G68 DEN
Les résultats suivants, obtenus par M. Billet d'après diverses méthodes, indiquent pour le phosphore et pour le soufre, choisis de même variété, des densités inégales d'un fragment à l'autre. Elles sont prises à 20° ou à trèspeu près :
Pliospbore du commerce.
- la mî-thode du fl.tca
|'î;^»'g«j .Moyenne, l.sisa [Moyenne.
de» volumeii avant et s
Phosphore solide d's-j.'gjgj tillé dix fois, réduit < j'oqoi en petits grains I .'gôô^
Le phosphore solide précèdent, réduit eu un seul morceau par la fusion
Soufre distillé et cristallisé plusieurs fois par fusion ) 2,0537
Par opposition au soufre solide, dont la densité varie d'un échantillon à l'autre, le soufre fondu a offert à M. Billet une densité invariable.
L'état mécanique des corps solides influe sur leur densité. Celle-ci varie en effet suivant que les métaux sont simplement fondus ou écrouis par l'action du balancier ou du laminoir, sauf pour des métaux très-moiis, comme '"; plomb, où cet effet est presque insensible. Ainsi :
8,85 8,95 6,9li 7,19 7,207
Cuivre fondu
Cuivre lamine
Zinc fondu
Zinc laminé
Fer fondu
Fer forgé 7,'
Fer martelé 7,9
Nickel fondu 8,279
Nickel forgé 8.8C»
Argent fondu 10,47
Argent laminé 10,56
Failadiura fondu 11,30
Palladium laminé 1 1 ,86
Or fondu 10,Î6
Or forgé 19,36
Plaline fondu 21,53
Platine laminé 22,06
Aluminium fondu 2,50
Aluminium ecroui 2,f)7
(Deudaul)
(Devillc) id.
La densité n'est p.is la même pour les divers états des corps qui présentent le phénomène du [Jolymorphisme. Ainsi :
Carbone
( diamant
aphitc
Phosphore normal -.
Phosphore rouge amorphe
Soufre octaédriquc
Soufre cristallisé par fusion..'.
Soufre mou
Soufre amorphe de la Guadeloupe
Bisulfure de fer {W^i.'lfi-;;;;
Sélénium amorphe
Sélénium cristallin
alh d'Islande..
„alc f»!'""' ui... I^Arago
agouitc.
Acide arfténic'ux vitreux., Acide orsénieux cristallise
t,ei
(Thenard) (Schrœller)
(Dcïiile) id.
(Malus) (Thouard) (Hreilhoupl) (GuikourI)
La denitUé cal influencée d'une manière très-notable par l'état do diviuion des corps. Elle est plus grande pour le» corps pulvt-rulenl» que pour les même» corps coinpacics et les dUTérences peuvent devenir considérables pour certains méiBux, les poudres Irès-dncs éiant beaucoup plus donbcs que les métaux mCmc écrouis.
Spath en poudre 5,72 (Boudant)
Spath en stalactile 2,52 id.
Aragonite en petits cristaux , 2,93 id.
Aragonite concretioTiuee 2,76 id.
Malachite en poudre 3,59 id.
Malachite compacte 3.50 id.
Cérusc en poudre 6,72 id.
Céruse compacte 6,71 id.
Gypse en poudre 2,33 id.
Gypse compacte 2,31 id.
Quartz en poudre 2,65 id.
Quartz compacte 2.64 iil.
Sulfale de baryte naturel ■1.48 (G fiose)
Sulfate précipite, non cristallin. 4,53 id.
Or écroui au balancier 19,33 id.
Or précipité en poudre très-fine
du chlorure d'or par le sulfate
de fer 20,688 'd.
Argent fondu, puis comprimé. . 10,56 (G. RoSî) Argent précipité (cristallin) du
uitrate d'argent traité par le
sulfate de fer 10,61 id.
Platine laminé 21 à 22 id.
Noir de platine ou plaline en
poudre très-fine, obtenu eu
traitant le chlorure par la potasse et l'alcool 26,1418 id.
Lorsque les corps passent de l'état solide à l'état liquide, nous regardons comme important de faire remarquer que les densités du même corps solide ou liquide, aux mêmes teuipératuresy coïncidence possible en vertu du phénomène de la surfusion (voyez ce mot), sont loin d'être les mômes, d'après les v,triations de volume lors du changement d'état. C'est encore aux travaux de M. Billet que nous emprunterons quelques nombres ;
Phosphore solide 1,808
Phosphore liquide 1 ,748
Soufre solide 1 ,9932
Soufre liquide 1.8083
Iode solide 4,825
Iode liquide 4,004
Nous allons présenter les tableaux des densités des principaux corps solides, tant naturels, qu'obtenus dans l'industrie ou dans les labor.itoires, en omettant les corps qui figurent déjà dans les listes précédentes.