‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 240 sur 396 · COÏ S · texte numérisé non relu

COÏ S

COT

États-Unis d'Amérique 716000000

Indes britanniques 92 000 000

Éïvple 27 000 000

Brésil 10 000 000

Indes occidentales, autres pays 5 000 000

Total S30000000

Sur cette masse énorme, la Grande-Bretagne avait absorbé à elle seule 030 millions de kil. occupant 2 millions d'homm'es à leur élaboration( un quatorzième de la population totale des trois royaumes). La France, dans la même année 1S61 , a consommé 123 73G 300 kil. de coton dont les neuf dixièmes provenant de l'Amérique du Aord. Ce luême rapport contient une expertise du plus haut intérêt sur la valeur commerciale et industrielle des cotons exposés par les divers pays du monde.

Tous ces cotons peuvent se classer en deux catégories :

1° C. longue soie, qui figure au premier rang comme valeur industrielle, paraît produit principalement par les variétés du Cotonnier arborescent, et nous vient stiilout de la Géorgie et de la Caroline du Sud ; il est désigné sous les noms de Sea Islands cotton (coton des îles de rOcéan), Bkick seed cotton (coton à graine noire), Géorgie longue soie.

2° C. courte soie, que fournit surtout le Cotonnier herbacé, est celui qui domine aux Indes orientales, en Egypte, et dans les îles de la Méditerranée. Il porte les noms de'Vpland cotton (coton des hautes terres), Green seed cotton (coton à graine verte).

Cliacmie de ces catégories comprend un très-grand nombre de variétés dont l'énumération se trouve au Traité des productions naturelles, publié par nos courtiers de commerce.

Les États-Unis d'Amérique fournissent jusqu'ici les plus beaux cotons à longue soie et à courte soie; ceux à longue soie sont employés à la fabrication des raousseliues, tulles, percales ; les courte-soie servent aux indiennes et autres étoffes de finesse moyenne ou tout à fait grossières. Le Brésil ne fournit que des cotons longue-soie estimés pour faire les calicots, la bonneterie et les étoffes destinées à la teinture. L'Inde fournit en petite quantité des longue-soie de qualité supérieure ; ses courte-soie sont réservés pour la passementerie et les étoffes communes. Les longue-soie du Levant sont médiocrement fins, mais d'une grande solidité.

En médecine, on ne tire guère parti du coton que pour recouvrir les surfaces des brûlures. Le coton en carde exerce dans ce cas la meilleure influence pour empêcher l'accès de l'air et pour calmer les douleurs si cruelles des brûlures superficielles même très-étendues.

Culture des cotonniers. — Selon M. G. Heuzé (,Cours d'agr. prat.; les plantes industrielles, 2' partie), le cotonnier lierbacé ou annuel végète pendant sept mois environ ; pour fleurir et mûrir ses graines, il a besoin d'une température de 45 à '18° cent. L'époque des semis varie suivant les climats; en Algérie, ce sont les mois de mai et de juin, et l'on récolte en octobre. La germination demande huit à dix jours. La floraison a lieu de quatre-vingts à cent jours après les semis ; et la maturité des fruits, soixante-dix à quatre-vingts jours ai)rès la floraison. La maturité est compromise si la température s'abaisse, mOme momentanément, au-dessous de Iti" il 11". Un même pied peut donner do 30u à .'iOO fruits, pesant chacun environ 30 grammes. La limite septentrionale de hi culture du cotonnier en Europe et on Amérique est le •ii" de latitude nord; au sud, elle s'étend en .Vmériquc jusqu'au 30" ou 33" de latitude.

Le cotoiniier veut un terrain fertile, profond, do consistance moyomie, médiocrement humecté, argilo-calcaire, calcairc-silireui ou calcniie-argileux. Il a besoin d'ùlre abrité du nord et exposé au sud ou à l'est. Pour établir la plantation, on donne quatre à cinq labours à plat ou en billons, et l'on acliève en passant la hcrso et li! rouleau. Cotte culture épuise le sol et réclame une fumure abondante; les amendements calcaires lui sont favorables.

Les scmi» se font : par pa</uel.t avec la pioche ou la binette. ; en lir/ncs, dans des rayons qu'on recouvre avec le râteau ; ou « lu volée, mais seulement dans la basse l-;(!ypte. L'espacement des plants varie selon la hauteur de» plantes, mais les rotnnniersont besoin d'i'lre isolés do façon & en que l'air el li' soleil visifui librrnienl Iniilelcur surfoce. Une dizaine df jours après qiir li', ),'raini'S ont lové, on donne un premier bin.'tiie i|uo l'un répète dès que la Hurfacc de lu terre s'eut durcie ; puis on ûclaircil les

plants en laissant les mieux venus et en enlevant les auti'es de façon à produire l'espacement convenable. Quand les boutons à fleur ont paru, on donne encore un binage, que l'on répète dans certaines contrées avant l'épanouissement des fleurs. Un arrosage abondant est nécessaire, et pour l'assurer on doit établir un système d'irrigations. Il importe de modérer l'arrosage à partir de la floraison. On a f.iit avec succès des essais do taille ou rabattage du cotonnier herbacé ; les cotonniers vivaces doivent toujours être taillés pour ne pas dépenser leur sève en feuilles et en nouveaux rameaux.

Le produit de cette culture déjà, assez compliquée est menacé par certaines mauvaises herbes (chiendent et liseron), par les vents secs ou froids, par les pluies au moment de la maturité; enfin par de nombreux insectes (criquets, courtilières, larves de l'apate moine, noctuelles du cotonnier, etc.).

La récolte est une cueillette des capsules, que peuvent effectuer même des femmes et des enfants ; on coupe le fruit au ciseau; on en extrait le coton et on le partage en trois lots : filaments longs et fins, filaments plus courts et plus gros, filaments défectueux. Les capsules doivent être cueiUies sèches, et, dès que la maturité se produit, il faut revenir plusieurs fois au même pied i mesure que ses fruits mûrissent.

Le coton récolté est séché cinq à six heures au soleil sur des claies, et mis en tas seulement lorsqu'il est bien sec. Puis on l'égrène, c'est-à-dire qu'on sépare les filaments des graines, soit à la main, soit au moyen du fléau, et surtout à l'aide de machines. Les machines consistent, en général, en deux cylindres horizontaux, tournant en sens contraire l'un de l'autre, et assez rapprochés pour entraîner le coton sans laisser passer les graines. Ces machines, mues par un homme, par des chevaux ou par la vapeur, présentent d'ailleurs des dispositions de détail très-variables. Le coton égrené est battu avec des baguettes et nettoyé des débris de coques ou de graines quMl peut contenir.

Selon M. G. Heuzé, déjà cité plus haut, et qui fournit sur le coton les meilleurs renseignements actuels, aux États-Unis, 730 kil. de coton brut donnent 160 kil. de coton net, qui coûtent, égrenés, nettoyés et emballés, 135 francs. Le produit moyen de l'hectare est de 333 kil. de coton net (soit 1000 îcil. de coton brut). On estime, en général , que la graine pèse trois fois plus que le coton.

Pour étudier les questions relatives au colon, on consultera utilement, outre les ouvrages déjà cités: De Rohr, Observations sur la culture du coton, 1807; de L.tsiEï- KiE, Du cotonnier et de sa culture, 180S ; Ilinny, Manuel du cultivateur de coton en Algérie, 1854 ; Rapport du jury international de 1855. Il existe en Amérique da nombreuses publications en anglais, sur le cotoimier et son produit ; aucune n'a été traduite en français. Ad. F.

COTON'EU.M M.VLIIM (Horticulture). — Nom latin du Coini/.

CÔTOiNiMER (Botanique, Agriculture). — Voyez Coton.

COTTE-CHABOT (Zoologie). — Voyez Ch.\bot.

COTYLÉDON (Botanique), du grec cotylédon, petite coupe, parce que la genmiule de l'embryon est habituellement reçue dans une fossette du cotylédon ou des deux cotylédons. — La graine des végétaux renferme, lors-

Fig. eol. - Eiiitriuii cic U cusculo. Fig. G6S (I). - Eiiibrvon du tilleul.

qu'elle est mûre, la jeune plante grossièrement ébauchée, très-potito et pourvue do provisions de matière nutritive propres à .assurer son développement; cotte jeune plante est ce qu'on nomme Vembrynn végétal. On y peut déjà reconnaître les parties essentielles du végétal, savoir une extri'mité nommée radicule <|ui est le germe delà racine ; ujio extrémité oi)poséo à celle-ci que l'on nomme la ti'

(1) r radicule. — cVua de» cotylcdous.

COT

<?«//«,■ parce qu'elle est le germe de la tige; au sommet de cette tigelle, un petit bourgeon, le premier de tous ceux que portera la plante, que l'on nomme gemmule ; eufln, sur la tigelle, au-dessous de la gemmule, sont insérés un ou deux appendices remplis de fécule destinée à nourrir, lors de la germination, les autres parties de l'embryon ; ces deux appendices sont les cotylédons. Chaque cotylédon est une feuille modifiée et transformée en un amas de provisions nutritives. Le nombre ou l'existence des cotylédons a permis de caractériser dans la nomenclature les trois embranchements du rfegne végétal : le premier est celui des végétaux Acott/lédones, qui, se reproduisant par des spores et non par des graines, ne possèdent pas d'embryon tout formé avant la germination et, par conséquent, pas de cotylédons ; le second est celui des végétaux Monocotylédones dont l'embryon ne possède qu'wn seul cotylédon; le troisième est celui des végétaux Dicotylédones, dont l'embi-yon a habituellement deux cotylédons et exceptionnellement un plus grand nombre

599 COU

comme un linge pressé dans un espace étroit (4). — " après la position réciproque des cotylédons, on les dit aussi :

Fig. 667. — Embrjon dicotvlcdoné du pois (2).

(pins, sapins). Parmi les dicotylédones, quelques végétaux manquent de cotylédons par avorteraent de ces organes (la

Fig. 670 (5).

cuscute) [fig. 6C9) ou n'en ont que de rudimeutaircs. Ordinairement les deux cotylédons sont égaux et symétriques; quelquefois, cependant, l'un est plus grand que l'autre. Parfois ils sont pins ou moins soudés l'un à l'autre. Dans les amandiers, le pois, la fève de marais, les cotylédons sont très-épais ; d'autres fois, ce sont des lames minces, foliacées, comme dans le ricin, l'euphorbe, le tilleul. La disposition des cotylédons fournit divers caractères pour la distinction des dilïérents groupes de végétaux. Voici l'indication des principaux. — Kn considérant la plicature des cotylédons, on les dit {fig. 671): C. réclinés (l), plies sur eux-mêmes en deux moitiés, suivant un pli transversal, de manière que le sommet vienne s'appliquer sur la base; C. i;,itdii):lufiiili (2), plies sur euxmêmes, suivant un pli liMi;jiiiHliii:il, lie façon que la moitié de gauclie s'aiiplique sur c.llr d.' droite; C. civcinés, roulés sur cux-mûmcs comme une crosse d'évèque (3) ; C. chiffonnés, chilVoimés sous les téguments de la graine,

(1) Un des cotylédons a été détache pour nioulrer complètement la plantulc. — c, l'autre cotylédon. — c' point d'inscrtiou du premier qui a été culevé. — r, radicule. — I, tigelle. — g, gemmule.

(2) c, c, les cotylédons. — r, radicule.— /, tigelle. — g, gemmule. — X, cavité du cotylédon où se plaçait la gemmule avant que l'embryon fût étale.

(3) Embryon du Géranium molle. — r, radicule. — c, cotylédons qui s'y rattachent par un pied ou pétiole;).

(4) Embryon de l'orme. — r, radicule. — c, cotylédon. — o, o. Ses oreillettes.

([>) Embryon du pin. — I, pris dans la graine. — 2, ayant onimcuce à germer. ,-, radicule. — c, cotylédons.

C. éguilonts, lorsque, plies en sens inverse l'un de l'autre, ils s'enchevêtrent, en quelque sorte, à cheval l'un sur l'autre (5); C. semi-éiiuitanls, lorsque, plies en sens inverse, l'un se cache tout entier entre les deux moitiés de l'autre (6). — Eu cotnparaut la direction des cotylédons avec celle de la radicule, on distingue par des termes spéciaux les faits suivants : C. incombants, lorsque la radicule, repliée complètement sur elle-même, vient s'appliquer sur la face des cotylédons (7) ; C. accombants, lorsque la radicule, repliée de même, vient s'appliquer sur le bord des cotylédons (S).

Chez les Monocotylédones, l'embryon a une forme cylindrique, arrondie ou ovoïde à ses extrémités. Le cotylédon y dissimule souvent la gemnmie au fond d'une petite fente plus ou moins visible, et située sur un de ses côtés; l'extrémité tournée vers le micropyle est la radicule ; toute la portion de l'embryon au delà, de la gemmule et à l'opposé de — la radicule est le cotylédon unique qui caractérise les végétaux de cet embranchement. Quelques embryons monocotylédones ont une radicule aussi grosse que le cotylédon lui-même; on les a nommés embryons macropodes (voyez Gedmination).

COT YLÉDONÉ (Botanique), du mot cotylédon. — On nomme ainsi un végétal dont la reproduction se fait par graines (voyez Gkaini-), et qui, par conséquent, a un embryon pour vu de cotylédons. Les végétaux cotylédonés correspondent aux PItiincrni/iiines, de Linné.

COTVLOIDE (Anatomie), du grec cotylè, cavité arrondie, et eidos, apparence. — On nomme ainsi, en général, une cavité articulaire qui présente la forme d'un hémisphère creux. Chez les Vertébrés, la cavité articulaire de l'os du bassin oii s'articule la tête du fémur porto particulièrement ce nom. Elle est formée par l'os coxal au point oii se joignent le pubis, l'ischion et l'os iliaque. Tout autour de son bord règne un bourrelet fibreux, nommé ligament colylnhlicn. Le fémur est maintenu dans la cavité cotyloule ]iar des ligaments insérés au pourtour de cette cavité ci au imurlourde la tête du fémur; un ligament central rattache le sommet de la tête du fémur au fond de la cavité.

COU (Anatomie, Zoologie). —Voyez Coi., VEKTÉBnAL.

Cou-cou PK ( Zoologie ). — ^om V ulgai re d u Gros bec fascié.

Cou DE CHAMEAU (Botanique). — Nom vulgaire du Narcisse des pncles.

(1) 1, cotylédons réclinés. — 2, cotylédons condupliqués. — 2', coupe transversale des mêmes cotylédons, c,c.— 3, cotylédons circinés. — i , cotylédons chitTonncs". — 6, cotylédons êquitants, — 6, cotylédons semi-cquilants. —7, cotylédons incombants d' pastel; c, cotylédons; r, radicule. — 7' coupe transversale des mêmes. — 8, cotylédons accomhants de la giroflée; c, cotylédons; r, radicule. — 8'. coupe transversale des mêmes.

(2) c, le cotylédon. — «, la plautulc. — jtr, pcrisperme ou «1buniCQ farineux.

cou

COU

, Cou DE CIGOGNE (Botaiiiquc). — Nom vulgaire d'un Èrodion (Erorlhim nconium^ViWM.).

Cou JAINE (Zoologie). — Nom vulgaire d'une Fauvette de Saint-Domingue [Motacil/a pen.silis, Gm.).

Cou noUGE (Zoologie). — Nom virigairedu limuje-gorge.

Cou-TOits {Zoologie}. — Nom vulgaire du Torcol.

COUA (Zoologie), nom tiré du cri de l'oiseau. — Genre à'Oiseaui, ordre à^sGrimpeurs [Coua, Cuv.), voisin des Coucous dont ils se distinguent par des tarses plus longs. M. Ackermann [Rev. zoolo'j. 1841) a décrit les moeurs du Cona (Je Delalande, qui vit à Madagascar, où son goût pour les coquillages nommés agatliines lui a valu le nom de Casseur d'escargots.

COUAGGA (Zoologie), Equus guacclia, Gm.; nom tiré du hennissement de l'animal. — Le Couagga est une espèce du genre Cheval (voyez ce mot), qui se trouve en

Fig. 673. — Couagga.

troupes nombreuses dans le sud de l'Afriqne, et particulièrement dans les vastes contrées peu habitées voisines du Cap et de Natal, qui forment la Cafrerie. Les voyageurs l'ont souvent nommé Cheval du Cap, Ane isabeUe. C'est peut-être l'espèce du genre qui ressemble le plus au cheval ; sa robe est Isabelle, mais la tête, le cou et les épaules sont zébrés d'un brun foncé; le ventre, la partie interne et le bas des membres, la queue et la toutfe de longs crins qui la terminent sont blancs. Il mesure l^jlS de hauteur au garrot; ses oreilles ne sont pas très-longues; son poil est ras et fin. Il se nourrit de plantes grasses et de feuilles de mimosa. On assure qu'il est doux et facile à dresser ; les voyageurs rapportent même qu'au Cap on a possédé quelques individus en domesticité. Daubenton, à la fin du siècle dernier, Fr. Cuvier, vingt-cinq ans après, exprimaient le vœu pressant <iue l'on s'occupât de domestiquer et d'introduire en Europe les zèbres, les dans, les couaggas. En ce qui concerne le couagga, ce vœu est jusqu'ici demeuré sans elTet, et on doit le regretter.

COUALE (Zoologie). — Nom vulgaire, en Sologne, do la. Corneille corbine qu'on nomme ailleurs Couar, Court.

COUCAL (Zoologie), nom formé par Levaillant dos mots coucou et alouette. — Genre d'Oismu.r {Cenlropus, Illig.), de l'ordre des Grimpeurs, famille des Cuculide's (coucous) qui habitent l'Inde et l'Afrique et qui se distijiguent des autres cuculidés par l'ongle du pouce long, droit et pointu comme chez les alouettes.

COUCHEI! ou DtcuBiTi's (Médecine). — Position que prend naturellement le corps de l'homme en repos sur un plan à peu près horizontal ; on peut considérer le coucher dans quatre positions, sur le dos, sur le ventre, sur les doux côtés ; les anciens appelaient les deux premières : coucher en su/iinatioii, et coucher en pronation.

Le coucher sur le cùlé droit est le plus naturel, celui qu'on observe le plus souvent; lorsque le corps repose sur le cOté gauche, le foie pèse sur l'estomac, le comprime ainsi que les gros vaisseaux ; de plus, il repose sur les organes centraux de la circulation, et cette fonction peut être gênée. Ainsi se produisent parfois des cnucliemais, de» rêves fatigants, un sounneil agité. Le coucher sur le dos, peu ordinaire dans l'état de santé, est naturc^l dans plusieurs nndndies ; il indique généralement une faiblesse plus ou moins grande des muscles inspirateur»; ainsi on le remarque chez les personnes très-fatiguées, chez les enfants, les vieillards; dans les lièvres de mauvais caractère, etc. Le coucher sur le ventre, au con- .trairc, gène la dilatation do la poitrine et se remarque sct^lyinçnt lorsque 1« mnladu veut Uiuiiuucr l'excitation

intérieure en restreignant l'étendue de la respiration, comme dans l'ardeur d'un accès fébrile. Le coucher sur un plan tout à fait horizontal ne convient guère que chez les enfants, il peut devenir dangereux chez les vieillards, qui ont besoin de reposer sur une surface plus ou moins inclinée; il en est de même des personnes qui se couchent après le repas.

Coucher en vache (Vétérinaire). — Lorsqu'un cheval en se couchant plie les jambes de telle sorte que le coude vienne appuyer sur la partie postérieure des sabots, nommée talon par les vétérinaires, on dit qu'il se couche en vache. 11 en résulte bientôt au coude une petite tumeur nommée éponge, qui altère les formes du cheval.

COUCHER DES ASTRES (Astronomie). — C'est le moment où le soleil, une étoile ou une planète disparait sous l'horizon. Les positions relatives des étoiles dans le ciel restent sensiblement fixes, les points de l'horizon où on le voit se coucher ne changent pas, si ce n'est à un long intervalle de temps, par l'eflct de la précession des équiuoxes. Il en est autrement du soleil, de la lune et des planètes, qui se déplacent parmi les étoiles en vertu de leur mouvement propre. Ainsi, du solstice d'hiver au solstice d'été, le soleil se couche en des points de plus en plus rapprochés du nord; le contraire a lieu du solstice d'été au solstice d'hiver. Aux équinoxes, ce point de coucher se trouve sur la perpendiculaire à la méridienne, et il fixe ce qu'on appelle proprement le couchant, l'ouest ou l'occident (voyez Ciel).

COUCHES (Géologie). — Voyez Terrains, Stratification.

Couches (Horticulture). — On cultive dans nos jardins potagers ou fleuristes beaucoup de plantes qui, dans nos climats, ne peuvent germer, fleurir et mûrir leurs fruits qu'à l'aide d'une véritable accélération artificielle de leur développement. D'autres fois on a besoin de faire ce qu'on nomme des p;îni(?«;-s, c'est-à-dire de faire fructifier certaines plantes avant leur époque naturelle. Enfin, nous élevons même des végétaux qui, appartenant à des contrées plus chaudes, ne peuvent exister chez nous que dans des conditions artificielles. Toutes ces cultures hâtives ou exceptionnelles se font sur couclies, c'est-à-dire que l'on dispose sur le terrain où l'on élève ces plantes, im lit de fumiers, de feuilles, de mousses, et eu général de matières organiques, capable d'y développer et d'y maintenir de la chaleur en fermentant. On donne ordinairement aux couches la forme d'un parallélogramme; la largeur et l'épaisseur varient selon les cultures auxquelles on les destine ; il en est de même dos matériaux que l'on y introduit. L'effet des couches est à la fois de réchauffer le sol et la couche d'air en contact avec lui par la chaleur que produit la fermentation, et d'enrichir le terrain par les principes fécondants qu'elle développe- Pour les melons, les patates et les plantes qui végètent vigoureusement, «n emploie des couches dites sourdes.^ parce qu'on les établit dans une tranchée creusée en terre pour les recouvrir ensuite avec la terre ameublie et mêlée de terreau. On nomme couches tii-dcs, celles où l'on mélange du fumier de cheval, de vache, et des feuilles; et couches chaudes, celles que l'on fait avec du fumier de cheval, frais, et par conséquent prompt à s'échauffer.

Couches corticales (Botanique). — Voyez Écorce.

COUCOU (Zoologie), nom tiré du cri de l'oiseau. — Qui n'a pas entendu dans nos bois, pendant l'été, le cri plaintif, obstinément rt'pété, de cet oiseau dont les mœurs singulières ont éveillé les préjugés les plus bizarres. On croit dans beaucoup de campagnes que, vers la Saint- Jacques (1" mai), le coucou se change en oiseau de proie, mais que, reprenant sa forme première au printeiiqis, il revient dans nos contrées sur le dos dn milan. D'aïUns cliscni qu'en hiver il se change en crapaud et reste sans prciKlre do nourriture ; d'auties encore le trans-

foi' lit eLi épcrvier vers le mois de juillet et le rcpré-

senieiii cniiiMir se repaissant de cadavres; puis, en avril, il ndrvieiidiait coucou. On le signale encore comme faisant d'abondantes provisions. Ailleurs on l'accuse de mauvais sorts, ou tout au moins d'annoncer les malheurs par son cri on sa présence, lîn Allemagne, on dit que lo coucou qui chante au printemps aimonce pour les enfants combien d'années ils doivent vivre ; pour les jeunes filles, combien d'années elles attendront encore un mari. Au moyen âge, on regardait la cendre du coucou comme souveraine cgnirc l'épilcpsie. A toutes ces erreurs on ne peut répondre que par une esquisse rapide de ce que nous savons précisément sur l'histoire naturelle do cet oiseau.

Le C. gris d'Iiuropc (C. cauorun, Lin.) est un oiseau

cou

COI

cou

gris cendré, à ventre blanc, rayé en travers de noir avec la queue tachetée et terminée de blanc. Il a (r,30de longueur. On ne voit aucune différence très-marquée entre le mâle et la femelle, celle-ci est seulement an peu r'us petite. Les deux traits saillants des mœurs du coucou sont ses habitudes de migration et les circonstances exceptionnelles de sa ponte. Les coucous n'habitent nos pays q>ie du mois d'avril au mois de septembre. Pendant la mauvaise saison, ils émigrent vers les pays chauds et voyasent seulement la nuit. C'est ainsi qu'on les voit franchir fa Méditerranée deux fois par an, sans doute pour se rendre en Afrique. A Malte et dans l'Archipel grec, les voyant apparaître isolément en même temps que los tourterelles, on les nomme conducteurs des tourterelles. Leur arrivée est d'autant plus tardive que le pays où on les observe est plus septentrional, et leur départ a lieu d'autant plus tôt. A peine arrivé, le coucou s'annonce par son cri habituel cou-cou qu'il fait entendre la nuit comme le jour, par le beau comme par le mauvais temps, jusqu'au milieu du mois de juillet. Ce cri est celui des mâles, les femelles ont un cri plus sourd, semblable à une sorte de ricanement.

Quant à la ponte, voici les faits singuliers qu'ont constatés divers observateurs, et en particulier Lottinger et Klaas parmi les Allemands, Jenuer et Blackwall parmi les Anglais, et surtout Levaillant et M. Florent Prévost parmi nous. Les coucous mâles sont beaucoup plus nombreux que les femelles ; il en résulte que chaque femelle ne s'unit pas pour toute la saison avec un seul et même mâle ; elle en change au contraire un grand nombre de fois, ne restant que quelques jours avec chacun d'eux. Chacune de ces unions est suivie d'une ponte de deux œufs, de telle façon que la saison se passe en pontes successives sans que la mère ait le temps de couver ses œufs, ni d'élever ses petits. Par un insiinct des plus singuliers, cette mère vagabonde prend dans son bec un de ses œufs, qui sont très-petits pour sa taille, et épiant autour du nid de quelque autre oiseau l'absence des parents, elle y court déposer sou œuf et s'assure avant de l'abandonner qu'on va en prendre soin. Elle choisit pour ce dépôt le nid de la fauvette, de la lavandière, du rougegorge, du rossignol de murailles, du bruant, de la grive, du merle, de la mésange, de la bergeronnette, du verdier, du bouvreuil, du pouillot, de la pie-grièche, du geai et parfois de la pie et de la tourterelle. Lorsque la femelle du coucou ne prend pas soin d'attendre l'absence des propriétaires du nid, ceux-ci la repoussent avec courage et souvent avec succès. Quoi qu'il en soit, lorsque l'œuf du coucou a pu être introduit dans le nid étranger, les soins maternels ne lui sont pas refusés. Il est couvé parmi ceux des véritables propriétaires du nid avec le même dévouement et les mêmes soins. On ne sait au juste combien de temps l'éclosion se fait attendre, et cette question mériterait d'être éclaircie, car les espèces auxquelles le coucou confie l'éducation de ses petits ont des incubations inégalement longues. L'éclosion de l'œuf du coucou ne peut donc coïncider avec celle des autres œufs couvés dans le nid. Ce qui est certain, c'est que le jeune coucou sort de l'œuf grâce aux soins vraiment maternels de la femelle étrangère et il ne tarde pas à payer son dévouement d'une ingratitude révoltante; se glissant successivement sous chacun des petits qui reiitourent, il le charge peu i'i peu sur son dos et reculant jusqu'au bord il précipite le malheureux hors du nid maternel. Quelquefois cependant il épargne ses compagnons dont la présence en ce cas ne lui est sans doute pas préjudiciable. Quelquefois aussi la femelle du coucou on déposant son œuf a pris elle-même la peine d'opérer cette destruction. Il est remarquable que les œufs du coucou, qui sont à peu près ■de la grosseur de ceux du moineau, varient beaucoup de couleur, sans que l'on connaisse bien la cause de ces variations ; ils sont cendrés, roussàtres, verdâlres, bleuâtres avec des taches petites ou grandes, rares ou nombreuses, et d'une couleur foncée très-variable de nuance. Le jeune coucou est voraco et paresseux et sa mère d'ouiprunt est obligée de le faire maiigcr iri'--lnii'4i.inps. Il r^i l'aii\ qu'il la dévore lorsqu'il a pns des tiu. c^. l'.ii iiai>-.iul l^ jeune coucou a la tète forte avec de gros yuux et (luand il a pris son premier j)luniage il est d'une laideur repoussante, on peut au premier coup dVeil le confoiidro avec un crapaud ; noirâtres d'abord, ils deviennent d'un gris ardoisé, puis d'un gris clair ; ils prennent la seconde année leur plumage d'adulte. On pense que la vie des coucous est longue ; Naumann a vu un individu revenir vingt-cinq printemps successifs dans le même lieu. Le coucou se nourrit à peu près exclusivement d'in-

sectes et rend ainsi de grands services sans jamais causer aucun dégât : il mériterait d'être vu des agriculteurs d'un œil beaucoup plus favorable. Sa chair est assez bonne à manger en automne, mais on n'en fait pas usage. Les coucous sont d'ailleurs très-défiants et se laissent peu a|)procher, de sorte que leur chasse est très-difticile.

Pour l'histoire naturelle du coucou, on consultera utilement Gueneau de Montbeillard (His/. «a?, rfu comcom), Lothinger (Mém. sur le coucou d'Europe), 'Vieillot (IVout;. dict. d'/iisl. nat. et Observ. sur rinslinct des animaux), Edw. Jeûner [Transactions linne'ennes de Londres), FI. Prévost [Lettre au pre'sident de l'Académie des sciences, 1834, et Dict. pittor. d'hist. nat.).

Genre Coucou [Cuculus, Cuv.). — Les caractères de ce genre sont : bec médiocre, assez fendu, large à la base, légèrement arqué ; queue longue composée de dix pennes; tarses courts. — Ce genre appartient à la famille des Cuculidés et à l'ordre des Grimpeurs.

Les autres espèces que le C. gris sont étrangères à notre Europe ; « il y vient aussi quelquefois, dit Cuvier, une espèce tachetée et huppée, dont le cri est sonore (C. glandarius, Edw.). » — Levaillant a fait connaître les mœurs du C. solitaire [C. solitarius, Cuv.), du C. criard [C. clamosus, Cuv.) , et du C. dricdric, [C. auratus, Gml.) qui habitent l'Afrique.

Coucou (Zoologie). — Nom vulgaire de plusieurs espèces de Poissons très- différentes les unes des autres, tels que un Triç/le [Triyla cuculus, Lacép.) et une Raie [lia'ia cuculus, Lacép.), etc. Ad. F.

COUDE (Anatomie), en latin cubitus. — Articulation du bras avec l'avant-bras chez les animaux vertébrés; la partie de cette articulation qui porte plus spécialement le nom de coude, est la saillie que l'apophyse olécrane du cubitus fait en arrière de l'articulation. Le coude n'est susceptible que de mouvement de llexion et d'extension de l'avant-bras sur le bras ; trois os y prennent part : l'humérus, le cubitus et le i-adius.

COU-DE-PIED (Anatomie humaine). — On nomme ainsi, chez l'homme, une partie bombée en dessus, resserrée et presque cylindrique, qui se trouve entre l'attache du pied à la jambe et le pied proprement dit. Cette partie est analogue à une portion du poignet de la main et appartient au tarse. Dans les pieds bien conformés, le cou-de-pied constitue une sorte de voûte s' appuyant en arrière sur le talon, en avant sur le pied proprement dit ou métatarse et les doigts. Les personnes qui n'ont pas cette courbure du pied ont, comme on dit, les pieds plats et ne supportent pas facilement los longues marches; aussi a-t-on admis ce vice de conformation conmie un motif d'exemption du service militaire.

COUDOU (Zoologie). — Nom donné par Buffon à l'Antilope canna, mais qui appartient i l'Ant. strepsicero'i.

COUDRIER (Botanique), Curijlus, Tourn. ; d'après Limié, cette étymologie est très -obscure.

Quoi qu'il en soit, Théis fait dériver ce mot du grec kori/s, casque, bonnet, coiffure de tête, à cause de l'enveloppe qui recouvre le fruit; les Angle-Saxons l'apiielaieul noix coiffée. Do cri/lus, on a fait par abréviation core on vieux franç;iis, et, par suite, coudrier, coudre et cnudrelte. — Genre de plantes de la famille des Quercinc'es, nonnné aussi vulgairement Noi-ielicr. Caractères: fleurs monoi<iucs; les mâles sans calice [fi//. (i'A-fm) ; 6 à 8 ét.v mines i filets capillaires, anthères à une loge et barbues au sommet; les femelles enveloppées 3-4 ensemble par des écailles ovoides, laciniées [ss); ovaire i 2 loges contenant un ovule suspendu et terminé par deux stigmates colorés ; le fruit est une noix nommée noisette ou aveline.

Fij. 6"V. - Coudrier noiselior.

cou

COU

distiques Pl'^^f^/.^f'^ëms se développent nùv;er et pules caduques. Leurs tie 1. ,^ ^ora,.

\es feuilles ne y'e""f '* que ion. i^^^ son, au moment ^e l^ f^^"~ ,„,ieurs ensemble d'un tiers ; les ch»'°"^"tl,Xn"és pendants. Ces végétante même bourgeon ; ils son f lo"f^^ Pf,empérécs de l'hémihabitent P>;"f ^f "^X^^„ .«, f (C co/ J««, Lin.), qu'on sphère boréal. Le '-•.''" /-J""';,ps uoms de C. e«a'-i'-e, c^onnaît aussi ^iVi^deB "«' e^fun^rbre qui peut ac-

sirn^iïssssïïssss

' iu noiscUer (1).

. ,• <r . j„,-.= l'ornement. Leur accroissement ::l'î^.s:^ide,'^^ -"^gt et quarante ans. On

Flg. C78. — Branclio (le coudrier noiid

(,) Fi«. C:0 cl 0-1. - Fier. «"J'^-'j' i;l!;Xcrc'''fmn,7 .1,

,i,pnt 1UX environs de Paris. Il ne s'élève guère à plus de 5 mètres Son Icorce, d'abord grise, devient rouge. , Ses fermes! à pétiole muni de poils glanduleux, sont cou- !

rl^rhtSres^r;^~--^iï

est t>-te-=^b«"''^'"^f,,F"'Tance Uisqu'au G5' degré de

mmmm wmëwÊsÊ

sources cachées, les t//,f/=.''':^ lî^^'^'omie dômes

beau poli (voyez ^oisETiEB). • ^ f^^^

COUENNE (^ledecme , du latin^'^t ^^ ,^

■par corruption '^"''^"«"•,-. ^''e[n„e ressemblance avec peau, à laquelle on a '^uvé quelque re^ la pe'au du porc; c'est unec pecede tache û', variable, saillante, dure, brunau e- couvu « ^

.oides; cette altération parait résumer daus^u^^^ >P^^^^

eS?rpL^n::s^-î-:XnJ ou ^ar une eautérisation P™''o"'Jf- , „g encore ce nom à une espèce

nàtre, qui se forme O'-d"'*"'* ««"'j^ g',Vg"st resté dans lot, lorsqu'à la suite d >" ^^^? fuee Je «^'S^f^^^ ,, ^ un vase pendant un certain 'Ç'' - ^^^^^ ^^s iQ-

tiou de cette couche a paru se ne ^^^ ^^^^ ^

nammations, et surtout QÇ ceues ut v ,-,,^q„j.

donné plus Pa,>'ti^" '«•'^"tt conn en?e à se former dès ,natoire ou pleurchque. ^"6 coramenc ^^

que le sang est sorti de '^. ^^^'"^.^' f d'" ne couche d'un sang appelée cruor sons 1 ^PP»[f '^°, Vpeu et cwislitue li<,uide visqueux, q»',f« .^''^'e ^Znlât élastique, un une espèce de peau gélatimforme,ue recouvre;

peu diaphane et adhérente »«"^"Xit une sorte de conquelquelb.s, en se coagulant, ei'Ç^ ^^^^.^^^^ ^omme

tractilité qui roAeve ^e- bords d^man ^^

une soucoupe. Quelques I'^*"^^^„fXuc violent. Du reste, nomène dénote un e''' 'n"»"™';;°^'e^^ fibrine coagulée cotte couenne n'es autre cho.^^^ Globule).

^^^^^^^^^^ (^^'-"l-^- - "-'''''' deCou)-f/f-- (voyez CoincE). . , p n^ concolor.

Lin.; F. ^"'""'- "^e du G '« l"»-' (voyez ce mot) ( iiu(t:ouiira.— bspete uu u^i romoarcr au lion et ,uc sa robe à peu P)-^^ ""'ï^^ couguTmesurè 0^0 de nommer Uon d •'"«="'/"^- 'l'^^'', de la tôte; son corps a hauteur jusque sur le ^«"''T'.ironrSO. Le pelage de 1 mètre de long et sa q»eue enuro « ^» a'-nn'ronx cet animal est fauve, avec de pcUtes a ^^ ^^^

pUis foncé; 'e'^'^^"f,,^;/iriX thère que celles du

mange. 11 monte aux »'• " «f^ Xs„n è P^ce tond à dispa-

le tue avec assez, do ^'''-'''^1"'°" a^cnt américain, raître. Le couguar est propre au conlwciu ^ ^^^^

COULANT (botanique). - On doun^ ^,^^^__.^ ^^^

tigo S'-èle, qn. ■;'"M;c Ji^ »; ;^o=° ^„,t ,i,er, parmi les

••■••^'"«^^ ^"l'^Xul cette Tàrticular té, les fraisiers les

^"niili:^"^ s: «soûlants peut ..re séparé dO

Î: plànJe nièi-e et fournit alors un nouveau pied.

cou

COU

COULÉE (Géologii;). — Voyez Volcan, Teprains vol-

CANIQl'ES.

COULEQUIN (Botanique). — Voyez Cécropie.

COULEURS DES coKPS (Phj'sique). — Les couleurs des corps ont pour cause première cette propriûti^ de la lumière d'être formée parla réunion d'un très-grand nombre de rayons de natures diverses et dont chacun affecte notre œil d'une manière particulière (voyez Dispersion).

La réunion de tous ces rayons en proportion convenable nous doiHio la sensation du blanc ; une seule espèce d'entre eux nous donne l'impression d'une couleur déterminée dont les principales sont rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet. La réimion d'un nombre restreint de ces espèces de rayons ou même de toutes ces espèces, mais prises dans d'autres proportions que celles qui constituent la lumière blanche, produit une lumière colorée qui, pour notre œil, peut sembler identique aux couleurs précédentes. C'est dans cette dernière classe que doivent être rangées les couleurs de presque tous les corps. Quant à la manière dont s'effectue cette coloration, elle varie suivant les cas.

Le plus ordinairement un corps coloré ne rédéchit pas en égale proportion toutes les espèces de rayons lumineux, en sorte que, lorsqu'il reçoit de la lumière blanche, la lumière qu'il renvoie, contenant les diverses espèces de rayons dans des proportions dilférentes, cette lumière n'est plus blanche, mais colorée pour notre œil. Un grand nombre de corps transparents exercent la même influence sur la lumière qui les traverse; ils se laissent pénétrer sans les éteindre par les diverses espèces de lumières avec une facilité variable d'une espèce à l'autre. Lors donc que le corps est frappé par de la limiière blanche, la portion de cette lumière qui l'a traversé ne contient plus ses éléments constitutifs dans la proportion voulue pour former le blanc; elle est colorée. On peut vérifier ces faits en analysant par le prisme de la lumière colorée, soit par sa réflexion par un corps, soit par sa transmission au travers de ce corps.

Il est d'ailleurs bien évident que, si la lumière qui tombe sur un corps est déjà colorée, elle ne sera plus après sa réflexion ou sa transmission la même qu'elle eilt été avec de la lumière blanche ; en sorte que l'on ne peut juger de la véritable couleur d'un corps qu'en l'exposant à la lumière blanche. Chacun sait qu'à la lumière artificielle on confond ensemble beaucoup de couleurs, telles que le jaune clair avec le blanc, certains verts avec les bleus, parce que les lumières artificielles contiennent en proportion plus de jaune que la lumière blanche et qu'avec du jaune et du bleu on fait du vert, qu'avec du jaune et du blanc on a du jaune.

Les corps blancs se colorent comme la lumière qu'ils reçoivent ; les corps colorés la changent, mais en s'en rapprochant.

Cependant, il arrive fréquemment qu'un corps incolore ou blanc, recevant de la lumière blanche, renvoie cependant de la lumière colorée ; tel est l'effet des prismes ou des pierres taillées à facettes comme le diamant. La coloration est due alors à ce que les diverses espèces de rayons sont inégalement réfractées ou déviées de leur direction, qu'elles se trouvent dès lors séparées et manifestent leurs propriétés spéciales. L'arc-en-ciel est un effet de ce genre.

D'autres colorations et des plus brill.antes ont encore une autre cause ; telles sont les colorations que présentent les bulles de savon, les pellicides qui se forment à la surlace de certains corps, les écailles des papillons; telles sont aussi les irisations de la nacre, les couronnes qui à certaines époques entourent la lune et le soleil. Tous ces phénomènes brillants sont des phénomènes à'intorfùreiicei (voyez iNTEiipÉnENCE, Réseaux).

COULEUVRE (Zoologie), du nom latin coluhei: — Dans les parties septentrionales de la France et surtout aux environs de Paris, on nomme habituellement cou/etiivei les serpents non venimeux que l'on rencontre assez fréquemment ; mais ce nom, s'il désigne fort souvent la C. ù collier, s'étend aussi au moins à trois autres espèces répandues dans les mêmes localités et que le vulgaire en distingue fort incomplètement. Beaucoup d'espèces d'autres parties de la France ou une multitude d'espèces étrangères viennent se grouper sûus le même nom et former un grand gr'jire de lie/itilcs, de l'ordre des Ojihidien.i, famille des 1)01.5 Serpetils, tribu des Serpents /jroprement dits, section des Non venimeux.

Caraclérei) du (jenre Couleuvre (Colutier, Cuv.). — Serpents non venimeux, dont les os mastoïdiens sont détachés du crâne et so prêtent à une dilatation considérable

de la bouche, dont l'occiput est renflé, la langue fourchue et très extensible, la queue cylindro-conique, garnie en dessous d'un double rang de plaques épidermiques, le dessus de la tête couvert de neuf à douze écailles plus grandesque celles du reste du corps, le ventre couvert de plaques épidermiques entières, le voisinage de l'anus dépourvu de crochets. Ce genre renferme des espèces innombrables, ce f|iii e\iili(|iio sa subdivision en genres nombi-eux par le. imii ms i|ni se sont spécialement occupés de ce gioujH.'.lj'^ ir,;,|, in us sont des animaux inolTensifs, dont la moiauic, as^tz légère, n'est nullement venimeuse, et elles rendent des services en détruisant de petits animaux utiles.

Principales espèces de Couleuvres. — La couleuvre la plus commune en France et dans presque toute l'Europe est la C. à collier (C. natrix. Lin. ; Tropidonotus imtrix, Dumér. et Bibr.), qui peut atteindre I mètre dans le sexe mâle et plus encore chez les femelles ; on trouve beaucoup d'individus qui n'ont que la moitié ou même le tiers de ces dimensions. Sujets à de nombreuses variations dans la distribution des couleurs, les individus de cette espèce offrent toujours sur la nuque un collier de taches jaunes parfois très-pâles, suivies d'une ou deux grandes plaques noires accolées; les écailles du corps sont relevées d'une arête médiane. Généralement les mâles sont plus petits que les femelles. Lacouleuvreà collier, connue aussi sous les noms de- Serpent nageur, Serpent d'eau, An'juille île

■ Coule

: à colliE

. (Lonj.Im.OO.)

, — Tôle de couleuvre.

haie, recherche les lieux humides où elle trouve les grenouilles, les rats, les mulots dont elle fait sa nourriture. Sa langue, bifurquée, qui sort par une échancrure médiane de la lèvre , a fait penser que , comme uu dard, elle pourrait piquer; c'est une erreur grossière ; cette langue est molle et charnue. Elle n'est pas conformée pour sucer, et la bouche de l'animal, bordée de lèvres rigides, armée de quatre rangées de petites dents fines, ne saurait s'appliquer sans morsure sur un organe mou ; aussi a-t-on eu tort d'aflirmer que les couleuvres trèsfriandes de lait, se glissaient auprès des vaches et s'attachaient à leurs trayons pour les sucer. La couleuvre est douce et vit facilement en captivité, où on la nourrit de petits animaux qu'elle n'accepte que vivants; ses repas sont éloignés de dix, quinze et vingt jours. Quand on l'irrite, elle élève sa tête en sifllant avec force et laisse suinter sous ses écailles ventrales une humeur blanche trèspuante, en même tciups sa bouche exhale une vapeur fétide. Lorsqu'elle craint un danger, elle lance ses excréments, qui sentent aussi très-mauvais. La ponte de la couleuvre est do neuf à quinze œufs blancs, ovales, gros conmic le doigt et revêtus d'une coque flexible et unis en chapelet par une humeur visqueuse qui so dessèche à l'air. Ces œufs, di-posés souvent dans des tas de paille, éclosent au milieu de l'été, et à la fin de l'automne, les jeunes couleuvres ont déjà 0°',l5à 0'",lCde longueur. Les couleuvres nagent avec facilité, elles grimpent s.ans peine sur les arbres pour chasser aux petits oiseaux; à terre, leur reptation est extrêmement rapide. L'hiver, elles s'endorment dans quelque retraite à l'abri du froid et de leurs ennemis. Dans quelques pays, on mange la chair des couleuvres et l'on en prépare même pour les enfants des bouillons qu'on dit antiscrofuleux. On trouve encore aux environs de Paris deux autres espèces : la C. vipérine [C. vipe-

cou

COU

ri«!;s,Latr.; Tropidonohisviperimis ctTrnpidonolfis cheri joîrfe.s Dmiiér. et Bibr.), longue de 0",G5 environ et assez semblable aux vipferes par sa coloration pour que M. C. ' Duméril lui-mftme s'y soit trompé une fois dans la forêt de ' Fontainebleau en saisissant pour une vipérine une vipère (|ui lui fit une morsure suivie d'accidents assez graves (voyez ViPÉnE). Cette espèce est plus commune dans le midi de la France, en Sardaigne, en Espagne, en Algérie. La C. lisse (C. Austriaciis, Lin.; Coronella lœvis seu Austriacn, Dumér. et Bibr.), longue de CiGO, luisante, d'un brun jaunâtre, avec marbures noirâtres en deux séries longitudinales parallèles, des lignes noires sur la tête; Europe centrale et méridionale. — La C. vnrtn et jaune (C. ntro-virens, Cuv. ; Znrncnis viridi-fluvus, Dumér. et Bibr.), longue de l^^SO, est une très-belle espèce verte sur le dos et les flancs, avec tache jaune au centre des écailles ; c'est l'espèce la plus commune eu Italie, dans la France méridionale et en général dans tout le midi de l'Europe. — La France méridionale et l'Italie possèdent encore : la C. Iiorilrlmse (C. fjiruiuUcus. Daud. ; Corondla rjir un dieu, Dumér. etBibr.), longue de 0",60 à 0'",70; la C. rjiwtre-ruies (C. e/nphis, Merr.), longue de 1"',"0 à 2 mètres, le plus grand de nos serpents d'Europe; la C. d'Escii/ape (C. .£scu/apiiy Latr. ; Elnphis yEscu/api>\ Dumér. et Bibr.), longue de I mètre à 1°',40, commune aux environs dellome, regardée comme le serpent d'Épidaure voué à Esculape, le même serpent qui, au temps des guerres puniques, à propos d'une peste, fut apporté à Rome et adoré dans l'ile du Tibre. — ; Pour riiistoire des couleuvres , consultez Lacépède, Histoire naturelle des reptiles, et surtout Duméril et Bibron, Erpétologie géiiérale,t. VII, l" partie. Pour la caractéristique différentielle des couleuvres et des vipères, voyez ViPÈnE. Ad. F.

COULICOD (Zoologie), en latin Coccyzus. — Nom donné par Vieillot au genre Coua de Cuvier, et que plusieurs auteurs ont conservé pour l'appliquer à un genre à.'Oiseaux américains voisins des Cou.is, ordre des Grimpeurs, famille des Cuculidés. Le C. iwiericain ou Coucou d'Amérique (C. omericanus, Wil.) a été décrit loi»guement par M. Nuttall dans le Manuel de l'ornithologie des États-Unix ri lin ( nnnda, 1832.

COULUHE DE LA VIGNE (Agriculture). — Voy. Vigne. COUMABOU , CoCMAROUNA (Botanique) ; Dipteryx, Schreb., nom donné fi ces arbres par les habitants de la Guyane. — Geiu'e do plantes de la famille des Papilionacëes, tribu des Dalbergiées. Il est plutôt désigné dans les classifications sous le nom de Dipteryx, Schreb. (du grec dis, double ; pterus, aile, à cause des découpures j supérieures du calice qui sont en forme d'ailes). Le C. odorant (C. odorata, Aubl. ; Dipteryx od()rata,'W\\à.) est un grand arbre de la Guyane. Ses feuilles sont alternes, coriaces, glanduleuses et composées de 5-C fuliplgi, à pétioles ailés. Ses fleurs, de couleur pourpre, sont diB]Sosécs en panicule, 8 étauiincs monadelphes â tube Tendu. Ses graines, que l'on désigne vulgairement sous le nom de fève tonlui, sont ovales, oblongucs, longues de (l'",020 à O'",0'i0, aplaties, à testa mince, luisant, d'un brun noirâtre, fortement ridé et renfermant des cotylédons très-épais, jaunâtres, huileux, d'une, saveur aromatique et piquante, d'une odeur douce et agréable. La fève tonkn est employée dans la parfumerie. On la mêle souvent au tabac en poudie pour lui donner une odeur aromatique. Le coumarouna est très-abondant dans les forêts de Sinamari. G — s.

COUiMIEI'i (Botanique), Couma, Aubl.; nom indigène. — Genre de i)lantcs Dicolylc'itones, de la famille des Apocynées, établi par Aublet pour un arbre des forêts de la Giiyanc et de l'Ile de Cayenne qui s'élève à près de \'.) mètres et atteint 0"',(i,S de diamètre; son écorce, épaisse et grise, laisse couler, lorsqu'on l'incise, un suc laiteux abondant qui se coagule, durcit assez rapiilouKnit et devient une résine semblable i de l'amliK- giis. V,\il nrbre a les feuilles verticillées par tn.is, ovales et entières; les rameaux nombreux, de forme tiiangulairc. Ses fleurs .sont roses et grouiiées en paniculcs; le fruit gros comme une prune, roux, avec une pulpe ronge et 3 4 5 graines, est doux et agréable quand il est entièrement mûr ; on le nomme Poire de Couina, et on le sert volontiers sur les tables.

COUP (Médecine). — Eiïct produit par le choc de deux corps. En médecine et eu vétérinaire, ce mot a plusieurs Kigniflcations.

Coi'p (Médecine). — C'est un clioc reçu par le corps de l'homme ou des animaux et qui peut produire des lésioua trts-divcrscs, telles que contusions, pluies, hlcs-

svrei, luxations, fractures (voyez ces différents mots).

Coup de cuALEun (Vétérinaire). — Congestion sanguine brusque de l'encéphale ou du poumon, qui attaque surtout les chevaux de trait pendant le travail, au temps des chalem-s. La saignée est le remède par excellence contre cette maladie (voyez Apoplexie).

Coi'P DE FOUET (Médecine). — On donne ce nom à une douleur vive et subite, qui produit exactement la sensation qui lui a fait doimor son nom et qui parait déterminée par la rupture d'un tendon ou de quelques fibres musculaires, ou du muscle plantaire grêle ; dans tous les cas, la marche devient impossible pendant assez longtemps, et le repos prolongé est le seul remède à employer. — En vétérinaire, on appelle coup de fouet un mouve» mont brusque dans la respiration du cheval, surtout dans l'expiration, qui annonce qu'il est affecté de la pousse (voyez ce mot).

Coup DE SANG (Médecine). — On donne généralement ce nom à une congestion de sang dans l'encéphale, produite par un concours de phénomènes qui fait que la circulation se trouve tout à coup empêchée dans les vaisseaux de cet organe. Par cette définition, nous ne comprenons pas sous celte dénomination toutes ces suffusions sanguines que l'on observe quelquefois dans les conjonctives, les paupières, sur différents points de la peau et que l'on av.ait improprement appelées coups de sang. Nous refuserons aussi ce nom aux apoplexies pulmonaires (voyez ce mot) qui sont produites par des déchirures spontanées du poumon et qui sont de vraies hémorrhagies. Réduit à ces ternies, le coup de sang n'est autre chose qu'une nuance légère de l'apoplexie , il reconnaît les mêmes causes, présente les mêmes symptômes beaucoup moins prononcés, avec un prompt retour à l'état naturel, ne produis.ant pas de par.alysie dur.able. Le traitement consistera dans les bains de pieds, les boissons délayantes, un régime doux, le repos et même la saignée, si elle est indiquée par la persistance des accidents (voyez Apoplexie).

Coup de soleil (Médecine). — Effet que produit l'exposition prolongée i un soleil ardent d'une partie quelconque du corps; lorsque cela a lieu sur un membre ou sur le tronc, il peut en résulter un érysipèle le plus souvent léger, quelquefois plus grave ; sur la tête, il peut déterminer une congestion cérébrale, quelquefois una inflammation grave du cerveau ou de ses membranes.

COUPE DES BOIS (Sylviculture). — Voyez FoaÊTS.

COUPE-BOURGEONS (Zoologie). — Voyez Lisette.

COUPE-FEUILLES (Agriculture). — Instrument employé dans les magnaneries pour couper les feuilles de mûrier que l'on donne aux vers ù soie. Leur pièce principale est habituellement une petite trémie ou entonnoir d.ans l'orifice de laquelle tourne, au moyen d'une manij velle, un cylindre â lames saillantes qui presse la feuille contre di's l'ouleaiu fives.

COUPK-l'OIN (Agriculture). — Quand le foin a été mis en meule, il ^e tasse de façon qu'après un certain temps il vaut mieux le couper par tranches que l'arracher avec

FiR ou. — Coii|ic-roiii.

une fourche. On se sert, pour cela, d'instrumenis nommés coupe-foin. Les |)lus simples sont configurés à peu près comme des bêches; mais les meilleurs sont ceux qu'emploient les agriculteurs anglais, et particulièrement celui de la figure U8I. Il a 0"',16 de longueur; la poignée mesure 0"',3!).

COUPE-RACINES (Agriculture). — Los racines que l'on donne aux bestiaux, pour être mangées facilement, doivent être coupées imi rondelles, en lanières on en petits ],inirr.LU\. cl irWr M|],iatinn ue peut se faire \ la main i|ii, (i;iii ilr |-iiii.'- r\|il(iiiatioiis, iiciii sans une perte de ti in|i . Il ,;i.ii:il.|. . \ii -.i n-l-iin imaginé <les instruments,

puis lies mail s |iiiipn'» â rein|ilir cet objet; c'est ce

qu'on nomiue des coupcracincs. Dans les petites cxploi-

cou

COU

tatioDs anglaises et dans celles de certaines parties de là France, on se sert simplement d'une sorte de bêclic dont le fer est composé de quatre lames perpendiculaires entre elles comme les bras d'une croix. Les racines sont mises dans un baquet, puis on les frappe avec cette bêche cruciale comme avec un pilon. Les coupe-racines proprement dits sont en général de petites m.icliines composées d'une trémie ou entonnoir carré dont l'orifice étroit est dirigé vers le sol ou obliquement sur un côté de la machine ; les racines placées dans cette trémie se pressent, entraînées par leur poids vers cet orifice, et une ou plusieurs lames tranchantes viennent les diviser à mesure qu'elles sortent de la trémie. Les coupe-racines qui travaillent le plus vite, mais qui aussi coûtent le plus cher, ont leur ouverture de sortie latérale ; les couteaux sont placés sur les rayons d'une roue-volant, qu'une manivelle met en mouvement, et à mesure que la rotation a lieu, les lames passent successivement devant l'orifice où se présentent les racines. 51. Gardner, en Angleterre, a construit un coupe-racines fondé sur une disposition plus compliquée encore, mais plus parfait. Il n'y a p.is dans cet appareil de couteaux extérieurs, mais bien, au fond de la trémie, un cylindre rotateur à la surface duquel sont disposées des lames tranchantes, de telle manière qu'en tournant ce cylindre dans un sens, on coupe une ration pour le gros bétail, et que si l'on veut une ration pour les moutons, il suffit de faire tourner le cylindre en sens contraire. On a construit en France, à l'école impériale de Grignon (Selneet-Oise), un coupe-racines dont la disposition générale est la même, seulement on a substitué au cylindre un tronc de cône tournant autour de son axe verticalement disposé au point de réunion do deux trémies jumelles. Le coupe-racine de Grignon pèse 95 kil. et coûte 100 francs; les instruments plus simples indiqués auparavant coûtent de 50 à 90 francs.

COUPE-SÉVE (Horticulture). — Instrument employé par les jardiniers pour pratiquer des incisions annulaires, particulièrement pour le marcottage de la vigne, des arbres fruitiers (voyez Marcottage).

COUPElt (Se), s'attraper, s'entre-tailier, se friser, SE toccher (Vétérinaire). — Tous ces mots sont synonymes. Un cheval se coujie lorsqu'un des membres blesse avec le fer en se levant le membre correspondant posé sur le sol; c'est ordinairement au boulet ou à la couronne que cela a lieu. Ce défaut tient ou à un vice d'aplomb, ou i la faiblesse de l'individu ; il peut résulter de ces contusions un engorgement douloureux, des abcès, des furoncles, etc. Lorsque ce défaut tient à la jeunesse, il disparait à mesure que l'animal prend de la force ; si c'est à un vice d'aplomb, c'est par la ferrure qu'on peut y remédier. On peut aussi prévenir ces blessures en mettant un bourrelet ou une guêtre en cuir aux boulets des chevaux qui se coupent (vovez Boui.et, Couroi\ne).

COUPEROSE, Goutte-rose (Médecine). — Maladie de la peau de la face chez l'homme, caractérisée par de petites pustules isolées, entourées d'une aréole rosée, à base plus ou moins dure, disséminées sur le nez, les joues, le front et sur les parties supérieures du cor|)s. Alibert l'a classée dans les dartres pustuleuses. Willan et Batcman en ont fait un genre sous le nom d'Actie, divisé en quatre espèces t l° A. limplcx; ce sont seulement quelques boutons rouges, qui se changent en pustules, celles-ci s'ouvrent, laissent échapper une goutte de liquide et se recouvrent d'une croûte légère. 2° A. piinctata : ici les boutons pustuleux sont entremêlés de points noirâtres produits par le tluide sébacé accumulé dans les follicules. 'i° A. mrfura (a ; les boutons pustuleux sont plus nombreux, plus volumineux, à base dure et large; lasuppuiation ne se fait jour qu'après plusieurs semaines. 4° A. rosacéil : elle est particulière à l'âge adulte ; ce sont d'abord quelques points rouges sur le nez et les joues, avec chaleur, tension ; ils s'étendent, se réunissent, se changent en pustules qui se multiplient et se succèdent sans cesse; les traits s'altèrent et grossissent, la peau est tuméfiée et devient d'un rouge violacé; c'est cette espèce qu'on connaît le plus vulgairement sous le nom de couperose. LTige adulte, l'âge critique chez les femmes, les tempéraments bilieux et sanguins, l'hérédité sont les causes prédisposantes; les excès de table, les climats froids et htiniidi's, les dérangements dans 1rs fonctions des organes digestifs, etc., sont les causes déterminantes. La couperose, lorsqu'elle est ancienne, est dilTirile à guérir; les lotions avec les eaux distillées de,rose, de petite sauge, de lavande, dans lesquelles on ajoutera une petite quantité d'alcool; les eaux minérales sulfureuses, surtout eu lotions, en bains, on douches; un ré-

gime sévère, un air doux ; telles sont les bases du traitement ^ employer (voyez Dartre).

COUPEROSE (Chiiriie). — Nom vulgairement donné i certains sulfates. La couperose verte est le sulfate de protoxyde de fer; la couperose bleue est le sulfate de cuivre ; la couperose blanche est le sulfate de zinc.

COUPEUR D'EAU (Zoologie). — Voy. Bi:c en ciseaux.

COUPURE (Médecine) , du grec koptein, couper. — Expression vulgaire qu'on emploie pour désigner une lésion peu profonde faite avec un instrument tranchant, tel que couteau, canif, rasoir, verre cassé; les coupures guérissent d'autant plus facilement qu'elles ont été faites avec des instruments qui coupent mieux ; aussi celles qui ont été produites par du verre, et surtout par une scie, sont plus longues et plus difficiles à guérir. Il suffit en général de laver les coupures et de les réunir au moyeu de bandelettes agglutlnatives de diachylon ou de taffetas d'Angleterre (voyez Plaie, Agclutinatif).

COUR (Basse-) (Economie rurale). — On nomme bassecour la portion d'un domaine rural où l'on élève des volailles ; souvent elle donne asile aux cabanes à lapins. La basse-cour est une ressource importante pour un ménage de cultivateurs, mais, pour eu tirer le profit qu'elle peut donner, il faut suivre un certain nombre de principes que l'on peut résumer comme il suit. La première à suivre est d'utiliser, pour l'entretien de la basse-cour, les ressources de la localité ou de l'exploitation rurale elle-même, sans faire de frais spéciaux de quelque importance. La volaille doit se nourrir de matières de la plus mince valeur ou d'aliments qu'on ne pourrait employer sans elle. Les grains et les matières ayant une valeur commerciale doivent être ajoutés en petite proportion comme complément et spécialement pour engraisser les volailles. La basse-cour doit être ouverte tout le jour pour que les animaux puissent errer alentour et chercher les insectes, les graines perdues; ces matières sans valeur doivent jouer un rôle important dans leur entretien. Ce précepte doit cependant être appliqué en tenant compte du voisinage de récoltes que les volailles pourraient ravager; alors il faut s'arranger pour fermer la basse-cour aux époques convenables. On doit mesurer l'étendue de la basse-cour sur les moyens d'écoulement dont on dispose pour ses produits; à ce point de vue, le voisinage des grandes villes est un motif pour donner une grande importance à la basse-cour, parce que la vente est abondante eî. lucrative sans que l'élevage soit plus coûteux que dans les contrées purement rurales. Il est bon, pour nourrir à moins de frais les animaux de basse-cotir, de placer à leur proximité les fumiers où abondent les graines et les insectes. On élève dans les basses-cours les poules, les dindons, les pintades, les faisans, les paons, les pigeons, les canards, les oies, les cygnes ; les uns pour leur chair, les autres pour leurs plumes ou leur duvet. Les frais d'établissement de la basse-cour doivent toujours être aussi restreints que possible ; il faut qu'elle soit séparée des autres parties de la ferme par un mur, un treillage ou une haie très-fourrée; quelques arbres y sont utiles pour donner un peu d'ombrage et fournir la nuit un abri aux poules, dindons et paons, qui n'aiment pas en tout temps rentrer au poulailler. On doit y trouver un poulailler (voyez ce mot); une ou deux mares peur les oies, les canards, i moins qu'au voisinage de la ferme ils ne trouvent quelque ruisseau au Ç'iSlijue siâc^ pour s'ébattre; dos baquets couverts et remplis d'eau pure pour abreuver les poules qui passent leur tète dans des trous ménagés au couvercle ; un plant de gazon pour qu'elles y puissent paître; un tas de cendre ou de s.able pour qu'elles s'y roulent quand la vermine les tourmente. La ménagère se chargera spécialement du soin de sa basse-cour et trouvera ainsi un emploi profitable d'une partie de son temps, sans être éloignée de ses autres travaux : elle n'y réussira qu'en aimant ses volailles et en s'en faisant aimer ; chaque jour, dès le matin et au milieu de l'après-midi, elle les appellera autour d'elle en leur donnant à manger; elle doit veiller à ce qu'il ne s'en perde pas,ù ce qu'elles se portent bien, si la ponte, la couvée se font bien, etc. ; elle doit apprendre à les soigner, :V les guérir, à les engraisser. Tous ces soins, dans les grandes exploitations, deviennent si considérables qu'on est obligé d'y préposer une fille de bdssc-cnur, qu'il faut surveiller avec soin tant qu'elle n'a pas fait ses preuves.

COURANT ÉLECTRIQUE, (Physique). — Se dit de l'électricité (jui circule dans un conducteur et du mouvement qu'elle y possède.

Toute cause qui produit de l'électricité peut donner lieu à des courants électriques; c'est ainsi qu'eu toute

cou

COU

saison, et particulièrement pendant les orages, l'atmosphère est traversée par des courants électriques acquérant souvent une très-grande énergie; mais leur origine ordinaire est la pile de Volta.

La nature des courants électriques est très-controversée. Les partisans de l'iiypotlièse des deux fluides électriques admettent qu'un courant est formé par la superposition de doux courants simultanés : l'nn d'électricité positive, l'autre d'électricité négative, marchant en sens contraires, conservant partout la même intensité et ne se combinant nulle part; les hypothèses les plus ingénieuses ont été imaginées pour donner quelque apparence de raison à cette manière de voir.

Aujourd'hui que les idées de mécanique ont fait de grands progrès dans les esprits, les courants électriques tendent de plus en plus à devenir une simple question de mécanique.

L'établissement d'un courant électrique dans un circuit fermé est soumis à des lois analogues à l'établissement d'un courant d'eau ou de gaz dans des tuyaux de conduite. Dans ce dernier cas, la vitesse normale de l'eau est réglée par cette condition que le travail de la pesanteur sur l'eau soit égal au travail des résistances dues au frottement de l'eau contre les parois de la conduite ; dans le premier, l'intensité du courant est réglée par cette condition semblable que le travail moteur dû aux actions chimiques produites dans la pile soit égal au travail des résistances dues au passage du courant dans les conducteurs, avec cette différence que, dans les conduites d'eau ou de gaz, le frottement n'a lieu que sur les parois de la conduite, tandis que, dans un conducteur électrique, la résistance a lieu dans toute sa masse. Quant à la nature du mouvement même qui constitue le courant électrique, nous l'ignorons complètement, et il est extrêmement probable qu'il est complexe et qu'il faut l'assimiler à un mouvement vibratoire beaucoup plutôt qu'à un simple écoulement d'un fluide particulier.

L'existence d'un courant électrique peut nous être révélée par les effets variés qu'il peut produire : effets de chaleur et de lumière (voyez Pile, ÉLF.CTnoTHFr,MiE, Lu- MiÈEE ÉLECTKiQtiE), efiets magnétiques (voyez Électro- MACNÉTiQUE),efl'ets d'attraction, de répulsion, de direction des diverses parties d'un même courant les unes sur les autres (voyez Électrodynamique), eflets chimiques (voyez Électbochimie) , effets physiologiques (voyez Électuo-

Page 1