieur de la poifrine audlssous de l'estomac, au-dessus des circonvouUons de l'intestin grêle; c'est la pins ^^"^^^refaTvolumineuse des q^iatre portions; 6° le t. lomomie gau ,1œZZrtion descendante, situé dans le flanc gauche au-dessous de la rate, derrière les circonvolutions de nnfestin grêle, devant le rein gauche auquel il s attache "° enfin le C. iliaque gauche ou S i.aijuedu don,' la pfus mobile des .(nat/e; située derrière linteslîn g^Cle, elle forme une S 1^\'P"'"'f''l!'J^, 't^Z lombaire et finit au détroit supérieur du bassin, eu se continuant avec le rectum, vers l'union du sacrum avec fa dernière vertèbre des lombes. Le cOlon est remarquable n-irdes bossel..r,.squi vont en s'alTaiblissant à mesure ou-on Rapproche du rectum. Il a pour fonction de ralentir ?P roù^ T MiM ,. . - -t de préparer leur excrétion, ;ipres
'^Jelï-s-ni ■''■■ '1 1 'liées de toute substance nutritive
^ COLON \i. M,.ii.;nAi,E (Anatomie). - Voyez Veivté-
""œLOPHANÏi'oti AacAKSON (Chimie).- Matière solide ^^^^Vovenan. de la f^^f^^^^^^l^^Z brute qni donnr I s < , \^Z^Lu^^v., à cassure 0,88 de résine -Il 1. ' ' " ,, , '', ,,„i,„s\ f„siblc à
•"•■llanlc, cou. ; V .'„ ,ii.,un,ant facilement et
une tcniperatuie imi '''^'' .. .' . ,. ,„ rtk,iii..tion
brillant avec une flamme fuligineuse. l':"„la distUUiio i, la colophane donne quatre carbures d'hydrogène h- (guides :
Ilétinaphlc r.lMI« bout ù i08o.
Hdlinylc r.'Ollls - iJO».
néiiuoic r;«iiio - ho".
MélonophlnliiU! . (.™11» - 3-•'"■
Ces quatre carbures se mélaiipnt dans lo,''':''-ipie"l o') .e cc^îidensent les produit» de la 'li«>i"^'>'"'' ^,' ^""^"^^^
yiiuile (le léxinc, les deux | et IfjO", les deux antns enH' encore beaucoup ili'(;"udi on < i ' essentielle de lérélK'inhme. UN Holuble en partie dans I alconl .
"fKanccsl formée do plusicur» pr.nc.pC8 imnic
> des
,ant entre lld liMi. Kilo donne <|iiaiitité d'Iiuih;
ilile dans l'eau,
s alcalines la
inate». Aussi la
diats ; dans celle qui provient de la térébenthine ordniau e des Vosges, on trouve deux acides isomeriques, 1 acidc- :,,-gue1t l'acide .ylvir/ue (C'»H«O^HO); le .Premiej s'extntit en épuisant la résine pulvérisée par 1 alcool à froid ; le second, en soumettant à l'action de a coo bouilant la partie de la résine insoluble dans l'alcool froid Le prèniier est amorphe, le second cnstalhsable. Dans la colophane qui provient de la térébenthine de Bordeaux nn trouve l'acide pimariqne isomère de l'acide pinique et remplaçant.^ Dans 'la térébenthine d'Alsace , on trouve dëifx nouveaux produits l'«i,V(,«e «t '^acide «6 tique. La colophane sert pour l'éclairage au S^^; sa d sllation en vase clos donne un gaz très-éclairant. L Imile de Se obtenue dans la distillation de a coM^ane avant IbO» remplace, dans quelques industries. 1 essence de térébenthine ; celle qui passe à une haute température forme pTrson mélange'ave'^.la chaux, "- for^f a'xe" de noii- utilisée dans les usines pour oindre les aMs «le o ition des roues. La colophane et ses dérivés ont été étudiés pTr MM? Be relius, H. Rose, Trommsdorff UnverdorberBlanchet, Sell, Pelletier, Walter, Deville Laurent rremv Caillot (voy. Résises). »•
COlÔqÙ ^ELLE (Horticulture). - Nom donné p.ar Duchesne à une sons-variété de Courj., du genre Pcpo iCucurhilapepo), dont le fruit est rond, petit et à peau rnl On lui^a'lvi'ssi donné le "0«.d'=,f/"'-t,™ ^^^f;','^, COLOOUINTF. (Botanique médicale). — C est le iruii AnC^Scoloc,nth,s,é» ^enre Concomt.. ami le des Cucurbitacees. Cette espèce se .^""^^.f," 0^^i™t tn Éoypte, dans l'Archipel; elle a une tige S'imP.»'' te. chai nue cv indrinue, couverte de poils rudes et qui s eleve au ^'^'en' dès' vailles qui partent de '.--r-;"- ^1^,^^^;',".'= ' le calice des fleurs m.Mes est hérisse de poils blancs a corolle est jaune. Le fruit globuleux est de la grosse i d'une belle orange, couvert d'une écorce dure; à I interiei^, on trouve tmè- pulpe spongieuse bla.ichatTe conte. nan\'des graines places et =^'lonff;,^ft et e partie
^[;:r:j^xrïin^bîziS.^,^-f'So;^et
Te nauséeux, etc.' C'est un violent purgatif qui ne finit Mre employé qu'à une faible dose, de U- ,I0 â U= ,ia, encore est-Tl bon de lui adjoindre un correcti , sans cela il pe'u donner lien à des accidents graves, tels qoe cohqi^es, vomissements, diarrhée, flux de «ang, etc. Ans . Pa-t-on rangé parmi les poisons acres (voyez Po'son • Ses propriétés sont dues à un principe nommé co/o- 5«/'™Mrès-an>er, résineux, brun P-^^'i;f,'^t„ P^J^ noix de galle en flocons blancs; il est soluble dans leau
''colorantes (MATii^nES) (Chimie organique). -On don^eTi^'^.Trceltains principes iinméd^tsc^^^^^^^^^ se rencontrent dans les corps °rg.anises plus particulière
r^^^dirt^^ii^lso^^r^îërtl^^uiîîirf,^;^^
d aire des «lorAinf^ (voyez T-NTinir), ^r y faire ap-
r='^^'''\"n'eaf P^e^^'. s"prtcir--,édtréWouenf soi^I, t"u e" m difiwtL tris-notable dans leur
déshydrogénant, on prem.nt l'hydrogène A 1,^ ma uo rini.iue.ou comme oxydant, en s'enipaiant de i. o Lène de l'eau et brûlant la couleur Par 1 «?^>'t;e" l • ^- ÏZ que fSùrnit l'eau /léconiposé,^L'ac.dosulfu.^eux |,,ancl?it les couleur^.™.! parce q...l U^^-^
gène pour drvci.ir ncnb- ' 1'^' ,'^°' ,.„.,„„, -hydro-
composant l'eau pour.,,.. .^-- - >.,^^^^
g;.nedecelle-c.» umt n p ; m ^^^ ^^^
"'• 'y:™'; U^ër^t'iesas^z marquées; <-llcs peuvent, p^ul ; Swu"xydcsmé,alliquespour former
COL
COL
des combinaisons stables qu'on nomme laques. L'oxyde le plus employé dans ce cas est ralumine. Los principales matières colorantes peuvent être distribuées en trois catégories d'après leur teinte, rouge, jaune, bleue ou verte.
;Curcumine.
Bîxîne-Rocoi
j Carotine....
1 Lutéoline...
iQuercitriae,
Morindine..
JCarthamine.
ISafranine...
[ Jaune de la graine
d'Avignon
\ Spiréine
^Draconineousanj-
dragon purifie..
Sanlaline
Anchusiae C^^H-*
Icarthamine ...
lAlizarine. . ... .
Rouges.
.^Hématine
JBrésiline
C'SUTOS
ilalière colora
du licheu...
Carminé
/ Indigo Cl'>H5Az02
I Tournesol en drapeaux
Chlorophylle.
, Racine du Curcuma
longa.
n Semences du Bixa
orellann.
n Racines du Daitcus
carotta.
» Fteseda îuteola. *
CISH^OH^ Bois du Quercus tinc-
toria . » Bois du Morus tinc-
toria.
s Fleurs du Carthamm
tinetorius, „ Crocus sativus.
p Fruitsverts du 7f/((()/i-
nïts cathartica.
n Fleurs du Spirœa ul-
maria.
I Plusieurs yariélcs de
Calamïis.
» Bois du Pterocarpus
saJllalinus, Rouge d'orcanette. — Racine de l'Anchusa tinctoria.
Carthamus tinctorws.
Racine de la garance {Mubia tinclorum.) Boisdecaropêche'//t'matoxylum campechianum).
Bois du Brésil [Ccesatpinia crista).
Genres Varïolaria ,
— Roccella.
La cochenille, insecte
hémiplère [Cocf:u$
cacti).
Indigofères ( Isatis
tinctoria), etc.
Croton tinctorium , sous riaûueuce de l'air et de l'amnioniaque.
Principe colorant des feuilles.
. L'étude chimique des matières colorantes a été faite principalement par MM. Berthollet, Chaptal, Chevrenl, Thénard, Robiquet, Dumas, Persoz, Liebig, Laurent, Gerhardt, Kane, Girardin, Runge, Kuhlmann, Schiel, Schanck, Pelletier, Caventou, etc.
COLORINE (Cliimie). — On désigne sous ce nom le résidu de la distillation des teintures alcooliques obtenues on traitant la yarancine (voyez ce mot) parJ'alcooI. Ce résidu, formé en majeure partie par Va/izarine mélangée à une petite proportion de matière grasse, offre la consistance d'un extrait quand on le retire de l'alambic. On le délaye dans un(x petite quantité d'eau et on en frit une pâte qu'on soumet ii l'action d'une presse pour en éliminer le mieux possible la matière grasse qui altérait sa pureté. On le fait ensuite sécher, on le réduit en poudre, et c'est sons la forme d'une matière pulvérulente amorphe, d'un brun rougeàtro, qu'il est livré au commerce. La coloriiio se dissout dans l'ammoniaque en lui donnant une teinte peiiiée des plus riches. Épaissie avec la gomme nu l'amidon grillé, elle constitue une excellente couleur d'application. La colorine a été découverte et étudiée par MM. Robiquet, Kœchlin, Girardin.
COLOSTRUM (Physiologie). — On donne ce nom au premier lait d'une femme qui vient d'accoucher; il est très-séreux, doux, aqueux, d'un goiM fade et un peu sucrt et par.ait avoir une vertu purgative qui le rend propre i faire évacuer le méconiiim <ie l'enfant nouveauné (voyez MiicoNiusr), surtout si la mère a la précaution do présenter le sein de bonne hem-e .1 l'enfant; en cflet, le colostrum perd ordinairement cette propriété à l'approche de la fièvre de lait (voyez Lait).
COLUMKLLE (Zoologie). — On appelle ainsi en conciiyliologie l'espèce do petite colonne qui forme l'axe d'unie coquille spirale, et qui est le résultat de l'enroulement spiral et serré du cOnc que l'on peut concevoir la former.
CoLUMELLE (Botanique). — C'est le nom qu'on donne en botanique à un axe faisant suite au pédoncule et sur lequel les carpelles de certaines plantes semblent fixés, comme dans les Géranium, les Euphorbiacées. La cohimelle résulte des bords unis des carpelles qui, le plus souvent, persistent après la déhiscence du fruit et semblent continuer l'axe. Dans les Ombellifères, les akènes se séparent à la maturité, suspendus au sommet d'une colonne centrale simple ou à deux branches qui est la cclumelle, appelée carpopliore par quelques auteurs. La placentation est dite columellaire lorsque les ovules sont fixés sur l'axe qui traverse le fruit dans sa longueur. La famille des Caryophyllées présente ce caractère. On donne aussi le nom de co/iimelle au petit axe creux et fibreux situé au centre de l'urne des Mousses.
COLYMBUS ^Zoologie), Colymbti.i, Un.— îiom scientifique du flomjeon, oiseau palmipède (voyez Ploxceox).
COLZA (Botanique). — On désigne ainsi plusieurs variétés et sous-variétés d'espèces de choux. Ainsi on peut citer une variété oléifère du Chou des potagers (Brossica oleracea arven^is). Mais la plus importante appartient au Chou champêtre (B. compestris oleifera). L'espèce qui produit cette variété est uneplante annuelleoubisannuelle à feuilles inférieures comme hispides, un peu ciliées, lyrées, dentées, les supérieures aniplexicaules, en cœur, terminées en pointe, presque charnues, glauques. Cette plante, qui est indigène, donne des fleurs jaunes. Los colzas sont cultivés en grand pour l'extraction de l'huile de leurs graines. C'est surtout dans les départements du nord qu'on en rencontre abondamment. Cette culture paraît avoir été apportée des Pays-Bas dans la Flandre française. Parmi les sous-variétés du Colza brassica campestris oleifera, on signale le colza froid, dont les tiges sont élevées et les graines rougeàtres ; le colza à fleurs blanches, cultivé dans le département du Nord, et le colza parapluie, dont les tiges latérales retombent do manière à former un parasol. Il est très-estimé en Normandie parce qu'il peut ainsi supporter les pluies sai:s crainte qu'elles fassent tomber les graines.
On cultive plus particulièrement deux variétés de colza : 1" le colza d'hiver, qui est presque bisannuel; en effet, il se sème, si on veut le laisser en place, du ! 5 juil-
Fig. 899.- Fluur iu
V'.i au 15 aoiM, soit ;\ la volée, soit en rigoles, distantes do O'",?? environ. Lorsqu'il doit C;tro repiqué, on le sèiuo en juin, pour le repiquer en septembre; cette opération se fait ou à la main ou à la charrue, et autant que pos-
COM
COM
sible, les pieds doivent être écartés de 0°',25 en tous son?. La floraison a lieu vers le mois de mai suivant et la récolte vers le commencement de juillet, lorsque les deux tiers des siliques sont jaunes, par conséquent un peu avant la maturité, afin qu'il ne s'égrène pas en le coupant ; 2° le colza d'été est moins rustique et moins productif; on y a recours surtout lorsqu'un accident a détruit les récolles du colza d'hiver. Il se sème dans le courant de mai en lignes ou à la volée, et on le soigne comme l'autre variété ; on l'emploie quelquefois comme un fourrage excellent et très-précoce. La culture du colza réussit surtout dans le nord do la France, en Belgique, en Allemagne; le centre et surtout le midi de la France lui conviennent beaucoup moins. Dans tous les cas, il lui faut une terre riche, bien ameublie, préparée par dos labours profonds et des hersages ; deux ou trois labours et une bonne fumure ne sont pas de trop. Pour ûtre plus sûr d'une bonne lécolte, il faut aussi choisir pour semences les plus beaux pieds de colza que l'on aura réservés, et on devra les laisser mûrir sur pied plus longtemi s que les autres. Sur 100 parties de graines de colza on obtient environ 39 parties d'une huile employée, comme on sait, pour l'éclairage. On récolte les colzas à. la faucille. Ils sont mis ensuite en meule, afin qu'ils achèvent de nitirir. Après quoi on procède au battage pour la séparation des graines. C'est à peu près la môme opération que pour les graminées. Les siliques constituent une bonne nourriture pour le bétail. Quant i l'extraction de l'huile, elle se fait, suivant les localités, de différentes manières, qui arrivent toutes au même but, c'est-à-dire au broyage et à la pression (voyez Hiile). G — s.
COMA (Médecine), en grec coma. — On donne ce nom à un certain degré d'assoupissement dans lequel un malade tombe dès qu'il cesse d'être excité. Lorsque le coma ai léger, il se rapproche de la somnolence ; s'W est profond, il est plus voisin du carus (voyez SoM^iOLE^CE, C\- Dvs\ On appelle coma vigil ou subdelirimn (voyez ce mot), celui dans lequel le malade rêvasse, chuchote, s'agite et délire, à moitié endormi : dans le coma somnolentum, au contraire, il reste tranquille comme s'il dormait, et aussitôt que, par une excitation quelconque, on l'a tiré de cet état, il y retombe après avoir à peine ouvert les yeux et dit quelques mots. Le coma est ordinairement un efl'et de la compression du cerveau produite par une congestion sanguine ou un éjianchement dans l'intérieur du crâne; c'est un symptôme très-fréquetit de l'apoplexie, fie toutes leslésionsgraves du crâne par violences extérieures avec fractures , épancliements, etc. 11 accompagne souvent aussi la fièvre tijplidïde, le li/jihiis, etc. (voyez ces mots).
COMANDIiE (Botanique), Comandra, Nuttal ; du grec liomi>, chevelure, et du génilif androx, raàle, à cause des étamines barbues. — Genre de plantes de la famille des Sanlolacc'es, qui ne comprend que le Tliésion en ombelle {Thesinm nmhcllalum, Pursh) (voyez TiiÉsios). G — s.
CO.MAHET Botanique), Comarum, Lin., de komaros, nom que donnaient les Grecs h. l'arbousier et peut-être au fraisier. Le fruit du comaret a quelque ressemblance pour la forme avec celui d'une de ces plantes. — Genre de plantes de la famille des Rosacées, tribu des Dryadées. LeC. des marais, Quinte feuille rouge des marais (C. palustre, Lin.), est une plante vivace, herbacée, dont les feuilles à 5-7 segments sont blanchâtres en dessous. Ses calices sont rougeâtres et ses pétales d'un pourpre foncé. Cette plante est indigène; elle habite les terrains humides et tourbeux, et parait être surtout abondante dans les régions septentrionales de l'Furope. Klle était regardée autrefois comme fébrifuge. Caract. : calice à 5 divisions, muni d'un calicule à 5 divisions; pétales, 5, oblongs, aigus ; styles latéraux persistants ; akènes secs. G — s.
CO.MB ATI VITE (Physiologie). — Nom inventé par Spurz'.ieim pour désigner le penchant qui pousse l'homme et les aiiimanx à combattre, et l'organe ou la partie du cerveau que les phréiiologistes assignent à la manifestation de c: |)riii|i:iiit, ou faculté.
COMBAl l'.WT (Zoologie), Macheles, Cuv., du grec machèléi , combattant. — Genre à'Oiseaux dcliassiers , faniillo des t'/n//i)o,ï/iev,très-v(jisin dos Maubèchos. " Ce «ont, dit Ciivier, «le vraies maubèrhcs par le port et par le bec; sciilemenl la palmure entre leui's doigts extéiieurs est à pou près aussi considérable que dans les chevaliers, les barges, Ole. » La seule espèce connue, le l'aon de mer, Comljctllant{Tri/iga pHgnnx,L\n.), est un peu plus petite qu'une bécassine; a» prIntcmpH, les mfties se livrent (1rs : combats ù oiilranrn pour la possession des femelles. A colle aalson leur t£lc so couvre do papilles rouges, leur
couse garnit de plumes si diversement colorées et saillantes, qu'on n'en trouve pas deux individus semblables, et cette diversité, cette variété dans le plumage a jeté une telle confusion dans les observations que plusieurs ornithologistes en ont formé des espèces imaginaires. Les meilleurs signes pour les reconeaitre sont les pieds jaunâtres, le bec déprimé vers le bout et la demi-palmure de leurs doigts extérieurs. Communs dans tout le nord de l'Europe, ces oiseaux viennent aussi sur nos côtes, surtout au printemps, mais ils n'y nichent pas. Leur chair est estimée. •
COMBINAISON (Chimie). — Union chimique de deux ou plusieurs corps donnant lieu à un corps compose', dans lequel on ne retrouve aucune des propriétés de l'un ou de l'autre des corps composants : c'est ainsi que le cinabre est formé par la combinaison du mercure et du soufre, que le blanc de céruse est formé par l'union du charbon, du plomb et de l'oxygène, etc.
Tous les corps se combinent en proportions définies (voyez Équivalents) ; leur union se fait entre leurs dernières particules, de molécule à molécule; eu sorte que la vue, même aidée des plus puissants microscopes, ne peut distinguer les uns des autres les corps composants ; mais on peut généralement séparer de nouveau ceux-ci par les divers procédés qu'enseigne la chimie.
COMBINAISONS (TiiÉor.iE des) (Arithmétique, Algèbre). ■ — On donne le nom de permutations aux résultats que l'on obtient en disposant les unes à la suite des autres, de toutes les manières possibles, un nombre déterminé de lettres, de manière que toutes les lettres entrent dans chaque résultat et que chacunen'y entre qu'unefois.
Les arrangements sont des résultats analogues, mais ne contenant que quelques-unes des lettres.
Enfin, les combinaisons sont des arrangements qui diffèrent entre eux, au moins par l'une des lettres qui y entrent.
Nombi-e des permutations de n lettres. — Une letlrj ne peut donner qu'un résultat; deux lettres a et 6 fournissent les deux permutations ni et en .• ce nombre do permutations peut s'écrire IX'-^- Soient actuellement trois lettres a, b, c, on pi endra chaque permutation des deux premières lettres, et on y intercalera c à toutes les places possibles, ce qui donne" trois résultats pour chacune, en tout 1X2X3, qui sont :
abc ai:b cab bac bca cba.
De même, pour quatre lettres, on trouvera que le nombre des permutations est 1 X2X3X't, et généralement il est 1 X 2 X 3 X — ". POur n lettres.
Nombre des arrangements de m lettres n h n. ■ — Le nombre des arrangements I à 1 est évidemment m. Pour former les arrangements 2 à 2, on pourra écrire à la droite de chacun des arrangements 1 ;\ 1 chacun des „j — 1 autres lettres, ce qui donnera pour chacun ni — I résultats dillércnis, et en tout »((;)(— 1) arrangeitients 2 à 2. De même, pour ol)(enir les arrangements ;t ;\ 3, à droite.dc clia(|ue arrangement 2^2 on écrira successivement chacune dos m — 2 lettres restantes, d'où m — 2 résultats dill'érenis, en tout »i(»î — 1) (m— 2) arrangements 3 à 3, et ainsi de suite.
Nombre des combinaisons de m lettres n à n. — Nous le déduirons de celui dos arraiigemonts à l'aide d'une remarque très-simple : c'est que chaque combinaison fournirait des arrangements difl'ércnts en faisant subir aux n lettres toutes les permutations possibles. Or, le nombre do ces permutations est 1, 2, 3... Le nombre
mfni- l)(»l-2..-) des combinaisons est donc — - — ; — •
La théorie dos combinaisons est d'une grande utilité dans un grand nombre de recherches, et notammentdans le cal':ii/ drx prn/.abilités. E. R.
COMBLE (l'irii) (Véii'M'inaire). — Voyez Pii'ii.
COMBUSTIBLE. — Nom connnunément donné ù toute substance pouvant produire économiquement do la chaleur par sa combustion. Les combustibles employés sont les Lois et leurs charbons, la tannée, la tourbe naturelle ou carbonisée, le lignite, la houille, lo bitume, le coke et Vunthracile.
llois. — La nature du bois est oxtrômenicnt variable (voyez Dots) ; son pouvoir calorillquo varie comme sa composition. Lo principe combustible y est formé presque exclusivcmenl par le carbone, l'hydrogène pouvant y être considéré ccunme combiné avec tout l'oxygène ipi'il peut iirendro. Lo bois desséché i l'air et renCerinaul environ 25 p. lOU d'eau, coulicnt de 38 à 15 p. lUO
COM
COM
de carbone pur; son pouvoir calorifiiiiie est donc compris entre 3 000 et SGcO calories par kil., celui du carbone étant de 8 00" calories.
Les bois durs donnent généralement plus de chaleur que les bois tendres, mais ils donnent moins de flamme, ce qui, pour certains usages, rend ceux-ci préférables.
Bois lorréfié, charbon roux. — Substitué dans quelques usines au charbon de bois, pour le traitement des minerais de fer. On a trouvé que la quantité de bois nécessaire ;\ l'opération métallurgique est notablement moindi-e quand on l'emploie sous cette forme que lorsqu'on se sert du charbon; mais l'avantage ainsi obtenu est en partie compensé par l'accroissement des frais de transport. Le charbon roux est du bois incomplètement carbonisé, et l'opération se fait à l'usine même, tandis que le chai-bon se fait sur place dans les forêls.
Charbon de bois. — D'un noir brillant, cassant et sonore quand il est de bonne qualité, ce charbon n'est pas pur; on peut lui faire perdre, par une forte calcination en vase clos, 8 i 15 p. 100 de son poids de principes volatils qui le font brûler avec une légère flamme dans les premiers moments de sa combustion . Sa densité vraie est environ deux fois plus grande que celle de l'eau ; mais l'air qui remplit ses pores le fait habituellement paraître plus léger que l'eau.
Tannée. — Tan épuisé qui ne contient plus que la partie ligneuse de l'écorce de chêne. D'après M. Péclet, 1 250 kil. d'écorce de chêne produisent I 000 kil. de tannée sèche équivalant à 800 kil. de bois et à 260 ou 270 kil. de houille. On la brûle en mottes.
Tourbe. — Combustible formé par la décomposition plus ou moins avancée de substances végétales. On l'extrait et ou la consomme ordinairement eu mottes de la grosseur d'une brique. Son pouvoir calorifique varie beaucoup suivant sa qualité. D'après les expériences de M. Garnier sur la tourbe des environs de Beauvais, 1 kil. de tourbe de première qualité dégage en brûlant :-,000 calories ; 1 kil. de tourbe de seconde qualité n'en donnerait que 1 600.
La tourbe répand une odeur désagréable en brûlant, ce qui restreint son emploi pour les usages domestiques ; mais on la carbonise comme le bois ; le charbon qu'elle fournit ne répand plus aucune odeur.
Chai bon de tourbe. — Ce charbon est, en général, tendre et friable quand il contient peu de matières terreuses, compacte et dur quand il en contient beaucoup ; il brûle facilement en produisant une légère flamme, mais sans dégager d'odeur, et laisse des cendres en proportion souvent considérable. La fabrication économique du charbon de tourbe a présenté jusqu'à présent d'assez grandes difiicultés, aussi cette substance est-elle peu employée.
Lignite ou bois fossile. — Substance charbonneuse, luisante, à cassure résinoîde, provenant de la décomposition de matières végétales dont on peut encore y distinguer la structure. Cette matière brûle facilement en donnant une flamme longue, accompagnée de fumée. Elle ne se boursoufle pas en brûlant, et ses fragments ne contractent pas d'adhérence entre eux comme ceux de la houille; on l'emploie comme ce dernier combustible, pour les évaporations, le chauffage des chaudières, la cuisson de la chaux et des briques, le chaullage domestique, etc. Le pouvoir calorifique du lignite parfait est de SlflO calories, celui du lignite imparfait de 4 800, celui du lignite passant au bitume, de 0 580.
Houille. — Formée, comme les deux précédents, par
la décomposition des matières végétales. C'est le combustible le plus abondant et le plus précieux pour toutes les industries qui ont besoin de la production d'une forte chaleur. A ce point de vue, on distingue diverses sortes de houilles.
Houilles grasses, fortes ou dures, qui donnent un coke métallique, boursouflé, mais moins gonflé et plus dense que celui des houilles maréchales. Elles sont les plus estimées pour les opérations métallurgiques qui demandent un feu vif et soutenu, et donnent le meilleur coke pour les hauts fourneaux. Leur poussière est d'un noir brun.
Houilles grasses maréchales, qui donnent un coke métallique très-boursouflé. Ce sont les plus estimées pour la forge, parce qu'elles y donnent une clialeur extrêmement forte et qu'on peut y former facilement do petites voûtes qui concentrent la chaleur sur la pièce i chauffer. Cette houille, en effet, plus que les autres, éprouve en brûlant ime espèce de fnsion qui agglutine entre eux les fragments voisins. Elle est d'un beau noir présentant un éclat gras, caractéristique. Sa poussière est brune.
Houilles grasses à longue flamme, qui donnent, en général, un coke métalloïde, boursouflé, mais moins que le précédent, dont les divers fragments s'agglutir.ent encore très-bien au feu. Ces liouilles sont très-recherchées pour, le fourneau à réverbère, quand il faut donner un coup de feu vif, comme dans le pudlage. Elles conviennent aussi très-bien pour le chaufl'age domestique, mais il est nécessaire que les cheminées tirent bien, parce qu'elles répandent une odeur désagréable en brûlant. Ce sont elles que l'on préfère pour la fabrication du gaz de l'éclairage ; elles peuvent donner mi bon coke pour haut-fourneau, mais il est peu abondant.
Houilles maigres, qui donnent un coke métallique non boursouflé et à peine fritte; leurs fragments n'acquièrent que peu ou point d'adhérence entre eux. Ces houilles sont encore bonnes pour La chaudière ; elles brûlent avec une flamme longue, mais de peu de durée; quand elles sont de bonne qualité, elles donnent peu de fumée et peu d'odeur; aussi, les préfère-t-on souvent pour les usages domestiques ; mais elles ne sont pas susceptibles, pour les usages industriels, de donner une chaleur aussi intenbe que les houilles précédentes (voj'ez le tableau plus bas).
Anthracite. — De même origine que les précédents, très-compacte et difficile à brûler, ce qui l'a fait négliger pendant longtemps. Ce charbon ne dégage en brûlant qu'une très-petite quantité de matières volatiles ; il ne donne pas de flamme ; ses fragments conservent leurs arêtes vives et ne se collent pas entre eux ; son éclat est vitreux, souvent irisé ; sa poussière est d'un noir pur ou d'un noir grisâtre. Il faut domier aux foyers une disposition particulière pour j' bien brûler l'anthracite; le courant d'air doit y être très-vif, mais alors la chaleur qu'il produit est énorme.
Bitumes. — Les asphaltes, bitumes, goudrons, sont rarement employés comme combustibles; cependant, dans les usines à gaz qui n'ont pas de débouché suflisant pour les goudrons provenant de la distillation de la houille, on fait arriver cette substance demi-fluide eu mince filet dans le foyer destiné à chauffer les cornues. Son emploi doit être alors ménagé, parce qvie la chaleur qu'il produit est excessivement vive et pourrait amener la fusion ou la destruction rapide des appareils de distillation.
Nous avons réuni dans le tableau suivant les principaux résultats obteims par M. Reguault dans son beau travail sur les combustibles minéraux. M. D.