L'Embryon tué hors de la graine
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rfca, Forst. — 1' Les Cuscutées. Caractères : herbes parasites; embryon sans cotylédons. Genre principal : Cuscuie tfiuscvia, Tourn.). — Consultez : Monographie: Choisy, Convolv. oriental [Mém. soc. lihijs. et d'hist. natur. de Genève, vol. VI, 1834). G —s.
CONVOLVULUS (Botanique), de convolvere, entourer, — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales, type de la famille des Co«i'û/i,'«/«cee^ , connue généralemenfsous le nom de Liseron (voyez Liseron). La tige grêle de plusieurs des plantes de ce genre s'enroule autour des corps qui l'entourent.
CONVULSION (Médecine), du latin convel/cre, convulsum, secouer. — Mouvements irréguliers, brusques, involontaires, déterminés par des contractions instantanées, tumultueuses d'un ou de plusieurs des muscles ordinairement soumis à l'empire de la volonté. On avait autrefois confondu avec eux, sous le nom de convulsions, les mouvements involontaires qui appartiennent à la coutractilité organique, qu'ils soient appréciables ou non; il est plus rationnel de réserver à ce dernier ordre de mouvements le nom de spasmes (voyez ce mot). Parmi les convulsions que l'on peut observer dans les diverses maladies, les unes, comme celles du tétanos, de la catalepsie, sont caractérisées p;ir une contraction permanente de la fibre musculaire ; on les a nommées convulsions toniques; les autres, comme celles de l'éclampsie, de la chorée, de l'épilepsie, comme les palpitations, présentent des mouvements alternatifs de contractions et de relâchement ; on les a appelées mouvements ou convulsions eloniques (du grec klonoi, désordre.; En tous cas, la définition donnée ci - dessus attiibue au mot convulsion le sens qu'il lui faut laisser c*tuellement.
La contraction musculaire étant sous la dépendance absolue du système nerveux cérébro-spinal, il s'ensuit que la cause des convulsions réside dans le cerveau, la moelle épinière, ou les cordons nerveux, soit qu'il existe une lésion directe d'une de ces parties, ou qu'une cause éloignée vienne exciter le système nerveux. Dans le premier cas, ce sera une inflammation des membranes du cerveau, du cerveau lui-même , ou de la moelle épinière ( voyez Mémngite, Encéphalite), une violence extérieure, comme coups, chute, ayant occasionné une fracture, une contusion dans une de ces parties, le développement d'une tumeur, d'une exostose, une maladieorganique, etc. Dans le second eus, cette cause pourra être une inflammation de quelqu'un dos points du canal digestif, la rage, ou bien encore la grossesse et l'accouchement, les impressions morales vives, la colère, un rire exagéré, la vue d'objets repoussants, la frayeur, etc. A ces causes directes ou déterminantes, il faut ajouter, comme causes éloignées, une grande susceptibilité nerveuse, quelquefois héréditaire, l'impression d'un froid subit, la suppnission de la transpiration, la vue d'une personne eu proie à un accès d'épilepsie ou d'hystérie, etc.
Les yeux, les muscles de la face, les membres, les muscles qui servent à la respiration, sont les parties qui sont le plus souvent agitées de mouvements convulsifs. La marche des convulsions n'a rien de régulier ; lorsqu'elles ne tiennent pas à une cause permanente, ^une lésion dn système nerveux ou à une maladie, elles cessent ordinairement assez promptement. Il est impossible de tracer un mode de traitement de cette maladie; les circonstances qui l'ont déterminée et les lésions concomitantes et occasionnelles doivent guider la conduite du médecin; cependant, lorsqu'elles arrivent sans causes connues, sans lésions apparentes, sans maladies qui les aient précédées, lorsqu'elles paraissent dépendre d'une circonstance fortuite, les antispasmodiques et les calmants sont les remèdes les plus généraux qu'on puisse c-mployer. Les enfants et les femmes sont surtout sujets aux convulsions.
Convulsions chez les enfants. — Pendant la première dentition, c'cst-à-diro jusqu'à trois ans à peu près, les enfants sont très-snjels aux convulsions : on les observe surlout chez les cnlanls forts, chez ceux qui ont de l'enibonpoinl, qui ont le col court et la tête volumineuse. Ces accidents se miiiiife^tent sou» rinfluonce d'une dentition difTiclle, d'une constipation opiniâtre; la présence des vers intestinaux, le lait d'une nourrice qui s'est livrée à des excès de tabicou h la colère, peuvent causer les convulsions de» enfants ; enfin, elles se manifestent souvent dans le» maladies éru|>ti*f>, de l'enfance. (|uaiid l'éruption (si mal sortie ou a été interrompue ci (|u'cllo est rentrdr, coijime on dit vulçsaireijienl. Le plu» souvent, chez le» enfant», les convulsions «ont annoncées par certains syniplûmc» précurseiiri- ; ain»i, le sommeil e^t fréquemment
interrompu, les yeux restent ouverts et fixes ; la respiration est inégale ; il y a de petits cris plaintifs, des tressaillements. Quelquefois, ccpendant,lcs convulsions surviennent tout à coup par crises ou par accès plus ou moins longs, plus ou moins fréquents ; alors les tressaillements redoublent, la respiration s'embarrasse, la tète se renverse, le corps se roidit, les yeux sont agités de mouvements désordonnés ou restent fixes, l'enfant suffoque; puis ordinairement il survient un affaissement générai et l'accès est terminé. L'enfant peut périr dans un de ces accès. Le traitement, qui doit être dirigé par un médecin, a pour principe d'écarter les causes des convulsions. On administrera des vermifuges, s'il y a des vers ; des laxatifs ou même des purgatifs, s'il y a constipation, etc. Comme traitement immédiat, en présence de convulsions violentes et en attendant le médecin, si l'enfant est fort, s'il est coloré, si le pouls est développé, ou fera appliquer, sans tarder, une ou deux sangsues derrière chaque oreille; on aura recours à quelques légers sinapismes aux jambes; on purgera doucement l'enfant, on lui administrera des boissons délayantes; on lui tiendra la tête haute, peu couverte; on pourra même employer les antispasmodiques, etc. F — N.
CONYZE (Botanique), conyza, Less.; en grec conyza, gale, suivant Dioscoride, ce nom vient du grec cônôps, moucheron, cousin, parce qu'on attribuait à la plante, suspendue dans un appartement, la propriété de chasser les insectes nuisibles. — Genre de plantes de la famille des Compose'es, tribu des Astérace'es, sous-tribu des liaccha- I idées. Il comprend des herbes à fleurs jaunes assez in- I signifiantes. Plusieurs espèces du genre Conyzcàe Linné, ont été réparties entre des genres voisins (pour le Conyza squarrosa,'lÀn., c'est Vlmila conyza de D. C.
COORDONNÉES (Géométrie). - On appelle coordonnées en géométrie analytique les éléments à l'aide desquels nn fixe la position d'un point, soit sur un plan, j soit dans l'espace. Le procédé éminemment ingénieux i l'aide duquel Descartes est parvenu à l'ésoudre cette question et h fonder ainsi la géométrie analytique (voyez ce mot), constitue l'une des plus grandes découvertes scientifiques des temps modernes ; ou peut la mettre sur la même ligne que celle du calcul infinitésimal, à raison des immenses conséquences qu'elle a produites, et c'est, sans contredit, le titre le plus considérable du célèbre philosophe à l'admiration de la postérité.
Prenons sur un plan deux axes fixes OX, OY, se coupant au point 0, et supposons que ces deux axes soient perpendiculaires entre eux, il est clair qu'un point M sera connu de position, si l'on donne sa distance .MP à l'axe OX, ainsi que sa distance OP à l'axe OY. Ces deux distances sont appelées les cooidonnées du point M, OP est Vahscisse désignée ordinairement par x, MP est l'o)'donnée appelée y. Les deux axes OX, OY, sont appelés aies des coordonnées, OX est l'axe des abscisses ou des x, OY l'axe des ordonnées ou des y. Il est vTai que des points placés dans les dilVér<;nts angles que OX et OY
forment autour du point 0,
pourront avoir les mêmes coordonnées ; mais ou les distinguera facilement par leur signe, et, en tenant compte de ce dernier élément, on peut i.jj.oji. coordonuùes dire qu'un point sera rigoureusement connu de iiositiou , quand on connaîtra son abscisse et son ordonnée.
Le i)lus souvint l's axes O.r, Oy sont pris rectangulaires; mais ils peuvent former un angle quelconque, et alors ils sont dits nl/lii/ues.
Lorsque les coordonnées d'un point sont connues, on a facilement sa position sur le plan. Mais si, entre les coordonnées x, y, on a simplement une relation exprimée par une é'iuaticn Hx^y) = o, la position du point reste mdétermmée, et 1 on peut dire qu'il existe une infinité do points satisfaisant 4 l'équation. En effet, donnant à X uiio valeur arbitraire quelcon<pie, on en tirera une valeur correspondante pour y, et pour une suite de valeurs croissant par degrés excessivement petits, les vajiurs de ;/ croîtront généralement aussi par degrés trèspctit<, do sorte (pie les points qui en résultent se suivront do manière i former imo courbe continue, si x lui-même varie d'une manière continue. Cette courbe, dont les divers points jouissent d'une propriété commune exprimée par l'équation f{x,y) = o, est repré-
clilignM.
coo s-
scntée par cette équation. A la l'igiieur, elle ne saurait être coiistiiiitc par le procédé ci-dessus, qui en fera connaître seulement un grand nombre de points très-voisius formant un polygone. Mais comme rien ne limite théoriquement la petitesse de l'intervalle qui sépare deux valeurs do x consécutives, on peut, par la pensée, réduire cet intervalle à zéro et concevoir la courbe, lieu géométrique de tous ces points.
Le système de coordonnées que nous venons de faire connaître, et qu'on appelle système rectiligne, n'est pas à beaucoup près le seul. A un point de vue tout à fait général, le nombre en est infini, car il n'y a pas de limite à assigner aux combinaisons géométriques qui sont susceptibles de définir la position d'un point; mais, dans la pratique, on n'emploie guère que le précédent et le système polaire. . ^
Système polaire. — Dans ce système fort usité en astronomie, la position d'un point M est définie par sa distance OM ou p à un point fixe, et par l'angle 9 que cette droite OM, appelée rayon rec- M ieur, forme avec une droite ou
r. ^^ axe fixe OX. Dans ce système,
,--; ' une courbe se trouve représen-
,-- "" ' ' ' tée par une relation entre les
<j . \ deux quantités j et 6. Ainsi, par
FiE.632.CoorJoni,ies polaires, exemple, l'équation f =06, indiquant que le rayon recteur varie proportionnellement à l'angle, représente une ligne en forme do spirale (spirale d'Archimède). — On emploie aussi , mais très-rarement , le système bipolaire, dans lequel la position d'un point se détermine à l'aide de sa distance à deux points fixes.
S'il s'agit de fixer la position d'un point dans l'espace, on imaginera trois plans fixes se coupant suivant trois droites Ox, 0'/, O:, qui sont les axes. Le point sera déterminé, si l'on connaît ses distances aux trois plans ; ces distances, comptées parallèlement aux axes, sont les coordonnées du point. Le point sera entièrement déterminé par ses trois coordonnées, si l'on a soin de fixer au moyen d'un signe le sens dans lequel ces distances doivent être comptées, de même qu'on le fait dans la géométrie plane.
On fait usage également, pour la représentation des points dans l'espace, d'un système particulier de coordonnées polaires. Les éléments de ce système sont la distance du point à un point fixe ou le rayon vecteur p, l'angle 6 que celui-ci .fait avec l'un des plans coordonnés, et l'angle i que fait la projection du rayon recteur sur ce plan avec une droite située aussi dans le même plan. Coor.DONNÉES ASTRONOMIQUES (Astronomio). — Système particulier de coordonnées destinées à fixer la position des astres sur la sphère céleste. Pour déterminer la position d'un astre dans le ciel à un instant donné, il suffit de connaître sa hauteur et son azimut. La Iniuleur est l'angle que le rayon visuel dirigé vers l'astre fait avec l'horizon ; c'est le complément de la distance zénithale ou de l'angle que ce rayon fait avec la verticale. On la détermine au moyen du théodolite, et il faut avoir soin de la corriger de la réfraction. Vazimiif est l'angle que le plan vertical mené par l'astre fait avec un autre plan vertical pris pour origine, qui est ordinairement le méridien.
Ces deux coordonnées d'un astre varient d'un instant à l'autre à cause du mouvement diurne. Si l'on veut fixer la position relative des étoiles sur la sphère céleste, il faut employer un système de coordonnées qui participe au mouvement diurne do la sphère céleste. On prend l'équateur ou le grand cercle perpendiculaire à l'axe du monde, et on y rapporte l'étoile par sa déclinaison et son ascension droite. La déclinaison d'une étoile est la distance de l'équateur au parallèle que décrit l'étoile, cette distance étant comptée en degrés sur un grand cercle passant par l'astre, et que l'on nomme cercle de déclinaison ou cercle horaire. L'ascension droite est l'angle que le cercle
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horaire passant par l'étoile fait avec un cercle horaire déterminé.
Ainsi, danslafigure 63.3, EE représentant l'équateur, et PAQ le cercle horaire d'un astre A, la déclinaison est la distance AM de l'astre à l'équateur; et l'ascension droite la distance MO du point M au point O, oii le cercle horaire, pris pour '.erme de comparaison, coupe l'équateur.
La déclinaison est boréale ou anstiale. L'ascension droite se compte do l'ouest à l'est et de 0 à 300°. L'origine des ascensions droites est le cercle horaire de l'équinoxe, qui passe à peu près par l'étoile a d'Andromède.
L'éqaatorial ou machine parallactique (voyez ce mot) peut servir à mesmcr par une seule observation la déclinaison et l'ascension droite d'un astre; mais il est ordinairement plus avantageux de déterminer séparément ces deux coordonnées, savoir : l'ascension droite par la lunette méridienne et la déclinaison par le cercle mural. — Voyez Méridienne (lunette), IUral (ceucle'.
Quand on connaît les ascensions droites et les déclinaisons des principales étoiles, on peut en marquer la position sur une sphère, et l'on a un globe céleste à l'aide duquel on résout approximativement beaucoup de problèmes astronomiques.
Dans l'étude des mouvements du soleil ou des planètes, on fait usage d'un autre système de coordonnées où le plan fondamental, au lieu d'être l'équateur céleste, est le plan de l'édiptique. Ce dernier plan est à peu près fixe sur la sphère céleste, tandis que l'équateur s'y déplace considérablement ; aussi trouve-t-on qu'à deux époques éloignées, l'ascension droite et la déclinaison d'une même étoile ont notablement changé. Si, par une étoile, on mène un plan passant par l'axe de l'édiptique, la distance de l'étoile à l'édiptique, comptée sur ce cercle, est la latitude; la longitude est l'arc compté sur l'édiptique, depuis le cercle de latitude jusqu'à l'équinoxe du printemps. La latitude se compte de 0 à 90°, elle est boréale ou australe; la longitude, de l'ouest à l'est, de 0 à 1 80°.
On n'observe pas directement ces nouvelles coordonnées. Les anciens employaient bien à cet effet la sphère armillaire, mais il n'en pouvait résulter qu'une grossière évaluation. Aujourd'hui on les déduit par un calcul trlgonométrique de l'ascension droite et de la déclinaison. S'il s'agit du soleil, la latitude est sensiblement nulle, et il suffit de connaître sa longitude (voyez Soleil, ÉTOILES, Planètes). E. R.
Coordonnées géographiques. — 'Voyez Longitude et Latitude.
COPAHU (Médecine). — Espèce de Térébenthine que l'on retire du Copaïer (Copaifera officinalis. Lin.). On lui a donné mal à propos le nom de Baume de copahu: elle s'écoule de l'arbre auquel on fait des incisions au moment des grandes chaleurs, et on la recueille en mettant au-dessous un petit vase. D'abord liquide comme de l'huile, elle s'épaissit ensuite et prend la consistance d'un sirop; son odeur est forte et aromatique, et son goût acre, amer et très-désagréable (voyez Baume de copahu).
COPAÏER, (Botanique). — Voyez copaïer.
COPAL (Chimie). — Résine sèche, d'une couleur jaune pâle, transparente, sonore comme un métal, inodore, insipide, d'une densité plus grande que celle de l'eau. Le copal pulvérisé et exposé pendant longtemps au contact de l'eau, dans un lieu chaud, perd une petite portion de son carbone et acquiert ainsi des propriétés nouvelles importantes pour la préparation du vernis au copal. Il était auparavant peu soluble dans l'alcoel et l'éther; il est devenu très-soluble dans ces liquides par suite de son altération. Il éprouve une modification du même genre quand, après avoir opéré sa fusion, on l'enflamme pendant quelques instants. Dans son état ordinaire, le copal traité par l'alcool anhydre lui abandonne une résine de composition définie (C^^H^'O*). L'alcool à 86° ne le dissout qu'à la longue, à moins- qu'il n'ait éprouvé l'altération signalée plus haut. La dissolution de cette résine est aussi favorisée par son contact préalable avec l'ammoniaque ou par l'addition d'un peu de camphre. Les huiles essentielles la dissolvent en petite quantité ; l'essence de térébenthine et celle de romarin eu dissolvent seules une assez forte proportion. Il existe plusieurs sortes do copal fournies par des plantes diverses (voye^ d- après Copal). Il sert à la préparation des meilleurs vernis siccatifs. Ce corps a été étudié par MM. Borzélius, Uverdorben, Laurent et Filhoi. B,