‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 230 sur 396 · SUS · texte numérisé non relu

SUS

moiiTemenl.

)d3I août 2b 1607 oct. 26 10S2sept. 14 1759 mars 12 lS35noT. 15

45o,30' 48o,40' 51o,ll' 53",50' BS-'.IO'

no.ii'

301o,12' 3l)to,38' 301o,56' 303o,10' 30;o,32'

Rétrogr.

La durée de la révolution étant connue par l'intervalle de deux passages consécutifs au périhélie, on eu conclut le grand axe au moyen de la troisième loi de Kepler, en la comparant au grand axe de l'orbite terrestre et à la durée de l'année ; les lois de Kepler se vérifient en effet chez les comètes comme chez les planètes. Pour la comète de Ilalley, ce demi-grand axe est 18 environ, eu prenant pour unité la distance moyenne de la terre au soleil, et comme sa distance périhéhe est à peu près 7, la distance aphélie est 35 j, ce qui dépasse peu le rayon de l'orbite de Neptune. Cette comète ne sort donc pas sensiblement de notre système planétaire.

Comète de Encke, ou à courte période. — La comète de Ilalley n'est pas la seule dont la périodicité ait été constatée. En I818, Encke, de Berlin, reconnut la périodicité d'une comète découverte par Pons à Marseille. Elle accomplit sa révolution en 3 ans et j ou en 1 200 jours environ. Son mouvement est direct, son ellipse, inclinée de 130 sur l'écliptiquc, a une excentricité égale à. 0,849. Sa distance moyenne au soleil est 2,2; sa distance périhélie, 0,33; sa distance aphélie, 4,07. Elle traverse donc les orbites de Mercure, Vénus, la Terre et Mars, mais n'atteint p;»s celle de Jupiter. Elle n'a pas de queue et se compose d'un noyau environné d'une nébulosité. On l'a revue eu 1822, 1825... et enfin en 1855, 1S.58, 18(11.

Comète lie liièla. — Cette comète, découverte on I82C> et reconnue périodique par Gambert, accomplit sa révolution en (j ans ;. Son mouvement est direct ; sa distance périhélie, 0,87 ; sa distance aphélie, (i,33 ; son demi-grand axe, 3,0. Elle n'est visible qu'au télescope et n'a pas de queue. A son apparition de ISiG, elle a présenté un phénomène très-singulier : après l'avoir vue d'abord simple, comme dans les apparitions précédentes, on la revit dddotit/lèe, c'est-à-dire divisée en deux autres comètes inégales, très-voisines l'une de l'autre et continuant à décrire à peu près le même orbite que précédemment. Elle a reparu en 1852 et était encore double.

Comète de Fiit/e. — Découverte à l'Observatoire do Paris par M. Faye, le 22 novembre 1S43. Son mouvement est direct; sa distance moyenne, 3,812; la durée de sa révolution, 7»''»,i. Elle a reparu au commencement do 1851. Sa distance périhélie est 1,G9; sa distance aphélie, 5,!)0.

Comète de Brnrscn. — Découverte en 18 iG; sa période est de .5""",fi. Elle a été rQvuc en 1857; 4 son retour de 1851, on ne l'avait pas aperçue. Sa distance périhélie ost 0,05; sa dislaucc aphélie, 5,G1.

Comète de d'Arrat. — Ueconnuc périodique par Yvon ■VKlorccnu en 1851, elle a reparu à la fin de 1857. Son (lemi-);rand axe est 3,5; sa distance périhélie, 1,2; la durée de la révnlullon, O»"",!!.

Ces six comètes sont les aeidi:s dont le retour régulier ait été reconnu; la première exceptée, elles ne préseiiteul de rcmiirqnablo que cette périodicité. Il en est quelques

autres dont le retour est probable. Telle est en particulier la comète de 155G, dite de Charles-Quint , qui devait revenir avant ISGO. On a cru un moment la reconnaître dans la comète de I8G1; mais cette opinion a dii être abaiidoimée et jusqu'à ce moment elle n'a pas encore reparu.

Perturbation des comètes. — En traversant le système planétaire, une comète peut s'approcher assez d'une planète pour que l'attraction de ce corps influe sensiblement sur sa marche et l'écarté de l'ellipsequ'elle décrit autour du soleil. Ainsi la comète de Halley est troublée dans son mouvement par Jupiter et Saturne ; et lorsque Clairaut fixa le retour de cette comète pour le milieu d'avril 1759, il avait eu soin de calculer l'action des grosses planètes sur les éléments de l'orbe elliptique. Ce sont ces perturbations qui font que l'intervalle de deuxptissages au périhélie, ou la durée de la révolution, n'est pas toujours la même, mais varie entre 75 et 7G ans. Pour chaque comète, il se produit des effets du même genre dus aux planètes dont elle s'approche, et on a même cherché :\ en tirer parti pour calculer la masse de Mercure d'après les dérangements qu'elle cause dans la marche de la comète périodique d'Encke.

Mais l'effet de perturbation va bien plus loin dans certains cas ; il peut dénaturer complètement l'orbite de la comète et même l'enlever au système planétaire. C'est ce qui est arrivé pour la comète de Lexell. Cette belle comète fut découverte par Messier en juin 17 70. Lexell, en i77 6, calcula ses éléments et lui trouva une période de 5="'',5. Malheureusement, on ne l'avait pas observée en 17 70; on ne la revit pas davantage au passage suivant, en 1781, bien qu'alors on la cherchât avec soin. Or, en examinant attentivement la marche qu'elle avait dû suivre dans le ciel, Lexell reconnut qu'en aoiit ] 779, elle s'était approchée beaucoup de Jupiter : sa distance de cette planète n'était alors que j^ de sa distance au soleil. L'action de Jupiter, devenue prépondérante, avait donc altéré complètement le mouvement de la comète et l'avait empêchée de revenir au périhélie en 1781. Il reconnut, de plus, qu'en mai 17G7, la comète avait aussi passé très-près de Jupiter, qui en avait modifié l'orbite. De sorte qu'après avoir donné à la comète sa courte période de 5 ans }, c'est encore l'influence de Jupiter qui nous l'a peut-être définitivement enlevée, car on ne l'a plus revue depuis lors.

Constitution p/iysique des comètes. — Ces astres présentent des formes et des apparences très-variées. C'est ordinairement une nébidosité dont la partie centrale, plus brillante et plus condensée, porte le nom de noyau. Leur volume peut être énorme : la comète de 1811 avait 1 OOOlieues de r.ayon. Malgré cette immense étendue, leur masse est très-faible, car on n'a encore constaté aucune action sensible des comètes sur les planètes, tandis qu'elles-mêmes subissent des perturbations très-considérables. Il faut donc que leur densité soit aussi extrêmement faible. Cette conclusion se trouve confirmée par le fait qu'on a vu de très-petites étoiles bi'iller sans affaiblissement sensible à travers dos épaisseurs de matière cométaire de plusieurs milliers de lieues. Il faudrait donc les considérer comme des amas de vapeurs légères; mais les gaz et les vapeurs réfractent la lumière. Or, on n'a jamais observé do réfraction setisible dans les rayons Inniiticux qui ont traversé une comète. On pourrait les comparer à un tourbillon de poussière dont chaque grain nous rélléchit do la lumière du soleil, tandis qu'à travers leurs iiiterstices peuvent passer sans altération les rayons des étoiles situées par derrière. Cette manière de concevoir la constitution des comètes tend à les rapprocher de la lumière zodiacale dont l'éclat présente, en elTet, quelque analogie (ivcc celui des comètes et qui probablement n'est pas une atmosphère gazeuse, mais un ensemble d'astéroïdes très-petits.

Cependant, si rare que soit la matière cométaire, elle n'en obi'ii pi Tihiin , 'i l'action du soleil et à l'attraction de ses pruin' n 1.1 nies, ce que prouve la forme globulaire qui 1,, .iMii 'I jours quand elle est éloignée du

soleil. Mais lui m,,,', '11,' s'en i-iiprrn.-lr-, «nu .Vl:it ;iir.;iiiente et sa forme s'altère. La n. l.iil-.ii/ s':, lin,,-,' ,1,111 1, sens de la droite menée au snlnl, 1 1 1 n .illmi niirni ,1 - uêro eu une queue ou une ti'aiurr liiimn' n ■ . I 1 plu . 'iMvont il n'existe qu'une queue et cm ; - n 1 ii il.i 1 l;i diiection

opposée au si>li'il, suivant linim i: I 1 1 ir ciunétairc

semble s'écouler connue si elle ii.ni n iMius-re par le soleil. Lesqui'iu^s ont (l'ii'lqurfois inie Irès-graude longueur. Cellede la comr.te de IGSd occupait dans le ciel un arcdo «0°, ai sa longueur était do 34 millions de lieues, c'estàdiro

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srii

H distance de la terre au soleil. La conuMc de 1S.3 et.ut oncôre plus longue. C'est ordinairen.ont après le passage . plriWlie, lorsque la chaleur solai.-e est dans toute son h U'us 1, que la queue atteint sa plus grande dimension. À 0 en ore elle est A l'opposite du soleil; ele precMe do"c la comète, tandis qu'elle la suivait avant e P'''Si^«?c au nérHidie. La chale,.; due au rapprochement du soleil doit'qnelquefois être énorme. Ainsi '^^^^^-t^f au i de passé il «Ae distance do la surface du sole 1 ege au de

£^1^r s^ïeme^t e^ia œ;;;.te de ,6GS ^a^en«.e îil s mes II est vrai qu'alors le mouvement est excessi- ■ a Jnt ;apide et la'comète de mZ ne mit que deux heures à décrire «n arc de 180° autour du sole.^.

A mesure que la comète s;elo>S"c, elle perd de son éclat sa quene diminue, puis elle devient imisiblo a 'œ! 'et enfin au télescope. Si la comète est périodique i son retourelle peut avoir éprouvé de grands changements dn^^sï^é? Ainsi la comète de Halley, en li5«;.;'5P|;i'd'' la terreur parmi les populations : sa ^"«"6 f '"* CO de ono-ueur; en 16S2, elle n'avait plus que 30°; on 1759, a queue fut presque invisible ; eu 1835, au contraire, eUe atteignit ïO°. On ne peut donc pas dire que cet c comète va e^n s'affaiblissant.' Du reste, pendant les quelques mosde son apparition, elle a éprouvé des changemen s de forme et d'éclat très-remarqnahles iion-seulenien dans la queue, mais d:ms la partie opposée ou la (e/e qui se cou pose du noyau et de la nébulosité ou chevelure.

La comète de Donati, qui a brillé dans le ciel pendant l'automne de 1858, a présenté également des apparences rès-remarquables : on les trouve décrites dans les diverses communications auxquelles elle a donné lieu et qui ont érinsérées dans les comptes rendus de rAcademie des sciences Nous citerons en particulier les tiavaux de M Faye et les recherches sur les atmosphères des comètes i,';érées dans le tome V des Annales de l'Observatoire de

"n'est assez difficile de rien dire de précis sur la constitution physique des comètes, tant elles ont présente de variétés : l'es queues peuvent être droites ou courbes, d'é''ale largeur ou en éventail, multiples, etc. La tc.e est" circulaire ou déprimée vers le soleil, munie d aigrettes etc. On comprend cette diversité presque inhnie de formes, si l'on réfléchit que cet amas de poussière ou de vapeur cesse de former un système sitôt que action solaire l'emporte sur les attractions mutuelles desdiverscs molécules. Uès lors, chacune d'elles continue i décrire sa n-irabole autour du soleH indépendamment de toutes les autres; plus tard, en s'éloignant du soleil, elles peuvent se réunir de nouveau et reconstituer une nébulosité co-

"" On™s'est souvent préoccupé des eflets que pourrait produire la rencontre de la terre avec une comète. Plusieurs de ces astres se sont beaucoup approchés de nous: ainsi la comète de Lexell a passé à six fois la distance de la lune sans qu'il en soit rien résulté. Ou n a observe ni marées extraordinaires ni dérangement dans la marclic du soleil ou de la lune. Il n'y a donc pas lieu de soccupev de l'influence que les comètes peuvent avoir sur notre globe ou sur les autres corps du système solaire (voyez AsmoNOMiE). f- "■ .

f OMM VNDEUR (Zoologie). — Nom donné à un oiseau du genre l'i-oupiale, ordre des Passereaux, !x cause d une tache rouge qu'il porte sur la partie antérieure de 1 aile. C'est Vlclerus pterophœniceus de Brisson, Oriolus phœniceus do Linné (voyez TnotipiAi.E). , ,. , , „„,,„,

Commandeur (Baume du) (Matière médicale). — Voyez

COMMl'XYNE (Botanique), Commelyna, R. Br. — ■Genre do plantes de la famille des Comme/ i/nee^ (voyez ce mot) à racines vivaccs, pédoncules axillaires ou terminaux. De l'Améri<|ue du Sud. La C. tubéreuse (C. tuberosa. Lin.) du Mexique; tige droite, articulée ; feuilles ovales, lancéolées; clic donne de juin à. septembre des llours d'un beau bleu, réunies dans une feuille en lorme de spathe. Cultivée en France.

COMMfiLYNEKS ou Commklïnacées (Botanique). — Famille de plantes Mmoatylédones à périspcrme amylacé Caractères : calice et corolle à 3 folioles chacun ; G étamines; anthères à doux loges; ovaire libre et sessilo, h 3 loges renfermant quoUiurs ovules. Le fruit est une capsule enveloppée d'ordinaire par le périantlie, qui devient quelquefois charnu. Ce sont des herbes à tige noueuse arrondie, i feuilles alternes, engainantes i leurbasc. Leurs neurs sont ordinairement régulières, jaunes ou bleues. Ces plantes habitent les régions tropicales du globe. On Cil rencontre aussi un petit nombre en Australie. Les

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rlii/;omcs de plusieurs sont assez féculents Genres princn>m\\-. roinmél>/w'. Ephémère, Cyaiwtule.

COMMIÎMOKVTIF (Médecine;. — Qui rappelle le sflnvcnir' Circonstances commémoralivcs ; ce sont toutes celles qui ont précédé une maladie, dont le médecin doit s'enquérir avec soin et qui peuvent avoir une grande valeur pour établir le diagnostic et le pronostic. Les siV/ncç rnmmonwratifs sont ceux quf. le médecin puise dans l'oxamen attentif du malade : ainsi les traces ou stifOKit.'s laissés par dos atl'ections précédentes, les difformités plus ou moins marquées, naturelles ou accidentelles, ctc , qui peuvent l'éclairer sur les causes des maladies et leur gravité. . . .

COMAllSSURF. (Anatomie). — On appelle amsi le point de contact où deux parties se réunissent ensemble ; ainsi la commissure des lèvres indique les deux points ou elles se ioisnent vers les joues ; on dit de même la commissure des paupières, etc. On donne encore ce nom au m^jcn a l'aide duquel deux parties d'un organe se trouvent jointes ensemble; ainsi les commissures du cerveau sont deux petites bimdelettes médullaires qui unissent 1 un à 1 autre ses deux hémisphères en avant et en arrière. L une est située en avant, l'autre en arrière de l'adossement des couches optiques. . ,,

COMMOTION (Médecine), du latin commovere, ébranler — En chirurgie, on donne ce nom i un ébranlenicnt communiqué à un organe par une violence extérieure dont l'action, ordinairement indirecte, produit des cliangements peu appréciables en apparence. Le P-^e'^e' f"^*^ de la commotion est une sorte de stupeur, d affaiblissement ou même de suspension dans les fonctions de lorgane, puis à la suite une réaction avec congestion, aR.ix san-ùin plus ou moins considérable. La commotion du cerreair, produite souvent par une violence extérieure, une chute sur les pieds, sur le siège, détermine les éb ouissements, la stupeur, la perte des mouvements, quelquefois la paralysie et même la mort immédiate. Dans le premier moment de la commotion, il faut relever les forces par des stimulants et n'avoir recours aux saignées et aux autres antiphlogistiques que lorsque les symptômes de congestion sanguine se manifeste^it.

COMOCL-VDIE (Botanique , Comocladia, P. Brow"» du grec komè, chevelure, et hlados, rameau ; allusion aux rameaux de ce genre qui sont touffus et effiles au sommet. - Genre de plantes de la famille des ««cardiacées, tribu des Pistaciées. Il comprend des arbres ou des arbrisseaux dioiques renfermant un suc c()rrosir vénéneux. Il suffit de toucher quelques instants ces plantes nour que des pustules se lèvent sur la peau. Lpt particulièi4mcnt dans les Antilles que ces végétaux dangereux croissent spontanément. Les indigènes empoisonnent souvent leurs ffèches avec le suc des comocladies. On exagère sans doute en prétendant que le séjour prolonge sous ces arbres peut donner la mort. . .

COMP-VS (Géométrie). — Instrument principalement destiné à'décrire des circonférences. Il se compose de deux branches à charnières mobiles l'une sur 1 autre do manière à pouvoir s'écarter plus ou moins à volonté ; ces ' branches sont terminées par deux pointes d acier triangulaires que l'on appelle pomles scches ; une d e les n est ■fixée au reste do sa branche que par le moyen d une vis de serrage, ce qui permet de l'enlever pour la remplacer par une tige portant un crayon ou un tire-ligne. Le compas sert aussi à mesurer des longueurs; quand il est borné il cet usage, les doux pointes sèches sont lixes.^

Compas de réduction. — Compas dont la charnière est mobile et peut glisser le long des branches dont les deux extrémités, pour chacune, sont armées de pointes; une petite échelle indique le rapport qm existe entre la longueur des branches au-dessous de la charnière et audessus; il est le même que celui qui existe entre la distance des pointes inférieures et celle des pointes supérieures ; il en résulte que si ce rapport est 3, toutes os fo s que l'on prendra sur un plan une longueur avec les pointes inférieures et que l'on portera sur une ligne la distance des pointes supérieures, on aura une longueur trois fois plus petite que la précédente. Cet instrument sert ;\ construire des figures semblables.

Compas splicri'iuc. — Compas dont les branches sont courbées de manière ;\ pouvoir embrasser une portion de sphère. On s'en sert pour décrire des circonférences sur une sphère pleine. , .

Compas il/Hilustrc. - Compas dont les deux extrémités s'écartent ou se rapiuocUeiit an moyen d une v s ce qui permet de conserver bien exactement la même OIStance entre les pointes.

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COMPENSATEUR, PeiNdulf, compensé, Balaxcier compensé (Physique, Mécanique). — Peudule ou balancier dont la mai-clie est rendue indiîpendante des vai-iatiojis de la tcuipératiire.

La rapidité des oscillations du balancier d'une horloge ou d'une montre dépend des dimensious de ce balancier (voyez Pendi'le) ; d'un autre côté, tous les corps sont impressionnés plus ou moins par la chaleur; ils se dilatent quand leur température monte ; leurs dimensions diminuent, au contraire, quand leur température baisse. Ou conçoit dès lors que la marche de nos pendules en soit troublée dans sa régularité et qu'on ait cherché à obvier à cet inconvénient par la conipensalion des balanciers. Une pendule bien réglée en été avancera en hiver, et réciproquement, si son balancier n'est pas compensé. Compenso.feur à cadre ou à gril. Pendule de Leroy. — La compensation des balanciers s'obtient le plus souvent à l'aide d'une di-positiou proposée par J ulien Leroy. La lentille O est suspendue à l'extrémité d'un cadre ou gril formé de neuf tiges disposées parallèlement, les unes en fer A, B,C, les autres en laiton a, b. alternant entre elles ainsi que l'indique notre figure.

L'expérience a moutré que le cuivre se dilate beaucoup plus que le fer snus l'influence égale de la chaleur.

Supposons donc que la température nionle : les tiges do fer s'allongeront et la lentille descendra; mais par l'ctl'et de la dilatation du cuivre, plus grande que celle du fer, un effet inverse se produira, et si les longueuis sont convenables, le centre de la lentille, ou plus exactement le centre d'oscillation (voir Pexdule), sera invariable. Pour obtenir ce résultat, il faut au moins neuf tiges; on peut y parvenir cependant, même avec trois tiges, mais il faut aloi-s faire intervenir des leviers qui ne sont guère employés que dans les appareils d'une très-grande préci- ,siij]i ou remplacer le cuivre par le zinc qui se dilate beaucoup plus.

Compensateur de GraJiam. — Ce compensateur, qui semble reprendre faveur, se compose d'une tige de fer

^ ^ ^^ ou d'acier a (^5. COI) portant sus-

""' Lero}.' " "' pendus à son extrémité inférieure deux vases cylindriques en verre 4, b cont(Miant du mercure. Lorsque la température monte, la tige s'allonge elles vases descendent; mais comme le mercure se dilate beaucoup plus que le verre, il s'élève dans le flacon d'une quantité qui peut aisément compenser l'abaissement de celui-ci. Ce cornliensatcur est de tous le plussim))le, maisilarinconvénienljd'ûtre fragile.

Un autre compensateur encore plus simple consiste à former la tige du balancier avec une lame de sapin du Kord séchée au four, imprégnée d'huile siccative et recouverte d'un boti vernis et la lentille d'un disque de zinc appuyant par son bord inférieur sur uti écrou porté par l'extrémité inférieure de la tige.

Celte tige s'allonge peu parrcflet de la chaleur, tandis que la dilatation du zinc csl considérable. Les deux dimensions des deux pièces peuvent donc être calculées de telle sorte que le rayon du disque s'ullonge autant que la tige pour une mémo variation de température. Dans co cas, le centre de la lentille reste toujours A la même liauteur.

Comjjni.iuleiir des chronomètres ou montres mnrincs. — La diliilatioii du balancier circulaire des monties exerce sur leur marclic la mémo inilueiico que la dilatation de» pendules sur la niarclio des horloges. 11 en réduite peu d'inconvériient pour les montre» oïditiairesquc l'on porte liabitiiclli'ineni sur soi, dont la température change peu cl dont lu marclic, d'ailleurs, n'est Jamais d'une préciBJon rigourcuBU. 11 n vu est jilus de même dus

Flg. «01

Fi; Go». — lia

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montres marines dont on fait en mer un continuel usage pour déterminer la hjnrjitude du lieu où on se trouve. Les balanciers de ces motitres sont formés de deux, trois, ou quatre rayons .\, A partant de l'axe et aux extrémités desquels sont fixés par une seule de leurs extrémités autant d'arcs de cercle métalliques. Chacun de ces arcs BC est formé par deux petites lames de fer et de cuivre soudées entre elles dans le sens de haïr longueur, le fer à l'intérieur, le cuivre au dehors. De petites masses de cuivre D sont de plus vissées près des extrémités de ces lames. Voici quel est l'effet de cette disposition.

Quand la température monte, les rayons s'allongent et les arcs s'éloignent du centre par leur extrémité fixée aux rayons ; mais comme le

cuivre se dilate plus que le fer et qu'il est placé en dehors, chacun des arcs se courbe davantage et son extrémité libre se rapproche, au contraire, du centre, ce qui permet d'établir la compensation. La disposition des métaux dans les arcs métalliques est souvent contraire à celle qui vient d'être indiquée. Le cuivre est en dedans, le fer en dehors. Dans ce cas, l'extrémité libre de chaque arc appuie sur l'extrémité du rayon voisin et chaque petite masse est fixée vers le milieu de l'arc. L'arc se redresse, au contraire, par une élévation de température. Sa partie moyenne et le poids qu'elle porte se rapprochent donc du centre du balancier, ce qui produit le même efl'et.

Par l'emploi convenable de ces divers moyens, on est parvenu ;\ rendre la marche de nos horloges et montres de précision complètement indépendante des changements de température ; mais nous devons ajouter qu'un grand nombre de nos pendules de cheminée paraissent compensées, tandis qu'il n'en est rien, les tiges de fer et de cuivre dont on compose leurs balanciers n'étant point disposées comme il convient pour obtenir ce résultat.

Compensateur magnétique (Physique). — Appareil servant à évaluer en mer l'influence des fers qui entrent dans la confection ou le chargement d'un navire sur la marche de la boussole. Cette influence est, en eflet, souvent assez forte pour induire eu erreur d'une manière très-sensible dans l'appréciation de la direction suivie par le navire.

Le compensateur imaginé par M. Barlovv se compose d'un disque de fer fixé par sou centre à l'extrémité d'une tige implantée dans le pied de la boussole. La po-ition du compensateur est, pour chaque bâtiment qui en fait us.tge, déterminée par tâtonnement, de telle sorte que le disque produise b. lui seul une déviation de l'aiguille aimantée égale fi celle qui provient de l'action du bâtiment tout entier. Le compensateur. 'tant enlevé , si l'on irn,i\r , par exem|iU', qur 1 .uuiiilli de la bousMilo lail a\i'r l'axe du buliiui'Ut un angle de l.V et qu'en nn'itaiU le compensateur en plaee cet angle d(;vienno de 41°, 2 de plus, c'est que le navire dévie l'aiguille do "i", et que,parconséquent,rangle réellement formé par l'axe du navire et le méridien magnétique n'est que de 'i3°. Cet ingénieux appareil pouvait être considéié comme sufiisanl ii l'époque où le fer n'entrait que d'une façon accidentelle dans la confection des navires: mais aii- Jonrd'hni, à raison de la masse énorme do fer qui agit quel(|uefois, on ne peut attendre de lui qu'une compcnsiition très-défectueuse.

COMPÈIIE i.oiiioT (Médecine). — On donne vulgaironient ce nom à un petit furoncle des paupières nommé oriicicl (voyez ce mol).

CO.VIPLEXUS (Anatomio). — Nom donné à deux muscles dont les libres sont entrelacées et cntreuiêlécsd'inlerscclions «pouévroti<iues au point qu'il est Uiflicilc d'en

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reconnaître la dirortion. Le Grand C. (Trachelo-occipitaL Cliauss.) va des apophyses transverses des quatre premières vertèbres du dos et des six dernières du cou à la face postérieure de l'occipital. Il renverse la tête en arrière Le Petit C. (Trachélo-ynastoïdien.Chauss.) &Mlache aux apophyses transverses des quatre dernières vertèbres du cou, quelquefois aux premières du dos et va se terminer derrière l'apophyse masloide, un pou audessous du splénius de la tête. Il porte la tête un peu en

"''composé ^Botanique). — Se dit des organes de plantes qui sont formées d'un plus ou moins grand nombre de divisions. Il est l'opposé de simple. Le b"lbo forme par la réunion de plusieurs cayeux est dit Compose, comme dans l'ail cultivé. La feuille est composée \orstiu'ello Dorte plusieurs folioles articulées sur un pétio e commun". Quelquefois le pétiole ne présente qu une .seule foliole; mais si celle-ci est articulée, la feuille est également dite composée, comme dans l'oranger, la rose à simple feuille.

Le pétiole est composé quand il est divisé en pétioles particuliers qui portent des folioles, comme dans les féviers et l'épimède des Alpes. L'épi dont l'axe est ramiflé, l'axe elles ramifications couverts de fleurs, est dit composé; ainsi l'ansérine bon-Henri, l'héliotrope d'Europe et du Pérou, la joubarbe des toits, etc. , présentent ce caractère. Il en est de même -,- du chaton dans le noyer. Le

Fi?, eov.-rcdoncuiecomooso pédoncule est cowpoit' quand du meri.ier à grappes i,Pru- jj ^^j divisé, commo dans les nus Pmlus). Ombellifères, le robinier faux

acacia, le prunus padus [fig. G04). Qmuul les pédoncules d'une ombelle se divisent chacun à leur sommet en une petite ombelle ou ombellule, comme la carotte, le panais, etc., l'ombelle est dite composée. Enfin, les (leurs sont composées quand elles sont réunies dans un réceptacle commun (voyez faifiille des Composées). Les fruits sont aussi dits quelquefois composés dans 1 ananas, les conifères, etc. ?~?' i

. Composé (Chimie). — Se dit des corps formés par la combinnison de deux ou plusieurs autres. L eau est un eomjjoie d'hydrogène et d'oxygène -, l'air n'est qu un rtiflange d'azote et d'oxygène (voyez Combinaisons, Mélanges'. Les composés sont binaires, ternaires, qiiaternnires'..., suivant qu'ils sont formés par l'union chimique de deux, trois, quatre... corps différents.

CO.MPOSÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotijlédnr.es Gamopétales, à étamines péngynes, la puis considérable du règne végétal. Sijngénesteàe Linne, bpicorollée synanthérée de Jussieu, classe des Si/naniherees de quelques auteurs . Ce que l'on prend généralement pour une llcur dans le chardon, la marguerite et les plantes aiialn^uesde cette famille est l'assemblage d'unequantite de petites fleurs très-distinctes et très-complètes. Les conqinsécs se distinguent, du reste, par des fleurs réunies sin- dos réceptacles communs (voyez Clinanthe) conslilu.int des capitules ou calathides (voyez ces mots). Le capitule est dit tiomor/ame lorsqu'il est composé de fleurs toutes hermaphrodites, ou mâles, ou femelles. 11 est lictoroqame quand il présente ^ ICmi rieur il" s n.ui . nrutros ou femelles et à l'intérieur .1. s IL ur I,. ui.iiili.. i lUs ou niales.Lesfleiirssontouiuliul.ui-.N''i'"" """"."p/''^": rons (le capitule est /;•..«'■«/<:'!"• ou (/'vr.,i«V-qu,imi il ouest exclusivement composé), ou formant de petites languettes appelées ligules ou demi-fleurons (les capitules qui en sont composés sont ligules ou scmi-flnsculeiix). Dans d au- . très cas, les capitules ont ces deux sortes de fleurs réunies :à l'extérieur, qu'on nomme rai/on, sont les ligules; i l'intérieur, qu'on désigne sous !.■ uuni de disr/uc, sont les fleurons; c'est ce qu'on app' II'' il'- i-.|Htules îw/iev. L'involucre ou calice commun e^i i"in|"'-r do plusieurs folioles. I,p riVc|it:u!le présent.- i;ur lu ulr de caractères quiconiiil'Mi-ui :i .iiliv-irncicr les genres: calice adhérent dont le luiil .1 -'iineut réduit à des soies ou i un rebord; r„v\\r iu-.-i.e au sommet du tube du calice, à limbe 1-5 lobé ou présentant 5 dents dans les ligules; étamines à anthères soudées entre elles en un tube qui cngnino le style; do là les mots syngénrse (du grec sun, avec, ensemble, et géinomin,]^. nais) et signant lière {snn. avec, antheros, anthère). Stylo divisé eu 2 branches stig-

matiques ordinairement garnies de poils colleclenrs ; fruit sec, indéhiscent, à une loge et à une graine (akène), surmonté d'arêtes, d'écaillés ou d'une aigrette quelquefois plumeuse. Jussieu divisait les Composées en trois embranchements : les Chicoracées, correspondant aux Se»iî-

Fis. 60b. — Composée lubulillore (V

centriflore).

ûosculeuses; les Cijnarocéphales (CarduMées, Richard),

aux Flosculeuses, et les Corymbiféres, a.nx Radiées. On

en avait ajouté un sous le nom de Lafnali flores et comprenant les Composées à fleurons bilabiés. Endlicher a

divisé les Composées en trois sous-familles : les TubuU-

flores {Corymbiféres et Cyiia-

rocéphales,lais.), caractérisées

par des capitules à fleurons tu-

buleux régulièrement dentés;

les Liqulifl'-ires {Chicoracées);

enfin les Lahiatiflores. C'est à

peu près la classification de

de Candolle et celle de Lessing,

dont nous exposerons le tableau

plus loin. Chacune de ces sousfamilles ou tribus est divisée

en sections et sous-tribus, puis

en genres dont le nombre est

considérable. Parmi ces se, tiens,

les principales sont les Hthéro-

comées, les Eupatorii'es, les T"!*;;-

silaginées, les A-ili^rimlcc-i, les

Jnulées, les Bu]>lillniliiiif^-, les

Sénécionidées, les llr/nnit/ifc-:,

les Héléniées, etc. Cette lauiiUe

comprend à peu près neuf

mille espèces connues, c'est-

ii-dire le vingtième du règne végétal et plus qu'on n'en connaissait du temps de Linné. Elle a été le sujet de plusieurs classifications d'où est résultée sa division en un grand nombre de tribus et de sous-tribus. Nous renvoyons pour ce sujet aux ou-

' vrages spéciaux ci-après nommes. Les Composées sont répandues dans le monde entier, partout en assez fui t.- p,-,i|.oiiiun. Abondantes dans

les régions tempérées, rll,, ,!, .urnl sensiblemeiit \ers

les pèles ou vers l'équatru.-. Lu l-,:uu-e, elles loruuuit le sepîièmc dos végétaux pban,uegau,es l.,.s Uibulil ores et les labiatiflores abondent dans 1 Amérique et les hp liflores dans la zone tempérée de riién.i.phero borcal. Quant aux propriétés de ces plantes, elle.s ne soi t pas

elles telles que l'aehillée, l'armoise, 1 eupaloire, la mat caire la amoniiUe, sont ainf-res, fébrifuges, stomac Unes D'autres sont anthehninliques, duirétiques, etc.

COM

So4

COM

I (le L«s»inrf*

Ex.

[fia-

Vcriiomacces.

60"»), etc.

Eitpntoriarées, Ex. : (lœlestine, eu

paioire, tussilage, etc.

Astéroïdées. Ex. : Astère, aunée

conyze, dahlia, pâquerette, \erg

TcBCLirLonBS,

Soleil, œillet rnica, chrysan-

d'or, etc.

Sénécionidées . Ex d'Inde, armoise,

thème, camomille, cinéraire, immortelle, séneçon [fig. 60ti),acliillée. etc.

Cynarées. Ex.: Centaurée, cli.irdon, cai'lhame, artichaut, souci, bardane, etc.

Miilisiacées. Ex.: Jlutisie, chaftalie, etc.

Nossaiwiccs. Ex.: Moscharia, triji-

tilic

etc.

Cliicoracées. Ex : Chicorée, salsifis, pissenlit, laitue, laiterou, scorsonère , picride , crépide , éper- ■v-ière, etc., etc.

Travaux monographir/ties : Cassiiii, Opusad. pliytoloq. 182G-18.3i. — Robert Brown, Transact. limi. soc. Lond., t, XII. — Lessing, Syn. qcn. compos. Berlin, 1832. — De Candolle, Observ.sur 'ie9 plantes composées : — Ann. (lu Muséum cl'hist. nat., vol. XVI et XIX ; — iiull. soc. phi'om., 1811 et 1812; — SIémoires pour servir à l'iiistoire du règne végétal {Composées), 1838; — enfin les t. V, VI et VII du Prodromus. G — s.

COMPOST — Voyez Jauffret {Engrais).

COJIPRESSE (Médecine), du latin comprimere, comprimer. — Morceau de linge, de toile ou do coton, sans ourlets ni lisières, plié en plusieurs doubles, ordinairement plus long que large, dont on se sert pour faire les pansements. On en fait de formes et de grandeurs variées, suivant les différentes circonstances dans lesquelles on les emploie ; il y en a de longues, de longuettes, de carrées, de triangulaires, etc. ; elles peuvent être f'enétrées quand elles ont une ou plusieurs ouvertures plus ou moins grandes ; découpées quand leurs bords sont plus ou moins profondément divisés ; les croix de Malte sont dos compresses carrées fendues égaleinent aux quatre angles. 11 y a des compresses graduées simples ou graduées prismatiques pour servir à établir des compressions (voyez I',^^.sl■;ME^T).

COMPRESSEUR (Cbirurgie). — On a donné ce nom à divers instruments destinés à comprimer des nerfs, des vaisseaux ou une partie du corps quelconque, soit pour amortir la douleur, soit pour prévenir une hémorragie pendant ou après une opération, soit pour procurer l'adîiésion des parois d'une tumeur, d"uiie fistule, etc. On connaît le compresseur ou tourniquet de J. L. Petit (voyez Tourniquet), celui de Moorc, modifié par Dupuylrcn, celui do Bell, etc.

COMPRESSIBILITÉ des corps, Compressibilité des CA7. (l'Iiysique). — Voyez Élasticité.

CoMrRKSsinii.iTK DES i.iouinES (Physique). — La conipressibililé des liquides, beaucoup moindre que celle des gaz, est pénéralonicnt plus grande que celle des solides; cependant on n'a réussi que diUicilement à la nn'ttre eu évidence, on l'a mènie révoquée en doute. Cela tient à ce que le cliaugemeiit de volume qu'éprouvent les solides sous des pressions plus ou moins considérables se manifeste dans plusieurs circonstances, iiolamnieiit dans les

constructions oi'i l'on voit les pilin s -1 ■ maciiniM li de

métal se raccourcir, quand la iba (|u il . ^iipii licnt

devient très-grande, tandis que pour 1rs lii|niilrs li' iniine fait ne peut être reconnu que par des expériences spéciales et d'une institution assez dillicilo.

Dès l'année HiCiT, les académiciens de Florence se livrèrent sur ce point à des recherches qui restèrent sans résultat ; il est inutile de décrire ici le détail de ces tentatives et d'en expliquer l'insuccès. Nous nous bornerons àfairc remarquer que l'incompressibilité il -li'i li.li ,,.,ii de toute autre substance d'uilleur.s, est in ^ nii,|,i,iii,ii d^i les idées généralement admises sur lit i rn i chhmm .1 corps. On suppose, en efl'i-i, que ceux-ci suni humes d'un système de molécule» mainleiuie» à dislance li.'s unes des autres et séparées par des iMl<'rvalle3 vides appelés /uirev. Tl résulte de là qui: toute pression niécani(|ue extérieure aura pour ciïel d^' dimiiini'r la distance di's molécules et, par suite, lo volume du corps. Aussi des i'\pi rienci's convenablement dirigées permettent-elles d'éliililir ri^iuurcuacment la compressibililé des liquides et d'en apprécier la valeur.

L'appareil que représente la figure 607 et qui est dil à OErsted, est très-propre à cet objet. Le liquide à comprimer est renfermé dans une sorte de gros thermomètre ri/jc (piézomètre) dont le tube est soigneusement divisé et dont le réservoir a été jaugé, de façon que l'on sait à combien de divisions du tube équivaut son volume.

Une petite bulle de mercure placée audessus de la colonne liquide sert d'index, et l'appareil est placé dans une éprouvette de verre AB à ptirois trèsépaissos,remplie d'eau.

Si à l'aide d'un bouchon à vis V on exerce dans l'intérieur de l'appareil une pression plus ou moins considérable, on voit l'index de mercure descendre et accuser ainsi une diminution de volume du liquide contenu dans le thermomètre. Quant à la pression exercée, elle se déduit de l'inspection du volume occupé par l'air contenu dans le tube rf servant /^ de manomètre. Ê^zz

Dans cette expé- Jrience, lencmbredes ^divisions dont se \ meut l'extrémité de la colonne liquide indique la diminution apparente de volume; car il est aisé de conrcvoir que. le vase tliermométrique lui-même doit, sous la pression qu'il subit, éprouver une variation de capacité dont il est nécessaire de tenir compte. Œrsted supposait que cette variation était insensible ou nulle, puisque la pression se manifeste à. l'intérieur aussi bien qu':Y l'extérieur du thermomètre; mais cette conclusion est erronée, car si l'on suppose le vase thermométrique plein et qu'on le soumette à une compression, les couches intérieures devront réagir avec une force précisément équivalente :'» la pression qui règne dans l'intérieur du vase lorsqu'on opère comme nous venons de l'indiquer. Il suit de cette remai'(|iie que le thermomètre, dans l'expérience d'CErsted, éprouve une diminution de volume égale ;\ celle qu'éprouverait un thermomèlre plein dans les mêmes circonstances. Il faut donc, pour .avoir la diminution véritable du volume de liquide, ajouter .'i la contraction apparente la contraction de rrnvcluppe. Celte dernière quantité n'est pas facile ;\ romuiilre; il y a même au sujet de sa vali-iu' exacte des divergences d'opinion chez les dill'érents |ih\ icicns (|iil se sont occupés de ce sujet délicat. Siii\aiii M. Wnilieim, la contraction de l'enveloppe s'oblii'iil III siippiisimt que le volume et la longueur de l'instrument diminuent dans le même rapport. Quoi qu'il en soit, on voit que s'il est facile de constater par l'expérience le fait de la eompressibilité de; liquides, la mesure exacte do la contraction est subordonnée ;\, la théorie de la constitution moléculaire des corps, théorie encore fort obscure et dont les principes ne doivtmt |ias l'Im-DUsidérés comme arrêtés d'une façon définitive.

\ III I iierons ici pour terminer quelques-uns des rëiili II 11 ; plus importants relativement i'i la compressi • bilHe il.'s liquides.

1° La compressibililé de l'eau est égale .1 (>,noon-i8 pour une pression atmosphérique; elle augmeiile proportionnellement i\ la pression i elle diminue (juand la température nugruentn.

2" Pour l'alcool, l'éther, la compressibililé, beaucoup plus grande (pie pour l'eau, augmente avec la pression et avec la lempéiature. Ci! dernier résultat est conirairo il celui qui a lieu pour l'eau.

FIj 607 — PiLzomilicii'OEisted.

COM 0

3° La compressibilité du mercure est trùs-faible, difficile à observer dans un vase de verre. Sa valeur moyenne, utile à connaître dans certaines expi5riences, est d'environ 0,00000:i5 pour une pression atniospliorique. Voy. le Mémoire de M. RegnanU,XXI'vol. des Mémoires de l'Institut et les recherches de MM. Colladon et Sturm, Grassi, Annales île phya. et de chimie. P. D.

COMPRESSION (Chirurgie). — C'est une pression méthodique plus ou moins forte que l'on exerce sur les artères ou les tumeurs anévrismales, les varices, certains ulcères calleux, des tumeure, des abcès diffus des membres, etc. On comprime anssi les œdèmes, les hydropisies articulaires, l'abdomen à la suite de l'acconcliement ou de certaines opérations chirurgicales. La compression s'exerce au moyen de la main, des bandages, des instruments dits compresseurs ou tourniquets, de bas élasti(jues, de tampons, etc. Elle peut être médiate, immédiate, latérale, circulaire. La compression digitale, par des aides qui se relèvent de demi en demi-heure, a été mise en vogue dans ces derniers temps pour le traitement des anévrismes.

Compression (Machikes de) (Physique). — On désigne ainsi des machines destinées à comiirimer les corps ivoyez Presse hydraultoce. Presse a visj. Nous parlerons ici seulement des appareils à laide desquels on comprime l'air OH les gaz.

La figure représente un appareil très-simple de ce genre. On voit qu'il est formé d'un corps de pompe daiis lequel se meut un piston plein.

A sa partie inférieure se trouve une soupape s s'ouvrant de haut en bas et établissant la communication entre le corps de pompe et le réservoir A dans lequel le gaz doit être accumulé. Un tuyau latéral , adapté sur le corps de pompe, est mis en communication, soit avec l'air, soit avec un réservoir de gaz. Dans ce tuyau se trouve une soupape j-' s'ouvrar.t de dehors en dedans. 11 est visible, d'après cotte disposition, que si l'on vient à faire mouvoir le piston, à chaque fois qu'il s'élèvera le gaz pénétrera dans le corps de pompe en ouvrant la soupape latérale; il sera ensuite comprimé dans le mouvement descendant du piston et refoulé dans le réservoir. La pression du gaz augmentera donc d'une manière continue dans ce dernier, et, si l'on dispose d'une force motrice suffisante , la compression n'a d'autre limite que la résistance des parois du réservoir et des pièces mêmes qui constituent la pompe.

Dans certaines expériences sur la litjuéfaction des gaz, on a pu obtenir des pressions voisines de 251) atmosphères (M. Regnault\ Los pompes de compression sont employées en chimie pour comprimer les gaz que l'on veut liquéfier. Ons'en scrtdans l'industrie pourrofouler l'acide carbonique dans les réservoirs contenant l'eau qui doit dissoudre le gaz (fabrication des eaux gazeuses). On a proposé aussi d'employer la force de ressort de l'air comprimé comme moteur susceptible de remplacer la vapeur d'eau dans queUiues circonstances. On conçoit, en effet, que la force élastique de la vapeur d'eau doit être utilisée au fur et i mesure de la production de cette dernière ; l'emploi des machines à air comprimé offrirait l'avantage de pouvoir pour ainsi dire emmagasiner la force motrice, qui pourrait ensuite être transportée et employée oii besoin serait, à l'aide de mécanismes appropriés. C'est de la sorte, par exemple, que dos voitures pourraient être mises en mouvement par la sortie périodique de l'air d'un réscrvorr où il aurait été préalablement accumulé.

On trouve dans les cabinets de physique un appareil

3 COM

connu sous le nom de fusil à vent (firj. fiim), dans lequel on utilise la compression de l'air pour lancer un projectile. Il se compose d'une crosse servant de réservoir et dans laquelle on peut accumuler de l'air à 8 ou 9 atmosphères de pression. Un levier, qui porte sur la soupape aô de la crosse, en détermine l'ouverture momentanée par le jeu d'une batterie analogue à celle d'un fusil ordinaire.. L'air, s'échappant avec violence, pousse un projectile placé au fond du canon. On peut, avec un appareil de ce genre, de dimensions ordinaires et une balle de calibre tirer six ou huit coups successifs capables de percer à vingt pas une planche de chêne de 0",0l5 d'épaisseur. On a construit des fusils capables de lancer jusau'à cent

balles de suite. L'explosion est accompagnée d'un bruit faible qui ne peut pas être entendu à une distance tant soit peu considérable; c'est ce qui explique que le fusil à vent soit une arme prohibée. On observe aussi quelquefois une lumière due au frottement et à l'inflammation des particules solides qui sont toujours en suspension dans l'air.

Le jouet d'enfant connu sous le nom de bucquois ou de canonière est une sorte de petit fusil à vent. Il se compose d'un bâton creux de sureau ou d'un tube en général dont les deux extrémités sont fermées, à frottement très-dur, par deux tampons en liège, en étoupe ou eu papier mâché. En poussant brusquement l'un des tampons avec une bagiwîtte, l'air comprimé chasse l'autre avec violence, tandis que le premier vient prendre sa place. P. D.

COMPRIJIÉ Air) (Mécanique). — L'air comprimé an moyen des machines de compression a été proposé ainsi que cela vient d'être dit à laj ticle Compression (Machines de) pour remplacer la vapeur d'eau dansles machines motrices ; la disposition du mécanisme est tout à fait semblable à celle des machines à vapeur (voyez Vapeur, Machines a) ; la^distribution s'y fait delà même manière, et les différences ne portent que sur des détails secondaires. Ce sont des machines de ce genre qui mettent en mouvement \ns perforatrices destinées à creuser le tunnel qui doit relier les chemins de fer français aux chemins de la haute Italie. On sait qu'après les étude? qui ont été faites sur ce sujet, on a renoncé, peut-être prématurément, à faire gravir à la voie ferrée les rampes des Alpes; il a donc fallu se résigner à creuser un tunnel, et on a choisi pour cela le point du massif qui a paru le plus propre à. un travail aussi gigantesque et d'un succès peut-être chimérique. On s'est arrêté pour les deux extrémités du tunnel aux villages de Bardonèche, en Italie, et Modane, en France. Ces deux points sont distants de 13 kilomètres, et le massif qui les surmonte dépasse I fidO mètres de hauteur. Ce massif est formé par le mont Thabor, situé à quelques lieues du mont Cenis, plus connu du public, et qui, à raison de cela, a donné son nom au travail. Cette dernière circonstance donne lieu à une difficulté toute spéciale; ordinairement, pour percer un tunnel (voyez Chemins de fer), on pratique de distance en distance des puits qui ont le double avantage d'aérer les travaux et de permettre de les p(msser sur plusieuis points à la fois. Ici, cette ressource fait défaut; on est obligé de travailler aux deux extrémités seulement, et, indépendamment de la lenteur inévitable qui résulte de cette nécessité, on peut légitimement craindre qu'arrivé ii une certaine distance, le renouvellement de l'air ne présente des difficultés insurmontables.

Les ingénieurs piémontais, MM. Sommeiller et Grandis, chargés de l'exécution du tunnel, sont parvenus à résoudre ces difficultés, à tel point que le succès do l'opération, qui paraissait fabideux ;\ bien des personnes, est aujourd'hui tenu pour à peu près ceilain, et qu'on va même jusqu'à fixer approximativement, pour la fin des travaux, lo courant de l'année 18(18. On a eu d'abord l'idée très heureuse de profiler des chutes d'eau existant dans le voisinage pour comprimer de l'air il huit ou dix atmosplièi'es ; cet air est amené à «ne machine motrice située au fond de la galerie, qui fait mouvoir les pcrfo-

COM

CON

rateurs mécaniques destinés à percer les trous de mine ; ces perforateurs sont formés de puissants burins en acier, qui, sous ï'action de la machine, battent la roche, tournent sur eux-mêmes, opèrent, en un mot, le même travail que leur fait faire directement le mineur, mais avec beaucoup plus de célérité. Huit trous de (l'n,90 sont percés simultanément en six heures ; quatre heures sont employées pour l'explosion et l'enlèvement des débris, de sorte qu'en réalité le travail avance actuellement d'environ 0'",00 en dix heures; mais on espère pouvoir atteindre bientôt une plus grande rapidité. Quand l'air comprimé a servi à faire mouvoir les perforateurs, il se répand dans la galerie et renouvelle celui qui est absorbé par la respiration des ouvriers ou la combustioji de la poudre; la puissance des machines est de nature à fournir aux besoins de l'ouvrage pendant toute la durée des travaux, car elles pourraient débiter jusqa'à 600 OOii mètres cubes d'air comprimé par jour ; la seule question obscure, quanta présent, et que l'expérience seule résoudra, c'est de savoir si dans un boyau de plusieurs kilomètres de longueur, les frottements n'absorberont pas la totalité du ressort produit par la compression de l'air, et s'il n'arrivera pas un moment où il sera à peu près impossible de transmettre au fond de la galerie l'air nécessaire à la respiration des ouvriers et à la marche des machines.

Un ingénieur français M. Triger a fait de l'air comprimé une application des plus heureuses pour la traversée des terrains aquifères ; son procédé fut employé d'abord pour atteindre un terrain houiller recouvert par une vingtaiae de mètres de sable dans lesquels s'infiltraient les eaux d'une rivière. Depuis lors, on l'a employé à des travaux fort remarquables, et notamment, dans ces dernières années, à la fondation des piles du pont de Kehl sur le Rhin, qui, par suite de la nature mouvante du sol, devaient péiiétrer jusqu'à près Je 30 mètres au-dessous du fond du fleuve. Notre figure 610 donnera une idée suffisante du procédé primitif, qui a reçu d'ailleurs, depuis l'époque où il a été imaginé, de trèsnotables perfectionnements.

L'appareil est formé essentiellement d'im tube de fonte reposant .sur le sol de la rivière, dans lequel une machine de compression comprime et envoie par le tuyau T de l'air à deux ou trois atmosphères. Sous l'action de cette pression, l'eau est refoulée, soit par la partie inférieure du tube qui ne touche jamais qu'imparfaitement le sol, soit ])ar le tuyau A. De cette manière, le fond du tube est toujours à sec; ou peut le

Iif. eio - Appaicil Trigcr.

faire progresser giaduellenient on déblayant au fur et i mesure, el .itleindrc am^'i le point ou doivent éiro établis les premier» ir.ivaux de maçonnerie. Le passage dis ouvriers et des malenaux se fait par rnitcrniédiaired'ini SOS à air, dont le niée anisnic est fort analogue 4 celui Uc» écluses h sas dans li's i.maux (voyez. Ca.nai.i. m et « sont de larges soupape» tiou>. d'hommes, qui font communiquer le «as, soit a\('c l'nilérirur du lulic, soit avec l'air cxléiieur; le» robinets a et h alleignent le même but. Quand un ouvrier veut ciilier duns le tube, il pé-

nètre d'abord dans le sas par m, puis il ouvre le robinet a ; l'équilibre de pression s'établit aussitôt, et la soupape n s'ouvre dès lors avec la plus grande facilité; l'ouvrier entre dans le tube , ferme le robinet et descend par l'échelle. S'il s'agit de sortir, on opère de même; l'ouverture du robinet établit dans le tube et le sas une pression uniforme qui permet do passer dans ce dernier; puis, après avoir fermé le robinet derrière lui, on ouvre celui qui communique avec l'atmosphère, et on peut sortir par l'ouverture m.

On avait craint, à l'origine, que la pression de l'air ne produisît chez les ouvriers des accidents plus ou moins graves, ou tout au moins une incommodité insupportable. Ces prévisions ne se sont pas réalisées. En général, la seule chose qu'on éprouve en entrant est une sorte de tintement un peu douloureux dans les oreilles; mais cette sensation dure peu, et on peut d'ailleurs l'abréger en faisant des mouvements de déglutition comme pour avaler sa salive. On fait ainsi passer de l'air dans la caisse du tympan par l'intermédiaire de la trompe d'Eustache, qui communique avec l'arrière-bouche, et l'équilibre se trouvant ainsi rétabli de part et d'autre de la membrane du tympan, la sensation pénible qu'on éprouvait disparaît complètement. P. D.

COMPTEUR (Mécanique). — Instrument destiné ordinairement à enregistrer, soit le nombre de tours d'un axe, soit le nombre de mouvements périodiques exécutés par la pièce d'un mécanisme quelconque. Ces appareils sont très-répandus aujourd'hui, et ils servent de contrôle permanent dans les ateliers. Ils sont formés, en général, d'un système de roues dont chacune fait mouvoir la suivante à l'aide d'un râteau qui n'agit que lorsque la première a accompli une révolution. Des aiguilles portées par l'axe des diverses roues se meuvent sur des cadrans qui accusent ainsi le nombre que l'on se propose de mesurer (voyez Calculer. Machine A).

COMPTEUR DU GAZ. — Voy. Eclairage au gaz.

COMPTONIE (Botanique), Complonia, Banks, dédiée à l'évêque de Londres, Henri Compton, promoteur de la botanique. — Genre de plantes de la famille des Myricées, et se distinguant principalement du genre Miirica par ses fleurs monoïques. La C. à feuilles de cétéracli (C, nsp/enifo/ia, Banks) est un petit arbrisseau de l'Amérique du Nord. Ses rameaux et ses feuilles sont parsemés de points résineux blancs. Ces dernières sont allongées, sinuées, pinnatifides, à lobes obtus.

CONCASSER (Pharmacie). — Casser en petits fragments ; ce terme s'emploie, en pharmacie, pour désigner la pulvérisation grossière d'une substance. On concasse avec le pilon ou avec un marteau les écorces, les racines, les fruits socs, les bois, pour séparer les principes qu'ils contiennent, et les mettre plus facilement en rapport avec l'eau ou l'alcool qui doivent les dissoudre. Ainsi, pour faire du vin de quinquina, de l'eau de rhubarbe, on doit fiincasscr ces substances.

CONCENTr.ATIO.N (Chimie). — - Opération à l'aide de laquelle on lédnil snriissi\emcnt la quantité d'eau contenue dans une di■-^ollllion. Cette concentration s'obtient, eu général, par l'action do la chaleur qui détermine l'évaporation de l'eau. Quelquefois, on place le liquide à concentrer sous le récipient de la machine pneimialique; d'autres fois, on combine l'action de la chaleur avec celle du vide, ainsi que cela se pratique, par exemple, pour ronrcntrer les sirops dans le raflinagc du sucre.

CO,M;r,.N'!'l;l'; iM.'.Ie.-inc). — r.n ,/»•■,/,-<■/«,•, ,,n apiH'Ile ;mH/.v ,,„,,„/,,■ ..■hi. .laiis |.'(|url WnMrr r^i |ien .(.■mlopp.V.uM.lr.l.M,, ,|,M la i.ir.M'; !.■ puni,', i-nliceul.r i.rut olVrir de hi dureté mi de la uioIIusm'.

CONCEPTACLE (Rotanique). — Les anciens autours ont donné ce nom aux loges ou parties du péricarpe, ou Il l'envi:lo|ipe d'"* urniiir^;, ce f|ui se r:\p|iorti> ?l ce que nous appelniis nnj il h'ii /»■■/■/,■ (r/.c !\'eyez re mol). Depuis, on a i]Miiii,i. . . ;.;,!. /,■ i sdiir di' IVuil qui se

rapproche de l.i : ilepe , iii;ii-. qui s'en ili^tingui' jiar l'absence de cloison. La cheluloino 6t plusieurs autres Papavérucées présentent un fruit de cette nature. Aujourd'hui, on ne doit guère donner ce nom qu'à une sorte do sac oti poche . JM I , iinlrinianl Ir; ,ir; :iuesdû roproduclioudans

lespliii' M\|ii- niM .( 'iiiaclo représente, pour

ainsi lier, I .., ■ ,1,-, i'ii:,,H.ni;j.i(nes.

COA(;illl'Élll;!S (Zoologie ),('.(/»;/(//'tw,Lamk. — Dans sa classification des nniinaux sans vertèbres, Larnarck a donné le nom de classe des Conclii fvrcs à tous les animaux mollusques acéphales, qui sont contenus entre deux valves Ivuvez Moi i.nsyi is).

CONCIÏOLU'AS (Zoologie), Cwidiokias, Laïuk. —

CON

CON

Genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches, dont les coquilles ont les caractères gi5ii(?raux des pourpres, mais leur ouverture est énorme et leur spire peu considérable; leurs caractères sont : coquille univalve, ovale, convc:ie en dessus ; sommet obliquement incliné sur le bord gauche, cavité inférieure simple ; deux dents. L'animal ressemble à celui des Buccins propres, si ce n'est que son pied est énorme en largeur et en épaisseur. Le Buccinum concholep(ts,BTa$., est laseule espèce connue. Des côtes du Pérou.

CONCHYLIOLOGIE (Zoologie), du grec konchylé, coquille , et logos, description. — On a donné ce nom à cette partie de la zoologie qui traite des coquilles, qu'on rencontre chez beaucoup d'animaux sans vertèbres, appartenant à différentes classes, plus particulièrement de Molltisques, quelquefois d'Anne/e's. C'est à Bruguières, à Lamarck et à de Blainville que l'on doit les travaux les plus remarquables sur cette partie de la zoologie qui, indépendamment de l'intérêt scientifique qu'elle présente pour le savant, a été de tout temps l'objet d'une distraction des plus agréables pour les amateurs collectionneurs. Les principaux ouvrages de conchyliologie que l'on pourra consulter sont : de Lamarck, Hisi. nat. des animaux sans vertèbres ; — Th. Brown, Ele'm. de conchyliologie (en anglais); — Martin Lister, Hist. ou Synopsis méthod. des coq>iilles (en latin) ; — Martini et Chemnitz, Novv. Cabinet systém. de coquilles (en allemand); — Bruguières, Diclionn. des vers teslace's, dans l'Encyclopédie; — Denys de Montfort, Conchyliologie systématique; — Adanson, Hist. nat, des coquilles du Sénégal; — Geoffroy, Traité somm. des coquil., Recueil des coquil.; — Draparnaud, Hist. nat. des mollusques de France; — Férussac, Essai d'une méth. conchyl. ; — de Blainville, Dictionn. dessc.nut., art. Conchyliologie; — D' Chenu, Descript. de toutes les coquil. connues; — Deshaycs, Traité élém. de conchyliologie. (Voyez Coquille.}

CONCOMBRE (Botanique), Cucumis, Lin., de cucc, mot celtique qui exprime toute chose creuse ; allusion faite à plusieurs espèces dont les fruits vidés peuvent servir de vase. Chez les Latins, cucuma signifiait vase, chaudron. — Genre de plantes de la famille des Cucurbitacécs qui comprend des plantes annuelles, ordinairement couchées. Leurs fleurs sont jaunes, axillaires, les femelles solitaires, et les mâles souvent fascicules. Le C. cultivé {C. sativus, Lin.) est une plante à tiges rugueuses, accompagnées de vrilles. Ses feuilles cordiformes sont à angles plus ou moins saillants et aigus. Son fruit est oblong, un peu arqué, verruqucux dais la jeunesse ; la pulpe est blanche, aqueuse, fade au goût. Cette espèce, dont on distingue la variété jaune, à fruit lisse et brillant, et la variété blanche, à fruit très-allongé, est originaire des Indes orientales. Une autre variété, le C. vert, donne les cornichons (voyez ce mot). C'est surtout comme plante alimentaire qu'on cultive le concombre. Son fruit, connu depuis l'antiquité comme comestible, est assez fade, mais nutritif. Il demande à être fortement assaisonné et ne convient qu'aux estomacs robustes. On le mange au maigre ou comme assaisonnement des viandes rôties. Il possède des propriétés laxatives assez prononcées. Les graines sont souvent employées avec les auiaudes douces dans la composition d'émulsions calmantes. Sa pulpe, en cataplasuie sur le; brûlures, calme la douleur. On la prépare en une pommade qui fournit un bon cosmétique adoucissant pour certtiines éruptions de la peau. La culture du concombre ressemble en général, i celle du melon (voyez les mots Melon, Melonnière). Le C. d'ÉgypleiC. chntc. Lin., de son nom chez les Egyptiens) est une plante très-velue, à tiges flexueuses, à petites fleurs et à fruit velu aussi, de forme elliptique et atténué aux deux extrémités. Le C. des prophètes {C prophetarum, Lin.\ ainsi nommé parce que les prophètes en parlent dans l'Écriture, est originaire d'.\rabie et se distingue par SCS petits fruits gros comme une ceri>e, panachés et couverts do poils roidcs. Le C. porte-soies {C. dipsaceus, Erh.) croit à pou près dans les mêmes lieux que le précédent, surtout sur les côtes de la mer Rouge. Ses fruits, cylindriques et obtus aux extrémités, sont garnis de soies roides, serrées, qui lui ont valu son nom. Le C. porte-liornes (C. metuli/erus, Ilort., Par.), ainsi nommé a cause des protubérances en forme du bornes que présente son fruit jaune foncé, avec des taches vertes. Plante d'Afrique. Le C. melo. Lin. (voyez Melon).

Caracl. du genre : fleurs màlcs : calice Ji 5 dents ; 5 pétales sondés avec le calice; .S élamines, dont 1 deux i deux, et la .'>• libre ; anthères connivcntcs. Fleurs femelles : ovaire infère à 3 loges contenant de nombreux ovules;

le fruit est une péponide ou fruit indéhiscent, à chair épaisse, laissant au centre une cavité sur les parois de laquelle sont nichées les graines; celles-ci sont nombreuses, comprimées, à bord mince. G — s.

CO.NCOMITANT (Médecine), du latin concomilari, accompagner. — Eu médecine, les symptômes concomitants sont ceux qui accompagnent les phénomènes importants et caractéristiques d'une maladie, mais qui, bien qu'accessoires, n'en ont cependant pas moins une certaine valeur.

CONCRÉTION (Médecine). — On donne ce nijni, en médecine, h des corps étrangers, inorganiques et solides, qu'on trouve dans l'épaisseur des tissus après certaines inflammations ou suppurations, ou dans les articulations, dans certains réservoirs, tellesque les concrétions arthritiques, tophacées, biliaires, etc. Ce mot est alors synonyme de calcul (voyez ce mot). On donne aussi le même nom à des concrétions osseuses, tophacées, cartilagineuses, qui se développent ou se déposent accidentellement dans quelques organes, comme le foie, le poumon, etc.

Concrétions (Minéralogie). — Quelques auteurs donnent ce nom indistinctement aux stalactiques, aux stalagmites, aux albâtres, etc. Mais il existe des substances pierreuses qui, par le mode de leur formation, semblent devoir plutôt prendre ce nom. Ce sont celles qui se forment dans la terre, sans adhérer d'une manière sensible avec les matières au milieu desquelles on les rencontre : nous citerons, dans le nombre, les Priapolites des environs de Castres ; elles sont cylindriques et isolées dans des couches marneuses, mêlées de sable : la terre calcaire y domine le plus souvent. Les dragées de Tivoli sont des globules calcaires dont la forme, la couleur et le mode de formation rappellent les dragées des confiseurs. On les trouve aux bains de Tivoli, près de Rome. Les gàtenux de sirontiane, de Montmartre, sont aussi des concrétions pierreuses.

CONDENSATEUR électriqle (Physique). — Instrument de physique servant à condenser l'électricité, à l'accumuler en assez grande quantité pour suffire aux expériences que l'on veut réaliser. Sa forme est très-variable ; la plus généralement usitée est celle de la bouteille de Leyde (voyez Bouteille de Leyde, Batterie électrique).

Voici quel est le principe sur lequel il repose.

Un conducteur A, supposé sphérique et isolé du sol par un pied isolant, est mis en communication avec une source d'électricité positive constante, au moyen d'un fil conducteur oS, l'électricité va s'y distribuer uniformément à la surface (voyez Électricité). Mais si, dans cet état, nous en approchons une seconde sphère B mise en communication avec le sol, l'électricité positive de A agira par influence sur l'électricité neutre de B, repoussera l'électricité positive dans le sol et attirera l'électricité négative. Cette dernière électricité, à son tour, agira par attraction sur l'électricité positive de A. De ces deux influences réciproques qui s'accroîtront jusqu'à ce que l'équilibre soit étobli, résultera finalement que le corps B, sur sa face qui est en regard de .\, se trouvera chargé d'électricité négative, et que celte électricité aura produit appel d'électricité positive sur la face la plus rapprochée de A, qui aura ainsi pu recevoir de la source une quantité d'électricité beaucoup plus grande qu'avant l'influence de B. Le pouvoir condensant de cet appareil, ou le rapport qui existe entre la quantité totale d'électricité que reçoit .\ sous l'influence de B, ;\ ce qu'il recevrait de la même source si B n'existait pas, est d'autant plus grand que les deux conducteurs sont plus rapprochés l'un de l'autre. Il est une limite, toutefois, qu'on ne saurait dépasser. Les deux électricités positive et négative qui sont en regard et s'attirent, ne sont maintenues sur leurs condensateurs que par la résistance que l'air oppose à leurcombinaisou. Or, celte résistance n'est pas indéfinie, elle est même assez faible. Pour l'accroître, on interpose entre les deux électricités une lame de verre ou do gomme laque ; les deux sphères sont alors remplacées par des disques ou feuilles métalliques appliiiuécs sur les deux faces du verre, ou recouvertes d'une couche de gomme laque. Dans ce cas, la quantité totale d'éjectricité .accumulée sur le condensateur est proportionnelle ;\ la charge de la source d'électricité nii-ic en communication .avec lui; proportionnelle à l'éieuclue des surfaces métalliques en regard, et inverepinent proportionnelle ii leur distance, lorsque la lame isolante interposée reste de morne nature La nature de cette lanio exerce d'ailleurs une très-grande influence stu- la puissance du condensateur. Quant ;\ la forme de l'appareil, que les lames restent planes ou moulées sur les surfaces

CON

interne et externe d'une bouteille, elle parait sans effet sur le pouvoir condensant.

Les bouteilles et les batteries éleclriqucs permettent de

condenser des quantités énormes d'électricité; Volta, au contraire, a fait servir le condensateur à accuser des ti'aces imperceptibles d'électricité eu l'appliquant à l'électroscope.

Électruscope condensateur. — II se compose d'un électroscope ordinaire C à lames d'or a, 4, sur le bouton duquel on fixe un plateau métallique circulaire A', couvert supérieurement d'une couche uniforme et très-mince de vernis à la gomme laque. Sur ce premier plateau, on en place un second A également verni sur sa face inférieure, et muni d'im manche isolant B. Dans cet état, si l'on touche le plateau inférieur A' avec une source d'électricité très-faible, et qu'on touche en même temps le plateau supérieur .\ avec le doigt, rien n'apparaît dans les lames d'or ; mais si l'on enlève le doigt et la source électrique, et qu'on soulève le plateau supérieur, les deux lames sont repoussées et s'écartent. C'est que sous l'influence du plateau A, le plateau A' a pris une quantité d électricité beau coup plus grande qu'il ne l'eût fait sans lui, et que rinfluencc condensante du premier disparaissant, cette électricité se réjjand sur les lames qu'elles font diverger, ce qui n'avait pas lieu sous la seule action de la source d'électricité. Il suflit ensuite, pendant que les Inmcs divergent, d'approcher de A un bâton de verre ou de résine frotté, pour juger de la nature de l'éli.'Ctricité fournie par la source. Si cette électricité est positive, le verre augmentera la divergence des lames, tandis que la résine la fera diminuer ; le contraire se produira, si l'électricité fournie par la source est négative.

M. l'éclet a encore accru la sensibilité extrême de l'éleclroscope condensateur, on interposant un troisième plutoau verni sur .ses deux faces entre les deux plateaux do Volta.

œ.NDKNSATION (Physique). — Rapprocliomcnt des moléculi» de» corps, diminution de leur volume et auginentalioii de leni' densité qui en sont la conséquence. Le» corps se condeiisiut par la pression ou la diminution de li'mpérBture.

I.e retour des vapeurs ii l'état liquide, sous l'influence de l'une ou de l'autre d(^ ces deux causes, est également appelé QundeHsalioH. La truubronuatiou des gaz en liquide

Fig. CIS. — IClci'troscopc coiidunsatcur.

par les mêmes causes porte plus particulièrement le nom de liquéfaclitm (voj'ez ce mot).

Les brouillards, les iiuages,la pluie, la rosée, le givre, la neige, etc., sont dus à la condensation par le froid de la vapeur d'eau contenue dans l'air.

On appelle condensnlion éleclrique l'accroissement de charge électrique que prend un corps conducteur sous l'innucnre d'un autre corps très-rapproché du premier (voyez CoNDENSATF.i,r.s).

OO.NDIIXAC (Médecine, Eaux minérales). — Village de rianc-i', :iiriin(lissenientet à lO kilomètresN. deMontéliiii • 1' . On y trouve deux ou trois sources d'eaux

Il !■ 'mi II lionatécs calciques; tempérât., l-S" cent.

1-11'- I iiiiii nmiit 0''',.548 d'acide carbonique par litre d'eau ; des bicarbonates de chaux, de magnésie, de soude ; d'autres sels alcalins, un peu de carbonate et de crénate de fer; des traces d'arsenic. Employées surtout comme boissons de table, on a vanté leurs effets dans la gravclle, les dyspepsies, etc.

CONDIMEiSt (Hygiène alimentaire), du latin condire, assaisonner.— Svnony me d'a.çsaMP«>ie»2en( (voyez ce mot).

CONDOR (Zoologie), Vuliur gryphus, Liu.; Grand Vautour des Andes. — Espèce d'Oiseaux du genre Vautour, ordre des Oiseaux de proie.

Longtemps relégué parmi les oiseaux fabuleux, le condor passait pour avoir une taille et une force prodigieuses; il pouvait emporter dans ses serres les plus grands quadrupèdes, et Buffon lui-même n'a pu résister à l'entraînement général; mais il n'en est plus de même aujourd'hui ; non-seulement les observations répétées de Humboldt, faites sur les lieux, ont réduit à néant toutes ces fables, mais encore on a pu étudier cet oiseau en France même, où il a été rapporté vivantpar un officier demarineet ilavécu pendant quelque temps au Jardin des Plantes. Le nom de condor, suivant de Humboldt, est corrompu du mot cuntur, de l'ancienne langue des Péruviens. Le condor a les yeux à fleur de tête, le bec allongé, recourbé seulejnent au bout ; une partie do la tête, du cou et les joues sont revêtus d'une peau nuc; sa tête est surmontée d'une crête charnue, presque cartilagineuse, très-résistante, qui s'étend de la racine du bec au commencement de l'occiput ; la femelle en est dépourvue. Une autre crête existe sous le bec comme au coq. Ces deux caroncules sont de couleur violâtre ; il porte un collier très-fourni à la partie inférieure du col, composé d'un duvet épais de nature soyeuse, d'un blanc de neige. Le plumage du corps est d'un noir bleu ; une grande partie de l'aile d'un gris-perle cendré ; la queue courte, rectilignc au niveau des ailes. Dans le premier Age il est brun cendré et sans collier ; la femelle est tout entière d'un gris brun. C'est le plus grand de tous les vautours; il a jusqu'à I",,')!) de longueur, avec 4 mètres d'envergtu'e ; toutefois de Ilmnboldt réduit ces dimensions à 1 mètre de longueur et 2 à 3 mètres d'envergure. C'est l'oiseau qui vole le plus haut dans les airs; il s'élève ii des hauteurs immenses; il niche dans les lieux les plus solitaires et sur les cimes les plus élevées do la chaiiic des Andes (voyez Vautour).

CONDUCTEin (Physique). — Se dit de tout corps qui lais r l;i iluli'iir iiii l'i'lrri rii-iir circuler plus ou moins

lllii il iliii ,1 'I ::i - \ n iZ CONDUCTIUJI.ITÉ).

CMMil c I U',111 I I fil \ Il [1 M'). — Propriété des corpsdo lai- i I m. ul. I .lairs liur iiia:,-i: la chaleur ou l'électricité.

CoMuiciiuMjTii rouii i.A cnALiau (Physique). — Elle est ti es variable suivant la nature ou l'état des corps; nous pouvons tenir à la main un charbon par une de ses extrémités pendant que l'autre est incandescente, tandis qu'une barre de fer rougie au feu par un do ses bouts est encore très-chaude à une grande distance do cette extrémité et d'autant plus qu'elle est plus grosse. Ces inégales condiu;til)ilitrs des corps pour la chaleur donnent lieu ù des phéiioinrnes que nous pouvons constater chaque jour et à des applications d'un haut intérêt pour nous.

Si pendant l'hiver nous mettons la main sur des corps exposés à l'air libre, des métaux, dos pierres, dos briques, du bois, tous au même degré do chaleur et secs, le fer U0U3 semblera plus froid que la pierre, coUe-ci plus

CON

'^ npà.?nèndD-is d'une manière absolue du degré de

édredon!forme-t-el.e pour uous le meilleur préservatif '^rcJ^nSce^Suct.biUtésrela.iv^descorp, non? la cl aleur conduit à d'inipoitants résultats pi. tiques DaiVs es pays froids, où il importe de conserver la chaféur diveîoppée dans l'intérieur des .-^PP^rtements les ttis des habit^Lns doivent être ^^.^f^^^^^l-^^^'Z

de chatotr qui traverse un mur pondant un temps de or-

du soleil dans les pays chauds.

tf>, rilorifères en métal chauffent ties-\ite ei tus

dans les pays très-fr-'- ^^.^^^^ appartement

La plus grande pa I , 1,^^^^^,^ jg ^g^re,

se perd par les fen^n . ^^^^ ^^.^^^^ ^^ g^.

corps assez maiiyais . - - , .■ ; ^^ moyen de dou-

rf^é,r^l;;;^^:na;;teir3^su„^.am3 d'air

'"ï!:^:i^:?s:is^=S^ ^^^^^

crands froids de l'hiver; la glace produit le même cUct sur les napijcs d'eau qu'elle recouvre.

CON

Tnblc Je» couducltbilitôa

.olides.

... 100,0 l Acier

litain.

Ter ■

Plomb

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rallacliuni "i^

Bismuth ''•'

I o.; rniidurlihilités calorifiques des corps ont été spéciMru ™.' !n'!, ' s par M. Despretï, et plus récemment

''^^i!\:Un::;'r^:™"^P^.ysiq"e).- Aussi va-

les mScbhiës électriqttes, les corps les plus mauvius coudocteurs sont : la gommclaquo, la so , ■^;

résines. Les métaux, parfaits conducleui , n^ m

entre eux, sous ce rai.port, aucune dinen,,.^,. - ; • lin. -M •■, i,ln,;uii--i relativement ilelei 111 1- .1. i,.ii'

î, , , , ,,ui- les pilrs. Dr. a,n..'e,.co. de

ca„lu, ,,'.',„. n„,P|„.. ,,ll.lesdans le pivmier cas devie.llu-iii ,l.i... l- =ccuiid ti «-considérables, ainsi qu il résulte du tableau suivant :

Ces résultats nous montrent, de plus, dans quelles proportioi fconsidérables de petites quantités de me auK alliés à d'autres peuvent altérer la conduct bilite de ceux-ci • à plus forte raison doit-il en être ainsi des subsnncos'non métalliques. Ainsi, à seclioiis égales, une 0 omie d une dissolution ""cefitr^e d^sulfate de ctiivre rnnduit-elle d'après M. PouiUet, 2 546 680 lois moins biènm'iu cylindre de cuivre, et l'eau pure £00 fois moins h»nn.,P 11 dissolution do sulfate de cuivre, bien que ?''eau 'pù?e conduise encore très-bien l'électricité à haute

'It chaleur diminue la conductibilité «le^ .Tiétjinx et cet effet est partictdièrement marqué pour le fc et 1 acîer elle augmente, au contraire, la conductibilité des

"pom- une mlmrsubstance,la résistance quelle oppose au passa e Ses courants électriques croit dans le mené rapport q^ne sa longueur ; elle décroît, au contraire, dans [p'^mème rapport qu'augmente sa section transver=e C'eft .™urqâof dans es lilnes télégraphiques la pu.ss.ance de a p è d it être proportionnée à la long"™'- du raj«. riUs les premiers temps les fils conducteurs telegianhinues étaTent en cuivre; des fils de /or d'une socfil^n'lrois pU^ grande conduisent a-sibien ne coûtent nas olus cher et offrent beaucoup plus ae,"-^,'*f "<^'^.„,.„ Cture aussi le fer a-t-il partout remplacé le cuivre. LàCi^hun^de conduit un milliard de fois moins bien

médiaire du sol (voyez Électbicite, Piles, Co^JRA^TS,

^'rONDulT UnaloTef ■- Ce mot est synonyme de c.Z'^Ï^S^nTconJuUon canal auditif externe ou

'"ï^b^i^^diS^^-'^— îàse.detuy^ généralement Cylindriques construits en bois en tene

CoNi>c.TE DES EA«x (Hydraulique). - La vitesse do

rp,o™NTsrCependant, on comparant une cinquau- U^e d-observations directes faites par Wf • f °^! ^'^ M Uabuat M. de Prony est arrivé, pour les tuyaux san» coudes i étranglements, à la formule suivan e, qui est ?unes andè uiflité dans la pratique et dans laq.^lle V

bîf^i:;^ivS^x-ri^è.ie^Srtu;;t!

en mètres.

roninissant la vitesse V, on obtient en litres la denens^ D ou quantité d'eau débitée par seconde par la conduite au moyen de la formule :

D = 785,!i5 rf-V.

Les formules précédentes supposent couiujs le diamètre

CON

CON

de donner par mètre à la conduite. On se sert :tIors de ]a formule :

1 ri!^ (0,000173 V + 0,1

ce qui montre qu'à égalité de vitesse la pente doit être d'autant plus forte que le diamètre du tuyau est plus petit et qu'à égalité de diamètre la pente croit beaucoup plus rapidement que la vitesse. ,

Enfin le plus souvent la pente est donnée d après les conditions du terrain sur lequel on opère, et alors, ou bien le débit de la source que l'on veut utiliser, ou la quantité d'eau qu'on veut conduire est connue et 1 on cherche le diamètre de la conduite qu'il faut employer, ou bien ce diamètre est donné et on veut savoir quelle est la quantité d'eau que l'on obtiendra. Dans le dernier cas, il faut avoir recours à la formule :

1000 D = 2i,0»:-l/d5 I - 0,0196 d^ Dans le premier, il faut employer la formule :

Cette formule est incomplète, mais elle est encore suffisamment approchée pour les besoins de la pratique. Au re^te nous avons réuni plus bas ces résultats calcules pour trois espèces de tuyaux les plus généralement employés dans les grandes conduites.

Table relaCie 4 l'élaMi«Bem«ii» dca luj-am de eooJuUe.

Voyez Aide-mémoire de mécanique pratique de M. Moriiî.

lO

Oin

ÎO

Ou,

lilfSSt

DUllÈT. DE eD litres

« Titin

Cbarge par œetre

llUllfT. (E DépeDse

S TtTltl.

Charge par meire

DUUÈT. MS imtl.

œo.'eDne

IiépeDse ea litres

Charge par mètre

noires.

pir

seconde.

de loQg tn tenl.

pir

secocJe.

de long

par

s^coude.

delMg m ceatlm.

o,so

0,69 l,OS

1,80 2,00 î,SO 2,50 2,80 3,00

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