‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 235 sur 396 · COP · texte numérisé non relu

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1 ci.etnnro connue généralement i

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Ces laplLis connue des deux. On trouve le^oP^' ^ans le comn en-e en morceaux dont les plus gros n excédent pas

COPALLHl (.""^'V" 7X,,„7,„,,.N „, Qu'on range parmi demi-liquide (voyez Bai;mk, Liquidambab, Stïbax,.

COPAYi;» ou Coi'AiKii (Botanique), Copaifern, Lin., do coi>a<lj,i, nom que donnent les Brésiliens à 1 arbre <im produit lo llaume'le r,,,,nhu, et du grec phero,ij porte. !11 Genre de plantes de la fan.ille des < 'Z''l"f<r:- Caracltrcs : calice à 'i divisions; corolle nu le; 10 éta- S Ibrcs; ovaire à 2 log.s; E^''^» JJ^M'-'f^^" X vrMit en •' vilves, à une graine. Le C. offlcina/ (C o/A- "^1m Ln.) est un arbre delSà i8 mkres ; ses ra-

t^Z"^^^^ o::14.'enù^res. luisantes. Le ronaTr donne des ncu,-s blanches disposées «>' K^app es. rcrôu a". Brésil, dans les Antilles, da-m '^ N»" "' ,; Grenade. La Bubstancc résineuse q"<: 1 on tonnait, tn

nharmacie, sous le nom de Buume de copahu, provient e cHé-^^al et de quelques autres de ce genre voyez CoPAiiu, BA..ME UE COPAHU). Cette substance, dontla médecin" européenne fait un grand usage, est employée dans fesnav'où croit le copayer, pour combattre ladyssenter.e ,.t nom- nanser et faire cicatriser les plaies. G - s. COPnîs (Zoologie). - Nom scientifique du genre

'"cOPrKgES (Zoologie), CopropJ,nsùt^r i.

grec kopros, excrément, et P'"'?«'"'.°'«"S"^Pf J,'^Zè/ vivent surtout d'excréments humains. — Ces '"secles ;;r?orment une section d", grand genre des &«r«6ee de Linné , appart ennent à l'ordre des Ço/éopferes, sec ZnTsPe,fu,mé,-es, famille des ^«"f'XTk 9 ar distinguent par des antennes composées de 8 à 9 ar ticlest le labre et les mandibules membraneux et ca rhés- le lobe terminal de leui-s mâchoires également membraneux, large et arqué, disposition remarquable Xe leur p rmel de se nourrir que de matières molles Teurtube alimentaire est toujours fort lon^'^-^^"" ^ à douze fois plus que le corps On remarque dans ce t^ section les "enres suivants : 1° les Ateuchus ; 2° les Onlliovhiwes- 3° les Botmers ; 4° les Aphodies. ^ COPROLITE (Géologie). - 'V»ye^Joss";f- .„„,e,,iye rOO (Zoologie), paraît Être une aliératu m progieasive du UUi »«//"^, èifvieux français gai q"'- ,f "^^'^""f^tj

= f^ii^jcj!-L"^rtt7Sit§

Tordre >Ks (;u//mflt.!i. H imporlc donc de le Une cou

ont le même cri que le coq, ^/^^-^'d "^e^" '^;; ^^ix n'est ctVort du gosier avec un moindre effet; car le r vm* " «»' nns si forte et ce cri n'est pas si bien articulé. Il gratte H te re pour chercher sa nourriture; il avale autan de

W Celui-ci lé"èrement conique et courbé vers 1 extrêd'une écaille membraneuse. De ^b^^^'e =«« de la tète

K^^^^=i:::ri:;^trLS'd^i.s^ -^^trî^ttr^;i^-"-rii^

tarses dépourvus de plumes et rec'Hiverts dune peau

rXq,Sfer:;':;;éd':îiip:;^^;i"i5.;^î^-r:fSrrï;m:'ar'v^ifCe:s^

1 i^t nui est le pouce, est double on mfttiic 'nple- !;« f,à2 du coq es't nuancé de J-'-'e "«--é. de ver bron é Trenels métalliques, de noir et de '''="''•;,">»' ''.^IVe! beaucoup dans les variétés noinbreuses de cette espèce. Lafemel e du con. nommée poule, est un peu P'»^ J^^ et "■ d'épe;ins aux jambes, de \f^--^^^^X^:i

i;îi^^^ri,^::r^..^-r;r:i::';u?LL;a^rmss.

davantage sans doute ii 1 elal libre.

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lHœurs ilu coq Jijine4ique, — Le trait le plus rcniar- | ces oeufs ne prodi)isent dclre vivant, et, quant au préquable des mœurs du coq est sa coutume de vivre au | tendu serpeut qu'où y trouverait, on a pris pour tels les

milieu d'un grand nombre de poules qu'il protège et semble gouverner,et dont l'une est sa favorite.

Il montre une jalousie querelleuse dos qu'un autre coq se présente et parait vouloir lui disputer ses compagnes. Cette jalousie soulève des combats sanglants où s'avancent les deux rivaux la crête rouge et gonflée, le bec entr'ouvert, l'œil étincelant et injecté, les plumes du cou redressées en une collerette bouffante , la queue relevée. Ilss'efforcent de sauter l'un par dessus l'autre en se frap])ant du bec et des ailes, et en labourant de leur éperon tai-sien l'adversaire maladroit qui laisse passer son ennemi par -dessus lui. Le vaincu succombe par fois ou se retire la crête déchirée, laissant plus d'une plr,me sur le terrain , et sillonné des blessures de l'éperon du vainqueur. Celui-ci, qui souvent a payé chersnn triomphe, va le chanter avec éclat au milieu des poules

liens ou chalazes destinés à maintenir le jaune, s'il eût existé.

Pour ce qui est des coqs, ils ne poiident jamais, et leur organisation interne, fort différente à cet égard de celle des poules, démontre que cette ponte n'est pas possible.

Origine du cuq domestique. — Les naturalistes n'ont pas encore pu établir nettement quelle espèce sauvage est la souche de nos coqs domestiques. Le voyageur Sonnerat a observé, dans les montagnes des Gates de l'Indostan , un coq sauvage connu sous le nom de Cnq de Sonnerat (Gallus Sonnerat ii , •Tem.); un autre voyageur , Leschcnault de Latour, a trouvé à Java deux autres coqs sauvages , G, Bankiva , de 'Teramiuck, et G. ftircalus, de Temminck.

Après avoir hésité entre ces trois espèces, ou parait s'accorder à considérer le Bankiva comme le père de nos races domestiques dont il se rapproche plus que les deux autres. Les mo-

dont la possession lui est désormais assurée. Tout le I difications que présentent ces races affectent la taille, le monde connaît ce chaut du coq qui pourrait s'écrire : I plumage de l'animal; le nombre des doigts des pieds.

co-co-rt-co, et qui ne varie que d'énergie et de sonorité, suivant les sentiments qui agitent l'animal lorsqu'il le fait entendre. Du reste, ce maitre jaloux se montre attentif et soigneux envers ses compagnes ; il les défend avec un courage intrépide, ne les maltraite pas, semble communiquer avccelles aumoyen des inflexions variées de son chant, et témoigne des regrets lorsqu'il en perd quelqu'une.

Sans cesse occupé à nettoyer et à lustrer son phnnagc, il wniblc se montrer avec une sorte do coquetterie. Le coq se nourrit de grains, de petits insectes, de larves et de vers, et de débris organiques do tonte nature.

Une erreur trèsré|)anduo est la

cioyance que certains coqs pondent des œufs sans jaune i II est probable que le coq n'existait pas en Amérique et contenant un serpent. Les œufs privés de jaune sont avant la conquête européenne; les assertions contraires pondus par des poules trop jeunes ou épuisées; jamais I laissent prise à bien des doutes; il parait encore plus

Fiç. 636. — Coq de la CiimpÎDa.

qui de quatre peut s'élever à cinq ou à six ; la crête qui change de formes et de dimensions, et peut être remplacée eu tout ou en partie par une huppe de plumes souvent longues et touffues ; certaines variétés dites pattues ont les tarses plus ou moins complètement eniplumés. La nomenclature et la description desprincipales races de coq seront données à l'article

lUCES.

Quelque incertaine ([ue soit l'origine do nos coqs domestiques, il est hors de doute que ces animaux nous viennent priniitivcnu'ut (le l'Asie et parliculièrement de l'Inde, des ilcs de la Sonde, des lies Philippines, do la Chine, du Japon et des parties voisines de I Océanie.

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certain que l'Afrique ne possède pas de coqs sauvages. Les mœurs des coqs sauvages ne semblent prfeentcr aucune différence notable avec celles du coq domestique. Elevage du coq domestigue. — On élève le coq domestique principalement pour la production des poulets dans nos basses-cours; il en seia parlé à l'article Pon.E. Dans certains pays, on mutile les coqs à l'âge de trois ou quatre mois pour en faire des chapons. Ils perdent dès ce moment leurs instincts querelleurs et belliqueux ; leur voix s'enroue et s'entend à peine : leur crête se ramollit ; ils cessent de changer périodiquement de plumage. Mais en même temps, vmiquement occupés de boire, de manger et de dormir, ils acquièrent une chair savoureuse et délicate, et s'engraissent si l'on veut. Du reste, les chapons, dédaigni'S des poules et maltraités par les coqs, ne jouent aucun rôle utile dans la bas^c-rour, à moins qu'on ne les accoutume à soigner les poussins pour remplacer la mère. Chacun sait qu'en France les meilleurs chapons se font dans le Maine.

Un caprice d'une tout autre nature engage certains peuples à élever des coqs de combat. Le spectacle des combats de coqs, très-fort en honneur aujourd'hui chez les Chinois, les Javanais et les Malais,}» devient l'objet de paris ruineux et occupe la majeure partie de la population les jours de fête. Aussi, la race malaise des coqs de com bat jouit- elle d'une célébrité universelle. Parmi les anciens, ces plaisirs cruels étaient connus des Grecs qui parai^isent les avoir empruntés aux Indiens et les avoir enseignés aux Romains ; l'île de lîhodcs produisait les meilleurs coqs de combat.

Seuls parmi les peuples de rKurope , les Anglais rccherclient avidement ces luttes puériles et barbares, et se livrent à des paris non moins insensés que les Malais ; ils ont transmis aux Américains du Nord cette misérable pas«ion dont le souvenir Fi-, 037. - i

se rattache en .Angleterre aux plus anciennes traditions du pays. Inaugurés par les rois anglais du xi' et du xii' siècle, les combats de coqs furent défendus par une loi d'Edouard III, puis solennellement rétablis à Westminster, par Henri VIII, sous le nom do roi/al roil;j,if^ et réglementés avec le plus grand soin. Cromwell les supjirima de nouveau \ mais Charles II les remit en honneur, et aujourd'hui encore le mépris des honnêtes gens et les rèf,'lcnients de police n'ont pu les faire disparaître des ininiirspi'iHilaires de nos voisins. Pour augmenter l'acharMciiirru dis mnlheuïeux rivaux, on leur fait boire des lii|niins spiriluenses, puis on munit leur ergot de lames tranchantes qui rendent les blessures plus cruelles. Les coqs du combat sont générnlenient de taille médiocre, vifs, élancés et hardis.

Pu ijcnre C07. — Le genre Coq {CalhiSy Ciiv. ) a été formé par Cuviir dans le grand genre FaUnn^àn l-inné ; il prend place dans l'ordre des Dismiix ffiil/inncrM, tribu de» Pnimns, et a été caractérisé de la manière suivatile : tCto surmontée d'une crClo charnue et verticale; bec inférieur garni de chaque côté do barbillons charnus ; queue formée de (piatorze pennes redres.sécs sur deux plans vorticauï adotsés en toit, les couvertures de celles du milli! prolongée» en arc sur la queue.

Outre le coj domestique décrit ci-dessus, ce genre ren-

ferme comme espèces : Le C. géant ou Jaqo (G. giqan- (eus, Temro.\ qui vit sauvage dans les forêts mérîdionales de Sumatra, et, à l'état domestique, sous le nom de Kulm cock dans le pays des Mahrattes. C'est une espèce de grande taille (4 à 5 kilogr.), que l'on a considérée, peut-être avec raison, comme la souche du coq de Caux ou de Padoue, ou du coq russe de nos basses-cours, mais à laquelle on rapporte les coqs de Hhodes et de Perse. Le C. bankiva (G. hankiva, Temm.) dont il a déjà été parlé; il n'a que 0"",30 à 0",40 de hauteur; il vit dans les forêts et sur la lisière des bois; il a la crête et les barbillons du coq domestique, et aussi ses longues plumes autour du cou et au-dessus du croupion : on le considère comme ayant donné naissance à la plupart des races domestiques. Le C. de Sonnerai (G. Sonneratii , Temm.), déj;"! cité. Le C. nègre (G. mono, Temm), qui vit sauvage aux Indes et en domesticité dans le pays des Mahrattes; dans celte singulière espèce, la crête et les barbillons, l'épidcrme et le périoste sont colorés en noir; on l'élève en Allemagne et en Belgique. Le C. à duvet ou C. loinevx (G. lanatus, Temm.), espèce domestique commune au Japon, à la Chine et à la Nouvelle-Guinée, couverte de plumes semblables à des poils laineux.

Le C. a-épu (G. cHipns, Brisson), répandu dans toutes les parties chaudes de l'Asie, et remarquable par ses riches couleurs et dont les plumes sont comme froissées du bout. Le C. njama/as {G.furcalus, Temm.) ou C. de Java, espèce sauvage , de haute taille et de cou- Jeurs sombres. Le C, sans guette ou sans croupion (G.

ecatidu lus,Tcmm.) de Ceylan, remarquable par l'atrophie du croupion et l'absence de queue. I.e C.hronzé (G. teneus, Cnv. ), do Sumatra, encore incomplétemeut connu.

La mythologie grecque racontait qu'un jeune favori de Mars , nommé Alcctor ( nom du coq en langue idc IlonJan. grccqnc), ayant,

faute de vigilance, laissé surprendre parVulcain une entrevue de Mars avec Vénus, fut par châtiment changé en un oiseau qui porto encore sur sa tête la crinière du casque d'AIcctor, et qui, par sa vigilance, s'évertue i faire oublier la faute dont il fut puni. Le coq auquel on attribuait cette origine était consacré ;\ Mars, comme rmiblènte du courage ; il était aussi, pour sa vigilance, consacré à Minerve et à Mercure. L'image de cet oiseau fut souvent reproduite par les anciens sur les médailles et les monuments. Les anciens tiraient certains présages de la manière dont un coq mangeait <les grains disposés devant lui dans un certain ordre ; c'était ce qu'on appelait V alectromancie . Il n'est pas vrai que nos aieux les Gaulois aient eu le coq pour emblème national ; l'analogie des noms le fit employer dans la langue du blason, comme armes parlantes des Français. La première médaille où on trouve cet emblème fut frappée à la iiais-.ancr de'I.nuis XIII. C'est vers 1"8!) que le coq l'ut adopté pour être placé sur les drapeaux français; l'aigle le rcnqilaça en 1801 ; mais le coq reparut avec la rnyauté de juillet 183(i, jioiir céder de nouveau la place A l'aigle impériale, en 1851.

Pour l'histoire naturelle du coq, on consultera les ouvrages de BulTon et ceux des principaux ornithologistes, 'femminck, Swainson, G.-R. Gray. An. F.

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C0QDEE015,C0QBKl'\NT,Gr,A.\'ll COQ DE Bni ÏÉriES, Coo riE

montag?;e, Coq de Lihoces. — On donne ces divers noms, selon les pays, au Grand Tetra? [THrau vrnr/al/us. Lin.). Coq de eoclead. Coq de Br.uYÉKES A qoece FoonciitE. — C'est le Petit Tétras {Teirao letrix, Lin.). Coq de bkcïères. — Voyez Tétras.

Coq de Gieaçao. — Nom donné quelquefois au Hocco de Curaçao {Crax g/obicero. Lin.).

Coq d'été, Coq de bois, Coq puant, Coq merdeix. — C'est la Huppe [Upupa epops, Lin.).

Coq d'Ikde. — Nom bien connu du Dindon [Me/eat/ris gallo-pavo. Lin.).

Coq indien. — On nomme ainsi parfois le Hocco {Crax alector, Lin.).

Coq de makais fZoologie). — Dans quelques parties de la France, on nomme ainsi la Gelinotte hu/jpce {Tetrao fjonasia. Lin.).

Coq de îieb. — Ou donne ce nom ;\ un oiseau, le Canard pi/et {Anas acuta. Lin.); et à un poisson du genre Gai (Zcusgalhiil^ voisin des Dorées.

Coq noir. — On nomme ainsi, en Ecosse, le Petit Tétras à queue pleine {Teirao hetulinus. Lin.). Coq de roche. — Voyez Rcpicole.

Coq des jardins. Menthe coq I Botanique). — Nom vulgaire d'une plante du genre Tanaisie {Tanacetum halsamita^ Lin.).

COQUE (Botanique), du celtique CHCC, qui signifie creuse. — 'Terme s'appliquant à une espèce purticuiière de fruit sec. Ce fruit se compose de plusieurs loges rapprochées, dont chacune est une cnqne; à l'époque do la maturité, chaque coque s'ouvre de bas en haut avec élasticité. Les fruits des euphorbiacées se partagent en autant de coques qu'il y a de loges dans la capsule. Certains botanistes ont appliqué ce mot à l'ensemble d'un fruit formé de deux ou plusieurs enveloppes sèches, dont l'extérieure présente des lobes arrondis, bien marqués et quelquefois très-saillants. Ils caractérisaient surtout ce fruit par l'absence de sutures et de valves (voyez Frimt).

CoQCE on Levant (Botanique;. . — Fruit d'un arbrisseau des Iodes orientales, le Coccule suhe'reux {Cocculus suberosus, de Cand. ; Meniipcrmum cocculus, L.), du genre Coccule, famille des Mé/iispermées {voyez CocctLE). Ce nom lui vient de ce que les premiers qu'on a vus en Europe avaient été apportés de l'Inde en Italie par Alexandrie. Ce sont de petits fruits ou baies, à peine de la grosseur d'un pois. Les pêcheurs indiens s'en servent pour prendre le poisson ; à cet effet, ils en font avec de la mie de pain une espèce de pâte qu'ils jettent dans les rivières et les étangs; les poissons mangent cette pâte avec avidité, et les coques, qui sont très- vénéneuses, les enivrent au point qu'ils viennent nager à la surface de l'eau, otj on les prend sans peine. Cette pratique, dangereuse pour les personnes qui mangent le poisson, n encore pour elïct de le détruire ; aussi est-elle condamnée chez nous par le sentiment public et par les défenses de l'autorité.

COQDKLICOT (Botanique), du mot celtique coc, qui signifie rouge. — Nom vulgaire d'une espèce du genre Pavot (voyez ce mot), nommée par les botanistes Papaver rhœns. Lin. Le coquelicot est une herbe annuelle, droite et rameuo, hérissée de poils.

Ses feuilles sont velues, profondément découpées.

Ses fleurs sont d'un beau rouge écarlate, bien connu,

. 638. — Coquolicol.

tachées de noir à leur base et portées à l'extrémité de la tige et des rameaux sur de longs pédoncules ; il ne leur manque que d'être plus rares pour être plus estimées. Ou obtient de cette espèce plusieurs variétés qui diffèrent de teintes. Les jardins possèdent aussi le coquelicot à fleui-s doubles. Le coquelicot croit abondamment dans les climats tempérés de l'hémisphère boréal. On sait qu'il se trouve principalement dans les champs, les moissons. Souvent il nuit aux cultures par sa trop grande abondance. Les propriétés du coquelicot ont, par leur nature, beaucoup d'analogie avec celles du pavot somnifère (voyez Pavot) ; mais elles sont loin d'avoir autant d'action. G — s.

COQUELOURDE iBotanique). — Ce nom a été donné à plusieurs espèces de plantes appartenant à des genrrs très-différents; ainsi on a appelé coquelourde : VX Anémone pulsalit le {A. pulsatillu, Lin.) (famille des lienonculacées) ■ 2" le Lychnis coqwelourde {L>ichnis cnronaria , Lamk; L. Offrostemma, Lin.) (famille des Caryophyllées) ; 3» le Narcisse faux narcisse {Narcissuipseudo-narcisstis. Lin.) (famille des Amaryllidées) (voyez ces mots).

COQUELUCHE (Médecine). — Maladie caractérisée par une toux convuKive, violente, avec des mouvements d'expiration saccadés, souvent interrompus, suivis d'une inspiration longue et sonore. Suivant quelques-uns, le mot de coqueluche vient de ce que, pendant les quintes de toux, la respiration devenue sonore imite le chant du coq; d'autres pensent qu'il tire son origine de ce que d'abord ceux qui en étaient affectés se couvraient d'un capuchon ou coqueluchon. Suivant Mézerai, elle aurait été observée, pour la première fois, en liU; plus tard, elle s'est encore présentée sous la forme épidémique, en I51I1, en 1558, en 1577, d'après le Dictionnaire de Trévoux. Telle qu'on la connaît aujourd'hui, la coqueluche attaque presque exclusivement les enfants, le plus souvent d'une manière épidémique, et avec un caractère qu'on regarde généralement comme contagieux. Il est très-rare que la coqueluche attaque deux fois la même personne. Les causes de cette maladie sont le froid, l'humidité; ainsi l'automne, l'hiver, les temps de brouillard, les pays marécageux, les vicissitudes brusques de la température, etc. Dans ces circonstances, elle devient trèsfacilement épidémique, et sévit alors sur un grand nombre d'individus.

La maladie débute par une toux sèche qui ressemble à un rhume ordinaire; il n'y a pas de fièvre; les yeux sont gonflés, ronges, larmoyants; il y a pesanteijr de tête ; au bout de huit :\ quinze jours, plus ou moins, la toux prend le caractère convulsif indiqué plus haut; elle est accompagnée d'un sou particulier, aigre et sifDant, d'une sensation pénible à la gorge, d'une anxiété extrême, de suffocation, de secousses, d'agitation, souvent de douleurs déchirantes dans la poitrine. Le pouls est accéléré, concentré; la face est rouge, gonflée; enfin, ces accès se terminent ou par une expectoration muqueuse, filante, ou par un vomissement glaireux ; leur durée varie de une ou deux minutes à six ou huit. La toux revient par quintes violentes, à des intervalles plus rapprochés, le matin, la nuit, ou le soir queiiurant le jour. Elle s'annonce, du reste, par un état de malaise indéfinissable, par un certain chatouillement au gosier, que les enfants redoutent, parce qu'il leur annonce le renouvellement de leurs souffrances. Après la quinte, l'enfant ne tarde pas à retourner à ses jeux : il lui reste toutefois, pendant quelques moments, de la fatigue, de la pesanteur de tête, un certain trouble dans la respiration et la circulation, qui disparaissent peu i peu. La durée de la coqueluche est ordinairement de cinq à six semaines; quelquefois elle se prolonge bien au de!;\. C'est une maladie peu dangereuse, i moins qu'elle ne se prolonge indéfiniment; toutes choses égales d'ailleurs, elle est plus grave chez les enfants faibles, délicats, chez ceux qui toussent facilement, qui sont prédisposés aux affections de poitrine, lorsqu'elle succède à une maladie grave.

La première indication à remplir dans le traitement de la coqueluche, c'est d'atténuer l'inflamination, s'il y en a, si l'on a affaire à un enfant fort et vigoureux, si l'épidémie a lieu en hiver plutôt qu'en été ; on combat l'état innammatoirc, par do légères applications de sangsues, des boissons pectorales douces, de petits sinapismes aux jambes; il faut ensuite combattre les accidents nerveux ; ainsi on emploiera des vomitifs, surtout l'ipécacuanha, et des purgatifs légers, puis des antispasmodiques, comme le musc, l'oxyde de zinc; des calmants, et au premier rang la bolladone, la jusquiainc, la laitue vireuse; on aura recours aussi avec avantage

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aux vésicatoires, à la pommade stibiée, à l'iiiiilc de crotoii pour procurer une éruption à la peau ; enfin, dans la dernière période de la maladie, de légers toniques, des excitants tels que le sirop de quinquina, la décoction de café, les eaux bonnes, celles de Cauterets, pures ou avec du lait, etc. Du reste, on n'accordera aux malades qu'une nourriture légère , l'expérience ayant prouvé que les quintes sont d'autant plus fortes, que les repas sont plus copieux ; ainsi les potages, les fruits, les légumes, le lait, un peu de viandes blanches, etc. On aura soin de les tenir dans une température douce, et dans la belle saison, si on peut les faire changer d'air et les envoyer à la campagne , c'e^t le meilleur moyen d'abréger la maladie. F — N.

COQUERET (Botanique). — Nom vulgaired'une plante, plus connue scientifiquement sous celui à'Alkékenge (Physalis a/kekengi. Lin.), famille des Sulanées, genre P/iyso/is (voyez Alkékekge Phïsalidb).

COQUILLAGE (Zoologie). — Ce mot désigne encore dans le langage vulgaire les mollusques à coquilles, et même les autres invertébrés couverts d'un test solide, ou les coquilles et les tests eux-mêmes ; il n'est plus employé dans le langage scientifique.

COQUILLE (Zoologie). — Il y a un demi-siècle, on nommait encore loquille toute enveloppe protectrice, dure et chargée de sek calcaires proveni^nt d'un animal invertébré. Cette acception vague avait pu se maintenir tant que les amateurs de coquilles ou conchyliologistes se bornaient A étudier ces dépouilles sans s'inquiéter le moins du monde de la conformation des animaux qui les avaient produites et portées. Aujourd'hui, qu'en étudiant toutes ces productions calcaires, on tient compte avant tout de la nature des animaux d'où elles proviennent, on a restreint le sens du mot coquille en désignant ainsi seulement les parties dures sécrétées à la surface du corps des animaux mollusques. Le mot têt a été appliqué aux productions calcaires que peuvent former i l'extérieur de leur corps, soit les aitimauj: anmlés, soit les animaux rayomie's.

La coquille des mollusques se produit entre le derme et l'épideime; elle consiste en un dépôt de matière calcaire (carbonate de chaux) régulièrement produite sous la forme d'ime laine plus ou moins étendue, c'est-à-dire recouvrant en totalité ou en partie la suiface du corps de l'animal. Cette lame calcaire se voit déjà dans l'œuf avant l'éclosion des mollusques; à mesure que l'animal ^ s'accroît, de nouvelles lames plus étendues se forment sous les premières ; il en résulte qu'une coquille est tou- ^ jours formée de couches lamellaires dont les plus anciennes et en même temps les plus petites sont extérieures, tandis que les plus nouvelles et les plus étendues sont intérieurement placées dans le voisinage du derme qui vifnt de les sécréter. La portion de la peau du mollusque Oii se produit la coquille est nommée, par les naturalistes, le manteau ; tantôt, le manteau occupe seulement une partie de la surface du corps et la coquille protège seulement les organes les plus importants et, en particulier, l'appareil respiratoire etlecœuroidinaiiement placé dans son voisinage; tantôt, et le plus souvent, le manteau foinie un rojjli étendu qui enveloppe le corps entier et étciifj ainsi sur toute sa surface la protection de la coquille. L'épidcrmc, séparé du derme p.ir la coquille même, recouvre la face extérieure de celle-ci et y forme parfois une couche écailleusc et coinuie feutrée que l'on a nommé drap marin. Le iKitiimlisir tient à ce que la coquille, entièrement intarir, ilniinnv recouverte de cette production; mais les conrh} liij|ii;;i-.ies du siècle dernier cl leurs prédécesseurs, plus préoccuj)és de réunir des objets brillants que d'étudier et de comprendre la nature, ont réuni dans leurs collections un grand nombre de coquilles polies à la suiface on d '. :i|ii'i -, an [iin\.'ii ■d'un acide pour mettre au jour Icui^ , mp Ir' > nlin r ni iiacrécs. Lorsqu'on s'occupe de rémm il' ■ iri|iiilli |i un l'élude, il faut repousser avec soin tout iihanlilliin ;iiii>i mutilé. La structure de la coquille à l'étal adulte ollie des dispositions remarquables; on y dislingue deux couche», une couche interne formée de lamelles parallèles trts-ilncs, d'un aspect irisé : c'est ce qu'on nonnne la nacre; cl une couche externe d'une texture fibreuse oii ue rencontrent les parties colorée» do la coquille et qui ne montre aucmie irisation. On a reconnu que, dans ces diux couclies, le carboiinto de chaux est cristallisé, mais ses formes dilKiiiit de l'une à l'antre. Le mode de formation (le la coquille n'est pas encore connu d'une fu(;on Bali^faisante.

iKî» fgrmçs de» coquilles sont irès-vnrinblca ; mais ou

doit distinguer avant tout trois grandes séries de formes, selon que la coquille produite par un même mollusque est formée d'une seule pièce ou valve ou de deux ou de plusieurs : on donne à ces trois séries les noms de coquilles univalves, bivalves et muUivalves.

Coquilles muUivalves. — Le nombre des espèces de mollusques ayant des coquilles composées de plus de deux valves est très -restreint. Je citerai les oscabrions dont les pièces de la coquille sont disposées en série articulée sur le dos de l'animal. Les anatifes, les balanes el les coronulcs longtemps considérés comme des mollusques à coquilles muUivalves, sont véritablement des animaux annelés dont le tct incrusté de calcaire ofl're seulement avec les coquilles une grande ressemblance.

Coquilles bivalves. — Il ne suffit pas absolument qu'une coquille soit composée de deux pièces pour être considérée comme bivalve. On nomme ainsi, en réalité, les coquilles des mollusques acéphales lamellibranches et celles des mollusques brachiopodes. Les coquilles bivalves sont formées de deux plaques calcaires plus ou moins concaves, recouvrant les côtés du corps de l'animal, unies le long de la ligne médiane dorsale au moyen d'un engrenage de saillies et de cavités (fig. GiO-xi/) plus ou moins prononcées, nommé charnière, et d'un ligament k d'une substance élastique disposé de façon à laisser naturellement les valves entre-bàillées. Un ou plusieurs muscles unissent intérieurement ces deux valves et les rapprochent à la volonté de l'animal, en comprimant le ligament de la charnière. Parfois la forme des deux valves est semblable, comme dans la moule comestible ; plus souvent, comme chez l'huître, l'une des valves est beaucoup

lOquille d'ui

moins concave que l'autre ou même tout à fait plane. D'ailleurs, la forme générale, l'état de la surface externe, tantôt lisse, tantôt striée, granuleuse, hérissée d'épines, etc., varie à l'infini d'une espèce à l'autre. La suiface inlei'iie lisse et nacrée montre une ou deux empreintes i' (jui sont les points d'attache du muscle ou des muscles qui rapprochaient les valves; on y distingue aussi des lignes (y) le long desquelles s'attachent les bords mnsculeux du manteau et les muscles rétracteurs h de lubrs resi)iratoires lorsque l'animal est pourvu d'organes de ce gcm-c. La charnière u, très-apparente dans beaucoup d'espèces, est peu marquée dans d'autres et parfois même méconnaissable à la première inspection. Dans quelques espèces, on ne trouve pas de ligament élastique dans la charnière. Enfin, dans beaucoup d'espèces à coquilles bivalves, les deux valves peuvent se rap])rocher bord à bord sur tout leur pourtour o et enfiirnier complètement l'animal; mais, dans d'autres, elles iir s.uiiaii lit M' joindre ainsi et laissent toujours visibles on liMr il' l.i (iKiiiillc quelques parties de l'tinimal ; quel- ,|ur|.'i, .il. us CCS [laities se recouvrent d'un enduit calcaicu; i|iuli(iK'lois ('iii-iin-, dans les cas de ce genre, une pièce snpplétnentaiic >':i|"iiii i niiv les deux valves dans le voisinage do la clianin ic n la coquille bivalve se compose réellement de iiois |ic > c-.

Coquilles univalves. — I.i- ncinill.- uiiivalves apiiartiennent à dos mollusques , . iiImImphI' -, gastéropodes ou ptéropodcs. Composées d'une seule imce principale, elles ont parfois la forme d'une simple lame, mais, le plus souvent, celle d'un cône silrbais^é ou allongé. Lors- (|uc l'espèce de cornet ainsi formé par la coquille a une grande longueur, il s'cnrouli^ en spirale plus ou moins allongée elle-même, cl, de cette façon, les coquilles univalves olUeiit, suivant les espèces, des tonnes bien plus

COQ

COR

variées que celles des bivalves. On trouve des coquilles univalves en forme de lame chez plusieurs céphalopodes, tels que les seiches; quant aux coquilles univalves coniques, un grand nombre de gastéropodes fossiles et les nautiles, parmi les vivants, en ont de cloisonnées, comme le montre la figure dit, qui représente une coupe de la coquille d'un nautile. Cette disposition dépend de ce que l'animal ne remplit jamais tonte sa coquille, mais en habite seulement la partie la plus voisine de l'ouverture;

Fif. mi. - Saiil.le (1).

à mesure qu'il croit, il augmente sa coquille en y ajoutant une nouvelle partie plus évasée dans laquelle il s'installe, et derrière lui il sécrète une lame testacée qui limite sa nouvelle loge. Un ligament l'attache cependant au fond de la coquille même, en passant à travers les cloisons dans un tube nommé siphon. Cette organisation

s'observe parmi lesgastéropodesfossiles, entre autres, chez les ammonites, les turrilites, les baculites, etc. Le genre Argonaute, pai mi les mollusques gastéropodes, nous montre une coquille univalve, enroulées et non cloisonnée

Les coquilles univalves les plus nombreuses appartiennent aux mollusques gasléi'opodes ; cbrz eux, L'iles ne sont jamais cloisonnées. Les unes (patelles, llssurcllos) sont conformées en cône surbaissé, comme dos chapeaux napolitains; les autres, en majorité, sont enroulées en

II) Dans cette D(; (, les tentacules; —

on a représciilc la cocjuille ouverte : — l'cittuimuir ; — p, le pied ; ^ m, portion inautcau ; — o, œil ; — j, siphon.

spii'alc ou luibinées. L'enroulement a généralement lieu de droite à gauche, et les tours de spire, en s'accolant le long de la ligne idéale suivant laquelle ils se contournent, forment une sorte d'axe solide ou petite colonne que l'on nomme la columetle. L'ouverture de la coquille, dont la forme varie prodigieusement, se nomme \a. bouche; la pointe de la spire s'appelle le sommet. Les viscères de l'animal remplissent la partie la plus profonde de la coquille, qui peut encore recevoir, d;uis sa partie la plus extérieure, le reste du corps lorsqu'il se rétracte au moyen des muscles iixés au fond de la coquille. Dans beaucoup d'espèces de gastéropodes à coquille turbinéc, la dernière partie du corps qui rentre ainsi dans la coquille porte une plaque dure nommée opercule, qui vient fermer exactement la bouche de la- coquille, quand l'animal s'y est complètement retiré.

"Les renseignements bibliographiques concernant l'étude des coquilles ont été donnés au mot Conchyliologie. Les coquilles des mollusques ptéropodes sont univalves, généralement peu épaisses et non turbinées (voyez Mollusques).

Usages rfe? coquilles. — Les coquilles sont employées dans beaucoup de pays à la préparation de la chaux; parce que leur masse est presque entièrement formée de carbonate de chaux. On répand volontiers sur les champs les coquilles d'huitres avec le fumier dans le voisinage des villes, pour servir d'amendement au moyen de la chaux qu'elles renferment. Certaines coquilles des genres Porcelaine et Casque, qui, dans l'épaisseur de leur test, renferment des couches de couleurs tranchées, sont employées à la fabrication des camées tendres. Un assez grand nombre de peuples emploient des coquilles comme objets d'ornement. Les matières les plus précieuses que fournissent les coquilles sont les perles et la nacre (voj'ez ces deux mots).

CoQi;iLLES FOSSILE-. — De tous les débris animaux que l'ou trouve à l'état fossile, les restes de coquilles sont certainement les plus nombreux. Leur étude fournit en général d'excellentes indications sur l'origine fluviatile, lacubtre ou marine des terrains où on les rencontre ; sur les analogies ou les diflérences d'âge qu'ils peuvent offrir. Les restes fossiles de coquilles sont tantôt les coquilles elles-mêmes, tantôt leur moule intérieur ou extérieur ; parfois on a trouvé avec des coquilles fossiles l'empreinte encore reconnaissable des animaux qui les avaient produites. Certains terrains, comme le calcaire coquillier, sont presque uniquement formés d'une agrégation de coquilles unies par un ciment calcaire. Les faluns de la Touraine, en France, sont des dépots récents de coquilles fossiles niOlés à d'autres débris ; leur épaisseur varie de 1 à 15 ou 20 mètres. Aujourd'hui encore se forment des dépôts de ce genre en bien des points du globe. Coquille de saint Jacques. — Voyez Peigne. Coquille des peixtres. — Voyez Moulette. COR (Médecine), du latin cornu, corne. — Le cor est une petite tumeur épidermique, dure, calleuse, qui survient à la face supérieure des orteils, sur leurs parties latérales, quelquefois à la plante des pieds. Ils reconnaissent, en général, pour cause la compression exercée sur la partie du pied où le cor apparaît, par des chaussures trop étroites ou trop courtes, ou la compression mémo que les orteils exercent l'un sur l'autre. Les cors sont formés de deux parties distinctes, l'une superficielle, sèche, saillante, qui résulte de la superposition l'une sur l'autre de plusieurs couches d'épiderme; l'autre, placée en dessous et au centre de la première, est d'un aspect corné, demi-transparente; peu i peu elle pénètre, en se développant, à travers le derme, jusqu'aux tendons et mi'uie aux os. C'est une sorte d'excroissance intérieure de l'épidémie provenant de ce que le derme, irrité par la compression, exsude en abondance la matière épidermique. Cette partie, souvent nommée, sans raison, la racine du cor, presse les parties molles placées au-dessous et provo(|ue de vives douleurs. L'existence de cette partie caractérise le cor et le distinguo du durillon où la partie superficielle existe seule. L'humidité, en gonflant la tumeur épidermique et particulièrement cette partie profonde, augmente notablement les douleurs des cors.

Le traiteuient des cors peut être palliatif, c'e3t-;\-dire qu'après avoir ramolli le cor au moyen de bains, de cataplasmes ou d'un emplâtre de diachylon, on peut se conteulcr d'enlever, avec un bistouri ou un canif, la partie exubérante de la tumeur, et même on peut creuser un peu au-dessous du niveau de la pe.iu; mais il faut répéter fré<iuenimenl cette petite opération. 11 est préférable d'enlever le cor, et on se sert, pour cela d'une espèce

COR

COR

d'ai''iiille mousse, lùgiii-ement aplatie. On sépare avec précaution le tubercule calleux de toutes ses ailliérences, sans occasionner trOcoulement de sang ; c'est le procédé des pédicures, et plusieurs d'entre eux ont une habileté remarquable. Enfin, on peut employer, comme dernier moyen, un caustique, tel que la potasse, le bourre d'antimoine, les acides inorganiques ; ces agents ont, à la vérité, produit des cures radicales assez nombreuses, mais, entre des maiiis inexpérimentées, ils ont occasionné des accidenis très-graves, et il ne faut les employer qu'avec une extrême circonspection. Le charlatanisme s'est beaucoup exercé sur la cure des cors et a préconisé une foule de topiques dont il est imprudent de se servir sans savoir s'ils n'offrent pas d'inconvénients ou de dangei-s. GoR (Médecine vétérinah-c). — C'est une inflammation lente, avec épaississcment de la peau, qui résulta de la compression produite par les harnais et s'observe, chez le bœuf, à la partie supérieure du cou ; chez le cheval, à l'encolure, sur les épaules, sur les côtes et partout où les harnais sont appliqués; ils intéressent plus particuljfcronient la peau et quelquefois les couches musculaires elles-mêmes. Il peut arriver que les tissus soient mortifiés et qu'il en résulte des cschares épaisses, laissant après leur chute des plaies longues à guérir. Parfois, le cor se complique d'abcès, de carie des os, etc. Dans les cas simples, des pausemenis avec des coi ps gras suffisent ; mais quelquefois on est obligé d'enlever les parties mortifiées, de débrider les abcès, d'établir des contre-ouvertures, etc. F — N.

CORACI AS (Zoologie).— Xom scientifique du genre Rollicv (Oiseaux). Il a été donné aussi au Cruve, sous genre du genre liupjip. par Brisson, Buffon et Temminck.

CORAIL (Zoologie), du grec cornlHoii, corail, qui luimême vient peut-être de coreô, j'orne. — Le corad se présente habituellement aux yeux comme une sorte de pieiTe rouge, qui, lorsqu'elle n"'a pas été taillée, imite la forme des'branches d'un petit arbrisseau. Il rappelle l'aspect d'une pierre, parce qu'il est, en effet, de nature calcaire; mais ce n'est point un minéral ni même uiie production végétale, comme sa forme arborescente 1 a longtemps fait croire. Le corail est la dépouille sohde d'tine agrégation de polypes, animaux sous-marin; dont la vie en commun sous une peau commune est un des faits les plus singuliers de la création, mais caractérise tout un groupe de zoophytes, les Polypes à poUjiners de Cuvier. , , i

L'animal qui produit le corail est nommé, par les zoologistes. Corail du commerce {his noliilis, Lin.; Cornlhum ruhrum, Lamk), tribu des LUIiophijles, famille dtfs Poli/peseorticau.r, ordre

'.'fi'ildciil ii:i.' \rin- l.:i--e, l't chacun d'eux de-

X ;,;ii : ni I^Nir -finir ;i l: L' I ■ L; Il ii' n • il'' ) n i| >■ 1 1' '?, ddOt IB nOm-

|„'i ■,,i,i(,ii |i;ii l^iiii. nriiii-i!t. A mr-iiiL' cjue cet ac-

(;rnisM-mi'iit a liru, la Ir^u cuuiiiiunc et Ic^ branches augmentent de longueur et de diamètre, elle dépôt calcaire

A --'-• des Poli/i>es à polij

;)(<?c,c de Cuvier. C'est

un petit zoophytc de

coulein- blanche, long

, de 0"',002 environ,

j^ ' dont le corps est un

'•^ . cylindre membraneux

i y , ^ .■<^' contractile terminé

1^ V^ »?^ —^ supérieurement par ime rosette de huit tentacules frau'.'éssur lonis boidsct scmbtal.ilos aux pétalcsd'une fleur; au contre de cette rosette est la bouche de l'animal.

Ce polype ne vit pas isolé, mais bien sondé sous une peau commune avec dos centaines ou des milliers d'animaux de son espèce, comme on le voit dans la (igure (î'i .•. Ces aggrégations arboicsconies sont soutenues jiar un dé|>ôt calcaire rouge qui remplit complètement le tronc cl les branches do leur peau commune et présente an niveau de chacun des polypes une petite loge où l'animal peut se retirer en contractant tout son corps ; on n'aperçoit plus alors à la surface du rameau di- corail qu'un tubercule blanc 14 où s'épanouiss-iit, (|iii'|ques instants avant, l'animal. Dans un travail tout récent, M. Lacaze-Dulbiers a constaté que, parmi ces polypes du corail, les mis sont mâles, les autres femelles, quelques-uns rénnissenl ces deux qualités. Le corps de ces petits êtres contient une cavité digcstive, et c'est dan» cotte cavité que s'opère, assure-l-on, l'incubation de» inuf». Ceux-ci «ont de pelils corps sphériquesqui, reiclés par la bouche de leur mère, se transforment bien- Ifti eu petits ver» blancs. Ces petit» vers nagent quelque Wraps avec agilité, puis se flxctit sur un corps sous-marin

qui les soutient augmente en même temps. Ce dépôt est formé découches concentriquenient superposées; chaque couche est nue accumulation régulière de granules calcaires d'autant plus serrés qu'on s'approche plus du centre ; c'est lui <|ui constitue le corail employé comme ornement. Dans l'état frai-;, il est recouvert de la. peau counnunc des polypes, qui forme une couche gélatineuse de couleur orangée ; quand le corail s'est desséché hors de l'eau, cette couche externe membraneuse se détache comme une sorte d'écorce friable. Ou pense qu'il faut dix années pour achever l'accroissement du corail ; chaque a<"'régation représente alors un arbrisseau d'un beau rouge orangé élevé de (i'",50, fixé par une base élargie et qui" à certains moments, semble se couvrir d'une multitude de fleurs blanches (les polypes é|)anouis), puis semble perdre brusquement celte parure éclatante, lorsque les polypes se contractent simultaiiiniiiit par suite dcragitntiuude l'eau ambiauic. Lr 'm. il mi tmIusivoment dans la mer Méditerraïu'r et -|i. i L.innrnt sur les cotes de l'Algérie, devant Oran, L.i Calle ut Buiie, dans le détroit de Messine et aux environs, sur la côte de Naples, dans les eaux de Marseille et dans divers endroits du l'archipel grec. On le trouve i une profondeur de 25 à ■111 mètres au-dessous du niveau de la mer. Donati, Marsigli, Cavolini ont fait des observations desquelles il résulte que les fragments de corail détachés du buisson principal ont une vitalité énergique et se soudent volontiers sur quelques corps lises pour y continuer leur développement et former do nouveaux troncs, i la manière des boutures de végétaux; ils affirment que les objets plongés dans la mer au voisinage des bancs coralliens s'y couvrent de corail en quelque mois.

La couleur du corail n'est pas toujours la même ; ou en trouve de blanc et on observe sur ccrlaincs branches toutes les nuances iulermi'diaires do rose et de rouge |)âle. Le commerce distingue, !\ cause de ces variations de couleur, le corail loia/i; dont les qualités dilTéreiites sont iKiiimiées coraux eawiex ik siiiif/, fleurs de saitg; luiis le corail rernœil, le corail bluiK clair ou terne. Sildii les caprices de la mode, chacune de ces variétés est tour :\ loiircn vogue chez les Kuropéeus; dans les ppys chauds, le |ilus beau rouge conserve la pins grande ya- IcMir. Lo chlore n'attaque pas la couleur du corail, 1 acide sulfliydi'lquo lu noircit. Le corail se dls^out seulement dans les acides minéraux ; on le regarde comme formé do carbonate de chaux avec des traces de magnésie et de sulfate (lc> chaux; la matière colorante a pour principe l'oxyde de fer.

COR

COH

La pèche du corail est faite, par les Italiens et les Espagnols, sur les cotes d'Italie et d'Algérie,, et par les Grecs sur les côtes de l'arcliipel. Les marins français, depuis le milieu du xvi« siècle, ont eu le privilège de faire cette pêche à La Galle, en Algérie, et sur les cotes de ce littoral, et la matière première recueillie par eux était travaillée à Marseille avec une véritable supériorité. Mais la période révolutionnaire et les guerres de l'empire ont rompu cette tradition que tous les efforts de nos gouvernements, depuis vingt-cinq ans, n'ont pu parvenir à renouer. La mise en œuvre du corail a disparu de Marseille et le corail même de nos côtes de Provence est aussi bien que le corail algérien péché par nos voisins. C'est aujourd'hui à Naples, en Sicile, dans Tanci -nue Toscane, en Catalogne, que le corail est taillé et monté ; de là, il est expédié dans le Levant, puis il parvient en Perse, dans l'Inde et jusqu'en Chine. En I8G0, 204 bateaux rorailleurs, dont 121 napolitains, 2S toscans, 3 sardes, 2fi espagnols et 26 français, ont recueilli sur nos côtes algériennes 2tf,881 kil. de corail valant l ,448,960 francs; La Galle et Bône ensemble en avaient fourni, dans ce nombre, 28,437 kil. Les engins de cette pèche sont peu compliqués, et l'armement d'un bateau ne revient qu'à 6,000 francs. C'est surtout en été que la pêche se pratique, et on y emploie un instrument nommé salabre par les Marseillais ; c'est une croix de bois à branches égales entourée d'étoupes, chargée d'une grosse pierre ou boulet à son milieu ; à chacime des branches de la croix est fixé un filet en forme de bourse; une corde attachée à l'entrecroisement des branches permet de promener cette espèce de drague sur les bancs coralliens; les fragments détachés dans cette manœuvre sont ramenés par les filets lorsqu'on retire la salabre. Ce procédé grossier dévaste les bancs en les exploitant. En Sicile, déjà du temps de Spallanzani, la pêche du corail était par un règlement partagée sur la côte en coupes décennales et il était rigoureusement interdit de pêcher ailleurs que dans les lieux assignés pour chaque année. On se procure aussi le corail par des plongeurs ; ce procédé, peu productif, est plus répandu chez les Grecs que chez les Italiens ou les Espagnols.

Pour l'histoire du corail, les meilleurs ouvrages à consulter sont ceux de Douati [Histoire rie la mer Adriatique], Marsigli (Histoire mariiime), Gavolini {Mémoire pour servir à l'histoire des polypes inaritinies), Peyssonnel {Traite' du corail, manuscrit du Muse'um de Paris, analysé par M. Flourens, en 1838, dans le Journal des saiants et dans les Annales des sciences naturelles)., Lacaze-Duthiers [Rapport à S. Exe. le ministre de lu guerre et Compte rendu de l'Académie des sciences,\ 8C2 1. Longtemps regardé comme un minéral, puis comme une plante, le corail fut véritablement connu dans la seconde moitié du siècle dernier par Peysjonnel, qui rencontra d'abord des diflicultés à faire accepter ses idées sur la nature animale de cette curieuse production. Ad. F.

Corail (Zoologie). Anguis rouije. Lacép. — Petit serpent de Cayeune ; il passe pour très-venimeux.

Corail des j.vrdins (Botanique). — Voyez Piment.

COKALLNË ou Goralline (Botanique;, de son analogie avec le corail. — Espèce d' A Ignes dn groupe des Ccriifiiiaires. Elle appartient au genre Gri/j'it/isia d'Agacdh. iTest le G. coralUna, Ag. (Cnnferva corallinoïdes. Lin. ; <,'. coralhna, Diiiw. ; Cerumium coralliuum, Bory de Suint-Vincent). Celte plante, qui se trouve sur les côtes de France, forme une touffe haute do 0", 10 à O", 1.'). Ses frondes (feuillage) se divisent dès la base en rameaux dichotomcs dont 1 extrémité est presque toujours bifurquée, obtuse et comme tronquée au soinmet. A l'état frais, cette espèce est remplie d'un suc pourpre qui lui donne un aspect charnu et translucide et laisse peu apercevoir ses articulations ; la surface en est douce et comme recouverte d'un li'|uide onctueux. Dn pou lléiric, la coraline devient inoins charnue et prend une teinte rose; ses articulations paraissent étranglées; ses articles sont élargis au sommet et rétrécis à leur base. Les conceptacles S9nt pédicellés et placés à la partie inférieure des rameaux. La coralinc adhère fortement au papier sur lequel on la prépare pour la conserver dans les collections. On la trouve communément rejetée sur le rivage, surtout après (1rs coups de vent.

Pour connaître les coralines, il conviendra de consulter les travaux de M. Kùtzing [Uel^cr die poli/p. valeif. de Lamouroux) et de M. Dccaisne [Mémoire iur les corallmes. Ann. se. nul., 1842). G — s.

COU.VI.-IUG (Géologie). — Les Anglais ont donné ce nom à ua groupe de calcaires ooliliques, composés en

général de couches de coraux pétrifiés, dans la position qu'ils avaient sons les eaux de la mer au moment de leur ( développement. Ils ont cela de remarquable qu'ils pré- ', sentent de grandes analogies avec les polypiers madrépo- ' riques des récifs de l'océan Paci tique. Ou y rencontre surtout les genres Thecosmilia, Thamunslrœa, etc. Les géologues français nomment ces mêmes couches calcaires ' il piilyp'ers, calcaires coralliens. '

CdUAUX (Zoologie). — Voyez Polïpier.

COliAX (Zoologie). — Voyez Corbeau.

COPiB, Corbeau (Zoologie), Corvinn, Cuv. — Genre de Poissons acantliopte'njgiens de la famille des Sciénoïdes. Ils se distinguent des autres genres de cette famille par des dents en velours et l'absence de canines et de barbillons, et diffèrent d'ailleurs des maigres et des otolithes par leur grosseur bien moindre et par la force de leur deuxième épine anale. L'espèce la plus intéressante pour nous est le C. noir [C. nigra, Sciœna nigra, Gmel.), ainsi nommé à cause du beau noir dont il est paré à certaines époques et dans divers lieux. Il est d'ailleurs d'un brun argenté, les ventrales et l'anale noires. C'est un des poissons les plus communs de la Méditerranée et de l'Adriatique, d'oii il remonte dans les fleuves. Il parvient à la taille de 0°',"â. Sa chair est délicate, surtout lorsqu'il est péché à l'embouchure des rivières, oii il vient souvent en troupes plus ou moins nombreuses.

CORBEAU (Zoologie), du latin coruus. — Nom d'un oiseau très-commun en Europe, et qui sert de type au genre Corbeau, [Corvus, Cuv.) et à la tribu des Corvidés (ancien genre Corvus, de Linné), famille des Conirostres, ordre des Passereaux. Le genre Corbeau renferme des passereaux conirostres de grande taille, par rapport aux oiseaux de cet ordre et même aux autres corvidés ; leur bec est aussi plus fort, bombé à sa base, et la mandibule supérieure plus arquée est pourvue d'une arête médiane en dessus, et a les bords tranchants ; les narines sont abritées par des plumes roides dirigées en avant ; la queue est ronde ou carrée ; leurs pieds sont forts et mieux faits pour saisir les branches que pour marcher; leurs ailes longues et pointues se terminent en arrière vers le bout de la queue ou au delà. Les espèces de ce genre ont des mœurs assez analogues entre elles.

Le C. commun ou Grand Corbeau [('. corax, Lin.) est un oiseau tout noir, de la taille d'un coq de moyenne force ; c'est le plus gros des oiseaux passereaux de l'Europe. Contrairement aux habitudes sociables de la plupart des espèces de ce genre, le corbeau vit solitaire avec sa femelle, au sommet des arbres les plus hauts ou sur des rocs escarpés. Il y établit un nid très-grand, formé extérieurement de rameaux et de racines d'arbrisseaux, tapissé intérieurement de mousse ou de bourre. Vers le mois de mars, en Europe, la femelle y pond cinq ou six œufs verdàtres, irrégulièrement tachetés de brun, longs de 0n>,045 et larges de 0'",03 environ. L'incubation dure vingt jours et le raàle en partage les soins avec sa femelle. Les petits naissent couverts d'un duvet blanchâtre ; vers le mois de mai, ils quittent le nid, mais leurs parents s'occupent encore tout l'été de venir en aide à leurs besoins. Les couples de corbeaux se conservent d'année en année, une grande fidélité; on a vu des corbeaux demeurer trente ans et plus avec la même femelle. Ou prétend que leur vie est fort longue et peut dépasser un siècle. Du reste, ces sombres ménages ne soutirent pas dans leur voisinage d'autres animaux de leur esi)èce, fussent-ils sortis de leur sang, ou même des animaux d'espèces voisines, comme les cornoillcs; ils les chiissent impitoyablement de leur canton. Les corbeaux se nourrissent de fruits de toute espèce et de petits animaux; hardis, cruels et voraces, ils viennent jusque dans 1,'s basses-cours enlever les volailles, et disputent impudeinuient les morceaux de viande aux chiens et aux chats. Mais ils sont surtout avides de la chair des cadavres que la finesse extrême de leur odorat leur fait sentir de fort loin. Ils conservent de cette pâture immonde uneodeur f^itide qui, jointe à leur plumage noir, à leur croassement lugubre, a inspiré peureux une sorte de répulsion su|)rr-.titieuse. Le corbeau est essentiellement, dans les préjugés populaires, l'oiseau de mauvais présage ; les anciens, (|ui l'avaient consacré à .\pollon, l'observaient avec soin pour trouver dans son vol, dans ses cris, des indices do l'avenir. Ce qui est

COR rii

plus vrai, c'est que son vol moins rlcvé, plus inqniot, certains cris qu'il pousse, annoncent le mauvais temps. La cliair du corbeau est mauvaise ; les Juifs la tenaient pour impure. Cet oiseau, fin, rusé et méfiant, est d'ailleurs assez intelligent pour s'apprivoiser sans peine et se prêter à recevoir une certaine éducation ; en domesticité comme en liberté, il aime les lieux qu'il habite et ne s'en éloigne jamais que pour y revenir. Il reconnaît les personnes qui vivent autour de lui, et l'on réussit assez facilement à lui faire articuler quelques mots. Il reste néanmoins avide et glouton; laissé libre dans les bassescours, il dévore les jeunes poulets. Il a, comme les pies, la manie de mettre en réserve une foule d'objets de tous genres, et surtout ceux qui brillent.

Le corbeau n'émigrejamais de nos pays, bien que son vol soit élevé et puissant ; mais les individus de son espèce sont répandus à l'état sédentaire dans toutes les parties du monde. Dans le, Nord, le pliunage des corbeaux est souvent mêlé de blanc.

Le corbeau et les oiseaux du mCme genre sont tr&sdifliciles à chasser, à cause de leur défiance et de leur vol élevé.

La Corneille (C. corone. Lin.) (voyez Corneilli'.). Le C. mnntelé ou Corneille manteléc (C. coraix. Lin.), un peu plus gros que la corneille, a le corps cendré, la tète, les ailes et la queue noires; il habite la Sibérie et le nord de l'Europe. Cet oiseau est aussi connu sous les noms vulgaires de Meunière, Jacobine. Le Freux ou Frayonne (C. l'riKjilagus, Lin.) (voyez FnEUx). Le Choucas (C. moneàula. Lin.) (voyez Cholcas).

CoiiBE\u AQUATIQUE. — Oiseau du genre Ibis.

CoBBEAU BLANC, le Vaulourpopa ou Iruhi. — Cobbeau BLEU, le Hollier. — Corbeau chauve, le Coracine et le Pi/rrhocorax. — Corbeau nu, la Coracine.

Corbeau des clochers, c'est le Choucas.

Corbeau de mer, on nomme ainsi le Grand Cor- );i(iran.

Cordeau de nuit, la Hulotte et VEiir/oulevent.

Corbeau buinocéros, Coubeau cornu, le Calao rhiiiocc'ros, .4d.- ï'.

CORBEILLE d'arcent (Botanique). — Nom vulgaire donné i Vlbéiide toujours verte, Tlaspi blanc vicace {Iberis sempervirens. Lin.), de la famille des Crucifères. C'est une espèce très-répandue ; on en fait des bordures qui se couvrent entièrement de fleurs blanches, d'où leur vient le nom de Corijeilles daryenl.

Corbeille d'or (Botanique). — On a donné ce nom :\ VAlijsse saxatile, vulgairement Tla.ipi jaune [Ali/ssuni saxatile. Lin.), famille des Ccwcï/èye*- (voyez Alvsse).

CORBIVAIJ (Zoologie). — C'est le Co/-1'MS albicotlis, de Laiham; il appartient au genre Corbeau., et se distingue par la forme comprimée de son bec à dos élevé et tranchant.

CORBULE (Zoologie), Corbula, Brug. — Genre de MoUus'/ues acepliules, de l'ordre des Testace's, famille des Carrliacés, établi d'abord par Bruguières, adopté par Lamarck. Ce sont de petites coquilles marines bivalves, dont le test est éi)ais ; leur charnière consiste dans une forte dent à chaque valve, au milieu, s'engrenant à côté de celle de la valve opposée ; du reste, les valves sont rareniont bien égales. Les corbules vivent enfoncées per|ieiiilic nliiirciiirut dans le sable ou la vase. Elles ont des >ipliMi]>, irvsi cpui-ts, Duvcrnoy et M. Valencicnncs ont con>iiiii' c|iir l-'s animaux du genre Corbule n'ont qu'un seul feuillet branchial au lieu de deux, de chaque côté du pied. Ce genre, peu considérable autrefois, est devenu très-nombreux. On y compte plus de cent espèces dont plus de la moitié sont fossiles. Parmi ces dernières, plusieurs se trouvent dans les environs de Paris, et surtout à Grignon, parmi les dépôts tertiaires.

COUBULIÎES (Zoologie), — Lamarck a proposé rétablissement de cette famille pour les deux genres Corbule et Vaudou, près des Mactrncées; mais elle ne figure pas dans le /{«/'ic animal ri ii':i |i:is .'i,- •'c'néralement admise.

COIICI-XKT. — V(.\. ,• ( .ii,,i ,, ].

COHCIIOUEou (;.,c',i,i h I;. I:, nique), Co;r/w;-H.v, Lin., du grec corchoros, d.;m(; di- l.uno, jn purge. Nom donné à cause dos propriétés luxatives d'une espèce potagère et adoucissante de ce genre. — Genre do plantes de la famille des Tiliac<<cs. Ce genre, qu'on désigne vulgairement sous le nom de Corréle. comprend des espèces toutes exotiques. La C. potagère (C. olitorius. Lin.) est nommée aussi Mauve ilr juij', du nom Olun judaicum que lui donnaient les boi.ini'i. (liiMr.\in Age, pairequo les Juifs ont été le» prejiii' i . 1 •■<u].\<<\vv. C'est une plante annuelle, libso, L tvmlW^ dcni' |. l^, ù fleurs d'un Jaune

l COR

orangé. Elle est originaire des Iiidcs. Ou la cultive en .Syrie pour l'alimentation, et elle entre dans la préparation de certains potages. La C. velue {C. hirsvtus-. Un.; C. frulescens, Lomkl est un arbrisseau laineux, de l'Amérique méridionale. La C. cnpsuloire [C. capmlaris,L\i).) vient dans les Indes orientales. Les Chinois en tirent une sorte de filasse. Caractères du genre : calice caduc à 5 sépales; 5 pétales ; élamines indéfinies ; stigmates sessiles, au nombre de 2-5; le fruit est une capsule en forme de silique, quelquefois globuleuse, à 2-G loges s'ouvrant en autant de valves. G — s.

CORDAGE (Technologie). — Nom générique de toutes les cordes qui servent au gréement et à la manœuvre dos navires, au jeu des machines, à l'élévation et à la traction des fardeaux.

Toutes les matières filamenteuses peuvent être employées à la fabrication des cordages, telles sont le phormium tenax, \'aloés, les fibres de coco, le coton, le lin, le chanvre. La résistance du cordage sera en rapport avec la ténacité et l'élasticité des filaments employés. Sous ce rapport, le chanvre tient le premier rang, et conmie cette plante réussit bien en France, particulièrement dans le nord, elle y est à peu près exclusivement employée à cet usage.

La fabrication des cordages comprend deux séries d'opérations principales : 1° la /ilature, qui a pour objet do réunir les matières filamenteuses aussi également que possible en les faisant adhérer par une torsion suffisante pour que les fibres rompent plutôt que de glisser les unes sur les autres; le fil ainsi obtenu s'appelle fil de caret ; 2° le conunétage, qui a pour objet de réunir les fils de caret en nombre convenable en rapport avec la résistance qu'on veut donner au câble.

I 1° Filature. — La filature se fait encore presque tou- I jours à la main. Les outils qu'y emploie le cordier sont très-simples : ils se composent d'une roue qu'un aide meut Jl la main, de crochets que la roue fait tourner au moyen d'une corde sans fin, de râteliers destinés à supporter le fil, enfin de dévidoirs ou tourets servant à enrouler le caret quaud il est fabriqué.

Le cordier s'étant mis autour de la ceinture une quantité convenable de chanvre bien peigné ou filasse, en prend un certain nombre de brins dont il accroche l'extrémité à un crochet que la roue fait tourner; puis, marchant en arrière, il cède de la main droite la quantité de chauvie suflisante qui se tord à mesure, tandis que de la main gauche il serre ce fil un peu en avant au moyen d'iiue lisière appelée paumelle. La torsion est ainsi suspendue au besoin le temps nécessaire pour que le cordier ait le temps de disposer son chanvre convenablement. Lorsqu'il a filé une longueur de caret en rapport avec celle du chantier sur lequel il travaille, il l'enroule sur le tour, et si cette longueur n'est pas suffisante pour la longueur du cordage, il en file une seconde, une troisième et n'uni; h^s bouts au moyen de filaments non tordus qui nsiciii à Irurs extrémités.

Un bnii lilciir il"ii faire dans sa journée de 35 à 40 kil. de c;:ret; le diichct varie de 4 i 10 p. 100 suiv:uit la quali'é des chanvres. C'est sur ce caret qu'on effectue le goudronnage pour les cordages destinés à la marine. A cet effet le fil d'un touret est renvidé sur un autre en passant dans une chaudière pleine de goudron chaud, puis sur une corde de crin inclinée sur laquelle il fait deux ou trois tours et où il se débarrasse du goudron en excès. Le goudronnage diminue un peu la résistance du cordage qu'il préserve; aussi, dans les cordages destinés aux manœuvres dormantes, se conteute-t-on de giiudriiiuier les câbles i leur surface. Cet enduit protège sulViMuuiui'nt laiit qu'il n'est jias fendu par les mouveinenis de flexion inqniniés au cable.

2° Commétar/e des fils. — l'our les cordes Hues, le rouet du cordier suflit au counnélage. Les (ils sont attachés de nouveau aux crochi'ls qui ont servi ù leur fabrication,tendussurunc>li.iiL'ui'ur coEivenablo p.irallèlement

entre eux au ninv ili' d'ux ou trois, puis attachés

ensemble, par !■ m- r\in miié cipposée, il un autre crochet appelé lUiicrdhniy îunlijle autour de sou axe. En tordant les fils au moyeu des crochets dans le sens de leur torsion primitive, ils tendent .1 se délordre par leur extrémité opposée en faisant tourner l'émérillonsurluimèine; mais ce dernier mouvement enroule les fils l'un sur l'autre et produit la corde. Pour rendre ce cordelago régulier, le cordier sépare les brins les uns des autres au moyen d'un toupin ou cône tronqué en bois sur lequel sont creusées h (les intervalles réguliers deux rigoles pour les corde» ù deux brins, trois rigoles pour les cordes il trois

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brins. Le toiiphi est d'ubovd placi; prés ilo IV'iiiciilliin ; le Gordier le fait ensuite marclit'r rémilicrement, et à mesure que les brins le quittent, ils s'enroulent l'uu sur l'autre. La corde ainsi foriTjée ne tend nnllenient à se dtifaire, parce que le mouvement qui aurait pour effet de dérouler les brins aurait en même temps pour effet d'augmenter la torsion de ceux-ci, ce à quoi leur élasticité fait obstacle. Il faut donc que l'on détorde les brins en même temps qu'on veut les dérouler. Cependant, à mesure que la corde vieillit, les filaments perdent leur pli, leur tension diminue et le décordelage devient plus

Le'commétase des fils les raccourcit beaucoup; on doit donc leur donner toujours plus de longueur qu'à la corde que l'on veut fabriquer, et l'émérillon est porté par un chariot plus ou moins pesant qui se rapproche peu à peu du rouet, tout en tendant suflisamment les fils. Les cordes formées de deux brins s'appellent bitords, celles à trois brins mertim; l'une et l'autre prennent le nom générique de misiières quand on les emploie à leur tour à la fabrication des cordages.

En tordant les aussifcres par le même procédé que les fils de caret, on forme des grelins, qui deviennent des cdbles qnand ils sont d'une grosseur suffisante. Pour les grelins et les cables, il faut remplacer le rouet du cordicr par des tours d'une force plus grande et appropriée à l'ouvrage exécuté.

Filature mécanique. — On a essayé de substituer les machines à la main de l'iiomme dans la filature des carets ; ces machines, analogues à celles qui sont employées dans les filatures de coton, laine ou lin (voyez Filatire), ont donné d'assez bons résultats, et cependant elles ne semblent guère devoir se géiiéraliser. C'est que, outre les difficultés que l'on éprouve à obtenir des fils aussi lisses qu'à la main, la façon qu'il s'agit de donner au chanvre n'est pas d'un prix assez élevé pour compenser des frais de transport auxquels donnerait lieu une fabrication en grand comme l'exigerait l'emploi des machines. Il n'en est plus de même du commérage des fils et surtout du conimétage des aussières destinées aux gros cordages. L'emploi des machines devient ici très-avantageux en ce qu'il donne au travail une régularité très-grande, permet d'y employer des forces d'un prix peu élevé et d'obtenir des cordages d'une longueur presque indéfinie dans un emplacement limité. Aussi sont-elles employées dans les grands ateliers de corderies de nos ports. Bien que compliquées dans leurs détails, leur disposition générale est assez facile à concevoir.

On y observe toujours un arbre en fer vertical mobile au moyeu de deux roues d'angle. Cet arbre porte deux plateaux sur lesquels sont montés deux cadres garnis chacun d'une bobine transversale contenant un des fils ou une des aussières. L'axe de chaque cadi-e porte, en outre, une roue dentée, qui par un engrenage extérieur détermine son propre mouvement de rotation, par suite du transport du cadre. Il résulte de cette disposition qu'en imprimant à l'arbre central un mouvement de rotation sur lui-même, les cadies sont emportés dans ce mouvement et qu'en outre de ce mouvement, ils tournent encore sur eux-mêmes avec une vitesse dépendant du rapport des diamètres des roues deiuées. Les fils ou aussières sont donc tordus et en même temps enroulés l'un sur l'autre après avoir quitté le toupin fixé à l'extrémité do l'arbre central.

La corde qui se trouve ainsi formée passe sur une poulie qui lui sert de guide, puis de là an dévidoii'.

Les câbles de fils de fer se fabriquent à l'aidn d'un appai'eil du même genre. (M. D.)

CORDE (Géométrie). — Droite qui joint les extrémités d'un arc de cercle, ivoyez .\nc). Il existe pour les cordes d'un cercle différentes propriétés, dont voici les principales :

Le diamètre est la plus grande coide que l'on puis.se mener dans un cercle.

Dans une même circonférence, des cordes égales soustendcnt dos arcs l'gaux.

Dans une même circonfi'rence, de deux cordes inégales la plus grande s.ms t. nd le plus grand arc pourvu que les arcs soient niiindn- i|ii'une demi-circonférence.

La perpeniliciil.iiir ;ilKiis.>ée du contre sur une corde la partage en d<'ux parues égales; et réciproquement toute perpendiculaire menée par le milieu d'une corde passe par le centre.

Dans une même circonférence, deux cordes égales sont à la même dislance du centre, et de deux cordes inégales la plus grande on est la plus rapprochée.

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Deux cordes parallèles interceptent des arcs égaux, etc. Coude (Métrologie). — Ancienne mesure pour le bois de chauffage. On distinguait principalement : 1° la co)-(/e des erntx et forets ou à'ordnnnance, valant 2 voies, formée en empilant des bûches de manière à obtenir un tas ayant 8 pieds de couche et 4 de hauteur, les bûches ayant en longueur 3 pieds C pouces ; 2° la corde de grand bois, ayant 8 pieds de couche, 4 pieds de hauteur et les bûches ayant i pieds; 3° la corde de port, ayant 8 pieds de couche et ô de hauteur, les bûches ayant 3 pieds 6 pouces.

CORDE DU TYMP.\N ou DC T.\MBOiR (.Anatomie). — On désigne sous ce nom un filet nerveux, que la portion dure de la septième paire de nerfs fournit pendant son trajet dans l'aqueduc de Fallope ; il pénètre dans la caisse du tympan, à peu de distance du trou stylo-mastoidien, la'traverse et en sort par la scissure de Glaser. Cordes voc»les (Anatomie). — On appelle ainsi les ligaments inférieurs do la glotte; ils sont constitués par les ligaments thyro-aryténoîdiens, et sont situés à droite et à gjuche du 'inn/nx (voyez Larynx).

CORDIA (Botanique), du nom de Cordius, ancien botaniste allemand. — Voyez Sébestier.

CORDIAL (Médecine), du latin coj-, coeur. — On donne ce nom à une classe de médicaments auxquels on attribue la propriété d'augmenter l'action vitale du cœur et de l'estomac, et par là la chaleur générale du corps. Tels sont plus particulièrement les excitants et les difl'usibles, parmi lesquels on doit citer de préférence les substances végétales aromatiques, les huiles essentielles et les eaux distillées de ces plantes; les eaux de mélisse, de Cologne, les vins généreux, la cannelle, le polygala de Virginie, la vanille, le girofle, etc., et les difl'érents com pesés de ces substances.

CORDIÉRITE (Minéralogie), du nom de Cordier, géologue français. — Connn aussi sous les noms d'w^ife, de dichroite, ce minéral a pour propriété distinctive le dichroïsme : il paraît d'un beau bleu dans la direction de l'axe et d'un gris jaunâtre dans un sens perpendiculaire à cet axe. La variété qui ofl're ce phénomène au plus haut degré est celle que les joailliers appellent saphir d'eau. La cordiérite raye légèrement le quartz. Sa densité varie de 2,56 à 2,06. La couleur bleue qui est quelquefois très-faible, l'éclat, la cassure, la font souvent confondre avec le quartz. Considérée chimiquement, c'est un silicate double d'alumine et de magnésie (rapport de l'oxygène, de l'acide et des deux bases 3, 3, P. Au chalumeau, ce minéral fond en un verre tout semblable à la pierre même. Il cristallise dans le système du prisme droit à base rhombe, sous l'angle de 120° 10'. Dans la bijouterie, on taille la cordiérite et on l'emploie comme le saphir. Lef.

CORDIFORME (Zoologie, Botanique), du latin cor, cœur, et forma, forme. — On désigne ainsi les parties ou les corps qui ofi'rent la forme d'un cœur. Cela s'applique surtout aux feuilles.

CORDON OMBILICAL (Zoologie).— Avant leurnaissancc, les petits des nianmiifères sont unis à la mère qui les porte dans son sein, par un faisceau de vaisseaux au moyen desquels le sang du petit va sans cesse se révivifier au contact de celui de la mère. C'est ainsi que se fait dans Ir M-in cirs femelles de mammifères une sorte d'incnlaii.iii mi, iiriuo où le jeune animal reçoit à tout iustani l.i \\r du sang maternel.

CORDON DMiiii.icAL (liotaniqne). — On appelle ainsi un prolonginnent du p/accnla, formé de vaisseaux unissant la graine à l'ovaire et servant à conduire la nourrituie à l'embryon. On désigne plus souvent cet organe sous le nom de funicule. L.-C. Richard l'a nommé podospi'niie. Le cordon ombilical est ordinairement ;i.ssez court, comme dans le haricot, le genêt, le ricin. Dans quelques maunoliers, il offre une longueur remarquable. A la maturité des fruits de ces végétaux, les graiuesd'un rouge corail pendent en dehors, attachées à l'extrémité d'un conlon ombilical qui a plus de 0"',02 de longueur. Dans le pavot, les p; imovères, etc., les graines sont sessiles, c'est à-diie que le funicule ne se distingue pas. Le cordon ombilical est filiforme dans la giroflée, le groseillier à maquereau, urciné ou e» coc'ie/ dans l'acanihe, la justicie, etc.; enfin, il est dit pappiforme quand il est formé de filets soyeux réunis en aigrette, comme dans les ;isclépias. — On nomme rordon piflillaire l'assemblage de plusieurs vaisseaux qui transmettent l'émanation polliniquedu styledans les ovules. G — s.

CoiiDO.N .sAMTAiiiE (llygièue), du latin sanitas, santé. — Lorsqu'un pays est devenu le loyer d'une épidémie,

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les pays voisins s'efforcent de se préserver de la propagation du mal en mettant obstacle à toute communication avec la contrée infectée; on va souvent jusqu'à établir dans ce but une ligne de postes militaires sur la frontière, et c'est là ce qu'on nomme un cordon sanitaire.

CORDYLE (Zoologie), du grec korrh/le , massue. — Cuvier a nommé Cnvdijie {Cor'lylus] un genre de fieptHes de l'ordre des Sauriens, famille des Iguaniens, section des Agamiens, groupe des S/e//!ons ; Linné avait confondu sous le nom de Lacerla corrly/us les espèces de ce genre, toutes originaires du cap de Bonne-Espérance. On les distingue par de grandes écailles disposées en rangées transversales sur la queue, le ventre et le dos; parfois, celles de la queue .sont épineuses ; la partie supérieure delà tète est couverte de plaques épidermiques, comme celle des lézards. Une ligne de très-grands pores sur les cuisses. Merrem a donné au genre Cordyle le nom de Zonure.

CORÉOPSIS (Botanique) , du grec koris, punaise, et opsis, figure; allusion aux fruits de la plante, qui, munis d'un bord membraneux, présentent 2 arêtes simulant l'apparence d'un insecte. — Genre de plantes de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, sous-tribu des Hélianthées. Les espèces de ce genre sont des herbes à capitules solitaires composés do fleurs jaunes. Elles appartiennent, on général, à l'Amérique septentrionale et servent à l'ornement des jardins. Le C. des teinturiers (C. tinctoiia, Nutt. ; Ca/Hopsis tincloria, de Cand.) est une plante annuelle, à feuilles très-profondément découpées ; ses fleurs ligulées sont trifides, plus longues que les écailles intérieures de l'involucre. Cette charmante espèce fleurit depuis l'été jusqu'à l'arrièresaisôn, et même jusqu'à l'entrée de l'hiver. Une variété à ligules brunes, bordées de jaune, est souvent cultivée dans les jardins. Caractères du genre : capitules présentant à la circonférence 8 fleurs ligulées, neutres, et au centre des fleurs hermaphrodites; réceptacle garni de paillettes; akènes abords ailés, terminés par deux dents ou par un petit disque, G — s.

CORÈTE DU Japon (Botanique), Kerria, de Caud., du nom de Bellenden Ker, botaniste anglais. — Genre de plantes de la famille des :>piréacées. Les Corètes sont des sous-arbrisseaux à feuilles alternes ovales-lancéolées. — On cultive, comme plante d'ornement dans nos jardins, le C. du Japon (K. japonicu, de Cand.), conim sous les noms vulgaires de Curéte et de Corc/wi-us-; cette plante s'élève à I ",50 et porte de belles fleurs jaunes, que la culture rend facilement pleines et qui ressemblent à de petites roses. Il ne faut pas confondre cette plante avec les vrais Corchorus ou Corètes, de la famille des Tiliacées. Caractères du genre : fleurs généralement jaunes; calice gamo-épalc, à tube court, à & divisions; corolle do 6 pétales ; "20 étamiues environ ; 6 à 8 carpelles contenant un ovule chacun.

COR^A^DRE (Botanique), Coriundrum, Lin , du grec lions, punaise, allusion à l'odeur fétide du fruit vert. — Genre de plantes de la famille des Omhel/iféres, type do la tribu des Coriandrees. La C. nilHuée (C. sntiijuui. Lin.) est une phuite herbacée, à ligocylindriiiue, glabre, élevée de 0",50 à W,iA). Ses feuilles sont multifides. Ses fleiii-s sont blanches et forment des ombelles composées de 3-5 rayons. Cette espèce vient cummunément en Suisse, en Italie et mémo dans la France méridionale. On la cultive pour ses graines. L'odeur de cette plante est fétide, forte et pénétrante; ehe peut occasionner des maux de lèlc très-violents aux personnes qui resteraient trop longtemps dans un champ de ciiriandre. On a prétendu aulri'fois que lo suc de cette planta était vénéneux connue celui de la ciguij; mais il a été reconnu que certains piiiples faisaient un fréquent usage des feuilles de corianiire comme assaisonnement. Les graines de cotte espèce deviennent Broniati(|ucs par dessiccation; elles ont le» propriétés comiinatives stcmiachiques de l'anis. On le» emploie dans la paifunieriu. Ixjs conllseurs en fout certaines dragée» qui répandent une agréable odeur dans la bouche. Les médecins Ifs ordonniMit quelqueîoig pour Hîinniler l'action de resioiriac. Caractère» du genre : calice à 5 dénis pci-sinautes; l'niii glubiili'ux prétentant 10 c(>le» ; carpelles à 5 cOte» primaire'*, déprimées, llcxueusos ut à 't cOies secondaires plu» saillantes, carénée». G — s.

COIIIAItlA ou ConiAiiiK (ilo(aniquo), du latin enrium, cuir, à cau.M; des propriiiié» tniinaiile» <lu suc des Coriairc'8. — (jeure de plantes, qui si ri dr type à la famille des Coiiaridei, Lo» Coriaires «ont des arbrisseaux

à rameavix carrés, à fouilles opposées ou verticillécs ternées; leurs fleurs forment des grappes terminales. On cultive dans les jardins la C. à feuilles de myrte (C. inyrtifolia. Lin.), vulgairement nommée Corroyère ou llednux, dont le suc astringent est employé par les teinturiers et les tanneurs; ses feuilles, qui renferment un suc narcotique, sont souvent mêlées, par une fraude coupable, au séné ; son frtiit est vénéneux ; la C. sariiienti'ii9e (C. sarmentoso. Fors.), originaire de la Nouvelle-Zélande, dont le fruit noir est vénéneux. Caractères du genre : fleurs hermaphrodites, quelquefois polygames, monoïques ou dioiques; calice persistant à 5 divisions; corolle à 5 pétales îiypogynes; 10 étamiues hypogynes en 2 verticilles; ovaire à 5 loges monospermes; fruit, une capsule à 5 coques.

CORIARIÉES, CoBiARtACÉES (Botanique). — Petite famille de plantes de la classe des Ge'ranioïde'es formée par le seul genre Coriaria. De Jussieu rangeait ce genre parmi les Mn/ piqhince'es (yoyez Coriaria).

CORINDON (Minéralogie), du mot indien korund. — On désigne sous ce nom un certain nombre de minéraux d'aspect assez différent, mais qui satisfont aux conditions suivantes. Ils sont formés essentiellement d'alumine et possèdent une grande dureté qui place le corindon immédiatement après le diamant, le plus dur des minéraux. La densité du corindon varie de 3,97 à 4,1G. Ce minéral est inattaquable aux acides et complètement infusible au chalumeau. Les difl'érentes formes cristallines du corindon dérivent d'un prisme rhomboèdre aigu sous l'angle de se 4', auquel conduisent trois clivages égaux et également faciles; mais la forme cristalline la plus habituelle est celle du prisme à six faces sans modification : on rencontre aussi quelquefois la double pyramide hexagonale. Les deux variétés les plus intéressantes du corindon sont le corindon tiynlin et le corindon e'meri.

A l'état liyalin, ce minéral est dinpliane, ordinairement incolore, quelquefois coloré en rose ou en bleu. Susceptibles d'Ctre taillés, les échantillons fournissent des pierres précieuses très-estimées qui ont reçu difl'érents noms, suivant la teinte qu'elles possèdent : on désigne ces diverses variétés de corindon coloré sous les noms de saphir blanc, de ruhis oriental, de saphir oriental, de saphir inâigo, d'améthyste orientale, de topaze orientale, d'émeraude orientale. Toutes ces pierres proviennent du Pégu et, lorsqu'elles possèdent une belle couleur, leur valeur devient supérieure même à celle du diamant. Un rubis de 10 grains (2 karats |) a été vendu 1-5,0110 francs. La dureté est le caractère qui permet de discerner le plus sûrement le corindon du diamant. On pourrait reconnaître le corindon en vérifiant s'il est rayé par le diamant, tout en rayant lui-même les autres minéraux les plus durs; mais pour ne pas altérer le poli de la pierre en la rayant, on consulte sa densité, qui est toujours supérieure à celle du diamant.

La seconde variété, appelée corindon e'meri, consiste en une roche dans laquelle sont disséminés de petits grains do corindoti : la couleur, la densité de ce minéral est par cela même variable avec la nature de la roche ; il est tantôt gris noirâtre et tantôt d'un brun foncé; la dureté est le caractère fondamejital de ce corps; il raye le quartz et le verre avec la plus grande facilité : aussi l'emploie-t-on très-fréquemment à l'état de poudre pour user et polir le verre et les métaux.

LesdilTérontesvaiiétés de corindon appartiennent toutes aux terrains anciens. On les trouve dans les roches feldspathiques, en Chine, au Thibot, en Suède, aux monts Ourals, dans le Piémont et au Puy-en-Velay. Les dolomi(!s en renferment aussi quelquefois : telles sont celles du Saint-Gothaid, où on a constaté d'abord sa présence. Quant an corindon hyalin, on ne le trouve que dans les alluvions provenant tie la destruction des roches précédentes. I-KF.

COHIOPE (Botanique). — Nom vulgaire du Core'optis.

COlilS (liotaniiiue), Con\- , Lin. Nom ancien rapporté par Dioscoride à une plante dont le port ressemble à celui des millepertuis et des bruyères. On fait renuu-quer que le mot grec koris signifie punaise. — Gi'nrc do phmtes de la famille des l'rimulacces, tribu des /';iiiiii'ècs. On cultive souvent pour l'ornement le C. de MmitpeUier (C. Mon.ipeliensis, Lin.), qui décore agréablemcmt le» endroits sablonneux et maritimes de l'Europe méridionale. C'est une plante vivace à tige ligneuse à la base et s'élevant A peu près à (r,:iii. Ses fouilles sont alternes, coriace», linéaires. Se» fleurs, disposées en épis touffu» à l'extrémité des rameaux, sont lilas ou varient du rougo au pourpre bleuâtre. La corolle est tubulouse, bila-

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bii5e à 5 Imiiferes inégales, écliancrées; les ùtamincs, au nombre de .S, sont à peine saillantes. Le fruit est une capsnle glotiuleiise contenant 5 grnines. G — s.

CORISE (Zoologie), Conxn, Geofif. ; du grec kons, punaise. — Genre û' Insectes de l'ordie des Hémiptères, famille des Hi/drocorises, litabli par Geoffroy et adopté par Latrcille parmi les Notonecles de Linne. On les Uistingepai- l'absenced'écusson, bec très-court, triangulau'e; étuis horizontaux ; pieds antérieure très-conrts, avec les tarses d'un seul article ; les deux autres paires de pieds allongées, deux longs crochets aux pieds moyens. La L. striée {Notoitecta slriata,Un.; C^rum stnata. Fabr.), lon<'ue de 0"',ni2, se rencontre dans les mares et les étangs des environs de Paris et dans toute 1 Europe.

CÔRIZE (Zoologie), Corizus, Fallen ; même, etymo 0gie que le précédent. - Genre formé aux dépens des Corées de Latreille, parmi les Insectes heimpfercs de la famille des Geocorises. Ils ont le corps court, tête un peu avancée, autennes courtes, avec le dernier ai-ticle tonjoui-s renflé en massue. 11 importe de ne pas conlondre ce genre avec le précédent. Il a pour type le C. 'le la Jusquiame (C. hi/oscynmi , Fallen; Cwiex hyosci/ami, Un.), qui habite toute l'Europe, mais ne se trouve que rart-meiit aux environs de Paris. „ .,• r-

CORLIEU (Zoologie). — Nom vulgaire du l'etil tourlis (voyez Courlis). , ,. • i c?

CORME (Botanique). — Nom vulgaire du fruit du borbier. On donne encore ce nom à une boisson fermentee que l'on prépare avec ce fruit (voyez Morbier).

CORMIER (Botanique'. — Nom vulgaire du Sorbier. CORMORAN (Zoologie), do l'italien eorro marino corbeau de mer. — Oiseau marin assez voisin des Pélicans et compris par Linné dans son grand genre Pelecamis; maisi|ui, pour tous les zoologistes, est devenu e type d'un genre spécial, le genre Cormoran {Ccirho de Meyor), tribu des f'élécanidês, famille des Tolipalmes, ordre des l'a/mipédes. Les oiseaux de ce genre ont, comme les pélicans, un espace nu autour de la base du bec, les narines ouvertes par une simple fente à peine visible ; leur bec, allongé, comprimé, est crochu à. 1 extrémité de la mandibule supérieure et trouqué au bout de la mandibule inférieure ; leur langue est petite et la peau de leur gorge, moins dilatable que chez les pélicans, n'en forme pas moins un réservoir où ces oiseaux conservent les poissons qu'ils viennent de pÈclier; leurs jambes sont emplumées et le doigt médian a son angle dentelé en scie. Ce qui caractérise particulièrement le genre, c'est la forme arrondie de la queue dont les pennes sont au nombre de quatorze.

L'espèce principale est le C. ordinaire (Pelecanus carbo, Lin ) nommé aussi Corbeau de mer on Corbeau timrm; c'est le Corbeau aquatique d'Aristote, le Plialacrncorax ou Corbeau chauve de Pline. C'est un oiseau de la taille d'une oie, avec un plumage brun noirâtre, la gorge et Ie< joues blanches chez le mâle, des marques blanches chez les deux sexes, vers le bout du bec et sur le devant du cou. Les cormorans, quoique assez bons voiliers, ne s'éloignent jamais beaucoup des rivages maritimes, où ils vivent en troupes fort nombreuses. Il n'est pas rare en France. Au printemps, chaque mâle se choisit une femelle et s'occupe avec elle de construire un nid à terre dans le creux des rochers ou sur les arbres : ce nid reçoit bientôt de deux à quatre œufs d'un blanc légèrement verdûtre, à surface rude, mesurant n"',«13 sur 0"\-ii. L'incubation dure trente jours et les petits n'ont qu à un an leur )iluninge définitif. Le cormoran est doux et tranquille; il se nourrit do poissons do mer et d'eau douce et recherche particulièrement les anguilles. Agile et rapide dans Icnu, il est lourd à. terre et y demeure parlois des heures sans bouger. Les coui» de feu et les coups de bftton ne les diViiicnt même pas à fuir, et on les :ib.çnnmie les uns à cnii ih x :imhvs. l'.n Chine, on prend des cormorans et on I.-. ruiplni.' |ic.ur pêcher; un anneau placé au bas du cou hs empêche d'avaler les poissons, et on les trouve dans la goige dilaUible. Deux autres espèces, le C. l'irqiij) ou /,„„jup {l>. erisliitiis, Olafsl et le h>etit Ciirmo'iin /'. qrnruhis. Cm.), liabilrnt aussi l'Europe ; le» ireiito et quelques autres espèci's du genre sont répandues dans li-s autres parties dn monde.

CORNAGIi (Art vétérinaire). — Bruit que certains solipfcdes font en respirant et qui ressemble à celui qu'on ferait en souillant dans une corne. C'est moins une maladie que lo sympiûnie d'une multitude d'états divers de l'animal ; ainsi, il peut être causé par di's maladies (les organes de la respiration, par des vices de conlbrnialiou des voien aérienne», par uuo névrose de ces parties; il

peut être niqu ou drrnnirjue, suivant qu'il accompagno une mal.Hlii' lê ml.' ou ancienue. Le cornage chroiiiquo est pn S' (il'' t' "l'iiii X incurable; aussi la loi du 20 mai 18:38 le classe |iui-ii.i |. - eus rédhibitoires, pour l'espèce du cheval, de l'aiie et du mulot, avec un délai de neuf jours. CORNALINE (Minéralogie), du grec korallion, corai\, ou du latin carneo/us, couleur de chair. — Variété de quartz agate remarquable par sa couleur rouge et sa diaphanéité. On estiuie en joaillerie les cornalines d'une belle teinte sanguinolente, unie, pour en faire des cachets, des bagues, des têtes d'épingle, de petites tigurincs en relief, etc. L'emploi des cornalines était très-répandu cliez les Grecs, d'où il passa chez les Romains. Aujourd'hui, c'est du Brésil que nous tirons les plus belles cornalines (voyez Agate).

CORNARD (Vétérinaire). — Cheval afiocté decornaye (voyez ce mot).

CORNARET ou Corxard (Botanique), Mm-ti/nia ûo: ^\■illdcno\v; ainsi nommé à cause de la corne qui surmonte le fruit de la plante. — Genre de plantes Dicoli/lédonées, de la famille des Pédalinées, dont toutes les espèces sont originaires d'Afiiquo ou d'Amérique. La seule espèce qui ofi're quoique intê'rêt est le C. spathacé (M. spathacea, Willdvv). ou Craniolaire , de Linné; il vit au Mexique où sa raciue grosse, charnue et blanche sert d'aliment aux habitants. Ils la dépouillent de son écorce et la servent cuite avec la viande de bœuf. Ils la font aussi conlire au sucre,

CORNE (Botanique). — Fruit du curnouUlcr (voyez Counouiller).

Cor.NE d'.\boxdance (Zoologie). — Espèce de mollusque acéphale du genre Spoiidijle.

Corne d'Ammon (Zoologie). — Coquille fossile (Voyez Ammo.mte).

Corne de cerf, de daim, ne chevreuil (Zoologie). — Voyez Bois.

Corne de cerf (Botanique). — Nom vulgaire de plusieurs plantes dont les feuilles sont divisées comme un bois de cerf.

Cor.NE DE CERF (Médecine). — En pharmode, on désigne sous ce nom le bois du Cerf commun [Cerius elaphiis). On en faisait autrefois un grand usage en médecine, et,quoiqu'on l'emploie encore aujourd'hui, cependant cette subsuuice osseuse ne jouit plus d'un aussi grand crédit. Bouillie dans l'eau, la râpure de corne de cerf cc;de son priiicip'^ c 'latineux et forme la base d'une bois-

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circoiislaiicus. L

de la distillation de la corne de

succès dans les inflam- Unis les diarrhées, les it l'ébullition, on a une • au moyen de laquelle I Usage dans les mêmes jusqu'au blanc le résidu rf, on obtient ce qu'on

appelle la carne de cerf calcinée en blanrheur ou pliosjihute de chaux en poudre, qu'on emploie dans la décoction lilanch". de Sqdenham. Il reste dans le ballon après cotte distillation un liquide rougeàtre, d'une odeur ammoniacale, forte et désagréable, connue sous le nom à' esprit de corne de cerf; on obtient aussi un sel concret et cristallisé, qu'on a iiommé sel volatil de cornedecerf: ces produits étaient recommandés autrefois comme anti-. spasmodiques,

CORNÉE (Analomiel, du mot corne.— L'une des membranes de l'irtl (voyez OEii.).

CORNKENNE (Géologie). ^ Roche amphiboliqne compacte, k grains coiiiplétenicnt invisibles, nommée aussi apkunite. On les distingue en cornéennes dures et cornêemies tendres : les |)rcmiêres rayent le verre ; les der- I nières, au contraire, se rayent au couteau. Leur ténacité, qui semble d'ailleurs un caractère des roches amphiholiques, est considérable. La cornéenne est par 1 son aspect et sa structure ce fju'est l'curite dans les roches l'cldspathiiiues ; elle se distingue de cette dernière en ce qu'elle fond en émail noir. Celte roche rentêrine toujours des iwrtioiis auxquelles l'aïuphibolc cristallisée donne l'aspect saccharoide ; elle conliunt toujours d(> la pyrite. Elle accompagne le plus souvent les gitcs métallifères. Lef.

CORNÉES ou CoRNACÉES (Botanique), du genre typo Co»'""', eornouiller. — Famille de plantes Dicitiilé.do- )»■■.•< ,l,,^!>ii»'i'''- <, classe des ihnhellinées. comprise au-

trci;,, ' ,, , , ;ilr lies i;;ipiifoliacêos. On y ii'ouve des

aiPri , u . I ,, anx à hi.isdur, raruiucnt des herbes. Leius Iciiiil.sr-oiii sim|iles, saiisstipule, presque toujours opposées. Leurs neurs sont hermaplirodites, disposées eu corymbe ou en capitule. Caractères : calice à K dents; co-

COR

COR

rolle de 4 pétales, à prénoi-aison valvairc et insérés au bord du calice; 4 étamiriesépiuynes; ovaire adhérent, infère à 2 ou 3 lo^es et couronné à son sommet par un disque ; le fruit est une drupe à 2 ou 3 noyaux contenant chacun une graine pendante. Les plantes de cette famille habitent les régions tempérées de l'hémisphère boréal, principalement VAmérique septentrionale. Plusieurs servent à l'ornement des jardins. Quelques cornouillers seulement fournissent des produits à la médecine et i l'économie domestique. Genres principaux : Cornouiller (Cornus, Tonrn.); Benihamia, Lindl.; Aucuba, Thunb. Quelque^ auteurs font des Cornées une tribu de la famille des Âjaliacées. G — s.

CORNEILLE (Zoologie). — Oiseau du genre Corbeau (voyez ce mot), vulgairement nommé aussi Corbine, Cornouaille, Carvant , souvent même Corbeau par erreur. Noire comme le corbeau, mais d'un quart plus petite que lui, la corneille {Corvus coroiie , Lin.) n'a guère que

Fig. 617. — Corneille

0",45 de longueur; sa queue est plus carrée, sou bec moins arqué; enfin, elle n'a pas les habitudes solitaires de cet oiseau. L'été, les corneilles habitent les bois où elles recherchent les arbres élevés, ot vivent dans le voisinage les unes des autres. L'hiver, elles se réunissent en grandes troupes, s'approchent des fermes pendant le jour pour quêter leur nourriture sur les champs fraichement remués, et retournent passer la nuit dans les bois. Au printemps, la femelle pond quatre à six oeufs d'un bleu vcrdàtre. Les autres habitudes de la corneille ressemblent beaucoup à celles du corbeau ; elle recherche surtout les noix, mais détruit beaucoup d'œufs d'insectes, de petits oiseaux et de débris d'animaux à demi putré; liés. On ne saurait manger la chair de la corneille aussi repoussante au goût qu'à l'odorat. On trouve cet oiseau dans tout l'hémisphère nord de notre globe ; il est extrêmement commun en Trance. On lui a, de tout temps, attribué les mêmes pronostics funestes que l'on attribue au corbeau.

On désigne encore sous le nom de Corneille ou Meuuih-e, lieclauite. Jacobine, le Corbeau mantrté ou Corneille mantelde [Corvus cornix, Lin.) [fig. 617). C'est un oiseau long de 0»,.S.S,la tête, la queue, les ailes, le bec, les pieds, les ongles noirs ; le dos, la poitrine, le ventre d'un gris cendré. Cette corneille change de demeure deux fois par an ; à la fin de l'automne, elle arrive en troupes qui se mClent aux freux et aux corbines. Elle se répand dans les champs à la recherche des grains germes et des insectes; au bord de la mer, elle se nourrit de coquillages et de débris de poissons rejetés par le» flots; dans les marais, de limaçons, de grenouilles, etc. En mars, les jacobines nous c|uiti(nt pour aller dans le nord habiter les boi» des huiics Mioni:ii;iics; h\, ollcs s'unissent par couple et s'isnl. ui puni' niilicr dans les bois. Leur ponte est de quatre à six uiul's d'un vert bleuâtre avec di's taches brunes. La corneille manteléo habite toute l'Europe.

(;on>Eii,i,E i)'É<;i.isK nu dk ci.ociipn. — Voyez CnoDC\s. i;01lNEH (Vétérinaire). — Se <lii duu ( li.ial qui fait (utciidre, en respirant, un bruii wrniilalil'' :'i cilui <iu ou fait en s<iulllant dans une corne (voy z Cohnai.h).

COIINKS Zoologic),du lutin co/HW,corue. — On donne \ulgnircuieiit ce nom à des prolongements eflilés vers leur extrémité libre, rigide» ou mous que ccrlninb ani-

maux portent en un ou plusieurs points de la surface de leur corps ; les cornes véritables des bœufs et des chèvres sont ainsi confondues avec les tentacules des colimaçons et les antennes des insectes. Mais les naturalistes en ont mieux défini le sens en le restreignant aux saillies formées ou revêtues d'une substance spéciale nommée matière cornée ou corne, que présentent sur leur tête un assez grand nombre d'animaux in.immifères; en dehors de cette grande classe, on ne trouve de cornes que chez quelques vertébrés des autres classes.

La matière cornée ou corne est une dépendance du tissu de l'épiderme et forme les poils, les plumes, les ongles et la matière extérieure des cornes. Elle parait composée de cellules épidermiques très-allongées jointes bout à bout pour constituer des espèces de fibres et entièrement desséchées. Cette substance est compacte, transparente, en lame mince, fibreuse ou lamellaire, brillante lorsqu'elle est sèche et bien polie; sa consistance est variable, molle et flexible; dans certains cas, elle devient, en séchant, dure et cassante. Sa couleur dépend de matières colorantes incorporées dans son tissu au moment où il se formait; mais lorsque la matière cornée est entièrement dépourvue de matière colorante, elle est par elle même d'un aspect blaiiihâlre. La matière cornée se trouve encore dans le Sabot, le Bec. les Ongles, les Ergots, les Griffes, etc. (voyez ces mois).

Chez les Mammifères, on trouve les cornes le plus habituellement sur le front, et les espèces qui sont pourvues de cornes frontales appartiennent toutes à l'oidre des liuminants, bien que, dans cet ordre, toutes les espèces n'en soient pas pourvues. Ces cornes sont presque toujoui-s au nombre de deux symétriquement placées de chaque côté de la ligne médiane. Quelques espèces d'antilopes (le Tehicarra de l'Inde, Antilope à quatre cornes) ont une double paire de cornes frontales. La disposition des cornes ayant servi de base au classement des genres de Ruminants, il suffit de rappeler leur groupement eu familles pour avoir une idée complète des dispositions générales des cornes chez ces animaux. Les genres Cliameau, Lama, Chevrotain renferment les espèces de Ruminants dépourvues de cornes. Les autres espèces, toutes pourvues de ces appendices, se partagent

Fis;. 619. - Téle de Clu-

Fig. 6'.9. - Til« <!' Gaiclla.

en trois grandes familles, les Cervidés, les Camélopardés et les Kénvcéres. — La première de ces familles, formée par le grand genre Cerf {Cervus, Lin.) comprend des animaux pourvus, non de véritables cornes, mais de ioi.v ; c'est à-dire que leur front est armé de prolongements osseux plus ou moins ramifiés, caducs et annuels. Pendant les premiers temps de leur développement ifiii du printemps), ils sont recouverts d'une peau volui' ncliement fournie de sang; lorsque le bois est entièn-iu.nt développé, cette peau se dessèche, meurt et se ileiaclie par lambeaux. Le bois mis à nu tombe aussi quelque temps après (fin de l'hiver), pour repousser l'année suivante. Les l'einelles sont privées de bois, eNccplé celle du renne, qui eu purle cunuao le ujàle (xiyiv Bois, Ci-iiK). — La famille lies (Vii//.'/.7i,/;7/r,v,beuui-ou|i|'l "S reslninte, ne reiilerme que la girafe, dont la tête porte deux pi.'tites cornes, qui ne tombent jamais, et qu'une peau velue recouvre constammeut. Le mâle et la femelle possèdent l'un et l'autre ces bois courts et persistants. — La famille des Kénocii-es (du grec kénos, vide, ei kéras, corne) comprend les ruminants pourvus de véritables cornes, les lUr.afs, les Moulons, les Chèvres, les A nlilopes {fi^. 648 et l'.'i'J.) Chacune de ces cornes est constituée par une saillie de l'os frontal, do forme conique, droite ou contournée, souvent fort longue et renfermant intérieurement, chez les birufs, les moutons et les chèvres, de vastes cellules ossiMi-i s qui c.Mumuniquent avec lo sinus frontal du côlù correspouduul. Chci les antilopes {fig. 611»), co

COR

COR

noyau est plein. Ce noyau osseuK est engaîné dans un étui corné, croissant incessamment autour de sa base pour obvier à l'usure que lui fait incessamment subir le frottement des corps extérieurs. Ces cornes ne sont que bien rarement ramifiées, comme dans V Antilope furcifére, mais elles atteignent parfois une longueur égale ou supérieure à la hauteur de l'animai.

En dehors des Ruminants, on trouve, parmi les autres Mammiftrcs, les espèces du genre P.hùwréros, qui portent sur le nez une ou deux cornes entièrement formées de matière cornée et qui semblent composées de poils agglutinés.

Chez les Oiseaux, on trouve une corne unique et médiane sur le haut de la IHe du kamichi et deux cornes Symétriques sur celle du tragopan satyre. L'épiderme ériilleux des reptiles se prête facilement à former des saillies cornées qui s'observent sur le dos, autour du ou ou sur la tète ; le serpent cornu ou céraste semble ainsi porter au-dessus de chaque œil une petite corne. Tous ces appendices, chez les oiseaux et chez les reptiles, sont entièrement cornés et ne dépendent que de la peau.

En domesticité, l'homme peut créer, dans les espèces de Ruminants pourvues de cornes, des variétés sans cornes. Dans l'espèce bovine, ces variétés, moins dangereuses, paraissent, à beaucoup d'agriculteurs, donner soit plus de lait, soit plus de travail que les variétés qui ont conservé leurs coi'ues. Ad. F.

Cornes (Anatomie). — On donne le nom de cornes, en anatomie, à certaines saillies des organes et particulièrement des os, dont la forme rappelle plus ou moins celle des cornes. On nomme ainsi les cornes de l'os hyoïde, les cornes de l'os sacrum, etc. On nomme cornes d'Atnmon ou pieds d" hippocampe deux prolongements de la substance du cerveau, naissant l'un à droite, l'autre à gauche de la parlie postérieure du corps calleux. C'est à leur forme seulement qu'est due cette dénomination.

CoBNES (Cataruhe des) (Art vétérinaire). — Inflammation de la membrane muqueuse des sinus frontaux, qui donne lieu à une sécrétion abondante de mucosité. Les symptômes sont ceux du coryza, avec chaleur des cornes et douleur quand on les touche. Quelquefois il se forme un foyer purulent à la base de la corne, qu'il faut alors trépaner pour donner issue au pus (voyez Tiiépan). Cette maladie a été observée dans le département de la Charente et en Suisse avec le caractère épizootique.

CORNET AconsTiQi'E (Médecine). — Instrument en forme de conque destiné a<ix pei'sonnes aflectées de surdité incomplète ; il est en général conique, très-évasé à sa base pour rassembler les ondes sonores, terminé par un conduit étniit, qu'on introduit dans le canal auditif externe. La petite ouverture étant placée dans l'oreille, les rayons ou ondes sonores qui ont pénétré dans l'instrument par sa large ouverture veut frapper ses parois, sont réfléchis et arrivent ainsi en plus grand nombre dans l'intérieur du conduit auditif; de plus, les parois du cornet acoustique, ébranlées par les vibrations de l'air, renforcent encore les sons du dehors, qui sont transmis avec plus d'intensité à la monihrane du tympan et i l'oreille interne. Les meilleurs cornets acousti(iues ont de 0'",I5 à ()'",'2() de longueur; les petites conques auditives adaptées au pavillon de l'oreille plaisent plus par leur petit volume, mais ne produisent que peu dcffet.

ConNETS (Anatomie). — Os contournés en liunrs minces que l'on trouve au cùté externe de chacune des fosses nasales chez l'homme et les mammifères; ils ont pour but d'éiendre la surface de la membrane pituitaire; les uns font partie de l'os ethnioide ; les autres, inférieurs aux premiers, sont de petits os libres.

Cornets (Botanique). — On nomme ainsi certains prolongements des enveloppes florales des plantes. De la même nature que les éperons dont ils w. diffèrent que par la forme. Les cinq appendices qui sont attachés à la corolle des Asclepius sont des covncis. Pour les oi'gancs qui sont roulés en cornets, on emploie la qualilieation ae (Kcullifnrmi; (voyez ce mot).

CORNICHON (liotanique et Économie domestique) , nom dérivé de corne. — Une v;iriété du Concnmhrc rnliivé, connue sous le nom de Concombre verl-prlil, donne de petits fruits qui, confits avant leur maturité', devii'nnent un a-.sui MiiiMinnil rstiiin', et que l'on niminir rm-nic/lolis.On |.!.i.Hi ,11- M|iirl.|iicriii, coinnic loiuicluMi, lesfruits du ' o/rvj r ■,//,:, „..-„., l,in.},:Mi-

qucl son fiuii allun;;.; .1 lleMicux a valu son soni sprcifique. Le ('oncnmbre verl-jiclil o corniclions se sème en avril et mai, tantôt en place, tantôt sur couche , mais

alors on le repique sous châssis et sur couche, et, au commencement de juin, on le lève en motte pour le mettre en pleine terre. La récolte se fait en août. Pour confire, on choisit les cornichons les plus égaux en grosseur, on les essuie avec un linge rude et on les laisse deux jours dans un lieu frais après les avoir saupoudrés de sel; puis on lave à l'eau fraîche, on égoutte et on les met dans des pots de verre ou de grès, avec un peu d'estragon, de clous de girofle, de poivre long, de muscade concassée et de petits oignons. Ou verse tiède pardessus du vinaigre bouilli, et quand le vinaigre est froid, on couvre avec liège et parchemin, et l'on conserve au sec. On trouve trop souvent dans le commerce des cornichons que l'on a verdis en ajoutant au vinaigre un peu de sel de cuivre. Pour déceler cette sophistication dangereuse on n'a qu'à plonger dans un des cornichons suspects une a guille d'acier; s'il y a eu addition d'un sel de cuivre, l'aiguille au bout d'une dizaine de minutes, sera couverte d'un dépôt de cuivre rouge.

CORNOUILLER (Botanique), Cornus, Tonrn., du latin cornu, corne, allusion à la dureté de son bois. — Genre de plantes Dicotylédones qui sert de type à la famille des Cornées. Il comprend des arbres et des arbrisseaux qui habitent les régions tempérées de l'hémisphère boréal, principalement de l'Amérique septentrionale. L'espèce la plus importante et la plus connue est le C. mCde

(C. mas. Lin.; C. mascula, L'Hérit.); ce nom est très-ancien et peut induire en erreur, car le cornouiller est hermaphrodite; mais les anciens, dans un même genre, nommaient plantes mâles celles dont les produits étaient utilisés, et plantes femelles celles qui étaient considérées comme inutiles. Le C. mâle est un arbrisseau qui peut s'élever à C ou 8 mètres; ses feuilles sont entières, ovales, un peu velues. Ses fleurs, jaunes et disposées en ombelle, s'épanouissent dès le mois de février, c'est-à-dire avant l'apparition des feuilles. Son fruit c>t oblong, rouge ou rougeâtre et ;\ peu près de la grosseur d'une cerise. On distingue plusieurs variétés de cet arbrisseau. Elles durèrent par la couleur du fruit et la panachure des feuilles. Le cornouiller n'est pas cultivé dans nos bois ; il s'y produit spontanément et préfère les sols argilo-siliceux et argilo calcaires. Il est répandu dans la plus grande partie do l'Europe. Une origine illustre et f;ibuleuse a été attribuée à cet arbrisseau par les anciens. On racontait que Romnius lança sur le mont l'al.niii smi javelot, qui prit racine, produisit des branclu s, cir, innllcs et devint un cornouiller. C'est ainsi que \v mlii' >\f ri arbre a |.iis iiaissaiirr .■]„■/, Ir. Homains. l.r Imis , i-.

nOllilIn- rsl un.TvMMir,. |Mvriru-.r |,,,rM.n CXCrs^uc ,|i|. reté; il .■-! ellIlllHM', .Irpuls 1,^ lrlM|.. 1rs plus ITrn'rs,

;\ la fabrication li.'s laj.msde murs, ,1, s c. lirions dcchelle, des coins, des chevilles et, v\) l^u. r.il, il. s (ilij.'t.s qui réclament une grande solidité, (lin in- il.' Siins dit du cnrnnuiller : ii Son bois est ferme et suliJe comme ( (Miir ilr InHe, d'oij il tire son nom. u O bois est blanc, iiuaiii/ii' louge, et susceptible d'un beau poli. Les fruits, iiuon iiouune cornes, rornaitilles, ont une saveur assez acerbe. Us ne sont mangeables que lorsqu'ils sont arrivés a maturité. Oales fait alors conliro dans du sucre ou dans

COR

COR

du sel. L'amande donne une huile par expression. L'écorce passe pour un bon fébrifuge. Le C. sanguin (C. sanguineo,hiiu) se distingue principalement du précédent par ses rameaux rouges, ses fleurs blanches et ses fruits noirs. Sa graine fouruit une huile employée pour l'éclairage et pour la fabrication du savon. Il est également indigène et très-commun aux environs de Paris. Plusieurs espèces exotiques produisent un joli effet par leurs rameaux souvent vi\ enient colorés et par leur feuillage élégant ; aussi les emploie t-on à décorer les massifs des jardins d'agrément et des parcs. Quatorze espèces environ sont cultivées ainsi. Caract. du genre : caUce à 4 dents; 4 pétales; i étamines; ovaire adhéreut à 2 ou 3 loges; fruit drupacé en forme de baie. G — s.

COROLLAIRE (Rotanique). — • Se dit des parties qui dépendent de la corolle.

COROLLAIRES (Cirrhes) (Botanique). — De Candolle a nommé ainsi des pétales changés en appendices qui ressemblent à des vrilles, comme dans le genre Slrophanthiis, de Cand. (.\pocynées).

COROLLE (Botanique)," du latin corolla, petite couronne, guirlande, diminutif de corona, couronne. — La corolle est la seconde enveloppe florale, intérieure au calice, extérieure aux étamines et au pistil. Elle se compose de folioles qui habituellement alternent avec celles du calice, et que l'on nomme pétales.

Comme les sépales, les pétales ont une constitution anatomique analogue à celle des feuilles ; on y trouve des nervures, un parenchyme mince, mais dépourvu de chlorophylle, et un épiderme sous lequel est une couche celluleuse gorgée d'un liquide diversement coloré. Quelquefois l'épiderme de la face externe porte encore des stomates ; à la face interne, ils manquent presque toujours. Très-rarement le pétale est coloré en vert, et il en résulte que la corolle est une des parties qui respirent toujours par absorption d'oxygène et jamais par absorption d'acide carbonique.

La forme habituelle des pétales est celle d'une lame élargie à son sommet et plus ou moins rétrécie à sa base en une languette par laquelle le pétale fait son insertion. La partie étalée est le limbe, et le pédicule rétréci se nomme onglet ; il est parfois fort court et peut à peine être distingué; on dit alors que le pétale est sessile. Sa configuration très-variable s'exprime d'ailleurs par des épitbètes dont la signification n'a pas besoin d'être définie : pétale linéaire, en cœur, sagitté, hasié, nai:ic>ilaire, orlticulaire, etc.

Un grand nombre de fleurs de Dicotylédonées comptent, à leur corolle, 5 pétales, mais ce nombre peut se modifier soit par multiphcutiùn, soit par dédoublement, soit par réduction dans le nombre ou avortement des parties.

La modification par adhérence des parties a pour résultat de partager les diverses formes de corolles en deux groupes très-distincts, suivant que les pétales sont soudés entre eux ou restent libres.

On appelle corolle monopétale ou gamopétale, une corolle dont les pétales sont soudés en une seule pièce. Le bord libre témoigne dans ce cas, par ses dentelures, du nombre primitif des pétales ; la corolle, resserrée à sa

BJ

npliyU... ,1c r.rillc( (1).

base et «ouverit (îlarKio et étalée dans sa partie divisée, comprend alors un Inlie, un limbe, et 4 leur jonction un cercle parfoi» rétréci qu'on nomme la gorge. On appelle corolle poli/pélate ou dinhjpélale, colle dont les pétales

(I) r.orolln cnrjrriphiHér lic l'n'illi-l. — A, In finir niniilnut ion rnlicfl fT)onniif>palc tubiituiix muni li'uH ralirulr ù sa buic,ct tauroUc à i |i«ule>* — 11, uo dci f->lalci iiulii.

sont libres les uns des autres. Dans chacune de ces formes de corolles, il y a lieu de distinguer encore des corolles régulières ou irrégulières. La corolle monopéiale ou polypétale est régulière lorsque toutes ses parties sont symétriqnemeut disposées autour de l'axe liciif de la fleur; elle est irrégulière lorsqu'au contraire cette symétrie n'existe plus, et la fleur eu ce cas ne peut plus se partager que d'une seule manière en deux moitiés pareilles.

Outre ces distinctions générales, les formes si variées des corolles ont été décrites avec soin pour l'étude des espèces, et les plus remarquables ont reçu des dénominations particulières qu'il est iudispen.sable de connaître.

Parmi les corolles polypétales régulières, on a distingué les formes suivantes : — 1» Corolle rosacée. — h pétales, sans onglet distinct, ouverts, arrondis et concaves : les Rosacées, rosier, pêcher, poirier, etc. — 2' Corolle caryophyllée. — 5 pétales, munis d'un onglet bien développé et d'un limbe réfléchi à angle droit sur l'onglet : les Caryophyllées, œillets, lychnides, etc. — b° Corolle cruciforme ou crucifère. 4 pétales ég.v lement ou inégalement développés , mais opposés deux à deux en forme de croix : les Crucifè- )'es, giroflée, chou, moutarde, etc.

Parmi les corolles polypétales irrégulières, il faut citer les suivantes : — 1° Corolle papilionacée. — 5pétales, dont un pinsgrandsurmontela fleur et se redresse au-dessus d'elle, on le nomme Vétendard ; dcu x autres, placés au-dessous et souvent unis entre eux, entourent les étamines et le pistil, et forment autour d'eux une sorte d'avant de nacelle qui leur a valu le nom de ciirèue ; enfin entre l'étendard et la carène, sur les cotés de celte dernière partie, se voient deux autres plus exiorncs, et qu'on nomme les ailes : les Légumineuses papUionacées, pois, haricot, trèfle, luzerne, robinier faux acacia. — 2° Les autres corolles polypétales irrégulières comme celles de la Pensée [Viola tricolor), de la Violette {Viola odorata) {Violariées), des Aconits {.iconitum], du Piedd'alouette {Delpliinium consolida) {Henonculacées),(lc la Balsamine {Impatiens balsamina) {Balsaminées) , de la Capucine {Tropœolum majus) [Tropéolées), ont été désignées souvent sous le nom général de corolles anomales.

Parmi les corolles monopétales i-égulières, nous citerons les formes suivantes : — 1° Corolle tubulée ou («-

Fig. 652. Coup.

Vij. KiS {Vi.

bitliuie. — Tube long cylindrique, continué pour ainsi dire par le limbe qui est peu étendu. Exemple : plusieurs Hrin/ères {lù'ica) {Hriiyères ou Kricacées), la Grande Cnnsonde {Sipnptiytton officinale) {Borragiiiées), beaucoup de plantes composées. — 2° Cor.ille campamtlée ou en cloche. — Tube assez large, arrondi à la base et doucement évasé jusqu'au limbe : les Campaniilacées , la Campanule rai]ionre (Campiiitula rapuuculus), etc., connue» sons le nom de clocliettes, — 3° Corolle urcéolée ou m r/reliit. — Tube renflé à son milieu, rétréci fi labase et à lag"rge ; limbe presque nul :cert,aiiics espèces de liruyères (lig. 1)54) {Erica), certaines Airelles {Vaccinium) {Eri-

({) c, colite. — c, clciidnril. — a, une ilca ailos. — ca, muilié «le la carène. — /, étamines. — o, ovaire ouvert avec ses ovules. — i, htiymatc.

(2) l'Ieur (le la cronilc consunilo. — c, calice — (, lulic ilc la corolle. - ;, limbe do la corolle. — s, sligmale ou eulremilo du pistil.

(:i) l'Icur de la bourrache. — c,r,c. corolle divisée en cinq lohet rotacùs. — r, rciilis fiiisant saillie à l'eutréc du tube,, et oppuact mx lubct de la corolle.

COR

COR

cacées). — i" Corolle infundiijuliforme ou en entonnoir. — Tube de moyenne longueur surmonté d'un limbe évasé en entonnoir : le Tabac {Nicoliona Tabacvm), certaines plantes de la famille des Compoiiées, comme V Artichaut (Cynara scoli/mus), les Chardons {Carduus^Hc). — h' Corolle hypocrniériforme ou en soucoupe. — Limbe plane comme une soucoupe très-évasée, surmontant un tulie droit à peu près cylindrique et de moyenne longueur : \e Jasmin Justiiinmn officinale (.la-minées), le Lilas{Si/ringa vulgaris) l,Ole'i)iées), les Primevères {Primula) PriiHutace'es). — 6° Corolle rotacée ou en roue. — Tube court et cylindrique ; limbe étalant ses divisions comme les rayons d'une roue : le Myosotis ne^ioubtiezpas {Myosotis palustris) (Borragineci), la Bourrache [Borrayo officmalis] (idem), et la plupart des Sulanees. — 7° Corolle éloilee. — Tube très-court; divisions du limbe étalées, aiguës et allongées : le Caille-lait (Galivm verum) iRubiacées), le Gratieron [Galium aparine) (idem), le Caféier (Coffea arabica) (idem). — Quelques auteurs emploient en outre les mots de corolle digitaliforme, en forme de dé à coudre ou de bout de doigt de gant, pour celle de la digitale pourprée, Digitalif purpurca [Scrofulariées), et quelques autres semblables; — calathi forme, en forme de bol, hémisphérique et renflée ; — cyalhifonne, en forme de verre à pied, concave et en com' renvorsé : — sciitellée, en forme d'écuelle, étalée et l-.- r- m- i i r ncave.

Enfin, parmi les corolles «/■• ■ /» -■ s /rre'gulières, OU distingue : — 1° Corolle liiju/rr. — Xulic fendu d'un côté à une certaine hauteur et rejeté en tout ou en partie d'un seul coté en forme de languette dentelée à son bord supérieur : le Pissenlit ITaruxacum dens-leonii)., les Scorsonères [Scorsonera], et en général les composées chicorace'es. — 2° Corolle labiée. — Divisions de la corolle disposée de manière à former deux lobes opposés que l'on a comparés à deux lèvres écartées ; le lobe ou lèvre supérieure présente habituellement deus dentelures qui indiquent deux pétales, mais l'iaférieure en montre trois. Le calice dans ce cas est ordinairement labié, mais sa lèvre supérieure est au contraire formée de .3 sépales, et l'inférieure de deux seulement. Dans quelques corolles

labiées, la lèvre supérieure est nulle en apparence (la Germnndrce-Teucrium), tant elle est pou développée par rapport à l'inférieure. Exemples : les plantes de la famille des Labiées, les Menthes (Mentha), les Sauges {Salvia], les Lamiers {Lamivm), etc. — 3° Corolle pcrsonée ou eu masque. — Limbe bilabié comme dans la forme précé-

(1) c, calice. — f, tube de la corolle. — l, limbe de la corolle.

(2) Coupe verticale de la fleur. — ca, calice. — co, corolle. — o, OTOire. — cl, s|y|e. sq, sliumale. — <", les ctnmhics didjoamc», ccllci de l'autre cdle «ont enlevées. — an, les an- Iberea.

dente, mais les deux lèvres sont rapproclxîes et un renflement de l'inférieure vient clore la gorge de la corolle et lui donner l'aspect d'un museau fermé : le Muflier commun (Aniirrhinum majus) {Scrofulariées], la Linaire [Linaria vulgaris) (idem).

La durée de la corolle est en général moins longue que celle du calice. Quelquefois elle tombe au moment de l'épanouissement; quand elle persiste après la floraison, elle est toujours flétrie, marcescente ; la corolle monopétale tombe toujours d'une seule pièce (voyez Flelb).

CORONAL (.\natomie), du latin corona, couronne.

— iNom donné par certains anatomistes à l'os frontal (voyez Frontal, Crâne).

COHOiMLLE (Botanique), Coronilla, Neck., du latin corona, couronne, les fleurs de ces plantes sont disposées en couronne. — Genre de plantes do la famille des Papilionacées, tribu des Hédysarées, dont les espèces sont la plupart des herbes et des sous-arbrisseaux. Leurs feuilles sont pennées avec impaire. Une des plus jolies coronilles est la C. des Jardins (C. emerus, Lin., du grec emeros, pur, agréable), qui s'élève souvent à plus d'un mètre. Ses fleurs sont jaunes, l'étendard rouge vers le niiheu ; elles tournent au vert en séchant. Cette plante croit spontanément dans l'Europe méridionale. On la nomme quelquefois vulgairement faux bagueuaudier, séné bâtard, securidaca des jardiniers, etc. Deux autres espèces croissent aux environs de Paris, l'une à fleurs panachées de blanc et de lilas (C. varia, Lin.), l'autre à fleurs jaunes (C. mitdma, de Cand.). Caract. du génie : les '.! dents supérieures du calice presque soudées; pétales à onglets de la longueur du calice ; carène aiguë, gousse allongée, grêle, formée d'articles séparés par une cloison et renfermant chaciui une graine. G — s.

COROSSOL, CoRossoLtER (Botanique). — Le fruit de YAnona miiricalo. Lin., porte le nom vulgaire de corossol ; ce qui a valu parfois à cet arbre le nom de corossolier (voyez Asone).

CORPS (Histoire naturelle), du latin corpus, corps.

— Les naturalistes ne considèrent parmi les corps que les êtres créé'i qu'ils observent naturellement à la surface du globe ou dans les couches de son écorce accessibles à l'observation. Ainsi, délimité l'ensemble des corps est partagé par les naturalistes en deux règnes : t" le Règne inorganique ou des corps bruts ou règne minéral ; 2° le Règne organique oa des coips vivants, coeoprenàat deux sous-règnes, souvent nommés simplement régnes, les véi/étaux et les animaux. Beaucoup de naturalistes, se refusant à confondre l'homme avec les animaux, sont portés à créer parmi les corps vivants un troisième sousrt'gne, le sou.s-règne ou règne huniain (voyez Homme).

(;or.rs (Anatoraie). — On nomme souvcut corps l'ensemble des organes d'un animal, l'individu tout entier ; d'autres fois, par opposition aux membres, on nomme corps la partie centrale où sont contenus les organes essentiels ; les anatomistes, dans ce cas, préfèrent le mot tronc, au moins quand il s'agit des animaux vertébrés.

— Ou donne aussi le nom de corps à la partie centrale des os, et à certains organes tels que le corps calleux dans le cerveau des mammifères, le corps vitré dans l'œil, etc.

(.onps ÉTBANGEBS ( Pathologio). — On appelle ainsi tous les corps qui ont été introduits accidentellement (hins uds organes, ceux qui s'y sont développés sans en faire partie naturellement, ou qui, détachés par une cause ((uulcuiique de quelqu'un de nos organes, cessent de faire partie de nous ; enfin ceux qui, placés à la surface de la peau, peuvent occasionner des accidents par leur |)réâence. Dans la première classe on trouve tous les corps étrangers introduits par les voies naturelles, les fosses nasales, les oreilles, la bouche, l'anus, etc., et ceux qui ont pénétré violemment dans nos tissus, comme une balle lancée par une arme à feu, des aiguilles, des fragments de bois, do fer ; des lames d'épée, de canif, brisées contre des os, etc. La seconde catégorie renferme les calculs {royez ce mot), les vers intestinaux ou autres, les concrétions cartilagineuses des articulations, les esquilles d'os fracturés, les séquestres d'os nécrosés (voyez Nécrose), etc. La troisième classe comprend, les anneaux de métal, d'ivoire ou de bois, ou simplement des ligatures faites sur les doigts, sur les membres, autour du col, etc. La première indication A remplir dans les cas de corps étrangers, c'est de les extraire et d'en débarrasser le malade, si cela est possible, ensuite de calmer les accidents qu'ils occasionnent et do remédier aux maladies, qu'ils entretiennent ou déterminent.

CoRi's. — Nom généralement attribué par la science à

COR

COR

toute portion limitrc de la niatifeie. Eu astronomie, les cor/is cé/estes sont les étoiles, les planètes, etc.

En pliysiqne, les corps sont divisés en solides, tels que les pierres, les métaux, les bois...; en /iV/«!(/e.?, tels que l'eau, l'alcool, le mercure...; en gazeux, tels que l'air, la vapeur d'eau... Ces trois étals, par lesquels peut passer successivement un même corps, ainsi que l'eau nous en offre chaque jour un exemple, dépendent du mode de groupement des particules matérielles dont chacun d'eux est composé, et principalement de l'énergie de la chaleur.

En chimie, on divise les corps en corps simples et corps composés. Les premiers sont les éléments qui, en s'unissant entre eux de mille manières, constituent les seconds. Les corps composés peuvent donc être décomposés en leurs éléments constituants; la chimie n'est pas encore parvenue à opérer une semblable décomposition sur les corps simples, d'où leur vient leur nom. Cette simplicité, toutefois, n'est que relative au dRgré de puissance actuel de la chimie sans que nous puissions affirmer d'une manière absolue qu'il existe sur notre globe soixante-cinq espèces de matières simples, élémentaires, comme nous admettons en chimie soixante-cinq corps simples.

Les corps composés sont innombrables, et chaque jour leur liste s'accroît de nouveaux noms; nous ne pouvons donc songer ici à en donner le tableau, mais à l'article NoMENCLATLRE uous ferons connaître les règles qui président à la formation des noms d'un grmd nombre d'entre eux (voyez Nomenclature, Proportions chimiques).

Table alphab^lîque ilcB corp» &iiii|>los.

Allimiuium.

• Cuivre.

• Nickel.

• Soufre.

Antimoine.

nidyrae.

Niobium.

■• Stroutiu

Arijeut.

ErbiuDl.

• Or.

Tantale

Arseuic.

' Élain.

Osmium,

Tellure

Azote.

♦ l'er.

• Oxygène.

Terbiun

Baryum.

• Fluor.

Palladium.

Thalliui

Bismuth.

Glucinium.

Pèlopium.

Thoriiiu

Dore.

' Hydrogène.

• Phosphore.

Titane.

Brome.

llménium.

• Plaliue.

Tun;;sle

Cadmium.

• Iode.

" Plomb.

liauiun

Caesium.

Iiidium.

* PotaS:.ium.

Vanailiu

Calcium.

Lantliane.

Ithodi

Ytlrium

Carboue.

Lithium.

Rubidium.

• Zinc.

Cérium.

• .Magnésium

Ruthénium.

Ziiconiu

Chlore.

* Sélénium.

Chrome.

' Mercure.

' Silicium.

Cobalt.

* Molybdène.

' Sodium.

Ces soixante-cinq corps simples sont loin d'avoir le même degré d'importance; quelques-uns sont à peine connus, d'autres n'ont qu'un intérêt scientifique. Kous avons marqué d'un * ceux d'entre eux dont nous nous occuperons ;lvcc quibincs di't^iils, soit pour eux-mêmes, soit pour I' - c iiii|i ' iImiiI il.^ font partie.

COlun SI ,1 l.l ,s , iMn -i<|u,).— Diminutif de corps. Parcelles u.\ci-.sMvi'Miriii iiMurs (il' matière brute ou organisée. Les corpuscules de matière organisée ne sont, trèssouvent, que des germes ou sporulcs de végétaux inférieurs. Un nombre immense di^ ces corpuscules organisés flottent dans l'atmosphère; on peut les rendre visibles en faisant pénétrer dans une chambre obscure un rayon de soleil. C'est à eux que sont dus les organismes inférieurs qui paraissent se développer spontanément (voyez GÉNiiRA- TIONS si'Ontam;es).

COHHÈÏli ou Couette (Botanique). — Voyez Coii-

CriDKE.

COliUOSIF (Matière médicale), du latin corroilere, ronger. — On appelle ainsi des substances qui, mises en contact avec les li su, si\unls, 1rs di'siiri;:uiisi ut |irii :"i peu; ils agissent à la uLuieic <|.s r ausiii|iir,, mais a\iimoins de prompt 11 uili II il'MniLir : i.ii piiil lanun- dans lu classe des substances C"irusives les acides niiiierau\; le» alcali», comme la potasse, la soude ; le sublimé corrosif (bichlorure de mercure); mais à la condition que CCS diverses substances ne seront pas à un grand d(!gié do concentration ou do saturation, car alors elles rentreraient dans la classe des causlii/uef (voyez Caustique).

COItHUI-'l ION. — Voyez l'uTiiiii'ACTioN.

(;OIIS (Zoologie). — Hainillcations du bois des cerfs (voyez CiLBy).

COItSAC (Zoolugie). — Le Coraac on Pelit reiinul jaune {Cunis corsac. Cm), décrit par nulfon sous le nom d'Adive, est une ebpèco du sous-getirc lleniird, de Cuvier (voyez llKMAnn).

COItSELET ou CuiicKi.KT (Zoologie), djniinutir du mot ror/is. — On nommait aiiiHJ une partie assuz mal délliiie du thorax des iiiscctct, vl qui variait suloii la conlormu-

tion des espèces. Ce mot est à peu près tombé en désuétude, excepté dans certains groupes comme les insectes coléoptères, orthoptères et beaucoup de genres d Hémiptères (voyez Thorax, Insectes).

CORSET (Hygiène).— Cette partie du vêtement des femmes, qui enveloppe et serre exactement la base de la poitrine et une portion de l'abdomen, se compose en général d'un morceau d'une étoffe inextensible, taillée de manière à suivre exactement toutes les ondulations du torse; en avant, il est armé dans toute sa hauteur d'une plaque d'acier d'une largeur de 0",0.3 environ, et assez épaisse pour être très-peu flexible; en arrière, il est ouvert et porte sur chacun de ses bords une rangée d'ceillets destinés à recevoir un lacet au moyen duquel on peut le serrer à volonté. En général, les femmes sont portées à désirer que le corset serre très-exactement la taille, surtout chez les jeunes personnes, pour produire chez elles cette espèce de complément de leur éducation physique, qu'on appelle communément faire In lai/ le. Il y a \h une source de dangers dont on méconnaît trop la réalité. 11 faut songer cependant que cette pression agit sur la base même de la poitrine, et tend à déformer cette cavité qni naturellemeni a la forme d'un cône dont la base est en bas. L'endroit où le corset exerce la compression la plus énergique, est précisément la partie la plus large où sont logés l'estomac, le coeur et la plus vaste portion des poumons. Si cette pression réussit ;\ modeler la taille autrement que ne l'eût fait la nature abandonnée à elle-même, c'est en donnant à la poitrine une forme cylindrique ; les côtes inférieures chevauchent les unes sur les autres, et il en résulte à l'intérieur des troubles inévitables dans les organes essentiels de la digestion, de la respiration et de la circulation. Cette dangereuse pr.atique ne produit même p.as le résultat qu'on a l'imprudence de s'en promettre. Chez les jetmes personnes dont la taille eût été jolie naturellement, elle ne fait qu'altérer la santé et compromettre les formes sur lesquelles on agit ainsi; si, au contraire, on opère sur une jeune fille dont la taille n'est pas destinée à être belle, on ne peut la modifier que par une violence fatale à la santé, sans laquelle il n'y a pas de beauté pour les femmes. Les muscles et les chairs se flétrissent et perdent leur ressort; le corps comprimé sans cesse dans l'étreinte du corset perd cette élégance de forme, à la fois souple et vigoureuse, qui est le principal charme de la taille des femmes. Mais c'est à l'intérieur que se produisent les désordres les plus graves; le corset entrave la dilatation des poumons dans la respiration et nuit à leur développement ; de là une respiration courte et incomplète, des suffocations, des crachements de sang, une toux habituelle, quelquefois la phthisie, les anévrismes du coein-, et même l'apoplexie. En même temps, les digestions deviennent pénibles et le trouble de l'esioniac se traduit inévitablement par une altération du visa;;e, et surtout de la l'i aiilieur (lu teint. La gêne de la rirculation pirdis|Mi-.e m nutrc aux engort;iiii. iiis ,i,s \ iseèros, partiiailinriiiriil ilii foie, aux nialadirs dr l'eiMiuac, des intestm.s. Lli.ibilude de p.ui.'r d.'s corsets sei i. s prépare aux temuies des t:i" diiiiriles et cunipiomet leur avenir de mères en u,. h.m . i insqu'au développement des enfants qu'elles aiiiiiiii ,1 |init.er.

En signalant ces résultats trop fréquents de l'usage des corsets serrés, nous ne voudrions pas cependant l'aire penser qu'il faille les supprimer. Ils peuTent utilement soutenir la taille et maintenir le tronc dans une rectitude convenable; mais il faut avoir soin de veiller i\ ce que le corset laisse toute liberté aux mouvements ; il diiii seulement diminuer ou dissimuler dans une juste iiii suie le volume du ventre lorsqu'il acquiert un trop };i and di'veliippenient ; il no doit point exercer une compri len -u MS'iiîilIe de r-èiier l'action des muscles, ni ei llr dr, M ,ri, d.' l.l | .. , i ir i i ie ct do l'abdomen. Tout

eiri I 1 n'ii II' I' nmlii | es conditions est profondé-

iiieiii iiin iiili , 'I I li\ I iirdnii eii [iroscrire sévèreuicut l'n i" "si 1,1 I' m I 11 le |iri (,. Clin, erve sa santé, c'est

lILlI ■' I I. :r . d' ...li.:rr|r| 1 l rr a IIIIO VigUOUr tOUtO

|iai II. idi. Il lie r .n-iiiniinn. M, le ilocteur Bouvier a publié, en KSôa, des Éliulcs hislorii/itcs et médicales sur l'usaye des corsets ; il jieut Être utile de les constdter.

Corset (Chirurgie^ — On a donné le nom de corsets ù des esjjèces do bandages qui ombrassent la plus grande ptu'tie du tronc : ainsi on fait des corsets orthopédiques, qui ont pour objet do corriger ou do prévenir les déviations de la taille; c'est il la sagacité du chirurgien i\ faire confoclionnor ces corsets suivant la nature et le degré de la dillormilé, et le but qu'il s'agit d'atteindre.

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