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THÉRAPIE

COURATARI (Botanique), Couralaria, Aublet; du nom qu'une des espèces porte à la Guyane. — Genre de plantes Dicotylédones, de la famille des Myriace'es. II fc comprend des arbres exotiques peu répandus. Le C. de la Guiane (C. Guianensis), grand et bel arbre, fournit un excellent bois de charpente.

COURliAlllL (Botanique), nom américain. — Espèce d'arbres du genre Hi/menœa, qui appartient à la famille des Cœsolpinices. VU. cuurbaril,L\n., est un arbre élevé de 6 à 7 mètres. Son écorce, épaisse, rugueuse, est d'un brun roussàtre; ses feuilles ont les folioles ovales, lisses et coriaces ; ses (leurs, disposées en panicules, sont d'un jaune pùle; son fruit est une gousse rougeàtre, lisse et longue de 0"',10 à {)"',15 environ. Cet arbre habite l'Amérique méridionale. Il est surtout important par la gomme résine qui découle de son écorce et de sa racine. C'est la gomme animé d'Occident, qu'il no faut pas confondre avec cette aulro substance connue dans le commerce, mais peu répandue, sous le nom de <jomme animé d'Orient. Kilo est jaune, friable, à cassure brillante, s'amollit sous les doigts et répand une douce odeur balsamique qui rappelle celle du genièvre. Les indigènes de l'Amérique du Sud cnfeiment cette gomme dans du bois tendre qni leur sort de flambeau. lille leur sert aussi à vernir quelques ustensiles. En médecine, la gomme animé s'emploie eu fuuiigntion pour certaines alleclions rhumatismales et la paralysie.

Le boi» du courbaril, dur, brillant, quand il est poli, est estimé pour la charpente. L'ébénisterie l'emploie également pour la fabiicBtion des meubles. G — s.

COUIlBATlJliE (Médecine), du latin curbatura, courbure. — Sensation de lassitude douloureuse dans tous les membre», avec malaise général et dérangement léger dans la plupart des fi nction». Elle peut êtic causée par une faiiiiui- inaccoutumée, une marche Ibrcée, urjc attitude incommode longtemps conservée, etc., ou bien une émotiim vive, la privation de sommeil; dans ce cas, elle cède fncilemenl au repos, aux bains, aux boissons douce». D'autres fois, elle accompagne riuvaslon d'une maladie plus ou moins grave cl se

confond avec les autres symptômes qui la précèdent.

CouRBATtiKE (Vétérinaire). — C'est une expression vague dont le sens n'est pas absolument défini. La loi du 20 mai 1838, sur le commerce des animaux domestiques, classe parmi les cas rédhibitoires les maladies anciennes de poitrine ou vieilles courbatures. C'est le seul cas où la valeur du mot courbature soit bien déterminée (voyez Cas RÉnniBiTOiRE).

COUr.BlC (Vétérinaire). — Nom tiré de la forme de la tumeur. Les chevaux sont sujets à porter au côté interne de l'extrémité inférieure du tibia une tumeur osseuse décrivant une ligne courbe, dure, indolente, d'un volume variable ; si la courbe est un pe\i volumineuse, l'articulation est gênée, les tendons des muscles passent douloureusement sur cette tumeur anormale, et l'animal boite en marchant. Le désordre est assez grave si d'autres tumeurs osseuses environnent la courbe; la mobilité de l'articulation voisine (tibio-tarsienne) en est compromise ou même annulée. Ce mal a pour cause des coups sur la face interne de la jjmbe ou des efforts violents pour tirer. La cure est difficile; on a recours à l'application du feu.

COURBES (Géométrie). — Tout le monde a l'idée de la ligne droite et de la ligne courbe. On peut dire, avec Bezout, que la première est la trace d'un point qui tend toujours vers un même point ; la ligne courbe est la trace d'un point qui, dans son mouvement, se détourne infiniment peu à chaque pas. On distingue les courbes en lignes planes et lignes à double courbure.

La seule courbe étudiée dans les éléments est le cercle. Mais d'autres lignes se présentent fréquemment dans les arts ou dans les sciences physiques. Telles sont les sections coniques, la cycloide, \ hélice, qui est à double courbure, etc. Leurs propriétés seront étudiées séparément.

Les anciens n'avaient pas de méthode générale pour étudier les courbes. Chacune d'elles exigeait des procédés particuliers. Mais depuis que Descartes a imaginé de représenter algébriquement une courbe par la relation constante qui existe entre les deux coordonnées de chaque point, c'est-à-dire par son équation, il existe des règles générales applicables à toutes les courbes, et qui permettent de déduire de l'équation le plus grand nombre des propriétés de la courbe. Tel est l'objet principal de la géométrie analytique.

De là résulte encore la division des lieux géométriques en deux classes, suivant que leuréqu.ation est algébrique ou transcendante. Les courbes algébriques se distinguent d'après le degré de leur équation, et ce caractère est réellement essentiel à la courbe, car il ne dépend pas de la position particulière des axes auxquels la courbe est rapportée. Une équation du premier degré entre deux variables x, y, représente une droite. L'équation du second degré représente les courbes auxquelles les anciens avaient donné le nom de sections coniques. Les courbes de degré su))éiieur sont moins connues et moins importantes.

On enqjloie avantageusement les courbes à la représentation dos fonctions définies mathématiquement, ou même des fonctions cnqjiriqnes que l'on i-cncontre dans les sciencesd'application. Quand on possède l'expression mathématique d'une fonction ;/ = /(.(■), il n'y apasde difficulté à construire la courbe par points, et l'on obtient un lieu géométrique qui peint la relation des deux variables X et y. Si la loi qui lie x et y n'est pas connue, mais que l'on ait une taole contenant un certain nombre do valeurs correspondantes de ces variables, à l'aide de ces valeurs on pourra marquer tdut autant de points. Puis on tracera une courbe coniinm' p,is,aiit par ces divers points; cette courbe roprésc nir appio^imativoment la loi qui lie les doux variables, rt iimnia même servir à obtenir, par iiiiirpolalidii graphiiiuc, des systèmes de valeurs des variiiMr-i, aurirs qu.' cimix que renferme la table. Les physicims font aiijoiu'd'luii un fréquent usage des courbes pour exprimer les résultats do leurs recherches. C'est ainsi (pi'on ligure la loi des tensions do la vapeur d'eau à diverses températures : on prend desabcisses proportionnelles aux temi)ératures exprimées en degrés, et les ordoimées proportionnelles aux tensions exprimées en aluiosphèrcs. De même, dans la courbe liy iiiiii/hi.|iii', les ab.scisses sont les degrés de l'hygro-

rn I' •,iii ,uie, et Icsordonnées sont les tensions cor-

n |tiiiMl:Mih ,, (!.■ la vapeur contenue dans l'air. Ou relinsfNU; au.isi par des courbes les lois de la mortalité, etc. Ces courbes peuvent suppirrr à des tables, et la marchn des viu'iables y csl bien plus facile à saisir (voyez GÉo- MiVnuK ANAi.YTii.uii;, ImivIU'oi.ation). E. R.

COURIiET lllorlicultuie), de la forme courbe de Tins-

GUU

trument. — Grande serpp employée pour couper les taillis ou pour «battre des arbustes et de jeunes arbres.

COUIlBETïE (Hippiatriquc). — Manœuvre que l'on fait exécuter aux cbevaux dressés, dans les manèges ; l'animal saute en élevant au-dessus du sol ses jambes de devant également fléchies, tandis que. les hanches basses,, il avance les pieds de derrière eu avant de son centre de -gravité.

COURBURE (Géométrie). — yuand on compare des cercles de ditïérents rayons, on dit que leur courbure est d'autant plus prononcée, que leur rayon est plus petit. Si l'on considère, en effet, divers cercles tangents au même point d'une droite, on reconnnit que plus leur rayon est petit, plus vite ils se séparent de la droite. On est ainsi Qaturellement conduit à prendre la fraction ^ pour mesurer la courbure d'un cercle de rayon R. Mais s'il s'agit d'une courbe quelconque, la courbure change évidemment d'un point à l'autre ; le cercle est la seule courbe plaue où elle soit constante. Pour en apprécier la valeur, on emploie ce qu'on nomme le cercle osictilateur ou cercle de courbure.

Pour comprendre la définition de ce cercle, il faut se rappeler que la méthode infinitésimale consiste à substituer à la courbe un polygone inscrit d'un nombre infini de côtés infiniment petits; le prolongement d'un de ces côtés détermine la tangente à la courbe. Deux tangentes consécutives correspondent à deux éléments du polygone ou à trois sommets consécutifs. Or, par trois points on peut faire passer un cercle : ce sera le cercle osculateur, si les trois points sont infiniment voisins.

Traduisons en analyse cette définition. Appelons «, 6, les coordonnées du centre de ce cercle correspondant au point X, y, d'une courbe tj = f{x), et soit p son rayon, ou le rayon de courbure. Il s'agit de déterminer ces trois quantités a, ê,p, de manière que le cercle passe par trois points voisins qui seront

x,y X + dx,y + dy x + îLcIx, y + 2d

Nous supposons, pour simplifier, que x soit la variable indépendante. Pour que le cercle passe par le premier point, on aura d'abord la condition

Cela posé, remarquons, en général, que pour qu'une courbe F^O qui passe par un point x,y, passe aussi par le point intininient voisin, il faut que l'équation de la courbe soit satisfaite quand on y remplace x et ij par x-\-dx, et y+dy, c'est-à-dire que F + (/F=0, et comme on a déjà F=0, il suffit que rfF = 0. Pour que la courbe passe par un troisième point, il faut que F-Ç-dF soit nul quand on y augmente de nouveau chaque coordonnée de sa difTérenlieïle. Or, par ce changement F+rfF devient F + <:/F-i-(<^F-|-rfT), et la condition se réduit à rfîF^O, en tenant compte 4es deux précédentes. En résumé, on doit avoir les trois équations

GU7 CÛ'j

lente au cube de la nornialè'divisé par le carré du demiparamètre.

Lieu des centres de courbure ou développée. — Prenons sur la courbe proposée des arcs égaux, infiniment petits, que nous pourrons confondre avec des lignes droites. Le cercle osculateur en un point est celui qui passe par ce point et par les deux sommets voisins; son centre est déterminé par l'intersection des normales élevées sur le milieu de deux côtés consécutifs. Ce point d'intersection est donc le centre de courbure correspondant au point donné. De là il suit que les diverses normales donnent, parleurs intersections successives, le lieu des centres de' courbure, ou ce qu'on appelle la développée. On voit que cette courbe est ce que l'on nomme la courbe enveloppe des normales consécutives (voy. Déve- LOPPHE, Développaste, Enveloppe).

COUliEVITE ou CotRX-viTE (Zoologie), Tachydrcmus, Cuv. ; allusion à l'étonnante rapidité de c.es oiseaux à la course. — Genre d'Oiseaux de l'ordre des Échassiers, (amiModes Pressirostres; caractérisé par un bec conique, grêle, arqué, sans sillon et médiocrement fendu; des ailes courtes; des jambes de hauteur moyenne, terminées par trois doigts sans palmature ; pas de pouce. Ces oiseaux, propres aux contrées chaudes de l'Asie et de l'Afrique, sont encore peu connus; ils ont à peu près l'aspect des outardes et on vante leur surprenante rapidité pour courir. La Coure-vite Isabelle (T . isabellinus, Meyer), originaire dn nord de l'Afrique, s'égare exceptionnellement en France et même en Angleterre).

COURGE (Botanique, Horticulture), Cucurhita, Lin. — Genre de plantes Dicotylédones famille des Cucurbilacées, bien connu de tout le monde, répandu partout et dont la culture fait une de nos plus précieuses plantes potagères (voir les caractères à la fin de l'article). Originaires des climats brûlants de l'Inde et de l'Afrique, elles aiment la chaleur et l'humidité. Suivant M. Naudin {Annales des sciences naturelles^ t. VI), l'immense quantité des variétés de courges connues peut être rapportée à un petit nombre d'espèces primitives, et il les classe en trois types ou espèces botaniques : 1° Cucurbita maxima; pédoncule renflé, strié, feuilles plus larges que longues; on y trouve tous les potirons, la C. de i'O/no, le Giraumont turban., {fig. iiS'i) etc. ; 2° C. pepo ; pédoncule mince, à cinq fortes cannelures, feuilles découpées assez profondément; poils très-rudes, presque épineux : Citrouille de Touraine, Courge., Sucriére du Brésil, C. des Patagons, 1rs Palissons, les Coloquinclles, etc.; 3° C. moschata: pédoncule faiblement cannelé, très-élargi vers le fruit; feuilles à lobes profonds, odorants; poils nombreux, mais doux: C. pleinede Naptesou Porte-manteau. Parmi les variétés de ces trois types, nous citerons les suivantes : A, Potirons {C. pepo. Lin.), :\ longues tiges rampantes, feuilles larges, sans taches, fruits parvenant souvent au poids de 100 kil., écorce ordinairement unie, quelquefois verruqueuse; B, C. giraumont turban(C. citrut-

Appliquons cette règle générale à la question actuelle, nous obtiendrons les deux nouvelles conditions

du-

OÙ il faut entendre que !/, j| i ^ , sont rcmiilacés par leurs valeurs en x tirées de l'équation de la courbe. De ces trois conditions, on déduira les éléments du cercle osculateur en fonction de x, c'est-à-dire pour chacun des points de la courbe proposée.

On les ramène aisément à la forme

1/', y" désignant, pour abréger, les doux dérivées de y. Application aux, sections coniques. — En iircnant leur équation sous la forme i/* = 2yjx + r/x^, on trouve sans iifliculté

[v' +[P + VA^]

et l'on peut faire voir que cette expression est équiva-

lus), à feuilles plus découpées, maculées, fleurs à odeur d'amande, fruit plus petit, jaune ou vordàtre, à couronne vert foncé, chair frnn\ plus sucrée. Elle a, ainsi i|ue la précédente, un •:^\M\i\ n.uuhre de sous-variétés; C, C. des Patagons, wno d-s uirilliMiie^ variétés (^(/.G83); fruit très-allongé, d'une teinlc vert noir, cannelures régulières et profondes sur toute sa longueur ; chair peu épaisse, jaune; D, C. sucriére du Brésil, variété de choix, qui date seulement de 1839; frmt assez gros, d'une teinte rousse, chair jaune, très-sucree ; elle se rapproche par ses qualités d'une autre variété, la C. de Vatparatso,

cou

COU

gros et cylhldrique; a une chair tvès-rouge, 1 .nténeur

OTesnue plein; F, la C. musquée de Marseille trL;s-estimledà'isle Midi mais qui mûrit difficilcmeut à Pans ; "feumès maculées-, chair ferme, sucrée, à odeur de v>ofette Les bornes de cet article nous empêchent d en enumérer un plus grand nombre. .

La culture des courges exige de les faire germer sur couches e sous cloche en mars; vers la fia d' avril ou en mai on les plante en pleine terre; puis la plupart sont abandonnées à leur développement. Cependant, les horticulteurs intelligents suppriment plus ou n^o>»« P,^f ,7'=;' parties de la tige ou des fruits, pour donner plus de vi-

^"cirartèrefdu genre: fleurs monoïques, dont les mâles ont un calice et une corolle monopétale, campanu lee, nùinquéfide; 5 étamines insérées au fond de la corolle; ?es femelles ont le calice et la corolle semblables, l'ovaire inférieur, style court, trifide; fruit en grosse baie ou ''œURLÂN ouCocauui (Zoologie) -Oisea,, américain tvès-voishides Grues et nommé par Linné Ardcafolopace«- Il et devenu le type du genre Courlan{A,-amus, \néill ordre des Échàssiers, famille des Cultnrost es ImàclArdéidés, dont on peut donner les caractères luiv^ins : bec plus long que la tête, renflé vers le dernier nerè de sa longueur, phis grêle et plus fendu que chez les CTU^s doigts assez longs, sans palmature. Le courlan a ^. tMlle, l'aspect et les mœurs des hérons; U est commun à câvenne où on le nomme Courlin, au Paraguay, à Cub?eTdaiis?esnd des États-Unis. Peut-être a-t-,1 des

"^^L^C^?u'^l.«xCZoologie).-Non^vul,aires de deux coquilles du genre Hocher {Murex haustellmn et M. Ijrandriris, Lin.).

COURLim (Zoologie). — Voyez CouRLAK.

rOCl L S, Coir.LiE., Coulis, Coni.iEU (Zoologie) hu- ,nenà\ Cuv'.;, nom tiré du cri de.ces oise.a„x. Genre d-Oiseaux de l'ordre des Echassters-. f.iu.ll. d s m girostres. 11 a pour caractères : ber ■'"l"'-';^ ',;!'. sur toute sa longueur; le bout du i. - " " ; , :^'; passe un peu rinférieur et fait l''K' "."'.'"' ■""',;^ devant de lui vers le bas; ados médiocres; queue courte pouc. petit, élevé; doigts antérieurs palmes ÏÏeur base. Les courlis sont des oiseaux de passage; îls arrivXM t dans nos pays en avril et partent en aoOt et sepwn brc pour des climats plus chauds. Ils vivent de vere et d'iSsectes. Le Courlis ou Corhs d'hurope ou Gmnd Courlis (N. arcuatus, Cuv.), de la taille d une poule a lé plumage brun, avec le bord de toutes les Xmès blanc, le croupion blanc, la queue rayée de ces deux cou eur^. On le rencontre le long des cotes en Luropc et en Asie; il niche sur le, plages marécageuses et pond / à 5 œufs longs d<, (l.n,058, jaunâtres, avec des Ses rousses. Cet oiseau est un gil^e.' P^^^^X^t^ Le CorlicuXourlieu ou pdit Courlis, >elit Coilicuyy. »Loptt,CÙv.) est moitié moindre que le précédent, dont fl Xris-peu pri'S le plumage; il habite l'E<"-ope' «a'^

I est moins commun oue le grand courlis; 7. IÇf ° y« aussi aux Indes, dans l'Afrique australe, aux Etats-Unis,

'^^^^l^.po,, nom «^nné.par Levamant des mots couiou et rollinriU-iitosonius^ ici».).-- Genii. u u. re«»x de l'ordre des GrLpeurs, "■""»'';• ''••^,^„';;-"';' Il

II est caractérisé par un boc gros, .P?' ';''"' 'i,", nriiiié léutremcnt arqué à l'exli-emile do la m.inaiouu. ?u é ieuÏT-, îoTnarin..!, obliques, placées P'-^'^^/l'-'f,;"' "■'îieu de la longueur du b.c ;1a queue compc..e. de don e pennes. Ou les dit principalem.'.il f';^'™'' •':,^'^ ^.^Z ron.j-dnou ou fourbu Inou IL. L'rahs, \m\\.) (sl un

oiseau de^ grandes forêts de la Cafreriect de Madagascar. Levaillant en a décrit la structure et les mœurs dans son Hi':t nnt. des oiseaux d'Afrique.

COURONNE (Botanique), du latin corona, couroiine. — Ou donne ce nom à l'ensemble de certains appendices soudLs en partie h la corolle, comme dans les silènes, mu» surtout dans les stapélies, où ils prennent diverses formes souvent très-bizarres. En général, dans les apoc\ntis et les asclépiadées, ces appendices forment un ,uticille et sont opposés à chacune des étammcs. On n mme couronne du périantho des appendices minces, PLtiloides, formés d'une seule pièce circulaire qui surmonte l'orifice des périantlies. La fleur du narcisse présente une couronne de ce genre. Quelquefois le limbe du calice persistant au sommet de certain fruit mfère fo me mie couronne; ainsi, la baie des groseilliers est conronnée par ce limbe; d'autres fois, ce fruit est couronné par le stigmate, comme dans les nénuphars. Dans certaines OmbelUréres, telles que la coriandre, les oenanthc; le fruit (crémocarpe) est terminé par le limbe du calice qui forme une couronne. Ou donne aussi ce nom à'iatôufl'o de feuilles ou de bractées qui terminent les épis de quelques plantes. Dans ce cas, les épis sont dits cvnronnk comme dans l'ananas la couronne imp^"» e, la s.auge hormiii, la lavande stœchas, etc. Enfin, les botanistes anatomistes ont quelquefois nomme couronne cette partie des tiges ligneuses qui se trouve placée entre le bnis et la moelle et qui n'est autre chose que 1 etui médullaire. ^ ''•

CouiiO.NKiE (Anatomie, Zoologie). - On nomme couronne, chez les vertébrés, la partie des dents qui s eleve Ubre àu-dcssus de la gencive ; - les premières protubérances" annonçant le's bois, qui naissent sur e front des faons ; - les plumes érectiles qui surmontent la tête de certains oiseaux ; - le duvet qui environne la base du bec chez les oiseaux de proie. . .

Co^JRO^NE (Vétérinaire). - On nomme ainsi à 1 extérieur du cheval, le léger bourrelet charnu qui borde a part «supérieure du s'abot. Ce bourrelet fait partie de la 'dêùxlème'phalange du doigt et -Pose sur le second os nhalan°ien que Ion nomme, à cause de cela, os ae la ^f'o «ria^ouronneest sujette à des plaies contuses nommées attendes, et i des tumeurs osseuses appelées /» Ces lésions résultent en général de coups reçus. On trouve également la couronne dans les races ovine, bovine, caprine et porcine. .,,.-, n., ,i;t

COLUONNÉ, SE cotr,o^^ER (Vétérinaire). - On dit qu'mi cheval se couronne lorsqu'il se blesse en tombant s r es genoux. Si la lésion est profonde, il en resuite une rcitrice apparente, le poil enlevé ne se reproduf^ pas et i'àn mal's^e 1 trouve plus ou moins déprécié. On devra donc s'assurer avec grand soin si cette cicatrice est c résultat d'un accident ordinaire, ou si la chute qui 1 a dé,è rm n^e a eu lieu par suite de lafaiblesse et du défaut ;ràn 0 i.b La fatigue peut aussi faire bronclier un chevaux usuiedos^membrcs (vpyoz UsouE). D^vns tous les cas cet accident doit mettre en défiance ; nu Çbeval couroMOé est toujours danucreux, surtout pour le cavalier. V^ .,r I r! ne qui constitue le couronnement doi être : ,! nr, A.- C.au blanche, de l'eau légèrement salée et „;,',. .■MiiiMiulrée avec du charbon pulvérise; si elle ,." p'm.i'mi'. un la pansera comme uue plaie ordinaire

*^','V,i 'i';'( a'niMENT (Arboriculture). — Les arbres sont „ ;,,,,»■'/,«"/ ou ,?fV»r/«/io« quand leur som-

■'"'-■'' I .,,.,■ ...,lr»»r,lieci nu'urt ; K^ plus souvent

metccssrih \. • . ^^ i-, Cl, m,. a • ri'itc maladie;

l'âge aviiiii' .1. s .11 ni ^ ,. ' ,^,|..j,^, ,1,, ^,;.^,,, i-^sultant mais ell.' i"'ui ' i'' >•' ^ , ' ,■ ,,11,.^ de l'ardeur

elsiordrcouleJu. analogues à celles quel on 0^

r:^^r=J=î»5r\ire;ie^e.^T\rg;.a^î;^;

cou

COU

des vésicules interposées entre l'astre et l'observateur. C'est uu phénomène analogue aux couronnes que l'on observe, lorsqu'on regarde une source lumineuse à travers une lame de verre sur laquefle on a projeté du lycopode, ou que l'on a simplemeut ternie par la vapeur de l'haleiue.

On a confondu souvent les couronnes avec les halos ; on les appelait mC-nie petits halos ; en réalité, ces phénomènes sont totalement diflérents : les premiers ont pour cause la diflraction de la lumière, tandis que les seconds dépendent simplement de la réfraction.

La théorie des ondes lumineuses rend un compte trèsprécis de la formation des couronnes; il est possible, sans entrer dans des détails que ne comporte pas la nature de cet article, de donner une idée de cette explication.

Si l'on conçoit la surface d'une onde, ses différents points peuvent Être considérés comme autant de sources de lumière qui envoient des rayons. dans toutes les directions de l'espace. Pour un point particulier, la plupart de ces rayons interfèrent (voyez iNTEBFtRENCEs), et il n'y a d'efficaces que ceux qui proviennent d'une portion très-limitée de l'onde, celle qui avoisine son point d'intersection avec la droite qui va de l'œil à la source lumineuse. Mais si Ton suppose répartis de part et d'autre de ce point, d'une manière régulière, uu certain nombre de petits corps opaques, ceux-ci, supprimant quelques-uns des rayons, eiupCcheront l'interférence de se produire , de sorte qu'on devra apercevoir des alternatives régulières de lumière plus ou moins vive, et comme la disposition des corpuscules est régulière, que ceux-ci d'ailleurs sont supposés avoir un diamètre uniforme, ces maxima et minima de lumière donneront lieu à des cercles dont le diamètre dépend évidemment de la grandeur des corpuscules eux-mêmes.

Cette explication supposant, et dans la grandeur des vésicules et dans leur disposition, une régularité qui ne doit pas se rencontrer très-fréquemment, on conçoit pourquoi le phénomène des couronnes ne peut s'observer d'une manière complète que dans des circonstances assez rares. P. D.

COUROUCOU (Zoologie), Trogon, Lin., nom brésilien rappelant le cri de ces oiseaux. — Genre à'Oiseaux de l'ordre des Grii/ipeurs, famille des Cuculides ; caractérisés par uu bec court, plus large que haut, courbé dès sa base avec une arête supérieure arquée, mousse ; pieds petits, emplumés jusque près des doigts; queue longue et large; plumage (in, léger, fourni, paré ordinairement de couleurs brillantes avec certaines parties d'un éclat métallique. On trouve ces oiseaux dans les régions intertropicales des deux continents ; ils ont des mœurs analogues à celles de nos engoulevents.

COURROIES SANS FIN (Mécanique).

— Lanières de cuir réunies par leurs deux extrémités, tendues entre deux tambours ou poulies qu'elles embrassent et qu'elles obligent à se mouvoir simultanément. Elles constituent un des moyens de transmission de mouvement, les meilleurs et les plus fréquemment employés dans les ateliers toutes les fois que les résistances à vaincre ne sont pas trop considérables.

Toute courroie a deux brins, l'un conducteur, l'autre conduit. L'une des poulies est également conductrice et l'autre conduite. A l'état de mouvement, le premier brin est nécessairement plus tendu que le second ; l'égalité de tension n'a lieu qu'au repos ; mais la somme dos tensions n'en reste pas moins constante. La tension du brin conduit fait presser la courroie sur les poulies et donne lieu à une adlierencc qui fait marcher ensemble et sans glissenii'ut ces poulies et leur courroie; mais c'est la différence entre les tensions des deux brins qui, à l'aide de cette adhérence, force la poulie conduite i obéir aux mouvements de la poulie conductrice.

Une courroie doit donc être d'autant plus fortement tendue, que la résistance i vaincre est plus grande. Pour arriver i. ce résultat, on se sert assez souvent de tendeurs oi\ rouleaux mobiles qui, appuyant sur l'un des brins , l'innécliibseiit sans gùncr son niouvemcut. Le

tendeur peut aussi être disposé de telle manière que la courroie embrasse les poulies sur une plus grande partie de leur pourtour, ce qui accroît dans une même proportion l'adhérence.

Une courroie de 0°',]0 de large sur 0°',004 d'épaisseur, agissant sur une poulie en fonte, peut exercer sur celle-ci un efïort de traction de 83 kil., ce qui, à une vitesse de 9 mètres par seconde, correspondrait à un travail de 10 chevaux-vapeur.

Lorsqu'il s'agit d'opérer des transmissions à de trèsgrandes distances, telles que 100, 200 ou même ïio mètres, on emploie avec succès des cibles métalliques (voy. ce mot) soutenus de distance en distance par des poulies intermédiaires. Ces sortes de cables n'avaiçnt été utilisés jusqu'à présent que pour lever des fardeaux dans les mines, ou comme cordages de navire. Cette disposition a été employée par M. Hirn, pour transmettre à 240 mètres de distance une force de 38 chevaux destinée à mener un atelier de tissage avec toutes ses dépendances. Dans ce mode nouveau de transmission qui présente de très-notables avantages, on a reconnu que les poulies doivent avoir un grand diamètre, 1 mètre an minimum. La gorge doit être garnie d'une bande de cuir ou de gutta-percha, le frottement contre le bois uu altérant très-rapidement ce dernier.

COURS DE VENTRE, COURANTE. — VoyOZ Dl.«RHÉE.

COURS d'eau (Vitesse d'u.\) (Mécanique, Hydraulique). — Lavitesse moyenne d'un coursd'eau est souvent utile à connaître, soit pour évaluer le volume des eaux qu'il débite par seconde, soit pour calculer «a force dynamique. A l'article Canaux, nous avons nidi jut ( muicnt on

obtient la mesure de cette vitesse dans le cas où le lit du cours d'eau a une section régulière. Il n'en est pas ainsi généralement dans les (leuves ou rivières; s'il arrive cependant pour ceux-ci même que leur lit présente cette régularité ou à peu près dans une certaine portion de son étendue, le même procédé leur est alors applicable. Dans les cas oii il ne le serait pas, on peut avoir recours au moulinet do Woltmann dont nous donnons la figure, et dont voici la description et l'emploi. Cinq petites palettes planes sont implantées à l'extrémité d'un axe irès-niobile, à la nnmière des ailes d'un moulin à vent. Quand ces palettes sont plongées dans une eau courante, l'axe dirigé dans le sens du courant, elles tournent avec une rapidité d'autant plus grande que le courant est plus rapide, »n sorte que la vitesse qu'elles acquièrent peut servir il recouiiaitre la vitesse de l'eau, Il faut donc pouvoir mesurer la vitess; de rotation de ce moulinet. A cet otlet, son axe porte une vis sans fin G qui engrène avec une iiremièro roue dentée B, marchant ainsi d'une dent à chaque tour complet du moulinet ; cette première route deutée engrène à son tour avec uue

cou

COU

seconde B iiiarcliant d'une dent à chaque rotation complète de la première. Ces deux roues sont portées sur une traverse que l'on peut soulever ou abaisser au moyen d'une tringle E. La traverse par son poids maintient abaissées les deux roues dentées, et dans cet état la vis sans fin n'engrenant plus avec elles^, le moulinet peut tourner librement sans les faire mouvoir. Mais dès qu'on soulève la tringle, la liaison des pièces est effectuée. L'appareil tout entier est porté sur une tige de fer cylindrique, le long de laquelle on peut le faire glisser à volonté.

Pour se servir du moulinet de Woltmann, on tourne les roues dentées de manière que l'une de leurs dents servant de point de départ se trouve en regard d'un repère A; on fait glisser l'appareil sur la tige D, jusqu'à ce qu'il se trouve à la hauteur à laquelle il doit fonctionner au-dessus du fond du- cours d'eau ; on le fixe en ce point au moyen d'une vis de pression, puis on introduit la tige dans l'eau en la plaçant verticalement, de manière que son extrémité touche le fond et même s'y enfonce un peu, et que le moulinet soit placé en avant du cùté d'où vient le courant. Au bout de quelques instants , les ailettes ont pris un mouvement de rotation uniforme sous l'impulsion de l'eau ; ou tire alors la tringle et on engrène les roues. On maintient l'appareil dans cet état pendant un certain temps, une minute par exemple, puis on abandonne la tringle. Les roues s'arrêtent immédiatement, tandis que le moulinet continue sa marche. On le retire et on note les dents qui sont en regard des repères A. Le nombre de dents dont la deuxième roue a marché indique le nombre de révolutions de la première, et en multipliant ce nombre par le nombre de dents de cette première roue, et y ajoutant le nombre de dents qui ont passé sur elle en dehors de sa dernière révolution, on obtient le nombre total de tours du moulinet pendant cette minute qu'a duré l'expérience.

La vitesse du moulinet n'est pas exactement proportionnelle à la vitesse de l'eau ; elle varie d'ailleurs dans un même courant avec la mobilité de l'appareil, avec son l)oids, avec la grandeur des ailettes et leur inclinaison sur leur axe commun. Chaque moulinet doit donc être gradué à l'avance par son immeision dans des cours d'eau à lits i-éguliers^, et dont on connaît à l'avance la vitesse. Au moyen de deux observations, par exemple, on pourra calculer une formule de ce genre V = « + i«, dans laquelle V est la vitesse de l'eau et n le nombre de tours exécutés parle moulinet en une minute. Supposons, par exemple, que dans un courant dont la vitesse est de I mètre, le nombre de tours soit de 9000, et de 19000, dans un courant dont la vitesse est 2 mètres, nous aurons, en remplaçant V et n par leurs valeurs,

l—a + bx 9000 2 = rt -h A X 19000

d'où nousdéduironsn=0,l et 6=0,0001 ; notre formule sora alors

Kt si, dans imc expérience, novis trouvons n égal à 15 000 , nous en conclurons que la vitesse est V = 0,1-1-0,0001 X 13000, onde 1°',60. L'instrument est ordinairement vendu tout gradué. Il vaut mieux le graduer soi-même.

La vitesse d'un cours d'eau est ordinairement très-variable d'mi point à l'autre de son étendue. La même quantité d'eau circulant dans ces divers points, et cette quantité ayant pour mesure le produit do la vitesse de l'eau en un point par la section transver.sale du cours en ce point, plus la section sera petite, plus la vitesse du courant y sera grande, et aussi i)lus la pente do l'eau devra y être forte. L'eau d'une rivière est presque stagnante dans les points où le lit est large et profond, tandis que le courant devient rapide aux points où le lit est resserré cl peu profond.

Une autre condition règle la vitesse gi''néralc d'un cour» d'eau. Celt<! vitesse est toujours telle, en eft'i^t, que les résistances duos nu frottement de l'eau sur elle-même et sur son lit compensent l'action de la pesanteur. Or, d'une part, le» frottements croissent avec la vitesse, et l'action de la pesanteur pour mouvoir l'eau augmente avec la pente; ces deux quantités, pente et vitesse, doivent donc croître en même temps. D'un autr(! oité, la pesanteur agit sur toute In masse de l'eau, tandis que les frollcment-s n'ont guère lieu que sur In surfnc(! du lit. La force accélératrice du mouvement (pesanteur)

croit donc comme la section du cours d'eau, tandis que la force retardatrice (frottement) ne croit que comme la section du lit, ou, coiryne on dit, son périmètre mouillé. Et comme la géométrie enseigne que le lit dans lequel, pour un même périmètre mouillé, la section du cours d'eau est le plus grande possible est un lit à section rectangulaire dont la base serait double de la hauteur, c'est dans un semblable lit qu'à égalité de pente la vitesse de l'eau sera le plus grande. Cette condition n'est jamais remplie dans un cours d'eau naturel; le périmètre mouillé y est d'une forme irrégulière et la largeur du cours d'eau y est toujours plus de deux fois plus gi-ande que sa profondeur; aussi, dans les crues où cette profondeur augmente , la vitesse du courant est-elle augmentée par cette seule cause en même temps que la pente devient im peu plus considérable. Mais quand le cours d'eau sort de son lit pour se répandre sur ses rives, les nappes d'eau qu'il forme ainsi sont dans des conditions de faible vitesse qui permettent aux limons de se déposer.

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