‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 258 sur 396 · DAU · texte numérisé non relu

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ter jusque sur le pont, tant leurs mouvements sont vifs. On les rencontre abondamment dans la Méditerranc'C, dans l'OcOan et, en général dans toutes les mers; il en

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échoue parfois sur nos côtes, dont ils paraissent se rapprocher quand les femelles sont pleines; la mise bas a lieu en automne, et le petit unique est allaité par sa mère en nageant; elle se penche sur le côté de façon que le jeime puisse, comme elle, élever la tôte au niveau de l'eau pour respirer. On a observé assez souvent des dauphins qui, ayant remonté dans les fleuves, semblaient disposés à s'y fixer si la nourriture s'y rencontrait assez abondamment. Nous ne pratiquons pas actuellement la pêche du dauphin, bien qu'il puisse fournir une huile utile comme celle des cétacés que nous poursuivons avec ardeur. Mais, au xv" siècle, en France particuliùrement, on estimait à un très-haut prix la chair de cet animal, dont l'usage était permis en carême, et qni, aujourd'hui, est complètement dédaignée. Aussi n'a-t-on recueilli aucune observation sur les mœurs des Dauphins tant célébrés dans l'antiquité. Sans ajouter foi à tout ce qui en a été dit, G. Cuvier fait remarquer avec raison que l'organisation de leur cerveau semble annoncer une intelligence développée. Le Nésarnack, Grand Dauphin ou Souffleur des Normands (D. tursio, Bonn.) atteint jusqu'à 5 mètres et n'a que 20 ou 24 dents à chaque mâchoire; il se rencontre dans l'Océan et la Méditerranée. On en connaît d'autres espèces des mers de l'Asie, de l'Atlantique et du Pacifique. P. Gervais a restreint le genre Daup/tin en faisant du D. nésarnack le type du genre Tursiops.

Dauphins (Zoologie). — Nom d'une sous-tribu où G. Cuvier réunissait les genres Dauphin, Delphinortojnque, Marsouin, Delphinaptère, Hi/peroodon, et qui, avec la sous-tribu des Narrais, formait la première tribu des Cétacés ordinaires, celle des Deiphiniens. La sous-tribu des Dauphins était caractérisée par l'existence des dents aux deux mâchoires, tandis que les Narvals n'ont pas d'autre dent que la longue défense qui prolonge leur museau en avant de la mâchoire supérieure (voyez Delphiniens).

Consultez : Fr. Cuvier, Hist. nat. des Cétacés ; P. Gervais, Hist. nat. des Mammifères ; Dict. univ. d'hist. nat. de d'Orbigny, art. Dauphin. Ad. F.

DAUPHINE (Horticulture). — Variété de Laitue pommée du printemps, à feuilles lisses, d'un vert un peu blond, un peu rouge sur la pomme qui est d'une bonne grosseur; hâtive, ne vient bien qu'au printemps.

Dauphine (Arboriculture). — Ce nom a été donné à la grosse prune de reine claiide, dans quelques provinces.

DAUPIIINELLE (Botanique), Delpidnium, Lin.; du grec delpkin, dauphin ; les nectaires pétaloîdes rappellent des figures de daupliins. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales hupogynes, famille des Renonculacées, tribu des llel/élmrées. Ce genre si connu sous le nom de Pieit d'alouctle à cause des éperons qui ressemblent au long ergot du talon de l'alouette, renferme de nombreuses espèces propres â l'ornement des parterres. La />. des champs, vulgairement P. d'alouette des champs [D . consolida, Lin.), appelée aussi anciennement Consolide royale, est inie herbe triis-abondantc dans nos moissons. Ses fleurs sont d'un beau bleu. La D. des jardins (D. Ajacis, Lin.), ainsi nommée parce qu'on a cru voir dans l'intérieur de la corolle, par quelques lignes colorées, le nom d'Ajax (AIA), est une des plus cultivées dans les jardins. Sa ■tige est droite, ses feuilles sont très-finement découpées et ses fleurs disposées en épis longs et serrés varient de couleur suivant les variétés. L'une des plus répandues est celle nommée vulg;iirement Pied d'alouette julienne o\\ pyramidale, ses belles fleurs doubles sont d'un trèsjoli ulTct dans les bordures de nos parterres. Cette espèce, originaire delà Tauride, est naturalisée en Suisse. On cultive encore communément la D. à grandes fleurs (D. yrandi florum. Lin.), spontanée en Sibérie et dont les fleurs sont d'un bleu d'azur avec le pétale supé-

rieur jaunâtre ; la D. des Alpes (D. Alpinum, Waldst. et Kit.) à fleurs en grappes rameuses et dont les pétales sont jaunâtres et le calice bleu, enfin la. D. élevée {D. elatum. Lin.) de Suisse et de Sibérie, espèce à feuilles d'un vert glauque et à fleurs bleues en long épi, avec le pétale supérieur blanc. Pour la D. staphysaigre, voir ce. dernier mot. Caract. du genre : calice à à sépales, le su- 1 périeur muni d'un éperon creux à la base; 4 péialesdout 2 éperonnés; fruit : follicules de 1 à 5. G — s.

DAUPHIiNULE(Zoologie),Da«pAî«!(/e,Lamk. — Genre de Mollusques, classe des Gastéropodes, ordre des Peciinibranches , établi par Lamark ; ils ont la coquille épaisse comme les turbo, enroulée presque dans le même plan ; ouverture sans bourrelet. L'espèce la plus commune [Turbo delphinus, hia.) prend son nom d'épines rameuses et contournées qui l'ont fait comparer à un poisson desséché : on a proposé de réunir ce genre aux turbo.

DAUPiADE (Zoologie), Chrysophrys, Lin.; aussi appelé dans le Midi Aourade ou Orata, du nom latin aurata, doré. — Genre de Poissons, de l'ordre des Acaiilhoptérygiens, famille des Sparoides ; une bande en croissant de couleur dorée, allant d'un oeil à l'autre, caractérise toutes les espèces ; elles ont en outre trois rangées au moins de molaires et quelques dents coniques sur le devant. La D. vulgaire [C. aurata, Lin.) est un bel et bon poisson, qui vit sous tous les climats et dans toutes les eaux, douces ou salées, courantes ou stagnantes. On en ])êche dans les étangs maritimes qui atteignent un poids de 9 à 10 kil. et dont la chair est renommée de toute aiMiquité. Il ne faut pas confondre ce genre Daurade avec la Dorade qui est un Cyprin.

DAVIÉSIÉ (Botanique), Daviesia, Smith; dédié au botaniste anglais Davies. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, famille des Pupillonacées, tribu des Podalyriées ; à calice anguleux, présentant obscurément 2 lèvres; étendard muni d'un long onglet ; carène plus courte que l'étendard, ovale, obtuse ; gousse présentant 3 angles peu prononcés. La D. (i longues feuilles [D. longifolia, Bentli.) est un arbrisseau élevé de 2 mètres environ. Ses feuilles sont linéaires et ses fleurs disposées en grappes sont jaunes, marquées de pourpre sur les ailes et l'étendard. La D. à larges feuilles [D. latifolia) se distingue principalement par ses feuilles ovales, mucronées et ses petites fleurs jaunes. Ces deux arbrisseaux sont originaires de la Nouvelle-Hollande et se cultivent dans les serres tempérées. G — s.

DAVIER (Chirurgie). — Espèce de pinces dont les serres sont fortes et assez courtes : c'est un instrument dont on se sert pour arracher les dents (voyez fXTRAC-

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