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rOMBBET (Botanique), Comlrettim, Lin. — >om que l'on trouve déjà dans Pline. — Genre de plantes de la famille des Combrétacées, voisin des Myrtacées. Parmi les espèces peu nombreuses, on doit citer le C. écai-tate, Chiqomier à fli-urs purpurines (Comhretum coccmeum, Lam), vulgairement Aiqrette de Madagascar; arbrisseau élégant, à fleurs d'un pourpre éclatant, disposées en belles" grappes terminales, paniculées ; 10 étamines très-saillantes. Ses tiges sont sarmenteuses, les feuilles opposées, pétiolées ; les fruits à ailes minces et membraneuses. Cet arbrisseau, originaire de Madagascar, se eu tive en serre chaude. Caract. du genre : calice campanule à 4-5 dents caduques; 4-5 pétales très-petits; étamines longues; ovaire inférieur; capsule allongée, monosperme. COMBRÉTACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones diahjpélales à étamines périgynes établie par Robert Brown. Elle comprend des arbres et des arbrisseaux à fleurs disposées en épis. Les végétaux de cette famille habitent les régions équatoriales du globe. Leur écorce fournit dans la plupart une résine astringente et leurs graines renferment une matière huileuse. Genres principaux: Badaniier{Terminal!a,L\u.); Cornbret (Comhretum, Loeflling), etc. Caractères : calice à 4-5 lobes caducs; pétales, même notnbre ou nuls; étamines insérées au sommet du tube du calice ; ovaire adhèrent à une seule loge ; fruit drupacé ou bacciforme, indéhiscent, à une seule graine sans périsperme.

Travaux monographiques.— De CandoUe, Mémoire xur la famille des Combrétacées {Mém. de la Soc. de phys. et d'hist. nat. de Genève), vol. IV, 1828. G — s.

COMBUSTION (Physique). — Se dit vulgairement du phénomène auquel nous empruntons la chaleur et la lumière nécessaires aux opérations diverses de 1 économie domestique, de l'industrie ou des arts. Le mot combuj^lion est un mot du langage ordinaire, qui se rapporte à tin phénomène connu de tous dans ses traits caracteristi- ■ ques. L'universalité de ce phénomène, son importance exceptionnelle ont de tout temps appelé 1 attention des savants et des philosophes ; aussi toutes les écoles philosophiques de l'antiquité ont-elles cherché à formuler sa nature scientifique. On connaît la théorie admise à cet égard par les anciens ; ils supposaient que le /e» est iin élément engagé d'une manière mécanique dans les interstices mêmes des corps. Sons l'action d'un corps enflammé ou d'autres causes, les enveloppes du corps se déchirent, et le feu, à raison de sa force expansive, se dégage en produisant le phénomène ordinaire de la combustion Les alchimistes au moyen âge n'ont rien ajoute à cette théorie, et il faut arriver jusqu'à l'époque de Stahl (né en KiOO, mort en 17-34) pour trouver le premier système vraiment scientifique qui se soit proposé de trouver la formule précise de la combustion. Ce système célèbre, et qui fut adopté d'une manière universelle, s appelle le systhnc du phloc/istique (voyez ce mot). Suivant Stahl, tous les corps combustibles sont formés d une sorte de terre fixe et d'un élément subtil formant le principe inflammable par excellence : c'est le phlogistique. Celui-ci se dégage des corps pendant la combustion, et possède un mouvement violent qui produit la chaleur et la lumière. On voit que dans cette théorie, d'une remarquable simplicité d'ailleurs, les corps en brûlant perdent l'un de leurs éléments constitutifs. Or, déjà à l'époque de Stalil, on connaissait bien des faits qui établissent, au contraire, que la combustion est accompagnée d'une augmentation de poids; le phlogistique aurait donc eu cette propriété curieuse, qu'en s'introduisant dans les corps il les rendrait plus légers. Si, au xvii« siècle une pareille idée n'avait rien qui choquât les esprits, il n'en était plus de mftme au temps de Lavoisier; aussi celui-ci se livra-t-il à une série d'expériences ingénieuses qui ramenèrent i la connaissance de la nature de 1 air cl d'une théorie do la combustion qui, après avoir règne sans partage pendant un demi-siècle, est encore acceplte par les chimistes, au moins dans ce qu'elle a do plus essentiel. Dans cette théorie, on admet que la combustion CM toujours le résultat de la combinaison chimique d i.n corps appelé comliuslil/le, avec un autre corps appile com/,u,u'd. Le dég.agemeiitdc chaleur et do luinierc qui cnructérise la combustion proprement dite, n est qu un cas particulier du dégagement de chaleur qui accompaann nécessairement toute combinaison chimique. Ltixygènc est le corps comburant par excellence ; aussi di -on ordinairement que la combustion est la combinaison d un corps avec l'oxygène. C'est notamment ce qui a lieu dans la combustion ordinaire do nos foyer», qui a dû naturellement servir de type pour les phénomènes de ce genre.

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Mais, d'une part, l'incandescence est un phénomène qui accompagne habituellement la combustion, sans ccpedant qu'elle en soit la conséquence obligée, et, d'un autre côté, un grand nombre de combinaisons chimiques dans lesquelles l'oxygène ne joue aucun rôle sont accompagnées d'un dégagement de chaleur et de lumière. La combustion par l'oxj'gène n'est doue qu'un cas particulier d'un phénomène plus général.

La combustion d'un corps peut se faire avec ou sîins flamme (voyez ce mot), parce que la nature des produits de cette action varie avec la nature du corps qui brûle. Si le combustible est fixe, qu'il ne donne point de vapeurs ni de produits gazeux, la combustion a lieu avec simple incandescence. Tel est le cas du fer brûlant dans l'oxygène ; mais la plupart des combustibles, tels que les bois, les houills, les huiles, donnent naissance à des produits volatiles nu gazeux qui, devenant incandescents eux-mêmes, constituent la flamme. Ces produits gazeux sont le plus ordinairement de l'eau par la combustion de l'hydrogène, de l'acide carbonique et de l'oxyde de carbone par la combustion du charbon.

Dans l'industrie ou les usages domestiques, la combustion est produite ou en vue d'un dégagement de lumière (voyez ÉCLAIRAGE) ou en vue d'un dégagement de chaleur. C'est sous ce dernier rapport que nous l'envisagerons ici. . . . ,

Les premiers essais pour déterminer les quantités de chaleur dégagées dans la combustion d'un poids donné de combustible remontent à Rumford ; Lavoisier et Laplace Dulong, Despretz, et plus récemment MM. Fabre et Silberniann ont fait de cette question l'objet de recherches importantes (voyez Cualelr, Calorimétrie).

Que la combustion ait lieu d'une manière lente ou rapide, dans l'air ou dans l'oxygène, la même quantité de chaleur est toujours produite, mais elle l'est dans un temps plus ou moins court et ses effets en sont changés. La chaleur dégagée de la combustion d'un corps composé est é^ale à la'somme des chaleurs que produiraient en brûlant les substances dont il est formé, diminuée de la quantité de chaleur qui a été produite lois de la combinaison de ces substances pour former le composé. La combinaison des éléments dans un combustible est donc défavorable à sa puissance calorifique ; la présence d un corps autre que le carbone et l'hydrogène ou leurs combinaisons produit généralement le même eftet. La loi posée par M Welter, et d'après laquelle la puissance calorifique d'un combustible serait proportionnelle à la quantité d'oxvène nécessaire à sa combustion est donc inexacte en théorie ; cependant, au point de vue pratique et quand la nature du combustibie varie peu, elle peut être utilement invoquée. ,. ,

La chaleur d'un combustible se disperse par deux voies différentes et peut être utilisée de deux manières : une partie rayonne dans tous les sens du combustible embrasé ; l'autre est entraînée par les produits gazeux de la conibustion. D'après M. Péclet ces deux qu«"W;;S seraient égales pour le charbon de bois; pour le bois les deux cinquièmes seulement de la chaleur totale seraient rayonnées. Or, dans nos cheminées orduiaires cette der. nière est seule utilisée, et encore no Icst-ello qu on petite partie (voyez Chaui-fage). Dans les arts, au contraire, ou dans les procédés perfectionnés de chauflage, on s'efforce d'utiliser autant que possible toute la cl aleur produite. Les appareils qu'on y emploie yaricn s i vaut la nature du combustible consommé, et aussi s iivaut la nature du résultat qu'on veut obtenir. Tantôt [e combustible est brûlé à^F-t -'f„ <^?J'-'"f,^ tZÏ

e combustmie csi urun; a i-u.o,.. "-■' o----- , r ... dispose eu lits plus ou moins épais : t^'f .,^""t '^^'' "i . noaux d'ràwo'-a^oH, les fourneaux des chaudièics .1 vapeur les fours à réverbère employés au traiteme.i meta - Ungiq ue de q.ielques métaux, les fours à roicolaine à à once, les ialorifères. etc. Tantôt le conibus ible est mé^ ngé avec la substance à calciner ou en wmact .mmédiar avec elle, comme il arrive dans les l'a^'f; »"^ neaux. les fourneaux i\ cuve, etc. Dans ''""«^ ';"''« cas on utilise et la chaleur rayonnante et a chaleur en ^îuée ar les gaz et les produits gazeux do la çombultio'n CcVe derifière est '^^^V^oyé,^^^'^-;^^^

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est délcnniné par l'aspiration que la légèreté relative do

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la colonne de gaz chauds produit dans la cheminée ou le haut-fourneau, et cette aspiration elle-mûme est d'autant plus grande que la cheminiie est plus haute et que la colonne gazeuse y possède une température plus tilevée. Le refroidissement trop rapide des produits de la combustion offre un autre inconvénient. La plupart des combustibles, avant d'avoir atteint la température élevée nécessaire à leur combustion, éprouvent une décomposition plus ou moins profonde; ils dislUlent une plus ou moins grande quantité de produits gazeux formés presque en totalité de carbone et d'hydrogène. De ces deux dernières substances, l'hydrogène exige, pour brûler une température moins élevée que le charbon, et toutes les fois ou que la température est trop basse ou que la quantité d'air affluente est trop faible, c'est lui qui brùlo le premier. Le charbon se dépose alors sous forme d une poussière noire très-légère, très-divisée, qui forme la fumée. Toute production de fumée dans un foyer entraîne donc une perte de combustible qu'il faut tâcher d'éviter par cela même qu'elle constitue une perte et aussi à cause des inconvénients d'une autre nature qu'elle entraine avec elle. L'excès d'air ne suffit pas pour atteindre ce résultat, et d'ailleurs il augmenterait la quantité de chaleur perdue entraînée par les gaz. De nombreux systèmes, appelés futnivores, ont ete proposés pour empêcher la fumée de se former, sans qu'aucun d'eux ait encore résolu la question d'une manière complète. Dans les foyers de fourneaux ordinaires, l'air afflue par-dessous, l'alimentation se fait en jetant du combustible neuf sur la grille par-dessus le combustible embrasé. Le premier se trouve tout à coup exposé à une très-forte chaleur qui en opère la décomposition ; les hydrogènes carbonés qui s'en dégagent abondamment ne rencontrent plus pourbrùler que l'air qui a traversé le brasier, qui s'y est dépouillé d'une grande partie de sou oxygène pour se charger d'acide carbonique ou d'oxyde de carbone et qui s'est, de plus, refroidi par son contact avec le charbon neuf et encore noir. Leur combustion est donc incomplète ; leur hydrogène seul est brûlé ; leur charbon s'en va en fumée. Tous les appareils fumivores ont plus ou moins pour objet de renverser la marche de l'air et des produits gazeux dans le foyer. L'air y marchant du charbon neuf au charbon incandescent, les hydrogènes carbonés mélangés avec de l'air pur traversent un espace fortement chauffé et s'y brûlent complètement. Ce système, dit à flamme renversée, est excellent en principe; il présente seulement dans la pratique quelques difficultés d'application qui en restreignent l'emploi. Il est cependant employé depuis plusieurs années déjà dans les fours à porcelaine ou à faïence fine, où la fumée pourrait altérer les produits soumis à la cuisson, dans les fours où les matières soumises à la distillation sèche ne doivent pas recevoir le contact de l'oxygène de l'air; on commence à en faire usage dans les fourneaux des machines à vapeur et même dans les cheminées de nos maisons d'habitation. Dans les fours à réverbère et à puddler, la température du four en pleine activité est toujours assez élevée pour que la combustion des produits gazeux soit entière ; il ne s'y produit pas de fumée ; mais comme la quantité de chaleur entraînée par les gaz est énorme, il faut réduire le plus possible le volume de ceux-ci; aussi l'air en excès ne s'y élève- t-il qu'à 7 ou 8 p. 100. Dans quelques usines on parvient à utiliser .30 ou 40 p. lOU de cette chaleur perdue en plaçant entre le four et la cheminée dus chaudières à vapeur qui ne gênent pas d'une manière sensible le tirage et la marche de l'opération principale.

Dans un certain nombre d'opérations industrielles, on a surtout pour but de produire en un point donné une température extrêmement élevée: tels sont les fourneaux de forge, les fonderies, etc. Dans ce cas, au lieu do rationner l'air du foyer, on l'y projette avec plus ou moins de violence au moyen de soufflets ou de machines soufflantes de diverses natures. Eu réglant convenablement la force du vent et en employant certains conibusiililes, tfls que les escarbilles [i:oV.c on petits fragments), M. Deville est parvenu à produire une chaleur assez intense pour fondre du platine et d'autres substances qui jusquelà avaient résisté aux plus violents feux de forge (voyez

COMBUSTIBLKS, l'OUn, FOCHNEAU, FOÏEK, CnF.MINÉE,

ctc.^.. , p. D.

Combustion humaune spontanée (Médecine). — On nomme ainsi la combustion ou l'incinération rapide du corps humain par l'effet d'une cause qui nous est inconnue, mais qui parait dépendre d'un état particulier de roit;ajiismc. Ce phénomène, nié pendant longtemps, at-

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tribué ensuite à des causes surnaturelles, a été enfin étudié et mis en lumière par Lecat.Vicq-d'Azyr, et surtout par MIW. Lair et Kopp de Hanau dans deux dissertations intitulées, la première : Essai sur les combustions humaines, etc. In-8, Paris, 1800, par Lair ; et la seconde, Dissert, de causis comhustionis spontaneœ, etc. In-8, Jenœ, 1800, par Kopp. Quoi qu'il en soit, on ne l'a guère observée que chez des vieillards adonnés à l'ivrognerie et dont le corps était pour ainsi dire imprégné de liqueurs spiritueuscs. Deux opinions ont été émises sur la manière dontl'accident se produit : les uns pensent, avec M. Lair, qu'il faut l'intervention du feu pour la déterminer; d'autres, avec M. Kopp, la croient inutile. Le corps brûle avec une llamme bleuâtre, peu vive, que l'eau active quelquefois au lieu de l'éteindre et qui ménage le plus souvent les matières combustibles qui sont auprès ; il^ ne reste pour résidu qu'une suie épaisse, grasse, très-noire, très-fétide et un charbon léger, onctueux et odorant.

COMESTIBLE (Économie domestique). — Substance qui se mange; épithète qu'on applique à toute matière qui peut entrer dans l'alimentation de l'homme. On a aussi ajouté cet adjectif pour désigner, parmi des substances dont quelques-unes peuvent être nuisibles, celles qui peuvent être mangées ; ainsi on dit des champignons comestibles, des racines, des fruits comestibles, etc. (voyez Aliments, Régime).

COMÈTES (Astronomie). — Les comètes se meuvent autour du soleil comme les planètes, mais elles en diffèrent par leur aspect et par la nature de leur mouvement. Tandis que les planètes conservent à peu près la même distance au soleil, ce qui fait qu'elles sont presque constamment visibles de la terre, les comètes n'apparaissent que dans une très-petite partie de leur orbite ; elles se déplacent rapidement dans le ciel et disparaissent ensuite souvent pour ne plus revenir. Elles se présentent entourées d'une nébulosité ou chevelure à laquelle elles doivent leur nom et qui se prolonge fréquemment en une traînée lumineuse appelée queue. Ces astres ont été longtemps regardés comme des météores ou de simples phénomènes atmosphériques. Tycho-Brahé, le premier, conclut de la petitesse de leur parallaxe qu'elles étaient très-loin de la terre, plus loin que la lune. Kepler croyait qu'elles décrivent dans le ciel des lignes droites. Enfin, Newton, ayant trouvé qu'un corps soumis à l'attraction du soleil peut décrire non-seulement une ellipse, comme les planètes, mais une branche d'hyperbole ou de parabole, jugea que les comètes pourraient bien être dans ce dernier cas, ce qui expliquerait pourquoi certaines comètes, après s'être montrées dans le voisinage du soleil, peuvent ensuite disparaître pour toujours.

En réalité, les comètes sont des astres permanents, comme les planètes, et décrivent comme elles des ellipses dont le soleil occupe un foyer ; mais ces ellipses sont trèsallongées et disposées d'une manière quelconque dans l'espace, c'est-à-dire que leur inclinaison, par rapport à l'écliptique, est quelquefois fort grande et leur mouvement peut être rétrograde, tandis que celui des planètes est toujours direct.

Les comètes ne paraissent pas être lumineuses par elles-mêmes; elles-nous réfléchissent la lumière du soleil. Pour être visibles, il faut qu'elles no soient pas trop loin du soleil ni de la terre. Cela explique pourquoi nous nî les apercevons que lorsqu'elles sont dans le voisinage de leur périhélie. Sitôt que la distance au soleil dépasse deux ou trois fois celle de la terre, on cesse de les voir : ce n'est donc que dans une très-petite partie de leur orbite et pendant un temps assez court qu'il est possible de les observer. Cet intervalle suffit rarement pour déterminer avec exactitude l'orbite de la comète ; si l'ellipse qu'elle décrit est très -allongée, l'arc observé ne diffère pas sensiblement d'un arc de parabole qui aurait le même foyer et la même distance périhélie. On peut donc approximativement dire que le mouvement des comètes est jinra'ioliriue, bien que peut-être aucune comète n'ait réellement décrit une parabole.

Quand une comète apparaît, les astronomes en calculent les éléments paraboliques, ce qui exige trois observations de l'astre. Ces éléments sont au nombre de cinq : la longitude du nœud, l'inclinaison, la longitude du périhélie, la distance du périhélie, l'époque du passage au périhélie.

Sur les sept à huit cents comètes dont l'appariiion a été mentionnée, il n'y en a guère que deux cents dont les éléments soient connus et inscrits dans les catalogues (voyez VAstronomie d'Arago, et le Catalogue d'Olbers). Mais, depuis l'invention des lunettes, le nombre s'en ac^

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croît très-rapidement, car la plupart sont invisibles à l'œil nu, et il n'y a guère d'années où l'on n'en découvre plusieurs.

Lorsqu'une comète a accompli sa révolution elliptique autour du soleil et qu'elle revient au périhélie, son apparence physique a généralement changé; ce n'est donc pas à son aspect qu'on la reconnaîtra, mais bien à ses éléments qui diffèrent peu de ceux qu'on a déterminés à sa précédente apparition. C'est ainsi que Halley, astronome anglais du wii^ siècle, ayant calculé, d'après les méthodes de Newton, les orbites d'un grand nombre de comètes, fut frappé de la ressemblance des éléments de la belle comète de 1082 avec ceux des comètes observées en 1007 et 1531. L'intervalle de ces apparitions successives étant d'environ 7G ans, il annonça le retour de la même comète pour la fin de nSS ou le commencement de 1759. Elle e^t, en effet, revenue au périhélie le 12 mars 1759, et encore une fois depuis, le 15 novembre 1S35. Le tableau suivant, extrait du Catalogue des comètes, montre comment se conservent d'une apparition à l'autre les éléments paraboliques de la comète de Halleij.

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