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Appareil de dilatation de Laplace et La

TabU-au de* corllîcienls de dilalalion linéaire dea aolidca, d'apriM Lavoisier.

Acier non trempé 0,000010792

Acier trempé, recuit à 65" 0,000012395

Arcent de coupelle 0,000019075

Argent au titre de Paris 0,000019086

Cuivre rouge 0,000017173

Cuivre jaune ou laiton 0,000018782

Élaiu de Malacca 0,000019376

Élain de Falmouth 0,000021729

Fer doux forfié 0,000012204

Fer rond passé à la filière 0,000012350

Flinlglass anglais 0,000001116

Or de départ 0,000014660

Or au titre de Paris, recuit 0,000015135

Or — non recuit... 0,000015515

Platine 0,000009918

Plomb 0,00028483

Verre de France avec plomb 0,000008715

Zinc laminé 0,000029416

Zinc forge 0,000031083

On voit, d'après ce t.ibleau, qu'une ligne de chemin de fer de 10 lieues ou iOOOO mètres de longueur, posée à la température zéro en hiver, s'allongerait de I4°',C5 en passaut à la température de 30" moyenne des jours d'été à l'ombre. Et comme la force di' dilatation est presque irrésistible, il en résulterait des llexiniis, ilrs plisM'Uients' qui pourraient avoir de dr-sastreiis'-- ron >|ih mr ,,si l'on n'avait soin di- laissiT tiiujiiurs un p^ m mr i\ alli: entre deux rails siicrcs-^ifs. La mêuieobscrv:iiini; juin , lie, fuite i l'égard des tuyaux de conduite des eaux ou du gaz de l'éclairage. Bien que leur position souterraine les garantisse contre les effets du froid ou do la chaleur, on a soin, quand ils pont en for, d'emboi ter l'une d.tiis l'autre les diverses parties qui les composent en garnissant de plomb, corps mou, les interstices qui pourraient donner p:i.ss.i^e au fluide.

L'inégalité des dilnlalions des corps fait aiissi-éviter autant «lu'oii le peut l'emploi de métaux différents dons la construction d'une même machine destinée par sa nature ou ses usage» ù subir des variations considérables de température.

La dilatation des solides et lu puissance énorme avec laquelle elle s'cffiTtiie on disiiariiit suivant (|ue la température monte nu de^cund est fréquemment mise i\ profit dans Icsnrts ou l'industrie. Quaud on vent, par exemple, frotter uno roue de voiture, on soude un cercle de fer d'un diamètre iiitériiMir un peu plus petit que l(! diuiiiè- Iro extérieur de la roui', mais assez grand cependant pour que, par la dilatation, on puisse compenser la diffé- TCticc. Le fer est chauffé jusqu'au rouge naissuntj mis un

pince, puis immédiatement arrosé d'eau froide. En se refroidissant, il se contracte et resserre fortement les assemblages de la roue à laquelle il donne une grande solidité.

L'usage étendu que l'on fait .actuellement du fer dans les constructions a fait recourir à certaines précautionj pour éviter les fâcheux effets des dilatations de ce métal. Si les charpentes de fer qui soutiennent la toiture de; plusieurs gares de chemin de fer ét.iient scellées d'une manière invariable au sommet des murs d'appui, ceux-ci seraient rejetés en dehors pendant les chaleurs, ramenés en dedans par le froid, et ces oscillations, quoique renfermées dans des limites assez étroites, ne tarderaient pas h disloquer l'édifice. Un des moyens les plus ingénieux d'obvier à cet inconvénient consiste à faire poser les pieds de la charpente de fer sur du plomb coulé dans de petites auges eu fonte scellées sur le inur, la mollesse du plomb laissant dilater le fer assez librement.

Dilatation des liquides. — Elle est moins régulière encore que celle des métaux, et celte irrégularité est surtout prononcée pour l'eau. Si l'on prend de l'eau S 0» et qu'on l'échaufle graduellement, on verra son volume diminuer, loin de s'accroître, jusqu'à 4» environ, point à partir duquel elle se dilatera comme les autres corps. L'eau a donc un miniinum de volume et, par suite, un maximum de densité à une température voisine de 4°.

Cette particularité que présente l'eau est d'une grande importance dans la nature; s.aus elle, la vie serait impossible au sein des eaux pendanfles hivers rigoureux, du moins avec une organisation semblable à celle qui a été donnée aux êtres qui les peuplent. Considérons, en effet, l'eau d'un lac au moment où les froids commencent à sévir; l'eau se refroidit par sa surface, mais les Couches qui perdent ainsi de leur chaleur se contractent, augmentent de densité, tombent au fond et sont remplacées par de nouvelles couches qui subiront les mêmes effets. Si la contraction de l'eau était indéfinie, ce renouvellement des couches aurait lieu jusqu'à ce que toute la masse liquide fût congelée et les poissons périraient, à moins qu'ils ne fussent organisés de manière à supporter, comme la marmotte, un engourdissement de plusieurs mois et même cesser de respirer pendant ce temps, ce que ne fait pas la m.irmotte. Au lieu de cela, l'eau a un maximum de densité à 4»; un abaissement plus grand de température la dilate et la rend plus légère; les couches refroidies au delà de 4° restent doue à la surface qui peut se congeler, tandis que le fond se maintient à 4°.

La dilatation des liquides est plus considérable généralement que celle des corps solides ; aussi voyons-nous le mercure ou l'alcool monter dans les tubes theruiométriques à mesure qu'ils s'échauffent ; mais cette dilatation apparente qu'où observe en eux n'est pas leur dilatation vraie. L'enveloppe augmente elle-même de volume et de capacité; le liquide n'y peut donc riionter que d'une quantité correspondante à l'excès de sa dilatation sur celle de l'enveloppe.

La dilatation des liquides a été l'objet de travaux importants. Dulong et Petit, d'une part, et M. Kegnaidt, de l'autre, ont étudié la dilatation du mercure. On doit, en outil', à MiM. Despretz, Pierre, Billet des recherches très-étrndui's qui ont montré toute l'irrégularité que présentent les li(|uides dans leur dilatation. Nous donnerons ici, d'après Dalton, les coefficients moyens et approchés de dilatation des liquides les plus usuels, entre 0 et 100".

Mercure ^Jj

Aciilc nitrique o,uun

Alcool 0,001 1

Acide chlorlijdriquc 0,0006

Acide sulfurique O.O006

F.nu pure 0,Oiiol66

K«u saturée de sel 0,0005

Kssence de térébenthine 0,0007

ICllicr 8ulfuri(|ue 0,0007

Huiles fixes 0,0o08

D'après M. Thiloricr, l'acide carbonique liquide aurait, entre ()" et 30", un coefficient moyen de dilatation égal à 0,012" ou plus de trois lois plus grand que celui des gaz, et cette parti' iil.inii .nuble.sc retrouver dans tous 1rs liquides (|ui i irii.n mui iti étal sons faction d'une pression très-cunsidrr,ible, ainsi que l'a montré M. Ilrion dans un travail récent.

Dilatation des i/az. — A l'exception du fait particulier qui vient d'être signalé, les gaz sont do tous les corjis ceux qui 80 dilatent le plus, ainsi qu'on peut le constater d'après le tableau suivant, dil à M. Uegnaull.

DIL

.Taille tlcii coolTicivat^ de dilatation a«<^ divers curpii.

Oiyde de carbone O.OiiSiiT

Hydrogène 0.00307

Azote 0.00361

Air atmosphérique 0,00367

Acide carbouiqne 0,0037 1

Protojyde d'azote 0,00372

Cvanogène 0,0038?

Acide sulfureui 0,00390

Les premières expériences précises faites sur la dilatation des gaz sont dues à Gay-Lussac. L'appareil dont il se servait se composait d'un tube de verre E à l'extrémité duquel une boule de verre avait été soufflée et qu'il remplissait de gaz sec. Une gouttelette de mercure finalement introduite ou laissée dans le tube faisait

DIL

: 3Jjiali0D «les g3x de Gaj-Lussac.

l'office de fermeture mobile. Dans cet état, l'appareil était placé horizontalement dans une caisse rectangulaire AB à moitié remplie de glace fondante, puis d'eau chaude dont deux thermomètres G et F indiquaient la température. Le réservoir d'air elle tube qui le surmonte ayant été convenablement gradués, les mouvements de l'index de mercure accusaient les variations de volume du gaz et permettaient d'en mesurer la dilatation. Ces expériences ont été reprises dans des conditions plus variées par MM. Dulong et Petit, Uudberg, Po\iillet et autres, et particulièrement par M. Regnanlt, qui en fit l'objet d'un grand travail. Nous doinions ici le dessin de l'un des appareils dont s'est servi dans ce but ce dernier savant. Le ballon A plein de gaz sec était renfermé dans une enceinte à température variable B et communiquait avec

Fig. 789. — Ajipiieil du dilulaliou dci gai de M. BegliauH.

nn système de deux tubes verticaux remplis de mercure servant à accuser les clianyements de volume ou d'élasticité du gaz.

Lc5 résultats de toutes ces rpclierrhos sont que la dilatnliori des gaz est très-sensiblcnient régulière et à très-

I peu près constante pour tous les gaz et quelle que soit leui' élasilcilé, i)ourvu qu'elle ne change pas pendant la durée de l'expérience. En examinant toutefois les faits de plus près, ou remarque que cette uniformité n'est qu'approchée et que les gaz composés, surtout ceux qui se liquéfient sans trop de difficulté, se dilatent un peu plus que les autres et d'autant plus qu'ils sont plus comprimés. C'est ainsi que le coefficient de dilatation de l'acide carbonique est de 0,011.37 1 sous la pression barométrnine ordinaire, tandis que celui de l'airdans les mômes conditions n'est que de 0,0030(;, et que, sous une pression trois fois plus grande, il devient 0,00384, tandis que celui de l'air reste à peu près le même.

DILLÉÎMIACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicûtij/éUo/icsdia/i/fiélo/es Inj/mgynes, clause des Rfnonctihnées voisine de la famille dés Renoncnlacées. Caractères : calice persistant à 5 sépales dont 2 extérieurs: 5 pétales; étamines nombreuses; carpelles ordinairement nombreux renfermant chacun un ovule; fruit eu baies ou follicules à 2 valves; graines quelquefois à vrille pulpeuse. Les Dilléniacées sont généralement ligneuses et habitent les régions chaudes et eu particulier la Nouvelle- Hollande. Leurs propriétés sont en général astringentes. Genres principaux: Télracére (Tetracera, Lin.), DU icma. Lin.; ColOerfin, Salisb., etc.

Monographie : tome I" du Si/ste/na vegetahiliuin de de Candolle.

UILLfi.ME (Botanique), Dillenia, Lin.; dédié au botaniste allemand J. J. Oillen. — Genre de plantes type dila famille des Dilléniiicées. Caractères : étamines indéfinies, égales; 10 à 20 carpelles soudés eu une baie à plusieurs loges et couronnée par les stigmates en rayons. Les dillénies sont de grands arbies appartenant en général aux Indes orientales. La D. Hégimle (0. speciosa. Thunb.) a les feuilles persistantes, d'un beau vert, à dents épineuses sur les bords et longue de 0'",20 à 0",40: ses fleurs sont blanches, solitaires et très-grandes; pétales longs de 0"i,n5. La D. à feuilles entières (D. iniegra, de Caiid.), distinguée par l'intégrité de ses feuilles, est originaire de Ceyian.

DlLLWl.MA (Botanique), de Dillwin, botaniste anglais.

— Genre de jilantes Dicotylédones dinh/fjétales pe'rigi/nes, famille des Papillonacées, tribu des Podali/rie'es . Ce sont des arbrisseaux indigènes de la Nouvelle-Hollande, :\ feuilles simples, tWs-entières, à inflorescence ordinairement terminale. L'Eulaxie à feuilles de myrte (D. myrlifolia, R. Br.) est un arbrisseau très-élégant, à feuilles ovales, miicronées.de serre tempérée, qui donne d'avril à juin des fleurs orangées, axillaires, tachées de rouge brun.

DILOPHE (Zoologie), dn grec dilophos, à deux crêtes.

— Genre d'tnsectes de l'ordre des Diptères, famille des Némocéres, tribu des Tipules, section des Florales, détaché par Meigendes Bibions, avec lesquels ils étaient confondus; ils ont les yeux contigus dans les mâles et occupant presque entièrement la tête. Le D. vulgaris est très-commun en France et en Allemagne.

DILUTION (Thérapeutique", du latin diluere, déLiyer.

— Action de délayer dans unvéhicule une substance solide ou liquide, afin d'en séparer les parties les plus ténues. Les houiœopathes font grand usage de ce procédé an moyeu duquel un médicament était dissous ou délayé dans une certaine quantité d'eau; ils en diluent une minime partie, Il",n5 ou «",10, par exemple, dans une quantité d'eau égale à celle qui a été employée la première fois, et ainsi de suite, jusqu'à la vingtième ou trentième dilution.

DILUVIUW (Géologie). — Au-dessus des terrains tertiaires les plus récents, on observe, da is un grand nombri' (le p;iys, dos (illuvions formées sans contredit par une suhmei'siou gé.iérale de nos terres actuelles et (|ui constiiuent ce (|u'on appelle les terrains de transport, dans lesquels on dislingue deux époques : le diluvium, appelé encore a/liiiinns anciennes, et les terrains post-diluviens ou nlluvious modernes. On ne répétera pns ici ce qui a été dit au mot Ai.i.uvios, mais on ajoutera seulement quelques développements nouveaux. Ou peut observer ces dépots diluviens sur les rives do la Seine et dans le sol de Paris; on y reconnaîtra des cailloux roulés provenant dn calcaire siliceux, des grès parisiens, des silex, de la craie, des calcaires jurassiques de la Bourgogne et même des terrains massifs dn Morvan. Partout ils ont un'h composition annlngne et résultant de l'érosion des parties élevées qui environnent les bassins où on les trouve. Un caractère à peu près constant du diluvium consiste dans la présence de ces énormes fragments do

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