I0N DES DENTS
DAUW ou Onagga (Zoologie). — Espèce du genre CAeval. Il se distingue par une raie noire bordée de blanc, le long du dos, la queue, les fesses et le ventre blancs ; le dos , le cou et la crinière rayés blanc et noir. Il ressemble, par la taille, à l'âne, bien qu'il ait des formes plus fines et par son pelage au zèbre, dont il diffère par des sabots plus serrés, à bords plus étroits et plus tranchants. Ce quadrupède habite spécialement les plaines de l'.\frique méridionale.
DAX ou AcQS (Médecine, Eaux minérales), Agutt tarbellicce. — Ville de France, chef-lieu d'arrondissement (Landes), à 52 kil. S.-O. de Mout-de-Marsan, 40 kil. N.-E. de Bayonne. Cotte localité renferme plusieurs sources d'eau minérale sulfatée mixte, dont la température varie de '.'M" à CO" cent. Celle dite de la fontaine c/ia!«/e,laseulcquiaitété analysée, contient en faible proportion des sulfates de soude et de chaux, du carbonate (le magnésie, des chlorures de sodium et de magnésinni. Indiquées dans les mêmes circonstances que les autres o;iux sulfureuses des Pyrénées, elles sont d'un prix peu élevé. Les bains de boues sont prescrits contre le rhumatisme, les suites d'entorses et de fractures, etc.
DÉBILITANT (Médecine). — On donne ce nom à toutes les causes dont l'ell'et est de diminuer les forces et de produire la débilité ; considérés comme moyens thérapeutiques, les débilitants sont souvent employés par le médecin pour remédier â la surexcitation des organes et surtout du système musculaire; parmi eux, ceux qui tiennent le premier rang sont la saignée, les boissons délayantes, énioJlientes, les narcotiques, les bains tièdes, la diète, les purgatifs, etc.
DIvllILlTÉ (Médecine). — C'est l'elTet produit par l'ao tion plus ou moins prolongée des causes débilitantes. Lorsque le médecin croit devoir recourir aux moyens débilitants, il doit totijonrs être très-réservé sur leur emi)Io>
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trop longtemps prolongés, car ils finiraient par épuiser les forces et amener une faiblesse qui pourrait à son tour devenir une cause de rechute, ou d'aptitude à contracter d'autres maladies.
DÉBOISEMENT i Sylviculture). — Voyez For.ÊTS.
DÉBOÎTEMENT (Chirurgie . — On désigne vulgairement sous ce nom, les luxations dans lesquelles la tête d'un os est sortie de sa cavité (voyez Luxation).
DÉBORDEMENT (Médecine). — Nom vulgaire par lequel on désigne une évacuation abondante de matières, soit par le vomissement, soit par les selles ; ces évacuations se répètent plusieursfois rapidement, sans être suiviesdu reste d'accidents graves : le repos, l'abstinence d'aliments, une chaleur douce, quelques demi-lavements émollients, senties meilleurs moyens à employer.
DEBOUT .Vénerie;. — En termes de chasseurs, mettre une béte debout, c'est la lancer.
DÉBRIDEMENT (Chirurgie). — Opération qui a pour but de remédier à l'étranglement d'un organe, en incisant les parties qui le produisent. Ainsi, lorsque des membranes, des brides fibi'euses peu extensibles, des aponévroses s'opposent à la dilatation inflammatoire des parties sous-jacentes, on pratique le débridement. A la suite des plaies par piqûres, par armes à feu, dans le panaris, dans l'anthrax bénin, l'inflammation menace de faire tomber en gangrène les parties qui sont bridées et qui ne peuvent se dilater, alors on débride par une ou plusieurs incisions. Dans les hernies étranglées, on débride en incisant l'ouverture qui donne issue aux parties déplacées (voyez Anthrax, Panaris, Plaie d'arme a feu. Hernie). , -. ,
DÉCAFIDE (Botanique).— Calice ou corolle decafides, dont le limbe est divisé en dix découpures.
DÉCAGONE (Géométrie). — Polygone de 10 côtes. Le côté du décagone régulier est égal au plus grand des segments obtenus en divisant le rayon du cercle circonscrit en moyenne et extrême raison (voyez Polygones régu-
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DÉCAGYNIE (Botanique), du grec déca, dix, et i/i/ne, femme. — Nom donné par Linné à un ordre de plantes de sa dixième classe, dont les fleurs ont 10 pistils, et sont dites pour cela decagynes.
DÉCALITRE ^Système métrique). — Unité de volume équivalant à 10 litres. Dans beaucoup de contrées de la France, on se sert, pour la mesure du volume des grains, ou même des liquides, du double décalitre dont la capacité équivaut sensiblement à l'ancienne curte ou à l'ancien setter.
DÉCANDRIE (Botanique), du grec déca,
dix, et du génitif andros, mule. — Dixième classe du système sexuel de Linné. Elle renferme les plantes à fleurs visibli's, hermaphrodites, à étamincs libres entre elles et au nombre ^ de III (exemples : œillet saxifrage); elle se divise en cinq ordres caractérisés par le nombre de jÀsiils. 1° I). monor/i/Hie (1 pistil), < exemples : arbre de Judée, gaiac, rue, rhododendron, arbousier, etc.; 2° D. diyi/me (2 pistils), exemples: saxifrage, œillet, etc.; 3° l>. tri(/ynie[3 pistils), exemples: cucubale, silène, hortensia, érythroxylon, etc.; ■i" D, ;;<.n^(/y(/«(e(5 pistils), exemples:orpin,oxalKle, agrostcmnie, etc.; h° D.décwjijme 10 pistils), exemple: phytolacca, etc.
DÉCAPAGE (Chimie appliquée), probablement de rfe, privatif, <-o/)e. manteau, enduit.— On donne ce nom à l'opération par laquelle : r on enlève de la surface des métaux les dépôts d oxyde» de carbonates, de corps gras mêlés de poussières qui les ternissent; 2° on entame légèrement leur surface. Parfois on se contente de frictions avec du gros pilé, de la pierre ponce, du tripoli, du papier d'émeri ; mais ces moyens mécaniquis, insuffisants quand la pil'ce il décaper offre do no:r.l>reuses sinuositiis à sa surface, ont en outie souvent l'inconvénient de rayer les objets. Il est piéfiirnbie d'emiiluyer des agents chinnqiic» qui sont presque toujours des acides. Pour décaper les pièces eu cuivre ou en laiton poli, on vend dans le commerce, sous le nom d'cnu de cuivre, soit de eau acidulée «ulfuriqiie, soit une solution d'acide oxalicpie crislalliséiony ajoute parfoisdu tripoli onpoudrc. On fiotie
l'objet ovoc un linge mouillé do ce mélange. On peut encore employer l'acide clilo. hydrique étendu. Le» chaudrormicin décapent souvent le cuivre rouge sur le(|nil ils veulent faire adhérer l'élain (voyez Etamaok), au moyen de »«l ammoniac en poudre liuniidi;. Il se forme »n chlo-
rure double de cuivre et d'ammonium volatil et qui disparait en chaulTant la pièce. Pour faire le fer-blanc (voyez ce mot), on décape les feuilles de tôle avec de l'eau acidulée sulfurique qui enlève la rouille et aussi la couche superficielle du fer. Sans cette précaution, l'étain fondu n'adhérerait pas lors de l'immersion. On recueille, comm" appoint de la fabrication, des cristaux de sulfate de fer. On peut aussi faire adhérer le plomb fondu sur le fer, mais bien plus difficilement, si celui-ci a été décapé à l'acide clilorhydrique étendu. Les objets métalliques destinés i la dorure et à l'argenture (voyez ces mots), soit au trempé, soit par la pile, doivent être décapés avec grand soin. Pour les pièces en fer, on se contente de les frotter avec une brosse humectée d'eau et de bitartrate de potasse. Pour les objets en étain, on opère à la ponce. Quant aux pièces en alliages cuivreux, et c'est le cas le plus habituel, après une oxydation à l'air sur des charbons ardents, en les plonge qi-.elqne temps dans de l'eau acidulée, contenant de | à r? d'acide sulfurique (dérocliage), puis, pendant quelques secondes seulement, dans de l'acide azotique du commerce, dans un mélange i partics égales d'acides azotique et sulfurique, dans lequel on a jeté une pincée de suie et de sel marin, et enfin on lave à grande eau pour enlever toute trace d'acide. On fait subir un décapage analogue, lorsqu'ils sont ternis, aux moules en alliage fusible employés pour obtenir les empreintes de la galvanoplastie (voyez ce mot), ou aux épreuves en cuivre déposées par le courant voltaîquesi l'on veut, après ce décapage parfait, leur donner une teinte de bronze florentin en les chauffant à l'air. Les lames de plaqué d'argent employées dans la photographie sur plaque doivent Être frottées avec des tampons de coton imprégués d'alcool et de tripoli en poudre très-fine. Ce sont également ces substances qui conviennent, en frottant avec une brosse douce, pour nettoyer les objets en argent, or et platine, car ces métaux ne sont en général ternis que par des couches de corps gras mêlés de poussière. Ces opérations au reste appartiennent plutôt au dérochage qu'au décapage. M. G.
DÉCAPER (Chimie appliquée]. — Opérer un décapage (voyez ce mot).
DÉCAPODES (Zoologie), du grec déca, dix, et pous, pied. — Le premier ordre et, par le nombre des espèces connues par leur perfection organique, le plus important des ordres de la classe des Articulés crustacés, section des Miilacoitracés. Caractères : corps divisé en une pre-
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poiii-', palci
mière partie nommée céphalo-thorax, formée par la tête soudée au thorax et une seconde partie annelée qui est Vahdomen; une carapace qui n'est qu'un vaste repli de l'enveloppe tégumentaiic, recouvrant le céphalo-thorax et abritant de chaque côlé, sous ses bords, les branchies en forme de panache» ; yeux au nombre de deux ijortés sur un pédoncule mobile; toujours 5 paires de membres dont les premiers sont parfois terminés en piiuos ; en avant de ces 5 paires de membres, un appareil maslicaloirc formé de 2 paires do mandibules et i paiios do paitesmftchoircs. Ln plupart des Crnstan'^ décapodes sont carnas,siors et voraces ; ils habitent les eaux douces ou inariiii!.. Cet ordre est divisé par G. Cuvier et Latroille^ on d'ux familles: 1" les lirachyures (Crabes); 2° les .1/a-
(i) as, «nlcnncu (I" paire), -ai, aiilouncs (î« poif»)- - '• U.m'lk .ucouvroiit la hase Je l'»i.lcn.ic. - r, ro»lre Jl"' <;;".»« eu avant U carapace. - y,m\. - pm, palle-.u.lcl.olrc cHc ne. p, pane thnr.,eiq..e .le la i- pair.. - (p, fausse» palleb nalaluire» de .'..b.luna-n. - ).. uageoiru cauilale.
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croures (Langoustes, Homards, Écrevisses, Crevettes) (voyez ces différents mots).
DÉCEMBRE (TKiVAux du mois de) (Agriculture). — Les travaux de culture ne sont pas très-considérables dans ce mois, et on en a la preuve dans les tarifs proportionnels qui ont été adoptés dans certains pays pour les gages " des ouvriers ruraux ; ainsi les gages des mois de décembre et janvier y sont portés au plus bas, quelquefois même à zéro (ils n'ont que la uourrituie et le logement), tandis que, pour les seuls mois de juin et de juillet réunis, l'ouvrier reçoit plus du tiers du salaire total de l'année. Ces travaux consistent à terminer quelques labours d'hiver, à exécuter des défriclienients dans les landes, à creuser et à curer des fosses, à faire des pierrées pour assainir les terres humides, etc. Ou surveillera avec soin les champs ensemencés, surtout ceux où dominent les terres argileuses ; on entretiendra les rigoles d'écoulement qui peuvent être obstruées; on facilitera, en un mot, par tous les moyens possibles l'écoulement des eaux dont le séjour peut être très-préjudiciable aux récoltes. C'est aussi le moment de s'occuper du transport des fumiers, d'abord dans les prés et les prairies artificielles, puis dans les blés qui n'ont pu être fumés avant les semences, enfin dans les jachères qui doivent recevoir des semailles peu de temps après ; il est toujours bon que les fumiers soient utilisés le plus tôt possible et qu'on ne les laisse pas se consumer inutilement. Lorsqu'il y a dans les produits de la ferme des plantes oléagineuses, on profitera des mauvais jours du mois pour faire l'extraction des huiles, dont les tourteaux sont si utiles aux bestiaux et si propres à former des engrais.
Il n'y a guère plus à faire dans le jardin et le verger que dans les champs pendant le mois de décembre, si l'on en excepte quelques défoncements, quelques grossiers labours dans les terres fortes, le transport des fumiers, la démolition des anciennes couches, etc. On taillera les pommiers, les poiriers, s'il ne gèle pas trop fort et s'ils ne sont pas trop vigoureux ; on s'occupera aussi, lorsqu'il ne fera pas trop froid, de la transplantation des arbres. Mais des travaux importants occuperont le jardinier pour la construction, l'entretien des couches et leur mise en culture, aussi bien que pour les soins à donner aux serres; il faudra semer d'abord, puis repiquer les laitues de toutes sortes, les radis, les concombres, les melons, et les préserver des grands froids au moyen de bons réchauds de fumiers neufs et de bons paillassons. On soignera aussi de même les fraisiers, les asperges plantées sur couche, etc. On en agira de même pour les fleurs qu'on entretiendra en serre chaude. Si les travaux du mois de décembre ne sont pas considérables, les produits ne sont pas brillants non plus; ainsi, en pleine terre, les salsifis, les choux de Milan, de Bruxelles, les mâches; en serres et sur couches, des choux-fleurs, du céleri, des cardons, quelques asperges. Poiu- des fruits, on pourra avoir des fraises sur couches recouvertes de châssis avec des réchauds. On n'aura de fleurs que dans les serres ou sur couches couvertes, si ce n'est quelques violettes, si le temps est doux.
DÉCHAUSSEMENT (Chirurgie). — Le déchaussement des dents est cet état dans lequel leurs racines sont dénudées par le décollement des gencives ; dans ce cas, les dents sont presque toujours plus ou moins ébranlées ; cette affection est ordinairement le résultat d'une m.aladie des gencives, ou de l'emploi des dentrifices nuisibles.
On se sert souvent d'un ir.strument nommé dix liaus soir, pour opérer le déchausKemenl d'une dent qu'on veut arracher ; c'est lorsque la gencive recouvre le collet de la dent et y adhère trop fortement; alors on la décolle au moyeu de cet instrument pour rendre l'opération plus facile.
DÉCHIREMENT et DiicmnimE (Médecine). — Solution de continuité des tissus, dans laquelle .les bords de la divi>ion sont ordinairement frangés et inégaux. Cette solution est pre^ciue toujours le résultat d'un accident ; dans ce cas, elle prend aussi les noms de crcrusse ou de rujjturn (voyez ces mots): quelquefois le chirurgien a recours & ce moyen pour terminer une oi)ératioii; ainsi, lorsqu'on enlève une tumeur au voisinage des gros vaisseaux, on di cliiie les tissus soit avec les doigts, soit avec des pinces, ou le manche d'un scalpel.
DÉCl (Système métrique). — Particule servant à exprimer le divième do l'unité principale. /Waa/e, dixième de l'are, Dea r/mmme, dixième du gramme, etc.
DÉCIDU (Botanique). — Ce mot désigne en génér.al les organes qui ne demeurent sur la plante qu'un temps
passager. Ainsi les feuilles déckhies sont celles qui tombent régulièrement en automne ; le calice est décidu lorsqu'il tombe après la fécondation, en même temps que la corolle; celle-ci de même est décidue lorsqu'elle tombe après la fécondation comme le calice, ce qui est le cas le plus ordinaire. Le mot décidu ne doit pas être confondu avec celui de caduc, qu'on applique aux organes qui tombent de très-bonne heure en se désarticulant à leur base, il est l'opposé de persistant, qui se dit de ceux qui restent snr la plante plus ou moins longtemps au delà du terme qui semble fixé pour leur chute. DÉCIMAL, DiicHiALES (Arithmétique). — Voyez No-
MÉBATIOS et FrACTIO.NS DliClMALES.
DÉCLINAISON de l'aiguille aihai^tée (Physique). — On appelle déclinaison de l'aiguille aimantée dans un lieu l'angle que fait avec la méridienne du lieu, c'est-àdire avec la ligne qui joint les points cardinaux nord et sud, la direction de l'aiguille aimantée placée sur un pivot vertical ou suspendue à l'aide d'un fil de manière qu'elle se tienne horizontale. Le plan dans lequel elle se place alors s'appelle le méridien tnagnétique du lien. Si la pointe nord de l'aiguille est entre les points cardinaux nord et ouest, la déclinaison est dite occidentale; elle est orientale, si la pointe nord est entre les points cardinaux nord et est; elle serait nulle, si la direction de l'aiguille coïncidait avec la ligne nord-sud.
La déclinaison change quand on change de place sur le globe : cette découverte fut faite par Christoplie Coîoml), dans son premier voyage, le 13 septembre 1492. La connaissance de la déclinaison dans chaque lieu serait très-importante, puisqu'elle permettrait de s'orienter à défaut de tout point de repère, et que les marins pourraient ainsi se conduire, soit pendant les nuits obscures, soit lorsque les nuages ou les brouillards leur dérobent la vue du ciel. Malheureusement la déclinaison varie avec le temps et les lieux, suivant des lois qui paraissent devoir être très-compliquées et que l'on n'a pas encore dégagées des observations faites depuis près de deux siècles par les physiciens et les voyageurs qui ont fait le tour du monde.
Mesure de la déclinaison. — Voyez Boussole.
Variations de la déclinaison. — L'aiguille aimantée horizontale fait, dans chaque lieu, avec le méridien terrestre un angle qui varie sans cesse. Les variations dans la déclinaison sont de plusieurs sortes : les unes, diurnes, mensuelles, annuelles et séculaires, que l'on peut considérer comme régulières ; d'autres qui sont irrégulières.
Variations diurnes. — La découverte des variations diurnes de l'aiguille aimantée a été faite par Graham, en 17a2. D'observations faites à Paris par Arago, il résulte que chaque jour l'aiguille de déclinaison fait deux oscillations complètes: 1° à partir de 11 heures du soir, la partie nord de l'aiguille marche de l'occident vers l'orient, atteint une déclinaison miuimum à &^~ du matin et rétrograde ensuite vers l'occident pour atteindre sa déclinaison maximum à Iti; 2° à partir de \^\, elle marche de nouveau vers l'orient, atteint un second minimum entie 8 et 9 heures du soir et revient ensuite vers l'occident pour atteindre le second maximum à 11 heures du soir. Ce que la pointe nord éprouve dans notre hémisphère, la pointe sud l'éprouve au sud de l'équateur; elle marche de l'est à l'ouest depuis StiJ du matin jusqu'à li'i après midi, et de l'ouest à l'est depuis l^-, jusqu'au soir.
On pense que les variations diurnes de l'aiguille aimantée sont liées à la marche du soleil. D'après une observation de M. d'Abboudie, la variation diurne de déclinaison a complètement changé à Fernambouc du moment où le soleil a passé d'un cOté du zénith à l'autre.
Variations annuelles. — L'aiguille aimantée est aussi assujettie à des oscillations annuelles découvertes par Cassini et qui semblent liées aux positions du soleil relativement aux éqninoxcs et aux solstices. Entre l'équinoxe du printemps et le solstice d'été, l'extrémité nord do l'aiguille se rapproche du pùle. Après le solstice d'été, l'aiguille reprend son chemin vers l'ouest, de manière qu'en octobre elle est ;"! fort peu près dans la même direction qu'en mai ; entre octobre et mars, le mouvement occidental est plus petit que dans les trois mois précédents.
Variations séculaires. — D'après les plus anciennes observations faites à Paris, la déclinaison était d'abord orientale; ainsi, en I5S0, elle était de ll^SH' nordest; en 1G63, l'aiguille se dirigeait droit au nord; elle ost restée doux ans dans cette position, puis s'en est éloi-
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