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l'eau, qui est elle-mèmo plus dense que le liège, car I litre de plomb pèse 11 kil. environ, 1 litre d'eau, 1 kil. et 1 litre de liëge, 0^,2 i. Les physiciens ont cherché par
Fig. 76i
Ire de M. Biâiicbi.
diverses expériences à dresser une liste générale de tous les corps connus, et renfermant lenrs poids spécifiques, c'està-dire le poids de l'unité de volume. Ces expériences paraissent fort simples, car il suffit pour cela de peser un corps, d'en mesurer le volume et de diviser le poids par le volume. Mais la mesure du volume ne pouvant pas se faire ordinairement d'une manière directe, on a recours à un procédé détourné. Ou cherche le rapport du poids d'un corps au poids d'un égal volume d'eau ; comme on sait que 1 centimètre cube d'eau pèse 1 gramme, la connaissance do ce rappoit ou de la densité' donne immédiatement le poids de 1 centimètre cube de la substance considérée. On a recours pour la mesure de ce rapport, à divers procédés que nous allons faire connaître en distinguant le cas où il s'agit des solides ou des liquides, du cas plus compliqué des gaz ou des vapeurs.
Densités des solides (Physique). — Méthode de la balance liiiilrostatique. — On suspend un fragment du corps à un des bassins de la balance hydrostatique au moyen d'un fil de soie très-fin, soit P son poids. On l'iunncrgc ensuite dans l'eau distillée, il ne pèse plus que Pi donc, on vertu du principe d'Archimèdo, le poids d'un égal volume d'eau est P — P' et la densité p p,.
MéOtodc de Klaproth, ou du flacon. — On prend un peDIt (lacnn (fig. 7'3I) en verre très-mince A, dont le goulot, assez large, est usé intérieurement i\ l'émcri et se ferme au moyen d'un bouchon de verre BC creux, ouvert par le haut cl usé exlériouremcnt à l'émcri. On peut autrement opérer In fermeture au moyen d'une petite plaque de verre qu'on glisse sur le col du flacon bien drossé. On prend le poids P d'un fragment du corps solide, choisi tel qu'il puiiffl entrer dans le flftççn. Celiù-ci étant rempli
. 761. — Flacon de Klaproth.
d'eau distillée, on hiisse tomber le bouchon d'une petite hauteur, on essuie l'eau qui s'écoule, on pèse le flacon bouché et rempli, on obtient un poids P'. Puis on place le corps dans le flacon, on laisse retomber le bouchon de la même petite hauteur que précédemment, on essuie, on cherche le poids P''. Le poids de l'eau déplacée par le
corps est P -|-P' — P" et la densité p-:p-p7^7^-
Il faut certaines précautions pour la recherche des densités des corps poreux en suivant l'une ou l'autre des deux méthodes générales précédemment exposées.
Si l'on cherche la densité de la substance qui forme les parois des cavités perméables à l'eau, il faut laisser plonger le corps assez longtcnips dans l'eau, avec ébullition, si le corps peut en supporter la température, pour que l'imbibition soit complète autant que possible. On obtient par comparaison avec la tare le poids du volume d'eau égal au volume absolu delà substance, et en divisant le poids du corps par ce poids, on a la densité rapportée au volume absolu. Si ensuite on pèse le corps imbibé d'eau, l'augmentation de poids par rapport ;\ la tare du corps, donne le poids d'eau d'imbibition. Eu divisant le poids du corps par la somme des poids de Icau réellement déplacée et de l'eau d'imbibition, on a la densité relative au volume apparent ou total.
Quand les corps sont altéi-ables à l'eau, on peut employer un liquide auxiliaire qui ne les altère pas et dont on connaisse la densité; on peut.aussi avoir recours à des appareils spéciaux tels que le voluménomètre et le densimètre de M. Blanchi (voyez ces mots).
Densités des liquides (Physique). — Méthode de la balance hydrostatique. — On suspend à l'un des bassins do la balance hydrostatique un corps solide inaltérable à l'eau et aux diliércnts liquides, habituellement une ampoule de verre close et lestée avec du mercure (Hallstrom). On prend par tare sa perte de poids dans le liquide, soit P, puis dans l'eau, soitP', et la densité cherchée est -=,«
Méthode du flaco:u — La méthode du flacon est la j)Ius directe pour la recherche des densi- ,
tés des liquides et acquiert une très-grande ci
précision avec les précautions indiquées la
jiar M. Regnault. On prend une ampou- MJ
lette de verre A, consistant en un réservoir . w' cylindrique ou sphérique, terminé par un •^-— ¥.—•-?•" tiibe étroit que surmonte un entonnoir cy- |l
lindrique et fermé par un bouchon de verre /^^\ non percé. Un trait xx' est marqué au haut f j^t j du tube étroit. On le remplit exactement v y jusqu'au trait du liquide dont on veut déterminer la densité et on le pèse après eu avoir préalablement fait autant du flacon vide; l'augmentation de poids donne le poids du liquide, soit P. Puis, on opère pareillement pour l'eau après avoir vidé et séché l'ampoulette, on obtient le poids P' d'un égal volume d'eau, et la densité est p. Une parfaite identité des volumes est obtenue, parce que le bouchon, plus ou moins enfoncé, n'influe pas sur eux et qu'il ne sert qu'ù empêcher, pendant les pesées, l'évaporation des liquides volatils ou l'absorption de l'humidité atmosphérique.
A côté de ces procédés, qui exigent l'emploi de la balance de précision, se range la méthode aréométrique (voyez AÉr.oMiiTBES), très-usitée comme un des moyens de détermination exacte des nombreuses variétés des espèces minérales, mais que les erreurs duos à la capillarité rendent forcément approximative.
Un point capital A noter, à propos des densités des corps solides, c'est qu'elles no caractérisent pas complètement les corp?. D'abord, h;s corps soHdesne présentant jamais une homogénéité complote, la densité varie avec les divers éclw»ntillons d'une uiOme substance. Ainsi, G. Rose a trouvé i M" H., pour quatre échantillons d'or fondu provenant du même creuset, les nombres i
Fig. 762.
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